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Accueil du site > Actualités > Environnement > Maintenant nous sommes plus forts, nous avons Alternatiba

Maintenant nous sommes plus forts, nous avons Alternatiba

« Alternatiba  » veut dire « alternative » en basque et s’affiche comme « un grand évènement citoyen pour le climat ». Mais j’y étais à Paris les 26 et 27 septembre et je peux dire que c’est bien plus que ça. Pourtant rien que ça, c’est déjà énorme.

5 600 kilomètres de vélo parcourus depuis le printemps. 187 étapes avec comité d’accueil et ambiance festive, comme autant de lieux, autant de terreaux agissant, respirant, où l’on serait venu semer une graine. 400 associations et organisations mobilisées ce week-end d’automne place de la République, 25 000 visiteurs le samedi, 30 000 le dimanche. Le même jour, c’était aussi Alternatiba à Grenoble, Montpellier, Le Havre, Mimizan, La Loire, Bergerac, Marne-et-Gondoire, Audincourt, Lorient, Sancé, plus de 100 villages Alternatiba se sont montés en France et à l’étranger. Ça, déjà ça, c’est énorme ; mais il faut dire aussi les couleurs, il faut dire les sourires, dire la décontraction, dire la musique, la gentillesse, l’amitié, la fraternité qui était là à chaque pas, à chaque instant. Il faut dire le don. Il faut célébrer le don parce que l’on a mangé sans payer le dimanche midi et que c’était aussi étonnant que bon. Des centaines avaient épluché.

Nous sommes neufs

Quelle démonstration ce mouvement Aternatiba. La place de la République est devenue le lieu idéal pour changer. Alimentation, habitat, énergie, éducation… 14 quartiers thématiques composent le village, autant d’endroits où l’on peut se rendre compte que l’on peut faire autrement au quotidien, que d’autres déjà le font et que c’est bon pour le climat. Autant dire bon pour nous, bon pour nos enfants et les rouges-gorges qui en ont bien besoin. 170 organisations environnementales, sociales, solidaires et syndicales soutiennent Alternatiba, mais elles sont discrètes. On dirait que le slogan, qui est une des raisons du succès du rendez-vous de Glières tous les printemps : « ni badges, ni banderoles… », s’applique ici aussi. Les organisations sont discrètes dans leur affichage et c’est bon ainsi. Un seul mot dépasse des autres c’est Alternatiba et c’est bien. Nous sommes neufs !

Alternatiba c’est un style

Quel démonstration ce mouvement Alternatiba quand on sait qu’il s’est créé en 2013 à Bayonne. Né il y a deux ans, il fait sens pour des centaines de milliers de personnes aujourd’hui. Oui il fait sens et on peut annoncer quelques traits de caractères bien marqués. Alternatiba c’est tout sourire, c’est peut-être ce qu’il y a ici de plus merveilleux. Les visages croisés tant dans les stands que dans les allées sont souvent détendus et avenants, parfois éclatants de bonheur. Alternatiba c’est légèreté. Jamais, à aucun moment, je n’ai entendu de discours péremptoire, assommant. Pas d’idéologie ici, pas de dogmatisme, en un mot pas de domination, mais une ouverture permanente, une écoute, une disponibilité, une confiance, du pragmatisme. Voilà c’est ça Alternatiba c’est un style. Alternatiba c’est ensemble l’art et la lutte. Il fait du vélo à deux mètres au-dessus du sol, elle plante des camions, elles se déguisent en animaux des grand fonds, un énorme cheval de Troy est au pied de la statue de la République… la créativité est là qui s’impose à nous et vient nous titiller l’imaginaire à chaque instant. Alternatiba c’est un esprit résolument constructif, on est dans le faire. Alternatiba c’est cohérence avec des poubelles bien placées et des bénévoles qui nous disent comment faire pour bien trier… Alternatiba c’est en train de devenir espérance.

« En crèche on n’a pas l’Education nationale sur le dos » 

Il y avait une cinquantaine de participants au débat sur l’éducation à 16 h au collège Louise Michel au bord du canal Saint-Martin. Catherine Chabrun est enseignante et rédactrice en chef du Nouvel Éducateur, la revue du mouvement Freinet ICEM. Elle parle d’une « école trop fermée », de ces enfants qu’ « on n’écoute pas assez ». Elle dit qu’il « faut décloisonner ». Charlotte Douillet est vice-présidente du REFEDD, Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable. Elle dit que les étudiants ont « une connaissance des enjeux, mais une connaissance concrète faible » et qu’à l’heure d’agir « ils ne savent pas comment s’y prendre ». Florence Herrero est enseignante et conseillère d'arrondissement déléguée chargée de l'éducation au développement durable dans la mairie du 20ème. Elle parle de l’écoparlement des jeunes qu’elle est en train de mettre en place dans sa classe avec le GRAINE île de France. Elle dit ses difficultés avec l’Education nationale qui ne facilite pas la mise en œuvre de projets. Elle lâche : « je suis en colère contre l’institution ». Claire Grolleau-Escriva est présidente de l'association Ecolo-Crèche. Elle lâchera : « En crèche on n’a pas l’Education nationale sur le dos », que « les enfants sont ravis de se reconnecter avec la nature »… Pascal Diard est professeur d’histoire-géographie et formateur au Groupe Français d’Education Nouvelle GFEN. Il dit qu’en classe « nous sommes ensemble pour comprendre le monde ». Il dit que « développement durable n’est pas un terme qui lui convient », que son but c’est « l’élévation des consciences », qu’ « il faut que le débat s’engage, dans le débat, les prises de conscience arrivent ». Lors du débat avec la salle une principale d’établissement dira : « l’Education nationale c’est vrai, c’est une chape de plomb ».

Coopération et non compétition

Il y a aussi des témoignages. Marianne Figarol du réseau des bâtisseurs de possibles Synlab, nous parle d’une démarche en quatre phases pour que les enfants reprennent confiance : ils observent, imaginent une solution, réalisent, puis partagent. Caroline Sost de livingschool dit que « le changement commence par nous », elle parle de « savoir être » de « logique de coopération et non de compétition ». Elle dit : « nous avons besoin, nous adultes d’avoir confiance ». L’école Vitruve parle de l’enfant qui « prend en charge ses apprentissages ». Un participant dit lui aussi qu’il « en a marre d’entendre parler de développement durable », que « les pédagogies actives ne sont pas valorisées ». Un autre participant s’érige contre le mot « éducation » et préfère parler « d’éveil ». Il ajoute : « il faut apprendre aux enfants à respirer ». Une directrice d’établissement des Ardennes s’insurge contre les magasins Leclerc, le Crédit Agricole, Total, le GNIS… qui imposent leurs marquent dans le monde de l’éducation des enfants. « S’en servent pour leur communication ».

Des enseignants et des animateurs heureux

J’ai dit lors de ce débat au nom du Collectif Français pour l’éducation à l’environnement vers un développement durable (CFEEDD) et du Réseau Ecole et Nature que nous devions nous organiser, qu’effectivement le développement durable ne nous aidait pas, que les cantines bio avançaient grâce à l’engagement des acteurs des territoires qui voulaient simplement que leurs enfants mangent correctement. J’ai dit comme c’était important que nous ayons des enseignants et des animateurs heureux, confiants en eux, que les enfants en ont besoin. J’ai affirmé que les pédagogies actives constituaient un trésor que le vingtième siècle avait négligé mais qu’aujourd’hui dans cette crise climatique où nous avons besoin de citoyens autonomes, aptes à l’esprit critique, innovants et doués d’initiatives, ce trésor il fallait s’en servir. J’ai invité pour conclure tout le monde à s’impliquer dans les quatrièmes Assises de l’EEDD dont le lancement aura lieu en février 2017 et la synthèse en novembre 2018.

« Edgar danse ! »

Les derniers mots à 19 h sur la grande scène ont été émouvants. Edgar Morin a été vibrant. Il nous invite à nous « organiser » et à « penser ». Catherine Dolto, Susan George, Patrick Viveret, Claude Alphandéry sont là autour de Txetx Etcheverry qui nous invite à poursuivre le chemin et nous rappelle la célèbre phrase de Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l'ont fait ». Tous sont joyeux et solidaires avec des dizaines de bénévoles montés sur scène. La fête est faite aux artistes qui accompagnent Alternatiba, une chanson est lancée, mon voisin à côté de moi dit : Edgar danse ! Effectivement, porté par la vague d’enthousiasme, Edgar danse ! C’est beau !

