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Mélenchon propose de Sortir du Nucléaire : analyse et propositions critiques du PRCF. #écologie #énergie #nationalisation

 Mélenchon propose de Sortir du Nucléaire

Si le positionnement de J.L. MELENCHON à quelques mois de l’élection présidentielle, offre une perspective de rassemblement progressiste contre le PS, la droite et le FN, sur le plan économique, social comme dans les domaines politiques nationaux et internationaux qui permet au PRCF d’émettre un jugement favorable à sa candidature ; il est des domaines qui nécessitent critiques et contre-propositions.

C’est entre autre la question du nucléaire pour la production d’électricité en France, dont Jean Luc Mélenchon réclame la suppression pure et simple, en avançant l’objectif de «  100 % d’énergies renouvelables en 2050 ». Les moyens d’arriver à ce résultat n’ont  cependant pas encore été publiés et le programme concernant la question énergétique est en cours d’élaboration et Mélenchon a annoncé la publication d’un livret « 100% d’énergies renouvelables » en janvier. Ce parti pris pose questions à la fois d’un point de vue technique, stratégique et donc politique. Le PRCF a bien sûr des propositions sérieuses et solides à faire valoir, qui lui permette d’exposer de longue date une position équilibrée exprimée par le programme candidat du PRCF, reposant sur la renationalisation totale d’EDF GDF et de l’ensemble des producteurs et distributeurs d’énergie, et la construction d’un grand pôle public de la production et la distribution d’énergie..

programme-prcf-10-propositions« 8.1. Imposer la re-nationalisation franche d’EDF-GDF et construire un dispositif public uni, transparent et démocratisé (EDF/Suez-Areva) de production et de distribution d’énergie ; dynamiser la recherche sur le traitement des déchets nucléaires, sur la fission, sur la sécurisation maximale des centrales ; mettre en place une filière française de sécurisation et de démantèlement des centrales ; diversifier les sources d’énergie ; explorer la possible exploitation du charbon français par gazéification en profondeur. Relancer l’électricité d’origine hydraulique. Faire échec à la prétention de Berlin de consommer l’électricité issue des centrales françaises tout en menant campagne pour culpabiliser notre pays sur ce terrain. Demander que la RFA réduise ses émissions de CO2 d’origine thermique. » Programme candidat du PRCF

Le nucléaire à fission : une industrie à risques, un contrôle public obligatoire

Deux incidents très graves dans les centrales de Tchernobyl (Union Soviétique) et Fukushima (Japon) ont à ce jour marqué l’histoire du nucléaire civil ( auxquels il faut ajouter l’accident de Three Miles Island au USA), provoquant peurs et émotions compréhensibles de l’opinion publique. Dans ces deux cas , il est flagrant de rappeler que les règles de sécurités élémentaires ont été ouvertement négligées, notamment en raison d’une recherché effrénée du profit par une compagnie privée (Fukushima). Rappelons que l’accident de Tchernobyl s’est produit dans une phase d’essai de recherche devant permettre de valider la mise en sécurité du réacteur en cas de perte des équipements électriques, dans un contexte de guerre froide et de risque d’attaque par bombe IEM risquant de priver la centrale de ses sources de refroidissement, avec des violations des règles de sécurité.

C’est dire l’importance d’un organisme de sécurité nucléaire vérifiant en permanence les moindres défauts techniques et organisationnel pour y remédier et pour imposer une dynamique permanente de construction et d’amélioration d’une culture de sécurité.

Il est ainsi significatif de rappeler la mise à l’arrêt récente par l’autorité publique indépendante de contrôle (ASN) de 12 réacteurs en raison de défauts métallurgiques par rapport aux cahier des charge malgré la période hivernale. 8 de ces réacteurs ont cependant depuis été autorisés à redémarrer sous réserves de vérifications spécifiques. Cela alors que l’arrêt de ces réacteurs représentait un risque manifeste de défaut d’alimentation du réseau électrique en période hivernale et donc de black out. Par ailleurs EDF – société anonyme cotée en Bourse, faisait des pieds et des mains pour obtenir l’autorisation de redémarrer ces réacteurs au plus vite : c’est que l’arrêt d’une centrale, sa durée de vie influe directement sur la capitalisation boursières de l’entreprise, donc ses capacités de financement, d’investissement et surtout de rémunérer ses actionnaires. En opposition frontale avec l’impératif de faire primer systématiquement les enjeux de sécurité. Il faut rappeler ici que le , la compagnie d’électricité japonaise Tepco, qui opère la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, a admis pour la première fois qu’elle avait minimisé le risque de tsunami par peur d’une fermeture pour améliorer la sécurité. Et ainsi maximiser ses profits. Ce qui démontre la nécessité que l’industrie électro nucléaire soit 100% nationalisé et sous le contrôle démocratique du peuple. Observons que c’est bien là un point de convergence entre le programme du PRCF et celui du candidat Mélenchon qui prévoit la renationalisation du secteur de l’énergie, le PRCF proposant le rétablissement d’un monopole public intégral. Observons également que cette nationalisation est 100% interdite aux états membres de l’Union Européenne : pour la réaliser il sera impératif de sortir de l’UE et de l’Euro.

Au delà des risques lies à la réaction nucléaire au sein du coeur des réacteurs nucléaires, il ne faut pas non plus négliger les risques que représentent – et sur le très long termes – les déchets nucléaires des centrales à fissions actuelles : la problématique du retraitement des déchets nucléaires, de la limitation de leurs volumes est un enjeux majeures des décennies à venir bien trop souvent occulté. C’est un enjeux d’autant plus important que l’on s’approche de la fin de vie des premières générations de centrale nucléaire. Rappelons que le service public avait été l’un des précurseurs dans le développement de réacteur de surgénération permettant le recyclage d’une partie des déchets nucléaires.

En tout état de cause, il est important d’expliquer que l’arrêt immédiat des centrales électro nucléaires françaises n’entrainerait pas une « sortie immédiate » du nucléaire au sens où les risques liés aux déchets demeureraient entiers. Il y a un enjeux de sécurité mais également économique à développer les moyens techniques et industriels permettant de démanteler les centrales nucléaires en fin de vie – et ce d’autant plus que le parc nucléaire à l’échelle mondiale est en plein développement – et de recycler et retraiter les déchets nucléaires.

Réchauffement climatique et transition énergétique :

transition énergétique privatisation des barragesL’accélération du réchauffement climatique mise en évidence par les études les plus récentes souligne l’urgence de procéder à des mesures drastiques de réduction des gaz à effet de serre (CO2, méthane etc.) afin d’enrayer les dérèglements climatiques dont la combustions des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) sont responsables. Ce qui veut dire en priorité : poursuite de la résorption de la production permanente thermique utilisant ces sources d’énergie, réduction de la pollution liée aux transports routiers et à l’industrie, en soulignant que le nucléaire ainsi que l’hydraulique (barrages, usines marée motrices) ne produisent que peu de CO2

D’après l’ADEME (chiffre 2010), les facteurs d’émission des différentes sources de production électriques sur la totalité de leur cycle de production sont les suivants (entre parenthèse et à titre de comparaison nous indiquons également les chiffres indiqués par la DRD ) :

  • Éolien : 2 à 10 g équivalent carbone / kWh (3 à 22)
  • Photovoltaïque : 15 g équivalent carbone / kWh (60 à 150)
  • Gaz 100 à 130 g équivalent carbone / kWh (883)
  • Fioul 160 à 200 g équivalent carbone / kWh (891)
  • Charbon 200 à 280g équivalent carbone / kWh (978)
  • hydraulique 1g équivalent carbone / kWh (4)
  • nucléaire  : 2 g équivalent carbone / kWh (6)

De ce point de vue, l’électricité d’origine nucléaire et hydroélectrique est celle qui génère le moins de gaz à effet de serre. Arrêter brutalement les centrales nucléaires en les remplaçant comme cela a été le cas en Allemagne par exemple, par des centrales à charbon pourrait conduire à augmenter les émissions de gaz à effets de serre de façon dramatique. Sans compter les émissions de particules. Rappelons que les spécialistes estime à 48 000 le nombre de décès provoqués par la pollution de l’air en France.

Le nucléaire, 75% de l’électricité produite et consommée en France :

En France, la production électrique est essentiellement assurée par les centrales nucléaires (75%) ainsi que par les centrales hydroélectriques (barrages en rivières et barrage réservoir en montagne – 12%) le reste étant assurée principalement par des centrales thermiques (7%) à charbon ou à gaz. Les éoliennes et les panneaux solaires n’assurant que 4 à 5% pour la production

mix-electrique-nucleaire-france-2015

production-electrique-nucleaire-france-2015Supprimer les centrales nucléaires cela veut donc dire créer des ouvrages permettant de produire 80% de notre consommation d’électricité sans recourir aux énergies fossiles. Il ne reste donc que ce que l’on appelle « les énergies renouvelables » à savoir l’hydraulique, l’éolien ou le solaire.

Concernant la production hydraulique les possibilités d’implantation de nouveaux barrages est pratiquement nulle même si des possibilités existent pour optimiser les usines hydroélectriques existantes, et créer quelques nouveaux aménagements qui seraient indispensables pour permettre une utilisation optimale des énergies intermittentes ( éolien, solaire). L’implantation d’hydroliennes en mer est à étudier, mais il faut explorer ses qualités et ses défauts. Pour autant, en l’état actuel des solutions technologiques disponibles, cela ne peut constituer qu’une énergie d’appoint loin de combler le vide du nucléaire. Il ne faudrait pas non plus négliger les impacts environnementaux importants de ce type d’installation. De la même manière, pour intéressante qu’elle soit la géothermie ne permet pas de remplacer les centrales électronucléaire. Et ce d’autant plus que les forages qu’elle nécessite peuvent présenter d’important risques pour les ressources en eau.

Remplacer le nucléaire par l’éolien ?

Reste donc la production éolienne. Cette énergie est tributaire des vents qui font que ses ouvrages ne produisent de l’électricité qu’à peine un jour sur quatre sans savoir quand précisément. Le facteur de charge moyen de l’éolien sur la période 2010 2015 est de 21,5% contre 74,5% pour le nucléaire.

En pratique, là où une centrale éolienne d’une puissance installée de 1 MW permet de produire 1902 MWh par an (en moyenne sur la période 2010 2015) une centrale nucléaire permet de produire 6521 MWh par MW installé. Soit 3,5 fois plus. Et cela à la demande.

C’est important, car le système de distribution électrique fonctionne comme une baignoire qui devrait en permanence être remplie à ras bord avec un équilibre entre la production et la consommation : si la production à l’instant t n’est pas égale à la consommation, alors le système s’effondre, c’est le black out, plus personne n’a d’électricité. Qui plus est l’électricité ne se stocke pas (sauf sous formes d’eau, remontée par pompage dans des réservoirs d’altitude) et se transporte très mal ( 2% de perte pour des transports longue distance à très haute tension, 6% pour les réseaux de distribution moyenne tension). La production d’électricité par des éoliennes dépend elle à 100% du vent. Elle est donc très variable.

En raison de la nécessité de cet équilibre permanent et de l’impossibilité de commander la production des éoliennes (ou des panneaux solaires), éoliens et solaires sont appelées des énergies électriques intermittentes et fatales : toute augmentation de leurs production doit être compensée par l’arrêt de la production d’un autre mode, toute diminution doit l’être par le démarrage d’une centrale alternative. Actuellement ce sont principalement les centrales hydroélectriques qui assurent ce rôle : ce sont les seules à pouvoir être arrêtées ou redémarrées quasi instantanément. Cette compensation – y compris de la production des champs d’éoliennes d’Europe du nord et d’Allemagne – est largement assurée par le réseau de centrales hydroélectriques en France.

production-electricite-eolienne-france

La variabilité annuelle du climat conduit à observer une variation importante de la production d’électricité par les éolienne au cours de l’année : en 2015, le minimum produit en un mois a été de 1126 GWh, le maximum de 2573 GWh, un écart de plus de 100%.

production-electricite-eolienne-par-mois

 

Combien d’éoliennes faudrait-il installer pour pouvoir fermer toutes les centrales nucléaires françaises ?

