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Accueil du site > Actualités > Environnement > Nucléaire : Pari gagné, Zapatero a tourné sa veste !

Nucléaire : Pari gagné, Zapatero a tourné sa veste !

Je vous avais fait part de la situation de José Luis Zapatero confronté par les bizarerries de l’histoire à devoir décider du prolongement ou non de l’exploitation de la centrale nucléaire espagnole de Garona, près de Burgos, alors que sa famille politique était opposée à cette forme d’énergie et alliée aux verts. Entre temps, Kyoto et le réchauffement climatique sont passés par là, qui les ont forcés à reconnaitre, discrètement et sans l’avouer, que nous aurons absolument besoin du nucléaire pour arriver à satisfaire les besoins énergétiques de la planète tout en permettant de maitriser,- malaisément-,nos émissions de CO2.

J’avais terminé ce précédent article du 25 juin sur le tournage de veste anticipé de Zapatero avec la phrase suivante : "Je fais un pari, il va bien tourner sa veste mais avec les circonlocutions qui permettront de l’expliquer au peuple".

Pari gagné ! Madrid vient d’annoncer sa décision de donner l’autorisation de poursuivre l’exploitaton de la Centrale de Garona à son propriétaire et exploitant, une JV d’Endesa et d’Iberdrola, le chantre de l’éolien espagnol, jusqu’en 2013 soit 2 ans de plus que son terme normal de 2011.Pas de commentaire pour l’instant du leader espagnol sur les raisons de cette prolongation et sur l’abandon, temporaire ?, de ce fleuron des politiques de gauche. Nul doute que le fait que l’Espagne, bien que leader européen de l’éolien, ait manqué de 28pct(! !) ses engagements de réduction d’émissions de CO2 ait pesé lourd dans la balance au moment de la prise de décision.

Une preuve, hélas, également que quand on commence à parler sérieusement de quantités d’électricité à produire et non plus, littérairement, des beautés des énergies renouvelables dans une émission de télévision, les dites énergies renouvelables ne suffisent pas à satisfaire la demande. Et comme nos hommes politiques savent bien que la mise en place d’une pénurie d’électricité structurelle leur coûterait une place à laquelle ils tiennent, la leur, ils deviennent subitement raisonnables.

Admirez néanmoins la manière. Ce n’est que pour deux ans....


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4 réactions à cet article    


  • joletaxi 9 juillet 2009 14:46

    Oh merveille !On découvre que les solutions « renouvelables » sont très chères, incapables de répondre aux exigences de consommation,et que finalement,pour les pays disposant d’un parc nucléaire,génèrent une augmentation de production de CO2.

    Avec un peu de chance, on finira par s’apercevoir que l’on savait depuis longtemps faire de l’électricité abondante, bon marché et disponible quand on en a besoin.
    Pour autant bien entendu que l’on accorde encore la moindre crédibilité à cette farce du RCA

    • Dosadi 10 juillet 2009 09:28

      « nous aurons absolument besoin du nucléaire pour arriver à satisfaire les besoins énergétiques de la planète »

      Seulement si on est contre la réduction de la consommation.


      • krolik krolik 10 juillet 2009 10:35

        Et puis en Italie, une attitude très similaire :

        Vingt-deux ans après, l’Italie souhaite revenir au nucléaire

        MILAN, 9 juillet (Reuters) - Le parlement italien a approuvé jeudi un projet de relance de l’énergie nucléaire, secteur que le pays a abandonné il y a deux décennies, mais des experts soulignent qu’il sera difficile de trouver des fonds et des sites pour de nouvelles centrales atomiques.

        La loi donne six mois au gouvernement pour mettre au point les règles d’un retour au nucléaire, qui s’inscrirait dans les efforts de l’Italie pour réduire sa forte dépendance envers les importations d’énergies fossiles, ainsi que ses émissions de gaz à effet de serre (GES).

        L’approbation de ce projet par les députés, après un débat de près d’un an, intervient au moment où les dirigeants du G8, réunis en Italie avec leurs homologues des pays émergents, n’ont pas réussi à persuader ces derniers de se rallier à un objectif chiffré pour les réductions de GES.

        L’Italie est tributaire des importations de pétrole et de gaz pour 80% de ses besoins énergétiques. L’énergie nucléaire renforcerait la sécurité de son approvisionnement, réduirait ses émissions de GES ainsi que ses factures d’électricité - qui sont les plus élevées d’Europe, notent des spécialistes.

        Mais le gouvernement de Silvio Berlusconi devra attirer des investisseurs pour financer de nouvelles centrales et surmonter une forte opposition publique au nucléaire.

        Seul pays du G8 actuellement sans énergie nucléaire, l’Italie avait décidé par référendum en 1987 - un an après la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine) - de fermer ses centrales atomiques et de ne pas en construire de nouvelles. Silvio Berlusconi a fait du retour au nucléaire l’une de ses priorités.

        Les autorités locales ont le dernier mot en matière d’approbation des projets industriels en Italie.

        Le ministre du Développement économique, Claudio Scajola, a déclaré que certaines autorités locales se montraient favorables au projet, bien que certains gouverneurs de région aient refusé d’accueillir des centrales durant les débats.

        Selon Claudio Scajola, huit à dix nouvelles centrales nucléaires seraient nécessaires à l’Italie pour couvrir le quart de la demande intérieure. Des experts estiment cependant qu’il sera très difficile de trouver des sites pour les centrales et pour le stockage des déchets dans un pays à forte densité de population.

        Reuters Messaging :


        • Pierrot Pierrot 16 juillet 2009 00:36

          Cela prouve qu’un socialiste espagnol peut réfléchir et constater les faits que les efforts faits dans les énergies éoliennes ne permettent pas à l’Espagne de respecter les promesses de Kyoto malgré une chute importante de la croissance espagnole.

          Il y a 2 attitudes : perséverer dans l’erreur en affirmant que les faits sont absudes ou prendre en compte les faits comme ils sont en dehors de toute dogmatisme.

          Visiblement Zapattero est à l’école du réalisme et de du rationalisme.

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