Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Environnement > Nicolas Hulot, prophète en son pays et à son époque ?

Nicolas Hulot, prophète en son pays et à son époque ?

Les sondages placent Nicolas Hulot en tête des représentants de la défense de l’environnement. Débarqué recemment dans le paysage politique français, l’homme sans parti joue son meilleur rôle, l’influence, pour opérer une mutation écologique.

Pour 66% des Français, Nicolas Hulot serait le candidat à la présidentielle qui représenterait le mieux la défense de l’environnement, selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche. La candidate des Verts Dominique Voynet arrive loin derrière : elle serait la meilleure représentante écologiste pour 14% des personnes interrogées, devant José Bové (11%) et Corinne Lepage (6%).

57% des personnes sondées ne souhaitent pas que Nicolas Hulot se présente à la présidentielle, quand 43% le souhaitent.

Si l’on part de ce sondage, pour analyser l’écologie politique française, on constatera que la stratégie des Verts français est loin d’être lisible pour leurs concitoyens. Luttes intestines permanentes, syndrome du nombril, gauchistes plus que réformistes (au contraire des Verts allemands), le bilan du parti est maigre, alors que jamais les Français n’ont été aussi demandeurs d’une meilleure prise en compte de l’environnement dans la politique.

Nicolas Hulot ne sera sans doute pas candidat en 2007, il n’a pas l’ambition présidentielle rivée à la peau. Non, son truc à lui c’est l’influence, des politiques et de l’opinion. Il a présenté mardi son Pacte écologique, destiné à placer les enjeux environnementaux au coeur des programmes électoraux. Un pacte en forme de plate-forme, une feuille de route trans-partis valable pour les dix, quinze prochaines années. Au-delà des alternances, des batailles politiciennes, un pacte pour l’action individuelle et collective, un cadre pour la transition écologique.

Alors, pourquoi Nicolas Hulot est-il mieux entendu des Français que tous les Voinet, Bové et consorts ? Parce que c’est un homme de média qui est entré dans le paysage politique par la petite lucarne, avec conviction et charisme ? Peut-être, mais ce n’est pas suffisant pour justifier la vague de confiance. Parce qu’il a la tête du gendre idéal, riche, humble, intelligent ? Hum, dubitatif ;-)

Alors, c’est sans doute parce qu’il a un discours différent des habituels écologistes. Il ne culpabilise pas, mais propose des choix, une perspective de progrès. Il sait que la tâche n’est pas facile, pour une société qui ploie déjà sous les difficultés en tous genres. La précarité, le libéralisme... la vie est dure pour tous, et la difficulté « supplémentaire » de la lutte contre l’effet de serre apparaît « sur-angoissante ». Etre le messager de la catastrophe, d’un futur incertain, est un rude métier, il faut du professionnalisme. Mais la catastrophe ne viendra pas de la lucidité. Au contraire, elle viendra de notre feinte ignorance face à la réalité scientifique, et de notre obstination à persévérer dans un modèle inadapté.

Alors, oui la tâche du changement climatique est difficile, et l’échelle quasiment incommensurable. Et, oui, c’est un chemin incontournable. Ce constat est aujourd’hui partagé collectivement. Mais la mutation écologique s’opèrera de gré ou de force. A nous de l’organiser plutôt que de la subir et de laisser le temps de la catastrophe nous dicter le changement.

Le premier devoir du messager : expliquer que la mutation écologique n’est pas une régression, un monde du pire. Au contraire, la mutation écologique est la seule solution face au monde du pire, une opportunité pour matérialiser notre véritable humanité. Nous avons tout à gagner à la mettre en œuvre, rapidement, car c’est la seule capable de redonner du sens au progrès.

Les changements ne seront pas mineurs, même s’ils sont progressifs, ils seront lourds. Vivrons-nous moins bien ? Non. Sans doute pas si nous savons, collectivement et individuellement, jouer notre note sur la mélodie écologique. Le temps est opportun pour faire preuve de lucidité et de courage, la tragédie n’est pas inéluctable.


Moyenne des avis sur cet article :  4.25/5   (106 votes)




Réagissez à l'article

34 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 8 novembre 2006 11:42

    Je n’ai pas la télé et ne vois que très vaguement de qui il s’agit. Sans doute pas d’un politique ni d’un écrivain ni d’un chercheur ni ... Une sorte de metteur en scène vidéo, je pense. Si l’on faisait un sondage sur le meilleur spécialiste de la littérature, ce serait Pivot ? Tout ceci démontre simplement encore une fois l’influence excessive des grands médias.

    Avec un peu de chance, de bonne volonté, Agoravox, et surtout le p2p, ça s’arrangera peut-être à l’avenir. Mais que de chemin il reste à faire pour désagréger ce bourrage de crâne.


