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Accueil du site > Actualités > Environnement > Lettre ouverte aux journalistes à propos du réchauffement climatique

Lettre ouverte aux journalistes à propos du réchauffement climatique

L’action politique ne précède pas mais suit l’opinion publique : il est dès lors essentiel que les citoyens soient correctement informés sur les véritables enjeux du réchauffement climatique. Cette lettre s’adresse aux journalistes, mais à notre échelle, ne sommes-nous pas tous un peu des journalistes ?

Mesdames, Messieurs les journalistes,

Permettez-moi de vous exposer les raisons pour lesquelles ma personne, en tant que père d’une famille vivant aujourd’hui en France, et la vôtre, en tant que professionnel de l’information (l’un n’empêchant pas l’autre, vous avez peut-être également eu le bonheur de mettre d’adorables visages sur le terme générations futures), sommes chaque jour complices d’un crime contre l’humanité (et contre la biodiversité du règne vivant dans son ensemble), par le biais de la mise en place d’une véritable « bombe à retardement ».

Le « réchauffement climatique » désigne l’augmentation de la température moyenne de l’atmosphère et des océans à l’échelle de la planète. Il est désormais unanimement reconnu par la communauté scientifique que ce dérèglement est principalement le fait des activités humaines, par le renforcement de l’effet de serre dû aux rejets dans l’atmosphère de gaz dits à effet de serre. Outre une concentration de dioxyde de carbone jamais aussi élevée depuis plus de 400 000 ans, la caractéristique majeure de ce phénomène réside dans la brutalité à laquelle ce changement de température intervient, ce qui constitue du jamais vu à l’échelle des temps géologiques.

Alors que chaque année bat de nouveaux records de chaleur, que les deux dernières décennies sont les plus chaudes depuis la fin de la dernière période glaciaire il y a 12 000 ans, voici une liste non exhaustive des conséquences de l’élévation de la température mondiale prévue par les modèles climatiques :

- Augmentation du niveau des mers et des océans (dilatation des eaux, fonte des glaciers et des calottes polaires)

- Recrudescence des phénomènes météorologiques extrêmes (ouragans, canicules)

- Modification des régimes de pluviométrie (inondations, sécheresses)

- Raréfaction des ressources en eau, diminution du couvert neigeux

- Appauvrissement des sols

- Perte de biodiversité (extinction probable d’une espèce vivante sur trois d’ici 2050)

- Propagation favorisée des maladies à vecteur (augmentation de l’aire de répartition et de la vitesse de maturation du paludisme, mutation favorisée des agents pathogènes)

- Forte augmentation des flux migratoires (prévision de plusieurs centaines de millions de réfugiés climatiques d’ici 2050)

Finalement, trois conséquences majeures se dessinent :

- Famines : si aujourd’hui il n’y a pratiquement aucune famine sur la planète qui ne soit la conséquence d’une guerre ou d’une oppression politique, les famines prévues dans le contexte du réchauffement climatique seront directement une conséquence de la chute des rendements agricoles.

- Pandémies : l’augmentation du potentiel endémique des maladies à vecteur (cas du paludisme, qui fait déjà aujourd’hui entre 1,5 et 2,7 millions de morts chaque année et contre lequel il n’existe aucun vaccin, mais également de la dengue, de la fièvre jaune...), et l’exposition, du fait de la migration des agents pathogènes en dehors des zones tropicales, de populations nouvellement concernées (donc n’ayant pas eu l’occasion de s’immuniser partiellement) préfigurent une augmentation majeure du nombres de victimes des maladies à vecteur à travers le monde

- Risques aggravés de conflits armés majeurs : dans un contexte planétaire où la démographie va passer de 6 à 9 ou 10 milliards d’individus et dans lequel les sources d’énergies fossiles (sur lesquelles 80% de notre consommation d’énergie repose) vont disparaître, les tensions conflictuelles seront par la force des choses augmentées : si le monde n’a pas connu de conflits majeurs depuis plus de soixante ans, c’est grâce à l’abondance de l’énergie qui a, jusqu’à présent, comblé les besoins vitaux de la majeure partie des habitants de la planète1.

Outre l’ampleur des conséquences possibles, trois caractéristiques fondamentales font du réchauffement climatique un défi sans précédent dans l’histoire de l’humanité, le phénomène étant :

- global : chaque individu de la planète est concerné et peu importe que les émissions de gaz à effet de serre proviennent de Paris, Calcutta, Santiago ou Yaoundé

- irréversible : aucun de nous ou de nos enfants et petits-enfants ne verra le retour à une situation normale (i.e. exempte de toute perturbation anthropique du climat)

- différé : l’inertie du système climatique, c’est-à-dire le temps nécessaire au climat pour s’équilibrer en réaction aux perturbations en présence, est de l’ordre du siècle ; c’est en moyenne le décalage entre le moment où nous montons le thermostat (i.e. CO2 que nous émettons dans l’atmosphère, dont la durée de résidence est en moyenne de cent ans et qui s’accumulera irrémédiablement pendant cette même période) et l’augmentation de température qui en résulte (i.e. conséquences du réchauffement climatique).

Cela signifie que les premiers effets du réchauffement observés aujourd’hui résultent des émissions de nos arrière-grands-parents et que les objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre fixés par la communauté internationale sont définis afin de ralentir l’augmentation de la concentration de ces mêmes gaz dans l’atmosphère et de contenir l’augmentation de température qui en découle, c’est-à-dire, au mieux, de cesser d’aggraver le dérèglement du climat. C’est la raison pour laquelle attendre avant de réagir que de sérieux problèmes ne se manifestent rend la partie perdue d’avance.

D’aucuns diront qu’écrire ces quelques paragraphes est faire du catastrophisme. Ce ne sont malheureusement que quelques conclusions du GIEC2, c’est-à-dire des faits avérés et des prévisions reconnues de manière consensuelle par la communauté scientifique. Il existe cependant des faits ponctuellement observés et un peu moins documentés dans la littérature scientifique, mais qui représentent une menace d’emballement de la machinerie climatique. De la même manière que la diminution de l’albédo des calottes polaires accélère le réchauffement climatique (plus la glace fond, moins il y a de surface blanche réfléchissant la lumière et la chaleur, plus il fait chaud) :

- la diminution de l’absorption du CO2 par le couvert végétal3

- le dégagement de méthane par le pergélisol4

risquent de mettre en route une machine infernale, qui induirait des hausses de températures dont le maximum est à ce jour inconnu, sur laquelle notre pouvoir d’action serait quasiment nul, et qui pour le coup nous mènerait tout droit à une catastrophe.

