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Accueil du site > Actualités > Environnement > Nos agriculteurs à charge

Nos agriculteurs à charge

Les paysans n’existent plus. Non seulement parce que nous avons estimé que le mot était grossier, mais aussi et surtout, parce que le métier de paysan n’existe plus. Un paysan, c’était quoi ? Une personne qui exploite la nature et en vit. Elle l’exploitait avec les moyens du bord, c’est à dire, essentiellement l’huile de coude.

 

Les paysans ont été remplacé par les agriculteurs, puis par les exploitants agricoles.

Les agriculteurs sont des personnes qui exploitent la nature avec des outils technologiques, comme le tracteur.

L’exploitant agricole, lui, non seulement utilise des outils technologiques, obtient des subventions pour faire son travail, des indemnités lorsqu’il a des problèmes, et en plus de quoi, se fait guider dans son travail. Il n’a plus rien à faire, si ce n’est suivre les instructions d’autres personnes.

C’est ainsi qu’on doit leur apprendre à gérer les coulées de boues…Les paysans étaient les rois de l’observation et de la débrouille, les exploitants agricoles ne sont plus que des assistés à qui on doit expliquer leur métier. Ils suivent à la lettre ce qu’on leur recommande, de l’achat de la semence modifiée aux nombreuses pulvérisations de biocides divers et variés, jusqu’au prix que d’autres fixe à leur place.

 

Les prix s’effondrent ? Les rendements s’écroulent ? Les catastrophes naturelles détruisent tout ? Eh bien, pleurons ! Et après les pleurs, les accusations ! Trop de soleil, trop de pluies, trop de froid, trop de chaud, trop de vent, trop de loups, d’insectes, de campagnols, de sangliers, de cerfs, de grues cendrées, de castors, d’écureuils, de licornes, que sais-je encore, il y aura toujours quelque chose à accuser. Et accusation vaudra indemnisation.

 

Se remettre en question ? Remettre en question ses pratiques ? Vous n’y pensez pas ! Les exploitants agricoles ont un cahier des charges bien précis, tout y est prévu comme sur du papier à musique, et évidemment, sur ce papier, les caprices de la nature n’ont pas lieu d’être. Se diversifier, prévoir des mauvaises conditions, ce sont des préceptes qui ne marchaient que pour les paysans. On a donc des exploitants agricoles qui font tous la même chose, essentiellement du maïs, peu importe les conditions de leur sol, de leur climat ou de la faune côtoyant leurs champs. Ben oui, les exploitants agricoles qui se trouvent sur le chemin migratoire des grues cendrées ne vont pas changer leurs pratiques pour si peu, ils préfèrent largement passer à la télévision pour se lamenter.

 

Le jour où les agriculteurs comprendront que le système en place, celui de la mondialisation, ne pourra jamais les favoriser, parce que le gagnant est le moins cher, et pour être le moins cher, il faut non seulement avoir la plus grande surface, une monoculture mais aussi et surtout une main d’œuvre la moins chère possible, loin du smic ; alors peut-être qu’ils réaliseront qu’il leur faudra changer de pratiques. Et pour changer de pratiques, il va falloir arrêter de compter sur des gens donc le métier est de vendre des produits, ni sur des gens qui ne parlent qu’en chiffres, parce que l’agriculture, bien avant les chiffres, c’est un métier intimement lié à la faune et à la flore. Quand on cessera de mettre des numéros sur les oreilles, quand on arrêtera d’utiliser de façon systématique toutes sortes de biocides, réduisant la vie à néant, peut-être que le début de la solution pointera son nez.


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48 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 31 octobre 09:08

    Accessoirement, les paysans ont aussi fait le paysage, le pays...

    Fils de paysans qui ont tout fait pour que leurs enfants ne tombent pas dans la nasse, j’adhère à votre constat. Il faut, là comme ailleurs sortir la profession des griffes de la banque, de l’industrie agroalimentaire, des centrales d’achat et des intérêts supranationaux.

    Nous n’entendons dans les média que le concert des pleureuses de la FNSEA, mais il y a aussi des représentants de cette profession plus avisés qui ne se sont pas laissés prendre par le piège de la dette, qui ont su se diversifier, et, bien qu’ils travaillent pour un salaire pas souvent à la hauteur de leurs efforts, restent au moins les Maîtres chez eux et peuvent regarder les consommateurs de leurs produits droit dans les yeux.

    Il serait injuste de faire un tir groupé.


    • Fergus Fergus 31 octobre 10:36

      Bonjour, Clocel

      Vous avez raison. Comme je le souligne ci-dessous, il existe encore des paysans : ceux qui n’ont pas suivi aveuglément le modèle suicidaire prôné par la FNSEA et favorable uniquement aux très grandes entreprises agricoles.


    • POlivier 31 octobre 17:02

      @Clocel
      Bien sûr, dans le cadre de cet article, j’ai mis tout le monde dans le même panier, et c’est vrai que c’est une erreur.
      Hélas, je l’ai fais par rapport à la domination des uns par rapport aux autres, force est de constater que ceux que je critique, même si ils ne sont pas forcément majoritaires niveau nombre, de par leurs terrains et leur production, ils représentent la plupart de la production française.


    • Paul Leleu 6 novembre 18:05

      @Clocel


      bah... il y a Mélenchon qui propose de créer 400 000 paysans en relocalisant l’agriculture vivrière et biologique... 


      mais les agriculteurs préfèrent se goinfrer de subventions européennes et polluer la terre de france... d’ailleurs, leur chef Xavier Beulin (patron de la FNSEA) est un banquier richissime... 

    • JL JL 31 octobre 09:13

      Coluche disait que si on donnait le Sahara à des énarques, ils finiraient par avoir besoin d’acheter du sable.

       
      La collusion de la droite la plus bête du monde et des affairistes allogènes a abouti à cette catastrophe.
       
      nb. Les énarques sont, à l’instar des médecins, formatés par ceux qu’ils devront servir plus tard : l’industrie pharmaceutique pour les premiers, le monde des affaires pour les seconds. 


      • JL JL 31 octobre 09:18

        Et on n’a encore rien vu : avec le CETA signé hier - merci les traitres ! -, les entreprises de forage dont 75% d’entre elles peuvent se prévaloir du droit minier canadien, le plus dévastateur au monde en matière d’environnement , pourront en toute légalité éventrer nos campagnes et pourrir nos nappes phréatiques, parachevant ainsi la ruine de notre agriculture.


      • Fergus Fergus 31 octobre 10:44

        Bonjour, JL

        Ce n’est pas qu’une question d’énarques, loin de là. Le modèle destructeur de la petite paysannerie a été mis en place dès les années 50 par la FNSEA, autrement dit par un syndicat qui a toujours été cul et chemise avec l’industrie agro-alimentaire.

        Et ce n’est pas un hasard si son actuel président, Xavier Beulin, est un gros producteur fortement subventionné, mais aussi le PDG du groupe agro-alimentaire international Avril dont les entreprises sont notamment spécialisés dans l’aliment pour bétail et la production de bio-carburant. Accessoirement, Beulin est également membre du CA du Crédit Agricole, cette banque dédiée qui a étranglé tant de petits paysans !


      • JL JL 31 octobre 11:24

        @Fergus, bonjour,

         
        sinon, sur les gaz de schiste et du forfait socialiste en l’occurrence, un commentaire ? C’est aussi à cause de la FNSEA que le gouvernement a signé le CETA ?
         
         C’est de sa faute, à Xavier Beulin, s’il est fortement subventionné ? 
         
         Non ! Les lobbyistes sont dans leur rôle quand ils font du lobbying : c’est un truisme. En revanche, les politiques ne sont pas dans le leur, quand ils succombent aux arguments des lobbyistes.
         

      • howahkan howahkan 31 octobre 09:39

        Salut....

        pas faux..ma femme ex agricultrice a quitté le navire qui faisait d’elle ce que vous décrivez ici..

        mais mais ?

        il est dit ceci : Se remettre en question ? Remettre en question ses pratiques ?

        Honnêtement cette phrase s’applique à tout le monde !!!!!

        la charge anti paysans agriculteurs ne va rien apporter d’autre que plus de divisions là ou règne déjà de la division...c’est la technique de Mr tout le monde...tous coupables sauf moi !!! le bouc émissaire, vous savez le moyen de ne jamais se regarder soi même..

        il va être temps de commencer à éventuellement avoir peut être un début de soupçon éventuel que on a affaire à un problème humain GLOBAL et qui avant tout chose commence dans le cerveau de chacun !!!

        oh oh oh !! ça va pas la tête...moi ? je n’ai rien à voir avec ce foutoir planétaire... !!!

        Euh ! si justement si....celui qui accepte de classer socialement donc matériellement donc financièrement des l’ école des enfants en bas age donc cette société pyramidale sociale donc financière donc la violence donc la guerre, donc le vol du collectif etc etc etc etc et bien celui là est ce monde et cela concerne sans doute environ à ce jours genre 90% des humains..qui ont tous leurs boucs émissaires favoris pour jamais faire que charité ordonné commence avec soi même.....perdant ainsi l’ usage du fameux : aide toi et le « ciel » t’ aidera....

        je ne parle pas du ciel barbu de ces fausses religions avec des textes soit faux soit hermétiques qui disent autre chose que le premier degré de lecture superficielle, à condition d’en avoir les originaux et de les lire dans le langage ou ils furent écrit..bien sur et en plus d’être « éveillé » d’une certaine façon voir d’une façon certaine !

        ...mais de la réalité de L’Origine qui aide selon son bon vouloir si l’on change radicalement...autre sujet d’un vie entière..je ne développerais pas là de suite..

        en ces moments de pseudo athéisme sionisto bla bla bla ,autre fausse religion encore ++++ démente qui nie que il y aurait une Origine absolue au delà du temps, ce que même la logique la plus simple démontre ,essayez par vous même !, ...là sur ce coup faut être connement balaise quand même... juste pour balayer les derniers relents de morale profonde de ne pas voler, tuer mais de coopérer et de partager ceci pour le contrôle total de la planète....en ces moments difficiles...je dis que de ne pas perdre de vue que L’Origine précisément va nous forcer indirectement grâce a ce que l’on est déjà à nous pousser hors du contrôle

         total du cerveau par la pensée qui bien que vitale pour la survie est absolument et totalement incapable d’assumer une vie d’humain.....

        ce « je » issu de la pensée, une de nos « fonctions » , la seule en marche sauf exceptions , ce « je » est souffrance, non sens etc et ne contient pas ce lien avec L’Origine...attention nous humains ne pouvons rechercher ce lien..c’est juste si éventuellement la pensée analytique arrive a se figer même au début quelques secondes que L’Origine peut nous toucher...là il y a contentement absolu...peur et souffrance n’existent plus..

        les paysans ne sont pas différent des autres humains, de moi même , de toi non plus.....leur souffrance est la notre...elle dit : tu es sur la mauvaise route, laisse moi faire, laisse moi prendre le contrôle....je vais arranger cela..

        pour le moment encore on essaye de fuir..comment se fuir soi même ? c’est impossible...

        là est la clé....ne plus fuir remet en route comme cela le veut nos autres capacités..a partir de là changer radicalement se met en route.....la vie humaine c’est par là...ce que nous refusons depuis genre + ou - 5000 ans....selon degré de mensonge de l’histoire officielle....

        il y eu des humains éclairés....mais çà c’était avant le drame !!! 


        • Fergus Fergus 31 octobre 10:32

          Bonjour, POlivier

          Du vrai et du faux dans cet article.

          Tout d’abord, le mot « paysan » n’a jamais été jugé grossier par quiconque, si ce n’est par... ceux des paysans qui se sont délibérément engagés dans la voie de l’agriculture productiviste destructrice de sols sous la houlette de la FNSEA dont le modèle - datant des années 50 - à servi de trame à la future PAC. Dès lors pour ces gens-là se sont imposés les mots de la novlangue.

          Des « paysans » il en existe encore, et j’en connais personnellement, moi qui ai encore des cousins dans le métier en zone de montagne. On les trouve principalement là où se manifeste le plus grand rejet du modèle productiviste. Ces paysans-là sont respectueux des sols et des animaux. La plupart sont des adhérents de la Confédération paysanne, ce syndicat qui a toujours combattu les subventions à la production pour leur privilégier les subventions à l’emploi agricole, et donc à la pérennité des petites fermes. C’est également parmi ces paysans que l’on trouve le plus grand nombre de producteurs bio. Et ce sont eux qui, en privilégiant les circuits courts et, parfois, la vente en commun dans des espaces dédiés, assurent une pérennité au métier transmis par leurs ascendants 

          Ce n’est pas l’arrivée du tracteur, de le lieuse et de la presse qui a dénaturé le métier de paysan. Les hommes et les femmes qui travaillaient la terre ou élevaient des bêtes sont restés des paysans. Jusqu’au moment où est arrivé le modèle productiviste, vecteur d’une utilisation de plus en plus massive et destructrice des sols, vecteur également de la survenue des élevages en batterie qui a progressivement transformé ceux qui ont choisi cette voie en kapos de l’industrie agro-alimentaire. Merci la FNSEA !


          • Fergus Fergus 31 octobre 11:20

            Un point encore. Le marquage des animaux (boucle d’oreille le plus souvent) n’est pas une régression, loin de là : il permet de savoir qui est le propriétaire d’une bête et, grâce à cette identification qui dure le temps de la vie de l’animal, d’en faire un traçage et de se référer à son carnet de santé.


          • POlivier 31 octobre 17:05

            @Fergus
            Le mot « paysan », pour bon nombre de citadins, est un synonyme de « plouc » ou pire encore. Imaginez : travailler avec des animaux et des végétaux, quelle horreur... Euh qui se plaignent que le trottoir est glissant en automne à cause des feuilles, imaginez donc comment ils se représentent le paysan !

            Bien sûr, il en reste encore, mais hélas, ils sont étouffés par les lobbys, la mondialisation et des prix toujours tirés vers le bas. Que voulez vous, les gens préfèrent acheter moins cher quitte à avoir une qualité déplorable. L’adage ’je suis ce que je mange" est passée de mode...


          • Fergus Fergus 31 octobre 17:41

            @ POlivier

            Je crois que vous faites erreur sur le regard porté par les citadins sur les paysans et sur le mot lui-même. Beaucoup ont au contraire une vision idéalisée, pour ne pas dire naïve, du métier, sans doute en rapport avec les origines de la plupart des familles françaises qui, bien qu’urbaines depuis 2 ou 3 générations dans un grand nombre de cas, ont conscience d’avoir des racines qui plongent dans la terre des labours ou l’herbe des pâturages.

            Personnellement, j’ai vécu des décennies à Paris, et il m’est très rarement arrivé d’entendre des propos condescendants et a fortiori méprisants à l’égard des paysans, même si quelques abrutis les assimilent en effet à des « ploucs » ou des « cul-terreux ». Les succès dans la capitale des manifs d’agriculteurs et la foule de Parisiens qui se pressent chaque année au Salon de l’Agriculture sont aussi des éléments qui démontrent que les habitants de Paris portent un regard sympathique sur ce métier.

            Sympathique mais éloigné des réalités lorsqu’il s’agit de l’agriculture intensive ou des élevages concentrationnaires.


          • abcd 31 octobre 18:12

            @Fergus, la réalité sociale des élevages concentrationnaire, ou hors sol et qu il fût promus par l INRA et les chambres d agriculture pour les paysans n ayant pas assez de terre ( hors sol) ou difficile a cultivé dans les années 50 à 80, donc pour les paysans les plus pauvres, c est grâce a cela que la Bretagne a pût garder ses bretons ( vivre au pays et pas a Paris). Mais si tu es pauvre et qu un système te permet ou a permis a ton père de sortir de la misère ( cf Bretagne avant guerre) jusqu’où tu es prêt a le defendre , c est l orgueil du petit parvenu et encore non sans mal que tu attaques, écoute les ouvriers défendant leurs usines, la pollution ou le moyen de rembourser sa maison n aura pas le même effet .


          • Spartacus Spartacus 31 octobre 10:35

            Que c’est beau les gauchistes contre la mondialisation...La France des assistés voudrait que chacun vive aux dépens de l’assistance des autres... 


            Il veulent que les gens achètent des poireaux comme dessert en décembre parce qu’ils sont produit à coté à la place des vils oranges produites à l’étranger au soleil. 
            C’est bête ? Oui c’est bête !
            Mais c’est leur schéma de pensée.

            Les gauchistes accusent le « mondialisation »....La France étant exportatrice net, ce serait encore pire.

            Il faut dire que s’il y a bien un métier « encadré » par l’étatisme, c’est l’agriculture.....

            Dommage que les gauchistes n’ont jamais lu Friedman...
            Ils auraient appris que quand un marché libre est désorganisé par une « régulation » par l’assistance d’état, le jour ou elle se termine, les habitués à l’assistance s’écroulent...
            Quand on, a obligé les agriculteurs à vivre de subvention sans s’occuper de la demande, les gauchistes s’étonnent qu’ils meurent quand ils sont confrontés à la vrai réalité du marché...

            Non ! le gagnant est n’est pas le moins cher dans un monde capitaliste. Ridicule raccourci du monde des gauchistes et souverainistes.

            Le vrai gagnant est celui qui sait sortir une valeur ajoutée de sa production et propose une offre qui répond à la demande....Point !

            Mais quand on offre un produit aussi basique et con que du lait qui s’entasse dans des frigos, et comme produit basique et que rien ne le distingue des autres productions. 

            Les poules s’étonnent de découvrir une paire de ciseaux....Elles auraient mieux fait d’apprendre le consumérisme, le marché libre et son fonctionnement que Marx ou Keynes.


            • Fergus Fergus 31 octobre 13:25

              Bonjour, Spartacus

              Ce n’est pas de la mondialisation dont souffrent les agriculteurs, mais du système productiviste.

              Autre chose : les subventions mises en place dans le cadre de la PAC l’ont été par des pouvoirs de droite, nourris à la doxa libérale.


            • JL JL 31 octobre 14:29

              @Fergus
               

               ’’Ce n’est pas de la mondialisation dont souffrent les agriculteurs, mais du système productiviste.’’
               
               Mais le système productiviste n’est-il pas le produit de la mondialisation ?
               
               La main invisible, le marché, la concurrence libre et non faussée ou pas, ça a deux faces que les libéraux ignorent : dans le meilleur des cas, ou dans la meilleure phase, ça peut faire baisser les prix ; mais le revers de la médaille, c’est que ça produit de la daube .
               
               Le productivisme produit de la daube et ruine les sols et les petits paysans ; mais ça enrichit les marchands de rêves, d’intrants, d’OGM, ...
               
               spartacus qui se prétend capable de lire dans un bilan comptable que plus les bénéfices sont élevés et plus les salaires le sont aussi, comme tous ceux qui n’ont d’autres chose à faire ici que de renverser le bon sens, est dans son rôle - stipendié ?- quand il appelle appelle gauchistes ceux qui vivent au dépens des autres : de fait, ce sont les gens comme lui et ceux dont il défend les intérêts qui vivent au dépens des autres.
               
               Allez, spécialement pour lui :

              De quoi Ubu est-il fondamentalement la figure ? Du despote parasitaire. Avant l’Etat fiscal, il y a eu la servitude féodale… et après lui il y a la prédation actionnariale. …Quelle est la puissance despotique d’aujourd’hui qui soumet absolument le corps social et le laisse exsangue d’avoir capté la substance de son effort ? Certainement pas l’Etat – dont on rappellera au passage qu’il restitue en prestations collectives l’ensemble de ses prélèvements… – mais le système bancaire-actionnaire qui, lui, conserve unilatéralement le produit intégral de ses captations. (Frédéric Lordon)

            • Fergus Fergus 31 octobre 16:07

              @ JL

              « le système productiviste n’est-il pas le produit de la mondialisation ? »

              Les deux sont évidemment liés dans l’économie actuelle. Mais le système productiviste, tel qu’il a émergé dans les années 50 sous la houlette de la FNSEA, est antérieur à la mondialisation.

              « ça peut faire baisser les prix ; mais le revers de la médaille, c’est que ça produit de la daube »

              En effet ! 


            • mmbbb 31 octobre 16:46

              @Spartacus lorsque les producteurs anglais sous le regne de Thachter deciderent de baisser la température de cuisson des fameuses farines animales et ne detruisant plus le prion ( Prusiner demontra qu il n’y avait pas la barriere des especes, these soutenu alors par les liberaux qui affirmerent le contraire et ne voulaient pas changer de methode ) nous etions strictement dans une economie libérale puisque le seul but etait le moins cher . Il a fallu l’intervention des etats et le blocus des frontieres afin de limiter cette maladie . Les gauchistes dans cette histoire sont hors de question et preuve pas l’absurde j’aurais aime que quelque de votre entourage ait bouffe un hamberger bien pourri. Le cerveau devient comme une eponge Quant a votre lait dont les vaches sont nourries au mais buvez le et ne faite pas chier le monde . J’en ai rien a cirer de ce liquide sans saveur . Par ailleurs ce sont les allemands apres la chute du mur qui ont initie ce concept de ferme aux milles vaches Allemagne un pays de gauchistes ? Tout vos produits industriels a la con sont sans saveur et les amercains deboursent des milliards avec leur malle bouffe . Avez vous vu le cul d’une americaine c’est une truie une porcine bah bah  Je vous conseille le prix Nobel francais Maurice Allais . mettre les gauchistes a toute les sauces comme les amercains mettent du Ketchup decribilise vos propos .


            • POlivier 31 octobre 16:59

              @Spartacus
              Je suis ému, c’est la première fois qu’on me traite de gauchiste.
              Croire au marché libre est un doux rêve qui n’a jamais marché, pour une seule et bonne raison : les lobbys. Un lobby plus fort qu’un autre l’engloutira, c’est la loi du marché. En clair, avec votre mode de pensée, l’agriculture n’existerait déjà plus en Europe de l’ouest, puisque beaucoup trop chère par rapport à la concurrence.

              Ceci dit, il est clair que la régulation et l’assistance ont aussi leurs défauts. En ce qui concerne l’agriculture, peut-être bien que le remède est pire que le maux.


            • pasglop 31 octobre 18:35

              @mmbbb


              Mon petit doigt me dit que les libéraux actuels ou prétendus tels détestent particulièrement Maurice Allais, en ce sens que bien que libéral il ne l’est point assez.
              L’essence de son discours est par ailleurs simple : le libre marché oui, mais entre économies comparables au moins dans un premier temps, et l’économie financière, à la niche. 

              Crime de lèse-libéralisme...

            • Le421 Le421 31 octobre 18:42

              @Spartacus
              Le vrai gagnant est celui qui sait sortir une valeur ajoutée de sa production...

              Et un de ces quatre, cette fameuse valeur ajoutée, vous vous la carrerez là où je pense quand les gens vont vraiment en avoir marre.
              Vous pensez donc que le chêne au fond de votre jardin arrivera un jour à la Lune ??

              Sans déconner.

              A échange valeurs égales, on peut faire tourner la machine.
              Sans tout saloper comme le font vos copains...


            • Le421 Le421 31 octobre 18:43

              @Le421
              Je précise... Regardez sur Google ce qu’est un chêne si vous ne connaissez pas.
               Un arbre qui produit des glands, au passage !!  smiley


            • mmbbb 31 octobre 19:00

              @pasglop Quoi qu il en soit M Allais avait demontre que l’ Europe construite sur ces bases ne marcherait pas Il ne s’est pas trompé . Quant aux liberaux ’j ai lu Contrepoints lien donne par Spartaccus la plupart sont des profs, donc ils ont une propension a cracher dans la soupe Par ailleurs ils sont pour une immigration massive et ont un deni des us et coutumes et des valeurs d’un peuple Ces cons ne s’aperçoivent pas qu ils sont le ferment de la libanisation et ils en prendront plein la gueule le jour ou cela petera . Ces cons devraient descendrent de leurs chaires d’ universite et visiter les banlieues avec un gilet pare balle en Kelvar . Des abrutis ces liberaux et comme le dit Poutine a la conference de VALDAI le multiculturalisme a ete un echec Voir l’etat de la France et de l europe en particulier la belgique qui s’est pris des bombes alors que ce pays ne fut pas engage et ne fut pas un ancien pays colonisateur meme problematique en Suede


            • Jean Pierre 31 octobre 23:45

              @Spartacus
              « Et quand on offre un produit aussi basique et con que du lait. »

              On mesure le mépris que vous avez pour les agriculteurs. On ne sait toujours pas, par contre, quel est le produit génial que vous proposez vous même pour vous sentir aussi supérieur et pour être aussi méprisant pour toute personne que ne pense pas comme vous (« gauchiste », « assisté »).

              Votre démonstration (le subventionné n’est pas préparé au marché libre quand la subvention disparaît) ne tient pas la route puisque le lait n’est plus subventionné en France depuis plusieurs décennies. Vous plaquez votre sempiternelle théorie (dangereuse comme toute théorie qui se croit universelle) sur des réalités dont vous ne savez strictement rien.

              La Suisse, que vous proposiez en modèle il y a peu, ne fait pas partie de la communauté Européenne et n’a donc pas l’obligation d’ouvrir ses frontières à tout et n’importe quoi. La conséquence pour le marché du lait est très simple. Le prix moyen du lait en Suisse est environ 3 fois plus élevé qu’en France. Ce prix n’est pas celui d’un libre marché mondialisé mais se détermine en fonction de négociations et d’ accords entre groupements d’éleveurs Suisses et industriels. Moins écrasé par des prix misérables, l’éleveur Suisse fait un produit de meilleure qualité, respecte ses animaux, respecte mieux les sols, vit mieux de son travail, fait moins souvent faillite et se suicide moins. A partir d’un produit de base de meilleure qualité, l’industriel fait de meilleurs produits qui trouvent de meilleurs marchés.
              Si les Suisses lisaient Friedman, et surtout s’ils avaient la bêtise d’appliquer ses idées, chaque agriculteur serait le concurrent voire l’ennemi du voisin (au lieu de faire des groupements donnant une force de négociation). Les frontières seraient entièrement ouvertes et, préférant les dividendes à court terme au maintien durable de la qualité, les industriels importeraient du lait « basique et con » fait dans des usines à lait, aux vaches piquées aux hormones US, nourries au soja transgénique Brésilien, traites par un robot Allemand et fonctionnant avec un minimum de personnel souvent émigré mais toujours sous payé. Les produits laitiers de mauvaise qualité issus de ce lait de mauvaise qualité perdraient également en quelques années leurs marchés rémunérateurs. 
              Ceci serait pour les éleveurs Suisses le résultat assuré de vos idées puisque c’est exactement ce qui s’est passé sur le marché Européen du lait dérégularisé par les règles Européennes de libre échange (fin des subventions en premier, et fin des quotas ensuite pour achever le travail).
              Merci pour vos bons conseils.

              C’est l’inconvénient de trop lire Friedman : au nom d’une théorie fumeuse, il faudrait, partout et dans toutes les productions abandonner des systèmes régulés qui fonctionnent pour aller radieusement vers la ruine.
              Pauvre Spartacus. 



            • abcd 1er novembre 11:20

              @Spartacus, si il y a bien un secteur ou Friedman n’est pas d’usage, c’est bien l’agriculture, regarde le G2 d’un coté (les states) tu as l’inventeur des subventions (directe aux paysan, indirecte sous forme de subvention à l’assurance récolte/revenu, indirecte sous forme d’aide aux transports, d’aide à la régulation des surproductions, par l’aide alimentaire avant 2000, puis aide à la filière éthanol et bio-plastique après) de l’autre coté tu as un marché fermé (la Chine) avec des taxes à l’importation (100% sur la poudre de lait c’est autre chose qu’une norme réglementaire) d’une vision global et planifié par un parti unique (qui peut être malin, que ce soit dans l’achat suite à une diplomatie intelligente, il y a un quasi monopole sur la potasse, et bien qui a été voir son voisin Indien, pour représenter plus de 60% des achats de potasses et pour faire diminuer les prix), soit par l’achat de terre et l’investissement dans des pays fragiles (pour tes terres je t’offre un stade de foot et la concurrence, bah on peut toujours sortir du béton de quoi financer votre campagne).
              Mais l’OMC et bah l’agricole est trop important, TF1 l’avait bien compris des les premières télé-réalités, pour qu’il ce passe quelques choses il faut affamer les gens, après y à plus qu’à filmer.
              L’alimentation est trop importante pour qu’elle soit laissé au marché (cf Allemagne, Chine, States, Australie, Europe) tout le monde intervient, mais personne ne l’assume, là ou l’état n’intervient pas les gens ont faims (loi de King), même Cuba importe des céréales (le maraichage n’est suffisant).
              Le gros problème c’est de faire ouvrir les yeux au français, il y a une planète au delà de la France, mais les gens y arrivent pas dés qu’il voit des parcs de bovins en Amérique du sud, il veulent le reprocher aux éleveurs Français, dés qu’on leurs dits que le maïs consomment de l’eau, la moitié de la France oublie qu’elle ce plaint de la pluie la moitié de l’année, dés qu’on leurs parlent de nourritures exotiques ils sont charmés (quinoa n’a pas plus d’oligos que du sarrasin local et déjà une bouillie d’avoine est bien équilibré, le soja a l’équivalent d’un oestragène végétal si ça ce n’est pas un perturbateur endocrinien....et c’est pareil pour pleins de plantes, les poisons sont à la base bio, la mort aussi est bio, les maladies sont bios) et comprennent à moitié que le climat n’est pas le même sur terre (par exemple le lait, c’est simple les plus bas coûts sont sur les climats tropicaux un peu vallonné, si c’est plat mieux vaut faire du soja, sinon c’est le lait car l’herbe pousse 10 mois sur 12, c’est-a-dire argentine et Nouvelle-Zélande, cela n’a rien à voir avec des réformes ou un marché parfait).


            • mmbbb 1er novembre 17:05

              @Jean Pierre le gouvernement mexicain avait eu la geniale idee d’ouvrir un marche de libre echange avec les USA Ceux ci ont inonde le marche mexicain de mais americain et ont pousse a la ruine les petits paysans mexicains Les amercains ( ce n’est pas l unique cause ) ont ete oblige de construire un mur avec ce pays afin d’endiguer les flux migratoires Je me demande s il n’est pas tres con ce Spart tellement , son champ visuel se limite a ne voir que des gauchistes partout et l’empeche de reflechir librement


            • Spartacus Spartacus 1er novembre 18:19

              @Jean Pierre


              Vous en avez pas marre de ne faire que des procès d’intention ridicules ad personnam et des comparaisons toujours fouareuses ?

              Je critique le ridicule de rester sur un marché lorsqu’il offre peu de valeur ajoutée. Que l’on soit agriculteur ou autre marché et que c’est prendre des risques. 
              Au lieu d’imaginez ce que je supputerait des autres limitez donc vos critiques au sujet concerné. Le sujet n’est pas ce que dans votre imagination je « penserais » ni la « Suisse »

              La fin de la PAC des quotas laitiers est du 1er avril 2015. Vous en avez pas marre de sortir niaiseries sur niaiserie à chaque commentaire contre moi ? La crise est donc bien la fin des subventions.

              En matière d’agriculture je vous propose l’exemple libéral de la Nouvelle Zélande et pas la Suisse...
              La fin des subventions ont engendré une puissance agricole sans précédents.La preuve :

            • Spartacus Spartacus 1er novembre 18:27

              @mmbbb

              Vous achetez du lait artisanal chez le paysan ou au supermarché ?
              Parce que si vous le faite, vous êtes une exception

              Et vous croyez que vous êtes assez d’exceptions pour entretenir tous les élevages de France ?
              Le lait ne sert qu’a moins de 10% en consommation directe. Il est transformé, mis en poudre ou en fabrication de produits lactés ou dérivés industriels.

              Produire artisanalement la lait pour une demande industrielle est une folie économique. Ne vous en déplaise.

            • Jean Pierre 1er novembre 19:55

              @Spartacus

              Pour la question du lait en Europe, vous confondez les quotas et les subventions.

              « le ridicule de rester sur un marché lorsqu’il offre peu de valeur ajoutée ».
              Chronologiquement, vous prenez le problème complètement à l’envers. Un produit peu avoir une valeur rémunératrice sur un marché particulier et dans une zone donnée et perdre cette valeur dès l’ouverture de cette zone. 
              Le lait est bien payé en Suisse pour les raisons que je vous ai expliqué. Si la Suisse ouvrait ses frontières le lait produit en Suisse entrerait en concurrence directe avec du lait produit ailleurs. Le prix chuterait ce qui ruinerai les éleveurs. Le libre marché ruinerai donc les éleveurs Suisses. 

              La Nouvelle Zélande a de grande surfaces agricoles, un climat favorable et une faible population. Ce pays est donc potentiellement gros producteur, mais n’a pas de débouchés intérieurs suffisants pour ses produits agricoles (par exemple, que faire de la laine de 100 millions de moutons dans un pays de 4 millions d’habitants sans industrie textile ?). Parmi ses voisins les moins lointains la nouvelle Zélande a les milliards d’habitants de l’Asie qui perd des surfaces agricoles et de la main d’oeuvre agricole rapidement en raison de son industrialisation et de son urbanisation rapide et qui a d’énormes besoins de produits agricoles (lait, viande, laine, bois). D’autre part, en raison de son passé colonial la Nouvelle Zélande est dépourvue d’industrie. Dans ces conditions particulières la Nouvelle Zélande n’a aucune production intérieure à protéger mais a, au contraire, tout intérêt à développer et à libéraliser ses échanges avec l’Asie du Sud Est. Les agriculteurs Néo-Zélandais sont clairement gagnants dans ce libre échange. 

              Ce que vous proposez comme exemple à suivre n’est en fait qu’un cas très particulier dont vous êtes manifestement incapable d’analyser la particularité. Votre grosse erreur de jugement, et vous la renouvelez en permanence, c’est de faire de quelques cas particuliers, non reproductibles, des exemples généralisables partout et pour tout le monde.

              La réalité est toujours beaucoup plus complexe qu’une idéologie (et le néo-libéralisme en est une). Mais vous vous accrochez tellement à votre système de croyances que vous écartez de votre champ de conscience tout les faits qui pourraient la contredire ou la relativiser. Tout le monde a plus ou moins cette tendance, mais à un niveau aussi caricatural que le votre, c’est pathétique.

            • mmbbb 1er novembre 19:57

              @Spartacus Auchan vend du lait frais microfiltre de producteurs locaux qui a le gout du lait .. Ce microfiltrage a la particularite d "éliminer les bacteries et de ne pas alterer le gout comme le ferait le traitement pas temperature ( type UHT ) Il faut vous renseigner sur la technique et les modes de production Par ailleurs ce lait ne coute pas plus cher qu un litre de lait achete en epicerie de quartier Tout est affaire d’education et d apprecier le gout je suis ne au pays de brillat savarin .. Si vous achetez des poires venant d argentine elle seront immangeables Si vous achetez des pommes venant de l’ autre bout du monde elle auront ete irradiees ect ect Une simple question de bon sens . Quant a la production de lait industriel, les producteurs ont toujours ete en crise et demain s ils veulent produire plus ils devront investir dans des robots de traite et des elevages intensifs . Il y a quelques annees les producteurs avaient de la vache prim holstein Cette vache pisse du lait qui n’a peu de qualite nutritive et alors les cours se sont effondres Il y aura forcemment de nouvelle crise d’autant plus que dans les pays de l est les couts salariaux ne sont pas les memes comme le font les allemands sans vergogne Quoi qu il en soit vous n’avez que le logiciel economique dans la tete , vous avez un marteau et ne voyez que des clous et je vous ferai remarquer que les amerloques depensent quelques 200 milliards de dollards ( sante obesite ) a cause de cette mal bouffe derivee des produits industriels  Si le cul dune americaine vous fait bander moi pas Nous sommes devenu tellement con en france que nous vendons nos terres arables .