    • Milarespa (---.---.77.157) 8 novembre 2006 13:50

      A partir du moment où l’influence de la télé va dans le bon sens (assumer notre responsabilité), je ne trouve pas qu’elle soit excessive.


    • Forest Ent Forest Ent 8 novembre 2006 15:54

      Ma remarque n’était pas sur le fond de son discours, mais sur la forme : l’identification du metteur en scène au discours. Imaginer un présentateur télé président de la république consiste tout bonnement à confondre le réel et le virtuel. C’est comme penser que Bruce Willis est vraiment policier.


    • Noireb (---.---.91.189) 8 novembre 2006 18:41

      Ronald Reagan a été president des US.


    • Forest Ent Forest Ent 8 novembre 2006 20:25

      Comme Arnold est gouverneur de Californie, pas plus mauvais qu’un autre semble t il. Après avoir été acteur, Reagan a entamé un parcours « institutionnel » puis politique classique et a été en particulier gouverneur.


    • Milarespa (---.---.77.157) 9 novembre 2006 10:04

      Il me semble que M.Hulot a assez répété qu’il n’avait pas la carrure pour le poste de président, mais qu’il utilisait sa posture médiatique afin de faire passer le message.

      « Quand le sage pointe le doigt vers la lune, l’idiot regarde le doigt. »

      En ce sens, les médias, par leur simplification et leur manichéisme habituels contribuent effectivement à la crétinisation des masses.

      Agoravox est justement là pour offrir une autre alternative, alors regardons la lune et pas le doigt.


    • tal (---.---.17.200) 14 novembre 2006 22:05

      @ l’auteur

      Merci pour cet article succint mais parlant.

      Pour commencer sur les sondages, disons tout net que c’est de la fumisterie une fois de plus.Quand l’objet de ces sondages est de faire ressortir une préférence dans un contexte donné, l’utilisation d’une icone médiatique releve de la manipulation pur et simple.Les résultats ne sont pas plus significatifs que ceux qui auraient été faits pour une présidentielle—à l’échantillon près— au lendemain de la victoire Française à la coupe du monde en 98,lorsque la foule en délire criait sa joie et, scandait : « Zi-dane pré-si-dent » ...Vous auriez eu aussi probablement le même pourcentage (57%) ne souhaitant pas qu’il se présente à la Présidentielle.

      Nicholas Hulot est certes un personnage très sympathique, dont j’apprécie beaucoup les reportages destinés à nous sensibiliser sur les problèmes d’environnement.L’aspect didactique du propos, et la qualité des images transmises constituent le point fort de tels émmissions.

      Sinon qu’est-ce à dire pour le reste ? En dehors du fait que son action a pour but de nous sensibilser, afin -qu’autant que faire se peut-nous agissions sur nos « politiques » qui à leur tour sont sensés prendre les mesures -ou mesurettes- adéquates, sauf d’enrager nous ne pouvons pas grand chose, face à -selon les spécialistes- la gravité des problèmes environnementaux, et l’urgence de solutions.Nous sommes ballotés entre les alarmistes, les prophètes de malheur, et les optimistes-de moins en moins nombreux il est vrai. Jadis c’était l’agrandissement du trou d’ozone,causé par les émmissions de CFC ? qui nous disait-on atteignait des proportions alarmantes au point d’entrainer la cécité des moutons de la pampa Argentine et de nombreux autres éffets négatifs sur l’environnement de nombreuses régions -que n’at-on pas écrit, et lu ! sur le sujet. Quelques années plus tard, nouvelles découvertes et nouveau scoop ! On nous apprenait que la couche d’ozone se...reconstituait mystérieusement.Les emmissions de gaz a effet de serre loin de diminuer ont au contreire augmenté, alors...Quid des certitudes scientifiques en ce domaine.

      Ceci débouche tout naturellement sur les questions de développement qui sont à l’évidence, les seuls vrais questions a se poser en ce début de XXI° Siecle. Là réside la véritable difficulté. L’attitude Américaine face au protocole de Kyoto,a donné le ton et indique clairement ce que seront demain les difficultés.Il ne sert a rien de se voiler la face.Aucun des grands pays industrialisés n’est prêt a sacrifier son développement -industriel-pour satisfaire aux exigences de ceux qu’ils considèrent comme « une bande d’illuminés ».Nicholas Hulot est du nombre...


    • Amazone (---.---.4.8) 8 novembre 2006 12:00

      Euh... Nicolas Hulot c’est un écolo, un engagé, un vrai...

      Juger un homme que l’on ne connait pas... c’est euuuh déplacé !


      • Forest Ent Forest Ent 8 novembre 2006 15:51

        Je n’ai rien contre Bernard Pivot, que je ne connais pas personnellement.

        Il est déplacé de ne pas souhaiter comme candidat à la présidentielle quelqu’un dont on ne connait aucune référence de décision ou d’action ?

        Il y a du mélange de genre, là.


      • Thucydide (---.---.101.8) 8 novembre 2006 12:19

        Disons que Nicolas Hulot (le chouette Hulot, comme l’appelle Lilian Massoulier dans un autre article, un jeu de mots qui risque de ne pas avoir beaucoup d’échos) est une personnalité emblématique et, contrairement à un scientifique qui a les yeux rivés sur ses recherches, il est représentatif du citoyen moyen. Le fait qu’il ne soit pas pourri d’ambitions est un gage de crédibilité considérable par rapport à d’autres célébrités (ou divers « pipeaulle ») superficielles.

        Je regrette pour ma part un oubli de taille dans toutes ses interventions (et celles de la quasi-totalité des écologistes) : nulle part il est clairement dit que le développement durable dépend avant tout de la maîtrise démographique. On a beau nous ressasser qu’elle est en phase de ralentissement, on est toujours effaré par ses métastases, aussi bien en Europe que dans les pays du tiers-monde, et il est temps de dire que pour que notre vie future ne soit pas un enfer où tout est rationné, il faut impérativement que nous ne vivions pas les uns sur les autres.


        • rjolly (---.---.227.38) 8 novembre 2006 14:49

          C’est absurde. L’argument principal d’Hulot aussi bien que d’Al Gore est de léguer un environnement correct aux générations futures. Sans intention de faire d’enfant, c’est un peu à côté de la plaque.


        • Thucydide (---.---.101.8) 8 novembre 2006 17:31

          Il n’est pas question de ne plus avoir d’enfants, mais de ne pas en avoir trop, et de leur donner un cadre de vie au moins égal au nôtre. Pour le moment, c’est mal barré. Même avec le nombre actuel d’humains, un équilibre écologique durable exigera obligatoirement un gros retour en arrière de la part des pays industrialisés si on veut mettre tout le monde sur un plan d’égalité par rapport aux ressources naturelles, ce qui paraît logique. Il n’est jamais agréable de faire marche arrière. Et tant que la quantité d’individus continue d’augmenter, la richesse théorique par individu continue de diminuer.


        • (---.---.107.66) 8 novembre 2006 18:00

          « Il n’est pas question de ne plus avoir d’enfants, mais de ne pas en avoir trop »

          Seul quelqu’un de mauvaise foi prétendrait avoir compris autre chose. Dès lors, inutile d’essayer de dialoguer avec lui, à mon avis.


        • (---.---.18.55) 8 novembre 2006 21:53

          Je ne voit pas ce qu’il y a de choquant dans ce qu’il dit, plus il y a d’hommes sur terre, plus il y aura besoin de ressources naturels, c’est mathématiques. Croire que la terre pourra indéfiniment nourrir toujours plus d’humains est une hérésie a l’heure ou beaucoup ne peuvent pas manger à leur fain. Donc oui faire moins d’enfants doit faire partir de l’écologie.


        • Hervé (---.---.28.185) 8 novembre 2006 14:20

          Nicolas Hulot est écologiste comme vous et moi. Il n’a pas envie que la Terre devienne moche, que l’air devienne irrespirable et que les animaux les plus photogénique disparaissent. Comme vous et moi, il doit trier ses déchet à la maison et aller travailler en voiture. Mais à la différence de moi, et probablement de vous aussi, il a visité les coins les plus reculés de la planète en hélicoptère. Tant mieux pour lui. C’est une preuve qu’il sait apprécier la beauté des paysages naturels. De là à lui donner une carrure politique nationale en quelques mois... On sent bien l’effet d’association : « Ah oui ! Nicolas Hulot celui dont on voit la binette à côté des paysages naturels ! » Quand on imagine la tête de Nicolas Hulot c’est toujours avec un photo de Yann-Arthus Bertrand en fond.

          Cela dit, ce n’est pas un novice en politique (il a l’oreille de Jacques Chirac, sans forcément qu’il faille en déduire des affinités politiques claires), ni en écologie, puisqu’il dirige une fondation (créée en 1990). D’ailleurs une fondation pour favoriser l’écologie c’est une peu comme si la fondation Bill Gates prétendait faire du social. Ce n’est pas le cadre approprié pour une véritable action. L’écologie n’est pas de la charité !

          Mais Nicolas Hulot est-il un écologiste ? Il profite surtout de son image non partisane pour susciter une adhésion qui, somme toute, n’est pas politique. Il est de notoriété publique qu’à de nombreuses reprise l’homme préféré des français était l’abbé Pierre. Ce n’est pas pour autant un homme politique. Il est, certes, osé de comparer un homme d’action à Nicolas Hulot, mais il ont en commun que la sympathie qu’ils engendrent n’est pas partisane. Or c’est le problème de l’écologie de manière générale. Les Verts allemands connaissent un succès politique dans la mesure où ils ont des liens très forts avec le SPD (socialiste). D’où leur capacité à agir. En France, les hommes politiques étiquetés écologistes, comme Dominique Voynet, se retrouvent toujours en position d’« emmerdeur » car, s’ils agissent, ils vont contre les intérêts immédiats des électeurs.

          En conclusion, il ne faut pas se laisser abuser par la notoriété de Nicolas Hulot. Il ne peut, dans l’immédiat et à l’échelle nationale, mettre en action une politique écologiste, qu’il soit ministre (comme le souhaite Fabius) ou même président (ce qu’il ne souhaite pas, enfin, à ce qu’on dit...).


          • (---.---.107.66) 8 novembre 2006 16:41

            « Mais Nicolas Hulot est-il un écologiste ? Il profite surtout de son image non partisane pour susciter une adhésion qui, somme toute, n’est pas politique. »

            Premier lot de questions : Que cherche-t-il, d’après vous ? Après quoi court-il ? Pourquoi se médiatise-t-il ? Une histoire d’égo ? Pour l’argent ? Ou une profonde envie d’améliorer les choses ?

            Second lot de questions : Sur quoi pouvez-vous vous appuyer pour répondre au premier lot de questions ? Sur quels éléments objectifs ? N’en est-on pas réduit, au final, à faire d’éternels procès d’intention qui ne font pas avancer grand chose ?


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 novembre 2006 22:40

            Il va de soi que son livre va lui rapporter quelque substantielle monnaie. Pourtant, le personnage semble sincère, ce qui est le propre des peoples, à l’ego démesuré, croyant qu’ils sont divins et de ce fait investi d’une mission et exempt du jugement des humains, comme une certaine Madonna.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 novembre 2006 22:37

            Bonsoir,

            A mon avis Nicolas Hulot n’est qu’un people relayé par des peoples peu au fait du comment une société se conçoit, se construit.

            Le programme de Hulot ne fera qu’agraver la fracture entre ceux qui ont les moyens et ceux qui ont par exemple des vieilles caisses qui polluent et pas les moyens d’en changer

            Nicolas Hulot participe à mon sens à la crétinisation des consciences. Hulot ne sait pas comment les gens vivent, ne sait rien en vérité et se présente comme un détenteur de vérité.

            C’est assez consternant mais comme la religion écologiste est en marche, nul ne peut arrêter les croisés du CO2

            Si ça intéresse quelques-uns, je peux me fendre d’un pamphlet anti-Hulot, quoique, ce cirque médiatique commence à me lasser


            • Forest Ent Forest Ent 9 novembre 2006 02:04

              C’est un personnage uniquement cathodique. Il serait plus intéressant de désosser des bidonnages plus proches de la frontière avec la réalité.


            • (---.---.30.245) 11 novembre 2006 20:43

              je suis désolé de vous dire que Hulot n’est peut-être pas scientifique, mais au moins il sait s’entourer et écouter l’avis des meilleurs spécialistes de la question (scientifiques eux !) alors non ce n’est pas une star-ac du plus bel écolo. mais plutôt une mise à disposition de rélexions de nombreuses personnes sans couleur politique (ou dois-je dire économique ?)


            • Forest Ent Forest Ent 12 novembre 2006 03:25

              Ce que TF1 ne dit pas, pas plus que la chaîne de Bolloré, pas plus que les autres, c’est que parmi les principaux responsables de la déforestation en Afrique, on trouve les sociétés Bouygues et Bolloré.

              M. Hulot est le préposé du groupe Bouygues S.A. à la rubrique « écologie ». S’il tient bien son rôle, tant mieux pour le sujet et pour le groupe, point.

              On peut être sensible à l’écologie et indifférent à la télé et ses fausses valeurs. L’identification d’un thème aux acteurs qui le représentent démontre largement l’influence excessive des médias. Débarrassons-nous de TF1 et autres, et l’écologie et tous les autres sujets sérieux s’en porteront mieux.

              Il est temps d’ouvrir les yeux.


            • Hervé (---.---.28.185) 9 novembre 2006 08:18

              Réponse à IP:xxx.x49.107.66

              J’ai été maladroit dans ma formulation en écrivant « Nicolas Hulot est-il écologiste ? » Je ne remet absolument pas en doute sa sincérité lorsqu’il dénonce la surexploitation irresponsadble des ressources. Mais sur ce point presque tout le monde est d’accord. En posant cette question je voulais demander : « Est-il un homme politique expérimenté dans les questions de l’environnement ? » Au sens, par exemple, où Dominique Voynet, pour parler de ce que je connais, maîtrise des dossiers comme la gestion des déchets nuclaires.

              Sur le site de sa fondation (http://www.fondation-nicolas-hulot.org) le nucléaire n’est cité qu’une seule fois. Certes il ne pousse pas à la production d’énergie nuclaire, mais n’évoque pas non plus le fait que 85 % de notre électricité est produite grâce à l’énergie nuclaire, qui laisse alors chaque année 65 000 tonnes de déchets radioactifs (pour une période allant de plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers d’années). Ce n’est pas un mince oubli. Alors lorsqu’il écrit dans sa charte (http://www.planete-nature.org/charte.php) : « Je réfléchi avant de consommer » On ne peut pas dire qu’il attaque l’industrie nucléaire de front !

              De manière générale il reste dans la déclaration d’intention très vague. Un peu comme si l’on s’écriait « Non au chômage ! ». Il n’y a aucun courage politique à cela. Il faut des solutions concrètes. Ce n’est qu’en proposant des solutions concrète qu’on commence à fâcher les gens et, par conséquent, à se position politiquement.


              • (---.---.107.66) 9 novembre 2006 10:47

                « Certes il ne pousse pas à la production d’énergie nuclaire, mais n’évoque pas non plus le fait que 85 % de notre électricité est produite grâce à l’énergie nuclaire, qui laisse alors chaque année 65 000 tonnes de déchets radioactifs »

                Sans nucléaire et sans pétrole/gaz/charbon (ce qui est la priorité à mes yeux, devant l’élimination du nucléaire), il nous reste quel pourcentage de notre électricité et, plus largement, de notre énergie produite et consommée ? Quelques pourcents. Et vous savez bien qu’avec les renouvelables, on ne peut pas augmenter énormément cette quantité, pour l’instant et dans l’immédiat.

                Nicolas Hulot incite les gens à faire des économies d’énergie (cf le Petit Livre Vert de sa fondation, entre autres). Que voudriez-vous ? Que Nicolas Hulot et les écologistes instaurent une dictature bienveillante pour forcer les gens à diviser par 10 leur consommation d’électricité et d’énergie immédiatement ? Car c’est bien de cela qu’on parle, dans un scénario sans nucléaire et sans hydrocarbures.

                Attaquer l’industrie nucléaire, c’est bien, c’est courageux (?)... encore faut-il que la population soit prête à accepter ce que cela implique sur son mode de vie, de sortir du nucléaire et du pétrole en même temps. Ce qui a peu de chance d’être le cas, d’où l’intérêt de se focaliser en priorité sur la sortie du pétrole et de reléguer au second plan la sortie du nucléaire. C’est du moins ma vision du pragmatisme, tel que pratiqué, entre autres, par Nicolas Hulot.


              • L'enfoiré L’enfoiré 9 novembre 2006 08:19

                Bonjour, Rêver, voilà ce qui reste parfois comme arme contre l’adversité. Et oui, chacun exprime, avec les moyens disponibles, ce que l’on ressent au plus profond de soi. Nicolas a frappé les esprits par ses phrases éditoriales. Ses mots bien pensés en fin de ses films restent dans les mémoires comme un choc de la responsabilité. La politique pervertit son homme. Voilà qu’on pense à lui pour prendre le flambeau de la raison. Ne serait ce pas faire faner les dernières fleurs qui pourraient encore subsister autrement dans nos prés pour nous rappeler la beauté de notre planète ? Il l’a d’ailleurs bien compris. Ce doigt dans l’engrenage, il ne s’y sent pas là à sa place. Une fois dans l’arène on se perd très souvent en autruche avec la tête dans le sable. Mais je lui laisse le choix. A+


                • melanie (---.---.121.158) 9 novembre 2006 09:59

                  Alors que j’ai généralement l’esprit acide et assez peu enclin à la naivété, je trouve que pour, une fois, vous ètes à coté du débat, d’autant que certains prétendent débattre sur une intervention qu’ils n’ont ni entendue, ni visionnée ; ça devient surréaliste.... J’ai écouté attentivement l’intervention de Nicolas Hulot, pertinent, mesuré mais mettant sans emphase devant les enjeux et l’urgence à venir, en évitant le catastrophisme, ce qui à mon sens demande déjà un sens de la communication assez maitrisé étant donné l’état des lieux catastrophique de la planète et de la biodiversité. Nicolos Hulot ne prétend à rien d’autre qu’à être le porte-parole d’un défi gigantesque et à interpeller l’opinion publique comme à mettre les politiques devant leurs responsabilités. Aucune lueur d’ambition lorsque le journaliste l’ a sollicité de manière récurrente quant à la possibilité de se présenter... Dans une société de médialisation, là où les scientifiques devant l’évidence de la catastrophe imminente sont de moins en moins frileux à s’engager, Nicolas Hulot est NECESSAIRE pour sortir les politiques et les citoyens de leur léthargie.

                  Le capital est d’agir et vite et je piaffe aussi de la lenteur avec laquelle les choses se modifient. Plus il y aura de médiateurs pour sécouer l’indifférence mieux ce sera. Fait-on ce proccès à Hubert Reeves lors qu’il fait paraitre « Le mal de terre » , en prétendant qu’il veux se mettre en avant ? ou à José Bové , qui se fait mettre en prison pour le fun ?


                  • sousmarinvert (---.---.60.131) 9 novembre 2006 17:39

                    Ce Nicolas ne manque pas de Culot. Sponsorisé pendant des années par Rhône-Poulenc Chimie, EDF et Loréal (parce qu’il le vaut bien), soutenu par TF1, cet « écolo » ami de Chirac, lave aujourd’hui plus vert que vert... et nous vend du développement durable de lapin, sorti de son chapeau médiatique...

                    Mais pour qui roule-t-il donc ?

                    Nous, on a bien une idée...

                    http://www.grainvert.com/article.php3?id_article=1041


                    • Lolo56 (---.---.187.183) 9 novembre 2006 17:41

                      Pour ma part je pense que plus il y aura de personnes médiatiques ou non pour parler d’écologie dans la vie des Français mieux celà sera ! S’il faut qu’elles soient médiatiques, politiques voir memes comiques pourquoi pas...

                      Le plus important c’est que le message passe car ils y a encore trop de Français qui soient dénis, soient ne s’intéresses pas à ce qui est entrain de se dérouler sur notre planète. Pour quelles raisons, par peur de l’avenir, par égoisme, par matérialisme ou car celà n’aura pas lieu de leurs vivants ?

                      Toujours est-il que si les scientifiques qui nous avertissent depuis plus de 15 ans maintenant ne sont guère écoutés par la population peut-etre les « Stars » plus présentes dans leurs quotidiens auront plus d’influences... Pour le bien de tous et aussi des enfants à naitres, de nos enfants !


                      • de passage (---.---.176.42) 11 novembre 2006 21:51

                        Personnelement j’ai arrêté d’utiliser son gel douche Ushaihaaiai un des plus cancérigène selon UFC -Que choisir !

                        Arf !


                        • tal (---.---.17.200) 14 novembre 2006 22:08

                          @ l’auteur

                          (suite et fin)

                          Les pays émmergents tels la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie, et -on les oublie trop souvent- les Pays de l’ancien bloc communiste, nouveaux dans la CEE dont l’appareil productif est inexistant ou délabré, ne rêvent que d’une chose, se hisser au niveau des actuels pays industrialisés qui interviennent pour 80% dans l’économie mondiale.Ces pays jouent le jeu du libéralisme sauvage, et on imagine mal leurs models s’avisant de leur donner des conseils de modération en matière de développement.

                          Ce qui voudrait dire nous occupons la première place et ne souhaitons pas être détronés, alors « allez-y mollo ».L’occident -nos responsables politiques en sont les premirs convaincus-est dans sa phase de déclin.Elle devra dans les décennies à venir,accepter dans le classement des « grands » et des « puissants », accepter dans un premier temps les places d’exaequo, en attendant de passer la main. Comme pour l’armement nucléaire,nous chercherons a mettre en place tout un arsenal juridique concrétisés par des traités et des organismes et agences de controle et/ou de surveillance, signifiant notre désir de conserver la première place, mais en vain.Le battage fait autour du NUC.et de l’environnement ne signifie rien de plus pour les nations émergentes du Tiers-monde et -à fortiori pour les non-émmergentes-que notre volonté de puissance et de domination.Ces pays se disent « en gelant notre développement ils sont assurés de conserver la première place ». De cela ils n’en veulent pas, et n’en voudront jamais !

                          Après les fameux droit « honteux » de polluer -véritable scandale !- négociables en bourse de nouvelles idées fusent et des suggestions se font jour parmi les responsables occidentaux.(politiciens et industriels). Ils rêvent d’agences de controle, d’officines de surveillance, etc. La « communauté internationale » conscient du danger, nous dit-on, set à la recherche de solutions « urgentes » (sans rire). Seulement le malheur pour une fois de cette « communauté internationale » qui ne représente comme pour le NUC militaire qu’elle même, c’est à dire les States et l’Europe, les autres étant des « méchants » comme la Russie, des « pas très gentils » comme la Chine,L’Inde ou Le pakistan, ou des « voyous » comme la Corée, compte un rebel dans cette affaire d’écologie. Il est de taille, et ce n’est rien de moins que la première puissance économique du monde !