Avec un parc nucléaire d’une puissance installée de 63 130 MW, pour arrêter toutes les centrales nucléaires et les remplacer par des éoliennes, il faudrait 216 421 MW de puissance installée éolienne au minimum. Au premier trimestre 2016 le parc éolien présentait une puissance installée de 10460 MW pour 1400 éoliennes, soit une puissance moyenne de chaque éolienne de 7,5 MW. Remplacer les centrales par des éoliennes reviendrait donc à devoir à multiplier par 21 la puissance installée du parc éolien, et à construire 28 856 éoliennes. Il faut cependant noter que les périodes de vagues de froid ou de canicules, correspondant généralement à des situations météorologiques anticycloniques où les vents sont faibles et la production éolienne chute, et cela lors des pics de consommation d’électricité. Ce qui ferait peser en l’absence de capacités de production alternatives suffisantes (nécessairement thermique) un risque de black-out sérieux. Il est également important de rappeler qu’au-delà de la quantité d’électricité, sa qualité est également importante (en terme de fréquence mais également de capacité à générer ou absorber de la puissance réactive ) les éoliennes ne permettent pas d’assurer ce rôle actuellement joué par le couple centrale nucléaire / centrale hydroélectrique.

Par ailleurs en raison du caractère intermittent de la production d’électricité par des éoliennes, il serait nécessaire de disposer d’une puissance installée suffisante pour compenser instantanément les variations de production : nécessitant la construction de centrales thermiques pour assurer l’équilibre du réseau.

Fermer les centrales nucléaires et les remplacer par des éoliennes ? un investissement d’au moins 650 milliards d’euros.

En terme d’investissement, en considérant les prix actuels de construction des éoliennes (entre 2 et 4 millions d’euros par MW installés), la création d’un tel parc éolien nécessiterait un budget de 650 milliards d’euros. C’est 65 fois le budget annuel du ministère de l’équipement, de l’écologie et de l’énergie, ou près de 20 fois le chiffre annuel d’EDF en France. Un investissement considérable. Et le chiffre ne tient pas ici compte des investissement massif qui serait nécessaire sur le réseau de distribution. Ni de celui de la construction des centrales thermiques nécessaires pour garantir l’équilibre du réseau.

A titre de comparaison, le chantier de l’EPR de Flamanville – un marché de construction attribué à la multinationale Bouygues – a un coup estimé de 10 milliards d’euros à l’heure actuelle pour une puissance installée de 1650 MW. Le remplacement de l’intégralité du parc électronucléaire par ce type de centrale pourrait couter près de 400 milliards d’euros.
Dans les deux cas, les coûts de fermeture et de démantèlement des centrales existantes demeurent.

L’arrêt complet des centrales nucléaires en trois ans, défendu par certains paraît dans ces conditions pour le moins irréaliste. Il est également stratégiquement irresponsable car il diminuerait notablement l’indépendance énergétique de la France, et cela au moment même où notre pays devrait – dans le cas d’une victoire d’une alternative populaire et progressiste menant une politique pour et part les travailleurs – affronter les attaques de l’impérialisme capitaliste et de ses marchés financiers.

Le contre exemple de l’Allemagne

L’exemple de l’Allemagne est édifiant. L’Allemagne a décidé – en prenant prétexte de l’incident de Fukushima – de supprimer les centrales nucléaires indiquant vouloir les remplacer par des éoliennes.

france-exportateur-delectriciteDepuis l’Allemagne a construit 20.000 éoliennes (10 fois plus qu’il n’en existe en France) qui ne contribuent cependant qu’à peine à 5% de la consommation du pays. Se moquant complètement des gaz à effet de serre (la production et la distribution d’électricité étant privées au pays de Mme MERKEL) les industries de l’énergie ont donc relancé en grand la production thermique à partir du lignite, l’un des plus mauvais charbons de leur sous-sol. Aujourd’hui elle atteint les 2/3 de la production électrique allemande faisant de ce pays le plus gros pollueur d’ Europe, ce qui n’incommode nullement les groupes de pression du thermique et de l’éolien qui font des profits somptuaires, sans états d’âme environnementaux.

Par ailleurs, loin de l’image idyllique de l’arrêt du nucléaire, le Capital allemand n’est pas sortie du nucléaire. La réalité est plutôt que l’UE en instituant un marché unique de l’énergie permet à l’Allemagne d’acheter à la France à vil prix son électricité nucléaire, tout en lui revendant au prix fort son énergie éolienne ! La différence ce sont les usagers français qui la payent pour remplir les poches des actionnaires des producteurs d’énergie allemands. Dans le même temps, des dizaines de centrales nucléaires se construisent dans l’hinterland allemand des pays de l’est où elle installe ses chaines de production industrielle.

  • construction de deux centrales nucléaires en Pologne (6 000 MW), 11 réacteurs envisagées à horizon 2030.
  • Construction en cours de deux centrales nucléaires en Slovaquie, projet de construction d’un 5e réacteurs nucléaire
  • construction de deux centrales nucléaires en Roumanie, deux construits depuis 1997
  • construction d’une centrale nucléaire en Bulgarie

La fermeture des centrales nucléaires allemandes n’est pas une sortie du nucléaire mais une délocalisation.

Qui plus est profitant de la priorité à la revente de l’électricité éolienne (fatale) elle réussie à imposer la vente au prix fort des ses GWh éoliens à la France, tout en bénéficiant à prix faibles des GWh nucléaires français qui permettent de stabiliser le réseau électrique européen

importation-electricite-allemagne-2008-2015

On peut d’ailleurs rappeler qu’à l’heure actuelle, compte tenu de l’arrêt des douze réacteurs cité plus haut, l’Allemagne n’a aucun scrupule à vendre à la France son électricité issue de centrales au charbon à un prix prohibitif. Et ce alors qu’en application des directives européennes, EDF est obligée de vendre à des prix très bas l’électricité nucléaire des centrales françaises à ses concurrents.

Rien d’étonnant donc à ce que la ministre française de l’énergie (S.ROYAL qui propose entre autre de passer au privé l’ensemble des barrages EDF ! ) se fasse plus discrète depuis quelques temps. Au printemps 2015 elle annonçait épanouie la construction de six champs éoliens en mer (350 à 500 ouvrages de dernière génération). Le projet semble aujourd’hui aux oubliettes. Cela vaut aussi pour la fermeture de la centrale de Fessenheim résultat d’un marchandage politico-électoral entre EELV et F.HOLLANDE qui devrait subsister à la fin du mandat, comme d’ailleurs le passage de 78 à 50% du nucléaire proclamé par S.ROYAL qui n’aura été qu’un effet d’annonce.

