Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Environnement > Mekong : découverte de 1000 nouvelles espèces

Mekong : découverte de 1000 nouvelles espèces

Des scientifiques ont découvert dans la région du Mekong (sud de l’Asie) plus de 1000 nouvelles espèces cette dernière décennie.
Un serpent aussi gros qu’une assiette (A Gumprechts green pitviper, un crotale vert), un mille-patte rosé appelé "Dragon Millipede", un rat disparu il y a 11 millions d’années : un véritable trésor biologique.

Alors que l’on clame haut et fort que le réchauffement climatique toque à notre porte, que les espèces disparaissent, etc, etc, etc,...il ne faut pas oublier que chaque jour l’on découvre de nouvelles formes de vie animales.

Cette région qui enthousiasme tant les biologistes du monde entier est l’asie du sud : Cambodge, Laos, Thaïlande. Ces pays sont traversés par le Mekong, la rivière où entre 1997 et 2007, 1068 agglutinements de cellules ont eu le privilège d’être élevés au rang d’espèce.


Une découvertes de taille (et c’est le cas de le dire) est le plus grand serpent chasseur du monde (huntsman spider) avec une envergure de 30 cm. Ils ont également découvert un mille-pattes, de paillettes roses vêtu sécrétant le tout autant glossy cyanure....glup. Le nom de cette veuve rose est le "dragon millipede".


Si la plupart des nouvelles espèces ont été découvertes dans la jungle, une exception a montré le bout de son museau dans les rocailles Laotienne : le rat des montagnes du Laos (Laotian rock rat). Disparu il y a près de 11 millions d’années, on a revu ses petites moustaches pour la première fois en 2005.

"Cette région est semblable à celles décrites dans les histoires des Charles Darwin quand j’étais petit", a déclaré Le Docteur Thomas Ziegler, qui fait parti du programme de recherche .

Les nouvelles espèces mises au jour dans le rapport remis à la WWF sont

- 519 plantes

- 279 poissons

- 88 grenouilles

- 88 araignées (roh, on aurait pu s’en passer...)

- 46 lézards

- 15 mammifères

- 4 oiseaux

- 4 tortues

- 2 salamandres

- un crapaud.

Ce travail représente environ deux nouvelles espèces par semaine durant dix ans.

Laissons donc de côté le psychodrame autour du thon rouge et mangeons tant qu’il en reste des rats laotien et des crotales verts !

Moyenne des avis sur cet article :  4.65/5   (23 votes)




Réagissez à l'article

13 réactions à cet article    


  • Franck804 16 décembre 2008 12:43

    Je ne sais pas de quel psychodrame vous voulez parler, je sais que l’on retrouve tout un tas de métaux lourds dans la viande des poissons qui se trouvent en bout de chaîne alimentaire (thon, espadons) et ça n’est pas le genre de psychodrame que je suis prêt à oublier ...
    Pour le reste, si certaines espèces disparaissent du fait de l’homme et que ces disparitions entrainent des déséquilibres importants dans les chaînes alimentaires je pense que ça vaut le coup de s’en préoccuper également ...
    Pour conclure, article intéressant pour ce qu’il nous apprend, mais qui me laisse perplexe quant à sa conclusion.

    Franck


    • swakk 16 décembre 2008 13:22

      ces betes sont en danger
      c’est certain
      depuis des années, a chaque photos de nouvelles especes decouvertes je les montres a ma femme
      elle me repond presque a coup sur :
      oh, un tau xxxxx (une bonne partie des animaux sont des tau xxxx )
      miam c’est bon ca !
      tu le cuisine avec....
      j’en ai tiré plusieur conclusion
      1/ils ne sont inconnus pour la plupart que de NOUS
      2/beaucoup sont connus et recherchés pour leur chaire
      3/vu la destruction de leur biotopes et l’accroissement de la population au laos bientot ils ne seront plus present qu’en photos

      dommage


      (je suis conscient que certain animaux sont nouveaux et quasi similaires a des connus, mais d’autres non et j’ai eu la meme réponse affligeante)


      • Surya Surya 16 décembre 2008 13:32

        Merci pour votre article intéressant, et pour les photos. J’aime bien le petit scolopendre rouge, notamment. smiley

        Je suis en désaccord pourtant sur un point : comme vous le dites, on découvre ces espèces, elles existaient déjà depuis longtemps, donc cela ne veut pas dire que de nouvelles espèces apparaissent pour compenser les pertes de celles qui disparaissent. Et cela ne recrée pas une sorte d’équilibre en terme de nombre d’espèces vivant sur Terre. Certes, de tous temps des espèces ont disparu, mais là, les activités humaines accélèrent trop le processus. Et puis, quel dommage, toutes ces espèces qui disparaissent !