                          Les pays émmergents futurs gros(très gros) pollueurs, peuvent aussi s’appuyer sur cet exemple, et ne se géneront certainement pas.Nous étudions déja des mesures de taxation diverses de leurs produits selon le potentiel polluant des matières entrant dans la composition de ces produits.Ces taxes seraient modulables nous dit-on, selon que des installations de traitements des rejets polluants et de traitements de résidus, seront associés au cycle de fabrication. De qui se moque-t-on ? Peut-on imaginer ces futurs pays industriels acceptant ces conditions, et même les USA ? C’est un nouveau chapitre du commerce international qu’il faudrait revoir.Les dirigeants des pays émmergeants, seraient selon moi, bien inspirés de demander aux pays industrialisés de participer en principal à l’installation extérieure de tels équipements.Ils ne manqueront sans doute pas de le faire...

                          En conclusion disons que Nicholas Hulot dans tout cela devant la complexité du problème est pour nous, disons que Nicholas Hulot par son rôle médiatique contribue tout comme le Ct Cousteau autrefois, à nous sensibiliser sur ces questions d’écologie mais rien de plus,mais c’est déja beaucoup. Le fait qu’il soit courtisé par l’ensemnle de la classe politique est de bonne guerre, mais ne fait pas tellement avancer le débat.Dans tous les cas, ce rôle « d’émminence grise » rendue « lumineuse » sous les feux des projecteurs, semble lui convenir.

                          Tal.


                          • webrunners (---.---.254.82) 17 novembre 2006 21:50

                            Bravo Nicholas, super initiative ! Certains ctriquent (comme IP:xxx.x70.30.245), c’est constructif, le discours de Nicholas Hulot peut ne pas plaire à tout le monde mais certains sondages montrent qu’il est le mieux placé des candidats écologistes. Bien sûr que cela peut déranger certaines personnalités politiques car s’il se présente, il prendra non seulement les voix de tous les verts et gauches écologistes, mais moi-même un ex de droite, surtout pas attiré par les « socialo-ecolo-verts » qui sont manipulés par le PS, et des citoyens de toutes droites et de toutes gauches las d’entendre des promesses qui n’aboutissent jamais.


                            • metallah (---.---.159.218) 20 novembre 2006 10:41

                              Concernant les Verts : le problème ne vient pas d’eux mais bien des médias et des partis qui les ont toujours méprisé

                              Ils parlent beaucoup d’écologie Mais les médias ne le rapportent jamais ! Ils font meme plus que parler, ils agissent !! Mais les médias préfèrent rapport les points à sensations !!

                              Hulot a d’ailleurs une utilité : il montre la duplicité des médias et des politiques car il ne fait que reprendre (des crans en dessous) toutes les propositions des Verts... Jamais les médias n’ont voulu écouté ou comprendre ! ils sont toujours préféré s’amuser sur quelques points de détails... mais n’ont jamais voulu rapporter ces propositions propositions méprisés depuis longtemps !! et là on écoute Hulot ?

                              pour le reste...

                              A La Haye, en novembre 2000, une énième conférence internationale sur le climat - la 6ème exactement - cherchait à mettre en œuvre le protocole de Kyoto. Les négociateurs américains avaient pour objectif de vider le protocole de son objectif, la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il aura fallu à la fois l’énergie et l’efficacité de Dominique Voynet, et la mobilisation citoyenne de milliers d’écologistes venus de toute la planète, pour tenir tête aux exigences américaines.

                              La France, à cette date, présidait l’Union européenne. C’est en tant que chef de la délégation européenne que Dominique Voynet, au nom du gouvernement de Lionel Jospin et de la gauche plurielle, a permis que l’Europe parle d’une seule voix et évite un échec complet des négociations. Notons d’ailleurs que Dominique Voynet a alors été félicitée par Jacques Chirac dans son action, une fois n’est pas coutume !

                              C’est également Voynet qui avait représenté la France lors des négociations pour le protole de Kyoto quelques temps plus tard

                              Bien entendu ensuite on peut critiquer la « faiblesse » de ce Kyoto et touti...

                              Mais c’est un exemple parmi d’autres quand à l’expérience et les compétences de Voynet Qu’a fait Hulot ?

                              Quelquechose d’utile dernièrement : montrer la duplicité des médias et des politiques ils n’ont jamais écouté les écolos, et là il suffit que Hulot parle pour que tout le monde l’écoute ? people quand tu nous tiens...

