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Accueil du site > Actualités > Environnement > Méditerranée (Mare nostrum) : une mer assassinée – Réchauffement (...)

Méditerranée (Mare nostrum) : une mer assassinée – Réchauffement climatique, pollution, surpêche

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Qui se soucie encore de l’avenir de la Méditerranée, de son climat et de sa biodiversité ?

Les 18 et 19 juillet 2016 avait lieu à Tanger la MEDCOP22, malgré l’importance de ce sujet pour l’avenir de tous les Méditerranéens (lire infra) et le séminaire « Climat, biodiversité, croissance bleue : quelles solutions pour la Méditerranée ? » organisé par le ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer le 27 juin dernier, aucun média méridional ne s’est fait, en France, le relais de cette information. À décharge, les terribles tragédies qui en peu de temps ont touché la France entière, et plus particulièrement le Sud, « notre » Sud de France. Cependant, il est vrai aussi que pour les médias, mieux vaut surfer sur la vague des émotions et de l’indignation que de jouer le rôle, tant méprisé, de lanceur d’alerte. C’est une question… de rendement. Or, dans notre société actuelle, le profit est aussi une question de survie qui est venue peu à peu suppléer nos idéaux humanistes qui faisaient la réputation de la France dans le monde entier. Nous aurions bien besoin, à l’heure actuelle, de mener une véritable réflexion de fond, à l’échelle individuelle, locale et nationale, sur ce qui constitue le socle de nos valeurs communes héritées du Siècle des Lumières et de la Révolution française.

Pour parvenir à cela, nous devrons dépasser les clivages actuels et vaincre notre principal obstacle : le déni… « L’ennemi de la vérité n’est pas le mensonge, mais le déni entretenu par certaines croyances qui vont s’imposer à nous comme des certitudes. » (Jacques Salomé, 2012, La vie à chaque instant).

Vaincre ce déni est une nécessité pour dépasser les clivages dans lesquels nous enferment les tristes évènements qui viennent de toucher notre pays. Il en est de même sur tous les sujets de crise actuels. Au final, cela fait beaucoup de problèmes à résoudre d’un coup. Y parviendrons-nous ?

La question se pose d’autant plus que le cadet de nos soucis, comme en atteste le traitement de l’information par nos médias, à savoir la protection de l’environnement, risque très vite de devenir le plus important de nos problèmes.

Tentons d’analyser pourquoi !

Introduction :

Les premières traces de vie sur terre sont apparues dans les océans sous forme de bactéries il y a de cela 3,5 milliards d’années. Connu sous le nom d’algue bleue – d’où la couleur si caractéristique de notre planète vue de l’espace –, ce phytoplancton est à l’origine de la vie sur terre.

Nous avons coutume de considérer que les forêts sont les poumons de la planète, mais en réalité, ce sont les océans qui assurent près de 70% de nos besoins en oxygène[1]. Notre écosystème mondial aux interactions complexes entre eau, air, terre et feu (soleil, volcan, etc.) est donc fortement dépendant du bon état écologique de ses mers.

Parmi elles, la Méditerranée occupe une place exceptionnelle à plus d’un titre.

Ce qui frappe ses visiteurs aux premiers abords est la beauté de ses paysages ainsi que celle de ses fonds marins. À elle seule, sa biodiversité représente près de 18% des espèces marines connues à ce jour alors qu’elle couvre moins de 1% de la surface totale des océans.

Le revers de la médaille, c’est que son extraordinaire richesse est proportionnelle à sa fragilité. C’est l’une des raisons pour lesquelles la Méditerranée est reconnue comme faisant partie des 25 premiers points chauds de la biodiversité mondiale.

Cependant, cette diversité est aujourd’hui plus que jamais menacée de disparition. Les dangers qui la guettent ont pour noms réchauffement climatique, pollutions et… surpêche.

Le réchauffement climatique :

Quels liens existe-t-il, me direz-vous entre le réchauffement climatique et l’état des mers et des océans ?

Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls à ignorer ces informations puisque les organisateurs de la dernière COP21 n’avaient même pas prévu de traiter cette question dans leur agenda. Sans l’intervention d’un collectif de scientifiques et de chercheurs, d’élus de communes littorales et d’associations de protection de l’environnement dont le porte-parole fut le Prince Albert II de Monaco, l’importance des océans dans le changement climatique en cours n’aurait même pas été traitée à ce rendez-vous international.

Ces liens sont pourtant nombreux et ont pour certains étaient rappelés par le dernier rapport du GIEC (Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Nos activités industrielles dégageant des gaz à effet de serre, notamment du CO2, contribuent au réchauffement climatique et à l’acidification des mers et des océans.

Or, cette acidification est nocive à de nombreux organismes marins… tels que le phytoplancton, invisible à l’œil nu et pourtant si essentiel à notre survie puisqu’il fournit, nous l’avons vu, près de 70% de l’oxygène planétaire.

Dans le système climatique complexe de notre planète, les océans ont absorbé plus de 90% de l’énergie dégagé par le réchauffement climatique ce qui a déjà entrainé de nombreux changements sous la surface des mers : migration et/ou apparition de certaines espèces, parfois invasives et entrant en concurrence avec les espèces endémiques tout en les menaçant de disparition.

Cependant, le changement majeur s’effectue à l’échelle invisible, celle du phytoplancton.

En effet, ce microorganisme ne sert pas uniquement de base à la chaîne alimentaire marine, outre le fait qu’il produise l’essentiel de l’oxygène terrestre, il « piège » aussi une partie non négligeable du CO2 que nous dégageons de par nos activités : c’est la pompe à carbone océanique.

Ainsi, les services écosystémiques marins en termes de régulation et d’approvisionnement ont été estimés entre 15 000 et 51 000 milliards d’euros chaque année, soit plus que le produit national brut de tous les pays du monde[2].

C’est dire l’utilité des mers et des océans pour l’ensemble de l’humanité.

En contrepartie que faisons-nous pour eux ?

Nous les polluons à un point tel qu’aujourd’hui nous mettons en danger de mort les organismes à l’origine de la vie sur terre.

Chercher l’erreur !

La pollution :

L’accent mis depuis quelque temps sur cette problématique est encourageant, mais très nettement insuffisant au regard de la gravité des faits.

Je reste abasourdi lorsque je lis certains articles de presse qui donnent la parole à des « experts qui n’ont jamais vu la mer », comme je les nomme ironiquement tant leur déni du désastre en cours est gravissime.

Si je peux les comprendre pour diverses raisons qui relève d’une problématique que j’introduis dans mon ouvrage (les effets indirects du lobbying de certaines industries), ce n’est pas pour autant qu’il faille les excuser, car selon les bons mots d’Albert Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent et laissent faire ».