Des nouveaux rendez-vous

Pendant ces deux jours on pouvait sentir un pouvoir qui circulait entre les personnes. C’est le pouvoir de la liberté. On sentait un pouvoir qui courrait parmi nous, c’était le pouvoir de la fraternité. Pas un ici qui attend la révolution, d’ailleurs ici on n’attend rien. Ici on se contente d’être là, on se contente d’être vivant, de faire, là et vivant, là dans l’ici et maintenant, disponible. Elle n’est nulle part ailleurs la révolution. Alternatiba participera aux temps forts de la COP21 avec notamment la grande marche du 29 novembre et le village mondial des alternatives au sommet citoyen de Montreuil les 5 et 6 décembre.

A suivre

Roland Gérard

Co-directeur du Réseau Ecole et Nature

 


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19 réactions à cet article    


  • fred.foyn Le p’tit Charles 30 septembre 2015 09:05

    bof...ça n’intéresse que les pollueurs il me semble.. ?


    • eric 30 septembre 2015 11:06

      Encore des fachos subventionnés. Le seul recours au terme citoyen suffit. Dans une démocratie, tout est citoyen, par construction, qui concerne les nationaux. La prétention de certains mouvements politico associatifs à se nommer eux même « citoyens », vise à faire croire qu’ils le seraient plus que les autres. Mais sans la sanction des urnes.

      Ici, on a de 30 à 60 000 personnes le dimanche suivant les sources, soit de l’ordre de 75 personne pour chacun des 400 mouvements qui participent, en admettant qu’il n’y a pas eu de piétons passés par hasard.

      La suite de la description est éloquente. Toujours la même classe sociale prédatrice qui vit de nos fonds publiques et cherche à nous enseigner la vie sur la base de ses fantasmes idéologiques, mais en se gardant bine de se soumettre à la sanction citoyenne justement....
      Tiens, rien que les gens de la crèche qui se réjouissent de ne pas être sous le contrôle du ministère, donc donc des « élus citoyens » ; En revanche, les « financements citoyens », ils ne crachent pas dessus.

      L’enjeu principal des prochaines élections sera bien de remettre ces gens sous le contrôle des citoyens par la réforme de l’état.


      • soi même 30 septembre 2015 12:48

        @eric ( L’enjeu principal des prochaines élections sera bien de remettre ces gens sous le contrôle des citoyens par la réforme de l’état. ) il se pourrait bien , je le crains que vous soyez très mal compris par ceux justement qui pensent à corps et à cri qu’ils possèdent la solution.


      • eric 30 septembre 2015 13:33

        @soi même Je crains exactement le contraire. En 2012, et malgré leurs déchirements internes, il sont tellement bine compris que Sarko avait effectivement commencé à réduire leurs pouvoirs et notamment la dépense publique ( un retraité sur deux remplacé, c’est de la lèse majesté) qu’ils ont tous voté en bloc, comme un seul homme et femme et autre LGBT ( même les copains d’Arlette, ont appelé à faire barrage). Or, il connaissaient tous Hollande intimement. Patrons (?) du PS, c’est avec lui que se négociait les postes, les prébendes, les éligibles, etc...
        Il savent eux même qu’il n’ont pas la solution ’ (relisez le sabir ici présenté) mais il est hors d question qu’il laissent les places aux citoyens......


      • eric 30 septembre 2015 11:10

        "Pendant ces deux jours on pouvait sentir un pouvoir qui circulait entre les personnes. C’est le pouvoir de la liberté. On sentait un pouvoir qui courrait parmi nous, c’était le pouvoir de la fraternité. Pas un ici qui attend la révolution, d’ailleurs ici on n’attend rien. Ici on se contente d’être là, on se contente d’être vivant, de faire, là et vivant, là dans l’ici et maintenant, disponible. Elle n’est nulle part ailleurs la révolution. Alternatiba participera aux temps forts de la COP21 avec notamment la grande marche du 29 novembre et le village mondial des alternatives au sommet citoyen de Montreuil les 5 et 6 décembre."

        https://www.youtube.com/watch?v=AMij3xjEW-A

        Sauf que le manque d’intérêt pour le pouvoir....(COP21, sommet de montreuil, etc...)