                              je me marres quand je vois certains journalistes restaient bouches bées quand ils interrogent Voynet dans des conférences de presse : ils sont en train de prendre conscience de leurs conneries médiatiques... et du fait qu’ils ont toujours méprisé les écolos...


                              • maxim maxim 22 novembre 2006 16:50

                                NICOLAS...déconne pas..reste le sypathique mec qui nous présentait USHUAIA,vas pas faire l’instrument à vent..l’orchestre joue faux.au fait t’étais écolo mais quand tu allais dans ces belles règions vierges,tu y’allais pas en vélo ?y’avait des gros camions,des groupes electrogènes,un hydravion CATALINA,des ulm ,toute la logistique..tout ça,ça marchait au jus de banane ?


                                • charles (---.---.101.127) 26 novembre 2006 11:30

                                  nicolas hulot comme tous les autres se fait dessus comme tous les soit disants representants de la nature tout est en train de fondre c est la cata des solutions existent leurs inventeurs se taisent ou remplissent les cimetieres victimes d accidents bizares depuis l utilisation de l energie fosile l argent avant les gens hien ! nico tout ca c est du gros pipo fini les chevaliers qui se battent contre les dragons CHARLES


                                  • herve smith (---.---.240.142) 28 novembre 2006 16:28

                                    Le pacte écologique de Nicolas Hulot

                                    plusieurs réactions :

                                    pour le fond :

                                    1/ est-il indispensable de mettre le souci de préserver la planète au 1er plan de nos préoccupations ? puisqu’il y a danger majeur pour la survie de la planète et de ses espèces (nous y compris), effectivement c’est prudent ... et puis j’ai l’angoisse des pères de famille...

                                    2/ n’y a-t-il pas des soucis futurs d’égale importance ? d’après Jacques Attali, il y en a : surpopulation, guerres,... d’après Nicolas Hulot, le souci écologique dépasse tous les autres c’est une lapalissade en effet d’admettre que si la planète se meurt le reste n’aura plus grande importance... mais je n’ai pas fini le superbement intelligent livre de Jacques Attali...

                                    3/ est-ce bien utile de faire un pacte écologique couvrant uniquement la France ? c’est bien sûr insuffisant, mais comment faire sans gouvernement européen, sans autorité mondiale ? Bon on commence par ça, et on espère avec d’autres pays telle la Norvège, faire école vu les enjeux un peu partout (Chine, Inde,... pour la Chine je sais - j’y vis la moitié du temps - : le YangTse est pratiquement mort, la pollution dans bon nombre de villes - pas les plus connues - fait des ravages, ... et pourtant les Chinois reboisent à qui mieux mieux, développent leurs espaces verts, contrôlent plus rigoureusement le CO des autos,...)

                                    Le fond est donc comme l’homme Nicolas Hulot : combatif pour un homme réaliste, ambitieux pour un homme passionné, pur et juste pour un homme déchiré.

                                    pour la forme :

                                    1/ un vice premier ministre ? bon pourquoi pas ce niveau de coordination, mais la politique est souvent affaire de demi mensonges, d’arrangements, de compromissions, ... donc difficile de croire en l’action non opportuniste des politiques (voir le débat Europe Express avec Nicolas Hulot et où il a quand même fallu que les invités politiques des 2 bords se lancent des vacheries, alors que vraiment ce sujet devrait faire taire l’esprit de chapelle)

                                    2/ une taxe carbone ? d’après Jacques Attali on ne paie pas l’énergie à sa juste valeur, d’après Nicolas Hulot cela conduira à un changement forcé de nos habitudes ; si cette taxe est vraiment allouée à une réorientation économique, aux transports et aux nouvelles sources d’energie, alors oui on devrait faire cet effort... mais primo je ne crois pas que les Français rouleront moins, secundo aucune confiance qu’à terme les politiques n’orientent cette taxe vers d’autres objectifs... et puis une taxe uniforme privilégie forcément les plus aisés... c’est pas juste !

                                    3/ réformer la PAC : bien sûr mille fois oui pour une agriculture de qualité, mais ça nous promet de sacrés barrages routiers... mais ils sont malins les auteurs du pacte : bonne occase pour faire rouler moins les Français !

                                    4/ débat public sur les orientations ? lis-je bien démocratie participative ? serait-ce enfin le remplacement de la démocratie fossile à la française, c’est à dire l’apparition en France d’un système à la suisse dans lequel les citoyens peuvent s’exprimer autrement qu’en déléguant tous les x ans à d’autres le soin de débattre... je crois rêver...

                                    5/ enseigner l’écologie à l’école et au-délà ? C’est une idée tellement triviale, qu’on se demande pourquoi ce n’est pas déjà fait ...

                                    Somme toute la forme est imparfaite, mais il faut bien un début à tout... après on pourra affiner.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès