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Accueil du site > Actualités > Environnement > Notre climat change-t-il au-delà des variabilités naturelles (...)

Notre climat change-t-il au-delà des variabilités naturelles ?

Le climat s'est réchauffé ce dernier siècle, personne n'en doute. Depuis 1999 le réchauffement marque une pause. Mais qu'en est-il de l'ampleur du phénomène ? Est-il sans précédent ces derniers millénaires ?

Le débat scientifique sur l'origine du réchauffement climatique observé depuis le début du XXe siècle continue. Parmi les publications marquantes de 2011, notons celle de l'équipe du projet Cloud du CERN, publiée dans la revue Nature (lire l'article du Temps du 25 août 2011 et note ci-dessous). Elle présente d'importants travaux mettant en évidence, à travers l'étude de la formation des nuages, que la fiabilité des prévisions des modèles climatiques existants est pour le moins questionnable(*).

Mais une autre question essentielle demeure : notre climat change-t-il au-delà des variabilités naturelles ? Le rapport du GIEC publié en 2007 répond par l'affirmative "pour au moins 1300 ans". Qu'en est-il de nos connaissances aujourd'hui ?

Trois articles publiés en 2011 dans des revues scientifiques à comité de lecture (voir ci-dessous ; il y en a eu d'autres) nous éclairent sur le climat passé dans trois régions bien distinctes de notre globe : le Groenland, la Chine et le sud de l'Amérique du Sud. La période d'analyse varie de plus de mille ans à plus de 4 milles pour celle concernant le Groenland.

Ces résultats montrent clairement chacun que le réchauffement actuel ne sort pas de la variabilité naturelle. Très intéressant pour les chercheurs, ils mettent en évidence que les périodes appelées "Optimum médiéval" (du Xe au XIIIe siècle) et "Petit âge glacière" (du XVIe au XIXe siècle), bien documentées dans nos contrées, se retrouvent dans ces lieux pourtant particulièrement éloignés. Dernier élément significatif : ils montrent que les températures à l'époque de l'Optimum médiéval étaient similaires aux nôtres sinon supérieures.

L'alarmisme propagé par le GIEC en 2007 se justifie de moins en moins face aux nombreuses observations réalisées ces dernières années. Mais les risques potentiels liés à la modification de la chimie de notre atmosphère par les gaz à effet de serre et surtout ceux liés à l'épuisement rapide de nos ressources fossiles (pic pétrolier) réclament des changements importants dans nos sociétés industrialisées. Les économies d'énergies, le développement rapide et à large échelle des énergies renouvelables ainsi que des moyens de transport sans produits pétroliers doivent être fermement encouragés. En plus, avec un air plus pur, cela sera bénéfique pour notre santé !

recon1.jpg
"Figure 1 : Reconstruction des températures basées sur les cernes des arbres pour la partie du centre-Est du plateau Tibétain pendant les 2845 années passées (ligne en gris). La moyenne glissante sur 40 ans est représentée en trait noir épais et la moyenne glissante sur 40 ans de la déviation standard en trait noir fin. La ligne horizontale représente la température moyenne pour les 2845 ans."
 
 

(*) “(…) Jasper Kirkby (ndlr : responsable du projet CLOUD), lui, va plus loin : « Sur la base de ces résultats, il faut substantiellement revoir le traitement des aérosols dans les modèles de simulation climatiques développés empiriquement. » (…) « on ne peut exclure qu’on soit en présence d’un nouveau forçage radiatif », soit un mécanisme contribuant au réchauffement de la Terre, qui n’est pour l’instant pas pris en compte dans le fameux rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).” in Le Temps 25/8/11

1. High variability of Greenland surface temperature over the past 4000 years estimated from trapped air in an ice core, GEOPHYSICAL RESEARCH LETTERS, VOL. 38, L21501, 6 PP., 2011, doi:10.1029/2011GL049444
2. Amplitudes, rates, periodicities and causes of temperature variations in the past 2485 years and future trends over the central-eastern Tibetan Plateau, Chinese Science Bulletin, October 2011, Vol.56, No.28-29 : 2986-2994, doi : 10.1007/s11434-011-4713-7
3. Multiproxy summer and winter surface air temperature field reconstructions for southern South America covering the past centuries. 2011. Climate Dynamics 37 : 35-51.


Plus de détails sous : http://www.pensee-unique.fr/oceans.html#tempast


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34 réactions à cet article    


  • Voltaire Voltaire 31 janvier 2012 11:35

    Si on ne peut qu’être d’accord avec la conclusion de l’auteur, il revient néanmoins d’être très prudent en ce qui concerne l’interprétation de quelques publications scientifiques.

    Si l’on prend par exemple l’étude citée sur l’évolution des températures au Groenland, les résultats indiquent qu’effectivement il y a eu des variablités importantes de température à l’endroit mesuré (et donc non de façon globale) ces dernières 4000 ans, mais que « climate models project that if anthropogenic greenhouse gas emissions continue, the Greenland temperature would exceed the natural variability of the past 4000 years sometime before the year 2100 », c’est à dire que si les émissions de gaz à effet de serre continuent, les modèles climatiques indiquent que la température du Groenland excedera la variabilité naturelle des dernières 4000 ans avant l’année 2100.

    L’étude chinoise n’est pas publiée dasn une revue à comité de lecture international (Chinese science bulletin), et la troisième, reprise très largement par les sites climato-sceptiques, est une étude par proxy, et donc qui aggrège certains indicateurs de façon discutable. A l’inverse, il existe en parallèle probablement 10 fois plus de publications dans la même période de temps qui suggère l’effet inverse. Les modèles climatiques sont très complexes. Il faut donc être prudent sur les conclusions. Néanmoins, il existe un faisceau convergent d’analyses qui suggèrent bien un lien entre activité industrielle et réchauffement climatique. Ces prochaines années seront très intéressantes à observer : nous sortons d’une période d’activité solaire anormalement basse et surtout de phénomènes el nina (refroidissant le pacifique sud) prononcés. Il sera donc informatif de regarder l’évolution de la température moyenne du globe dans des conditions normales...


    • Richard Richard 31 janvier 2012 13:02

      Merci pour votre commentaire. On partage globalement le même point de vue, même si une rivière nous sépare ! smiley Attendons effectivement avant de conclure. Ce qui ne nous empêche pas de bouger nos fesses comme indiqué dans l’article et plus généralement de limiter la destruction des ressources in extenso.

      Mais quand même, l’étude sur le Groenland est très explicite. Il suffit de regarder la figure principale http://www.pensee-unique.fr/images/kobashi1.jpg .

      Sur le Chinese science bulletin, j’aimerai connaître vos sources. Cette revue fait partie du groupe Springer.

      Enfin sur celle concernant le sud de l’Amérique du Sud, le plus important est de savoir qu’elle a été publié dans une revue de référence. Le reste, franchement, on s’en f... smiley


    • Voltaire Voltaire 31 janvier 2012 13:46

      Concernant le Chinese science bulletin, le comité de lecture est uniquemenr chinois (http://www.springer.com/new+%26+forthcoming+titles+%28default%29/journal/11434?detailsPage=editorialBoard) ce qui, d’un point de vue des standards internationaux, pose un problème.

      Plus généralement, ma remarque est de dire que l’a très grande majorité des études scientifiques suggèrent un effet anthropologique sur le climat. Ce qui ne signifie pas que dans l’histoire, le climat n’a pas subit de variations « naturelles » plus importantes que celles que nous voyons actuellement. Le risque est bien sûr que ces effets s’additionnent...

      Sur le fond, je souscris à votre conclusion : tout ce qui pourra être fait pour limiter l’emission de polluants est bon à prendre...


    • Richard Richard 31 janvier 2012 18:55

      OK pour le Chinese science bulletin, c’est effectivement que des chinois. Cela minore-t-il leurs résultats ? Je ne suis pas compétent pour juger de la qualité de la publication. Maintenant, ne sombrons pas dans une forme de néocolonialisme : ils sont capables selon moi de calquer leurs méthodes sur celles des Grudd et autres chercheurs qui ont pointé du doigt les risques liés à la méthode (dendrochronologie). Il y en a quand même qui parlent l’anglais !