Nous devons donc éviter le non-maîtrisable et maîtriser l’inévitable. Une fois le problème posé, et après avoir souligné que notre comportement de consommateur de masse à l’occidentale est à la racine du mal, que si les discours évoluent ils ne sont malheureusement pas suivis d’actes à la hauteur des enjeux, que la réduction volontaire prônée par ces mêmes discours est insuffisante car peu de personnes sont prêtes à faire un geste si celui-ci ne s’inscrit pas dans un contexte de volonté collective, que la nécessaire révolution des mentalités n’est manifestement pas encore en marche, qu’il faut arrêter d’espérer plus que ce que la technologie ne pourra nous apporter dans les délais impartis (la technologie seule ne peut rien, la baisse de la consommation par unité de production n’engendre qu’une multiplicité des usages qui prolonge la tendance à la hausse de la consommation globale d’énergie)... il est alors important de comprendre que nous vivons dans l’illusion d’une énergie inépuisable et bon marché. Il faut se faire à l’idée que l’énergie doit et va coûter de plus en plus cher.

Or, dans un monde fini, la question n’est pas de savoir si la consommation de ressources non renouvelables a une fin, mais elle est de savoir quand et comment. Soit nous organisons le plus intelligemment possible une forme de décroissance matérielle maintenant, ce qui ne sera pas nécessairement dramatique pour notre joie de vivre, et pourrait au contraire constituer un projet de société comme un autre5, soit nous attendons que cette inévitable décroissance se répartisse d’elle-même, nécessairement dans de moins bonnes conditions, très inégalitaires, et avec le risque d’un chaos social avec au bout du compte que des perdants.

Une solution réaliste, efficace et simple à mettre en œuvre existe pour prendre les choses en main en matière de lutte contre le changement climatique : elle s’appuie sur la fiscalité de l’énergie6. Dès lors, pourquoi, alors que le sujet est si important, les politiques ne réagissent-ils pas à la hauteur de l’enjeu ?

- D’une part, il est faux de croire que les élus sont plus informés sur le sujet du réchauffement climatique que la majorité des gens. Leur mode d’information passe également par les journaux télévisés et la presse écrite.

- D’autre part, les élus ont certes de larges possibilités d’action mais uniquement à partir du moment où le souhait est partagé de réduire fortement nos émissions de gaz à effet de serre (autrement dit quand leurs mandats reposent sur la volonté du peuple éclairé). Leur marge de manœuvre se limite là. En démocratie, les élus ne peuvent pas nous imposer une sobriété dont nous ne voulons pas7. La démocratie n’est pas la voix de la sagesse mais celle de la majorité.

La responsabilité essentielle des journalistes dans l’affaire se pose là : informer les citoyens sur les véritables enjeux du changement climatique. Si j’ai pu me documenter sur le sujet en quelques semaines sur mon temps libre, les professionnels de l’information que vous êtes peuvent sans aucun doute atteindre bien plus rapidement et aisément cet objectif avec rigueur et objectivité.

Lorsque la pénurie des polymères dérivés du pétrole aura entraîné, entre autres, une incapacité de nos hôpitaux à faire face aux premières manifestations graves du réchauffement climatique, comment soutiendrons-nous le regard de nos petits-enfants qui nous demanderont : « Comment en sommes-nous arrivés là ? » Nous nous souviendrons alors qu’en ce début du XXIe siècle, la une de nos journaux se faisait par exemple sur les résultats du Grand prix de Formule 1 de Chine... ou que les informations relayées par les médias en matière de réchauffement climatique ne reflétaient pas le diagnostic consensuel de la communauté scientifique... et que nous étions tous complices de l’immobilisme fatalement destructeur dont notre société fait preuve de manière hypocrite et irresponsable.

Il peut sembler impossible qu’une société technologiquement avancée puisse choisir de s’autodétruire, c’est pourtant ce que nous sommes en train de faire. Homo Sapiens est apparu depuis plus d’un millier de générations et en trois ou quatre générations, on bouffe la baraque... Nous participons chaque jour à un gigantesque gaspillage, et nous léguons la facture et les ennuis à ceux qui suivent et qui n’ont même pas voix au chapitre aujourd’hui, sans même avoir profité de la « fête », c’est-à-dire nos propres enfants qui, si des bouleversements gravissimes surviennent, ne pourront qu’assister impuissants aux conséquences de nos actes actuels.

Merci de prendre rapidement en compte ces considérations dans vos propos ou dans votre ligne éditoriale, le temps presse  : en cinq minutes, ce qui est peu ou prou le temps nécessaire pour lire ce courrier, 218 797 tonnes de CO2 ont été émises dans le monde8. Une moitié de cette quantité sera absorbée par les océans et les écosystèmes terrestres, l’autre moitié va inexorablement s’accumuler dans l’atmosphère pendant environ un siècle, contribuant ainsi à l’augmentation de la température globale. Dans le même temps, 1263 naissances ont eu lieu pour 542 décès8, soit 721 locataires supplémentaires sur notre planète.

Jérôme Vignat

1 La fin des énergies fossiles est doublement problématique car la situation est telle que nous avons encore de quoi aggraver largement le dérèglement du climat, mais nous n’avons pas la garantie que nos capacités de réaction seront encore présentes lorsque les premiers effets sérieux du réchauffement se manifesteront.