Or, si tant de gens regardent et laissent faire, c’est avant tout parce qu’ils sont sous informés et manipulés par des autorités qui sous couvert d’expertise peuvent dire et écrire des conneries monumentales sur la situation réelle des mers et des océans… et tout particulièrement sur notre Méditerranée.

Au court de ma carrière, j’ai ainsi lu et entendu des propos qui m’ont fortement choqué, non pas pour leurs inexactitudes, mais pour la puissance des dénis qu’ils exprimaient.

Parmi toutes les agressions polluantes que nous infligeons à la Méditerranée, il en est une de particulièrement scandaleuse et pernicieuse à souhait : c’est celle provoquée par les fabricants de pesticides qui osent s’autoproclamer industrie phytopharmaceutique ou phytosanitaire.

Je ne saurais développer plus avant ce point sans m’éterniser longuement sur la question.

J’aborde cette problématique dans mon livre où le lecteur curieux pourra y trouver tous les arguments scientifiques me permettant d’affirmer la nuisance de gens que je n’hésite aucunement à qualifier de « chiminazis ». Un terme choisi à dessein pour des raisons bien précises afin que le profane puisse mesurer simplement et très exactement le niveau de nuisance de cette industrie qui depuis près d’un siècle s’emploie à nous berner et à corrompre nos gouvernants pour s’assurer des profits conséquents ne reposant que sur du vent.

Et comme toujours lorsqu’un acte criminel est intentionnellement organisé, il convient de détourner les regards des curieux afin que le crime puisse se poursuivre en toute impunité. C’est la fonction sociale dévolue aux boucs émissaires.

En Méditerranée, les plus gros pollueurs impliqués tout à la fois dans le réchauffement climatique et les atteintes à l’environnement, à savoir les industriels semeurs de morts que sont les fabricants de pesticides, se sont trouvés de parfaits boucs émissaires, à savoir les pêcheurs que l’Europe, aux ordres des lobbys de l’industrie agrochimique comme en atteste le très délicat dossier des perturbateurs endocriniens[3], désigne comme responsable de la disparition des ressources marines à cause de la surpêche.

La surpêche :

En Méditerranée, l’Europe ne cesse de marteler l’information, reprise en cœur par l’ensemble de la presse écrite depuis plus d’un an maintenant : « Les faits sont incontestables : les stocks halieutiques de Méditerranée s’amenuisent. Certains sont quasi épuisés. Au total, 93 % des stocks de poissons évalués sont surexploités[4]. » « Plusieurs raisons expliquent l’état critique des stocks de poissons », surenchérit cet article. « La pollution et le changement climatique jouent certainement un rôle. Mais il ne fait aucun doute que l’exploitation massive des ressources halieutiques est l’une des causes principales. » (Sic ! C’est moi qui souligne.)

Plusieurs choses importantes sont à connaître au sujet de cette soi-disant surpêche :

  • La première, c’est qu’elle est le fruit incontestable de l’irresponsabilité européenne en matière de politique commune de pêche (PCP). Ce fait est d’ailleurs reconnu dans un communiqué de presse du parlement européen[5] : « La surpêche est généralement considérée comme le pire échec de la PCP actuelle, qui date de 2002. La nouvelle PCP devrait entrer en vigueur en 2014. »
  • La seconde, depuis 2008, plusieurs plans de sortie de flotte ont réduit le nombre des chalutiers méditerranéens, faisant passer leur nombre de 161 unités à 61. Cette mesure censée assurer la pérennité de la ressource pour les professionnels encore en exercice s’avère être totalement inefficace puisque les apports sous criée des chalutiers restants ont chuté d’autant.
  • La surpêche est définie en fonction du Rendement maximum durable (RMD). Cette mesure « est la plus grande quantité de captures que l’on peut extraire d’un stock halieutique à long terme et en moyenne, dans les conditions environnementales existantes (moyennes), sans affecter significativement le processus de reproduction [définition FAO] », nous informe le glossaire de l’Ifremer[6]. Problème, cette mesure est très fortement contestable, car elle ne prend pas en compte les changements de productivité liés à la pollution qui contribue à la stérilisation des mers et des océans. Autrement dit, elle exonère les véritables responsables de cette surpêche en luttant contre les effets au lieu de s’attaquer aux causes du problème.
  • Un précédent communiqué de presse de la commission européenne[7] stipulait que : « D’après les données sur les stocks halieutiques pour la Méditerranée, la situation est médiocre : au moins 96 % des stocks de poissons benthiques de la Méditerranée sont surexploités et, pour les stocks vivant en eaux médianes comme la sardine et l’anchois, ce chiffre est d’au moins 71 %. » Il s’avère qu’une récente étude sur la sardine et l’anchois réalisée par Ifremer Sète[8] a rendu publiques ses conclusions sur la disparition des stocks du petit pélagique de méditerranée. En cause non pas la surpêche comme nous l’assène à tue-tête l’Europe depuis 2014, mais un défaut dans la qualité de nourriture (le plancton) dont se nourrissent ces poissons. Une façon policée d’incriminer la pollution sans le dire puisque la seule raison pour laquelle la qualité du plancton diminue est due à la pollution et en particulier à la pollution chimique incompatible avec ces organismes marins pourtant si utiles à notre survie sur terre. Comme nous l’avons vue. La question que nous devrions donc tous nous poser est la suivante : pourquoi devrait-on prendre des gants pour incriminer les pollueurs et leurs méfaits (que l’on pense aux atermoiements de l’Europe sur le glyphosate, substance de base du Roundup, le pesticide le plus vendu au monde, reconnus mortels pour l’environnement marin ou encore sur la définition des « perturbateurs endocriniens » qui a soulevé un « tôlé » chez les spécialistes) alors que cette même Europe ne se gêne absolument pas pour incriminer une profession, menaçant de disparition toute une filière, pour des faits dont elle est majoritairement responsable ?

En d’autres termes, les pêcheurs et la filière pêche méditerranéenne payent les pots cassés pour des atteintes à l’environnement commis par d’autres… avec la complicité irresponsable d’une technocratie européenne totalement déconnectée des réalités du terrain.

Voilà très succinctement résumée la situation que doit affronter aujourd’hui l’ensemble des professionnels vivant de l’activité pêche en Méditerranée.

Conclusion :

C’est le déni organisé de la situation tragique que vit la partie de la Méditerranée la plus riche en biodiversité et le fait que ses pêcheurs tiennent lieu de bouc-émissaires auprès des autorités qui m’ont poussé à écrire l’essai que je présente ici. Des faits qui interrogent sur la finalité d’une telle politique et posent la question du « déficit de démocratie » que nous pouvons constater dans ce dossier comme dans bien d’autres désormais. Un « déficit » qu’a très bien souligné le film d’investigation édifiant « Océans, la voix des invisibles[9] », de Mathilde Jounot.