      Vous soulevez la question du consensus en sciences. Courtillot a bien mis en évidence ses limites avec l’exemple de la dérive des continents. Je constate depuis que je m’y intéresse (mi-2009), que de plus en plus de scientifiques invoquent des conclusions divergentes avec celles du GIEC. En Suisse, p.ex., les glaciers pourraient reprendre du volume dans les décennies à venir selon les glaciologues. (Voir tout en bas. M. Beniston est notre Jouzel/van Ypserle de service ; pas étonnant qu’il mette le holà)

      http://www.nature.com/news/2010/100604/full/465677a.html

      Mon propos est d’essayer de faire passer l’idée que le développement des énergies renouvelables, les économies d’électricité et l’efficacité énergétique est dans notre intérêt et que cela peut se justifier sans faire planer la Grande Peur du CO2 (la peur a toujours été le moyen utilisé pour manipuler les foules ; étant démocrate, cela me gène profondément). Pour les pays qui ont décidé de sortir du nucléaire, comme le mien, la question ne se pose même pas, c’est devenu une nécessité à moyen terme.


    • pissefroid pissefroid 31 janvier 2012 11:47

      Je profite de ce papier et du panel de lecteurs pour partager mon embarras au sujet du concept de « forçage radiatif ».

      Cette expression m’a toujours parue obscure. Après quelque recherche j’ai trouvé que forcer (d’après XMLittre, c’est violer) : 4° Faire violence à une femme ….....

      Mme de Valentinois accusa son beau-père non-seulement de lui en avoir conté, mais de l’avoir voulu forcer, SAINT-SIMON, 44, 2.

      tome 1 chapitre XXVI

      http://rouvroy.medusis.com/docs/0130.html …..

      Comme j’ai lu dans certains papiers qu’il était question de viol du deuxième principe de la thermodynamique je me suis replongé dans mon livre de thermodynamique :...........

      Le passage de la chaleur d’un corps froid à un corps chaud n’a jamais lieu « spontanément » ou n’a jamais lieu « sans compensation » (énoncé du deuxième principe de la thermodynamique, principe de carnot énoncé par clausius cf bruhat-kastler-vichniewsky).

      Pour bien comprendre cette idée je pense au réfrigérateur :

      Un fluide se vaporise dans un circuit à l’intérieur du réfrigérateur, en prenant donc des calories aux produits stockés (chaleur de vaporisation), le gaz libéré est aspiré et comprimé par le compresseur et se réchauffe donc. Ce gaz passe dans le radiateur placé à l’extérieur du réfrigérateur et se condense (restitution de la chaleur de vaporisation).

      Il y a donc eu transport de chaleur de la source froide (l’intérieur du réfrigérateur) vers la source chaude (le radiateur) grâce à la compensation fournie par le compresseur.

      Le forçage radiatif apporterait à la terre un surplus de chaleur dont l’origine serait la présence de ges.

      Ce qui est appelé ges se trouve à plus basse température que la terre et ne peut donc participer au réchauffement de la terre. Le principe de carnot ne souffre aucune exception.

      Le forçage radiatif serait donc un viol du deuxième principe de la thermodynamique.

      La climatologie est une discipline complexe qui nécessite une connaissance approfondie de la thermodynamique (tout ce qui concerne la chaleur) et de la mécanique des fluides (tout ce qui concerne le transfert de masse dans l’atmosphère)

      Dans ma réflexion j’en suis au point d’imaginer que l’invention du concept de forçage radiatif serait l’oeuvre d’un climatologue, qui, ne trouvant pas un résultat, issu de son code de calcul, conforme à des résultats de relevé climatique, aurait apporté une modification adéquate à son code qu’il aurait appelé « forçage radiatif ».

      Le forçage radiatif serait donc un artifice climatologique qui n’a aucune réalité physique (thermodynamique, mécanique, optique).

      Je n’ai pas trouvé la genèse de ce concept, ce qui m’aurait permis de mieux comprendre sa signification et son utilité, car je suis de l’avis de boileau qui, dans l’art poétique dit :

      Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.
      http://www.florilege.free.fr/recueil/boileau-l_art_poetique.html#1

      Je n’ai pas trouvé de définition convaincante de ce concept.


      • JC (Exether) 31 janvier 2012 12:19

        La définition de wikipedia est on ne peut plus claire :
        https://fr.wikipedia.org/wiki/For%C3%A7age_radiatif


      • pissefroid pissefroid 31 janvier 2012 12:37

        J’ai déjà vu ce type de définition, différence entre entrant et sortant, pour moi c’est un bilan.
        Le terme de forçage n’a rien à faire en physique.
        La genèse de l’utilisation de ce terme me permettrait de mieux comprendre son utilité.


      • epapel epapel 31 janvier 2012 13:11

        On peut illustrer le forçage radiatif par l’exemple d’une cascade d’eau tout au long de laquelle on mets en place des tuyaux de forme courbe qui inversent la direction d’une partie du flux, alors cela fait remonter l’eau qui passe dans ces tubes . Et si vous mesurez le débit à l’amont des tubes alors il sera ho miracle supérieur au débit réel de la cascade.

        Autre exemple intéressant : imaginez une tour remplie d’obstacles durs de forme sphérique vers le haut dans laquelle vous allez lâcher une pluie de billes, alors il est clair que la plupart des billes va remonter vers le haut de la tour avant finir en bas, et ce qu’il faut bien comprendre c’est que ça fait augmenter la densité de billes dans la tour par rapport à une absence d’obstacle à flux de départ identique.
         
        Ce qui est possible pour l’eau et les billes l’est aussi pour les rayons lumineux fussent-ils infra-rouges : par exemple si vous placez un miroir sur le passage d’un flux lumineux une partie de ce flux revient bien d’où il est parti sans violer le second principe de la thermodynamique.

         


      • JC (Exether) 31 janvier 2012 12:30

        Le climat a effectivement déjà très fortement varié dans le passé et ce de manière naturelle.

        Il se trouve qu’à l’époque il n’y avait pas d’hommes pour provoquer ce phénomène et qu’il n’y avait pas d’hommes non plus pour le subir, ces variations ont cependant été mises souvent en corrélation avec des extinctions massives.
        Plus récemment les petits âges glaciaires, variations bien moins importantes, ont provoqué notamment au moyen âge de nombreuses famines.

        Ce qui se passe aujourd’hui est un peu différent car la communauté scientifique a montré clairement que l’activité humaine avait un impact sur le climat et que cet impact allait globalement dans le sens d’un réchauffement. D’autre part, il a également été montré que ce réchauffement, s’il n’était pas maitrisé, aurait des conséquences économiques très importantes.

        Mais évidemment il est à la mode de s’ériger en scientifique et d’observer bêtement des phénomènes isolés en n’y comprenant rien pour aller mettre en doute les conclusions de groupement d’experts soupçonnés de catastrophisme. Seulement si il y a un lobby qui a des intérêts à perdre dans ce contexte, c’est plutôt celui des pétroliers et autres climatosceptique, c’est plutôt de ceux dont il faut se méfier, les scientifiques du GIEC n’ont rien à gagner à annoncer des catastrophes.


        • Richard Richard 31 janvier 2012 12:53

          Scoop : Jasper Kirkby, resp. du projet CLOUD au CERN consomme quasi-quotidiennement du pétrole ! smiley


        • Richard Richard 31 janvier 2012 13:20

          Plus sérieusement, ne soyez pas naïf. Décrochez un financement pour une recherche scientifique de 3-4 ans ou plus, en cette période de profonde crise, c’est pas facile ! Laisser entendre que vous œuvrez pour sauver le Monde, c’est très sexy.

          Concentrez-vous sur les faits, les observations scientifiques plutôt que sur les prévisions. Et usez de votre esprit critique, une formidable énergie renouvelable (dont le rendement s’améliore avec le temps) !


        • Croa Croa 31 janvier 2012 18:55

          « Concentrez-vous sur les faits, les observations scientifiques plutôt que sur les prévisions. Et usez de votre esprit critique, une formidable énergie renouvelable (dont le rendement s’améliore avec le temps) »

          Oui, c’est ça ! Même qu’on peut carrément rayer « scientifiques » et s’en remettre à ce qu’on constate par soit-même : Le réchauffement ne peut être nié !

          Et donc qu’ainsi nous arrivons à des constatations exactement inverses !

           smiley étonnant non ? smiley


        • Richard Richard 1er février 2012 10:04

          Qui nie le réchauffement ? (soupir)


        • Old Dan Old Dan 31 janvier 2012 12:47

          Finalement, quelque soit l’origine, ca va chauffer !
          Et alors, quand est-ce qu’on s’bouge ?..


          • epapel epapel 31 janvier 2012 13:46

            Selon l’auteur il n’y a rien à faire pour le contrer puisque c’est naturel, je suggère donc de s’en prémunir tout en faisant fonctionner le commerce et diminuer le chômage.
            - en fabriquant massivement des climatiseurs fonctionnant à l’électricité nucléaire
            - en mettant au point des plantes OGM résistantes à la sécheresse
            - en fabriquant des insecticides plus puissants pour éliminer les moustiques qui remontent vers le nord.

            Et en plus ça n’a pas que des inconvénients bien au contraire :
            - la fonte de la banquise permettra d’exploiter les ressources fabuleuses de l’arctique, en particulier le pétrole et le gaz tout en offrant une nouvelle voie maritime pour les tankers et porte conteneurs
            - on pourra cultiver du blé en Sibérie et au Canada et y transférer les populations victimes du changement climatiques. De plus raser les forêts septentrionales pour les remplacer par des cultures permettra de fournir du bois pendant plusieurs décennies.

            Que du bonheur !


          • LE CHAT LE CHAT 31 janvier 2012 14:00

            @epapel

            on en profitera pour reboiser l’antarctique et le Groenland !  smiley


          • epapel epapel 31 janvier 2012 19:09

            Non, il bien préférable de tout bétonner, ça rapportera plus.


          • floyd floyd 31 janvier 2012 15:10
            « Mais les risques potentiels liés à la modification de la chimie de notre atmosphère par les gaz à effet de serre... »

            De quels risques parlez-vous ?
            La concentration du CO2 dans l’atmosphère est passé depuis le début de l’ère industrielle de 0,028% (280 ppm) à 0,038 % (ppm) de l’atmosphère. A une telle concentration on peut parler de gaz à l’état de trace, et pourtant, les réchauffistes nous prédisent l’apocalypse à cause de cette augmentation !
            Quand à l’énergie renouvellable, les pays qui se voulaient pionner en la matière, comme l’Espagne et le Portugal sont en quasi faillites. L’Espagne a d’ailleurs décidé de ne plus créer de nouvelles subventions pour les énergies renouvelables :
            Quand à l’Allemagne, qui a décidé la fin de l’énergie nucléaire, va construire des dizaines de nouvelles centrales à charbon. Sans parler des pays comme la Chine ou l’inde qui ne vont pas se gêner pour consommer en masse leurs réserves de Charbon.
            Voila la réalité. Quelque soit les conséquences de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère, ne doutez pas que la tendance ne va pas diminuer de si tôt.

            • Richard Richard 31 janvier 2012 18:11

              En Allemagne, le charbon est utilisé avec le gaz naturel pour effectuer la transition vers les énergies renouvelables pour produire à l’horizon 2030-2050 80% et plus du mix électrique (avec différents systèmes de stockage). Il y a la crise économique, mais si vous vous renseignez bien, le prix du courant électrique produit avec les éoliennes est compétitif dans les régions côtières à fort vent. Pour le solaire, vous avez raison. Plusieurs états ne peuvent plus le subventionner au même niveau qu’avant. Mais là encore, il faut tenir compte de la baisse des prix. L’Europe a tout intérêt à développer les nrj renouvelables. C’est ce qu’elle est entrain de faire, en plus avec le développement des grands réseaux électriques (supergrids).

              Avec l’augmentation du CO2, il y a le risque d’une acidification des océans. Mais d’autres problématiques existent, indépendamment des gaz à effet de serre, comme l’azote réactif (typiquement NH3) d’origine industrielle :

              "(...) Cet azote en excès provoque des problèmes environnementaux dont certains sont connus depuis longtemps en milieu urbain et agricole (pollution de l’air, contamination des eaux). Tout récemment, par le biais d’une analyse isotopique, une équipe américano-canadienne a pu mesurer une augmentation significative de l’azote réactif d’origine industrielle, depuis les années 1890, dans les sédiments de 25 lacs situés dans des régions inhabitées d’Amérique du Nord et de l’Arctique (G. Holtgrieve & al., Science, vol. 334, p. 1545, 16 décembre 2011). Ces résultats témoignent de l’ampleur globale du problème, puisque des régions éloignées de toute activité humaine se trouvent également affectées. Les effets à long terme de cet excès d’azote sur le fonctionnement des écosystèmes demeurent largement incompris. Mais il ne fait guère de doute que la gestion globale des flux d’azote d’origine humaine va constituer l’un des enjeux majeurs des prochaines décennies." Suren Erkman, Faculté des géosciences et de l’environnement université de Lausanne, in Le Temps, 11 janvier 2012


            • Kuota Kuota 31 janvier 2012 18:24

              Pardon de ne pas être d’accord : 


              Le climat du Groenland est un argument classique du scepticisme, mais il se trouve que cela ne concerne qu’une région du monde, et que lors de cette période plus chaude au moyen age nous avions une bascule climatique, et un climat localement plus chaud pour des raisons qui peuvent venir des courant marin, eux même provoquer par d’autres facteurs.... mais surtout, à l’époque ou le Groenland était moins froid, le reste du monde ne l’était pas forcément.

              L’étude cité sur le Tibet, est assez osé, car elle concerne une toute petite zone de la planête, sans tenir compte de l’altitude du plateau tibétain, de son exposition et de son micro climat lié à la géographie du lieu... enfin notons qu’au Tibet d’après l’étude cité il faisait chaud de l’an 800 à l’an 1000, alors que sur l’étude qui traite du Groenland, la période chaude est plutot de l’an 1000 à 1200... la coïncidence évoqué... est assez olé olé
              Voici le lien PDF vers ces études

              Quant à la 3ème étude elle dit qu’il faisait plus chaud en 900 et 1350 qu’entre 1905 et 1995, mais que que la période 1995 - 2011 est plus chaude que la période record connue entre 900 et 1350.

              La spécialité des scientifiques sceptiques convaincus et des septiques soutenus par les lobbys c’est de prendre un exemple, sur une zone géographique du monde ou il y a une anomalie et de nous la présenter comme une généralité... mais même ces 3 exemple là ne sont pas cohérent entre eux car les périodes chaudes et froide ne se superpose pas... sans compter que sur ces 3 études, les méthodes d’estimation de la températures sont différente à chaque fois.

              Quant à la source de l’article sur le site de Jacque Duran Pensée Unique, voici un décryptage des manipulation 

              Pour clore ce post : 
              Je constate que les climatos sceptique évoquent les sources de sur estimation du forcage antropique, mais que jamais il n’évoque les possible sous estimation comme celle qui sont évoquée dans ce domumentaire ; Dans l’ombre du ciel ou des scientifique pense que le GIEC sous estime le role du CO2 car ils ont sous estimé le pouvoir de refroidissement des particule de pollutions.


              • Richard Richard 31 janvier 2012 19:35

                OK pour être dans la fenêtre des variabilités naturelles ? Il semble bien, vous n’y faites pas mention. Mon message est donc passé.

                Sur le fond : des études effectuées en Asie du sud-est et ailleurs dans le monde vont dans le même sens. Les températures actuelles ont des précédents.

                Pas d’accord sur vos raisonnements avec les pics et leurs synchronismes. Sur l’article concernant le sud de l’Amérique du Sud, les fortes variations ne permettent pas de trancher si plus chaud maintenant ou avant. Mais la fenêtre des variabilités naturelles n’a pas été « percée » ces dernières décennies. C’est l’essentiel.

                Sur le lien à propos de Duran : très faible niveau, pas de temps à perdre pour relever les inepties.

                Arrêtez dans votre parano des « scientifiques sceptiques convaincus ». Kirkby du CERN est un chercheur. Relisez le au bas de mon article.

                Je ne dis pas qu’il n’y a pas de risque avec les émissions. Je dis que celui-ci a été exagéré par le GIEC.


              • epapel epapel 31 janvier 2012 23:51

                De toutes façon, c’est un faux débat car pas un scientifique ne vous dira que nous sommes actuellement en dehors des valeurs des variations naturelles, le GIEC non plus d’ailleurs.

                Ce que le GIEC dit c’est qu’il y a un risque qu’on sorte de la variabilité naturelle aux environs de 2050, pas avant.


              • Pie 3,14 31 janvier 2012 23:56

                Et comme personne n’a jamais été fichu de prévoir 40 ans à l’avance ce qui allait se passer, on peut donc croire aux prévisions du GIEC ou pisser dans un violon...

                La caractéristique première de la prospective ou des projections à plus de 20 ans est de toujours se tromper.


              • Pie 3,14 1er février 2012 00:15

                Non, justement le principe de la prospective est de se baser sur des modélisations et des données statistiques.

                C’est précis mais ce n’est pas un gage de réussite car les modèles ne font qu’intégrer notre vision du présent. C’est ainsi qu’un mathématicien du XIXème avait prévu, qu’au rythme où la circulation augmentait dans Paris, il y aurait près d’un mètre d’épaisseur de crotin dans les rues au XXème siècle.


              • Pie 3,14 1er février 2012 08:44

                Vous pouvez ajouter à cela le fait que fonctionnement des phénomènes climatiques est mal connu. On crée des modèles avec des données partielles, incomplètes et sûrement en partie fausses.

                Les inquiétudes sur le climat auront au moins l’avantage d’avoir lancé de nombreux programmes de recherche qui vont permettre de mieux comprendre celui-ci.


              • joletaxi 31 janvier 2012 19:37

                ben dites donc, les camelots et baratineurs du réchauffement poele à frire ont de beaux jours devant eux,c’est d’un niveau !!!

                pour les « enclumes » du méchant lobby pétrolier qui ferait rien que d’embêter les bons et gentils scientifiques, faudrait peut-être songer à changer de disque, il est usé à la corde ?

                Et sans arrêt la même rengaine, nous ,c’est de la bonne sciences, du perrrewied de première qualité.... sauf que 30 % des articles publiés dans le rapport du GIEC proviennent de littérature « grise », ett que les révélations des climate gate nous ont appris à nous méfier du peerewied.

                Je remarque que cette fois, les habitués ne mettent plus en doute une période plus chaude au groenland, encore quelques années, et beaucoup d’efforts, et ils devront bien convenir que ces périodes chaudes étaient globales.

                Je signale, pour les « enclumes » que le MET office, le saint des saints de la sciences réchauffiste, a bien du avouer qu’il n’y a plus de réchauffement depuis 1997.
                ne revenons pas sur toutes les affirmations claironnées depuis des décennies, et qui se révèlent fausses et certainement en contradiction avec les observations.
                Marrant ,il y en a un qui nous ressert les moustiques qui remonteraient avec le réchauffement,c’est vraiment du n’importe quoi.
                Merci à Epapel pour ses explications du forçage radiatif, on vit de grands moments sur Avox.

                Maintenant concernant la nécessité d’effectuer une transition énergétique, il faut noter qu’il n’y a rien d’urgent,on a du fossile pour au moins 100 ans,et le CO2 est tout sauf un polluant.
                En tout cas, le recours aux éoliennes et au photovoltaïque est une idiotie.
                En aucun cas, ces énergies ne sont de nature à venir remplacer le fossile ou le nucléaire.
                Vous parlez de l’Allemagne et évoquez le stockage.cela reste dans l’état une chimère aussi lointaine que la fusion froide.La réalité c’est que l’Allemagne construit des méga centrales charbon.Toutes les études sur le sujet montrent que l’éolien ne parvient nulle part à diminuer le recours au fossile, ne parlons même pas des panneaux bandits manchots.

                http://notrickszone.com/2012/01/25/energy-expert-germanys-renewable-energy-transition-will-fail-spectacularly-heavily-damaging-the-economy/

                et la californie, qui a comme d’habitude 20 ans d’avance sur nous, commence à faire ses comptes

                http://www.theresilientearth.com/?q=content/california-dreaming

                bref, une fois de plus, les idées « lumineuses » des verts vont encore une fois nous coûter une fortune(on parle de 2000 milliards pour 20 % de renouvelable en Europe), pour des résultats nuls, les exemples sont innombrables des « actions citoyennes » initiées par cette secte, et qui se sont révélées catastrophiques.

                @pissefroid

                si vous voulez vous documenter sur la « backradiation », je vous suggère les articles sur le sujet sur le site de Spencer, et également les discussions passionnées et passionnantes sur Skyfall


                • Richard Richard 31 janvier 2012 22:39

                  « En tout cas, le recours aux éoliennes et au photovoltaïque est une idiotie. »

                  Vous êtes bien affirmatif mon brave ! Connaissez-vous les prix du kWh éolien ?

                  « En aucun cas, ces énergies ne sont de nature à venir remplacer le fossile ou le nucléaire. »

                  Encore une fois, quelle est le prix du kWh fossile ou nucléaire. Vous êtes vous posé la question de leurs évolutions dans le temps ? Fossile -> pic pétrolier => augmentation. Nucléaire -> Fukushima => augmentation

                  Quid des barrages en Norvège et en Suisse pour le stockage d’électricité. D’un parc automobile électrique futur comme stockage d’appoint ?

                  Avez-vous une idée du potentiel éolien européen couplé au photovoltaïque et au stockage ?

                  Alllez, laissez de côté votre cynisme et jugez du risque nucléaire en France : http://www.greenpeace.fr/nucleaire/ppi/


                • joletaxi 31 janvier 2012 23:23

                  mais oui, mais oui...

                  le stockage en Norvège et en Suède ?
                  De quel chapeau sortez-vous cette plaisanterie ?
                  Les barrages(d’ailleurs décriés comme un attentat à mère gaia par les écolos) suffisent à peine à assurer la conso de la Norvège pays de 10.000 millions d’habitants.
                  C’est d’ailleurs rigolo que vous évoquiez ceci, car ils servent surtout à faire l’ajustement des éoliennes danoises.Les danois qui achètent bien cher le bon courant allemands à partir des centrales fossiles, pour soutenir le réseau lorsque les éoliennes sont en carafe, et qui le cèdent, parfois même en payant, mais toujours pour peanuts, quand les éoliennes produisent pendant un creux de conso,avec le résultat connu, le kw le plus cher d’europe.
                  Une étude hollandaise, le pays des moulins, confirme que les éoliennes n’ont pas permis la moindre diminution de dépendance au fossile.
                  L’année dernière, et l’année précédente, le parc UK a produit 4 % de sa capacité pendant les mois d’hiver.
                  Vous racontez toujours les mêmes inepties, comme le stockage dans le parc de voitures électriques, comme si les gens allainet gaiement laisser pomper leurs batteries au moment où ils ont besoin de leur bagnole, car à 3 heures du mat, les chrétiens, ça dort.

                  Que vous soyez antinuc, je n’y vois aucune objection, mais arrêtez de nous fourguer votre camelote pour tenter de faire passer votre discours ?
                  Et ne perdez pas de vue que toute cette escroquerie du renouvelable n’est là que par une volonté politique de lutte contre le CO2,dont vous conviendrez que cela ressemble de plus en plus à une farce,une mauvaise farce d’ailleurs ;
                  Sans cette crétinerie d’imposer 20 % de renouvelable, pas un pays ne se suiciderait économiquement avec ces gadgets de bobos décadents


                • Richard Richard 31 janvier 2012 23:32

                  Vous êtes bien mal renseigné. L’avenir nous dira.


                • epapel epapel 31 janvier 2012 23:55

                  C’est qu’il y a bien avec l’avenir : dans le présent tout le monde peut l’invoquer à tort à travers, et quand il advient tout ce qui a bien pu être dit avant n’a plus aucun intérêt.

                  In fine au résultat, seul compte ce qui a été fait, pas ce qui a été dit.


                • Richard Richard 1er février 2012 09:23

                  Sur le rapport de la Cour des comptes concernant le prix du kWh électro-nucléaire, lire les échos


                  • chria chria 1er février 2012 10:15

                    La question est-elle pertinente ? En effet on peut se demander quel est le rapport entre les possibles conséquences causées par un dégazage massif de GES anthropiques dans l’atmosphère sur le long terme, et le fait que la Terre ait déjà connu des périodes chaudes identiques à celles d’aujourd’hui...

                    J’ai besoin de comprendre


                    • chria chria 1er février 2012 10:26

                      « Je ne dis pas qu’il n’y a pas de risque avec les émissions. Je dis que celui-ci a été exagéré par le GIEC. »
                      Mais comment pouvez-vous le savoir ? A cause du fait que la Terre a déjà connu des températures similaires dans le passé qu’aujourd’hui ? Faisant un peu de prospective, et étant toujours méfiant des modèles, je reste sur le cul, surtout que le Giec n’a jamais dit que les impacts forts auraient déjà du arriver. D’ailleurs les modèles sont là pour nous donner une idée sur le futur, et non le prédire...
                      De toute façon, on ne changera pas grand chose. Je discutais avec un jeune retraité l’autre jour sur le sujet, il me disais que de toute façon il serait mort bien avant de voir qui a raison ou tort.
                      Alarmisme, scepticisme, ce ne sont que des postures liées à l’actualité. Qui peut bien croire qu’on va limiter nos GES de manière drastique afin d’éviter d’hypothétiques catastrophes ?
                      Relativisons et laissons les chercheurs chercher.

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