        Allez faire le don de vous même chez les grecs les gars... !


        • Scual 30 septembre 2015 12:08

          @eric

          Pourquoi tant de haine ?

          Je me le demande bien...


        • eric 30 septembre 2015 12:48

          @Scual

          Osez dire que sa soupe, ce n’est pas le monologue d’Otis ?
           
          Comprenez vous que c’est cela que ce type sert quotidiennement à des enfants qui sont peut être les vôtres ?

          Il fut un temps ou l’école de la république permettait à beaucoup de s’en sortir. Aujourd’hui, le gamin qui à droit à cela à l’école, si il n’a pas une famille solide derrière lui, il va finir ou à votre avis ?

          C’est mon « amour du peuple » qui me force à être sans compassion pour ces guignols et à les dénoncer sans relâche....


        • Spartacus Spartacus 30 septembre 2015 13:38

          @eric


          Quel exploit, ils font du vélo.....

          Il sont même cités dans le Climathon n°39.

          Ce sont des gauchistes issus des favorisés et statutaires de l’état et abonés aux des subventions souvent marxistes déguisés qui avancent masqués avec des slogans du genre « pas d’idéologie » mais de l’autre remplis d’une démarche directiviste avec comme but la rééducation du vil peuple motorisé.

          Ils sont subventionnés et prêt a creuser sans compter l’argent des générations futures en démarrant leur prosélytisme d’endoctrinement vert de gis par l’éducation.

        • soi même 30 septembre 2015 14:06

          @eric ( Pendant ces deux jours on pouvait sentir un pouvoir qui circulait entre les personnes. C’est le pouvoir de la liberté. ) ) si tu savais que sentir n’est rien d’autre une illusion, il faudrait un peut plus de clairvoyance pour voir que tous cela est encore farce...


        • Robert GIL Robert GIL 30 septembre 2015 15:20

          @Spartacus
          explique moi en quoi les gauchiste sont favorisé et statutaires de l’etat ? Tu confonds avec le medef et les entreprises privés qui ponctionnent sans compter dans les caisses de l’etat !
          .
          En plus cette caste parasitaire ne sert a rien, car ce ne sont pas les patrons qui « donnent du travail », ce sont les salariés qui vendent leur force de travail, ils produisent les richesses et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent. Chacun sait que le travail n’enrichit personne. Ce qui enrichit c’est l’exploitation du travail des autres. Et ce qui enrichit encore plus c’est la spéculation sur l’argent dérivé du travail des autres. Car la finance, les surprofits et dividendes placés sur les casinos des bourses et trafics, rapporte, il est vrai, encore plus que le travail et l’entreprise.
          .
          voir :
          LA REPUBLIQUE NE DOIT PAS SE PLIER AUX ENTREPRISES, MAIS LE CONTRAIRE


        • tf1Groupie 30 septembre 2015 14:31

          AlternatiBOBO


          • lloreen 30 septembre 2015 17:41

            A l’ auteur.

            Merci de votre belle contribution.On sent que votre coeur parle à travers vos lignes et c ’est vraiment très émouvant.
            C ’est le nouveau paradigme. Tous ceux qui ne se satisfont plus de ce monde enlaidi, souffrant ont décidé de relever le défi de faire un grand nettoyage.
            Il y a eu les incredible edible en Grande-Betragne et les initiatives ont essaimé un peu partout.

             http://lesincroyablescomestibles.fr/

            La nature donne tout gratuitement et on voit les dégâts au niveau alimentaire depuis que les industriels de l’ agro-alimentaire ont fait de la nourriture, essentielle au bien-être, un produit.
            La nature n’ est pas un produit et l’ être humain n’ est ni une marchandise ni un esclave.
            De plus en plus de gens commencent maintenant à comprendre l’ enjeu véritable : se réapproprier tout ce que l’ industrie a volé et pollué, guérir les blessures physiques et mentales causées par la maltraitance de l’ âme et des corps.

            Le monde change parce que de plus en plus de gens ne se contentent plus d’ être bêtement des consommateurs et c ’est tant mieux.