2 Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, mis en place par le PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement) et l’OMM (Organisation météorologique mondiale) est composé de plusieurs milliers d’experts qui synthétisent un rapport complet tous les cinq ans environ, pour rendre compte de ce qui fait ou ne fait pas consensus au sein des communautés scientifique, technique et socio-économique, et sur la base duquel les protocoles internationaux sont mis en place (e.g. Kyoto). Ce sont des rapports assez difficiles à appréhender pour tout un chacun, mais des résumés sont faits à l’intention des décideurs : http://www.ipcc.ch/languageportal/frenchportal.htm

Du reste, cet autre site, réalisé par un panel de scientifiques indépendants et sur les bases des rapports du GIEC, présente une vulgarisation du sujet concise, fiable et encore plus accessible : http://www.greenfacts.org/fr/dossiers/changement-climatique/index.htm

3 Sous l’effet du stress thermique et du manque d’eau de la canicule de l’année 2003, la végétation en Europe a moins absorbé de CO2 que les sols n’en ont émis par décomposition de l’humus, transformant ainsi temporairement les écosystèmes terrestres en émetteurs nets de CO2, alors que d’habitude ils épongent une partie de nos émissions.

4 Le méthane est un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le CO2 et est présent en quantité gigantesque sous le sol gelé des hautes latitudes canadiennes et russes qui se craquelle en de multiples endroits sous l’effet de l’augmentation de température.

5 Les émissions de gaz à effet de serre par habitant varie d’un facteur 3 entre la Suède et l’Australie... les Suédois ne sont pourtant pas des hommes de Cro Magnon et on peut se poser la question de savoir s’ils sont trois fois plus malheureux que les Australiens...

6 Le plein, s’il vous plaît, Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean, Editions du Seuil, février 2006.

7 Lors de l’élaboration de son « Plan Climat 2004 » la limitation de la vitesse sur autoroute à 120 km/h (la mesure la plus simple et immédiatement efficace pour réduire nos rejets de CO2) a été écartée pour cause d’impopularité.

8 « Population, Resources, Environment and Development : the 2005 Revision » United Nations : http://unstats.un.org/pop/dVariables/DRetrieval.aspx


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99 réactions à cet article    


  • Voltaire Voltaire 18 décembre 2006 11:07

    @l’auteur

    Faute de temps ici (j’essaierai d’y revenir plus tard), je ne peux commenter l’ensemble de l’article, qui, mis à part ses aspects engagés, apporte nombre d’informations pertinentes.

    Je souhaite cependant vous inciter, ainsi que les journalistes qui le lirait, à une caution légitime.

    Non, le monde scientifique n’est pas unanime sur l’impact éventuel de l’accroissement des gaz à effets de serre sur le climat. Il y ajuste unanimité pour dire que, oui, il y a un fort accroissement de ces gaz, et que oui, on sait qu’ils ont un effet sur le climat d’après les études paléoclimatiques. Mais l’amplitude est inconnue, et les phénomènes, qui s’imbriquent les uns dans les autres, incroyablemetn complexes.

    Je suis aussi bien moins pessimiste que vous sur l’impact d’un éventuel changement climatique, sauf effet extrêmement rapide (en quelques années, mais improbable), sur l’humanité. L’homme a prouvé son extraordinaire adaptabilité, et se retrouve sous tous les climats, sans exception...

    A mes yeux, le problème se situe donc en priorité pour les populations « à risque » du tiers monde, bien plus que pour les pays développés qui peuvent adapter leur mode de vie au climat.

    Quant à la biodiversité, c’est là aussi un problème complexe, mais l’éventuel changement de climat a un impact infiniment moindre que la destruction par l’homme de zones sensibles pour son utilisation, et par la pollution toujours plus importante de nos milieux.


    • jako (---.---.21.70) 18 décembre 2006 13:27

      c’est bon de rester optimiste, je vous envie


    • Citoyen ordinaire 18 décembre 2006 13:47

      Aux simples d’esprit le paradis de l’ignorance smiley


    • Xavier (---.---.148.35) 18 décembre 2006 19:55

      Voltaire a dit : Je suis aussi bien moins pessimiste que vous sur l’impact d’un éventuel changement climatique, sauf effet extrêmement rapide (en quelques années, mais improbable), sur l’humanité. L’homme a prouvé son extraordinaire adaptabilité, et se retrouve sous tous les climats, sans exception... Vous parlez de l’adaptabilité dont l’homme a fait preuve pour s’installer sous toutes les latitudes, mais j’ai l’impression que vous ne parlez pas de la même chose que l’auteur de l’article. Lui parle de la fin de nos civilisations modernes, tandis que vous semblez parler de l’extinction d’homo sapiens. En ce qui me concerne, je ne suis pas très emballé par un retour à l’age de pierre.

      Vous supposez improbable un changement climatique brutal (= en quelques années). De combien d’années parlez-vous ? 5 ans ? 10 ans ? 20 ans ? J’ai personnellement observé une évolution du climat (en sud-bretagne, en ce qui me concerne) ces 20 dernières années. Vous semblez également ignorer (volontairement ou pas) les changements brutaux qu’entrainerait l’arrêt du Gulf Stream, hypothèse tout à fait crédible du fait de la fonte des glaces. New York, qui se trouve au sud que Paris, est ralentie par d’abondantes chutes de neige tous les ans. Quelles conséquences (de ces changements) envisager à l’échelle planétaire ? La biodiversité joue aussi un role fondamental sur nos modes de vie. La presse belge évoquait récemment les risques que des pesticides trop puissant nous font courir via la destruction des populations d’abeilles.

      Je ne veux pas passer pour l’un de ces fanatiques écolos (que je ne suis pas). Mais je crains le retour de baton qu’on va se prendre après avoir trop longtemps scandé qu’on ne croyait pas aux bouleversements climatiques. Après toutes ces années de stoicisme, nos scientifiques ont réussi à établir un certain consensus qui confirme les pires craintes que nous avons depuis des décennies. Il est temps d’arrêter nos conneries.


    • Voltaire Voltaire 18 décembre 2006 23:25

      @Xavier

      Effectivement, un arrêt du Gulf stream, hypothèse envisageable, entrainerait une modification de climat en quelques dizaines d’années sans doute. Mais encore une fois, même si le coût serait évidemment très important, cela ne remmettrait pas en question notre société occidentale : un climat canadien ou suédois n’empêche pas ces pays d’avoir des niveaux de vie très élevés.

      Le coût économique serait bien sûr élevé, et demanderait une refonte rapide et radicale de notre système d’aide sociale etc..., mais pas vraiment plus que lorsque l’allemagne a dû faire face à la reconstruction de l’allemagne de l’Est.

      Je suis amusé, mais pas vraiment étonné, de voir que mon commentaire reçoive autant d’avis négatif (bien que comme d’habitude les gens ne jugent pas l’aspect constructif mais simplement s’ils sont d’accord ou pas avec le commentaire...). Ils ont sans doute hativement pensé que je niais le réchauffement climatique... Il n’en est rien, mais j’émets juste la nécessité de regarder avec prudence les interprétations sur le climat.

      Encore une fois, il y a bien consensus sur l’accroissement des gaz à effets de serre dans l’atmosphère en raison de l’activité humaine, et du risque d’impact sur le climat de cet accroisseùent. Ce que personne ne sait, d’où la diversité des modèles et prévisions (et non pas prédictions), c’est le résultat à moyen terme, car, sans entrer dans les détails, il existe énormément de facteurs à prendre en compte qui sont interconnectés.

      Faut-il pour autant ne rien faire ? Bien sûr que non ! Je ne suis pas un fan du principe de précaution que l’on nous sert à toutes les sauces, mais dans le cas qui nous concerne, nous sommes dans une situation gagnante-gagnante : que les activités humaines risquent de provoquer une catastrophe ou pas, réduire la pollution est de toute façon positif pour l’environnement, donc pas d’état d’âme à avoir ! Je mets cependant un bémol à celà : il est difficile de demander aux pays en voie de développement de faire les efforts que nous n’avns pas fait, et leur demander de réduire leur croissance... Il est essentiel que les pays de l’OCDE montrent l’exemple.

      Mais je persiste à penser que notre société est capable d’absorber un changement de climat sur 20-30 ans, même si les plus pauvres trinqueront, comme d’habitude. De même, la nature est capable de se régénérer si nous ne tardons pas trop à limiter les pollutions les plus sérieuses (même si cela prend quelques centaines d’années). L’histoire de notre planète nous démontre qu’elle a subit bien pire. Mais pour nos enfants et petits enfants, cela risque de ne pas être trop drôle, donc agissons, mais évitons le catastrophisme.


    • Surcouf (---.---.151.171) 19 décembre 2006 00:44

      Votaire, vous naquîtes en 1694. Exactement 100 ans plutard, j’emmenais un scientifique pour la première fois sur ma frégate. Nous voguions vers Bornéo. Comment pouviez-vous savoir qu’il n’était pas le seul à partir ? A vrai dire, il y en avait des centaines qui parcouraient le monde à bord des plus beaux bâtiments. Des générations entières de naturalistes, botanistes et biologistes se sont succédées.

      Voici ce qu’elles ont appris de leurs voyages.

      1. La biodiversité est le moteur de la santé planétaire. Elle perpétue la vitalité. La vie appelle la vie.

      2. La biodiversité est d’utilité directe et quotidienne pour l’homme. Se nourrir, se soigner. La diversité permet d’assurer la base de la chaîne alimentaire.

      3. La biodiversité est un indicateur toxicologique naturel.

      4. La biodiversité représente une assurance avenir pour les générations futures. L’assurance de trouver de quoi se soigner, se nourrir.

      5. La biodiversité est importante pour la connaissance de la vie. La biodiversité participe à l’ouverture de notre conscience.

      Et moi qui vous dît, comme je le signifiais à un anglais qui me lançait : « Moua Môssieur, je combat pour l’honneur. » , Môssieur, on combat toujours pour ce que l’on ne possède pas ! smiley


    • Surcouf (---.---.151.171) 19 décembre 2006 01:20

      Chers amis,

      Je travaille dans le secteur de l’environnement depuis quelques années déjà. Comme presque tout acteur dans le domaine, une partie de mon travail est au moins consacré à la sensibilisation.

      Récemment, j’étais invité à l’inauguration de l’association des anciens étudiants de mon école... de commerce (comme quoi, ils n’arrivent pas à tous nous formater). J’y ai rencontré de nombreux professeurs. Ils étaient tous très attentifs à l’objet de mon travail quotidien.

      Il y avait une prof d’anglais qui me racontait qu’elle avait été avec ses élèves suivre la vérité qui dérange en VO. J’ai été outré par les commentaires de ses élèves. Elle me rapportait, « De toute façon, c’est foutu. Brûlons la corde par les deux bouts ». Je lui ai tout de suite répondu qu’il n’était pas acceptable passer outre cette situation et lui ai sitôt proposé de m’accorder une conférence. Ce qu’elle a accepté.

      Trop de catastrophisme tue la petite peur, souvent nécessaire au changement. Les anglais appellent cela du « climate porn ».

      Je veux dire et crier que tout est encore possible. Il faut le croire. Affronter, sans fuir en avant, voilà le panache ! smiley

      Surcouf


    • herve33 (---.---.187.101) 19 décembre 2006 13:36

      voltaire a écrit «  Mais je persiste à penser que notre société est capable d’absorber un changement de climat sur 20-30 ans, même si les plus pauvres trinqueront, comme d’habitude. De même, la nature est capable de se régénérer si nous ne tardons pas trop à limiter les pollutions les plus sérieuses (même si cela prend quelques centaines d’années). L’histoire de notre planète nous démontre qu’elle a subit bien pire. Mais pour nos enfants et petits enfants, cela risque de ne pas être trop drôle, donc agissons, mais évitons le catastrophisme. »

      Je constate votre parfaite méconnaissance de la menace que constitue le rejet massif de gaz à effets de serre dans l’atmosphère . Cela serait une très grave erreur de croire que nous pouvons nous permettre d’attendre 20 ou 30 ans avant d’agir , car tous les scientifiques sont unanimes , c’est dans les 10 ans qui viennent que nous pouvons inverser la tendance à réchauffement catastrophique du climat .

      S’il y a des incertitudes , c’est sur l’ampleur de ce réchauffement et sur la hausse du niveau des mers . Mais aucun scientifique et aucun modèle climatique sérieux ne prévoit un refroidissement .

      Parlons du gulf Stream , il y a beaucoup d’incertitudes sur ce sujet , mais les dernières études montrent que même qu’en cas d’arrêt de celui ci , L’Europe de l’ouest continuerait à réchauffer . ( voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Gulf_Stream )

      voltaire a écrit aussi

      « Quant à la biodiversité, c’est là aussi un problème complexe, mais l’éventuel changement de climat a un impact infiniment moindre que la destruction par l’homme de zones sensibles pour son utilisation, et par la pollution toujours plus importante de nos milieux. »

      Ce qui est très destructeur pour la bio diversité ce n’est véritablement la hausse des température mais la rapidité du changement climatique .

      Une hausse de 2 C sur plusieurs siècles voire millénaires, n’a que peu d’influence sur la bio diversité car les espèces végétales et animales ont le temps de s’adapter . Or l’hypothèse très optimiste de 2 C en 2050 ( par rapport à celle de 1990 ) , beaucoup de forêts n’auront pas le temps de migrer vers les latitudes plus élevées . Les forêts actuelles ne résisteront pas à la hausse des températures alors que les nouvelles n’auront pas le temps de pousser . Et avec la destruction de ces espaces naturelles , cela sera la destruction des espèces animales qui y prospèrent .

      Certes , l’homme n’a pas besoin du réchauffement climatique pour détruire les espaces naturels mais ces deux actions combinées pourraient etre dramatiques pour la biosphère .

      Pour résumé , plus le réchauffement climatique sera rapide et visible au cours de nos vies , plus le désastre écologique sera prononcé .

      Ne pas agir maintenant , est un crime contre l’humanité et contre l’héritage que nous laissons aux générations futures.

      Des solutions il en existent des centaines, et c’est à la portée de tous le monde , le tout c’est qu’une véritable politique au niveau mondial soit entreprise mais cela va évidemment à l’encontre de certains lobbies notamment celui des pétroliers .

      Je vous encourage à aller voir le film de Al gore qui résume bien l’ampleur du défi que l’humanité a affronté .

      Si la technologie aurait beaucoup de mal à nous préserver des effets de réchauffement climatique , elle a en revanche dès maintenant , des possibilités pour nous faire réduire les émissions de gaz à effets de serre . Dans 30 ans , il sera trop tard ....


    • (---.---.225.122) 4 janvier 2007 15:58

      Vous pouvez ajouter que le CO2 va s’échapper par le trou dans la couche d’ozone et que la caulerpa taxifolia va envahir toute les mers du globe mais que celle ci sera détruite grace aux pluies acides. Quant à la surpopulation elle va être régulée par le téléphone portable dont les ondes échauffent le cerveau humain quant aux femmes elles mourront toutes du cancer du sein à cause de la pilule à moins que ce ne soit à cause de l’aspartam. Merci de m’aider à enrichir ce florilège


    • le mave 18 décembre 2006 11:21

      Les commentaires vont s’échellonner entre :

      Les scientifiques ne sont pas surs que....

      La science trouvera bien une solution...

      Vous êtes parano ou pire conpirationiste.....

      Parce que la solution passe par un abandon de nos conduites égoistes ;

      parce que si l’on reconnait le problème ,il va falloir changer de mode de vie , changer de société.

      Les grandes révolution historiques vont passer pour des réformettes quand on sera obligé de révolutionner notre société pour survivre , tout simplement survivre.


      • Helios (---.---.131.90) 25 décembre 2006 01:03

        bien que quasiment d’accord avec vous, monsieur l’auteur, je commencerais à réflechir vraiment lorsqu’on me parlera de solution intelligente et non pas de dogme d’écolo en mal de contradiction.

        J’en veux pour preuve, monsieur l’auteur, que l’exemple sur la chine ne me plait pas du tout. vous auriez pu parler des magazines de mode sur papier glacé, ou de n’importe quoi d’autre, mais meler la formule 1 démontre que votre problème va bien au dela. Votre autre mesure, soit disant impopulaire, la limitation a 120 km/h, touche aussi l’automobile. je suis pret à parier n’importe quoi, que si demain on fabriquait des vehicules qui ne polluent pas d’une seule molecule, et même qui fonctionnent en absorbant du carbone, vous trouveriez un défaut majeur a l’automobile. C’est cette autophobie qui me fait et me fera toujours douter de votre bonne foi.

        Justqu’a present, je n’ai JAMAIS rencontré un seul écolo, déclaré ou non, qui soit ouvert à la facilité qu’offre l’automobile à la population et au monde. Cet integrisme en devient tellement ridicule qu’il dessert la cause même qu’ils defendent.

        Vous evoquez la fiscalité pour essayer de trouver une régulation a la débauche d’energie que nous consommons, soit. L’automobile est un exemple de cette fiscalité et constatez-le, ça ne marche pas. Pourquoi ? parce-que l’automobile est une des cléfs de la liberté.

        Occupez vous de stigmatiser nos exces de consommation, participez a tout ce qui pourrait la faire baisser comme en detaxant ou limitant a 5%, la tva sur les produits economes comme les ampoules basse consommation, bref agissez au quotidien, comme je le fais, pour que tout notre environnement soit moins gourmant. De grace, oubliez un peu l’automobile, il sera temps de s’en preoccuper quand il ne restera que ce problème à regler.


      • Citoyen ordinaire 18 décembre 2006 11:22

        Belle analyse ! Merci pour cet éclairage.

        Des décennies passeront encore avant que les Etats et groupes industriels pollueurs soient maîtrisés par la majorité des habitants de la planète, enfin rendue consciente par la visualisation de l’approche de sa fin.

        Les quelques voix éparses qui s’élèvent aujourd’hui ne crient pas assez fort pour éveiller les consciences assourdies par le tumulte de la consommation.

        Il faudra dnc passer d’une « vérité qui dérange », an inconvenient truth, à une vérité qui massacre, a mass killing truth, pour que la peur amène à la raison, et la raison au changement.

        Mais il y a, il est vrai, ce fichu caractère différé des conséquences...Bien dommage pour nous !


        • watrin (---.---.27.234) 18 décembre 2006 11:36

          Je sais qu’on me reprochera encore d’être partisan, mais je suis journaliste et miliant et à ce titre j’approuve dans son entier cet article pertinent. Une urgence vitale : placer le respect de la planète et notre survie au coeur de toute décision publique. La volonté politique - qui doit être aussi celle des journalistes conscients a mon avis - peut effectivement précéder effectivement l’opinion publique. Mais si l’on interroge les gens, on s’aperçoit qu’ils sont largement prêts à des révolutions de système qui mettent en cause le pouvoir tel qu’il est ordonné actuellement. Alors, d’où viendra la révolution nécessaire ?


          • Manuel Atreide Manuel Atreide 18 décembre 2006 11:58

            Cher Jérôme Vignat,

            votre article est excellent, à plus d’un titre. Non seulement vous rappelez des faits, mais vous les placez en perspective.

            Je crains fort, malheureusement, que votre appel aux journalistes ne reste lettre morte. Le changement climatique est un phénomène complexe, lent, et sa perception est pour le moment vague et imprécise.

            Les spécialistes du domaine sont des scientifiques dont le discours est à l’opposé de celui que tient et qu’apprécie un journaliste. Autant ce dernier essaie de tenir des propos clairs et simples, parfois trop clairs voire simplistes, autant un scientifique tient à préciser que ses propos sont des hypothèses de travail, qui restent à être affinées, même si les probabilités sont plus en faveur de telle option plutot que telle autre.

            La rencontre des deux est aussi productive qu’une réunion entre une poule et un cachalot. Aucun point de référence, pas de compréhension entre les deux, pas de bases commune.

            Nous avons désespérement besoin d’informations sur ce sujet grave. Ne serait-ce que pour éviter les discours « raisonnables », « septiques » ou carrément béatement optimistes.

            Oui le réchauffement climatique est là. Oui, il est provoqué par l’activité humaine. Sur ces deux points les scientifiques n’ont aucun doute. Leurs doutes en ce moment portent sur l’ampleur et la rapidité. Et ne nous y trompons pas, leurs hypothèses de travail, déjà peu optimistes, risquent fort d’etre encore noircies par un certains nombres de phénomènes encore mal évalués.

            Le net est sans doute un moyen d’information fort. Je commence à penser qu’un grand nombre de vulgarisateurs motivés, même maladroits, seront plus efficaces que des journalistes dont le metier va à un rythme incompatible avec le traitement en profondeur de ce type de sujets.

            Merci pour votre contribution passionnante. Je vous rejoindrai d’ici peu sur le sujet. Avec des infos interessantes mais peu réjouissantes.

            Bien à vous

            Manuel Atréide


            • Mars (---.---.16.223) 18 décembre 2006 12:13

              Vous débutez votre article en parlant de la population mondiale qui ne cesse de croître. N’est-ce pas là le vrai fléau ? 6,10,15 ou 30 milliards d’individus sur terre avec aucune autre planète à habiter à moins de 4 années lumières (au mieux) ça semble ne préoccuper personne ! Outre le problème de notre consommation d’énergie qu’il faut absolument résoudre, il faudra bien qu’un jour on pose celui de la surpopulation mondiale. Quel programme, organisation mondiale ou homme politique d’envergure aborde la question ? Et pourquoi ne le fait-on pas ? Devons nous attendre que la solution vienne dans la douleur et dans l’horreur ?


              • Roger (---.---.161.74) 18 décembre 2006 12:25

                Sevran la fait, voyer les réactions... smiley


              • mars (---.---.16.223) 18 décembre 2006 12:37

                Il y a une manière pour le faire ! Lorsque je parle de régulation de la population mondiale, je parle de le faire en douceur, par l’éducation, l’information et par la mise à la disposition de moyens de contraception à des prix raisonnables. Je suis persuadé qu’il est plus facile, dans certains pays de trouver un célèbre soda au Cola que des préservatifs...


              • dop (---.---.122.68) 18 décembre 2006 13:09

                Oui, je vois mal une solution emmerger autrement que dans une situation réelement critique. Ou la politique ne sera plus d’actualité.


              • Deltarho Deltarho 18 décembre 2006 13:57

                Agir utilement sur la démographie demande au minimum 5 générations dans le temps (j’exclus les « génocides »), mais l’un des avertissements que cet article met en exergue est "l’urgence de l’action, l’urgence des résultats !


              • herve33 (---.---.187.101) 19 décembre 2006 13:59

                Le problème de la surpopulation et du changement climatique sont très liés , car pour nourrir plus de population , il faut davantage d’énergie , et pour l’instant , plus de pétrole . Peut-etre faudrait -il repenser l’agriculture , mais là , encore une fois , les lobbies ( dont celui de l’industrie pétrochimique ) sont très actifs .

                Au niveau population , cependant , certains pays industrialisés vont voir leur population stagner , voir baisser dans les décennies qui viennent ( allemagne , japon , espagne etc ...) , et la Chine à partir de 2020 à cause de la politique de l’enfant unique . En revanche , l’inde et les pays du moyen orient devrait voir leur population explosée

                Mais qui osera briser le tabou , et aller contre les traditions religieuses qui prone les vertus des familles nombreuses .

                On voit la nécessité d’une politique mondiale pour réguler la planète . Aussi bien pour le réchauffement climatique que pour réguler la surpopulation .


              • Helios (---.---.131.90) 25 décembre 2006 01:08

                Les iraniens se preparent à regler une partie du problème... entre première frappe et riposte, plus ou moins graduée le chiffre de la population mondiale va surement baisser !


              • rodney (---.---.143.12) 8 janvier 2007 16:36

                La sur-population est un faux problème. A cet argument de dire que nous sommes trop nombreux, par exemple 9 milliards en 2050, je pose la question : s’agit-il de 9 milliards d’Américains ou 9 milliards de Maliens ? C’est la quantité globale d’énergie nécessaire (ou ressources naturelles) qui compte, pas nécessairement le nombre de personnes. Aussi, certains parlent de réguler ce nombre. C’est exactement ce que va provoquer le réchauffement climatique dont nous sommes à la fois victimes et bourreaux.


              • Gérard (---.---.161.74) 18 décembre 2006 12:24

                Je suis tout a fait d’accord avec l’article. La situation actuelle et à venir m’attriste profondément. Mais je suis également persuadé que rien ne sera fait, les enjeux financiers sont trop énormes. Les politiques, entreprises etc attendront le dernier moment, lorsqu’il sera vraiment trop tard.


                • dop (---.---.122.68) 18 décembre 2006 13:06

                  exactement.


                • Zénobe (---.---.228.198) 18 décembre 2006 23:32

                  Ah non hein ! vous n’allez pas refuser un avenir à nos enfants et petits-enfants en propageant cet espèce de pessimisme, cet abandon, parce que vous croyez que nous ne pouvons pas avoir d’impact.

                  NOUS POUVONS avoir un impact ! C’est là aussi un des messages essentiels d’Al Gore.

                  Vous pouvez décider de limiter votre consommation de produits qui font des centaines de kilomètres, vous pouvez discuter avec vos voisins de votre action pour la planète, vous pouvez fustiger vos amis qui partent en vacances en avion trois fois par an de l’autre côté de la terre, vous pouvez isoler davantage votre maison, cultiver votre potager, manger bio, vous pouvez signer des pétitions, vous pouvez planter des arbres, participer au nettoyage d’une rivière, à l’éducation de vos concitoyens, vous pouvez recycler davantage, repriser vos chaussettes, vous pouvez écrire aux multinationales pour leur demander des comptes sur tel ou tel aspect de leurs investissements, vous pouvez interpeller vos élus sur leur action environnementale, vous pouvez faire des placements financiers éco-compatibles, vous pouvez boycotter des marques et le faire savoir, vous pouvez faire une partie de vos déplacements à pied ou à vélo, VOUS POUVEZ.

                  On ne sait pas si qui nous attend correspond à un tremblement de terre de magnitude 5, 6 ou 7, mais ce qui est certain, c’est que si on ne fait rien, ce sera 7 ou 8 ou 9, c’est-à-dire 10X, 100X ou 1000X pire !

                  Chacun a la responsabilité devant les autres, devant ses enfants, devant lui-même, de faire quelques pas, quelques premiers gestes, pour que les choses bougent, ou simplement commencent à bouger...

                  Alors vous faites quoi, VOUS, oui VOUS, VOUS-là qui lisez ceci, vous faites quoi CETTE SEMAINE, pour changer le cours des choses ?


                • Algunet 19 décembre 2006 07:28

                  La sommation d’actions individuelles que vous préconnisez, en essayant d’impliquer, voire de culpabiliser le lecteur ne changera rien malheureusement RIEN même si elle est appliquée à toutes les bonnes volontés du monde. Ce n’est pas du pessimisme mais du réalisme.

                  Je sais que la solution ne peut être qu’à l’echelle mondiale, mais je ne la connait pas. Sera-t’elle issue d’une découverte scientifique, d’une crise majeure engendrant la guerre et le chaos... mais certainement pas de petits gestes préconnisés par notre ami Zenobe ci-dessus. Bon, comme je ne suis pas pessimiste, je vais aller engueler de ce pas mon voisin qui un 4x4 qui pollue (mais moins que le taureau camarguais et la vache normande, la camionnette de l’artisan... ! smiley ).


                • Zénobe (---.---.215.96) 19 décembre 2006 10:01

                  le message est que les ruisseaux font les grandes rivières. Les entreprises commencent a bouger, parce que les citoyens bougent. C’est très visible par exemple dans le cas du commerce équitable. Beaucoup d’entreprises en sont juste à la prise de conscience, d’autres font évoluer leur discours. On peut passer à la vitesse supérieure, en augmentant la pression, par nos choix de consommateurs, en votant, en interpellant, en communiquant...Mais il faut aussi une masse critique, et c’est pour ça que l’effort de chacun est requis.

                  Je n’ai pas envie d’accepter l’idée qu’une solution doit d’abord être mondiale : d’abord parce que c’est reporter les décisions et diluer les responsabilités. Les plus gros efforts doivent être fait dans nos pays développés, les pays en développement rapide suivront parce qu’on en arrivera, tôt ou tard - c’est une question de patience- , à imposer des taxes de pollution sur les produits importés de pays qui ne veulent pas faire les efforts nécessaires.

                  Vous parlez de culpabilisation : je préfère parler de responsabilisation. Il faut être acteur de notre futur et pas le subir...


                • steph (---.---.153.170) 25 janvier 2007 20:32

                  Tout à fait d’accord avec Zenobe ! Oui, « les petits ruisseaux font les grandes rivières ». Cela fait deux ans que je ne regarde plus les offres des compagnies aériennes low cost et prends systématiquement le TGV (n’émettant presque pas de CO2). Si vous savez ce qu’émet un aller-retour Paris-Madrid en avion, vous savez que c’est loin d’être une économie négligeable. J’ai depuis convaincu 2 ou 3 personnes autour de moi, qui elles-memes, etc... Depuis 2006, la prise de conscience collective est forte, grace à des gens comme Hulot et Al Gore, mais aussi grace à des citoyens comme l’auteur de cet article qui prennent le temps de sensibiliser leurs cogénères.

                  Bien sûr que nous avons une responsabilité devant les générations futures. Je rajouterai, également devant le monde vivant dans son ensemble. Accepter que la moitié des espèces de la planète soit menacé d’extinction par notre faite, et ce sans scrupule, est un crime (pire que « contre l’humanité » seule) qui doit etre reconnu comme tel.


                • Chitah (---.---.91.222) 18 décembre 2006 12:25

                  En lisant l’article, on a presque l’impression qu’aucun journaliste n’a jamais parlé du réchauffement climatique. C’est bien sûr exactement le contraire de la réalité. D’après Google Actualités, il y a environ 800 articles qui sont sortis sur ce sujet, parmi les 500 sources référencés, durant les trente derniers jours.

                  D’autre part, non, il n’y a pas consensus scientifique sur l’origine humaine de ce phénomène.