            • Spartacus Spartacus 2 novembre 13:53

              @mmbbb


              Je ne me trompe pas, et en fait en voulant démontrer le contraire vous prenez l’exemple de ce que je démontre...

              En fait vous indiquez que ce lait chez « Auchan » est « différent » car il est « microfiltré ». Ce sont donc des producteurs qui ont trouvé par un moyen marketing ou sociétal pour sortir une « valeur ajoutée » qui le différencie des laits qui n’ont pas cette valeur ajoutée....

              Et oui, les producteurs de lait sans valeur ajoutée doivent ou créer une valeur ajoutée ou investir.Quand vous expliquez que l’Allemagne a des coûts salariaux faibles....A coté de la Pologne, et les pays de l’Est...Non ce n’est pas vrai.

              Et n’enfermez pas les femmes Américaines dans le stéréotype. Le manque d’activité physique des sociétés post industrielles de tous les pays font augmenter le poids des indivius. L’Amerique étant en avance et c’est pas le débat.

            • Spartacus Spartacus 2 novembre 14:06

              @Jean Pierre

              Un « quotas » qui assurent le droit de vendre sont est une forme de subvention et d’un marché qui n’est pas libre.

              En économie, contrairement à votre naïveté, le protectionnisme ne profite jamais aux pays qui le pratiquent.
              Son seul effet, résultant est d’augmenter les coûts des produits dans le pays protectionniste, et de créer des monopoles qui bloquent les ouvertures de marchés qui favoriseraient tous les consommateurs.
              Un socialisme inversé qui fait payer plus cher les plus pauvres de produits qu’ils pourraient acheter moins cher sans le protectionnisme.
              C’est protéger les uns contre des autres....

            • Jean Pierre 2 novembre 19:29

              @Spartacus


              En quoi le fait d’augmenter les coûts des produits dans les pays protectionnistes est un problème puisque cette protection permet également de meilleurs salaires et moins de chômage ?
              Et inversement quel est l’intérêt pour le consommateur d’accéder aux meilleurs prix possible sur la planète, si c’est pour se retrouver au chômage ?
               
              La communauté Européenne a choisi vos idées en devenant la zone mondiale la moins protectionniste. Le résultat c’est qu’elle est aussi une des zone de la planète ou le chômage est le plus élevé.
              Et dans la zone Européenne, ce sont les pays qui ne sont pas entrés totalement dans la communauté et qui ont limité le libre échange en fonction de leurs intérêts bien compris (Suisse, Islande, Norvège) qui ont les meilleures économies et le moins de chômage. 

              Dans votre réponse vous répétez que le libre marché est toujours une solution positive et le protectionnisme toujours une solution négative. Vous êtes incapable de sortir de cette vision binaire. De mon point de vue, libre marché et protectionnisme ne devrait pas être des idoles, mais des outils. Les pays qui manient l’un et l’autre sans manichéisme et sans idolâtrie mais en fonction de leur intérêts ont raison.

            • Spartacus Spartacus 2 novembre 22:23

              @Jean Pierre


              Il vous manque al donnée économique de l’obsolescence du marché. 
              Les Trabans non confrontés à la concurrence internationale sont resté des Traban dans un marché fermé.
              Les BMW dans un marché ouvert ont évolué. 

              La communauté européenne a choisit le Keynésianisme et la sociale-démocratie et c’est au contraire un marché « fermé » contrairement aux apparences....
              Actuellement la difficulté pour simplement faire le TAFTA en est la preuve.
              Suisse et Norvège ont des politiques libérales. Déficits de l’état très faible.
              La Suisse est le pays le plus ouvert au monde commercialement. 
              Elle exporte dans le monde entier et l’Europe n’’est pas le seul débouché.

              Le protectionnisme est une entrave au marche libre. Les pays ou l’état intervient le moins s’en sortent mieux économiquement. 
              Le protectionnisme c’est payer plus cher ce que vous auriez pu payer moins cher. Il crée des entreprises fragiles, incapables de se confronter à la concurrence internationale. Des rentiers de marchés protégés.
              Pourquoi feraient elles des efforts, des investissements alors que le marché est fermé ?...

              Les taxis ont ils fait des efforts avant la pression de UBER ? 
              Vous voyez le prix du train en France ? 

            • Jean Pierre 3 novembre 00:00

              @Spartacus
              La concurrence qui fait le plus évoluer BMW est interne à l’Allemagne (Mercedes, Audi). Pas de bol pour votre exemple. 

              Quoique vous en dites l’Europe est la zone la plus ouverte au commerce international. Vous seriez bien incapable de citez un cas de barrière douanière Européenne sérieux et durable. Un maigre contre exemple : l’Europe refuse pour des raisons sanitaires l’importation de viande aux hormones Mais ce choix se paie : en raison des traités de l’OMC qu’elle a signé, l’Europe se voit appliquer des pénalités. Pour le reste, tout est ouvert.
              Des partis se disent « sociaux-démocrates » mais une étiquette ne fait pas le fromage. Ces partis ont systématiquement soutenu et voté les politiques libérales et les traités de libre échange.
              Vous ne connaissez du Keynesianisme que ce qu’en dit Contrepoints, c’est à dire rien.
              Le TAFFTA a de très fortes oppositions dans tout les pays concernés, même les plus libéraux. Cette opposition n’est pas propre à l’Europe.
              Suisse et Norvège sont libéraux ou protectionnistes en fonction des secteurs économiques concernés. Dans le domaine agricole et pour de nombreuses raisons, ils ont évité de mettre leurs agriculteurs en concurrence directe avec des productions extérieures ce qui a évité leur disparition et les déserts ruraux. Ces pays n’ont pas votre vision dogmatique du libéralisme. Ils réfléchissent et décident au cas par cas et les citoyens concernés sont entendus.
              Il existent des trajets Rennes/Strasbourg en TGV pour 40 €. Qui dit mieux à prestation égale ? Evidemment ces prix correspondent a des périodes de faible affluence. C’est plus cher pour les autres périodes, mais c’est l’application des lois de l’offre et de demande. Vous devriez féliciter la SNCF pour sa modernité.


            • Spartacus Spartacus 3 novembre 09:09

              @Jean Pierre


              J’ai jamais vu de Traban en France dans ma jeunesse, mais bien des BMW ou des Audi...
              Pour vendre en France il y a bien concurrence....
              Mais vous en êtes pas à un déni près. Vous avez pas l’air bien informé de ce qu’est la concurrence.

              La SNCF est chère quand vous en avez besoin....Sauf pour les 1 millions qui ne payent jamais le train.
              C’est beau le monopole qui permet de faire payer les uns aux dépens d’une caste.

              Amusant la question ridicule « qui dit mieux » pour un monopole du rail.
              Sur le rail on trouvera pas puisque justement c’est un monopole...
              Qui dit mieux ? Le secteur privé !

              Un Paris Strasbourg est entre 15 et 20€ grâce à la concurrence récente des BUS et BlaBlacar http://www.kelbillet.com/.
              Dans un Flixbus vous avez l’internet, une prise pour mobile et le chauffeur est formé, polis et bien fringué et le client est un client, pas un « usager ». 
              Essayez donc ! Ça vous montrera comment le marché libre ringardise les situations en monopoles d’état.

              Avant l’ouverture à la concurrence des bus et Blablacar et cela depuis 1945 les gens ont étés ponctionnés abusivement de prix prohibitifs débiles pour remplir des rentes de privilégiés du monopole et de la caste des favorisé de la gamelle interventionniste de l’état en faveur de caste....

              Les voyageurs ont payé bien trop cher et payent encore pour offrir à 1 million de personnes des billets gratos, des retraites bien trop tôt, des privilèges statutaires a une caste de faignant qui reste assis dans un train qui risque pas d’aller à droite ou gauche car il va tout droit suit les rail.

              C’est ça votre monde privilégier des castes « choisies » par l’intervention de l’état au détriment de tout le monde. 
              La retraite à 49 ans pour les monopoles, payés par le contribuable, les voyageurs, les pauvres...

              Le monde des étatistes....La caste se sert en premier.

            • Jean Pierre 3 novembre 12:58

              @Spartacus
              « La SNCF est chère quand vous en avez besoin ». C’est vous même qui vantez les mérites des lois de l’offre et de la demande ! Le prix monte quand la demande est forte conformément à cette logique. Auparavant la SNCF fonctionnait dans une logique de service public (prix kilométrique toujours le même). Ne lui reprochez pas de s’être adaptée à votre propre logique.


              Le bus est beaucoup plus lent que le TGV, il profite d’une infrastructure routière gratuite (finalement les impôts ne sont pas si nuisibles que cela à l’entreprise privée, n’est ce pas...) et ses tarifs sont irréalistes et ne peuvent payer l’ensemble des coûts. Ces tarifs ridicules ont pour but d’éliminer la concurrence des trains régionaux en travaillant à perte temporairement. Une fois les trains régionaux éliminés, ces bus seront en position dominante et les tarifs vont bondir.

              La retraite à 49 ans est une légende. En fait un fonctionnaire peux quitter son emploi (ce qui devrait vous satisfaire). La retraite correspondante sera misérable (très loin du taux plein) et il devra donc, comme n’importe qui, trouver un emploi jusqu’à l’age légal de la retraite s’il veut un taux plein. Vous colportez des légendes sans fondements qui n’existent que comme outils de propagande.

              En matière de gratuité de transports de son personnel la SNCF doit en effet s’adapter à ce qui se fait dans le privé. La plupart des entreprises qui font des produits de consommation courantes (alimentaire, habillement, etc) propose des tarifs préférentiels à leurs employés. La SNCF devrait se limiter à cela. Mais la question est complexe. Nous ne sommes pas en dictature mais en Etat de droit et les avantages SNCF ou EDF font partie intégrantes du contrat de travail et sont des formes de rémunérations. S’il y a des avenants modifiant ces contrats, il faut les négocier et éventuellement apporter des compensations.

              Par ailleurs vos remarques n’ont pas grande chose à voir avec la question de départ qui est celle du protectionnisme ou du libéralisme dans le domaine agricole et sur l’internalisation des marchés agricoles.


            • Spartacus Spartacus 3 novembre 15:48

              @Jean Pierre


              On aurait préféré une réponse du style : 
              Ha oui y’a moins cher...Ma question était has-been.

              Arrêtez donc de penser ce que je devrais pensez contentez vous de répondre sur le fond. 
              Non ma logique c’et qu’un prix doit se faire sur la concurrence, pas sur l’abus d’un monopole.

              Le bus profite d’une infrastructure qui date de centaines d’années parfois des romains...
              Je paye des impot, j’ai pas à dire merci pour des routes mal entretenues.

              Si le bus augmente une offre concurrentielle le ramènera dans le droit chemin. Ne faites pas le Nostradamus du marché futur...

              Les cheminots conducteurs de TGV partent à 49 ans..
              J’ai déjà embauché la femme d’un spécimen. Elle trouvait curieux qu’elle doive travailler jusque 62 ans.
              Elle m’expliquait le monde des décalés des réalités de cette caste. L’emploi du temps à jouer à la belote. En arrivant au travail il mettait des « chaussons ». Les congés extraordinairement long dans des centre de repos d’entre-soi ou le CE paye tout.

              « Formes de rémunérations » Quelle rigolade...Elles sont ou les charges sociales ? et calculée sur la valeur de quel prix du billet ? 
              N’importe lequel des commerciaux (secteur privé) doit payer CSG et CRDS sur sa voiture de fonction. Pas la caste sur ses avantages.


            • lloreen 5 novembre 21:54

              @mmbbb
              « la belgique qui s’est pris des bombes alors que ce pays ne fut pas engage et ne fut pas un ancien pays colonisateur ».
              Vous faites erreur.Le roi des belges Léopold II , véritable prédateur, colonisa le Congo.
              https://comptoir.org/2014/10/08/le-congo-belge-de-leopold-ii-les-origines-du-massacre/

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POlivier


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