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Accueil du site > Actualités > Environnement > Nucléaire, information et désinformation

Nucléaire, information et désinformation

Comment satisfaire les besoins (croissants) en énergie ? Quelle place doivent avoir les énergies renouvelables ? Jusqu’où les enjeux de ce secteur peuvent mener à jouer sur la désinformation ? Autant de questions que je pose dans cet article.

J’ai assisté récemment à une conférence intéressante du Club des vigilants (http://www.clubdesvigilants.com) sur le nucléaire. J’en retire un certain nombre d’informations, et autant de réflexions et de questions, que je soumets à votre sagacité. Ces quelques éléments ne sont pas un compte-rendu de la conférence, et je ne suis pas un spécialiste de ce sujet. Voyez plutôt ce post comme une invitation au débat.

Les besoins en énergie...

Les besoins sont énormes et ne devraient pas baisser ! Comment les satisfaire ?
Les énergies renouvelables ne sont pas pour l’instant la panacée.
- L’hydraulique : elle est à saturation, en Europe et aux Etats-Unis. Certes, des pays comme le Brésil ou le Canada gardent un potentiel hydroélectrique énorme, mais si cette énergie primaire ne produit pas d’effet de serre, elle a comme les autres un impact environnemental. De plus, elle peut se révéler vulnérable aux modifications de régimes hydrauliques, donc aux changements climatiques.
- L’éolien et le solaire sont soumis à l’aléa météorologique. De plus, l’éolien ne peut délivrer d’énergie que dans une « fourchette » de vitesses de vents assez limitée, qui exclut et les périodes trop calmes et les coups de vent un peu forts. En définitive, le rendement global est assez faible. Cela impose de doublonner les installations de production pour pallier les périodes de creux. Et de toute façon, ces sources d’énergies sont très insuffisantes pour couvrir les besoins actuels.
- Le géothermique profond (aller chercher la chaleur de la terre) semble en butte à des problèmes techniques importants. De plus, les industriels qui sont les mieux placés techniquement pour tester cette solution sont... les pétroliers.
- Il y a évidemment les économies d’énergie, qui représentent un gisement généralement estimé à 25 ou 30 % de la consommation. Mais cette estimation ne vaut que pour les pays développés.
- Notons également que toutes les sources d’énergie citées dans ce blog sont des sources d’énergie « fixes ». Elles conviennent bien pour fabriquer de l’électricité, faire tourner des usines, chauffer des habitations. Mais une grande partie des besoins en énergie est due aux besoins de transport qui exigent (excepté le train) une source d’énergie mobile (voiture, navires, avions...).
Trois solutions :
o restreindre les transports ;
o rester dépendant d’une source d’énergie fossile (essence) pour les transports, et accepter l’effet de serre induit ;
o stocker l’électricité : accus, hydrogène + piles à combustible, etc. Aucune de ces filières n’est actuellement entièrement satisfaisante. La compacité des accus reste insuffisante pour la plupart des véhicules, et le stockage (ou la fabrication embarquée) de l’hydrogène pose des problèmes non encore résolus.

Les solutions et les risques...

Il n’y a que le nucléaire qui semble pouvoir remplacer les énergies thermiques fossiles. Mais des problèmes importants subsistent :
- les réserves : on estime les réserves d’uranium 235 (utilisé pour les réactions à fission) à une centaine d’années ;
- les déchets, dont le stockage fait reporter sur les générations futures le poids de notre consommation actuelle (cela n’est pas sans faire penser à la dette de la France) ;
- l’armement : la banalisation du nucléaire civil n’est pas sans conséquences militaires. Les pays qui, disposant du nucléaire civil, voudront se doter de l’arme nucléaire... l’auront. Il ne paraît pas possible de « gendarmer » l’acquisition de cette arme.

La technologie et le temps...

- L’échelle de temps pour ces questions varie entre le quart et le demi-siècle. Les décisions d’aujourd’hui impacteront nos enfants et petits-enfants.
- Nous vivons une course de vitesse entre l’augmentation de l’effet de serre, et le développement des énergies « sans effets de serre ».
- Une fenêtre de sortie semble se matérialiser avec la réaction par fusion nucléaire (parfois appelée réaction thermonucléaire contrôlée), qui est moins consommatrice et moins polluante (mis à part la dégradation de l’outil de production). Mais le développement de cette technologie pourrait aboutir au mieux dans trente ans.
- On peut penser aux surgénérateurs comme autre fenêtre de sortie, malgré l’arrêt de SuperPhénix. Rappelons que cette filière met en œuvre des réactions de fission nucléaire analogues à celles de la filière du nucléaire civil actuel, et qu’elle présente notamment l’avantage de réutiliser les déchets nucléaires produits par la réaction (donc les réserves deviennent nettement supérieures à un siècle, et le problème des déchets est considérablement simplifié), et l’inconvénient de soulever de grosses difficultés technologiques. En France, les réacteurs Phenix, qui fonctionnent encore, et SuperPhenix (ce dernier, arrêté par Lionel Jospin, était situé à Creys-Malville) utilisent cette filière. Si elle pouvait déboucher (grosse question !) la soudure entre le « mix » énergétique actuel et une solution plus durable (fusion nucléaire ? Changement de civilisation ?) serait beaucoup moins problématique.

Les décisions...

S’il est évident que certains problèmes de « haut niveau » prendront un certain temps à être tranchés, il est des décisions qui peuvent être prises à des niveaux locaux. La force des actions collectives et individuelles ne doit pas être minorée. Ainsi, la lutte contre le gaspillage doit être un réflexe individuel plus qu’une directive étatique.

L’information et la désinformation

Revenons aux fondamentaux, c’est-à-dire aux informations disponibles, et aux questions pertinentes (il paraît que la véritable intelligence n’est pas d’apporter des réponses, mais de poser les bonnes questions !).
L’énergie est un secteur à enjeux tellement importants que toutes les « manipulations » sont possibles.
Durant la conférence est apparu un questionnement sur Tchernobyl. Combien de morts ? Quels effets sur les populations ? Quels enjeux économiques ? L’intervenant a posé le problème de la couverture médiatique de cet événement.

Texte écrit par Jérôme Bondu et Alain Bondu


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204 réactions à cet article    


  • Pierrot Pierrot 14 août 2007 12:13

    Bonjour Jéröme et Alain,

    Votre article et intéressant et résume à peu près correctement les enjeux et défis de la procuction d’énergie à long terme.

    Pour les générateurs dits de la 4 ième génération (recherche conduite par les USA, Russie, Europe, Chine, Japon, Corée du Sud, Inde, Brésil), il existe 6 types de réacteurs nucléaires présélectionnés actuellement.

    Le type « surgénérateur à refroidissement sodium » en fait partie mais la décision interviendra dans une décennie environ. Il sera de toute façon notablement différent de Phoenix et de Superphoenix mais si c’est le même principe de base.

    Le réacteur nucléaire à boulets, refroidi par hélium à haute température (800°C), a aussi les faveurs des chercheurs.

    Ces types de réacteurs sont prévus en 2025 au mieux pour une industrialisation vers 2035-2040. Les réacteurs de 3ièm génération (EPR) prendront la relève pour la période 2010-2040.

    Par ailleurs nous observons qu’aucun pays ayant acquit la bombe nucléaire ne l’a fait via le nucléaire civil mais par des programmes secrets à partir de réacteurs militaires plutonifères et tritigènes. Pour de nombreuses raisons techniques la voie nucléaire civil > nucléaire militaire est une impasse car cette « filiaire » est trop complexe, longue et chère à mettre en oeuvre.

    Bonne journée.


    • Pierrot Pierrot 14 août 2007 12:18

      Bonjour Jéröme et Alain,

      je n’ai pas abordé le bilan sanitaire et environnemental de la catastrophe de Tchernobyl en Ukraine survenue le 26 avril 1986. C’est un domaine où la désinformation d’organisations se prétendant écologistes est encore très forte.

      Laisser faire le temps et la vérité surviendra.

      Pour faire court, le bilan établi par les agences de l’ONU en 2006 (OMS, AIEA, etc) n’est pas totalement exact mais le plus proche de la vérité.

      Cordialement.


    • Nougeottier 14 août 2007 12:37

      Il faut aller voir un peu ce site du « Club des Vigilants », la composition de ses instances, etc... Ils ont l’air de bien représenter les lobbies industriels et les nomenklaturas de l’Etat.


    • willbe 14 août 2007 13:21

      C’est pas pour rien qu’on le retrouve dans l’annuaire des think tanks ...


    • Zygomar 14 août 2007 19:21

      Il faut signaler que l’accident de Tchernobyl est la conséquence directe de l’incurie, de l’impéritie et du j’menfoutisme d’un régime politique imbécile et criminel et de l’incompétence crasse « d’ingénieurs » (?) alcooliques.


    • Ingrid du Midi 15 août 2007 14:12

      Cet article relève de la pure propagande du lobby nucléaro-militaire. Il est intéressant de voir qui dirige le « think tank » qui en est la source :

      http://www.clubdesvigilants.com/instances_dirigeantes.php

      Mais disons d’emblée que le nucléaire convient beaucoup mieux que les énergies dites « alternatives » à l’actuelle stratégie de domination militaire du monde par les super-riches, et c’est pourquoi la recherche dans ce domaine attire beaucoup plus d’argent que tout ce qui pourrait constituer une alternative.

      L’article cité plus bas et que j’avais déjà cité ailleurs :

      http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=148

      écrit notamment, à propos de la réunion de la Trilatérale de mars dernier à Bruxelles :

      " Un important rapport présenté à cette réunion circule déjà dans sa version « pré-publication » : celui de John Deutch, diffusé sur un site d’information et recherche juridiques hébergé par l’Université de Pittsburgh. Mis en ligne en annexe à un article de Joe Shaulis du 20 mars, ledit rapport, intitulé : « Priority Energy Security Issues », porte un cachet du Massachusetts Institute of Technology où enseigne Deutsch. Ce dernier apparaît dans la liste des membres de la Trilatérale comme : « John M. Deutch, Institute Professor, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, MA ; former Director of Central Intelligence ; former U.S. Deputy Secretary of Defense ». Il fut, en effet, directeur de la CIA et de la « National Intelligence » en tant que « Director of Central Intelligence » en 1995-96, après avoir été Sous-Secrétaire de Défense US en 1994-95. La thématique abordée dans le rapport est l’un des principaux domaines de compétence de John Deutch, comme on peut le constater sur son site universitaire.

      Le rapport de John Deutch se termine avec cette conclusion :

      « I have discussed four energy security issues. Here are summary conclusions about what should be done about each. (1) To mitigate the effects of oil and gas important dependence we must begin the process of a transition away from a petroleum based economy and recognize the inevitable dependence on petroleum until that transition is accomplished ; (2) To reduce the growing vulnerability of the energy infrastructure calls for greater cooperation for Trilateral countries and others involved in international energy markets ; (3) Both developed and developing economies need to curb CO2 and other greenhouse gas emissions to avoid the adverse consequences of climate change or face the prospect of active engineering of the globe’s climate ; (3) the need for encouraging expanded use of nuclear power means that new measures must be adopted to reduce the increase in proliferation risk that would result from the spread of dangerous fuel cycle services : enrichment and reprocessing.

      We justifiably should be concerned that the world is not making sufficient progress on these issues. One possibility is that the world will continue to muddle and make the inevitable adjustments. Another possibility is that a severe crisis will change the attitude of the public and its leaders about what needs to be done. I am uncomfortable with either of these possibilities because I believe each will involve much higher economic and social cost than is necessary. A much better option is to manage the significant social, technical, and economic aspects of the energy transitions the world will undergo. I hope that the Trilateral Commission, both as an organization and as individuals, will strive to make progress on these energy issues in the years ahead, appreciating that energy and security issues are not divisible, and I look forward to promising assessment at future meetings. » "

      (fin de citation)

      et, pour le rapport de l’ex-directeur de la CIA John Deutch, renvoie au lien :

      http://jurist.law.pitt.edu/pdf/trilateralcommissionpaper.pdf


    • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 15 août 2007 17:10

      « Il faut signaler que l’accident de Tchernobyl est la conséquence directe de l’incurie, de l’impéritie et du j’menfoutisme d’un régime politique... »

      Ouf, j’avais eu peur... Tchernobyl a donc été la faute au « goulag » et à la wodka, pas aux risques du nucléaire, ni à l’influence et l’immunité du lobby nucléaire ! Et en France, il ne se serait donc rien passé ?

      Pourtant, on peut lire :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Pellerin

      « Un rapport de 2005 de Paul Genty et Gilbert Mouthon critique le rôle du Pr. Pellerin ; il s’inscrit dans l’instruction judiciaire entamée en mars 2001 par la juge d’instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy, initiée par le dépôt de plainte contre X pour défaut de protection des populations contre les retombées radioactives de l’accident par l’Association française des malades de la thyroïde. »

      et plus bas :

      " Suite aux conclusions du rapport Genty-Mouthon, la CRIIRAD demande la mise en examen du Pr. Pierre Pellerin, en sa qualité d’ancien directeur du SCPRI. Les faits établis sont en effet constitutifs du « délit de mise en danger délibérée et de diffusion de fausses nouvelles de nature à tromper les citoyens sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl », d’après la CRIIRAD.

      Pierre Pellerin a toujours soutenu qu’il y avait eu une élévation générale de la radioactivité en France mais que ce niveau de radiation restait à un niveau acceptable par rapport aux conditions sanitaires requises pour la population, et ceci avec une très large marge de sécurité.

      Le 31 mai 2006, Pierre Pellerin est mis en examen dans le cadre du dossier dit des cancers de Tchernobyl pour « infraction au code de la consommation » et placé sous statut de témoin assisté concernant les délits de « blessures involontaires et atteintes involontaires à l’intégrité de la personne »..."


    • Aujourd’hui 15 août 2007 18:55

      L’ennui, c’est qu’il risque de devenir de plus en plus difficile de dénoncer le nucléaire, avec ce qu’un auteur a appelé le « sarkonsensus », plus la mondialisation du pouvoir :

      http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&id=5268

      http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=217


    • Aujourd’hui 15 août 2007 19:03

      Même Fabius fait partie de la Commission Trilatérale. C’est dire que le monde est bien verrouillé, et on refuse obstinément de s’en rendre compte.


    • Zygomar 18 août 2007 12:19

      « C’était donc le »goulag" et la wodka... par Little Scarlet Pimpernel (IP:xxx.x04.195.180) le 15 août 2007 à 17H10

      « Il faut signaler que l’accident de Tchernobyl est la conséquence directe de l’incurie, de l’impéritie et du j’menfoutisme d’un régime politique... » Ouf, j’avais eu peur... Tchernobyl a donc été la faute au « goulag » et à la wodka, pas aux risques du nucléaire, ni à l’influence et l’immunité du lobby nucléaire ! Et en France, il ne se serait donc rien passé ?

      Pourtant, on peut lire :"

      Vous confondez « causes » et « conséquences ». Il n’est pas question de nier, et je ne l’ai pas fait, les conséquences sanitaires et environnementales de l’accident de Tchernobyl.

      J’ai mentionné les « causes » de cet accident, causes, dans lesquelles le Prof. Pellerin et les autres n’y sont strictement pour rien, qui sont en grande partie dues à la conception, à la construction et à la maintenance défectueuses des installations, aggravées par l’incompténce notoire des « ingénieurs » soviétiques, à leur manque de formation et de préparation à un tel accident, à leur manque de réactions appropriées dès le début de l’emballement du processus, à leur alcoolisme chronique et généralisé (et pas seulement dans le nucléaire, le tout lié à l’inénarrable bureaucratie soviétique puisqu’il est de notoriété publique que les ingénieurs présents le soir de l’accident, constatant les anomalies du processus en ont référé à la hiérarchie et attendent toujours la réponse. Ca n’a rien à voir avec les « risques intrinsèques » du nucléaire.

      L’exemple de Three Mile Islands aux Etats Unis où s’est produit le même accident (début de « melt down » du réacteur) a montré que la mise en oeuvre rapide par des ingénieurs formés et préparés à réagir par des procédures d’urgence appropriées a permis le contrôle de la situation et éviter un accident comme celui qui s’est produit en Ukraine.

      Ne faites pas non plus un « melt down » en mélangeant tout et n’importe quoi dans le même panier du militantisme anti-nucléaire, uniquement pour faire de l’anti-nucléaire primaire.

      Ce qui s’est passé en France ultérieurement, cas Pellerin notamment, n’est que la conséquence de la politique franco-française idiote et n’a rien à voir avec les causes de l’accident.


    • BMD 19 août 2007 14:04

      @Ingrid du midi, pourquoi ne nous exposeriez vous pas avec quelques détails l’alternative que vous préconisez ?


    • Nougeottier 14 août 2007 12:30

      Je venais de citer un article sur la stratégie militaire des lobbies financiers au niveau européen et mondial :

      http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=148

      mais la référence convient également ici.

      A la dernière réunion de la Trilatérale, à Bruxelles, il a été question de répandre partout le « nucléaire sous contrôle », réputé moins polluant, dit-on.

      Conséquence : un flicage de tous les pays par une super-gendarmerie impérialiste.


      • Pierrot Pierrot 14 août 2007 13:52

        à Nougeotter,

        comment pouvez vous écrire de tels inepties ?

        Diriez vous que le traité d’interdiction d’employer des armes chimiques est une super gendarmerie impérialiste ? Idem pour des traités internationaux sur les Droits de l’homme, de l’enfance ou de futurs traités internationaux d’interdiction des bombes à sous-minutions, des armes biologiques etc...

        Bien sûr, ces traités sont contraignantes, mais .........pour les dictateurs. Cordialement.


      • BMD 14 août 2007 14:01

        Liens intéressants.Mais quelle est la voie pour échapper à ce monde paranoïaque et apocalyptique que décrivent les commentaires ?Les difficultés qui justifient cette évolution, épuisement des combustibles fossiles, effet de serre etc. ; sont-elles réelles selon vous, et si oui, que recommandez-vous ?


      • Nougeottier 14 août 2007 15:15

        Les traités interdisant tel usage de telle technologie, ou tel type d’armes, c’est pour les « petits pays ». Les « grands » ne s’interdisent rien.

        La technologie est à présent utilisée comme un prétexte pour contrôler politiquement le monde entier : « il ne fait pas que n’importe qui ait accès à... » etc... Mais qui contrôle ceux qui veulent tout contrôler ?


      • Nougeottier 14 août 2007 15:16

        « ces traités sont contraignantes, mais .........pour les dictateurs »

        Au juste, c’est qui, les « dictateurs » ???


      • faxtronic faxtronic 14 août 2007 16:26

        C’est contraignant pour tout le monde. la gendramerie et les flics mondiaux sont necessaire a une harmoni sur Terre.


      • Nougeottier 14 août 2007 17:18

        « C’est contraignant pour tout le monde »

        Faux. Personne ne peut contraindre le plus fort on va vers un nouveau Moyen-Age, mais avec un verrouillage de la planète jusqu’ici inconnu. Lire aussi ces autres articles qu’Ingrid citait hier :

        http://www.planetenonviolence.org/Des-Conglomerats-US-et-Francais-du-Petrole-se-partagent-les-Butins-de-Guerre-_a1314.html

        http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=1487

        http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=217

        Avec la Lybie, il a certainement été question du nucléaire en échange d’un retour au bercail :

        http://www.rfi.fr/actufr/articles/075/article_42286.asp

        http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/afrique/20070813.OB S0334/areva_a_ete_solliciteepour_presenter_lepr_a_la_libye.html


      • Nougeottier 14 août 2007 17:20

        « ... les flics mondiaux sont nécessaires a une harmonie sur Terre »

        On a déjà eu l’Inquisition médiévale. Vous trouvez que les gens y vivaient bien, au Moyen-Age ?


      • Pierrot Pierrot 15 août 2007 00:41

        Il s’agit de ceux qui refusent de signer les traités internationaux Droit de l’homme, droit de l’enfant, mines, bombes à sous-munitions, TNP (Inde, Pakistan, Israêl)etc.

        Vous devriez les connaître.


      • Pierrot Pierrot 15 août 2007 00:50

        Vous avez une vision schizophrénique du monde qui ne correspond à aucune réalité. Je ne voie pas à quoi vous faîtes allusion.


      • Ingrid du Midi 15 août 2007 14:26

        « Vous avez une vision schizophrénique du monde qui ne correspond à aucune réalité. »

        Tiens donc...

        La Trilatérale n’existerait-elle donc pas ? Elle a même un site :

        http://www.trilateral.org

        et l’article cité par Nougeottier explique notamment :

        http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=148

        « La Commission Trilatérale a tenu sa réunion annuelle à Bruxelles du 16 au 19 mars [2007]. Avec un peu moins de discrétion que d’habitude, car Reuters a même diffusé une photo de Henri Kissinger et Jean-Claude Trichet prise à cette occasion. Javier Solana, Haut Représentant de la « Politique étrangère et de sécurité commune » (PESC), Secrétaire Général à la fois du Conseil de l’Union européenne et de l’Union de l’Europe Occidentale (UEO), et ancien Secrétaire Général de l’OTAN, fait état de sa participation sur son agenda officiel (allocution du 17 mars à 14h30). C’est peut être que la Commission « a un message à faire passer ». Celui de la prétendue nécessité urgente d’un « ordre mondial » en bonne et due forme. »

        (fin de citation)

        L’un des moyens de cet « ordre mondial » est précisément l’ « ordre » nucléaire qui a été très largement évoqué à ladire réunion. Voir aussi, plus haut, mon commentaire de 14h12 .


      • Ingrid du Midi 15 août 2007 14:30

        « Diriez vous que le traité d’interdiction d’employer des armes chimiques est une super gendarmerie impérialiste ? »

        En tout cas, dans ses modalités d’application, OUI. Car seuls les plus faibles sont visés. Personne ne contrôle les super-puissances. La guerre contre l’Irak en a encore été un exemple.


      • Pierrot Pierrot 15 août 2007 20:10

        A Ingrid du midi,

        votre exemple conforte le contraire.

        L’Irak, que l’on ne peut pas qualifier de superpuissance à utiliser illégallement des gaz de combat (ypérite) contre sa propre population Kurde en fin 1987 et également contre les armées iraniennes.


      • Zygomar 18 août 2007 12:23

        "La stratégie de la Trilatérale par Pierrot (IP:xxx.x1.23.48) le 14 août 2007 à 13H52

        à Nougeotter, comment pouvez vous écrire de tels inepties ?

        Diriez vous que le traité d’interdiction d’employer des armes chimiques est une super gendarmerie impérialiste ? Idem pour des traités internationaux sur les Droits de l’homme, de l’enfance ou de futurs traités internationaux d’interdiction des bombes à sous-minutions, des armes biologiques etc..."

        Quand on fait dans l’anti-nucléaire primaire, on ne fait pas dans la dentelle, tout est bon, pourvu que celà soit le plus gros possible parce c’est bien connu, plus c’est gros et plus çà a des chances de passer.


      • tvargentine.com lerma 14 août 2007 13:33

        La période que nous vivons est la meilleure pour ouvrir un débat sur le développement du nucléaire et des énergies renouvelables car,le débat ne sera plus pollué par le discours extrémiste et instrumentalisé de l’écologie par des organisations d’extrèmes gauches.

        Le développement du nucléaire français n’a aucune comparaison avec une pays soviétique dans son développement ;sa sécurité ,ses normes de sécurité,son personnel (interdiction de boire au travail !)

        Bref,aucune comparaison et la France dispose d’un très bon produit d’exportation.

        En Argentine,le gouvernement envisage de faire construire une nouvelle centrale nucléaire


        • tvargentine.com lerma 14 août 2007 13:33

          La période que nous vivons est la meilleure pour ouvrir un débat sur le développement du nucléaire et des énergies renouvelables car,le débat ne sera plus pollué par le discours extrémiste et instrumentalisé de l’écologie par des organisations d’extrèmes gauches.

          Le développement du nucléaire français n’a aucune comparaison avec une pays soviétique dans son développement ;sa sécurité ,ses normes de sécurité,son personnel (interdiction de boire au travail !)

          Bref,aucune comparaison et la France dispose d’un très bon produit d’exportation.

          En Argentine,le gouvernement envisage de faire construire une nouvelle centrale nucléaire


          • BMD 14 août 2007 13:47

            Un ouvage paru il y a trois mois présente cette problématique de façon mesurée ; « Energie et environnement, les risques et les enjeux d’une crise annoncée » chez EDP Sciences,B.Durand, ex-directeur de l’ENS de Géologie, disponible chez Amazon et autres libraires sur Internet.


            • Iceman75 Iceman75 14 août 2007 13:49

              Très drôle de parler de désinformation en citant le club des vigilants qui est justement un club de lobbying.

              Certes le nucléaire est actuellement une solution à court terme pour répondre aux besoins. Mais qu’en est il de l’état de la recherche sur les autres sources et les budgets qui y sont alloués ?

              Une pouième !

              Le nucléaire doit concentrer ses recherches non sur une amélioration de sa production, mais sur une amélioration de son retraitement. Et pendant ce temps là, la sous traitance de plus en plus importante dans les centrales fait courir des risques qui sont volontairement minimisés lors des inspections et enquètes. Les gens du milieu en parlent et savent, croisant les doigts que les décisionnaires ne fassent pas un pas de plus dans cette direction.


              • Pierrot Pierrot 14 août 2007 14:10

                à Iceman 75, vous avez partiellement raison,

                cependant il faut signaler que rien qu’au CEA il y a environ 400 chercheurs de haut niveau qui travaillent et font des découvertes concernant la filiaire : décomposition de l’eau > stockage de l’hydrogène > pile à combustible ainsi que d’autres organismes publics et privés : CNRS, RENAULT, Peugeot etc...ce n’est pas « un pouième ! »

                Pour la production d’énergie éolienne, le groupe AREVA (nucléaire) investit beaucoup car grace aux luxeuses subventions c’est un revenu important garanti sans risque.

                Idem concernant l’énergie photovoltaïque au CEA (nouvelles membranes semi conductrices ...)

                Cordialement.


              • Iceman75 Iceman75 14 août 2007 14:22

                D’ailleurs le groupe PSA avait présenté sa pile à combustible réalisée avec le CEA, pile qui rattrapait tout juste le retard français en ce domaine. Effectivement il est intéressant de noter les investissement des sociétés du nucléaire et du pétrole dans des productions alternatives, même si cela est récent et encore minoritaire.


              • BMD 21 août 2007 14:54

                @Iceman, pourquoi ce masochisme sur les recherches sur les piles à combustibles en France. Je peux témoigner que les recherches y ont été très actives jusqu’à ce qu’on appelle le contrechoc pétrolier de 1986, où les prix du pétrole ont baissé de telle façon que l’insouciance est devenue de mise un peu partout dans le monde.La recherche sur les énergies alternatives s’est alors endormie.La France n’est pas spécialement en retard sur les piles à combustibles et il n’y a pas que le CEA qui s’en occupe.il y a simplement de l’attentisme de la part de nos grands constructeurs automobiles mais ont-ils vraiment tort ? Il est de bon ton dans les salons écologistes à la mode de dire que la France est en retard sur les énergies renouvelables. Pourquoi dans ces conditions en produit-elle plus en proportion que L’Allemagne qui est en avance selon les mêmes salons ?


              • Forest Ent Forest Ent 14 août 2007 13:50

                @ l’auteur

                décidément, nous partageons un certain nombre de préoccupations

                sur l’énergie

                http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=11680

                et la séparation des pouvoirs

                http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=24259

                Je pense qu’il est possible d’économiser plus de 25% de l’énergie actuellement consommée, mais pas nécessairement à société constante. Nous pouvons gagner beaucoup plus en revenant sur la mondialisation et la mobilité des marchandises. Est-il si indispensable que des pommes françaises aillent se faire éplucher en Chine avant d’être mangées en France ?


                • Luciole Luciole 14 août 2007 15:49

                  @ Forest Ent

                  Vous avez raison. Nous ne sommes généralement capables que de prévoir des solutions « viables » (espérons-le) à des horizons très courts, 100 ans maximum.

                  Or, l’être humain existe grosso modo sous la forme que nous connaissons depuis 10.000 ans.

                  Nous avons le devoir d’envisager un mode de survie de l’humanité complètement différent de ce qu’a mis en place le 19 siècle en profitant d’une situation naturelle encore riche et d’une technologie plus avancée.

                  Le milieu naturel sur lequel nous avons fondé notre « développement » depuis 200 ans est désormais au bord de l’épuisement et ceux qui songent encore à la façon de maintenir notre mode de fonctionnement actuel sont de petits rigolos.


                • Alain Bondu Alain Bondu 15 août 2007 23:49

                  Il est certain que la surconsommation de transport est une des composantes essentielle du problème. Hormis pour le transport électrique ferroviaire, il est très coûteux en GES (Gaz à Effet de Serre : de l’ordre du 1/3 de l’émission totale à ma connaissance), et le restera grosso modo jusqu’à ce que la pile à combustible soit à même de prendre le relais (ou que nous ayons changé de civilisation !). De plus, le transport trop bon marché nuit fortement à la diversité culturelle en contribuant à l’homogénéisation des modes de vie, et il crée les turbulences que l’on connaît dans le domaine économique. Il me semble qu’un transport un peu plus coûteux se comporterait pour l’économie mondiale comme un amortisseur pour la suspension d’une voiture sur route cahoteuse (ou mieux pour les automaticiens : comme l’amortissement dans une boucle de régulation analogique). A contrario, il permet l’accès à des produits qui seraient inaccessibles sans lui : le PC que j’utilise à cet instant précis par exemple... Mais je soupçonne que la vraie raison de cette mondialisation et de cette hypertrophie du transport qui en est un corollaire est qu’un condamnant à mort des pans entiers d’industrie des décideurs aient espéré rendre les pays plus interdépendants pour le meilleur (réduire le risque de guerre) et le pire (rendre les pays un peu trop indépendants plus dociles) en passant par le pas très bon ( faire marcher le business à leur profit et faire pression sur les travailleurs syndiqués ou non).

                  D’une façon plus générale, je suis personnellment d’accord avec ceux qui pensent que l’on sortira de la situation actuelle par un « mix » incluant les énergies renouvelables, le nucléaire, la biomasse ... et un gros changement de comportements, incluant les économies d’énergies et des sacrifices sur le confort.


                • Pierrot Pierrot 14 août 2007 14:18

                  Bonjour, il y a en ce moment (14 août à 14H.20) une émission de radio à « France Inter » sur la filiaire hydrogène par un représentant du CEA.


                  • R.Daneel.Olivaw 14 août 2007 14:35

                    Je trouve l’article très intéressant et synthétisant bien la situation :)

                    Je ne suis pas expert en la matière, mais je pense qu’il souleve 2 problématiques qui me semblent importantes : 1) La production d’énergie à partir de « ressources naturelles », que ce soit le petrole ou l’uranium, se heurte tot ou tard à un tarrissement de ces ressources 2) Le solaire et l’eolien n’ont pas un rendement suffisant pour couvrir nos besoins en énergie

                    Ne serait-il pas plus judicieux d’orienter nos efforts de recherche sur l’amelioration du rendement du solaire et de l’eolien qui sont elles des sources d’energies virtuellement inépuisables, ainsi que sur les économies d’énergies ? (ou je me trompe smiley)


                    • BMD 15 août 2007 12:30

                      Les ENR sont souvent qualifiées de gratuites et inépuisables. Cela est peut-être un bon argument pour les « vendre » mais c’est tout à fait inexact.Le pétrole dans ses gisements est tout aussi gratuit que l’énergie solaire. Mais il en coûte , tout comme le solaire,de l’extraire et de l’utiliser. De la même façon, le pétrole se renouvelle constamment dans la nature, tout comme l’énergie solaire. Mais nous l’exploitons à un rythme 100 000 fois supérieur à son renouvellement. Quant au solaire, la quantité déversée chaque année sur terre est pafaitement connue et nous ne pouvons en consommer plus. Elle n’est donc pas inépuisable, même si elle est abondante. Le problème majeur posé par le solaire et l’éolien est leur variation de puissance au cours du temps, c’est ce qu’on appelle leur intermittence.Il faut donc leur adjoindre une autre source d’énergie quand ils font défaut ; en ce qui concerne la production d’électricité sur réseau, on considère qu’il est hasardeux de dépasser 15 % en moyenne annuelle d’électricité intermittente, ce qui signifie que 85% doit être assuré par une autre source.L’amélioration des rendements de transformation en électricité n’y changera rien, et c’est l’amélioration des capacités de stockage de l’électricité qui seule peut aider à résoudre ce problème

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