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Non, il n’existe pas de scénario « 100% énergies renouvelables »

Des politiques et journalistes l'affirment : il serait possible, en France, de passer à 100% d'énergies renouvelables. D'où tiennent-ils cette information ? Aucun scénario de transition énergétique français n'affirme qu'il soit possible de se passer des énergies fossiles et nucléaires, même avec une réduction drastique de la consommation d'énergie.

 

Electricité ou Energie ?

L'affirmation qu'il serait possible de passer à 100% d'énergies renouvelables vient généralement d'une étude de l'Agence de l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie (ADEME) parue en 2015 portant sur une France alimentée à 100% en électricité renouvelable. Mais l'électricité représente moins de 23% de la consommation finale d'énergie française. Avec une électricité 100% renouvelable, on sortirait du nucléaire mais on résoudrait moins du quart du problème énergétique.

Pourquoi serait-il souhaitable de n'utiliser que des énergies renouvelables ? Parce qu'elles ne manqueront jamais, mais aussi parce qu'elles émettent peu de polluants atmosphériques dangereux pour la santé et de CO2 qui réchauffe le climat. Les énergies fossiles, c'est à dire le pétrole, le gaz et le charbon sont responsables de centaines de milliers de morts dans le monde chaque année à cause de la pollution qu'elles génèrent, elles représentent en nombre de morts de centaines de Tchernobyl chaque année, sans parler des conséquences du réchauffement climatique. L'important est donc de se passer des énergies fossiles, c'est à dire du pétrole, du gaz, et du charbon.

Or, en France, ces énergies servent très peu à produire de l'électricité, elles servent essentiellement au transport et au chauffage. Il parait donc souhaitable de remplacer les automobiles à pétrole par des automobiles électriques, les camions à pétrole par des trains de marchandises électriques, les chauffages au gaz ou fioul par des pompes à chaleur électriques, les processus de chauffage industriels au charbon, fioul ou gaz par des systèmes électriques... Mais cela devrait logiquement faire augmenter la consommation d'électricité. Il faut donc regarder le problème énergétique dans son ensemble et pas seulement sous le prisme de l'électricité.

 

Les scénarios de transition énergétique :

- le scénario Negawatt prévoit bien de se passer quasiment entièrement du nucléaire, mais pas totalement des énergies fossiles qui représenteraient encore 10%. Ce scénario prévoit surtout une réduction drastique de la consommation d'énergie primaire de 66%.

- le scénario Greenpeace abouti à une baisse similaire de la demande énergétique de 63% sans sortir complètement des fossiles.

Pour réduire la consommation, parmi les propositions de Negawatt, Greenpeace et de l’association Virage énergie : baisse de 70 % de la consommation de vêtements, de 50 % des produits de ménage, de 50 % des cosmétiques et produits de toilettes, de 50% de la consommation de viande, de 50 % des sèche-linges, lave-vaisselles, congélateurs, équipements audio-visuels, de 50 % de la taille des réfrigérateurs, utilisation de lave-linge collectifs, baisse de la température de confort des logements, de la taille des logements qui devraient pourtant être collectifs, hausse du nombre d’habitants par foyer, disparition du véhicule tel que nous le connaissons aujourd’hui, réduction du tourisme longue-distance et des voyages en avion, baisse des hébergements en hôtels…. On peut considérer ces changements nécessaires mais ils sont absolument incompatibles avec la croissance économique recherchée par l'immense majorité des politiques.

- l'ADEME a publié en 2013 des scénarios de transition énergétique « Contribution de l'ADEME à l'élaboration de visions énergétiques 2030-2050 ». Ils n'aboutissent pas du tout à la conclusion qu'on peut se passer aisément du nucléaire et des fossiles. Ils préconisent dans le scénario "médian" une baisse de 47 % de la consommation d’énergie finale. Les énergies renouvelables fourniraient alors 55 % des besoins, le reste étant assuré par le pétrole, le gaz et le nucléaire qui auraient un rôle non négligeable. Selon les scénarios la production nucléaire irait de 251 à 670 TWh par an (elle a été en 2015 de 417TWh).

- L'Agence Nationale pour la Coordination de la Recherche pour l'Energie a publié en 2013 trois scénarios permettant de diviser par 4 les rejets de CO2 : tout en développant largement les énergies renouvelables et sans sortir du nucléaire, les baisses de consommation d'énergie finale iraient de 27 à 41 % grâce à des efforts soutenus d'efficacité énergétique.

- le scénario Negatep de l'association "Sauvons le climat" prévoit une division par 4 des rejets de CO2 malgré une baisse de seulement 18 % environ de la consommation d'énergie finale. Les énergies fossiles seraient très largement remplacées par les énergies renouvelables (+150 %) mais aussi nucléaire (+46 %) capables de produire de l'électricité décarbonée dont la production augmenterait de 61 %.

Aucun scénario français ne prétend donc qu'il soit possible de remplacer les énergies fossiles et nucléaires par des renouvelables, même en diminuant drastiquement la consommation.

- le scénario "Wind Water Sun", de l'Université de Stanford en Californie, prétend pouvoir fournir tous les besoins énergétiques mondiaux avec des renouvelables sans baisse de confort. Un projet tellement ambitieux que les critiques sur son réalisme ne manquent pas. Au niveau français, trop peu de détails sont donnés pour qu'on puisse bien comprendre par quel miracle il serait possible de faire ce que les études françaises ne prétendent pas pouvoir faire. Les potentiels de production utilisés sont supérieurs à ceux de tous les autres scénarios français, les problèmes d'intermittence et de stockage de l'électricité solaire et éolienne semblent nettement sous-estimés. Pourtant au rythme actuel d’installation d’éoliennes terrestre en France (environ 1GW par an), il faudrait plus de 150 ans pour atteindre la puissance nécessaire de ce scénario, alors que la durée de vie d’une éolienne ne dépasse pas 25 ans.

 

Une électricité 100% renouvelable ?

Si le but n'est pas de lutter contre la mortelle pollution atmosphérique et le dangereux réchauffement climatique mais de se passer du nucléaire, alors la question de savoir si, en France, on peut produire la quantité d'électricité que l'on consomme actuellement uniquement avec des renouvelables est pertinente.

L'étude de l'ADEME "Un mix électrique 100 % renouvelable" parue en 2015 n'est pas un scénario de transition puisqu'elle n'explique pas comment passer du système actuel à ce nouveau système. Il s'agit d'un travail « à caractère prospectif et exploratoire ». Il me semble que l’enthousiasme qu’a suscité cette étude peut être modéré car elle considère dans son scénario « de référence » :

- Une consommation d’électricité en baisse à 422 TWh par an contre environ 440 TWh (consommation nette) en 2015 ; et ceci malgré 10 millions de véhicules électriques (sur 38 millions de véhicules actuellement en France), malgré la croissance démographique et sans doute économique.

- L’utilisation de bois ou de biogaz pour produire de l’électricité, ces sources d’énergie seraient alors moins disponibles pour le chauffage.

- Des moments où il faudrait importer de l’électricité depuis l’étranger, non forcément produite par des renouvelables.

- Du stockage par batterie dont le bilan environnemental est médiocre, il faudrait plusieurs millions de tonnes de batteries dont la durée de vie est limitée.

- Une augmentation du nombre de Stations de Transfert d’Energie par Pompage (lacs artificiels ou barrages permettant un stockage indirect de l’électricité), sans qu’il soit précisé où construire de nouvelles immenses retenues d’eau. Rappelons la forte opposition qu’a rencontrée la construction du barrage de Sivens.

- Un important stockage par « Power to gas », technique permettant de transformer de l’électricité en gaz (hydrogène ou méthane), puis éventuellement en électricité. Cette technique est prometteuse mais encore balbutiante et sans réel retour d’expérience. Elle n’existe actuellement que sous forme expérimentale, compter largement dessus est donc assez ambitieux.

- Un énorme développement de l’éolien dont la production serait de 303 TWh par an alors qu’elle était au maximum de 160 TWh dans le rapport publié par l’Ademe en 2013. La production éolienne a été en France de 21 TWh en 2015, il faudrait au moins 10 fois plus d’éoliennes qu’aujourd’hui.

- Un facteur de charge optimiste de l’éolien terrestre de 31 % alors qu’il n’est actuellement que de 23 % (le facteur de charge est le rapport entre la puissance moyenne réelle et la puissance installée, il rend compte du fait que le vent ne souffle pas toujours suffisamment).

- Une puissance éolienne installée de 96GW contre 10GW en 2015. Sachant qu’on a installé en France moins de 1GW par an ces dernières années, il faudrait 86 ans au même rythme pour arriver à cette puissance, mais la durée de vie d’une éolienne est inférieure à 25 ans.

- D’importants reports de consommation (60 TWh) des usines, de chauffage des maisons, de chauffage de l’eau ou d’usages d’appareils électro-ménagers. Il faudrait, essentiellement en fonction du vent, parfois décaler leur mise en marche lorsque la production ne suffit pas. Il s’agit donc d’une tendance vers un moindre confort puisqu’il faudrait parfois décaler les horaires de travail des salariés, éviter de chauffer son logement lorsqu’il fait froid, de faire la cuisine lorsqu’on a faim…

- Un ajustement offre-demande modélisé trop peu finement, les auteurs soulignant eux-mêmes que la gestion de la stabilité du réseau électrique n’est pas traitée dans l’étude.

Indépendamment des problèmes d’intermittence et de stockage, cette étude de l’Ademe précise que le productible maximal théorique des renouvelables est, en France, de 1268 TWh. Mais l’Ademe souligne que « rien ne garantit l’adéquation, à chaque instant, entre production et demande ». Ce chiffre ne signifie donc pas que l'on puisse disposer de toute cette énergie : il faudrait lui soustraire les inévitables pertes de transport et de stockage, et surtout ce que l'on ne serait pas capable de stocker car pas forcément produit au moment où l’on en a besoin. Ce chiffre de 1268 TWh, bien que paraissant assez optimiste, reste nettement inférieur à la consommation d’énergie française (1900 TWh en énergie finale payée par le consommateur, presque 2900 TWh en énergie primaire avant toute transformation) et ne fait que confirmer la conclusion précédente : il faudrait considérablement diminuer notre consommation d’énergie pour sortir des fossiles et du nucléaire.

 

Historiquement on n'a jamais connu de croissance économique associée à une baisse de la consommation d'énergie et ce découplage semble très improbable. Les politiques qui préconisent le remplacement des énergies fossiles et nucléaires par des renouvelables doivent donc commencer par expliquer comment ils vont gérer le chômage, les déficits publics, la santé, les retraites, l'éducation, la sécurité, les aides sociales... en décroissance économique.


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206 réactions à cet article    


  • robert 4 novembre 12:06

    bien, s’il n’y a pas 100% de renouvelable, il va falloir donc bien jouer sur le niveau de consommation et donc « décroitre »


    • Alren Alren 4 novembre 18:19

      @robert

      La décroissance qui signifie la baisse du confort mais aussi de la sécurité sera refusée énergiquement pas l’ensemble de la population - y compris par les riches qui dilapident l’énergie sans compter.
      Aucun pouvoir ne pourra tenter de l’imposer sans perdre immédiatement les élections. Donc elle n’aura pas lieu.

      La seule solution raisonnable, réaliste, est le recours à l’énergie nucléaire du lithium, qui permet également la réalisation de mini-centrales sans risques.

      Des comités se sont déjà créés pour lutter contre l’implantation d’éoliennes en mer au large du Calvados, du Havre, de Dieppe.
      Les pêcheurs combattront l’implantation d’éoliennes marines, sources d’accidents, d’autant plus fort qu’elles commenceront à être réalisées.
      Les écologues mettent déjà en avant la perturbation sur la faune marine du champ électrique qu’induiront les lignes à haute tension amenant le courant à la côte.
      Les éoliennes à terre, fonctionnant au profit de sociétés privées, étrangères souvent, soulèveront en cas de multiplication des mouvements d’opposition qui pourraient se traduire par des sabotages.


    • Alren Alren 4 novembre 18:49

      @Alren

      Ouarf ! Il ne s’agit évidemment pas du lithium nucléaire ( il faudrait pour cela maîtriser la fusion nucléaire ce qui n’est pas pour après-demain) mais du THORIUM  !!!

      Mille excuses pour cette confusion.
      Je pense qu’en effet les batteries au lithium à une tension chimique de 3 volts ne stockeront pas assez d’énergie pour animer des véhicules sur de longues distances du fait du temps de recharge.
      Il faut stocker dans des batteries de milliers de condensateurs sollicités l’un après l’autre à 800 volts avec des électrode en aluminium ou en silicium dopé et un isolant en mica artificiel susceptible de résister à 1000 volts.
      Et prévoir une standardisation permettant comme pour le bouteilles de gaz butane, un échange aux stations services d’une batterie déchargée contre une chargée. (La recharge des batteries déchargées pouvant s’opérer aux moments creux de demande électrique, y compris par le particulier bénéficiant d’une source électrique personnelle.)
      Il serait aussi envisageable d’alimenter en électricité par le sol les véhicules circulant sur de grandes voies et les rues des villes, comme pour le tramway de Bordeaux, avec un paiement électronique à mesure en retour. ces véhicules, camions ou autres conservant leurs batteries à condensateurs pour les voies secondaires.


    • Alren Alren 4 novembre 18:55

      @robert

      s’il n’y a pas 100% de renouvelable, il va falloir donc bien jouer sur le niveau de consommation et donc « décroître »

      La décroissance énergétique signifiant moins de confort et sans doute moins de sécurité en cas de coupures en hiver, les électeurs s’y opposeront par leur bulletin de vote. Ce sera à l’unanimité car les riches qui dilapident l’énergie rejoindront les gens ordinaires dans ce sens.

      Donc la décroissance énergétique n’aura pas lieu.


    • Alren Alren 4 novembre 19:04

      @Alren

      Désolé pour cette redite due à une lenteur du programme d’affichage du site.

      Avis à celui qui a voté moins à mes commentaires : votre choix personnel ne changera pas l’opinion des électeurs ! Ils diront non aux coupures et délestages quel qu’en soit le prix écologique.
      La mère de famille qui verra ses enfants grelotter suite à une coupure ou perdra la nourriture de son congélateur n’acceptera aucune bonne raison pour endurer cela, croyez-moi !
      Et personne en fait ne l’acceptera en temps de paix. Sauf ceux qui auront une solution personnelle de pallier les inconvénients de ces coupures (cheminées et générateurs électrique à moteurs thermiques bien polluants ou source personnelle d’électricité).


    • hunter hunter 4 novembre 19:07

      @Alren

       " Donc la décroissance énergétique n’aura pas lieu."

      Si forcément, par manque de ressources qui ne sont pas renouvelables, et qui se raréfient !
      Visionnez quelques conférences de Jancovici !

      Vous souffrez du syndrome de l’autruche, qui se cache la tête dans le sable, pour ne pas voir le danger, mais ça ne l’annihile pas pour autant !

      Vous êtes comme ces centaines de millions d’occidentaux, vous raisonnez (parce que vous avez été programmé pour ça), en terme d’infini, alors que vous vivez sur une planète finie, aux ressources finies, non renouvelables, et pillées à l’excès depuis trop longtemps !

      Donc la décroissance aura lieu, et vos pousse-caddies auront beau gueuler dans les rues, ça ne servira à rien, les lois de la physique sont ainsi, et Jancovici les rappellera à votre bon souvenir par les mathématiques (si toutefois, vous sortez la tête de votre trou et daignez écouter ce qu’il démontre de manière imparable) !

      Et sachez que les riches, ont les moyens de faire en sorte que le peu de ressources qui restent, leur reviennent en presque exclusivité, et vos pousse-caddies indignés récolteront ce qu’ils auront semé, à savoir des bastos dans la couenne : ça fera toujours ça de moins qui consommera les précieuses ressources ultra-rares !

      Vous raisonnez comme une casserole, mais vous n’êtes pas seul(e) dans ce cas, donc soyez rassuré(e).

      Comme le dit Sis0 plus bas, va falloir se mettre au régime, ou bien l’écosystème va nous y mettre de force, et ça va chier dans le ventilo, comme on dit vulgairement !

      Adishatz

      H/


    • hunter hunter 4 novembre 19:24

      @Alren

      Elle pourra gueuler tant qu’elle voudra votre mère de famille, c’est pas ça qui va re-remplir les puits devenus vides !

      Brailler et voter ne reconstituera pas les stocks d’uranium dans les mines vides (spécialité de Anne Lauvergeon)

      Elle devra s’adapter, ses mômes aussi, sinon 6 feet under, comme il y a 400 ans :sélection naturelle, les plus forts survivront !

      Elle pourra faire des manifs, voter pour le premier crétin qui va lui promettre l’énergie infinie et gratos pourquoi pas, ça ne changera rien ! Ça ne fera pas tourner un moteur à explosion dont le réservoir est vide, ça ne remplira pas à nouveau les mines de terre rares épuisées, parce que vos pousse-caddies changent de smartphone tous les six mois !

      Vous ne pouvez pas comprendre visiblement, des principes simples de physique : en un peu plus de 150 piges, nous avons bouffé la plus grande partie des énergies fossiles non-renouvelables, et en même temps, à force de copuler comme des lapins, nous avons multiplié les effectifs de population de manière exponentielle (petit rappel au cas où https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_exponentielle ), donc l’énergie qui reste, à moins de trouver demain la panacée genre énergie libre et gratos (chose à laquelle je ne crois que très très moyennement), il n’y en aura pas pour tout le monde !

      Il faut se préparer à des restrictions (pourquoi croyez-vous que ERDF mette en place linky... ? ) en 1 clic, voire quelques lignes de code, le pousse-caddie est déconnecté pour 10 heures de la grille, et il pourra gueuler dans la rue, ça n’y changera rien : moult pandores seront là pour le ramener à de meilleurs sentiments, à coup de 9mm si nécessaire (ça s’appelle la violence légitime de l’Etat) !

      Maintenant continuez à vous persuader que ça n’arrivera pas, si ça vous rassure, allez-y, mais c’est inévitable, et tous vos pousse-caddies pourront concurrencer Lalanne en gueulant partout, ça n’y changera rien !

      C’est de la physique, des maths, c’est malheureusement comme ça !

      Adishatz

      H/


    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 4 novembre 21:17

      Bonsoir Alren

      Je réponds à vos deux commentaires, l’un de 18H55, dans lequel vous écrivez :

      «  La décroissance énergétique signifiant moins de confort et sans doute moins de sécurité en cas de coupures en hiver, les électeurs s’y opposeront par leur bulletin de vote. »

      Et l’autre posté à 19h04 :

      « La mère de famille qui verra ses enfants grelotter suite à une coupure ou perdra la nourriture de son congélateur n’acceptera aucune bonne raison pour endurer cela, croyez-moi ! »

      Ce qui me gène dans ce que vous dites, et qui n’est pas à proprement parler dénué d’un certain bon sens, c’est que sous nos yeux actuellement les faits démentent ce que vous avancez.

      Les gens peuvent voter ce qu’ils veulent, les politiques (soumis aux riches) s’en tapent complètement.

      Quant à la souffrance des pauvres, itou. Ils endurent malgré eux cette situation et souffrent.

      Je ne suis pas loin de penser comme Hunter.

      Cordialement.

      Thierry Saladin


    • Croa Croa 4 novembre 22:34

      À Alren
      Un élément au lithium fourni une tension de 3 Volts (en fait un peu plus). Sachant qu’un élément au plomb fourni 2 Volts seulement je ne vois vraiment pas où est le problème ! (?)

      Les supercondensateurs existent mais pas pour remplacer les batteries (sauf certaines utilisée en tampon alors que c’est là justement le rôle des supercondensateurs.) Les condensateurs peuvent par exemple éviter des coupures de puissance afin de traverser un carrefour impossible à équiper de caténaires mais pour se passer complètement de caténaire (ou équivalent au sol) il n’y a pas d’autre solution que de disposer de batteries ou d’un groupe électrogène à bord (genre locomotives diesel-électriques).
      Pour charger à 800 volts il faut beaucoup de supercondensateurs en série (même problème qu’avec des accumulateurs.)


    • Zolko Zolko 5 novembre 01:05

      @Alren : "La décroissance qui signifie la baisse du confort mais aussi de la sécurité sera refusée énergiquement pas l’ensemble de la population« 
       
      Vous dites ça comme si la population allait avoir le choix. Quand les puits de pétrole seront vides, ils seront vides, que ça vous plaise ou non. La question de la »décroissance" n’est pas si, mais comment.


    • Alren Alren 5 novembre 18:04

      @Croa

      Les supercondensateurs existent mais pas pour remplacer les batteries

      Bonjour Croa,

      Je ne parle pas de super-condensateurs pour remplacer les batteries, mais de condensateurs d’un nouveau type, avec des électrodes dopées comme comme les transistors.
      On charge d’électrons l’électrode naturellement négative et on en prélève sur l’électrode naturellement positive pour renforcer la capacité.
       Le mica comme isolant ne claquant pas au-dessous de 1000 volts, une tension de 800 volts sera sûre.
      D’autant plus que les milliers de condensateurs en forme de lames minces seront empilés de telle façon que la charge positive sera prise en sandwich entre deux charges négatives, et vice versa.
      En passant, cette batterie sera légère et à poids égal pourrait fournir autant d’énergie que du carburant dans son réservoir obligatoirement associé à un lourd moteur thermique, boite de vitesse etc.
      L’avantage d’une telle tension tient dans la formule W = UI ou W est le travail, U la tension et I l’intensité. On voit qu’à nombre de coulombs égal, une tension de 800 volts fournit un travail 400 fois plus important que 2 volts !

      Un prototype est à construire mais je n’en ai pas les moyens financiers.

      Les difficultés (car il y en a toujours) seront de récupérer cette électricité sans risque et sans créer de fuite électrique des condensateurs chargés vers les condensateurs vides au moment de l’exploitation et de concevoir des moteurs adaptés, en évitant une transformation de courant.
      On pourrait envisager non des moteurs électromagnétiques avec bobinages de cuivre (un métal qui deviendra rare si la demande explose) mais des moteurs à répulsion électrostatique ...


    • Alren Alren 5 novembre 18:10

      @Zolko

      Si l’humanité ne construit pas de centrales au thorium, dont les réserves accessibles équivalent à plusieurs milliers d’années (sous-produit des terres rares, la France en dispose un stock inutilisé qui pourrait lui fournir de l’énergie pour plusieurs dizaines d’années), les peuples exigeront qu’on utilise le charbon et le lignite allemand plutôt que de manquer d’énergie (les réserves ne seront pas épuisées loin de là).
      Et ils éliront ceux qui accepteront cette folie écologique.
      Pour ce vote, les « sans-dents » se mobiliseront comme ils le font dans le monde pauvre lors des émeutes contre la fin.


    • pemile pemile 5 novembre 18:18

      @Alren « des émeutes contre la fin »

      pas mal comme faute de frappe smiley


    • Alren Alren 5 novembre 18:25

      @Thierry SALADIN

      Les gens peuvent voter ce qu’ils veulent, les politiques (soumis aux riches) s’en tapent complètement.

      Cela a été vrai pour le référendum sur le traité de Lisbonne.
      Mais les hommes politiques qui gouvernent contre leurs propres électeurs ont reçu un mandat légal d’eux, ils ne sont pas au pouvoir à la suite d’un coup d’état !
      Ils sont tolérés tant que la majorité qui vote conserve le niveau de vie auquel elle est habituée.
      Il n’en sera pas de même si ces conditions de vie sont dégradées par une décision gouvernementale qui apparaîtra arbitraire et ne touchant pas en effet les riches.
      Les gens voteront pour ceux qui promettent de ne pas effectuer de coupures d’électricité, sans tenir compte de l’étiquette politique.

      Il y a un exemple historique pour confirmer ce point de vue :
      La récolte frumentaire de 1788 a été catastrophique. Le peuple de l’époque, habitué aux disettes régulières du « petit âge glaciaire » se serait résigné à souffrir encore une fois de la faim si les penseurs de l’époque ne l’avaient convaincu du rôle central des accapareurs et spéculateurs sur cette rareté du pain. Alors, ils se sont révoltés et la révolution de 1789 a eu son moteur initial.


    • Alren Alren 5 novembre 18:37

      @pemile

       des émeutes contre la fin : pas mal comme faute de frappe

      Un lapsus révélateur comme diraient les psychanalystes !

      Effectivement, le problème non résolu du désir d’enfant malgré l’insoluble problème de la surpopulation - qui est une autre illustration du phénomène d’égoïsme individuel à l’égal du refus d’une régression du niveau de vie - associé au désir mondial d’atteindre les niveaux de vie de la classe moyenne occidentale, entraînant le problème des ressources planétaires dont en particulier l’énergie, pourrait signifier la fin de l’humanité même si l’exploitation des ressources marines lui permet alors de ne pas mourir de faim !


    • Zolko Zolko 6 novembre 00:02

      @Alren : « Si l’humanité ne construit pas de centrales au thorium, dont les réserves... »
       
      Vous avez oublié de mentionner le perpetum-mobile de Tesla et la fusion froide. Si ces réserves existaient, des capitalistes auraient déjà tenté de l’exploiter.


    • Croa Croa 6 novembre 14:26

      À Alren
      Au temps pour moi,
      Il ne s’agit pas de classiques supercondensateurs mais d’un nouveau modèle de condensateur à base de semi-conducteurs et d’isolants haute tension...
      Ta fortune est faite !


    • sarcastelle 4 novembre 12:53

      Il n’existe pas de décroissance respectueuse des faibles, malades, vieux, prisonniers... La décroissance sera en particulier celle de la longévité et de la fraction de la vie passée valide. En d’autres termes la décroissance est une barbarie. 


      • Gatinais33 Gatinais33 4 novembre 13:48

        @sarcastelle
        Encore faudrait-il définir la décroissance. Entre le goût des choses simples et la nostalgie d’Attila, il y a de la marge. Je vous enverrais bien l’odeur des sous-bois en cette saison, mais ça passe mal par internet.
        Ne rien faire aujourd’hui, c’est se préparer à goûter abondamment le retour de la barbarie.


      • pemile pemile 4 novembre 15:27

        @sarcastelle « la décroissance est une barbarie »

        Faut oser, comme dirait Audiard ! smiley


      • hunter hunter 4 novembre 18:31

        @sarcastelle

        C’est vrai que la CROOOAASSANCE à tout va et ses cohortes de laissés pour compte, aux effectifs de plus en plus nombreux, ce n’est pas la barbarie..... ?

        La pauvreté, le non-emploi, le déclassement, sont peut-être des termes qui pour vous évoquent la civilisation...libre à vous !

        Vous vivez hors du temps, déconnectée......la décroissance arrive à grands pas, c’est inévitable : monde fini, ressources finies, et légions de gens raisonnant sur l’infini => incompatibilité !

        La décroissance pourrait être préparée, mais non, il faut maintenir l’illusion de la CROOOAASSANCE....

        Elle se fera donc par la force des choses, et ça sera un très joyeux bordel !

        Adishatz

        H/


      • baleti 4 novembre 20:56

        @sarcastelle



         « la décroissance est une barbarie » 
        tu n’a pas l’impression d’exagérer, 

        la vrai barbarie, c’est l’égoïsme 



      • Jean Pierre 4 novembre 21:40

        @sarcastelle
        Ce qui existe par contre, c’est un système de croissance qui ne respecte pas les faibles, les malades, les vieux, les prisonniers. En d’autres termes la croissance est une barbarie.


      • Croa Croa 4 novembre 22:40

        À hunter :- Hé, ho, là.... !
        « Croissance » ça s’écrit Croissance, pas CROOOAASSANCE !  smiley


      • ENZOLIGARK 5 novembre 06:40

        @hunter ... , Priviette , ... la CROOOAA$$ANCE NEGATIVE ... qu ’ elle disait la sinistre Lagarde C. du cercle versailliste extremiste RPRUMP$FN.... frOncais  ! . ... АФФ ИСС ...


      • hunter hunter 5 novembre 12:46

        @Croa

        Je sais bien, c’est un effet de style, une sorte d’onomatopée, car les politicards répètent ce mot à longueur d’intervention, pour inciter les mougeons à les élire, et donc maintenir leur bon fromage ripoublician ! ( « demain, on rase gratis ! » )

        Les politicards sont une espèce hybride entre le corbeau et le perroquet, et oui, je le concède, c’est insultant pour ces deux oiseaux, qui sont sans aucun doute plus utiles à la biosphère, que ne le sera jamais un politicard !

        Adishatz

        H/


      • sls0 sls0 4 novembre 14:12

        La production mondiale de lithium (25000 tonnes/an) permet d’équiper 11 millions de voiture, on arrête un peut de croire au père Noël de ce coté, n’oublions pas que l’on veut aussi ce lithium pour le stockage de l’électricité et qu’il est déjà employé dans pas mal d’autre endroits.
        C’est là que l’on s’aperçoit que le discours de TESLA c’est pour attiré des actionnaires, leur batteries on un piètre rendement par rapport à d’autre fabricants.

        La puissance d’un moteur d’une voiture bas de gamme c’est l’équivalent d’une éolienne de 15m de diamètre avec un vent de 36km/h.
        Le pétrole sera très difficilement remplaçable pour le transport individuel.

        David Mackay a une approche différente par rapport aux énergies, il regarde la production (connue) par m² (connus), c’est basique mais imparable comme raisonnement.
        Éolien 2 W/m2
        Éolien offshore 3 W/m2
        Bassins marémoteurs 3 W/m2
        Courant de marée 6 W/m2
        Photovoltaïque 5–20 W/m2
        Plantes 0,5 W/m2
        Eau de pluie(hautes-terres) 0,24 W/m2
        Hydroélectricité 11 W/m2
        Géothermie 0,017 W/m2

        Il regarde la consommation d’énergie pour le transport (kWh pour 100 p-km)
        Voiture 68
        Bus 19
        Rail 6
        Air 51
        Mer 57

        Il regarde la consommation domestique :
        Appareil puissance temps énergie par jour.
        Cuisiner
        – bouilloire 3 kW 1/3 h 1 kWh/j
        – micro-ondes 1,4 kW 1/3 h 0,5 kWh/j
        – plaques électriques 3,3 kW 1/2 h 1,6 kWh/j
        – four électrique 3 kW 1/2 h 1,5 kWh/j
        Nettoyer
        – lave-linge 2,5 kW 1 kWh/j
        – sèche-linge 2,5 kW 0,8 h 2 kWh/j
        – armoire de séchage 0,5 kWh/j
        – corde à linge 0 kWh/j
        – lave-vaisselle 2,5 kW 1,5 kWh/j
        Refroidir
        – réfrigérateur 0,02 kW 24 h 0,5 kWh/j
        – congélateur 0,09 kW 24 h 2,3 kWh/j
        – climatiseur 0,6 kW 1 h 0,6 kWh/j
        Il pose les bonnes questions et il donne de quoi se faire une réponse nous même.
        J’avoue que j’ai dû revoir quelques une de mes idées préconçues, sa simplicité fait que son raisonnement est assez imparable.
        Il arrive un moment ou la surface de production ne soit pas suffisante par rapport à la demande.

        Le pétrole c’est une énergie pas chère, incroyablement énergétique et facilement stockable.

        Le bond de la richesse mondiale et de la population peuvent lui être attribué en majorité. Regardez autour de vous un objet où le pétrole n’intervient pas, ne serait ce que pour le transport. Déjà les intrants à base de pétrole dans l’agriculture c’est 40% de la production.

        L’avenir énergétique est loin d’être radieux, j’ai bien peur que le nucléaire fasse partie de l’équation si on ne veut pas qu’il soit encore plus merdique.

        Il y a parfois des discussions qui me font penser à la discussion sur la couleur des murs des chambrées de la ligne Maginot, c’est très utile tant qu’on a pas le nez dans le caca.

        D’autres chiffres de Jancovici qui maitrise le sujet.

        Bref, avec le pétrole on a mangé notre pain blanc, il faudra se mettre au régime.
        On anticipe ce régime ou on attend la famine.


        • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 4 novembre 15:02

          Il suffirait de deux ou trois innovations importantes pour que dans cinq ans l’article soit complètement dépassé.


          • Bertrand Cassoret 4 novembre 15:11

            @Gilles Mérivac
            je doute que les lois de la physique soient changées dans 5 ans


          • pemile pemile 4 novembre 15:28

            @Bertrand Cassoret « je doute que les lois de la physique soient changées dans 5 ans »

            Je doute même qu’elles aient changées depuis Homo Erectus !


          • amiaplacidus amiaplacidus 4 novembre 15:33

            @Bertrand Cassoret
            Ce n’est pas un changement des lois de la physique, mais un changement des technologies.

            À l’époque de Louis XIV, les lois de la physique étaient les mêmes, mais les technologies ont bien évolué.

            Évidemment, lorsque l’on est un conservateur fondamental, que l’on est incapable de faire quoi que soit d’autre que ce que l’on a toujours fait, tout reste immuable.


          • hunter hunter 4 novembre 18:33

            @Bertrand Cassoret

            Ici, il y a beaucoup de rêveurs, et des croyants très fervents en Sainte Technoscience, et Saint Progrès !

            Adishatz

            H/


          • Croa Croa 4 novembre 22:51

            À Gilles Mérivac,
            Ou des complications importantes !
            (La Terre est malade, la preuve c’est qu’elle nous fait une poussée de fièvre. Toute maladie peut générer des complications.)


          • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 5 novembre 07:37

            @Bertrand Cassoret
            La technologie évolue vite, les batteries coûteuses à faible durée de vie qui existent aujourd’hui ne seront peut-être qu’un souvenir dans cinq ans, comme les écrans cathodiques de la télévision.

            Mais il ne faut pas pour autant être optimiste, chaque possibilité d’économie d’énergie est aussi une incitation à consommer davantage, et connaissant l’humanité, elle ne va pas s’en priver.

            C’est pourquoi les progrès sont souvent bien illusoires.


          • spearit 5 novembre 11:08

            @Gilles Mérivac

            c’est bien vrai, les PC sont de plus en plus rapide et puissant, pourtant ça pédale toujours autant dans la semoule... il n’y a qu’à voir la durée que met le « machin aux fenêtres » à se fermer (et encore il ne faut pas compter le nombre de clic qu’il faut faire pour y arriver, forcer l’arrêt...)

            De belles utopies que tout cela, progrès technologie et autres... c’est l’homme qui doit être au coeur du changement pas le reste...


          • Clocel Clocel 5 novembre 11:12

            @spearit

            Passez sous Linux, ça devrait s’arranger...


          • Laulau Laulau 5 novembre 15:15

            @Gilles Mérivac
            La technologie ne peut pas s’abstraire des lois de la physique. Exemple : un moteur thermique, ultra, ultra, perfectionné, bourré d’électronique et d’informatique, reste soumis au principe de Carnot ( XVII-XVIIIème siècle) qui limite son rendement. Tout ce que peut faire la technologie c’est de s’approcher au mieux du rendement maximum.


          • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 5 novembre 18:16

            @Laulau
            « La technologie ne peut pas s’abstraire des lois de la physique. »

            Je n’ai jamais prétendu le contraire, et je sais bien qu’une cellule photovoltaïque aura un rendement inférieur à 35%. Mais ce qui limite leur utilisation, c’est le prix et le coût énergétique de fabrication, et là, la marge d’amélioration est très importante !

            En imaginant que tous les toits puissent être recouverts de ces cellules à un prix dérisoire, nous n’obtiendrions pas 100% de la consommation électrique, mais la différence se ferait rudement sentir. Par contre, pour la voiture électrique, il n’y a pour l’instant pas d’autres solution que le nucléaire.


          • biquet biquet 5 novembre 23:41

            @Laulau
            Un moteur thermique, c’est bien là le problème. L’avenir c’est l’utilisation de l’énergie cinétique disponible, air et eau, même s’il y a déperdition factuelle d’énergie, celle-ci ne coûte rien et est inépuisable. La thermodynamique sera de moins en moins utilisée pour produire de l’énergie.


          • amiaplacidus amiaplacidus 4 novembre 15:05

            Je ne vais pas faire référence à de « savantes » études, mais parler d’un cas pratique, le mien.
            .
            J’habite dans une maison située dans un climat assez rude (Haute-Savoie), à 560 m. d’altitude. La construction est relativement ancienne, mais je l’ai modernisée et isolée, notamment en posant des fenêtre triple vitrage à l’argon.
            .
            Il y a bientôt quatre ans, j’ai installé une pompe à chaleur avec source en géothermie verticale (forage à 200 m.). Parallèlement, j’ai posé environ 30 m2 de photovoltaïque, pas de la camelote chinoise peu performante, mais un produit US devenu français par rachat (Total, un pétrolier, investit dans le solaire et dans des solutions dites « sans avenir » par des gens routiniers sans imagination). Photovoltaïque 25 % plus cher que du chinois mais 30 % plus performant).

            La consommation énergétique directe de ma famille est, à l’exception des déplacements, 100 % électrique : chauffage par PAC, cuisson des aliments, éclairage, plusieurs PC, télé, etc.
            .
            Je tiens des statistiques détaillées de consommation et de production électrique (merci à LibreOffice Calc).

            Résultat, après 3 années complètes de fonctionnement, est de 4944 kWh. Ma production annuelle est de 8652 kWh.

            Ce qui veut dire, que je produit annuellement 3708 kWh de plus que ce que je consomme.
            De quoi faire quelques milliers de km avec une voiture électrique.
            .
            Comme quoi, il est parfaitement possible pour un foyer non seulement de ne consommer directement que de l’énergie renouvelable mais de produire une électricité renouvelable représentant 175 % de sa consommation, c’est à dire d’être fournisseur net d’électricité renouvelable.
            .
            Évidemment, cela a un coût. Il existe des aides, mais, à mon avis insuffisantes, de l’ordre de 30-35 % de la facture totale.

            Pour beaucoup de personnes, ces aides ne sont pas suffisantes.
            Dans mon cas, un petit héritage m’a permis cette réalisation (plutôt que d’acheter la dernière bagnole à la mode, je suis resté fidèle à ma bonne vieille Dacia*, toujours vaillante malgré ses douze ans).

            On pourrait imaginer des prêts à taux zéro, garantis par l’État, et remboursables au gré des économies énergétiques faites.
            Économies tout ce qu’il y a de plus réelles, mes frais de chauffage ont été divisés par deux, avec un meilleur confort, chaleur plus douce et mieux répartie, évidemment, les radiateurs sont plus grands, mais, finalement, assez esthétiques.

            Bon, je rêve avec mes prêts à taux zéro, je vois mal des financiers renoncer à se remplir les poches en puisant dans celles du peuple. À moins que l’on change DRASTIQUEMENT de système politique.
            .
            .
            * J’espère que, pour le prochain service, compte tenu de cette pub, j’aurai droit à un prix de faveur.

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