            Quant à l’ Education Nationale, elle est un grand corps malade de ses corporatismes et nul changement ne viendra d’ elle, tant elle est en proie à des luttes intestines de pouvoir pour le contrôle des cerveaux.


            • eric 30 septembre 2015 18:32

              "Quant à l’ Éducation Nationale, elle est un grand corps malade de ses corporatismes et nul changement ne viendra d’ elle, tant elle est en proie à des luttes intestines de pouvoir pour le contrôle des cerveaux« .

              Vous rigolez ? Le changement viendra quand nos employés de l’éducation nationale se remettront à travailler sur nos instruction, avec les enfants comme le voudrait la démocratie. Vous avez vu le CV de l’auteur ? Avec cela, et encore, j’imagine les engagements autres, vous imaginez qu’il à le temps de bosser pour les gosses ?

               »éducateur à l’environnement et au développement durable, membre du Réseau Ecole et Nature depuis son origine, codirecteur de l’association. Cofondateur du Collectif Français pour l’Education à l’Environnement vers un Développement Durable (CFEEDD). Coanimateur de l’Espace National de Concertation (ENC) pour l’éducation à l’environnement et au développement durable".


              • lloreen 1er octobre 2015 08:26

                @eric

                "Vous rigolez ? Le changement viendra quand nos employés de l’éducation nationale se remettront à travailler sur nos instruction, avec les enfants comme le voudrait la démocratie.« 

                Nos employés, nos instructions.
                Oui, c ’est bien ce que je disais. 
                Je connais très bien une dame professeur en collège et donc j’ ai des échos du milieu scolaire. Je sais très bien à quel point le collège unique est une hérésie.
                Couler tous les élèves dans un même moule, séparer le »bon grain de l’ ivraie" de façon arbitraire et les trier selon les exigences de leur future employabilité, les abreuver de programmes totalement inintéressants et arbitraires.Une horreur.


              • Enabomber Enabomber 1er octobre 2015 11:46

                Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil


                • Nycolas 2 octobre 2015 15:16

                  @Enabomber

                  C’est la réflexion qui m’était venue à l’esprit également... Mais tous ces moments d’exaltation tendent à revenir à un stade émotionnel banal, une fois les illusions retombées, et plus haute est la fausse espérance, plus douloureuse est la chute.


                • Doume65 2 octobre 2015 13:43

                  «  Il dit que « développement durable n’est pas un terme qui lui convient », que son but c’est l’élévation des consciences »

                  Au vu des réactions à cet articles, y’a du boulot !


                  • Nycolas 2 octobre 2015 15:15

                    @Doume65

                    Au vu de l’article aussi. Ce genre de manifestation n’est qu’un déplacement de la conscience, pas une élévation.


                  • Nycolas 2 octobre 2015 15:12

                    Cet article est une fabuleuse page de publicité.

                    Une réplique de l’état d’esprit marchand appliqué à quelque chose qui devrait, veut-on nous faire croire, le supplanter à terme. Un bégaiement de l’histoire, s’il devait en être ainsi.

                    Hélas, l’enthousiasme ne suffit pas, hélas le sourire n’est une raison ni une excuse à rien. J’en ai connu des rassemblements enthousiasmants, dans cette tendance pseudo-libertaire qui n’est en fait qu’un retour de bâton de l’identitarisme, dans sa version gauchiste. Et j’en suis revenu assez vite, avec ppur bilan un quasi néant, sinon en effet de bons moments passés avec des gens agréables. Mais cela n’est qu’une façade, une surface, c’est ce qu’il faut comprendre.

                    L’essentiel est ailleurs, et il est surtout en profondeur. Or de profondeur il n’y a pas. En niant les idéologies par peur des dogmes - alors que les dogmes s’effondrent d’eux-mêmes, avec le temps - on les renforce. En croyant qu’on peut passer outre les idéologies, quand on veut vivre dans le monde matériel, on les renvoie dans le refoulé, et ils nous reviennent en pleine face avec une grande violence, un jour ou l’autre.

                    Bref... Encore des gens souriants, pleins d’élans et de bonnes intentions avec lesquelles ils pavent soigneusement et consciencieusement l’enfer.

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