Philippe Vergnes

N. B. :

Parce que s’informer et partager l’information c’est déjà agir, je joins à cet article une lettre ouverte qui sera expédiée à tous les parlementaires, quels qu’ils soient, accompagnée d’un exemplaire du livre Méditerranée : une mer assassinée – Le crime parfait et d’une pétition en ligne afin d’inciter l’Assemblée nationale à réunir une nouvelle commission d’enquête parlementaire sur « la pollution du littoral méditerranéen et sur les mesures à mettre en œuvre pour la combattre et assurer la défense de la nature » qui visera des objectifs plus ambitieux encore que celle qui avait été mise en place en 1974 et qui avait permis, à l’époque, une prise de conscience ayant permis d’apporter des solutions pérennes sur les problèmes d’assainissements qui se posaient alors. Aujourd’hui, les dangers qui guettent cette mer sont d’un tout autre niveau, hautement plus toxique et dangereux pour la faune et la flore et l’ensemble de la chaîne trophique, d’où l’extrême urgence d’une telle commission d’enquête.

Synopsis du livre :

La biodiversité de la Méditerranée occidentale vit aujourd’hui ses dernières heures dans un silence de cathédrale. Cette « apocalypse » annoncée à l’horizon 2030 par le rapport de l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques enregistré à l’Assemblée nationale et au Sénat le 21 juin 2011 est d’ores et déjà un fait acquis. Seuls un effort titanesque et une forte prise de conscience de la part de la société civile pourraient encore sauver ce qui peut l’être. La raison imposerait de mettre en œuvre un plan d’urgence pour susciter cet élan salvateur, car nos dirigeants s’illusionnent autour de la Directive cadre « Stratégie pour le milieu marin » (DCSMM) et de son Plan d’action pour le milieu marin (PAMM) basés sur une évaluation initiale des eaux marines et un programme de surveillance qui éludent les principales observations attestant des plus importantes dégradations subies par cette mer. Ce qui signifie très clairement que les objectifs visés par cette directive ne seront jamais atteints à l’horizon 2020 comme initialement prévu par ce texte… ni même en 2050, tant le déni qui imprègne cette évaluation est patent pour les acteurs de la filière pêche méditerranéenne. Est-ce pour cette raison qu’ils ont été écartés des travaux ouvrant la voie aux futures décisions qui seront prises à leurs dépens ?

Aujourd’hui, il ne s’agit plus de tergiverser, car le temps nous est compté. La convention de Barcelone de 1976 a montré ses limites et son incapacité à endiguer les flux de pollutions « émergentes » qui gangrène aujourd’hui la Méditerranée. L’extrême urgence de la situation tragique que vit cette mer exigerait de réunir une nouvelle commission d’enquête visant des objectifs plus ambitieux encore que ceux qui avaient été fixés en 1974 par celle que nos parlementaires avaient, à l’époque, votée à l’unanimité.

 

[1] Goudet, Jean-Luc (2016, juin), « Journée mondiale de l’océan : dix chiffres étonnants à connaître », sur le site Futura-Sciences.com. Consulté le 17 juin 2016.

[2] Barroux, Rémi (2015, juin), « Le réchauffement climatique va bouleverser la biodiversité marine », sur le site lemonde.fr. Consulté le 5 mars 2016.

[3] Les perturbateurs endocriniens sont un sujet très délicat à aborder dans cet article, mais je puis d’ores et déjà vous révéler ce qu’ils représentent : les perturbateurs endocriniens, au rang desquels rentrent la plupart des pesticides, sont le plus grand scandale sanitaire à venir de l’histoire de l’humanité… et je pèse mes mots. Avec cette bombe à retardement, exit l’affaire de la vache folle, du sang contaminé, du médiator, du virus H1N1 et j’en passe… Nos dirigeants, et l’Europe en tête font tout pour retarder l’explosion de cette bombe en n’hésitant pas à prendre des décisions qui favorisent les fabricants de pesticides, et ce même si certaines résolutions vont à l’encontre des règlements qu’elle édicte. Informez-vous simplement sur la controverse que la toute récente définition européenne des perturbateurs endocriniens a provoquée au sein de la communauté scientifique pour commencer à comprendre sur quoi nous mettons le doigt. Pour approfondir ce sujet, lire notamment :

Horel, Stéphane (2016, juin), « Perturbateur endocrinien : tollé contre Bruxelles », sur le site lemonde.fr. Consulté le 17 juin 2016.

Foucart, Stéphane (2014, octobre), « Perturbateur endocrinien : les raisons du retards européen », sur le site lemonde.fr. Consulté le 17 juin 2016.

[4] Commission européenne, Affaire maritime et pêche (2016, avril), « Pêche en Méditerranée : reconstituer les stocks pour redonner un avenir aux pêcheurs par Karmenu Vella » sur le site ec.europa.eu. Consulté le 17 juin 2016.

[5] Parlement Européen, communiqué de presse (2012, décembre), « Stop à la surpêche : une réforme majeure pour une “Europe bleueˮ approuvée en commission de la pêche », sur le site europarl.europa.eu. Consulté le 17 juin 2016.

[6] Ifremer (2013 juillet), « Rendement maximal durable (RMD) : concilier conservation et exploitation », sur le site ifremer.fr. Consulté le 17 juin 2016.

[8] Saraux, Claire (2016, avril), « Anchois et sardines faméliques en Méditerranée, la faute au plancton ? » sur le site Theconversation.com. Consulté le 5 avril 2016.

[9] Le Marin (2016, mars), « “Océans, la voix des invisiblesˮ, un film édifiant », sur le site lemarin.fr. Consulté le 16 juin 2016.

Ce documentaire est disponible en location pour la modique somme de 1€ ou en téléchargement au tarif de 10€ au lien suivant : https://vimeo.com/ondemand/oceanslavoix/160984621. À voir absolument pour comprendre les enjeux de la « surpêche ».


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141 réactions à cet article    


  • JL JL 30 juillet 09:12

    Très bien. On ne peut qu’être d’accord avec l’auteur.


    • Daniel Roux Daniel Roux 30 juillet 09:41

      "Les premières traces de vie sur terre sont apparues dans les océans sous forme de bactéries il y a de cela 3,5 milliards d’années. Connu sous le nom d’algue bleue – d’où la couleur si caractéristique de notre planète vue de l’espace –, ce phytoplancton est à l’origine de la vie sur terre."

      Pour la crédibilité de l’article, il serait nécessaire de reprendre ce chapitre. L’auteur devrait se contenter de reprendre le consensus scientifique qui se résume à ceci.

      http://www.futura-sciences.com/magazines/terre/infos/actu/d/paleontologie-origine-vie-these-sources-hydrothermales-renforce-63679/

      Pour le reste et pour paraphraser le chapeau sous le titre : Tout le monde se fiche de l’avenir, non pas de la planète, qui en a vu d’autres, mais de l’humanité.

      Perso, mon opinion est faite : Nous allons subir une nouvelle extinction de masse comme il y en a eu déjà tant, par l’augmentation catastrophique de la température. Quelques espèces en réchapperont, probablement la notre, réduite à quelques centaines de milliers, sur les côte maritimes ou près de grands lacs, et une nouvelle ère commencera.


      • Abou Antoun Abou Antoun 30 juillet 10:23

        @Daniel Roux
        Nous allons subir une nouvelle extinction de masse comme il y en a eu déjà tant, par l’augmentation catastrophique de la température. Quelques espèces en réchapperont, probablement la notre,
        La nôtre est une des plus fragiles, ne subissant plus aucune sélection naturelle et je doute que, privée de ses gadgets, de son confort, de son assistance médicale, elle puisse se perpétrer. Mais enfin, la Nature est prévoyante, il y a peut-être parmi nous des ’survivors’.


      • Daniel Roux Daniel Roux 30 juillet 11:12

        @Abou Antoun

        C’est un processus qui s’étend sur des centaines de milliers d’années, le temps que de nouveaux équilibres climatiques se mettent en place.

        Il y a encore quelques régions où les humains sont encore soumis à la sélection naturelle, en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, notamment.

        Vous savez sans doute que l’humanité actuelle est issue d’un unique groupe humain de quelques milliers d’individus et que tous les autres espèces humanoïdes ont disparu lors de précédentes catastrophes dont un épisode de réchauffement et une éruption volcanique cataclysmique, le Toba.

        C’est ce qu’on appelle des goulots d’étranglements dans l’histoire des espèces.


      • Abou Antoun Abou Antoun 30 juillet 12:10

        @Daniel Roux
        Vous savez sans doute que l’humanité actuelle est issue d’un unique groupe humain de quelques milliers d’individus et que tous les autres espèces humanoïdes ont disparu lors de précédentes catastrophes dont un épisode de réchauffement et une éruption volcanique cataclysmique, le Toba.
        Je connais en effet cette théorie. Mais à l’heure actuelle il ne s’agit que d’une théorie parmi d’autres comme celle-ci. Ma formation ne m’autorise pas à prendre position dans ce débat de spécialistes.
        Pour ce qui concerne la prochaine extinction de masse il s’agira d’un phénomène brutal lié à la surpopulation, l’épuisement des ressources, l’accroissement de la pollution, tous facteurs conjugués qui déboucheront tôt ou tard sur des conflits. L’hypothèse d’un conflit nucléaire est une possibilité, pas une certitude. Ce qui semble se dessiner dans l’immédiat c’est plutôt une guerre civile généralisée, mais en fait l’un peut déclencher l’autre ou vice-versa. Le processus d’extinction ne devrait prendre que quelques dizaines d’années, la survie de l’espèce humaine est loin d’être sûre. Mais enfin la planète s’en moque et la vie se perpétuera sous une forme ou sous une autre. Il semble que certains insectes (arachnides) soient complètement insensibles aux radiations.
        La prochaine ère géologique verra le règne du scorpion ...
        Tout cela est peut être programmé ; l’anthropocène n’aura alors été qu’une très courte parenthèse dans l’histoire de la planète. Les hommes devraient être plus modestes.


      • Philippe VERGNES 30 juillet 12:29

        @ Daniel Roux, bonjour,


        « Pour la crédibilité de l’article, il serait nécessaire de reprendre ce chapitre. L’auteur devrait se contenter de reprendre le consensus scientifique qui se résume à ceci. »

        Merci pour le lien, mais le contenu de cet article n’invalide en rien le passage incriminé. Il donne simplement une origine à l’algue bleu. Or, pour la commodité du propos, et par simplification pour ne pas surcharger de trop ces écrits, c’est bien les propriétés de cette cyanobactérie qui, grâce à la photosynthèse et à la production d’oxygène, peuvent être considérées comme à l’origine de la vie sur terre.

      • JC_Lavau JC_Lavau 30 juillet 17:21

        @Daniel Roux. Oui, pour le coup du bleu, tu as bien fait de mentionner l’ineptie.
        Pour le reste, ton coup du « réchauffement », compte là dessus et bois de l’eau claire.
        Les témoins de géotruc aussi ont prédit l’Armageddon pour l’année prochaine sept ou huit fois. Pourtant eux aussi comptent qu’ils ont la vérité vraie dans leur secte. Comme toi dans la tienne.


      • alinea alinea 30 juillet 18:23

        @Abou Antoun
        Mais l’homme n’est pas modeste ! on vient de lire un article qui tire un fil du : on est en train de tout tuer et de tous crever, et il y en a qui trouvent à redire !!


      • alinea alinea 30 juillet 18:36

        @Abou Antoun
        Mais les occidentaux ne sont pas notre espèce à eux tout seuls ! il y a l’homme rouge qui a vu tout cela bien avant nous ! et puis des hommes des bois qui survivent, miraculeusement !


      • fred.foyn Le p’tit Charles 30 juillet 10:09
        La Méditerranée disparaîtra dans quelques milliers d’années, l’Afrique avance vers nous de 2 à 3 cm (inexorablement) par an..le Détroit de Gibraltar sera fermé dans encore moins de temps, ce qui transformera cette mer en marre aux canards...alors la surpêche ne sera qu’un lointain souvenir...comme le CO2 d’ailleurs, vaste fumisterie orchestrée par des mafieux en manque d’argent... !

        • fred.foyn Le p’tit Charles 30 juillet 10:10

          @Le p’tit Charles......Réveillez vous braves gens...on vous prends pour des c..... !


        • fred.foyn Le p’tit Charles 30 juillet 15:31

          @Le p’tit Charles..............Le déplacement de la plaque africaine se fait vers le nord-est, à une vitesse de 2,15 centimètres par an ou à une vitesse de rotation de 0,927° par million d’années selon un pôle eulérien situé à 59°16’ de latitude nord et 73°17’ de longitude ouest (référentiel : plaque pacifique).

          Son contact divergeant avec la plaque arabique vient de ce que celle-ci se déplace vers le nord plus rapidement que la plaque africaine.

          Les zones de convergence sont situées au nord de la plaque, en mer Méditerranée. À terme, la mer Méditerranée est condamnée à disparaître....Wikipedia


        • JC_Lavau JC_Lavau 30 juillet 17:37

          @Le p’tit Charles. Zone en surrection, future ouverture d’océan : les Afars.


        • mmbbb 30 juillet 19:50

          @Le p’tit Charles et la Corse sera rattachée a la france et les Corses ne nous feront plus chier avec leur independance, un pont suffira a relier cette ile au continent Les dockers corse ne pourront plus faire greve c’est con


        • mmbbb 1er août 08:13

          @Le p’tit Charles dans 1 milliard d’annees, le soleil commencera a entrer en expansion, Les eaux commenceront à bouillir et le poisson sera deja cuit prêt a la consommation


        • JC_Lavau JC_Lavau 30 juillet 17:34

          La surpêche existe.
          Des pollutions existent. Il serait adulte, et il serait sain, d’énumérer lesquelles : quels produits, où, quand, en quelles quantités et teneurs, et si possible avec quels effets. Ici rien de semblable, rien d’adulte.

          En déduire que « réchauffement climatique » existe, que « acidification des océans » existe, c’est de la faute de raisonnement préfabriquée.
          Et qui sont les charlatans qui vous ont préfabriqué ces canulars et ces fautes de raisonnements ? Bin, des banksters et des fortunes pétrolières... Il leur a suffi d’acheter quelques scientifiques de troisième ordre, et de leur garantir des carrières monstrueusement anormales. Après quoi leur presse aux ordres reprend le canular en boucle, et les idiots utiles se précipitent là dessus. Les journalistes et le grand public sont si nuls en sciences, qu’ils gobent n’importe quoi.


          • Philippe VERGNES 30 juillet 18:35

            @ JC_Lavau, bonjour,


            Intéressante réaction, mais ne vous en déplaise, sur le coup vous êtes à côté de vos pompes.

            C’est un peu comme pour toutes les théories du complot, il est tout aussi stupide de voir des complots partout que de croire qu’ils n’en existent pas. Dans un monde où la pensée qui s’y développe est de plus en plus schizophrène et manichéenne, il devient très difficile de tenir une position intermédiaire.

            Je réponds donc point par point à vos arguties (qui ne sont sur ce sujet qu’affirmations péremptoires).

            « La surpêche existe » : bien sûr qu’elle existe, de même que la pêche illégale ou irresponsable, etc. Cependant, la surpêche peut aussi servir de prétexte à certains pour fuir leur responsabilité dans la disparition de la biodiversité comme c’est le cas en Méditerranée.

            « Des pollutions existent » : j’ai écris 260 pages sur ces pollutions en m’attaquant plus particulièrement à celle qui constitue actuellement la plus grave menace pour la biodiversité, c’est la raison pour laquelle je ne reviens pas dans cet article sur le sujet, car il m’aurait entraîné dans de trop longues explications, alors que l’urgence aujourd’hui est de dénoncer le lobbying de l’Europe contre la surpêche en Méditerranée, car le problème le plus important est ailleurs.

            Être adulte, c’est d’abord de lire un article en essayant de le comprendre, et..., si par malheur l’auteur de l’article en question n’est pas parvenu à se faire comprendre, d’établir un dialogue avec lui pour éclaircir certains les points qui, aux yeux d’un critique tel que vous, vous semblent litigieux. (Mais cet article à surtout été écrit pour prendre la défense des pêcheurs face à une immense injustice qu’ils subissent sans qu’aucun média ne la dénonce.)

            « En déduire que »réchauffement climatique« existe, que »acidifications des océans« existe, c’est de la faute de raisonnement préfabriquée » : j’attends avec impatience une argumentation SÉRIEUSE sur ces questions-là, car voyez-vous, pour un habitant du bord de la Méditerranée qui tire ses moyens de subsistances de l’observation et de l’exploitation des ressources de la Méditerranée depuis près de 35 ans, seuls les « autistes », les résidents « EHPAD » (traduction personnelle : établissement hospitalier pour personnes âgés dépressives), les fonctionnaires décérébrés et justement, ceux que vous appelez les scientifiques aux ordres ou les idiots utiles (oui d’accord, cela fait au final pas mal de monde, surtout par chez nous) peuvent encore ignorer les changements climatiques en cours et la modification conséquente des propriétés physiques et de la composition chimique de l’eau de mer : baisse du ph = acidification.

            Tout le problème consiste ici, comme dans beaucoup d’autres problématiques, de savoir distinguer le bon grain de l’ivraie et ce n’est pas par le dénigrement que vous y parviendrez. Tout au contraire, une telle attitude sert plutôt les banksters et les fortunes pétrolières que vous vous plaisez tant à dénoncer, car ce faisant vous vous faites complice de la dichotomie que cherche à installer nos esclavagistes afin d’échapper à leurs méfaits (pendant que l’on s’étripe, on les oublie... malheureusement).

          • JC_Lavau JC_Lavau 30 juillet 22:58

            @Philippe VERGNES. Ta naïveté est sans limites, tu raisonnes sous la dictature de l’émotion, voire par insultes car tu n’as aucune formation scientifique. On t’a déjà tout expliqué sur cette escroquerie à l’échelle planétaire, encore plus énorme que celle de Trofim Lyssenko, mais en vain car demeurer sous ta secte est ta priorité.

            Fraude : nulle trace de corpus expérimental soutenant « acidification des océans »
            www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/fraude-nulle-trace-de-corpus-152331
            La fraude à « 70 % des arbres menacés par le changement climatique »
            www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/la-fraude-a-70-des-arbres-menaces-153196
            Non, le dioxyde de carbone est incapable de diriger le climat
            www.agoravox.fr/actualites/medias/article/non-le-dioxyde-de-carbone-est-154558
            Le GIEC n’est pas sans précédents dans l’histoire de l’humanité
            www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/le-giec-n-est-pas-sans-precedents-153653
            Ces ruses pour compromettre des milliers de scientifiques naïfs
            www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/ces-ruses-pour-compromettre-des-154986

            Gang Intergouvernemental d’Escrocs Carbocentristes, et fraude à l’évolution climatique :
            deonto-ethics.org/impostures/index.php ?board=30.0

            Il se peut que SPIP vérole encore une fois la transmission de liens, mais comme ils sont écrits en clair, cela ne devrait pas gêner grand monde.


          • Philippe VERGNES 31 juillet 00:37

            @ JC_Lavau,


            C’est fou cette propension à chercher la paille dans l’œil du voisin tout en ignorant la poutre que l’on a dans le sien. Pour ce qui est de mes « insultes » elles ne font que répondre aux vôtres : si je suis un idiot utile, vous êtes un autiste.

            Le respect dans un débat contradictoire passe obligatoirement par l’absence d’une quelconque forme de mépris. Le votre est patent dans nombres de vos échanges, c’est à croire qu’à vos yeux nous sommes tous des « naïfs », des « idiots utiles », des « sectaires », etc.

            Mais vous avez raison, je n’ai pas de formation scientifique et très heureusement, à voir ce que les scientifiques en font dans de nombreuses disciplines, je ne peux que m’en réjouir. N’est-ce pas vous, qui justement, dénoncez les impostures scientifiques à toutes volées ?

            Cela dit, j’ai des yeux pour voir et observer et un cerveau dont la logique n’a pas à pâlir de la votre. Et justement, en ce qui concerne la situation de la mer Méditerranée, cela fait 35 ans que j’accumule diverses observations et statistiques basées sur des faits réels et non pas des expérimentations de laboratoires.

            De ces statistiques, de nombreuses conclusions s’imposent :
            1/ La surpêche, en Méditerranée, sert de prétexte à cacher des agressions bien plus graves telles que diverses pollutions et notamment les pollutions chimiques. On se trouve là en plein mécanisme du bouc émissaire avec les pêcheurs et toute la filière pêche en ligne de mire.
            2/ Le lobbying mené tambour battant par l’Europe contre la surpêche cache en réalité la responsabilité de nos technocrates et de leur politique commune des pêches dans la disparition de la biodiversité actuellement constatée dans cette mer.
            3/ Compte tenu de la promiscuité de l’Europe envers l’industrie agrochimique, fortement impliquée dans la disparition de la ressource, on comprend mieux le mensonge organisée par l’UE.
            4/ etc.

            Si vous lisiez les liens vers toutes les informations que je communique, vous sauriez que je soulève beaucoup de question quant à la crédibilité de certaines analyses « d’experts », mais je m’exprime de façon bien moins virulente que vous pour la simple et bonne raison que contrairement à vous, je marche sur des œufs dans ce dossier, et que de par ma position, j’ai une infime chance de pouvoir convaincre les principaux concernés qu’ils sont victimes d’une monumentale escroquerie : à savoir les pécheurs eux-mêmes. Et ce n’est certainement pas en vous imitant que j’y parviendrais.

            Par contre, un dernier détail, tous vos beaux calculs et vos belles analyses ne remplaceront jamais, je dis bien JAMAIS, l’expérience de terrain. Or, c’est bien beau de se porter en contradicteur patenté sur le réchauffement climatique, l’impact carbone, la montée des eaux, etc. (qui peuvent certes avoir d’autres causes que celles dont on nous bassine), encore faut-il être en mesure d’expliquer l’inexplicable : à savoir la perte de la biodiversité autrement que par celle, inique et « fausse », d’une surpêche qui n’est que la conséquence de nombreuses erreurs d’une Europe qui ne veut pas reconnaître ses torts. A défaut, l’idiot utile... « c’est malheureusement celui qui dit qui est ».

          • JC_Lavau JC_Lavau 31 juillet 00:50

            @Philippe VERGNES. On a compris : les instruits sont tes ennemis car ils en savent trop.


          • Philippe VERGNES 31 juillet 01:26

            @ JC_Lavau,


            Vous prenez votre cas pour une généralité.

            En l’occurrence et relativement au sujet de cet article, vous êtes dans l’incapacité de donner une explication raisonnable sur la disparition de la biodiversité méditerranéenne. Il est curieux que dans votre « guéguerre » contre toutes formes d’impostures vous oubliez ce dernier point essentiel en concentrant votre argumentation sur la forme plutôt que sur le fond, à savoir la préservation de la vie et du vivant.

            Si c’est cela que vous appelez « instruction », alors, très honnêtement, je préfère ma condition « d’ignorant », mais bien vivant, à votre instruction morbide et mortifère qui n’a finalement strictement rien à envier aux soi-disant imposteurs que vous pourchassez partout de votre vindicte. C’est à croire que vous les haïssez en raison du fait qu’ils ne savent pas reconnaître votre « immense » talent. (Il me semble bien que j’ai déjà vu cela quelque part, mais ma mémoire me fait défaut sur ce coup-là.) 

          • JC_Lavau JC_Lavau 31 juillet 08:34

            @Philippe VERGNES.
            Une autre militante paranoïaque arguait d’avoir consacré toute sa vie au militantisme, DONC elle avait tout compris et savait tout :
            http://deonto-famille.info/index.php?topic=27.0
            Michèle Dayras, vierge et martyre de son état, proclame que tous les hommes sont des salauds en puissance, et que les hétérosexuelles sont des traîtresses car parfois elles pactisent avec l’ennemi héréditaire.


          • Philippe VERGNES 31 juillet 09:55

            @ JC_Lavau,


            C’est votre vie que vous nous racontez-là ?

            Très honnêtement, je ne voudrais pas vous vexer, mais je m’en tamponne un peu...


            Lorsque vous aurez appris à traiter vos contradicteurs avec moins de condescendance, peut-être pourrions-nous attaquer le fond du problème, à savoir, parmi tous les prétextes invoqués par l’intelligentsia technocratique bruxelloise pour expliquer la disparition de la biodiversité en Méditerranée (je précise) quel est celui (ou ceux) que l’on peut raisonnablement incriminer selon vous ?

            Car c’est bien là le fond du problème, pour nos technocrates, c’est surtout la surpêche et un peu la pollution, voire le réchauffement climatique. Pour moi, bien que cette problématique soit multifactorielle, c’est surtout la pollution et en particulier la pollution chimique, la surpêche et le réchauffement climatique actuel (qui sur la Méditerranée, quoique vous en disiez, est particulièrement marqué et remarqué cette dernière décennie) n’entrent en ligne de compte que pour une faible part.

            Après, votre guéguerre climatosceptique sur l’imposture du GIEC, j’en ai rien à battre... Toute manipulation, aussi importante soit-elle, est toujours basée sur un fond de vérité et être dans l’incapacité de trier le bon grain de l’ivraie n’aide absolument pas à la faire émerger.

            Tout votre savoir ne sert strictement à rien si vous êtes dans l’incapacité de le mettre au service d’une cause juste.

          • JL JL 31 juillet 10:02

            @JC_Lavau
             

             permettez moi d’intervenir dans cet échange : la question ici n’est pas de savoir si le réchauffement climatique est une réalité ou non, mais de contester les politiques, les mesures et les actions qui sont mises en oeuvre sous couvert de ce présumé réchauffement lequel n’est à aucun moment mis en doute par les pouvoirs agissants : politiques, financiers, industriels, économiques.
             
            Par exemple, on est sommé de de croire au changement climatique mais pas à la géo-ingénierie !
             
            Ce n’est plus : faites ce que je dis pas ce que je fais, mais croyez ce que je dis ne regardez pas ce que je fais.

          • berry 31 juillet 10:21

            @Philippe VERGNES
            La faune redevient abondante en quelques années dans les réserves sous-marines, comme à Port-Cros.

            Le responsable est donc trouvé : c’est la surpêche


          • Philippe VERGNES 31 juillet 10:36

            @ JL, bonjour,


            Merci !

            Ben voilà : « ... la question ici n’est pas de savoir si le réchauffement climatique est une réalité ou non, mais de contester les politiques, les mesures et les actions qui sont mises en oeuvre sous couvert de ce présumé réchauffement... »

            En fait, en matière de discours officiel, ce qui se passe au niveau de la Méditerranée est simple : on incrimine injustement une profession et toute une filière comme cause première de la disparition de la biodiversité tout en prenant soigneusement soin de ne pas parler d’autres facteurs qui entrent en jeu, comme la pollution et plus particulièrement la pollution chimique.

            On commence à bien connaître désormais ce tour de prestidigitation de nos édiles pour détourner l’attention du peuple des véritables problématiques à traiter en priorité et ce, dans le seul but d’enrichir toujours les mêmes au détriment de la santé des gens.

            Comme je le disais en réponse à Alinéa, ce que cache toute cette affaire n’est ni plus ni moins que le plus grand scandale sanitaire que le monde ait jamais connu. Tout ça pour protéger une élite psychopathe... c’est le moins que l’on puisse dire.

          • Philippe VERGNES 31 juillet 10:46

            @ berry, bonjour,


            Cela fait quarante ans que je plonge dans toutes la Méditerranée nord occidentale, et pas que dans les réserves sous-marines pour touristes. Le poisson, son comportement, ses mœurs, ses habitats, ses saisonnalités, etc., je connais... c’est mon métier.

            Si vous voulez vraiment savoir ce qui se passe, on peut en discuter, mais si c’est pour raconter les mêmes conneries que nos technocrates qui prennent conseil auprès d’expert qui n’ont jamais vu la mer, laisser tomber : vous n’y connaissez strictement rien du tout.

          • joletaxi 31 juillet 10:49

            @Philippe VERGNES

            Toute manipulation, aussi importante soit-elle, est toujours basée sur un fond de vérité et être dans l’incapacité de trier le bon grain de l’ivraie n’aide absolument pas à la faire émerger.

            c’est ce qui s’appelle se tirer une balle dans le pied non ?

            sinon, qu’est-ce que l’on peut faire devant cette catastrophe épique ?
            acheter le bouquin de l’auteur et recevoir en cadeau exceptionnel un paquet de sciure pour éviter le terrible gaspillage d’eau dans nos toilettes

            ici sur la plage des sain tes Marie, l’eau est gazeuse en dehors du fait d’être radioactive,

            pensez aux enfants, mon dieu pensez aux enfants


          • JL JL 31 juillet 10:50

            @Philippe VERGNES, bonjour, 

             
            ’’En fait, en matière de discours officiel, ce qui se passe au niveau de la Méditerranée est simple : on incrimine injustement une profession et toute une filière comme cause première de la disparition de la biodiversité tout en prenant soigneusement soin de ne pas parler d’autres facteurs qui entrent en jeu, comme la pollution et plus particulièrement la pollution chimique.’’
             
             C’est bien ce que j’avais compris.



          • JC_Lavau JC_Lavau 31 juillet 10:53

            @Philippe VERGNES. Tiens ? C’est toi qui sais à la place de tout le monde quoi est « une cause juste » ?
            C’est beau l’omniscience innée...
            Ça a toujours été comme ça dans ta famille ? Raconte !


          • Philippe VERGNES 31 juillet 10:55

            @ JL,


            Et un grand merci pour le préciser, car ce n’est manifestement pas le cas de tout le monde. Mais bon...

          • Philippe VERGNES 31 juillet 11:00

            @ JC_Lavau,


            Parce que la défense de la vie et du vivant n’est pas une « cause juste » à tes yeux ?

            Tu m’en diras tant... ça explique beaucoup de chose.

            Tu prends décidément toujours ton cas pour une généralité... heu... c’est quoi au juste l’omniscience ? smiley

          • JC_Lavau JC_Lavau 31 juillet 11:11

            @Philippe VERGNES : " le réchauffement climatique actuel (qui sur la Méditerranée, quoique vous en disiez, est particulièrement marqué et remarqué cette dernière décennie)".

            Au long des quatre milliards et demi d’années précédentes, les fluctuations climatiques ont été nombreuses à toutes les échelles. On a vu la presse étazunienne s’affoler de la prochaine glaciation qui avait déjà commencé. Et auparavant en 1922, le consul Icks avertissait d’un changement climatique colossal en cours... Mais qui s’est amplement renversé depuis.

            Le dernier Credo à la mode :
            Je crois au GIEC tout puissant,
            à l’extinction du Gulf Stream pour nous punir de nos péchés,
            à la submersion des atolls quelle que soit l’évolution verticale de leurs planchers océaniques,
            à la disparition des glaciers de l’Himalaya en 2035.
            Je crois que la neige est un souvenir du passé que nos enfants ne verront plus,
            je crois en des usines d’enfouissement du dioxyde de carbone, et tant pis pour la minorité de riverains malchanceux,
            je crois que la spéculation sur les indulgences-carbone est une bénédiction pour la planète,
            je crois que l’ours blanc est menacé par le réchauffement climatique,
            je crois à l’acidification des océans puisque les plus grands simulateurs l’ont brillamment simulée,
            Je crois que l’érosion chimique des continents va s’arrêter puisque le GIEC l’a complètement oubliée,
            Je crois que désormais les rivières ne charrieront plus aucun cation, seulement des anions HCO3+. D’ailleurs les lois de la chimie sont des lois que nous n’avons pas votées, et que nous abolirons dès que nous aurons tous les pouvoirs, quand nous aurons la dictature mondiale.
            Je crois que le Soleil est une étoile invariable,
            je crois que Greenpeace n’est pas actionnaire de BP,
            je crois que le climat va se dérégler et échapper à toutes les prévisions sauf celles du GIEC,
            je crois qu’il y aura 50 000 000 de réfugiés climatiques en 2010, oups ! en 2020, enfin en 2050, quoi,
            Je crois que la physiologie végétale c’est tout des menteries inventées par le démon. D’ailleurs nous en abolirons les lois dès que nous aurons tous les pouvoirs, quand nous aurons la dictature mondiale.
            Je crois que la dynamique des sols, c’est tout des menteries inventées par le démon (et que nous abolirons dès que nous aurons tous les pouvoirs).
            Je crois qu’à Libé Sylvestre Huet est honnête, courageux et indépendant de son patron, lequel est encore plus honnête encore.
            Je crois qu’à Li Monde Stéphane Foucart est honnête, courageux et indépendant de son patron, lequel est encore plus honnête encore.
            Je crois que Jean Jouzel est assis à la droite du GIEC le tout-puissant.
            Je crois que l’atmosphère de Vénus est dispensée de la loi de la compression adiabatique, parce que les lois de la physique et de la thermodynamique ce sont des lois que nous n’avons pas votées (et que nous abolirons dès que nous aurons tous les pouvoirs). D’ailleurs les deux gradients adiabatiques dans l’atmosphère terrestre, nous ne les avons pas votés non plus, alors ils sont désormais abolis.
            Amen.


          • JC_Lavau JC_Lavau 31 juillet 11:23

            @Philippe VERGNES. DONC l’acidification des océans existe ?

            On avait déjà eu comme cela 347 arguments prouvant l’existence du dieu du Vatican. Ils sont souvent applicables aux affirmations des carbocentristes.
            « Vous voyez ce bûcher, là ? Donc dieu existe ! »
            « Vous voyez ce bûcher, là ? Donc le Réchauffement Climatique Anthropique existe ! »
            ...

            219. ARGUMENT PAR LE JEU VIDEO JAPONAIS MAL TRADUIT
            (1) Quelqu’un a mis nous la bombe.
            (2) Nous recevons signal.
            (3) Ecran principale allume.
            (4) Comment allez vous, messieurs.
            (5) Toute ta base sont appartienne à nous.
            (6) Quoi tu dire !
            (7) Tu as pas chance de survivre fais du temps.
            (8) Ha ha ha ha....
            (9) Bouge *zig.*
            (10) Tu sais ce que tu fais.
            (11) Pour grande justice, détruis chaque *zig.*
            (12) Donc le Réchauffement Climatique Anthropique existe.

            ...

            (1) Parlons peu, parlons bien, venons-en aux faits.

            (2) Parfait, quand est-ce qu’on commence ?

            (3) Donc l’acidification des océans existe.

            ...


          • Philippe VERGNES 31 juillet 11:38

            @ JC_Lavau,


            Bon... si je vous tiens le bec, connaissant par avance votre pugnacité à vouloir à tout prix « lyncher » vos contradicteurs, c’est que je vous aime bien malgré toute l’énergie que vous mettez à vous faire détester.

            Alors on peut si vous le souhaitez continuer dans le sens où vous avez orienté ce dialogue, qui n’en est plus un depuis un moment, et poursuivre sur le même ton ou bien parler du vrai problème de fond, à savoir : la disparition de la biodiversité dont on impute la faute à un bouc émissaire, la surpêche, organisée soi-dit en passant par ceux-là même qui aujourd’hui l’incrimine.

            Quel que soit votre choix, c’est tout bénef pour moi, vos pitreries me font rire. (A défaut de sérieux, on se console comme on peut.) smiley

            Autrement, si vous souhaitez répondre à la question de savoir à quoi est dû la disparition de la biodiversité, selon vous, cela m’intéresse, je suis tout « ouïe ». Bien que les causes soient toujours multifactorielles, depuis le temps que je planche sur le problème, le principal facteur est pour moi la pollution chimique et notamment l’emploi dans l’agriculture de pesticides et autres produits biocides. A quoi est venu s’ajouter au fil des ans, de nombreux autres produits de consommation courante, malheureusement. Mais au final, ce sont toujours aux mêmes que ce crime, car c’en est un, profite.

          • JC_Lavau JC_Lavau 31 juillet 14:38

            @Philippe VERGNES. S’il y a probablement allusion à des faits qui seraient réels, tout cela est noyé sous un tsunami d’affects délirants.
            Ne mérite rien de plus que la poubelle.


          • Philippe VERGNES 31 juillet 15:08

            @ JC_Lavau,


            Il est vrai que question délire... vous en connaissez un sacré rayon. smiley

            Parler de la vie, du monde du vivant, de la biodiversité et des atteintes que notre modèle de société leur font subir « ne mérite rien de plus que la poubelle » selon vous ?

            Bah ma foi, si tel est le cas, cela en dit suffisamment long sur votre état d’esprit et le véritable « dieu » que vous servez qui n’a strictement rien à envier à ceux que vous critiquez sans cesse, quels qu’en soient les prétextes.

            Par contre, question affect, je crois qu’il y bien longtemps que vous avez oublié la véritable signification de ce mot. C’est courant chez ceux qui utilisent à outrance la rationalisation en abandonnant toute affectivité justement. Dans la vie, tout est une question d’équilibre et vous nous montrez tous les jours ici vers où penche la bascule chez vous.

            Grand bien vous fasse, mais au final, et très honnêtement, je plains sincèrement les gens comme vous... smiley

          • JC_Lavau JC_Lavau 31 juillet 16:06

            @Philippe VERGNES. C’est cela, oui... Tu es maître de ton article, tu prétends porter des coups décisifs pour la biologie de la Méditerranée, et tu es incapable de cesser de te mélanger avec la propagande carbocentriste dont le GIEC est un des principaux acteurs, et Li Monde l’un des propagandistes forcenés.
            Tu demeures incapable d’exhiber un état des lieux daté ni mesuré. Tes affirmations - non sourcées - sont bourrées d’erreurs énormes.
            Tu es infoutu de nous présenter des études factuelles, en particulier sur les probables évolutions du plancton méditerranéen.
            Tu te contentes d’accuser indistinctement n’importe qui n’importe comment.

            Et c’est moi qui serait « à plaindre » ?

            Je ne suis pas en charge de ta paranoïa, et n’en demande pas la charge.
            Il demeure de mon devoir de prévenir les autres lecteurs : Attention ! Paranoïaque en pleine crise !


          • Philippe VERGNES 31 juillet 17:00

            @ JC_Lavau,


            J’ai essayé de lire vos articles imbuvables, car incapables de se mettre à la portée d’un profane. C’est drôle... tout ce que vous me reprochez, c’est précisément ce qui manque à vos articles.

            Comprenne qui pourra !

            « Il demeure de mon devoir de prévenir les autres lecteurs : Attention ! Paranoïaque en pleine crise ! »

            Alléluia !!! (LOL !)

          • JC_Lavau JC_Lavau 31 juillet 18:03

            @Philippe VERGNES. En somme : plus tu es nul, et plus tu es compétent pour traiter autoritairement de ce qui te dépasse.

            N’aurait-on pas déjà un proverbe Shadok qui aurait dit la même chose ?

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