        Au Cambodge, il ne reste pratiquement plus de tigres, et des campagnes d’information sensibilisent là bas les villageois à la protection des tigres, qui sont également les victimes de superstitions.
        D’autres animaux sont gravement menacés, comme le Kouprey (désolée les liens sont en anglais). C’est une sorte de buffle.

        Le journal en ligne Ka Set Info consacre une rubrique spéciale environnement où l’on voit que la nature est menacée là bas, comme partout ailleurs. Il y a aussi le dauphin d’eau douce, et un espèce de petit crocodile dont je ne me rappelle plus le nom, qui sont menacés.

        Au Cambodge toujours, où la forêt est restée infréquentée pendant si longtemps (guerre, mines...), de nombreuses espèces sont passées totalement inaperçues jusqu’à très récemment, et c’est pourquoi on en découvre aujourd’hui beaucoup là bas. Mais avec la déforestation massive de la jungle en Asie du Sud est, beaucoup de nouvelles espèces que l’on découvre maintenant disparaîtront bientôt. 

        Je suis sûrement un peu mauvaise langue, ou peut être alarmiste, mais je crois qu’on est contents de les avoir découvertes aussi et surtout parce qu’on aurait trouvé dommage de ne pas l’avoir fait avant qu’elles ne disparaissent. Comme si la déforestation, ou la polution des fleuves, était une fatalité dont l’homme n’était en aucune façon responsable, et dont il faut bien subir les conséquences, tout en reconnaissant l’urgence de répertorier ces espèces. 



        • StayInContactWith 16 décembre 2008 14:13

          Bonjour,
          et merci pour vos ajouts d’informations.

          Je voulais juste préciser à Surya que je n’ai jamais dit (ou en tout cas pensé !) que ces "nouvelles " (comprendre par nouvelles que nous ne les avions jamais vu avant, pas qu’elles n’existaient pas) espèces compensaient d’une manière où d’une autre celles qui disparaissent.
          Chaque espèce vivante est unique, et sa disparition ne peut donc être "compensée".

          La balance de la biosphère penche sans conteste vers la disparition. Et même s’il ne faut pas oublier que le scolopendre (merci pour le nom exact smiley ) ou le rat sont surement menacés, cela montre qu’il ne faut pas montrer l’écologie qu’en logique négative, avec ses disparitions, ses catastrophes, etc...

          Cordialement !
          SICW


          • Surya Surya 16 décembre 2008 14:27

            Oops ! Désolée, j’avais mal interprêté ce que vous avez dit. (petit smiley rouge de honte)
             smiley


          • Mifi 16 décembre 2008 14:35

            Eh ben ! ça me rassure de savoir que de nouvelles espèces sont découvertes chaque jour. Quand d’autres disparaissent hélas !
            Ce n’est peut être qu’une règle naturelle, l’adapatation au milieu.
            Du coup, faut-il s’offusquer de la disparition de certaines espèces ? Bonne question que je me pose. Toutefois, la question qui me ronge le plus depuis hier soir est : à quelle nouvelle espèce appartient le journaliste qui a jeté ses grolles à la tête de W ? Sans doute une espèce disparue depuis 1981, date d’arrivée de la gauche au pouvoir, qui a fait disparaitre une espèce journalistes en vogue depuis De Gaulle, l’ homo anarchicus, les charlie hebdo, Hara Kiri relègués au placard des oubliés de l’histoire, pour faire place à une nouvelle espèce de journaliste l’homo rampanus, suivi de très près par l’homo rectolingojounalisticus.
            J’ai vu "le jour où la Terre s’arrêta" avec Kenu Reeves, et si l’espèce humaine disparaissait ? Quelle nouvelle espèce dominerait ce monde ? Les dinosaures ???? Va savoir !


            • StayInContactWith 16 décembre 2008 15:41

              Re,
              il n’y a pas de mal Surya smiley

              juste une petite correction : "le plus grand serpent chasseur du monde (huntsman spider)", il s’agit bien évidemment de la plus grande ARAIGNEE du monde, et non serpent...un petit lapsus languistique entre spider et snake smiley


              • LE CHAT LE CHAT 16 décembre 2008 15:52

                c’est dans le Mékong qu’on trouve aussi des raies géantes de 500kg et des poissons chats de 300kg .
                Le Laos et le Cambodge sont peu peuplés , ceci explique sûrement qu’il reste encore des espèces à découvrir avant qu’elle aient été exterminées .

                merci pour cette info.


                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 16 décembre 2008 15:58

                  A l’autre bout de l’Orient, garant de sagesse légendaire, un impératif inconditionnel dit respecter la diversité animale en nommant seule, la vache " sacrée ". Il devait y avoir un sens profond dans ce mythe qui protégeait l’humanité en lui interdisant la consommation de la viande de la plus utile des races animales. Cette plus proche amie et plus solide soutien de l’homme dans son travail agricole, est désormais en danger, puisque maquedeau fait le contraire.


                  • del Toro del Toro 16 décembre 2008 16:48

                    Comme disent les jeunes "trop bien !"
                    Merci. Ça fait toujours du bien d’être surpris par la nature. Affaire à suivre, sans doute.


                    • Thucydide Thucydide 17 décembre 2008 08:54

                      Merci pour l’info. Ce qui peut légitimement chagriner dans ces "découvertes", c’est précisément qu’elles révèlent chaque jour à quel point le "Roi de la Création" peut être ignorant du monde qu’il prétend assujettir à grands coups de technique et de confort (de progrès, pour faire plus vite).

                      Plus sûrement que par réchauffement de l’atmosphère, notre espèce est un puissant facteur de destruction par la déforestation de plus en plus rapide, le bétonnage tous azimuts, les fuites de pétrole brut dans les rivières, la saturation des côtes par les nitrates, le maillage de plus en plus serré des réseaux humains, j’en passe et des meilleures.

                      Cela n’est pas nouveau, le processus a démarré pratiquement avec Homo erectus, ses battues meurtrières et ses incendies délibérés, et n’ a fait que s’intensifier et accélérer avec ses successeurs dont nous sommes.

                      • Observez la transformation en quelques siècles des zones du Monde ou la civilisation a détruit les forêts à grands renforts de fours à poterie et de métallurgie
                      • Faites le décompte des disparitions d’espèces sans raison climatique du continent américain ou du pourtour méditerranéen
                      C’est particulièrement explicite.

                      Le problème, c’est que ces attaques inlassablement répétées — l’Homme étant (par fatalité évolutive ?) condamné à toujours devoir modifier les règles de son environnement "sauvage" pour survivre — accumulent les effets néfastes plus vite que la Nature peut les résorber et qu’aujourd’hui, nous en sommes arrivés au seuil d’intolérance dans pratiquement tous les domaines.

                      Un zest de salissure ou un m² de déffriche en plus et l’équilibre bascule.
                      D’un coup.
                      Et irrémédiablement de surcroît, cette rupture n’ayant pas vocation de chercher réparation, mais bien plutôt trouver un remplacement.
                      Lequel, si nous devenons par trop dérangeants, se fera à nos dépens.

                      Pour modifier notre comportement en profondeur et durablement, ne devrions-nous pas au préalable changer notre façon de penser ?
                      Notre orgueil est tel que nous sommes persuadés que nous avons le devoir de protéger la Nature...
                      Foutaises ! Notre seule issue serait tout au contraire d’obtenir de la Nature qu’elle continue de nous protéger, ne serait-ce même que nous tolérer.
                      Et ça commence par un tout petit peu d’humilité.

                      Avec ou sans nous, avec ou sans Vie, il y aura toujours une nature sur Terre, nous ne sommes rien.

                       smiley

                      • chria chria 17 décembre 2008 09:33

                        "Alors que l’on clame haut et fort que le réchauffement climatique toque à notre porte, que les espèces disparaissent"
                        Le changement climatique n’est que le 5e ou 6e facteurs qui peut impacter la biodiversité, alors renseignez-vous avant d’écrire ce genre de chose...


                        • appoline appoline 17 décembre 2008 20:15

                          Merci pour cet article et les photos qui l’accompagnent. Nous sommes encore loin de tout connaître et heureusement.

                          Certaines espèces sont en pleine mutations ; en France, nous avons un hybride, on ne sait pas trop quelles sont ses origines : croisé entre le nain de jardin et Yago, dont les oreilles disproportionnées nous rappelle vaguement celle du hamster à moins qu’elles soient dues à un mauvais dosage de cyclosporine il ne peut s’agir que d’une greffe, sinon quoi ? Erreur de la nature ? Peut-être. Les mystères de la nature ne cessent de nous étonner. S’il est expressif (il parle beaucoup avec les mains), il est malgré tout difficile de comprendre son langage.
                          Les recherches sont en cours depuis 2007 afin de mieux connaître ce spécimen et surtout quelle va être sa place au sein de ses congénères. Visiblement le début de ses études montre une forte prédisposition au marquage de terroir et à la vocifération.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès