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Accueil du site > Actualités > Environnement > Loi de transition énergétique : le carambolage de la voiture électrique... (...)

Loi de transition énergétique : le carambolage de la voiture électrique... et nucléaire

- La voiture électrique pollue autant que la voiture thermique

- La voiture électrique n'est même pas efficace contre le co2

- En France, la voiture électrique est une voiture nucléaire

- L'argent public offert aux lobbies et aux ménages aisés

- On ne sauve pas le Titanic en lui envoyant le Costa Concordia

Le développement de la voiture électrique est un des axes majeurs du projet de loi dite de "Transition énergétique". Or, il suffit de se pencher quelques minutes sur ce dossier pour constater qu'il s'agit non seulement d'une impasse mais aussi d'un échec programmé concernant les objectifs écologiques : une étude de l'Ademe montre que, contre toute attente, la voiture électrique n'est même pas efficace contre les émissions de co2.

 

Les constructeurs avouent : la voiture électrique n'est pas écologique

Avant tout, il faut rappeler que l'Observatoire du nucléaire a contraint ces derniers mois les principaux constructeurs - Renault, Citroën, Nissan, Mitsubishi, Opel, Bolloré et ses déclinaisons (Bluecar, Autolib, Bluely, Bluecub) - à retirer de leurs publicités pour voitures électriques les termes "propre", "verte" ou "écologique" (cf Le Monde.fr, 26 juin 2014, http://bit.ly/1lguS6q ).

En effet, il faut bien comprendre que, si elle ne pollue pas au moment où elle roule, la voiture électrique pollue avant, après, et ailleurs : matières premières et énergie pour la construction, pneus et batteries à l'usage, déchets en fin de vie, et bien sûr énergie pour mouvoir le véhicule.

 

En France, la voiture électrique est surtout… la voiture nucléaire

A ce sujet, les plans de développement des voitures électriques en France prévoient que le rechargement des batteries se fera quasi exclusivement sur le réseau électrique ordinaire, c'est-à-dire à 75% par le nucléaire.

La voiture électrique sera alors co-responsable des tares de l'atome, et l'on peut même parler d'une véritable délocalisation de la pollution : contamination du Niger par les mines d'uranium d'Areva, rejets radioactifs dans l'environnement et production de déchets radioactifs par les centrales nucléaires d'EDF, etc, sans oublier les mines de lithium (par exemple en Amérique du Sud) pour les batteries. Et tout ça pour permettre à des urbains privilégiés de rouler prétendument "propre"…

 

La voiture électrique n'est même pas efficace contre les émissions de co2

Mais, ce qui est probablement le plus notable, c'est que la voiture électrique n'est même pas efficace contre les émissions de co2. En effet, une récente étude de l'ADEME a montré que, compte tenu des pollutions citées ci-dessus, il faut avoir roulé de 50 000 à 100 000 kilomètres en voiture électrique avant de commencer à émettre moins de co2 qu'avec une voiture thermique (cf La Tribune.fr, 4 décembre 2013, http://bit.ly/WELjVz ).

Or, sachant que le trajet moyen en voiture électrique est très court, il est probable que la plupart des propriétaires de ces véhicules n'atteignent même pas le nombre de kilomètres requis : il faudrait rouler de 15 km à 30 km par jour, 365 jours par an, et ce pendant 10 ans.

 

Voiture électrique : des aides pour les ménages aisés

Les autorités publiques subventionnent déjà de façon indécente les acheteurs de voitures électriques - qui sont quasi exclusivement des ménages aisés - par des bonus abusivement dits "écologiques" pouvant dépasser 11 000 euros par le cumul d'aides d'Etat et d'aides régionales (cf 76actu.fr, 4 avril 2014, http://bit.ly/1uluDQ0 )

Sans ces subventions, le prix modéré du rechargement des batteries - mais pour combien de temps encore, vu l'explosion du coût de l'électricité nucléaire ? (cf Le Monde, 27 mai 2014, http://bit.ly/TPibtR ) - serait totalement contrecarré par le prix du véhicule à l'achat. A ce compte, n'importe quelle activité ruineuse peut devenir "rentable" à condition de la faire payer par l'argent public.

 

Bornes de rechargement : une facture de 100 milliards !