                  • Zénobe (---.---.228.198) 19 décembre 2006 00:11

                    "Á la lumière de nouvelles preuves et tout en tenant compte des incertitudes qui subsistent, on peut établir de façon probable que l’essentiel du réchauffement de ces 50 dernières années (représentant environ 50% du réchauffement des 120 dernières années) est dû à l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre. Il est très peu probable que le réchauffement observé ces 100 dernières années soit dû à la seule variabilité interne du climat. Il est également peu probable qu’il soit entièrement d’origine naturelle"

                    extrait de http://www.greenfacts.org/fr/dossiers/changement-climatique/n-2/rechauffement-climatique-2.htm#3

                    C’est un site qui tente de définir, à un moment donné, le consensus scientifique sur les grandes questions environnementales.


                  • rodney (---.---.143.12) 8 janvier 2007 16:41

                    Effectivement, on voit bien en vous lisant que vos lectures reflètent bien des idées fausses.


                  • allah (---.---.226.40) 18 décembre 2006 12:39

                    on va tous crever , et les capitalistes aussi , ca me console un peu smiley


                    • Bob Marone (---.---.95.253) 18 décembre 2006 12:41

                      D’après ce qui était bien expliqué dans le film d’Al Gore, 100% des scientifiques sont d’accord tandis que 50% des articles contestent encore la réalité. Le problème ? L’extraordinaire pouvoir de désinformation de certains lobbies (Exxon,...). Quand on parle de scientifiques, il s’agit bien de ceux compétents en la matière (climatologues) et non de ceux qui croient tout savoir dans les matières qui ne sont pas les leurs (Allègre...).

                      Le but de la manoeuvre ? Simplement mettre le doute dans les esprits. Et visiblement, ça marche. Il y aura toujours des gens pour affirmer que la terre est plate.


                      • Helios (---.---.131.90) 25 décembre 2006 01:12

                        Comme je le dis plus haut, s’attaquer seulement et toujours à l’automobile decreéibilise le discours.


                      • dop (---.---.122.68) 18 décembre 2006 13:05

                        L’article est pas mal fait. Mais bon, faut pas pousser, j’avais déjà lu ça a droite a gauche... dans la presse justement.

                        Après bin... personnellement j’en viens a espérer ce genre de cataclysme. Au moins on sera obliger de faire quelque chose. L’humanité a besoin d’un gros coups de pied au cul pour comprendre qu’elle est une seule espèce sur une planète, et non une somme de peuple dans des pays.


                        • steph (---.---.153.170) 25 janvier 2007 20:38

                          Vous etes comme ces gens qui en venait à espérer que les juifs soient exterminés il y a 70 ans. Désolé, soit vous etes ignorant, soit vous en venez à espérer des choses encore plus graves, parmi lesquels la mort d’un pourcentage non négligeable d’un nombre d’espèces animales partageant cette terre avec nous (et n’ayant rien demandé). smiley


                        • Droopy (---.---.162.39) 18 décembre 2006 13:44

                          Personnellement, j’en ai marre qu’on me culpabilise sans arrêt. C’est de la faute des particuliers, etc... Ben voyons... On nous créée une société fondée sur la bagnole depuis des décennies : concentration urbaine (avec les migrations pendulaires correspondantes chaque jour), suppression des services en zones non urbaines (pratique pour que des entreprises s’y installent avec leurs employés qui logent à coté), zones commerciales « tout bagnole », .... et après on traite la population d’idiots parce qu’ils utilisent leur voiture ? Normal quand on n’a plus le choix.

                          Et à coté de ça, les super porte conteneurs sillonnent les mers pour apporter des marchandises de l’autre coté de la planète, pays qui consomment de l’énergie sans retenue pour produire, transporter, envoyer. Sans parler des avions pour les commerciaux correspondants.

                          Le dernier porte conteneur qui s’est échoué sur les cotes françaises il y a quelques semaines inquiétait : il y avait 600 tonnes de carburant à l’intérieur et en plus il arrivait au bout de son voyage.

                          600 tonnes vous avez calculé combien de pleins de particuliers ça représente ? Moi oui. Calculez vous aussi.

                          Alors marre qu’on nous culpabilise.

                          Changeons la société :
                          - changeons d’habitudes de vie et surtout de consommation (en plus celà mantiendra des emplois en France).
                          - virons les saltimbanques qui nous gouvernent.


                          • pierrem (---.---.162.39) 18 décembre 2006 17:15

                            Juste une petite note : la concentration urbaine, bien au contraire, peut être une solution contre le tout bagnole... car les transports commun sont viables. A paris par exemple si il y tant de metro c’est un peu grâce au 25 000 hab / km^2. C’est au contraire la périurbanisation qui est en tout bagnole. Avec des services plus couteux en energie (routes, edf,...) et un beau gachis de paysage (lotissement, élolienne). La périurbanisation c’est l’pplication de la phrase d’alphonse allais : « construire les villes à la campagnes ». Et à cause de ce cancer de notre monde moderne il n’y aura plus de paysage vraiment rural en france...


                          • Zénobe (---.---.199.31) 19 décembre 2006 11:42

                            600 tonnes ? une mise en perspective honnête d’un tel chiffre impose de le comparer non à un nombre de pleins, ce qui incite le lecteur à comparer avec sa situation strictement personnelle, mais aux chiffres globaux pour la France.

                            Si on table sur une consommation annuelle approximative en France de 30 millions de tonnes de super et gazole, 600 tonnes correspondent à 0,002%.

                            En comparaison :
                            - une conduite agressive entraîne un accroissement de la consommation de 20%, voire de 40% en ville,
                            - des pneus mal gonflés accroît sensiblement la consommation de carburant : jusque 3% par 0,3 bar.
                            - plus de 30% des trajets urbains effectués en voiture font moins de deux kilomètres....

                            Mais je m’en voudrais de trop vous culpabiliser en disant ça smiley


                          • Tamino (---.---.32.236) 5 janvier 2007 19:50

                            Personne n’a traité d’idiots dans ce blog ceux qui utilisent les voitures, même si vous avez tout à fait raison dans votre analyse. Quand à nos dirigeants actuels, c’est leur faire bien trop d’honneur de les qualifier de saltimbanques...

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