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Accueil du site > Actualités > Environnement > OGM : Les pires craintes se confirment

OGM : Les pires craintes se confirment

La culture de plantes transgéniques fait peur à beaucoup de monde depuis ses débuts. Pour les partisans des OGM, ces craintes ne seraient que des fantasmes de science-fiction. Pourtant, ces soi-disant fantasmes semblent concorder de plus en plus avec la réalité. Lorsque des chercheurs enquêtent sur le colza génétiquement modifié cultivé aux Etats-Unis, les conclusions ont de quoi inquiéter.
La menace, rappelant étrangement l’histoire du monstre créé par Frankenstein, s’avère bien réelle. Les OGM ne sont pas des monstres fantasmés attendant le lecteur entre deux pages d’un livre, ils sont cultivés dans les champs sur les 5 continents et se retrouvent de plus en plus fréquemment dans nos assiettes.

Au beau milieu de l’été, l’annonce édifiante n’a pas eu l’écho qu’elle méritait. Pourtant, la découverte effectuée par une équipe de scientifiques de l’Université de l’Arkansas, vient confirmer les pires craintes au sujet des OGM (Organisme génétiquement modifié) cultivés en plein champ. La menace mise en évidence concerne plus précisément le colza (Brassica napus L. (Brassicaceae)) manipulé génétiquement pour résister à un herbicide total. Il apparaît que ces colzas prolifèrent en pleine nature (en-dehors des zones cultivées) et, par croisement, se transmettent et cumulent leurs modifications génétiques, en créant dans la nature de nouveaux OGM. Ainsi, à la stupéfaction des scientifiques, des protéines de résistance à deux herbicides différents (glyphosate de Monsanto et glufosinate de Bayer, pour ne pas les citer), ont été retrouvées dans un seul et même plant de colza, en dehors d’une zone cultivée... 

Il est donc indispensable de se pencher sur cette découverte, pour comprendre ce qu’elle implique, à l’heure où des firmes multinationales répandent, sans aucun scrupule, leurs organismes transgéniques, sur toute la planète.

 L’étude menée par Meredith G. Schafer (Biologiste) et Cynthia L. Sagers (Professeur en Sciences Biologiques à l’Université de l’Arkansas) a eu lieu aux Etats-Unis, dans l’Etat du Dakota du Nord (North Dakota), entre le 4 juin et le 23 juillet 2010. Elle consistait à parcourir des milliers de kilomètres (environ 5400 km) le long des routes de l’Etat (Interstate, State et County roads), pour y prélever des plants de colza « sauvage », et y chercher la présence de protéines à l’origine de la résistance à un herbicide ( protéine CP4 EPSPS pour la résistance à l’herbicide glyphosate, et la protéine PAT pour la résistance au glufosinate). Le protocole est le suivant : tous les 8 km (5 miles), une zone de 50 m de longueur sur 1 mètre de largeur est délimitée (des photos sont prises et les coordonnées GPS sont enregistrées). Si des plants de colza poussant à l’état sauvage sont présents, ils sont dénombrés et un de ces plants est collecté et analysé (TriatChek lateral flow test strips (SDIX, Newark, DE)).

 L’équipe de scientifiques a tout d’abord constaté que les plans de colza « sauvage » étaient très souvent présents en grand nombre (de 0 à 175 plants au m²), ne semblant pas souffrir de l’épandage d’herbicide le long des routes. L’étude des plants collectés (406 spécimens) va en donner tout de suite la raison : environ 86% des plants de colza contenaient la protéine CP4 EPSPS ou la protéine PAT (les protéines « signatures » des OGM commercialisés par Monsanto et Bayer).

Colza le long d'une route de l'Etat du Dakota du nord

 A ce stade l’étude ne fait que confirmer ce que l’on savait déjà : Les OGM cultivés en plein champ ne se cantonnent pas, comme par magie, dans la parcelle où ils sont semés, et sont allègrement disséminés aux alentours. Le colza (environ 2 millions d’hectares cultivés aux USA) donne une graine petite et légère, facilement emportée par le vent et susceptible d’être dispersée au cours de son transport.

 Mais, c’est là qu’intervient cette surprenante et inquiétante découverte : deux plants de colza « sauvage » collectés, contenaient à la fois des protéines de résistance à un herbicide présent dans le Roundup de Monsanto (le glyphosate) et à un herbicide concocté par Bayer (le glufosinate, commercialisé sous le nom de Liberty ou Basta). Bien évidemment, aucun OGM n’a été commercialisé avec ces caractéristiques de résistance à deux herbicides « concurrents » (mais comparable dans l’action destructrice attendue) en même temps. Et donc, l’existence de cette « double résistance » dans un plant de colza n’a pu survenir qu’en raison d’un croisement naturel, entre deux colza GM (Génétiquement modifiés) bien distincts, issus de cultures en plein champ.

 « Ce constat nous porte à croire que ces populations sauvages sont devenues des populations bien établies. Techniquement parlant, ces plantes ne sont pas censées être en mesure de se développer dans la nature. », explique Meredith Schafer. Les colzas « sauvages » possèdent donc les traits caractéristiques des colzas GM et ils semblent pouvoir prospérer sans problème dans la nature. Plutôt inquiétant comme constat... 

 Pour couronner le tout, la faculté qu’a le colza de s’hybrider avec les « mauvaises herbes » (on connaît 40 espèces de plantes pouvant s’hybrider avec le colza, et plus de 10 sont présentes aux USA) qui l’entourent, va être à l’origine d’un problème majeur pour l’agriculture productiviste. Car ces herbes, dont les agriculteurs veulent se débarrasser dans leurs champs, vont acquérir les caractéristiques du colza transgénique : c’est-à-dire qu’elles deviendront elles-aussi insensibles aux épandages d’herbicide total. Donc, pour un gain temporaire et illusoire, ces agriculteurs foncent droit dans le mur, et peut-être plus rapidement qu’ils ne pourraient l’imaginer...

 En étant optimiste, on pourrait envisager une interdiction de la culture des OGM en plein champ et un retour vers une agriculture conventionnelles raisonnées, voire une agriculture biologique, pour ne pas en arriver au désastre qui s’annonce.

Mais ces pratiques respectueuses sont directement menacées, en ce moment même, par l’extension des OGM et la contamination génétique qu’ils induisent.

Et ainsi, en étant pessimiste, on pourrait en conclure que le mal est déjà fait, les OGM sont cultivés par millions d’hectares sur tous les continents, les firmes produisant les OGM sont toutes-puissantes et leur emprise néfaste est inéluctable.

Vous préférez la première approche, n’est-ce pas ? 

C’est une évidence, il n’y a pas de fatalité, et il y a forcément de nombreuses opportunités pour s’organiser et lutter contre cette menace qui est désormais identifiée...

Pour résumer à ce stade  : 

Les colzas GM cultivés en plein champ sont allègrement disséminés dans la nature environnante ; 

On retrouve des colzas GM qui se développent assez facilement en-dehors des zones de culture (malgré la faible compétitivité du colza, constatée en temps normal) ; 

Ces colzas peuvent se croiser et cumuler les traits caractéristiques de différents OGM. C’est-à-dire qu’un seul plant issu d’un croisement, produit 2 protéines différentes, résistant à 2 herbicides distincts, en créant ainsi une sorte de « monstre génétique » ayant échappé au contrôle de son créateur ; 

Le colza ayant une capacité élevée à s’hybrider avec diverses « mauvaises herbes », il risque de transmettre ses modifications génétiques acquises (en laboratoire ou par croisement dans la nature) à des plantes sauvages, en créant d’autres « monstres », hors de tout contrôle ; 

Ceci étant, un herbicide total perdra de son efficacité à « protéger » les cultures et n’aura plus vocation à être massivement répandu par les agriculteurs (ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle compte tenu de la toxicité des produits...). Mais dans ce cas, au lieu d’un seul herbicide total, plusieurs herbicides seront employés et en plus grande quantité (ce qui n’est pas vraiment une bonne nouvelle non plus...).

 Néanmoins, comme on vient de le constater, le cas du colza GM confirme tout ce que l’on pouvait craindre sur les OGM cultivés en plein champ : dispersion dans la nature des OGM, prolifération quand ils rencontrent un terrain favorable, transmission du matériel génétiquement modifiés (à l’intérieur d’une même espèce et très probablement entre espèces différentes), et présence dans une même plante de caractéristiques génétiques d’OGM issus de firmes semencières distinctes, en créant ainsi une nouvelle combinaison (association) qui n’existe pas dans les OGM commercialisés...

 

Sources :

[Université de l’Arkansas : First Wild Canola Plants With Modified Genes Found in United States] - [Nature : Transgenic canola found growing freely in North Dakota] - [ESA : Evidence for the establishment and persistence of genetically modified canola populations in the U.S] - [The Huffington Post : Genetically Modified Gene Out of the Bottle and Running Wild ]

 Informations complémentaires sur les OGM : 

- L’inquiétude face aux OGM est d’autant plus justifiée qu’ils se retrouvent de plus en plus dans nos assiettes, provenant de sources végétales (soja, maïs, riz, pomme de terre,...) et bientôt animales (saumon) :

 Des saumons OGM bientôt dans les assiettes américaines ? [Futura-Sciences 15/09/2010]

 Avis favorable pour un saumon transgénique [Sciences et Avenir 06/09/2010]

 - Reste à trouver des chercheurs compétents et indépendants qui étudieraient les conséquences des organismes génétiquement modifiés, déjà commercialisés ou en voie de l’être. Enorme tâche, qui pourrait s’avérer salutaire, mais qui n’attire pas grand monde... Christian Vélot nous en donne ici une explication (en prenant pour exemple le maïs MON810 de Monsanto) : 

 - « La France autorise discrètement la vente de semences d’un maïs OGM »
En dépit de la suspension des cultures génétiquement modifiées en France depuis 2008, le ministère de l’agriculture a inscrit courant juillet un maïs OGM au catalogue officiel des semences, ont révélé lundi 2 août Greenpeace et la Confédération paysanne. Ce décret, daté du 20 juillet, est paru dans l’édition du Journal officiel datée du 25 juillet...Le Monde 04/08/2010 ] 

- « Le Gers va saisir la Cour de justice de l’UE sur les maïs OGM  » 
Le président PS du Conseil général du Gers Philippe Martin va saisir la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour faire annuler la décision de la Commission européenne d’autoriser la commercialisation dans l’UE de six variété de maïs OGM... [ Le Parisien 25/08/2010 ] 

- « Riz OGM : Bayer recule au Brésil ! »
Il aura fallu beaucoup de temps pour que le géant de l’agrochimie et de la pharmaceutique, comprenne enfin le message. 8 années se sont en effet écoulées depuis la première demande d’autorisation de Bayer pour la culture commerciale de son riz transgénique au Brésil et, hier, la firme a annoncé, via un communiqué de presse publié sur son site brésilien, avoir décidé de retirer sa demande... [Greenpeace 24/06/2010] 

- «  Les OGM en France : vingt ans de controverse »
Depuis que l’Union européenne s’est saisie du dossier des OGM en 1990, partisans et opposants de cette technique, qu’ils soient scientifiques, semenciers, agriculteurs ou citoyens s’affrontent sans répit. Rappel des principales dates... [ L’Express 02/08/2010 ]

- Le livre et le documentaire de Marie-Monique Robin : Le monde selon Monsanto

 [ le livre ] [ présentation du documentaire par son auteur ]

- Conférence sur les OGM, donnée par Christian Vélot en 2009 : [1ère partie] [2nde partie]

Page de Greenpeace France sur les OGM 

- CRIIGEN : Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie Génétique

Article Wikipédia : Autorisation des OGM dans l’Union européenne 

Les principales firmes productrices d’OGM : 

-  Monsanto [ Site de résistance à Monsanto : Combat Monsanto ]

-  Bayer

-  Syngenta

-  BASF

-  Pioneer Hi-Bred

 

Comprendre, s’organiser et agir ! 


Photos : Meredith G. Schafer dans un champ de colza - Colza poussant le long d’une route dans le Dakota du Nord [Newswire - University of Arkansas]


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102 réactions à cet article    


  • Voltaire Voltaire 20 septembre 2010 10:26

    Le titre accrocheur est assez réducteur. Néanmoins, l’article souligne avec justesse que les plantes OGM se comportent naturellement comme toute plante normale : elles se reproduisent entre-elles et échanges des informations génétiques avec leurs voisines, en suivant un schéma de sélection Darwinien classique.

    C’est ainsi qu’il n’y a rien d’étonnant à retrouver des plants sauvages de colza contenant les doubles résistances aux herbicides sur des zones soumises à une pression de sélection herbicide (ici, les bords de routes et autoroutes). Vis-à-vis de l’environnement, cette apparition de plantes doublement résistantes n’est pas un soucis : ces résistances ne confèrent un avantage aux plantes que dans des zones soumises à l’épandages d’herbicides, et n’affecte pas la faune ou la flore avoisinante. C’est en revanche un problème pour les agriculteurs et les services de l’équipement, mais si cela peut inciter les agriculteurs à diminuer leurs traitements pesticides par d’autres méthode plus douces, cela pourrait être un bien pour un mal.

    En réalité, sur ce sujet, il faut éviter de se focaliser sur une technique pour revenir aux fondamentaux : tout dépend des gènes insérés dans les plantes OGM. L’idée que l’on puisse confiner ces gènes dans les plants originaux est une abération : il y aura toujours des fuites. Dans un certain nombre de cas, la nature des gènes insérés est sans conséquence en cas de fuite : par exemple dans le cas des vignes résistantes à un virus (causant la maladie du court-noué) testées par l’INRA et récemment coupées par les militants anti-OGM, l’éventuelle dissémination de cette résistance à d’autres vignes aurait été sans conséquence sur l’environnement ou la santé. En revanche, l’utilisation de gènes de résistance à des antibiotiques (utilisés comme marqueurs de transgénèse) est évidemment à proscrire totalement, et celle de gènes conférant des propriétés insecticides (comme pour le maïs Bt) doit être évaluée sur le long terme, en matière de toxicologie chronique comme d’impact sur l’environnement, avant qu’une culture en plein champs puisse être envisagée un jour.


    • jerry 21 septembre 2010 10:54

      Je ne suis pas d’accord avec vous sur l’utilité des OGM résistant à un virus (fut-il le court-noué). En effet, le scientifique, fort peu humble, pense toujours avoir le dessus et avoir trouvé la parade absolue. La nature nous a montré qu’elle a, au final, toujours le dernier mot, et dans notre cas, vous verrez invariablement arriver un super-virus résistant à votre OGM, décimant par la même occasion les autres plants non-GM.
      La nature a relativement bien fait les choses et les forces sont « naturellement » équilibrées entre les virus, les résistants et les prédateurs, etc... Mettre son grain de sable dans les rouages c’est risquer de casser complètement la machine.


    • Astre Noir 21 septembre 2010 15:14

      La nature a relativement bien fait les choses et les forces sont « naturellement » équilibrées entre les virus, les résistants et les prédateurs, etc... Mettre son grain de sable dans les rouages c’est risquer de casser complètement la machine.

      Vous avez une vision un peu finaliste du monde. Non, la nature n’est pas bien faite, il n’y a pas d’équilibre naturel, mais une succession d’états d’équilibres instables, déséquilbrés sans cesse, et revenant à un nouvel état d’équilibre instable...C’est cela, l’évolution...

      Si on suit votre raisonnement, vous devez aussi être contre la lutte biologique, parce qu’on introduit dans un milieu un élément qui le déséquilibre


    • slipenfer 26 septembre 2010 10:33

      évidement il faut prendre son temps pour voir ce qui ce passe ?et ne pas
      se mettre la tête dans le sable

      Food, Inc. La Vidéo en en français (1:33:44) (âmes sensible s’abstenir)

       Cette effarante vidéo décortique les rouages d’une industrie qui altère chaque jour notre environnement et notre santé. Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés, en passant par des abattoirs insalubres, un journaliste mène l’enquête pour savoir comment est fabriqué ce que nous mettons dans nos assiettes. Derrière les étiquettes pastorales de « produits fermiers », il découvre avec beaucoup de difficulté le tableau bien peu bucolique que les lobbys agro-alimentaires tentent de cacher : conditions d’élevage et d’abattage du bétail désastreuses, collusion entre les industriels et les institutions de régulation, absence de scrupules environnementaux, scandales sanitaires... éleveurs désespérés, experts indépendants, entrepreneurs intègres et défenseurs du droit des consommateurs esquissent, chacun à leur manière, le portrait d’une industrie qui sacrifie la qualité des produits et la santé de ses clients sur l’autel du rendement.


    • alberto alberto 20 septembre 2010 10:51

      Décidément, vous ne voulez rien comprendre bande d’obscurantistes que vous êtes !

      Nous, fabricants d’OGM, nous représentons la Science et le Progrès et vous misérables vermisseaux rétrogrades voulez laisser le monde dans l’Ignorance et la stagnation ! !

      Ce qui compte avant tout c’est de produire des Richesses si ce mot à encore un sens pour vos esprits anémiés ! Du beau et bon Pognon bien gras et bien juteux pour le bénéfice de nos dirigeants et de nos actionnaires.

      Et cessez de nous énerver avec vos problèmes de santé publique, car d’une part nous n’en avons rien à foutre, et s’il s’avérait que cela devienne nécessaire, nos laboratoires sauront au moment opportun, produire les antidotes nécessaires que vous nous proposerons au meilleur prix : il faut faire confiance à la Science bordel !

      Bien à vous.

       


      • Gollum Gollum 20 septembre 2010 11:27

        Visblement ceux qui vous ont moinssé ne comprennent pas le second degré smiley


        A moins que ?

      • alberto alberto 20 septembre 2010 12:58

        Non, non, Gollum ces moinseurs me connaissent bien et comprennent très bien le second degré mais apparemment se supportant pas mes commentaires et trop nazes pour répondre : alors ils moinsent...Ca les défoule !

        Bien à toi.


      • liberta 20 septembre 2010 11:05


        Vous vous souvenez de José Bové qui a été condamné pour nous avoir mis en garde contre les OGM ??

        Vous vous souvenez de la chanson de <Guy Béart : « LE PREMIER QUI DIT LA VERITE SERA EXECUTE »

        Eh bien maintenant nous savons où est la vérité



        • Defrance Defrance 22 septembre 2010 19:47

          A propos José Bové semble disparu après son élection a Strasbourg ?


        • Gollum Gollum 20 septembre 2010 11:30

          Un autre aspect scandaleux dont on parle peu, c’est le fait de rendre les cultures résistantes à des pesticides, ce qui aura naturellement pour conséquence d’augmenter les doses afin de virer les « mauvaises herbes ». Et qui va avoir sa dose de pesticides en augmentation dans son organisme ? Nous mêmes, crétins de cons-ommateurs...


          • Triodus Triodus 20 septembre 2010 11:41

            ça sera très pratique en été : plus besoin d’anti-moustique !


          • appoline appoline 26 septembre 2010 13:16

            Oui mais tant qu’on expliquera pas à la population qu’il faut se la mettre sous le bras et éviter de faire des marmots car la planète ne peut plus nourrir tout le monde, on ira vers ce genre de dérives car la masse veut bouffer et bouffe d’ailleurs de plus en plus et ne veut surtout pas manquer de quoi que ce soit. Tant que nos dirigeants et les populations seront aussi bornés, rien ne changera sauf.......que la terre risque de se débarrasser de ses puces.


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 20 septembre 2010 11:33

            Bonjour,

            nous perdurons dans une longue période de prohibition végétale qui ouvre les portes à des produits synthétiques, génétiquement modifiés, et sommes tous encouragés à coup d’outils coûteux fonctionnant à l’essence de pétrole qui puent et font un bruit monstre à l’heure de la sieste, à tous porter plainte et entrer en guerre contre toutes ces herbes folles qui poussent sans le concours d’aucune loi humaine et ravagent nos territoires si purs et si beaux.

            Il faut absolument lutter contre ces plantes sauvages qui pompent l’eau des plantes saines parce que modifiées génétiquement contre les parasites et qui représentent l’avenir de la race humaine. Bientôt, de nouveaux produits encore plus efficaces viendront au secours de la prolifération des méfaits des croisements entre plants ogm et familles compatibles, et qui contiendront eux même dans leurs gènes des nouveaux vaccins destinés à immuniser leurs consommateurs.

            En ingurgitant ces bienfaits de la chimie organique, les hommes s’assureront d’être vaccinés contre toutes les atteintes que ces plantes parasites diffusent dans l’atmosphère par leurs pollens infectés et nuisibles. Seuls les plants eunuques et soumis garantiront la non prolifération de germes contaminés et contagieux puisque leurs graines seront stériles.

            Vive le progrès de la chimie salvatrice dans son combat contre l’horrible dissémination alergénétique, et gloire au nobles représentants de la guerre contre la nature hostile... Allez, tous au pas derrière moi : 

            round ... up ! round ... up ! round ... up !

            Et merci à carrefour racket !


            • Astre Noir 21 septembre 2010 09:46

              Oulala...

              Va falloir arrêter de fumer l’herbe bio, car ça commence à attaquer les neurones !

              Et votre charabia verbeux, il signifie quoi ?


            • slipenfer 20 septembre 2010 11:42

              Les technos-sciences
              Conférence de Miguel Benasayag sur les aspects philosophiques liées au brevetage du vivant, aspects étiques et économiques, quelles limites pour l’homme ?

                Vidéo

              Miguel Benasayag est né en 1953 en Argentine. Il a étudié en Argentine la médecine en même temps qu’il militait pour la guérilla guévariste. Arrêté trois fois, il tombe la troisième, est torturé, puis ayant survécu, il passe quatre ans et demi en prison. À la suite du meurtre de deux religieuses françaises par la junte, Benasayag a pu bénéficier, grâce à sa double nationalité franco-argentine (sa mère juive française avait quitté la France en 1942), du programme de libération des prisonniers français en Argentine et se rendre ainsi en France en 1978, pays qu’il ne connaissait pas.


              • anty 20 septembre 2010 12:00

                Interaction avec les variétés sauvages et indigènes. Les OGM pourraient rivaliser ou se reproduire avec les espèces sauvages, comme le fait, notamment, le poisson d’élevage. Les plantes transgéniques pourraient constituer un péril pour la biodiversité, en particulier dans les zones qui sont le berceau de cette culture. En outre, elles pourraient supplanter les variétés traditionnelles et leurs parents sauvages qui se sont adaptés au fil des ans aux contraintes locales. Par exemple, des variétés locales d’Amérique latine ont permis à la population de survivre après le mildiou de la pomme de terre qui a frappé l’Irlande autour de 1840. Aujourd’hui, ces plantes aident souvent à améliorer la tolérance au climat et la résistance aux maladies. Elles pourraient disparaître si des variétés génétiquement modifiées les remplaçaient. Mais il en va de même des variétés améliorées mises au point par les méthodes classiques de sélection......


                • tchoo 20 septembre 2010 12:25

                  Toute la problématique de la lutte contre les OGM à la Bové est d’avoir fait un amalgame entre toutes les formes possibles.
                  C’est évidemment aberrant d’avoir permis d’introduire des gênes résistant à un herbicide (un poison, faut-il le rappeller) dans une plante.
                  En ce sens Bové et ses faucheurs ont raison.
                  La technique, cette technologie devrait être réservée à rendre les plantes plus résistantes aux maladies qui mettent en péril leur production et génère l’emploi des pesticides.
                  mais pour cela, la recherche doit être publique et pas inféodée à des firmes à but lucratif.
                  C’est la captation du vivant par et pour des firmes dont le seul but est de faire du fric que devrait être combattu.
                  C’est loin, très loin d’être le cas, on le voit ici


                  • HELIOS HELIOS 26 septembre 2010 12:21

                    C’est bien pour cela qu’il faut des services public, comme l’INRA...

                    Mais, nos responsables, qui sont vraiment corrompus au sens propre, ne voit pas cela du même oeil que nous. Leur interet c’est d’avoir des copains qui les « soutiennent » a coup de d’enveloppes. les copains, eux exploitent la nature et comme celle ci leur fait de la concurrence, il faut eliminer ce qui entrave leur petit business. C’est d’ailleurs un des objets du Codex alimentarus, qui interdit la vente publique de varietes de legumes anciennes qui feraient de l’ombre aux varietés brevetées.

                    Mais le codex, tout le monde s’en fout egalement. Demain il sera d’ailleurs inutile puisqu’il n’y aura plus aucune variteté ancienne.

                    Le monde va mal, ce n’est pas un probleme de gauche ou de droite, c’est un probleme de mafia. Sous couvert de democratie, qui ne fonctionne plus, c’est une mafia que certains osent appeler « elite » qui a pris le controle de tout. Il faudrait presque esperer une grande catastrophe pour etre debarasser d’une sale engence et retablir l’etat de droit

                    Quand je pense qu’Allegre que j’approuve sur quelques points de bon sens, est completement a la masse sur les plantes transgeniques de plein champ !!!


                  • Manfred Manfred 20 septembre 2010 12:45

                    A quoi bon crier au loup quand vous voyez deux espèces se reproduire, ou quand vous voyez une mutation génétique ? Sortez-nous une étude qui dise que les OGM sont néfastes pour la santé, on avancera plus vite... ’-_-


                    • Manfred Manfred 20 septembre 2010 13:11

                      Pourquoi des vidéos ? Les paroles rapportées, et les points de vue, ne sont pas des arguments fiables dans quelconque démonstration scientifique, tout au moins rationnelle. J’attends les dizaines de milliers de pages...


                    • Manfred Manfred 20 septembre 2010 14:12

                      Première fois que je vois quelqu’un imiter aussi bien un ventilateur ! :)


                    • Manfred Manfred 20 septembre 2010 14:29

                      Je vous demande des articles scientifiques incriminant les OGM dans le domaine de la santé.
                      Vous me dites : les voilà...
                      Le lien associé est vers google, sous-entendu :
                      "fais tes recherches toi même, moi les vidéos me suffisent et me satisfont, si t’as envie de preuves scientifiques, c’est toi que ça regarde, pas moi."

                      Voilà ce que j’appelle, dans ma démarche scientifique qui est la mienne, brasser du vent. Mais je ne vous en tiens pas rigueur du tout, je voulais juste voir la solidité de ce que vous défendez.

                      Vous avez peur des OGM parce que les désherbants ne deviennent plus efficaces ? Je vous réponds : c’est la NATURE. Comme les microbes s’adaptent aux antibiotiques, comme les insectes s’adaptent aux insecticides, c’est l’évolution. Les OGM n’y sont absolument pour rien là dedans. Il y a écrit PEUR sur cet article, voilà pourquoi les gens votent pour, c’est un vote systématique. Mais la raison de la peur relève du fantasque, c’est le contenu de l’article.

                      Ce pour quoi il faudrait avoir peur des OGM, c’est pour les conséquences néfastes pour la santé. Mais tant qu’il n’y a pas de preuves scientifiques de la chose, point n’est utile de crier au loup, tout au mieux s’en méfier.

                      STOO ;)


                    • Manfred Manfred 20 septembre 2010 14:34

                      Sans parlez de votre prétention à croire ce que je ferai ou pas :
                      « vous ne la lirez pas »...

                      Hum hum :)


                    • zototo 20 septembre 2010 15:08

                      Salut manfred.


                      Cette histoire d’OGM devrait vous faire penser à des histoires comme celles de l’amiante et du tabac : combien de temps a-t-il été nécessaire avant que ce qui est maintenant une certitude, a savoir qu’amiante et tabac sont dangereux ? 

                      Combien de temps nous a-ton certifié que tabac et amiante ne comportaient aucun risque ?

                    • vergobret 20 septembre 2010 20:12

                      Manfred,

                      L’étude que vous réclamez pour preuve des méfaits des ogm répond à ce doux nom d’archive : MSL-18175, du 18 déc 2002.
                      Elle émane de la firme monsanto, comme son nom l’indique, et constitue les actes d’un précédent judiciaire à Berlin.


                    • cimonie raoul 21 septembre 2010 11:34

                      « Je vous demande des articles scientifiques incriminant les OGM dans le domaine de la santé. »

                      là :

                      http://www.mediapart.fr/club/blog/sebastien-portal/250410/ogm-l-etude-russe-qui-pourrait-deraciner-une-industrie


                    • Astre Noir 21 septembre 2010 15:22

                      Combien de temps nous a-ton certifié que tabac et amiante ne comportaient aucun risque ?

                      Mauvais exemples : le danger de l’amiante était connu depuis le début du XXème siècle. Le problème de l’amiante est que les politiques n’ont pas voulu écouter les scientifiques qui disaient que c’était un produit dangereux

                      Quant au tabac...Vous avez une référence de quelqu’un qui a affirmé que le tabac n’était pas dangereux (Si possible postérieure à Jean Nicot, la référence)


                    • Astre Noir 21 septembre 2010 15:49

                      là :

                      http://www.mediapart.fr/club/blog/sebastien-portal/250410/ogm-l-etude-russe-qui-pourrait-deraciner-une-industrie

                      Là, heu, comment dire...J’hésite entre la consternation et l’hilarité.

                      Déjà, Mediapart comme référence scientifique, c’est douteux.
                      Ensuite, la méga-étude qui porte sur 4 groupes de 5 paires, soit une population de 20 individus...

                      Et puis pour finir, le méga-hoax des poils dans la bouche causés par les OGM  ! Vous en avez d’autres, des comme ça, c’est tellement bon de rire...
                      Ah j’allais oublier, le titre : « L’étude russe qui va déraciner une industrie »

                      C’est vrai que je les imagine, chez Monsanto, doivent être terrorisés par cette étude.

                      Au fait, dans le billet de Sébastien Portal, daté du 25 avril dernier (tiens, ce n’est pas loin du 1er avril, ça !), on peut lire (faute d’orthographe comprise) :

                      D’ailleurs, leur étude qui doit être rendue public dans ses détails en juillet prochain

                      A ma connaissance, toujours pas d’étude publiée !


                    • cimonie raoul 21 septembre 2010 19:14

                      @Astre Noir

                      Et j’imagine que vous avez sous le coude de nombreuses études rigoureusement scientifiques qui nous démontrent ou nous prouvent la parfaite innocuité des OGM. Sortez les, qu’on puisse se fendre la gueule un bon coup ... XD


                    • Astre Noir 22 septembre 2010 08:42

                      Et j’imagine que vous avez sous le coude de nombreuses études rigoureusement scientifiques qui nous démontrent ou nous prouvent la parfaite innocuité des OGM. Sortez les, qu’on puisse se fendre la gueule un bon coup ... XD

                      J’aurais pu faire comme Owen, et vous renvoyer sur Google, mais je me contente de vous envoyer sur le site du Haut Conseil pour les Biotechnologies, qui vous explique la procédure à suivre pour obtenir une autorisation de mise sur le marché d’un OGM.

                       Vous pouvez également vous rendre sur le site de l’ANSES (ex-AFSSA), où vous pourrez consulter tous les avis de cet organisme sur les OGM, avis qui reposent tous sur de nombreuses études.
                      Vous pourrez ainsi constater que lorsque l’AFSSA estime que les études sont insuffisantes, elle renvoie le dossier pour complément.
                      Et pour pourrez aussi constater que contrairement à ce que racontent certains, les avis de l’AFSSA sur les OGM ne sont pas systématiquement favorables, puisque depuis 1999, 70 avis ont été rendus, dont 55 % défavorables.

                      Mais si vous voulez qu’on rigole un bon coup, on pourrait parler des études de Séralini, Vélot ou Spiroux de Vendômois ?


                    • cimonie raoul 22 septembre 2010 10:57

                      @Astre

                      « Ensuite, la méga-étude qui porte sur 4 groupes de 5 paires, soit une population de 20 individus... »

                      Mauvaise pioche : Ce n’est pas cette partie du protocole qu’il fallait critiquer.


                    • cimonie raoul 22 septembre 2010 11:10

                      @Astre

                      « Mais si vous voulez qu’on rigole un bon coup, on pourrait parler des études de Séralini, Vélot ou Spiroux de Vendômois ? »

                      merci mais vous m’avez d’ores et déjà bien fait rigoler ce matin ...
                      L’afssa, Le haut conseil ... A l’avenir tachez de ne balancer qu’un connerie à la fois, c’est trop de bonheur d’un coup. Allez, je vous décerne le Suwalki d’or...


                    • Astre Noir 22 septembre 2010 20:38

                      Ensuite, la méga-étude qui porte sur 4 groupes de 5 paires, soit une population de 20 individus..."

                      Mauvaise pioche : Ce n’est pas cette partie du protocole qu’il fallait critiquer.

                      Ah bon ?

                      Pour moi, quand je vois une étude qui porte sur un échantillon aussi faible, ça va direct à la poubelle, sans même perdre mon temps sur le reste


                    • Astre Noir 22 septembre 2010 21:08

                      L’afssa, Le haut conseil ... A l’avenir tachez de ne balancer qu’un connerie à la fois

                      Effectivement, si pour vous l’afssa et le HCB sont des suppôts de Monsanto, je ne peux plus rien pour vous, vous pouvez retourner voir Loose Change avec Thierry Meyssan


                    • Astre Noir 23 septembre 2010 19:37

                      @ Owen : vous avez l’air d’être intime avec Percy Shmeizer, puisque vous l’appelez par son prénom...

                      Je connais bien l’article wikipedia, puisque je suis en partie le rédacteur de la version actuelle.

                      Je voulais juste rappeler deux choses, qu’il me serait inutile de rappeler si vous aviez lu le jugement de la Cour Suprême du Canada, que j’avais mis en lien

                      1/ Schmeizer, contrairement à ce que disait foufouille, n’est pas une victime innocente, qui s’est retrouvé par hasard avec du colza GM dans son champ alors qu’il n’avait rien demandé, mais a soigneusement sélectionné du colza qu’il voulait GM sans payer les droits à Monsanto.

                      2/ Schmeizer n’a pas méprisé les termes d’un contrat avec Monsanto, puisqu’il n’en avait pas

                      Pour la deuxième affaire, je me garderais bien de prendre position. Une des devises préférées des Nord-Américains est « Vieux vaut un mauvais arrangement qu’un bon procès ».
                      Comme très souvent, les deux parties sont arrivées à un arrangement financier, moyennant quoi il n’y aura pas de procès, et personne ne saura jamais ce qui s’est réellement passé.

                      Enfin, dernière chose.
                      Certes, le contrat que fait signer Monsanto aux agriculteurs est draconien. Mais personne n’oblige les agriculteurs à signer un tel contrat. S’ils ne veulent pas le signer, il y a encore sur le marché des plantes non GM, ils ont donc le choix.
                      S’ils choisissent de signer de tels contrats, c’est peut-être qu’ils y retrouvent encore un intérêt ; non ?


                    • Astre Noir 24 septembre 2010 09:41

                      Je vous propose cette vidéo de 23 minutes OGM, l’étude qui accuse, sorti à Canal + dans l’émission « 90 minutes » en 2005.

                      Tiens, je l’avais laissé passé celui-là.
                      Pas le temps pour l’instant de critiquer le fond du documentaire (beaucoup de données à rechercher), juste une anecdote en parallèle
                      Vous vous rappelez, en 2007, circulait un message de ce genre :

                      Voici le lien vers un documentaire d’investigation très instructif...
                      Sans doute trop aux yeux de certains.
                      Il a été produit par Canal + mais interdit d’antenne !!!
                      Sa diffusion sur le net est provisoire. Il faut donc le visionner rapidement.
                      http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886
                       
                      Faites le tourner à tous vos contacts !
                      ...vite !!!

                      Il y avait d’autres variantes, l’origine de la censure était soit Canal +, soit l’Etat, à la suite de pressions de grosses mutinationales (on ne parlait pas encore de Monsanto, Sainte Marie Monique Robin n’avait pas encore sorti son documenteur, et personne parmi les anti-OGM de base ne connaissait encore cette société.

                      Et comme le rappellait le site Hoaxbuster , ce documenteur n’avait jamais fait l’objet de la moindre censure, et avait été diffusé tout-à-fait normalement.

                      Qui a parlé de manipulation de l’opinion ?


                    • HELIOS HELIOS 26 septembre 2010 16:55

                      Manfred, votre argumentaire ne tiens pas :

                      Je vous réponds : c’est la NATURE. Comme les microbes s’adaptent aux antibiotiques, comme les insectes s’adaptent aux insecticides, c’est l’évolution. Les OGM n’y sont absolument pour rien là dedans.

                      S’il s’agit de selection naturelle, c’est a dire une evolution botanique, nous n’avons pas peur de cette evolution là, bien qu’on puisse en discuter l’ampleur et le bien fondé.

                      Mais quand il s’agit d’inserer des genes de scorpion ou je ne sais quelle bestiole du règne animal pour contrer, par exemple, les ravages d’une chenille, la nature ne sait pas faire ça toute seule. Aucune plante ne s’est jamais croisée avec aucun animal !!!

                      Votre innocence avoisine l’irresponsabilité car vous n’avez aucun moyen de voir plus loin que la fin de la saison de culture. En approuvant sans reserve, et en propageant des certitudes inexsistantes vous polluez l’esprit de ceux qui ne peuvent, ne veulent ou n’ont pas le temps de s’impliquer dans les processus de decision.

                      Certains OGM sont utiles, certaines manipulations de selection peu naturelle aussi mais on n’a pas le droit de laisser faire n’importe quoi, se retrouver ensuite devant le fait accompli et nous obliger à assumer vos erreurs et les catastrophes qui arriveront surement --- mais qu’on peut supposer que personne ne souhaite bien entendu ---

                      Ce dernier point est egalement discutable, car si j’etais patron a Monsanto, j’aurais deja mis en route la recherche sur les varietés de plantes contaminables et menacées par les OGM que je developpe egalement. Avec de bon brevet, toute catastrophe me serait profitable. Vous etes donc un complice de cette demarche et de cet esprit.


                    • Astre Noir 26 septembre 2010 22:11

                      On se demande si vous lisez vraiment les liens que vous balancez...

                      En fait, non, je ne me le demande même plus, je suis sûr que vous cherchez délibérément à enfumer...

                      Le rapport que vous citez ne met pas en cause les dangers de l’amiante, en particulier pour les travailleurs de l’amiante mais cherche à déterminer à quel niveau de danger on peut se trouver pour les personnes exposées de façon intermittente et à partir de quel niveau de risque il faut entamer des travaux de déflocage.

                      Ce rapport est résumé par la formule :

                      Pas de déflocage aveugle. Inspecter. Mesurer. Réfléchir

                      Visiblement, le dernier terme de la proposition n’est pas votre fort


                    • Astre Noir 27 septembre 2010 15:30

                      Avec ma dernière réponse à Astre Noir, je m’étais demandé : Va-t-il prendre la défense du dernier rapport public connu pour avoir nié le drame sanitaire de l’amiante en France ?
                      Oui, il l’a fait.

                      C’est bien ce qui me semblait, vous savez lire et écrire, mais vous êtes totalement incapable de comprendre le sens général d’un texte de plus de quelques lignes.

                      Le rapport Fournier de l’Académie des Sciences n’a jamais minimisé les dangers de l’amiante.

                      Voici quelques citations qui le prouvent :

                      Si le résultat revient avec un niveau compris entre 25-30 et 100 f/l et bien que le danger pour la santé publique ne soit pas identifié chez l’homme ni à court ni à long terme pour ces taux et pour un séjour de 8 h/j, 5 j/sem. environ, il y a lieu de diagnostiquer, sans délai, la cause de la contamination et d’intervenir pour la supprimer

                      Si une telle décision était nécessaire à la protection de la Santé des occupants, il est bien évident qu’il faudrait la réaliser quel que soit son coût.

                       

                      En recherchant parallèlement une protection de l’environnement, l’Académie nationale de médecine rappelle enfin que, si le taux d’amiante actuel, dans l’air urbain, est de l’ordre de 0,1-2 fibres par litre d’air, il est évidemment bon de maintenir, par précaution, les taux futurs à un niveau aussi bas que possible.

                       

                      En revanche ce rapport attirait l’attention, à une époque où on ne parlait que d’éliminer l’amiante partout et immédiatement, que cette opération n’était pas sans danger, car elle pouvait conduire à l’effet inverse de celui souhaité, c’est-à-dire remettre des fibres d’amiante en suspension, là où il n’y en avait pas.

                      Quelques citations encore, sur ce sujet :

                      Toute intervention autre que l’entretien normal du bâtiment, évidemment nécessaire, sera coûteuse et néfaste car elle mobilisera des quantités importantes d’amiante qu’il sera difficile de capter et d’éliminer totalement, malgré les perfectionnements des appareils de déflocage.

                      Imparfaite, elle peut polluer, pendant de longs mois, un établissement parfaitement sain jusque-là.

                       

                      L’élévation du taux urbain, au-dessus de 5 fibres par litre en certaines zones habitables, serait la conséquence la plus absurde et la plus irréversible d’une opération menée brutalement sur des locaux non dangereux sous l’effet d’une impulsion ou d’un état de suggestibilité collective entretenu par des publications riches en phrases imprécises ou ambiguës.

                       

                      .Mais l’Académie ne refusait bien sûr pas systématiquement le déflocage :

                       

                      C’est une attitude de précaution absolument inéluctable, surtout s’il n’existe pas dans ce bâtiment de possibilité d’intervention spécialisée permanente mettant en oeuvre médecine du travail et comité d’hygiène et de sécurité d’entreprise.

                       

                      En revanche, j’aime bien cette phrase,(j’ai juste remplacé un mot, rayé suivi par le mot de remplacement, souligné) toujours d’actualité, et qui nous ramène à notre sujet, les OGM :

                      L’organisation d’une forme de toxicovigilance, comparable à celle déjà mise en place à propos des alertes à la pollution atmosphérique excessive ou à la pollinisation de l’air, devrait permettre de rassurer la majorité de la population sur la qualité de son habitat et des locaux mis à disposition des enfants et des adolescents. Une telle initiative est justifiée à seule fin d’éviter des mouvements irraisonnés, de limiter les pressions parfois mercantiles idéologiques qui risquent de peser sur des personnes apeurées, en particulier sur les parents d’élèves, ou des personnalités fragiles ou trop sensibles à des pressions d’allure menaçante, de délimiter les pressions morales qui peuvent s’exercer sur les personnes chargées de recueillir des preuves, de dire le droit et de décider de réparations de préjudices.

                       

                       

                      Et oui, finalement, de l’amiante aux OGM en passant par les Roms et les immigrés, que ce soit par Sarkozy, Le Pen ou José Bové on trouve à l’œuvre la même tactique : créer des peurs, amener l’opinion à un état tel que toute discussion rationnelle est devenue impossible

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