Non content de ces dépenses insensées, le gouvernement prévoit aussi l'installation en France de 7 millions de bornes de rechargement pour voitures électriques (projet de loi de transition énergétique). Le coût d'une telle borne est à ce jour d'environ 20 000 euros, pose comprise. En prenant 15 000 euros pour tenir compte de l'effet de masse, cela signifie une dépense d'environ… 100 milliards d'euros. Si par miracle les prix baissaient de moitié, cela ferait encore 50 milliards d'euros.

On se demande déjà où cette somme inouïe pourra bien être trouvée et, dans ce cas bien improbable, qui pourrait justifier une telle dépense dans un projet finalement anti-social et anti-écologique, alors que l'argent public manque pour l'éducation, la santé, les énergies renouvelables, etc ?

 

Objectif 2 millions de voitures électriques… sur 40 millions !

Qui plus est, les entreprises d'Etat - à commencer par La Poste, pionnière dans cette voie de garage - et les Collectivités territoriales sont fortement incitées à acheter elles-mêmes les voitures électriques dont, jusqu'à preuve du contraire, les citoyens ne veulent pas : à peine 0,4% du total de voitures vendues en France.

Le gouvernement espère, en dépensant ainsi sans compter l'argent public, que 2 millions de voitures électriques rouleront en France en 2020. Un chiffre totalement improbable mais, même s'il se concrétisait, qui ne concernerait qu'une voiture sur 20 : autant dire une "niche" aussi inutile que ruineuse.

 

Les voitures électrique françaises rechargées par les centrales allemandes au charbon

Par ailleurs, que dire du rechargement de centaines de milliers de voitures électriques qui seraient branchées au même moment, le soir vers 18 heures lorsque leurs propriétaires rentreront du travail ? D'ores et déjà, la surconsommation française d'électricité, en particulier l'hiver avec l'option absurde du chauffage électrique, fait que la France est massivement alimentée… par les centrales électriques allemandes fonctionnant au charbon (Le Monde, 22 janvier 2013, http://bit.ly/YwStMY ).

Il est de bon ton de critiquer ces centrales et leurs émissions de co2 mais, sans elles, la France serait frappée de pénurie tous les soirs d'hiver. Le projet absurde de développement des voitures électriques ne ferait qu'aggraver encore cette situation. Et ce n'est pas le déploiement tout aussi absurde de compteurs électriques abusivement dits "intelligents" - c'est en réalité un autre projet ruineux et inefficace, mais aussi très dangereux pour les libertés publiques, nous y reviendrons dans un autre texte - qui y changera quelque chose.

 

L'argent public : ni pour la voiture thermique, ni pour la voiture électrique

Bien sûr, il ne s'agit pas pour nous de faire la promotion de la voiture thermique (essence ou diesel) qui est elle-même très polluante. Mais, justement, personne ne se hasarderait à offrir l'argent public aux propriétaires de voitures essence ou diesel, leur permettre de se garer gratuitement sur des places réservées, de recharger leurs réservoirs aux frais de la collectivité, etc : alors pourquoi le faire pour des voitures nucléaires ?

 

On ne sauve pas le Titanic en lui envoyant le Costa Concordia

L'argent public doit être affecté aux transports en commun, aux transports alternatifs, ou à tout autre projet d'intérêt général, mais certainement pas gaspillé dans la voie de garage qu'est la voiture électrique. L'objectif de la Loi dite de transition énergétique semble être de développer la voiture électrique pour doper la consommation d'électricité, en baisse depuis plusieurs années, et tenter ainsi de sauver l'industrie nucléaire, en totale déconfiture. Mais on ne sauve pas le Titanic en lui envoyant le Costa Concordia…

 

Stéphane Lhomme
Directeur de l'Observatoire du nucléaire
http://www.observatoire-du-nucleaire.org


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144 réactions à cet article    


  • ETTORE ETTORE 16 septembre 2014 12:05

    Un lobby puissant qui n’en à rien à battre.

    on m’interdit de brûler un sapin dans mon jardin et on m’oblige à faire 25 kms pour le déposer dans une déchetterie ....payante.
    les quelques bobos qui se font mousser et demandent l’installation d’une borne de rechargement devant leur entreprise, histoire d’avoir une place de parking assuré, et frimer avec leur sois disant « culture écologique » écologie à géométrie variable, oui ! 
    c’est eux qu’il faudrait brancher à la prise, histoire de les éveiller un peu à la réalité !!!!

    • Le printemps arrive Le printemps arrive 16 septembre 2014 23:02

      Pour pallier au problème du feu et de la déchetterie, j’ai laissé une zone dans ma parcelle de terrain où je laisse pourrir ces déchets verts, je broie aussi les branches pour couvrir le sol du jardin, voire il m’arrive maintenant d’enterrer à 10 cm certains déchets verts qui sont très vite recyclés par la nature.
      Les feuilles mortes sont récupérées dans les zones où elles ne sont pas désirées pour enrichir le jardin et comme il m’en manque, les voisins ont le plaisir de ne pas aller en déchetterie et me les donnent.
      Résultats un terrain argilo- calcaire assez pauvre devient plus fertile. Je gagne sur tous les plans : meilleures productivités, moins de dépenses

      Pour la voiture électrique : tant que les marchands ont le pouvoir, ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied, ils s’enrichissent avec la pollution qu’ils cachent bien dans les nouveautés sélectionnées qu’il présentent.

      Tout cela n’est pas étonnant...


    • vesjem vesjem 18 septembre 2014 19:56

      @hervéc’estgrav
      d’accord avec toi pour toutes les « entraves aux libertés » que nos élus nous pondent ;
      c’est un complot pour nous faire courber l’échine (à nous les citoyens du pays révolutionnaire) ; radars , dos d’âne , chicanes , limitations etc... ; la répression à tous les étages ;
      nous sommes le pays test dans cette course à la lenteur et aux représailles ;


    • anomail 16 septembre 2014 12:34

      Bonjour M. Lhomme.

      En ce qui me concerne vous prêchez un converti.

      Faire la pub de la voiture électrique, c’est entretenir la confusion entre l’énergie et son conteneur.
      Une voiture c’est toujours une tonne à déplacer, qu’elle soit thermique ou électrique.
      Il faut pour cela une énergie considérable.

      Plus globalement, on (les politiques, les médias) cherche à nous faire croire que la question est de savoir comment faire pour pérenniser nos récentes habitudes occidentales.

      Mais la vraie question est : Comment-va-ton faire pour s’habituer à vivre avec dix fois moins d’énergie par tête de pipe à l’horizon d’une trentaine d’années.

      Pour ce qui est du transport, les premières solutions qui viennent a l’esprit sont :

      - L’allègement des véhicules individuels, pour les courtes et moyennes distance (vélo / scooter électriques).

      - La mutualisation des véhicules pour les grandes distances (bus, trains, bateaux)

      - La fin du transport aérien de masse (pourtant y’en a qui veulent encore construire des aéroports smiley ).


      • San-antonio San-antonio 16 septembre 2014 12:42

        Article intéressant. A l’auteur, que la voiture électrique ne réduise pas les rejets de CO2. A terme, on s’en fout un peu :
        - Le CO2 n’a jamais été un polluant, la preuve, n’importe quelle bouteille de soda en est chargée, ainsi que sa majesté Champagne...
        - Le role du CO2 dans le pretendu effet de serre est contesté partout, du moins négligeable par rapport a la simple vapeur d’eau
        - Le réchauffement climatique est loin d ;etre acté.
        - La responsabilité du CO2 dasn un réchauffement climatique hypothétique ne soutient pas le moindre raisonnement.

        En revanche, vous avez raison de préciser que si la pollution est réduite (pas annihilée) au niveau de la voiture elle-même, celle-ci en crée en amont de nouvelles souvent bien peu prises en compte dans les merveilleuses présentations des constructeurs. Cela rappelle un peu les âneries Calvetistes dans les 90’s sur le mazout appliqué a la voiture particulière...

        A ce sujet, vous oubliez plusieurs formes de pollution :

        1 - Celle non resolues par la voiture électrique : le rejet de sous produits pétroliers dans la nature, liquides lave-vitres, usure des pneus sur le bitume.
        2 - Celle induite par la voiture électrique inconnues sur les véhicules a pétrole : pollution électromagnetique dont on ne sait absolument rien des effets sur le corps humain a moyen et long terme.

        Cela étant, plusieurs données permettent toutefois de comprendre l’interet de l’électrification des automobiles :
        - Le rendement d’un moteur a combustion interne ne peut dépasser 40% lorsque les meilleurs moteurs electriques atteignent 97%.
        - Le rejet de fluides en tous genres et dégradés du pétrole est a l’evidence fortement réduit : pas de vidanges, pas de pertes lors des operations de remplissage de reservoirs, fuites de reservoirs...
        - Les phases de freinage sont utilisées comme génératrices : l’énergie autrefois perdue est regénérée en électricité.
        - L’entretien du « powertrain » est réduit a rien, ce qui implique une disparition de la fabrication de toutes les pieces de rechange et de reparation et la diminution de la pollution associée.
        - La simplification du véhicule est une aubaine pour les constructeurs en terme de rentabilité.
        - La possibilité d’utiliser des moteurs bien plus petits que le sacro-saint « bourrin sous capot », donc logeables un peu partout (meme dans les roues), impliquant réduction de poids, ouvrant une voie a des designs inconnus jusqu’ici et permettant des politiques de plate forme super optimisées.
        - Le silence absolu de la motorisation : réduction de la pollution sonore, surtout en ville (sur route ce sont les pneus qui font le plus de bruit)
        - Les performances de la motorisation sont infiniment supérieures a tout moteur a combustion interne de par la disponibilité maxi de couple a tous régime.
        - Ce couple maxi a tous régimes impliquant la disparition de la transmission (boite a vitesse), mais aussi (dans le cas de moteurs logé a proximité ou meme dans les roues) d’arbres de transmission, differentiels, cardans...
        - On peut imaginer que les trajets « specifiques » liés a la distribution de l’essence ou du gazout n’existeront plus (livraison par les camions citernes aux stations services, trajets specifique du quidam « pour faire son plein »), autant d’énergie et de pollution économisée.
        - L’absence de vibration permettant la disparition de jouets tels que volants bi-masse, supports moteurs a technolgie spatiale et autres sieges sur suspension.

        A la liste de des avantages,on ne peut imaginer que le moteur électrique ne s’impose pas dans l’automobile dans les années a venir...

         


        • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 16 septembre 2014 12:47

          Je me suis bien gardé de me positionner sur la question du co2, je note « seulement » que le principal argument avancé en faveur de la voiture électrique ( réduire les émissions de co2) n’est même pas au rendez-vous !!!


        • Attilax Attilax 16 septembre 2014 13:24

          @ San Antonio,
          Oui, clairement le moteur électrique est beaucoup plus performant, à tous niveaux. Le problème ne vient pas du moteur mais des batteries. Si on trouvait un moyen de développer du courant en continu, genre bagnole Tesla, là ça deviendrait intéressant pour les usagers et la pollution, mais hélas pas pour leurs profits. L’énergie libre, ils n’en veulent à aucun prix.


        • alberto alberto 16 septembre 2014 15:21

          A l’auteur merci pour cet article qui ouvre un débat intéressant !

          A San Antonio : oui, le meilleur rendement du moteur électrique est cependant dégradé par le transport de l’énergie entre la centrale et la borne de recharge...


        • anomail 17 septembre 2014 12:21

          Exact.

          Produire l’électricité => Rendement
          L’acheminer vers la borne => Rendement
          Charger la batterie => Rendement
          Décharger la batterie => Rendement (résistance interne)


        • San-antonio San-antonio 17 septembre 2014 16:49

          oui, le meilleur rendement du moteur électrique est cependant dégradé par le transport de l’énergie entre la centrale et la borne de recharge...

          Je vous repondrai qu’il faut consommer 2.2l de petrole brut pour qu’1 l de mazoil/gazout arrive a votre reservoir. Pas sur que le transport de l’electricte ait un rendement aussi mediocre....


        • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 17 septembre 2014 16:53

          Les 2/3 de l’énergie primaire d’une centrale nucléaire sont perdus en chaleur rejetée dans l’environnement.

          Si on ajoute les pertes en ligne (eh oui, les centrales sont à la campagne, trop dangereuses pour les villes, d’où des centaines de km de THT) on arrive à une perte de 75% de l’énergie primaire.

          Là aussi, le nucléaire est la pire des énergies...


        • San-antonio San-antonio 17 septembre 2014 17:19

          Rectificatif : Il faut 2,2l de petrole brut pour 1l de gazoil en sortie de rafinerie. On n ;est pas encore dans le reservoir...

          Sinon, M. Lhomme, je ne comprends rien a votre argumentaire.

          Le sujet etant la voiture electrique, j’explique que la bagnole a petrole a un rendement energetique desastreux. Vous dites : « la voiture electrique aussi ». Soit.

          Seulement vous expliquez que 9% seulement de l’energie electrique mondiale est produite a partir du nucleaire...

          Je ne vois donc pas l’interet de ce dernier post...


        • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 17 septembre 2014 17:46

          Je commence à fatiguer, je me demande si ce n’est pas votre seul but !

          Donc, on reprend :

          - la voiture électrique est censée lutter contre les émissions de co2
          - c’est largement faux d’après l’Ademe
          - c’est un peux moins faux avec de l’électricité nucléaire (qui a cependant des tares au moins aussi graves)
          - de toute façon le nucléaire ne produit plus que 9% de l’électricité mondiale (c’était 17% en 2001) ce qui fait moins de 2% de la conso mondiale d’énergie
          - donc le nucléaire n’est pas seulement nuisible, il est aussi inopérant contre le co2
          - donc il est stupide et illusoire de vouloir « sauver la planète » avec des voitures électriques alimentées au nucléaire
          - ouf


        • San-antonio San-antonio 17 septembre 2014 19:00

          - donc il est stupide et illusoire de vouloir « sauver la planète » avec des voitures électriques alimentées au nucléaire

          Le nucléaire qui ne représente donc plus que 9% dela production mondiale contre 21% pour les énergies renouvelables. (vos chiffres). Les voitures électriques ne seront donc pas alimentées au nucléaire, mais principalement par des centrales thermiques.
          Dans ce cas, je vous suis tout a fait sur le fait que la réduction de CO2 ne sera qu’un leurre, car on ne fait que déplacer la combustion.

          Cependant, je ne vois pas bien ce que le nucléaire vient faire là-dedans, puisque sa part dans la production mondiale n’arrête pas de diminuer.

          Votre combat contre l’énergie nucléaire est défendable, mais, à la lecture de vos arguments et des chiffres que vous citez, désolé, non, je ne vois pas le rapport avec la voiture électrique...


        • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 17 septembre 2014 19:13

          Il vous suffisait de LIRE le texte que vous commentez si allègrement. Vous auriez alors vu ça :

          "les plans de développement des voitures électriques en France prévoient que le rechargement des batteries se fera quasi exclusivement sur le réseau électrique ordinaire, c’est-à-dire à 75% par le nucléaire.« 

          Le lobby nucléaire va tout tenter pour ne pas disparaitre, en particulier en France (son dernier »royaume"), et la voiture électriques est probablement sa dernière chance...


        • San-antonio San-antonio 17 septembre 2014 20:17

          Ah ben fallait le dire ! Votre adversaire juré serait EDF et votre combat s’arreterait aux frontieres de la Gaulle.

          Ainsi votre article ne concerne finalement pas grand monde, d’autant que les constructeurs Français sont loin de commercialiser une offre de voiture électrique concrète et plausible.

          Bon je m’en vais de ce pas acheter une Tesla smiley


        • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 17 septembre 2014 20:45

          C’est donc confirmé, vous n’avez même pas LU le texte que vous commentez si allègrement. Vous auriez alors noté que les « élites » françaises veulent gaspiller 100 milliards pour installer 7 millions de bornes de rechargement pour d’introuvables (et polluantes) voitures électriques.

          Je me bats donc (sans aucune illusion, rassurez-vous) pour tenter d’empêcher ce gaspillage stupide de l’argent public qui manque tant pour le social, l’éducation, les énergies renouvelables...

          Commencez donc par lire avant de « réagir » aveuglément...


        • Croa Croa 17 septembre 2014 22:16

          Le fuel brûlé en centrale thermique vient aussi de la raffinerie donc c’est pareil !


        • San-antonio San-antonio 18 septembre 2014 09:53

          Euh, je vous prierai de vous répondre sur un autre ton. Je ne vous ai pas agressé. J’ai simplement demandé des explications sur un article qui ne semble pas correctement étayé.

          Si vous n’acceptez pas la critique, ne publiez pas et surtout pas sur Avox.

          Je vous répète que, votre pettit « probleme » est Franco-Francais. S’il vous semble suffisamment grave pour en faire un article, bien vous en fasse, mais, votre manque de vision globale suffit a lui seul a discréditer vos écrits.

          Quant au « gaspillage de l’argent public », renseignez-vous sur la facon dont est créée la monnaie, vous comprendrez qu’installer des bornes n’est pas un gaspillage d’argent, mais plutot favorise l’emergence d’une nouvelle « industry » (au sens Anglais du terme). Je ne suis pas plus credule que vous concernant le cote polluant du vehicule electrique et en parle en connaissance de cause du bas (sic) de mes 20 ans dans l’industrie automobile du Japon a l’Angleterre en passant par la France et les US.

          Seulement je ne vois ou se trouve le gaspillage d’argent public, ces bornes étant, par nature, destinées a créer de la richesse (totalement virtuelle, donc bien mal acquise, je vous le concède) par la mise sur le marché de liquidités fabriquées a partir des brouzoufs futurs que le client (pigeon) lambda introduira dans la fente magique. Mais, tout d’abord, on est loin du scandale la ce niveau et surtout vous semblez oublier une chose essentielle : on peut fabriquer de l’électricité avec tout et n’importe quoi.

          Des rayons solaires, de la géothermie, la petite riviere au fond de votre jardin, du fumier en décomposition, les marées bretonnes, le vent, la pluie, les barrages de haute montagne, les fleuves en tous genre, le vélo d’appartement de votre belle-mere suant pour eliminer ses bourrelets, du nucleaire, des energies fossiles, des plantes cultivees, des ordures et je dois en oublier un bon paquet.

          Le véhicule thermique fonctionne aux énergies fossiles pour la majorité volées par la force aux pays les plus pauvres et/ou plantes cultivées, synonyme de pollutions aux pesticides et réduction des terres disponibles pour l’alimentation. Punto Basta.

          Que l’usage de la voiture électrique « dégage du CO2 » n’est en rien lié a sa nature, mais au(x) choix de(s méthode(s) de production de électricité.

          L’obsession Francaise est nucléaire, les Chinois grillent du fossile, honte a eux. Tenter d’empêcher l’installation de bornes de recharge peut sembler une solution, mais vous manquez le but. Le problème, si problème il y a, n’a rien a voir avec l’énergie utilisée, qui (je le démontre plus haut) est d’une efficacité sans commune mesure avec nos machins vroum-vroum hérités du XIX siecle, mais avec le mode de production de électricité.


        • anomail 19 septembre 2014 16:52

          Bonjour San-Antonio,

          « vous semblez oublier une chose essentielle : on peut fabriquer de l’électricité avec tout et n’importe quoi »

          Vous semblez aussi oublier une chose essentielle, pas à l’échelle de plusieurs millions de véhicules.

          Une petite vidéo pour essayer de le percevoir :
          http://www.youtube.com/watch?v=8iNv5lrva_g


        • vesjem vesjem 19 septembre 2014 22:18

          « - la voiture électrique est censée lutter contre les émissions de co2 »

          non , la voiture électrique est sensée réduire la pollution en ville


        • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 20 septembre 2014 00:01

          ...en polluant loin de là où elle roule : c’est une démarche de salauds, point barre !


        • vesjem vesjem 20 septembre 2014 12:54

          @stéph
          « c’est une démarche de salauds, point barre »

          phrase complètement démago , et sans aucune logique


        • Jacques_M 16 septembre 2014 13:11
          Bonjour,

          Visiblement, la voiture électrique n’est pas la solution universelle comme on voudrait nous le faire croire.

          Ce que je propose : des voitures avec pile à combustible, l’hydrogène provenant de la décomposition de l’acide formique en CO2 et H2.

          Reconversion du CO2 en acide formique suivant l’électricité disponible (surplus éolien et photovoltaïque, nucléaire pendant les heures creuses, centrales solaires thermiques), dans des mini centrales qui serviraient à la fois :
          - au remplissage des réservoirs des véhicules,
          - comme tampons pour les pics de consommation d’électricité,
          - pour le prélèvement de matières premières pour l’industrie.

          Je cherche quelqu’un qui accepte de revoir les calculs et d’évaluer le projet.



          • Alex Alex 16 septembre 2014 13:46

            « l’hydrogène provenant de la décomposition de l’acide formique »

            Faisons travailler les fourmis !


          • alberto alberto 16 septembre 2014 15:25

            @ Jacques M :

            Ton acide formique, pour le fabriquer, tu utilises quelle énergie ?


          • Jacques_M 16 septembre 2014 16:07

            @alberto


            Pour fabriquer l’acide formique : 2 méthodes :
            1) électricité pour l’ électrolyse de l’eau, d’où hydrogène + CO2 -> acide formique,
            2) réaction du méthane avec la vapeur d’eau (méthane provenant du gaz naturel ou du biogaz) :
            CH4 + 2H2O + 3CO2 -> 4HCOOH.

            Une méthode intermédiaire consiste en une électrolyse haute température : vers 800-900°C, il faut la moitié d’électricité par rapport à une électrolyse à 20°C : ce serait intéressant si on obtient ces hautes températures par l’intermédiaire de centrales solaires thermiques (à concentrateurs).

            Sur cette page, c’est plus détaillé.


          • Croa Croa 17 septembre 2014 22:20

             smiley smiley smiley smiley Bref il faut à Jacques_M de l’électricité pour faire de l’électricité smiley smiley smiley smiley smiley smiley


          • Jacques_M 18 septembre 2014 08:28

            Salut Croa,


            C’est en effet un moyen de mettre l’électricité en réserve, ce qui est indispensable avec l’éolien et le photovoltaïque, pour les périodes de pointe et pour remplir les réservoirs des véhicules.

            C’est aussi un moyen de développer les centrales solaires thermiques qui ont un rendement bien supérieur au photovoltaïque et qui pourraient remplacer progressivement le nucléaire.

            C’est aussi un moyen d’utiliser le biogaz et le gaz naturel de manière plus parcimonieuse.

            Il s"agit d’un ensemble de mini centrales qui permettrait, petit à petit, de se libérer de l’emprise des grands groupes qui contrôlent l’énergie.



          • Attilax Attilax 16 septembre 2014 13:13

            Totalement d’accord avec votre article. Il est d’ailleurs intéressant de constater que la mayonnaise ne prend pas, et pour cause : les voitures électrique sont hors de prix, n’ont pas d’autonomie, prennent des plombes à recharger et les batteries, qui ont une durée de vie de 900 cycles en moyenne, finissent par devenir des déchets ultimes. Faut vraiment être le dernier des gogos (des bobos ?) pour s’acheter un truc pareil. Ça doit d’ailleurs leur coûter très cher, à toutes ces entreprises, de construire des voitures qu’elles ne vendent pas...
            Les solutions alternatives plus crédibles existent, mais curieusement, elles n’intéressent pas les industriels (air comprimé, électro-magnétisme, hydrogène, bien des prototypes fonctionnent déjà depuis des années). Affaire d’argent, évidemment.


            • Le printemps arrive Le printemps arrive 16 septembre 2014 23:08

              il faut ajouter l’arnaque de la location des batteries.


            • Croa Croa 17 septembre 2014 22:23

              L’arnaque location n’est qu’une alternative à l’arnaque achat, elle ne s’ajoute donc pas.


            • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 16 septembre 2014 13:20

              La plupart des fabricants de bagnoles sont en train de préparer des modèles fonctionnant avec une pile à combustible à hydrogène qui pourra être produit par des panneaux photovoltaïques ou des éoliennes ( il y a même une marque japonaise qui propose un kit de rechargement domestique pour l’hydrogène ) ce qui fait que ces véhicules seront réellement les plus propres et les plus efficients sans compter les progrès que l’industrie électrique accomplit pour disposer de centrales électriques moins dangereuses et beaucoup plus durables telles que les centrales au thorium ou a fusion.


              Certains objecteront que la pile à hydrogène est encore très coûteuse, mais il existe un projet européen de fabrication de piles à combustible basée sur des polymères plutôt que sur du platine qui devrait permettre d’ici quelques années la massification de la production.



              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 16 septembre 2014 13:24

                Videmment, ceux qui rèvent de décroissance en seront pour leurs frais face à la révolution énergétique qui se profile...


                Et pas qu’eux hein, parce que ceux qui vivent du pétrole et du gaz ont également du souci à se faire quand on n’aura plus besoin de leurs produits.



              • Trelawney Trelawney 16 septembre 2014 13:42

                Le 23 mai 2014, le Ministère des Transports et des Infrastructures Digitales allemand a inauguré les équipements d’alimentation en hydrogène vert de la station-service multi-énergie Total de Berlin-Schoenefeld en faisant le plein d’une voiture électrique (Audi) à pile à combustible. Il faut noter que la société française Total en est le grand architecte et qu’une autre société française (Mc Phy) est le fournisseur d’équipement innovant de stockage d’hydrogène sous forme solide. Le principe de fonctionnement repose sur l’utilisation comme source d’énergie de l’hydrogène produit grâce à de l’électricité d’origine éolienne et solaire. Cette électricité provient d’un parc éolien proche et une installation photovoltaïque posée sur le toit de la station.