Quand au solaire photovoltaique, le coût d’investissement par rapport à la rentabilité reste très incertain, une durée de vie de 15 ans tout au plus et l’impossibilité de recycler les panneaux, ce qui témoigne du peu d’empressement à investir dans ce domaine et ne peut constituer qu’une très modeste énergie d’appoint. Et pourtant EDF avait développé des compétences certaines dans le domaine des centrales solaires, et la France était jusqu’à il y a peu un des leaders de la production de panneaux solaires : les règles de libre échange imposées par l’Union Européenne ont cependant ravagé la filière industrielle de production en France.

Pour une politique publique responsable de l’Energie,

Alors bien sûr, il faut saluer à juste titre l’opposition de J.L.Mélenchon à la privatisation en cours des barrages hydroélectriques en même temps qu’il réclame la renationalisation complète des industries de l’énergie, il faut cependant rappeler que cela est impossible sans sortir de l’Union Européenne et de l’Euro. Au-delà, il est également important de s’élever – s’agissant du nucléaire – contre une position qui n’apparait pas totalement responsable et qui semble plus motivée par une attitude électoraliste visant à courtiser EELV plus qu’à développer une politique publique responsable, et écologique de l’Energie.

source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/melenchon-propose-de-sortir-nucleaire-analyse-propositions-critiques-prcf-ecologie-energie-nationalisation/

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127 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 19 décembre 2016 10:01

    Mélenchon a besoin des voix des verts, point barre.

    Son programme est un syncrétisme qui intègre des éléments de chacune des sensibilités hétérogènes qui les soutiennent. De même que le seul talent reconnu à Hollande a été celui de réaliser des « synthèses » au PS quand il était secrétaire national, l’habileté de Mélenchon est de renvoyer à ses ouailles l’écho des leur petite musique préférée, composant un pot-pourri des « best of » de la bonne conscience érigée en programme politique.

    • Gasty Gasty 19 décembre 2016 11:25

      @Jeussey de Sourcesûre

      Sortir du nucléaire ne signifie pas systématiquement de vouloir plaire à un électorat, d’autant qu’il nous faudra en sortir tôt ou tard. 100% d’énergie renouvelable en 2050, cela ne représente pas l’aboutissement d’un quinquennat mais bien une politique d’avenir capable de déplaire au lobbying nucléaire. Ce qui ne lui facilitera pas la tâche bien au contraire et ceci malgré les voix des verts.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 décembre 2016 12:44

      @Jeussey de Sourcesûre
      Un peu sans doute, mais il a un programme écologique intéressant.


      Dommage qu’il veuille en priorité sauver l’ Europe, et pas sortir de l’ UE... D’ailleurs la plupart des soutiens de Mélenchon sont allergiques à la souveraineté. Ils ont peur qu’on les confonde avec le FN... . Ils préfèrent crever dans l’ UE comme les Grecs, plutôt que sortir la France de ce carcan.
      « Aux origines du carcan européen » par Annie Lacroix Riz.

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 19 décembre 2016 13:52

      @Fifi Brind_acier

      Le FN n’est pas souverainiste, il est identitaire.

    • michel-angelo michel-angelo 19 décembre 2016 18:15

      @Jeussey de Sourcesûre

      Bien vu.


    • michel-angelo michel-angelo 19 décembre 2016 18:16

      @Fifi Brind_acier

      Et patati et patata...


    • michel-angelo michel-angelo 19 décembre 2016 18:33

      @Jeussey de Sourcesûre

      Oui, bien sûr.

      Il y a une élection en 2017, et Mélenchon, en vieux briscard de la politique, met toutes les chances de son côté.

      Il lorgne les voix des écolos, perdus entre les soutiens à Hollande, Vincent Placé (le bien nommé) et Cosse. Et ceux qui ont éjecté Duflot.

      Il ne s’agit pas de savoir s’il est sincère ou pas sur l’écologie. Le fait est que la règle verte est dans le programme de la France Insoumise, ainsi que la sortie du nucléaire, et les énergies renouvelables.

      La différence avec les autres politicards, c’est que Méluche veut une assemblée constituante, en partie tirée au sort, qui décidera si la règle verte doit être constitutionalisée (de même que le droit à l’avortement et le droit de choisir sa mort...).

      Non seulement c’est le moins pire des progrogramme, mais c’est aussi un programme d’avenir.

      Foutu pour foutu, je lui donne ma voix.


    • michel-angelo michel-angelo 19 décembre 2016 18:35

      @Fifi Brind_acier

      Annie est une historienne qui se revendique communiste. Merci de ne pas la mêler à votre parti de droite.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 décembre 2016 20:36

      @michel-angelo
      Vous avez l’air de comprendre quelque chose au CNR..., qui sert de base au programme de l’ UPR


      Asselineau apprécie beaucoup Annie Lacroix Riz, elle a été invitée lors d’une Université de l’ UPR, sur les origines de l’ Europe.

      Plus de la moitié des adhérents à l’ UPR viennent de toute la Gauche.
      L’ UPR avec 14 000 adhérents est le 5e Parti politique de France.
      Et le site de l’ UPR est le 1er site politique de France... 

      Alors, faites un effort pour ne pas dire trop de bêtises...
      Si l’ UPR disait la même chose que le FN, elle ne serait pas censurée depuis 9 ans.

    • Onecinikiou 19 décembre 2016 23:59

      @Jeussey de Sourcesûre


      « Le FN n’est pas souverainiste, il est identitaire. »

      Il est les deux, aucune contradiction bien au contraire, n’en déplaise aux soutiens du maastrichien et mitterrandolâtre Mélenchon. 

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 décembre 2016 08:25

      @Onecinikiou
      Le FN, c’est juste un épouvantail au service du système.