                Cela fait partie d’un programme financé par l’état allemand à hauteur de 50 millions d’euro et 50 stations sont en constructions pour être opérationnelles en 2015 (date de diffusion des Honda, Toyota et Mercedes à pile à combustible)

                 

                La voiture Audi Q5 à pile à combustible a une autonomie de 300 km

                 

                Les allemands ont pris le problème des voitures à énergie verte par le bon bout et son prêt. Les français ont toutes les connaissances et la technologie pour le faire (ce sont des spécialistes mondiaux), mais le développe au Japon, en Allemagne, en Asie. Ils ne le développent pas en France


                • Frédéric BOYER Frédéric BOYER 16 septembre 2014 13:49

                  Pas d’accord !


                  Même si les arguments scientifiques que vous avancez sont tout à fait exacts, puisqu’il faut bien fabriquer ces voitures avec des procédés polluants, les alimenter avec des sources d’énergie polluantes et dangereuses, et de surcroît générer une déperdition énorme dans le transport et le stockage de l’électricité, la voiture électrique représente une opportunité majeure de sortir du tout automobile.

                  Pourquoi ? Eh bien parce que la voiture électrique est à l’automobile ce que la méthadone est à l’héroïne : elle va permettre à l’homo automobilus de se désintoxiquer du vroum vroum, parce qu’elle roule doucement et en silence. Elle n’est pas une fin en soi, mais une étape vers la décroissance des déplacements.

                  Si la voiture électrique s’impose, c’en sera fini du fétichisme de l’objet qui caractérise l’auto depuis un siècle. Sans ce fétichisme, les hommes n’auraient pas massacré leurs villes, leur campagnes, leurs lieux de socialisation, pour le Dieu Auto.

                  Faire tomber le symbole de la société de consommation, çà vaut le coup, non ?

                  • Trelawney Trelawney 16 septembre 2014 14:09

                    Sans ce fétichisme, les hommes n’auraient pas massacré leurs villes, leur campagnes, leurs lieux de socialisation, pour le Dieu Auto.

                    Que deviendraient nos campagnes sans voiture ? des déserts.

                    La voiture qu’elle soit à l’essence, au diesel ou électrique est avant tout un moyen de se déplacer. C’est d’ailleurs le moyen le plus pratique pour se déplacer. A partir de ce constat, on est bien obligé de trouver des solutions moins énergivore pour se déplacer.


                  • 1871-paris 1871-paris 16 septembre 2014 14:26

                    Quand les Ecolos sont réactionnaires et lutte contre l’évolution des choses plus parce qu’elles sont polluantes, non mais parce que pour eux elles ne leur plaisent pas !

                    Le conservatisme n’est pas seulement celui qui fait des références a des mœurs, des manières anciennes, mais aussi celui qui lutte contre toute évolution.

                    le conservatisme est aussi celui qui inverse les choses en reprenant une idéologie qui était conservatrice et qui passant dans l’opposition tente de la faire passer pour novatrice.

                     

                    que peut vous faire le fait que certain aime ou aime pas l’automobile, à partir du moment où cela est produit consommé et recyclé convenablement. le problème n’est pas l’image (que vous imposez sectairement péjorativement) mais plutôt d’une bonne maitrise industriel de bout en bout de la chaine, production utilisation, recyclage. et cela ne peu ce faire qu’avec une volonté politique forte et non un libéralisme qui laisse les individus libre de faire ce qu’ils veulent a leur échelle. Des choses sont possible, mais seulement si elles peuvent l’être pour tous et non que pour quelques-uns. Ainsi vous ne pouvez prétendre la suppression des moyens de déplacement, mais vous ne pouvez l’imposé sa diffusion si apporte un préjudice.

                     

                    A parisp par exemple il y a eu un excès le retour a quelque chose de plus modéré est salutaire, mais sombre dans la suppression totale est sectaire !


                  • Frédéric BOYER Frédéric BOYER 16 septembre 2014 14:57

                    C’est depuis l’invention de l’auto que les campagnes sont devenues désertes...

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