      "Le FN a été promu médiatiquement depuis 1983 pour servir des intérêts et une stratégie que l’écrasante majorité des Français ne comprennent pas. Le Front National n’est pas un parti antisystème bien au contraire, il est le sparring-partner consentant du système, hier ; pour casser la droite, aujourd’hui pour gangrener toutes critiques sérieuses sur la sortie de l’Union européenne.« 


      La technique du FN est d’associer deux idées qui n’ont aucun rapport entre elles, pour que révulsés par l’un, les Français soient révulsés par l’autre :
      - »Il faut sortir de l’ OTAN et remettre en place la peine de mort« 
      - »Il faut sortir de l’ UE et interdire les mosquées« 
      - »Il faut sortir de l’ euro et faire payer les enfants de migrants"


    • Le421 Le421 20 décembre 2016 08:57

      @Fifi Brind_acier
      la plupart des soutiens de Mélenchon sont allergiques à la souveraineté

      Ah ?
      Je n’étais pas au courant.

      Il ne faut pas confondre souveraineté et protectionisme.

      En outre, je vous signale que seuls les illuminés du bocal pensent qu’une mesure est soit nulle, soit parfaite. Toute solution a son pendant. Gouverner, c’est anticiper les dégâts collatéraux et peser le pour et le contre. Et surtout, se décider !! Pas comme Hollande qui a passer son temps à peser et... Rendre des hommages !! (Hollande, l’autre pays des hommages !!)  smiley


    • michel-angelo michel-angelo 20 décembre 2016 21:24

      @Fifi Brind_acier
      Je le note.


    • Victor 19 décembre 2016 10:10

      Un clown ver
       
      qui s’agite au gré des vents boboistes.
       


      • michel-angelo michel-angelo 19 décembre 2016 18:14

        @Victor

        Vous êtes trop drôle, ne changez pas !


      • Sparker Sparker 19 décembre 2016 11:08

        Le fascicule détaillé sur la transition énergétique sera diffusé en janvier, pour le moment vous êtes dans des spéculations. Je vous trouve très louche, taktak, ainsi que le ton de vos « articles » concernant Mélenchon et la FI. Vous devez être de ceux qu’i n’était pas d’accord pour la rejoindre. Si c’est le cas, êtes vous le plus crédible à écrire et juger degré de responsabilité.
        Pour votre gouverne, si vous vous contentez de dire que l’on va remplacer les centrales nucléaires par des éoliennes vous êrtes hasbeen, il y a bien longtemps que ce scénario n’est plus crédible, mettez vos fiches à jour...
        Et attendez la sortie des fascicules thématiques avant de vous aventurer dans d’oiseuses spéculations programmatique et, ce qui transpire dans vos com, un peu à charge.
        Cdlt


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 décembre 2016 12:34

          @Sparker
          Mélenchon et le PRCF ont au moins en commun de croire aux carabistouilles sur le CO2... Il n’y a jamais eu aussi peu de CO2 dans l’atmosphère, sauf une autre période, il y a 300 millions d’années..


          Ceci dit l’ UPR a une autre façon d’aborder la question. Personne n’a jamais demandé aux Français leur avis sur les questions énergétiques. L’UPR prévoit un referendum après des débats contradictoires, les Français décideront, ça les changera des lobbies qui décident à leur place depuis des dizaines d’années....

          La priorité, c’est la sortie de l’ UE, Bruxelles prévoit un paquet énergétique plus fossile que renouvelable .

          L’énergie, comme l’agriculture, la mer, la pêche, l’environnement, la défense du consommateur etc, ne font plus partie des compétences des Etats. Sans sortie de l’ UE, c’est le paquet énergétique décidé par Bruxelles qui s’appliquera.

        • Alren Alren 19 décembre 2016 14:34

          @Fifi Brind_acier

          croire aux carabistouilles sur le CO2... Il n’y a jamais euaussi peu de CO2 dans l’atmosphère, sauf une autre période, il y a 300 millions d’années..

          Il y avait davantage de CO2 à l’époque des dinosaures mais la faune et le flore y étaient adaptées car le phénomène n’évoluait que sur des dizaines de milliers d’années.

          Ce qui caractérise notre époque c’est que l’augmentation du volume des gaz à effet de serre dans l’atmosphère sont, à l’échelle du biotope, instantané et que nous vivons de ce fait une période d’extinction massive des espèces qui n’ont pas eu le temps d’adapter leurs comportements, sans même parler de leurs organismes malgré l’épigénétique.

          Le CO2 n’est pas le plus puissant gaz à effet de serre que l’activité humaine envoie en excès dans l’atmosphère. C’est le méthane qui joue ce rôle.
          Il est émis par les rots et les pets des milliards de ruminants que nous croyons nécessaire d’élever pour notre nourriture. Il est produit par les bactéries présentes dans les panses de ces animaux. Par des enzymes, elles parviennent à décomposer la cellulose de l’herbe pour synthétiser leurs tissus et trouver l’énergie qui leur est nécessaire. Une partie de ces bactéries est ensuite digérée par le mammifère.
          Cette fermentation bactérienne produit du méthane qui est expulsé par les deux extrémités du tube digestif.
          La quasi totalité des ruminants sont aujourd’hui des animaux domestiques qui prolifèrent que la planète à l’image des humains.

          Le réchauffement de l’atmosphère engendre deux phénomènes d’émission du méthane encore plus inquiétants : la fonte de la taïga va libérer le méthane de plantes en décomposition, phénomène bloqué jusque là par le froid et peut-être faire remonter la glace de méthane prisonnière des océans.

          Une note d’optimisme quand même : le méthane est un gaz facilement inflammable. Les feux follets des marais sont des bulles de méthane qui brûlent spontanément. Mais si sa combustion produit de l’eau, elle produit aussi ... du CO2.


        • Alren Alren 19 décembre 2016 14:57

          @Sparker

          Les scientifiques savaient dès avant 1940 que la production d’énergie avec l’uranium serait périlleuse, toujours sous la menace d’une réaction en chaîne incontrôlée.
          S’ils ont persisté avec ce métal, c’est d’ailleurs parce que cette possibilité de réaction en chaîne pouvait permettre la fabrication d’une bombe.
          La bombe A, « allumette » de la bombe H étant moins coûteuse à produire avec du plutonium, les centrales nucléaires civiles furent conçues pour laisser du plutonium comme résidu.

          Il y a du plutonium dans toutes les bombes H stockées par les puissances nucléaires. Et comme il y règne une certaine radioactivité, il faut en renouveler la charge régulièrement. Autrement dit, si l’on veut garder des bombes susceptibles d’exploser, il faut continuer de produire du plutonium « frais ». Sinon, après dix ans elles seraient bonnes pour la poubelle.

          Mais il existe un autre métal susceptible de fournir autant d’énergie que l’on voudra, un métal dans lequel il ne peut y avoir de réaction en chaîne, c’est le thorium.
          Inévitablement du fait de la formule E = mc ², on aura recours à lui. Les pays qui maîtriseront la filière, pays qui auront du personnel ayant une grande expérience du nucléaire (la France ?), ramasseront un pactole à l’exportation.


        • Sparker Sparker 19 décembre 2016 15:59

          @Alren
          oui j’ai vu le doc vidéo « le thorium la face gachée du nucléaire » bon apparemment il faut encore beaucoup de recherche pour aboutir, mais en théorie à priori ça pourrait se tenir.
          Continuer la recherche et l’expérimentation.
          Il est vrai que la FI devrait plutôt préciser « contre les réacteurs à eaux pressurisée » si j’ai bien compris.


        • sarcastelle sarcastelle 19 décembre 2016 16:08

          @Alren

          .
          Quelle aplomb pour produire une pareille salade de notions incomprises ! 

        • Alren Alren 19 décembre 2016 16:16

          @sarcastelle

          Précisez ! sarcastelle, précisez !

          Vous allez encore vous couvrir de ridicule comme lors de notre dernière confrontation sur la science et la physique quand vous confondiez énergie cinétique et quantité de mouvement et pensiez que deux mobiles possédant la même énergie cinétique et se percutant frontalement ne s’arrêtaient pas mutuellement.


        • Alren Alren 19 décembre 2016 16:26

          @Sparker

          En réalité pour les ingénieurs et techniciens français qui ont réussi à faire fonctionner les instables centrales nucléaires à uranium enrichi pendant plus de quarante ans sans incident grave, les centrales au thorium seront faciles à concevoir et construire.

          On peut même envisager qu’elles soient entièrement robotisées pour l’exportation dans des pays moins qualifiés.
          Elles pourraient alors être sous-marines ce qui résoudrait aussi le problème de leur refroidissement et les mettraient hors d’atteinte d’un attentat terroriste.
          Des câbles sous-marins amèneraient le courant à la côte comme pour les éoliennes en mer.


        • sarcastelle sarcastelle 19 décembre 2016 17:55

          @Alren

          C’est bien ce que je disais : un aplomb sans limite, lorsque vous aviez vous-même énoncé plusieurs énormités physiques.
          .. 
          Je confirme que deux mobiles possédant la même énergie cinétique se percutant frontalement ne s’arrêtent pas mutuellement sauf dans le cas particulier où leurs deux masses sont égales, car alors leurs quantités de mouvement aussi sont égales (au signe près) ; et c’est l’égalité des modules des quantités de mouvement qui cause l’arrêt mutuel des deux mobiles. Pas celle des énergies cinétiques. 
          .
          Exemple : une balle de 10 grammes lancée à 800 m/s possède une énergie cinétique de 3 200 joules. Une voiture d’une tonne lancée à 2,53 m/s (9,1 km/h) possède une énergie cinétique de 3 200 joules. Cependant la balle n’arrêtera pas la voiture. 
          .
          La balle possède une quantité de mouvement (en module) de 8 S.I. et la voiture une quantité de mouvement de 2 530 S.I., c’est-à-dire 316 fois plus. Il faudra 316 balles pour arrêter la voiture. 

           

        • michel-angelo michel-angelo 19 décembre 2016 18:44

          @Sparker

          tak tak n’est pas notre énnemi, au contraire. Les critiques sont le bienvenues.

          Je répond mais je n’ai pas encore lu l’article.

          A +


        • sarcastelle sarcastelle 19 décembre 2016 20:21

          @Alren

          .
          Précisez ! Précisez !
          .
          Je précise ! Je précise ! 
          Expliquez-nous cette affaire de plutonium qui au bout de quelques années n’est plus frais dans les bombes. N’ayez pas peur de la technicité. 
          Vous auriez parlé de cela au sujet du tritium, je ne demanderais pas de précisions. 
          .
          Question subsidiaire : explicitez s’il vous plaît l’invocation pompeuse de E =mc². 
          .
          Expliquez-nous mieux ce qu’est un réacteur instable (voir votre message plus bas).

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 décembre 2016 20:42

          @Alren
          Le CO2 n’est pas un polluant, il est recyclé par la végétation.
          Il semblerait que ce soit plutôt le soleil qui dirige le climat, non ?


          Changements climatiques et pollutions sont deux problèmes différents.
          Il faut lutter contre les pollutions, mais pour agir sur les variations du soleil....  ??

        • sarcastelle sarcastelle 19 décembre 2016 21:26

          @ Fifi Brindacier

          .
          Mais pour agir sur les variations du soleil ?
          .
          M. Asselineau a forcément une solution, eh, fillette de peu de foi. 

        • baldis30 20 décembre 2016 07:32

          @Alren

          des noms sur les scientifiques et pas de bricolage de soi-disant gourous 

          Ensuite sur la stabilité des réacteurs alignez les chiffres d’enrichissement pour les centrales en service et la géométrie des barres ainsi que les moyens sur l’excursion .... ...dans d’autres cas.

          Je suppose que vous avez fait suffisamment de neutronique pour avancer de telles âneries 

          La diffusion de renseignements sciemment erronés est réprimée par la loi


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 décembre 2016 08:12

          @sarcastelle
          Faire de la politique, c’est faire un choix dans les priorités.
          La priorité, c’est la sortie de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN légalement, car il y a suffisamment de problèmes à résoudre en France, sans entrer en conflit avec les autres pays européens et les Institutions, en violant les Traités pour jouer aux révolutionnaires de salon. ...


          L’attentat à Berlin hier, vient rappeler aux doux rêveurs que l’UE , l’ OTAN et la France ont fait le choix de soutenir les terroristes tout en disant les combattre. Il urge de se rassembler pour sortir de cette nasse construite sans les peuples et contre les peuples.

          Le FN, comme la FI, ne mettent pas leur priorité sur le Frexit. Ils neutralisent de fait des millions de citoyens qui croient aux promesses « d’une Autre Europe à la St Glinglin ». Cela n’a rien de neuf, ni de révolutionnaire. C’est ce que promet toute la classe politique française depuis plus de 35 ans, pour les faire patienter....

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 décembre 2016 08:18

          @michel-angelo
          Ne vous leurrez pas, le PRCF soutient la FI comme la corde soutient le pendu. Sa priorité, ce n’est pas l’Europe, c’est de reconstruire le PCF d’avant Mitterrand. Ce qui intéresse le PRCF, c’est de vous coller au train pour récupérer les communistes en perdition qui suivent Mélenchon.


          Si le PRCF avait le Frexit comme priorité, il soutiendrait l’ UPR et ferait même alliance avec l’ UPR, comme le PCF et la CGT dans le CNR.

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 décembre 2016 08:31

          @Alren
          Voici les variations du climat à l’échelle géologique, il y a eu d’autres périodes de réchauffement climatique dans le passé, en particulier au Moyen Âge. Pour le Moyen Âge, on le sait par les livres de compte des monastères qui notaient les dates de semailles, des moissons, des vendanges etc.


          Voulez- vous avoir la bonté de m’expliquer les causes de ces autres périodes de réchauffement ?
          Les pets des dinosaures ou ceux des moines ?? 

        • Le421 Le421 20 décembre 2016 09:06

          @Fifi Brind_acier
          Changements climatiques et pollutions sont deux problèmes différents.

          Vous en êtes bien sûr ?

          Il fait le même temps avec ou sans le nuage de pollution sur Paris ?

          Moi, je veux bien. Et surtout en hiver.

          Trump a peut-être raison finalement !!
          Et puis...
          Les gosses paieront. Pas grave. Nous, on sera crevés !!  smiley


        • Alren Alren 20 décembre 2016 12:28

          @sarcastelle

          une balle de 10 grammes lancée à 800 m/s Une voiture d’une tonne lancée à 2,53 m/s

          La vitesse du son étant approximativement de 360m/s, la balle supposée est donc largement supersonique, ce qui n’est pas le cas des balles d’armes de poing (à ogives rondes).
          Elle ne peut être tirée que par une arme d’épaule, du type de celle qu’utilisent les tireurs d’élite (« snipers ») et occasionnera un fort recul.
          La voiture elle est au pas.
          Avec ces conditions extrêmes, effectivement, les énergies cinétiques des deux mobiles sont égales.
          Si la balle est complètement arrêtée par exemple par le moteur, elle annulera l’énergie cinétique de la voiture et n’ayant plus d’énergie cinétique, la voiture stoppera.
          Les deux énergies cinétiques seront dégradées en chaleur.

          Tout ceux qui connaissent la physique savent ça.


        • pemile pemile 20 décembre 2016 12:50

          @Alren "Si la balle est complètement arrêtée par exemple par le moteur, elle annulera l’énergie cinétique de la voiture et n’ayant plus d’énergie cinétique, la voiture stoppera."

          roohhh, quel masochisme pour offrir ainsi le fouet à sarcastelle qui doit bien avoir de petites pulsions sadiques à la base de son pseudo ?


        • sarcastelle sarcastelle 20 décembre 2016 13:59

          @ Alren

          .
          Comme dit Pemile, vous tendez le bâton pour vous faire battre. 
          .
          la balle et donc supposée largement supersonique
          .
          Cela n’a aucune incidence sur la question.
          .
          Si la balle est complètement arrêtée par exemple par le moteur, elle annulera l’énergie cinétique de la voiture...........la voiture stoppera
          .
          Non, vous n’avez toujours pas compris. 
          Les problèmes de collision se traitent en considérant une règle intangible : la conservation (vectorielle) de la quantité de mouvement. 
          Ici la QdM de la balle vaut en module 0,01 x 800 = 8 (kg.m/s, pas de nom d’unité) et celle de la voiture 1000 x 2,53 = 2530. 
          La QdM totale du système avant collision vaut 2530 - 8 = 2522, vecteur dirigé dans le sens du mouvement de la voiture. 
          Après la collision (balle complètement arrêtée) la QdM du système sera toujours 2522. La vitesse de la voiture sera donc abaissée à : 2522 / 1000 = 2,522 m/s. 
          La balle arrêtée n’a plus d’énergie cinétique (hors celle de la vitesse de la voiture ; je néglige) tandis que la voiture conservera une énergie cinétique de : 1/2 x 1000 (1000,01 !) x 2,522² = 3180 joules. 
          La balle a perdu 3200 joules et la voiture 20 joules. Ces 3220 joules, et pas davantage sur le total initial de 6400, sont transformés en chaleur et déformation de tôles. 
          .
          Tous ceux qui connaissent la physique savent ça.
          .
          Je vous l’ai déjà expliqué, quoique moins en détail, et il faut savoir qu’à l’inverse de la politique il n’y a pas d’opinions en physique, et c’est précisément ce qui me la rend sympathique. 




        • Alren Alren 20 décembre 2016 14:53

          @sarcastelle

          J’accepte de perdre du temps à répondre à vos objections mais cela s’arrêtera là. Je ne tomberai pas dans le panneau d’une polémique stérile sur fonds d’hostilité politique et idéologique inavoués de votre part.

          Expliquez-nous cette affaire de plutonium qui au bout de quelques années n’est plus frais dans les bombes.

          Le plutonium est radioactif en sortant de la centrale. C’est même pour cette raison que son stockage, son enfouissement, pose des problèmes. Cette radioactivité a pour effet de transmuter le noyau qui cesse d’être un noyau de plutonium. Soit il perd deux protons et deux neutrons par rayonnement alpha, soit il se scinde en deux éléments plus légers.

          Le résultat est que dans la bombe A, dont l’explosion va déclencher la réaction de fusion atomique de la bombe H, la proportion de plutonium diminue et la proportion de noyaux « parasites » augmente.

          Bien que le plus grand secret militaire soit observé sur ces phénomènes, il semble clair que plus le plutonium est à l’état pur (on parle vraisemblablement d’un ordre de 99, 999%) plus complète est la réaction en chaîne et plus puissante est l’explosion de la bombe A. Ce qui entraîne sans doute que meilleure est aussi la puissance de la bombe H qui lui est intimement associée.

          Bref, si on attend trop avant de changer le plutonium, la bombe atomique risque de perdre beaucoup de puissance et même à l’extrême ne pas exploser du tout.

          Question subsidiaire : explicitez s’il vous plaît l’invocation pompeuse de E =mc². 

          L’énergie du rayonnement solaire et l’énergie éolienne, tout comme l’énergie des vagues et des courants marins (un peu moins pour ceux-ci) sont diluées. Il faut de très grandes et coûteuses installations en terme de prix et de pollution pour en recueillir une parcelle.

          La seule énergie naturelle qui est un peu concentrée est l’hydraulique des cours d’eau : il serait impossible de recueillir l’énergie cinétique de la pluie ou de la neige. Heureusement le relief et la gravité créent les rivières.

          Cependant, même la « houille blanche » possède une énergie beaucoup plus diluée que la houille noire, le pétrole ou le gaz. Cela tient au fait que l’énergie potentielle d’un combustible réside dans la modification des liaisons chimiques, électromagnétiques, des atomes qui induisent des accélérations desdits atomes (et donc une augmentation de leur énergie cinétique) bien supérieures au déplacement de l’eau sur les turbines.

          L’énergie nucléaire, comme son nom l’indique, provient non de la force électromagnétique comme dans une combustion mais des forces nucléaire forte et faible dont le niveau d’énergie est infiniment supérieur et qui représentent donc une énergie condensée potentielle sans équivalent.

          « On peut retenir l’ordre de grandeur de 10 000 fois plus d’énergie récupérable par tonne d’uranium naturel que par tonne d’équivalent pétrole. »

          C’est ce que résume, pour les personnes compétentes, la formule E =mc². Elle rappelle la quantité énorme d’énergie récupérable quand une masse est transformée en énergie ce qui ne se produit que dans les réactions de fission et surtout de fusion ( cette dernière permettra au soleil de briller dix milliards d’années).

          Expliquez-nous mieux ce qu’est un réacteur instable

          L’instabilité intrinsèque du réacteur à uranium est très bien décrit dans cet article, dans lequel en outre les auteurs développent une théorie sur la vraie cause de l’accident de Tchernobyl qui serait au moins discutée en Occident si elle ne provenait pas de savants russes.

          Si elle décelait ne serait-ce qu’une part du phénomène complexe qui a conduit à la catastrophe, ils mériteraient le prix Nobel. Mais ce sont des Russes, alors ...

          www.lochak.com/Z-files/I_Tchernobyl_Nouvelle_Hypothese_Georges_Lochak.pdf



        • Alren Alren 20 décembre 2016 15:20

          @Fifi Brind_acier

          Le CO2 n’est pas un polluant, il est recyclé par la végétation.

          Les végétaux chlorophylliens transforment le CO2 en matière organique et en oxygène en présence d’énergie solaire. Mais en permanence les animaux tirent leur énergie en « brûlant », avec des enzymes à basse température, cette matière organique avec comme comburant l’oxygène de l’air, rejetant alors du CO2. Les végétaux font la même chose la nuit.

          Au bout du compte, il s’établit un équilibre entre absorption et émission de CO2 avec d’ailleurs une suprématie de l’absorption puisque le CO2 « naturel » n’est présent qu’à l’état de traces.

          Cet équilibre résulte d’une très grande inertie du système. Qui s’est établi sur des millions d’années, les variations se faisant très progressivement sur des dizaines de milliers d’années.

          Ce qui caractérise notre époque c’est que l’accroissement de la proportion de CO2 dans l’atmosphère est à cet échelle « instantanée » et que cet excédent soudain n’est pas absorbable par les végétaux terrestres et les océans.

          Il semblerait que ce soit plutôt le soleil qui dirige le climat.

          Le climat qui règne sur la planète dépend de l’activité solaire certes, mais surtout de la composition de l’atmosphère, de l’importance de son effet de serre, lequel est directement dépendant de l’activité biologique : s’il n’y avait pas de vie sur Terre, s’il n’y en avait jamais eu, le climat de la planète serait très différent de ce qu’il est, il suffit de penser à Vénus.


        • taktak 20 décembre 2016 17:55

          @Sparker
          Dans le genre adorateur sectaire se prosternant devant un gourou vous vous posez là  ! Je vous l’ai déjà dit, mais si vous voulez que des millions de gens normaux votent pour Mélenchon sans prendre peur vous feriez mieux de tourner 7 fois votre langue dans votre bouche.

          Mélenchon a annoncé la sortie du nucléaire, sans préciser quand , sans dire comment. Et cet article du PRCF le précise bien en introduction, indiquant qu’en janvier des précisions devraient être données.
          Avec une analyse chiffrée sérieuses le PRCF montre aussi la complexité de l’affaire et son enjeux politique pour montrer qu’une sortie totale du nucléaire en trois ans - chiffre que l’on entend circuler deci dela mais à ma pas connaissance pas dans la bouche de mélenchon- apparaît à ce jour comme difficilement réalisable. Bref, il est normal de débattre des sujets de fond. Et ce n’est pas en psalmodiant uniquement mélenchon & règle verte que l’on peut convaincre. Bref plutôt que de m’agresser expliquez comment vous comptez sortir du nucléaire, l’agenda, les contraintes, les bénéfices... En montrant comment vous faites face aux différentes problématiques identifiées par cet article très factuel du PRCF.

          Par exemple vous écrivez "on va remplacer les centrales nucléaires par des éoliennes vous êrtes hasbeen, il y a bien longtemps que ce scénario n’est plus crédible, mettez vos fiches à jour..." dites vous...

          Merci donc de nous indiquez comment vous comptez produire de l’électricité...


        • sarcastelle sarcastelle 20 décembre 2016 21:23

          @sarcastelle

          3 abrutis déjà pour avoir noté 1 étoile (moinssage) mon intervention de ce jour à 13 h 59. Trois abrutis pour contester une démonstration physique sans défaut. Continuez, les gars !

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