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Accueil du site > Actualités > Environnement > OGM : plein la patate !

OGM : plein la patate !

Ça y est !

Finissant par céder aux surpuissants lobbies des semenciers OGM, l’ultra-libéral Barroso, réélu à la tête de la Commission Européenne, vient, sur proposition de John Dalli, commissaire chargé de "la Santé et de la protection des consommateurs« (sic), et contre l’avis de la plupart des citoyens européens, d’autoriser, pour la première fois depuis 1998, la culture en plein champ, d’un certain nombre de produits, dont 3 sortes de maïs (fabriqués par Monsanto), et d’une pomme de terre »Amflora", fabriquée par BASF.

On ne se doutait pas que BASF était spécialisé dans l’alimentaire ; mais il parait que cette patate Amflora, a la faculté de produire beaucoup plus d’amidon que ses cousines naturelles. Le féculent est renforcé en amylopectine, un composant de l’amidon utilisé par l’industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier.(sic et resic) ! 
 
La commercialisation de cette pomme de terre, est, parait-il, « à destination exclusive de l’industrie et des animaux » (curieux amalgame, isn’t it ?)
Remarquez, les chèvres broutent bien depuis des années les sacs plastiques disséminés dans les champs, notamment, du Maghreb et d’Afrique, de même que les différents cétacés, dauphins, tortues, dans toutes les mers du globe, (ce qui est certainement excellent pour leur santé), pourquoi ne pas passer à la vitesse supérieure, et autoriser, bientôt, des croquettes de plastique pour les animaux domestiques ? 
 
Cette "restriction" n’est pas susceptible de rassurer les consommateurs et va créer une fois de plus la polémique au sein de l’Union européenne.

En effet, le tubercule contient un gène marqueur de résistance aux antibiotiques. Les défenseurs de l’environnement, à différents titres, craignent que, lors de sa culture, « la pomme de terre Amflora ne transmette ces gènes de résistance aux antibiotiques aux autres plantes dans la nature ».
 
Evident. 
Qui est susceptible de garantir que des gènes d’organismes cultivés en plein champ, ne puissent se transmettre à d’autres produits alimentaires, eux, destinés à la consommation humaine ? 
Pas grave, me direz vous ; BASF ou Monsanto trouveront alors certainement un gène à inoculer aux autres plantes alimentaires, pour empêcher ces gènes de venir enlever aux aliments, leur résistance aux antibiotiques ; un genre de gène anti-gène, et la boucle sera ainsi bouclée, Eugène. 
 
Pour revenir brièvement sur Barroso , la Commission Européenne, et le "Commissaire chargé de la santé et de la protection des consommateurs", on rappellera que, lors de la précédente commission, déjà présidée par Barroso, la question des OGM avait, de ses dires même, "pourri son premier mandat" (entendez par là qu’on avait empêché les semenciers OGMistes de pouvoir imposer, contre le gré d’une très grande majorité des citoyens des pays européens, leurs produits de privatisation du vivant, de ruine des petits agriculteurs, de pollution des sols et des nappes phréatiques (par l’intermédiaire de l’insecticide Roundup, seul habilité à traîter ces plantes OGM), et de possibilités de graves conséquences pour la santé ; puisqu’à ce jour, à part les études menées par les laboratoires des semenciers eux-mêmes, et vantant l’innocuité de leurs produits, les seules études menées par des laboratoires indépendants, notamment en Autriche, sur des souris, ont prouvé des effets catastrophiques sur les cobayes).
 
lien

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso "a fait un passage en force pour imposer les cultures OGM contre le public", a affirmé à l’Associated Press Lylian Le Goff, responsable du dossier OGM pour l’association France Nature Environnement (FNE). Bruxelles agit "contre l’avis par deux fois émis à la majorité du conseil des ministres de l’Agriculture européens l’année dernière", qui dénonçait l’insuffisance des tests sanitaires et environnementaux, a-t-il dénoncé.
Ben oui, l’année dernière, avant la réélection de José Barroso, et de la nouvelle équipe qui l’entoure. 
Parce que, histoire de ne pas se laisser "pourrir" son deuxième mandat, le rusé Barroso, a bien pris soin de changer le fameux "Commissaire chargé de la santé et de la protection des consommateurs" ; puisque l’ancien, le vilain pas beau pas cool M. Joe Borg, était, lui, opposé à la commercialisation des OGM en plein champ. 
 
Un bref coup d’oeil sur le nouveau, donc, Commissaire : l’honorable John Dalli. 
Wikipedia nous apprend que ce Maltais, né en 1948, fut :

Nommé secrétaire parlementaire du ministère de l’Industrie en mai 1987, il devient ministre des Affaires économiques en mai 1990, puis ministre des Finances à partir de février 1992.

Il conserve ce poste jusqu’en avril 2003, lorsqu’il est nommé ministre des Finances et des Affaires économiques. Il doit abandonner ce portefeuille dès mars 2004. A ce moment en effet, il est nommé ministre des Affaires étrangères et de la Promotion des investissements en remplacement de Joe Borg, alors désigné commissaire européen.

Réélu à la Chambre des représentants en mars 2008, John Dalli est nommé ministre de la Politique sociale le 12 de ce mois.

Le 25 novembre 2009, il est nommé commissaire européen, poste où il succédera à Joe Borg[1]. Deux jours plus tard, il se voit affecter le portefeuille de la Santé et de la Protection des consommateurs.

Un ex-ministre des affaires économiques, et, surtout, de la "promotion des investissements" ; voilà un homme tout désigné pour s’occuper des affaires de "santé et de la protection des consommateurs", n’est-ce pas ? :-)

Donc, le très serviable John Dalli, a ainsi permis à Monsieur Barroso, que soit prise une décision,  par procédure écrite à l’unanimité ; comme ça, pas de souci, ni de risque de pourrissement... 

Cette décision de la Commission européenne d’autoriser la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée, a été vivement critiquée mardi en France par des organisations de défense de l’environnement, qui demandent au gouvernement de faire jouer la clause de sauvegarde. Le ministère de l’Ecologie a suspendu pour l’heure sa décision à l’avis du Haut conseil des biotechnologies (HCB).

Il faut relever, encore, que cette décision a été rendue possible après un avis favorable de "l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA)"

Rappelons que l’EFSA, qui avait déjà, en 1998, autorisé la culture du maïs MON810, le jugeant sans risque, avait déjà fait l’objet des critiques suivantes : lien

 

C’est dans ce contexte que l’EFSA a publié, à la fin du mois de juin, un avis qui juge le MON810 sans risque (2). Pourtant, une analyse scientifique de cet avis, commandée par Greenpeace et les Amis de la Terre, révèle de sérieuses erreurs et omissions de l’EFSA, remettant ainsi en cause ses conclusions (3). Cette critique révèle notamment que l’EFSA :

  • ignore ou minimise les recherches démontrant que l’insecticide produit par ce maïs OGM pourrait avoir des impacts induits négatifs sur les papillons et autres insectes européens. Au lieu de cela l’EFSA recommande de prendre des « mesures de gestion » non spécifiées pour les zones qui abritent papillons et papillons de nuit ;
  • refuse d’admettre les incertitudes scientifiques et l’existence de rapports questionnant l’impact environnemental et sanitaire de ce maïs ;
  • ignore les études de scientifiques évaluées par leurs pairs qui mettent en lumière des inquiétudes concernant la sécurité de ce maïs ;
  • fait référence à des recherches portant sur des cultures transgéniques complètement différentes pour affirmer que le MON810 est sans danger ;
  • n’examine pas les risques liés aux nouvelles protéines inconnues générées dans le maïs lors de la transgénèse.
Comme s’en indignait alors Maurice Losch, chargé de campagne OGM chez Greenpeace, Luxembourg :
« L’EFSA a une fois de plus violé son mandat. Si un étudiant à l’université soumettait une copie comme celle là, il obtiendrait une note largement insuffisante. Soit cette agence souffre d’un sérieux manque d’expertise scientifique, soit elle joue un jeu politique très risqué pour notre santé et l’environnement. Il y a clairement assez de preuves que ce maïs-pesticide peut être dangereux et il devrait être, à ce titre, banni une fois pour toutes des champs européens »
 
Mais, bah ! 
Monsieur Barroso et le très obligé monsieur Dalli ont ainsi permis l’autorisation de ces trois types de maïs ET de cette pomme de terre, à être cultivés en plein champ en Europe. 
Plus question de laisser "pourrir" dans la chambre d’attente de Monsieur Barroso les lobbyistes de Monsanto et de BASF ; un deuxième mandat enfin dégagé, où Monsieur Barroso pourra recevoir les bénéfices de toute la gratitude des semenciers qui voient enfin s’effondrer un des derniers bastions de résistance à leur prise de contrôle et de privatisation de l’agriculture mondiale.
 
Le gouvernement français, a donc, pour le moment, suspendu sa décision à l’avis du Haut conseil des biotechnologie, ont confirmé les ministres de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo et de l’Agriculture, Bruno Le Maire, dans un communiqué commun. "La France attendra donc l’avis du HCB pour arrêter sa position".
 
Ils ont même déclaré : "D’une façon plus générale, la France souhaite qu’il n’y ait plus d’autorisation d’OGM sans le renforcement de l’expertise scientifique communautaire, en application des conclusions adoptées à l’unanimité par les Etats membres, lors du Conseil européen des ministres de l’Environnement du 4 décembre 2008".
 
Dont acte. 
 
On notera tout de même que, selon les déclaration de Corine Lepage, députée européenne :

"Les études ne sont pas faites par les pouvoirs publics mais par les firmes elles-mêmes" et gardées secrètes, ce qui est contraire à la loi communautaire, a dénoncé aussi Mme Lepage, qui parle d’un manque de "traçabilité". La député européenne met directement en cause l’EFSA, qui "reconnaît des effets statistiquement significatifs sur la santé mais n’en tire pas de conclusions".

Par ailleurs ;

Concernant la culture de la pomme de terre Amflora, enrichie en amidon, notamment pour les besoins de l’industrie papetière, Sarah Pecas (chargée OGM pour Greenpeace France) rappelle que "depuis six ans, l’innocuité de cette pomme de terre fait l’objet de controverses scientifiques". "Par cette décision, Dalli, le commissaire pourtant chargé de la protection des consommateurs, nie tous les débats scientifiques sur les potentiels dangers que représente cette pomme de terre et le fait que l’opinion publique européenne ne veut pas d’OGM"

 
Il s’agit donc de rester vigilants, et de faire valoir, plus que jamais, l’avis des consommateurs qui sont, rappelons le, en France, plus de 75% opposés à la culture des OGM en plein champ, de même qu’une très grande majorité d’européens. 
D’autant que, si, par exemple, la Belgique, les Pays Bas, l’Allemagne, voire l’Italie, l’Espagne, cédaient au diktat de la Commission Européenne, et se mettaient à cultiver ces OGM, il y aurait peu de chance que, comme pour le nuage de Tchernobyl, les gènes s’arrêtent aux frontières... 
 
Mais on peut compter sur Monsieur Barroso pour, dans ce domaine comme dans les autres relevant de la compétence de la Commission Européenne, ne pas laisser "pourrir" son deuxième mandat entièrement destiné à l’accélération de la libéralisation totale de l’espace européen. 
 
Manquerait plus qu’on se laisse emmerder par l’avis des citoyens ; il y a les banques et les lobbies qui attendent, là... 
 
le monde selon Monsanto  : le film de Marie Monique ROBIN diffusé sur Arte
 
 
 
 
 
 

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198 réactions à cet article    


  • Pierrot Pierrot 3 mars 2010 10:06

    L’avis européen me semble équilibré.
    Il confirme qu’il n’y a pas de risque sanitaire.

    Ensuite chaque pays, chaque citoyen fait comme il le souhaite sans interdiction.

    Par ailleurs, je note que les pays nordiques (Allemagne, Suède, Finlande ...) sont demandeurs car il s’agit, pour l’essentiel, d’améliorer la production de pâte à papier avec ces nouvelles pommes de terre.


    • publicator 3 mars 2010 11:39

      Oui sauf que à force de concentrer tous les pouvoirs entre leur main (comme le dit ) le naïf, les firmes auront le droit de vie et de mort.
      Quel choix aurons nous alors, quand il n’y aura plus que de l’OGM. à semences stériles.
      Le but avoué des OGM est de nourrir la planète.
      Le but réel est l’argent et le pouvoir.

      Dans les années 1960, les pesticides devaient protéger la planète de la famine. Depuis lors il n’y a jamais eu autant d’humains à mourir soit de trop manger pour quelques uns soit de n’avoir rien à manger pour la plus grande majoirté.

      Que l’avis européen soit équilibré. Quelques pots de vin feront bien l’affaire.


    • Gasty Gasty 3 mars 2010 13:08

      Ils n’auront pas, ils ont. Le grain de blé, le vrai, le pur, celui qui est écarté non pas par les consommateurs mais par les distributeurs sous influences.... Ce grain de blé dis-je, qui ne correspond pas à la surconsommation industrielle, il est toujours dans la nature. Et comme les espèces en voie de disparition, va falloir le préserver du pouvoir, de l’argent, de la malbouffe.


    • Reinette Reinette 3 mars 2010 13:55


      Quelle attitude doit adopter aujourd’hui un homme face au gouvernement américain ? Je répondrai qu’il ne peut sans déchoir s’y associer. Pas un instant, je ne saurais reconnaître pour mon gouvernement cette organisation politique qui est aussi le gouvernement de l’esclave.

      Tous les hommes reconnaissent le droit à la révolution, c’est-à-dire le droit de refuser fidélité et allégeance au gouvernement et le droit de lui résister quand sa tyrannie ou son incapacité sont notoires et intolérables. Il n’en est guère pour dire que c’est le cas maintenant. Mais ce l’était, pense-t-on, à la Révolution de 1775.

      Henry David Thoreau - La désobéissance civile, 1849


    • gimo 3 mars 2010 21:39

      la servitude est contraire à l’ état de nature


    • sisyphe sisyphe 4 mars 2010 03:49

      Rectification !

      Désolé de mon erreur, mais John Dalli, à la tête du Commissariat de la Santé de la Commission Européenne, n’a pas succédé à Joe Borg, mais à la chypriote Androulla Vassiliou, (elle-même en poste depuis le 3 Mars 2008, ayant succédé au Chipryote Markos KYPRIANOU.), en voyant ses prérogatives largement étendues.

      Mes excuses.


    • Pierrot Pierrot 6 mars 2010 09:49

      Pour ce que j’ai lu, il me semble que les OGM récemment autorisés par la Commission européenne aient fait l’objet de longues études (quasiment équivalentes à l’autorisation de mise sur le marché de médicaments) qui démontrent l’absence de risques sanitaires.

      Il me semble que beaucoup de citoyens ont une grande frilosité concernant toute nouvelle innovation. Cela doit provenir, pour partie, à la faiblesse de la culture scientifique en France.

      Mais chaque pays fera ce qu’il jugera utile et dans chaque pays chaque consommateur fera ce qu’il voudra.
      Cela me semble démocratique et sain.

      Par ailleurs, il me semble que la position de la France est un peu hypocrite en interdisant la culture d’OGM en France et en acceptant la commercialisation en France de nombreux OGM (pour animaux) cultivés à l’étranger.


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 7 mars 2010 13:41

      La première question qui nous semble se poser est celle de l’impartialité et de l’indépendance des experts. Pas seulement dans ce cas, mais bien plus globalement.

      D’autant plus, que les gouvernements européens poussent ouvertement la recherche publique à développer des liens avec le secteur privé et à se placer sous sa coupe. La bibliométrie n’est qu’un ingrédient de plus de cette même politique.

      Voir, à ce sujet, notre article :

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/03/05/aeres-anr-et-revues-avec-comite-de-lecture-ii.html

      AERES, ANR et revues avec « comité de lecture » (II)

      Le 5 mars, le Parisien publie à la une le titre « OGM : les experts mis en cause ». Ce titre renvoie à deux pages d’articles s’interrogeant sur l’indépendance des chercheurs qui ont été à l’origine de l’autorisation par la Commission européenne, mardi dernier, d’une pomme de terre génétiquement modifiée (Amflora, de BASF). La vingtaine de scientifiques, auteurs d’une évaluation mandatée par l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), entretiendrait avec des multinationales fabriquant des OGM des liens d’intérêt potentiellement incompatibles avec l’apparence d’impartialité et d’indépendance requise pour une telle expertise. Mais si même sur une question aussi médiatique et « sensible », les gouvernements européens se réveillent très tardivement, quel contrôle effectif peuvent-ils exercer sur les garanties d’impartialité et d’indépendance des referees des revues privées dites « avec comité de lecture » qui servent de base aux évaluations bibliométriques de l’AERES (Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) ou aux évaluations de projets par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR)  ? Des évaluations dont dépend de plus en plus directement l’avenir des laboratoires du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), des autres établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) et des universités. Et que penser du critère d’attribution de crédits annoncé publiquement par l’ANR et basé sur une prétendue « pertinence économique pour les entreprises » ?

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/03/05/aeres-anr-et-revues-avec-comite-de-lecture-ii.html ]


      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/
       


    • JPL 7 mars 2010 21:00

      En réponse à ce qu’écrit Pierrot, à savoir :

      « Pour ce que j’ai lu, il me semble que les OGM récemment autorisés par la Commission européenne aient fait l’objet de longues études (quasiment équivalentes à l’autorisation de mise sur le marché de médicaments) qui démontrent l’absence de risques sanitaires. »

      Comme cela a été relevé par Corinne Lepage, ancien ministre de l’environnement de Jacques Chirac et députée européenne, les études sur lesquelles s’appuie l’EFSA (l’autorité sanitaire européenne) ont été conduites par les industriels concernées et sont non publiques (confidentiel industrie), de sorte que je vois mal comment on peut évaluer leur qualité. Inversement, je cite toujours Mme Lepage, plusieurs études publiées dans des revues scientifiques de bon niveau et qui pourraient conduire à remettre en cause la conclusion de l’EFSA... ne sont même pas évoquées ou mentionnées dans le rapport de l’EFSA.

      Enfin il ne faut pas oublier qu’en juin 2009 l’EFSA n’avait pu produire un avis similaire à celui rendu cette semaine... parce que deux de ses experts s’étaient opposés à ses conclusions, pour la première fois. Il sera intéressant de savoir quel élément nouveau a conduit à un changement...

      A tout hasard : l’EFSA a lancé des consultations publiques sur des sujets tels que les effets allergènes des OGM, l’évaluation des risques des OGM et les méthodes statistiques d’évaluation de l’effet de pesticides, voir en 

      http://www.efsa.europa.eu/fr/calls/consultations.htm




    • JPL 7 mars 2010 21:19

      autre élément de réponse à Pierrot quant au caractère valide et équilibré de la décision de la commission, réponses de Chantal Jouanno, secrétaire d’état à l’écologie, à des questions du journal Le Parisien :

      Pourquoi estimez-vous que la Commission européenne n’a pas respecté l’avis des Etats membres en autorisant cette pomme de terre OGM ?
      CHANTAL JOUANNO. En 2008, la France et ses partenaires européens ont demandé à la Commission européenne de changer radicalement ses procédures d’expertise avant d’autoriser la commercialisation d’une semence génétiquement modifiée.

      Or, rien n’a encore été fait dans ce sens. Il est exaspérant et totalement anormal que la Commission européenne s’assoit ainsi impunément sur ce qu’exigeaient les chefs d’Etat de l’Union en autorisant ce nouvel OGM. Et c’est une hérésie de croire que l’on peut passer en force sur ce dossier, contre l’avis des pays membres de l’Union et de leur opinion publique.

      Mais que reprochez-vous exactement à l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), chargée d’évaluer la dangerosité des OGM ?
      Ils ne s’intéressent qu’aux conséquences sanitaires des OGM, sans tenir compte de leur impact environnemental à long terme, des risques de contamination du sol ou des conséquences néfastes de ces plantes pour d’autres espèces. Nous ne reconnaissons par leurs expertises, car nous estimons que leurs avis sont partiels. Non seulement ils n’effectuent pas eux-mêmes les études, mais fondent leur avis sur les analyses fournies par les semenciers eux-mêmes. Or, ce qui garantit l’indépendance d’une analyse, c’est le fait qu’elle soit pluraliste et contradictoire. Ils devraient davantage s’ouvrir sur l’extérieur.

      http://www.leparisien.fr/societe/nous-ne-reconnaissons-pas-leurs-expertises-05-03-2010-836428.php


    • sisyphe sisyphe 2 décembre 2010 10:43

      quel numéro ? 


    • sisyphe sisyphe 2 décembre 2010 11:05

      lequel ? smiley


    • sisyphe sisyphe 2 décembre 2010 11:37

      Décidément... 


    • sisyphe sisyphe 14 décembre 2010 07:54

      Alors ?


    • Yvance77 3 mars 2010 10:10

      Salut Nissarte smiley

      Ah c’est vrai que l’Europe des citoyens et la sociale, vue sous cette angle, elles ne risquent pas de les déranger nos z’élites bruxelloises qui visiblement ont beaucoup à faire pour les necessiteux de la finance lobbyisée et des producteurs qu se frottent les mains face aux courbes de croissances à venir.

      Et dire qu’ils nous prommettaient que cela aller sauver de la famine des millions de p’tits noirs et autres. La bonne blague.

      Qu’ils crèvent etouffés par leurs pop-corns ces chiens.

      A peluche


      • ALTeRMooNDiaLiSTe ALTeRMooNDiaLiSTe 3 mars 2010 13:19

        Les OGM sont DEJA dans les assiettes !

        Vivant auprès d’exploitants agricoles je peux vous assurer que TOUS les animaux destinés à l’alimentation sont nourris avec des OGM ! Il y en a dans le tourteau de soja OGM d’Amérique Latine, dans les granulés pour les lapins (même des petits fermiers), idem pour leurs poulets et toutes autres volailles ! Ils achètent tous la bouffe de leurs bestioles à Pole Vert, UNICOR , RAGT et consorts qui ont pignon sur rue pour cela !

         Si vous ne mangez pas de la viande avec LABEL BIO (à moins que vous connaissiez un producteur BIO qui travaille sans LABEL mais faisant du vrai BIO) : vous mangez des OGM !

        Idem avec les Labels Rouges & AOC : OGM !

        Quand je pense que 86% des français n’en veulent pas... Ils étaient où ces 86% quand seulement 300 se retrouvaient dans les champs à faucher du maïs MONSANTO pour eux ???!!! (Et bouffer des lacrymo...).

        Ils n’en veulent pas mais ne font rien d’autre que d’en avaler ou râler.... 

        Il n’y a qu’une solution : ne rien acheter qui en contienne ! Choisissez à qui vous donnez votre pognon ! C’est notre seul pouvoir : notre porte monnaie et que l’on ait beaucoup ou peu d’argent : c’est pareil !

        On le donne à Carrouf et Monsanto notre fric ou au petit producteur du coin propre qui vit sans prime ???

        Chacun peut faire quelque chose et en premier lieu sortir de la grande distribution !

        Ecoutez cette émission de radio qui vous explique en long, en large et en travers comment « consommer autrement » et "s’approvisionner ailleurs" !

        De plus en plus de familles le font et ça marche !!!! Consommation saine, de qualité éthique et solidaire chez nous ! Cela existe !

        http://sortirdusupermarche12.free-h...


      • sisyphe sisyphe 3 mars 2010 14:35

        Salut Yvance,

        Merci de ton intervention, confirmée par quelques liens plus bas, sur les conséquences de la culture massive d’OGM en Inde, en Argentine, notamment !

        Ciao viva !
         smiley


      • Romain Desbois 3 mars 2010 15:46

        Les OGM végétaux cachent un scandale aussi voire plus grave.

        LesOGM animaux dont personne ne parle.

        A Jouy en Josas nos chercheurs de l’INRA ont expérimenté des élevages de cochons modifiés génétiquement avec des gènes humains. Le but était de développer les xénogreffes pour compenser le manque de donateur. La peur du H1N1 semble avoir décidé de la fin précipitée de l’expérience. (à partir de combien de gènes humains ces créatures seront-elles considérées comme ayant les mêmes droits ?)

        Déjà l’INRA s’était enorgueilli d’avoir pour 1millions d’euros financé des recherches pour relancer le commerce de la fourrure : le résultat est une nouvelle espèce de lapin, l’Orilag dont la fourrure est depuis la plus prisée. Actuellement , on essaie de créer une filière viande pour la chair de ce lapin OGM .

        Mais des chimères que l’on créé avec ces modifications génétiques, l’on n’ en entendra jamais parler, sauf à obtenir des confidences de chercheurs car tout se fait en secret dans les labos. Combien de monstres créés avant de réussir ?

        Entre autres une chèvre OGM à qui l’on a introduit un gène de l’araignée et dont le but est de donner les propriétés de la soie d’araignée au lait de l’animal.

        Vous avez tous entendu parler de ce saumon OGM qui grossit quatre fois plus vite mais dans les noirceurs de ces labos, des recherches se font pour inventer des animaux de compagnie ayant les qualités les plus proches du jouet (pas de perde de poils, presque plus de pipi, caca, plus d’aboiement, etc..)

        Certes Monsieur Allègre affirme que la nature fait des OGM, confondant ainsi les croisements naturels et le franchissement de la barrière des espèces.

        Science sans conscience n’est que science de cons.


      • le naif le naif 3 mars 2010 10:32

        Merci Sisyphe pour cet excellent article.

        J’aimerais ajouter que lorsqu’on parle OGM, on évoque souvent les risques sanitaires mais beaucoup plus rarement le fait que beaucoup de ces semences sont stériles. Ce qui oblige à en racheter chaque année......
        On peut aisément imaginer que la prochaine étape concernant les pommes de terre OGM, sera d’éviter leur germination...... et que les gens puissent éventuellement s’en servir comme plants pour de futures récoltes.....

        Quatre semenciers dans le monde détiennent plus de 80% du marché, le jour où toutes ces variétés stériles se seront définitivement imposées, ces multinationales auront entre leurs mains un droit de vie ou de mort sur la population mondiale. Qu’ils livrent de mauvais plants ou pas de plants du tout et c’est la famine assurée, c’est la négation même de millénaires d’agriculture.

        Slts


        • Gollum Gollum 3 mars 2010 11:09

          C’est effectivement le plus grave problème... et le but ultime à terme est la main-mise sur l’alimentaire.. Notre pognon n’est plus à nous, bientôt ce sera au tour de la nourriture, des graines, de l’eau..


          Un beau monde en perspective y a pas à dire..

          Rappelons les dégâts de la firme Monsanto en Inde, avec des paysans acculés à la ruine et au suicide..

        • sisyphe sisyphe 3 mars 2010 11:47

          @ le naïf et Gollum

          Oui. Merci à vous.

          On peut rajouter aussi à la liste des nuisances provoquées par la culture des OGM en plein champ, l’éradication de la biodiversité.

          En avant vers un monde uniforme et privatisé.

          On vit une époque formidable...


        • pingveno 3 mars 2010 12:27

          ’aimerais ajouter que lorsqu’on parle OGM, on évoque souvent les risques sanitaires mais beaucoup plus rarement le fait que beaucoup de ces semences sont stériles. Ce qui oblige à en racheter chaque année......

          Vrai... et faux à la fois. Les fabricants d’OGM savent parfaitement qu’aucune méthode de stérilisation de marche à 100%. En fait elles sont juste assez stériles pour obliger à racheter des semences chaque année, mais juste assez peu pour pouvoir contaminer le champ du voisin.
          L’étape suivante étant d’attaquer en justice le voisin, cultivateur de semences normales, pour « défaut de sécurisation de son champ », ou « culture de semences contenant un gène breveté »
          C’est là la vraie source de profit des fabricants d’OGM : sans ça, vu le coût de développement, ça ne serait pas rentable !


        • David Meyers 3 mars 2010 12:31

          Les semences sont non seulement stériles mais pas du tout à l’épreuve définitive des maladies. Or, en éradiquant de fait la bio diversité, on met l’humanité en risque de famine mondiale. Les plants étant tous des clones, aucun ne survivrait de par la sélection naturelle.
          Mais que valent des millions de morts potentiels face à des milliards de dollars bien réels et reproductibles à chaque saison ?


        • Gueudin 3 mars 2010 12:45

          Merci pour cet article sisyphe.


          Vous dites : « On peut rajouter aussi à la liste des nuisances provoquées par la culture des OGM en plein champ, l’éradication de la biodiversité. En avant vers un monde uniforme et privatisé. »

          Malheureusement, l’industrie n’a pas attendue les OGM pour éradiquer la biodiversité. Les variétés de fruits et légumes ne se comptent plus que sur les doigts d’une main (deux au mieux). La pomme de terre est un bon exemple : L’industrie nécéssite les variétés les plus sucrées, je n’ai pas la référence sous la main, mais c’est du genre 3 variétés qui trustent 90% de la production de patate.

        • lord_volde lord_volde 3 mars 2010 14:11

          Salut à toé, mon ami Sisyphe.

          Qui contrôle l’émission de la monnaie, contrôle les gouvernements (le monde).
          Qui contrôle l’alimentation, contrôle l’humanité (la vie).
          La reconduction de Barroso à la tête de la commission européenne résulte d’un calendrier défini par le gouvernement planétaire invisible qui dicte les sujets prioritaires à passer, la manière de les aborder en évitant tout débat, la communication publicitaire qui doit en être faite dans les médias, et les moyens de pression qui doivent être exercés contre certains opposants ayant cumulé des casseroles lourdes de conséquence.
          Je ne suis nullement étonné par cette décision prise par l’autorité exécutive de l’UE, somme toute logique en elle-même, dans la mesure où les personnages en poste oeuvrent indirectement, dans le cadre des monopoles privés, au profit des élites dominantes de l’ordre anglo-saxon principalement. 

          Voici quelques liens qui présentent le sombre personnage qu’est José Manuel Barroso et exposent certaines problématiques souvent ignorées par les médias mainstream. Il en manque que je ne retrouve plus et qui révéle de nombreux faits concernant la vraie biographie de ce criminel en col blanc. 

          http://www.voltairenet.org/article154857.html#article154857

          http://www.liberation.fr/monde/0101574708-cinq-raisons-de-ne-pas-reconduire-barroso

          http://www.voltairenet.org/article12418.html (carlyle group)

          http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/la-verite-sur-la-politique-en-41070

          http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16889

          http://epee.fr/xenophon1/xenophon14/315.html (confirmation par un militaire de haut rang des services secrets Français)

          http://www.voltairenet.org/groupe28.html?lang=fr (personnalités)

          http://www.lesoir.be/actualite/monde/union-europeenne-questions-2008-03-13-583952.shtml


        • sisyphe sisyphe 3 mars 2010 14:37

          salut, ami Lord Volde

          Merci de ton intervention, et de tes liens, toujours pertinents.


        • saint_sebastien saint_sebastien 3 mars 2010 15:25

          sans parler de l’agent orange ...


        • Romain Desbois 3 mars 2010 19:34

          Le naïf
          "On peut aisément imaginer que la prochaine étape concernant les pommes de terre OGM, sera d’éviter leur germination...... et que les gens puissent éventuellement s’en servir comme plants pour de futures récoltes....."

          Cela existe déjà mais pas par le bais des OGM , l’on utilise actuellement l’irradiation des pommes de erres et autres légumes. Bon ok on appelle ça la ionisation des aliments .
          Ca passe mieux mais ce qui est scandaleux , comme pour les OGM , c’est que l’on refuse d’informer le consommateur. La loi pourtant impose l’affichage des produits ionisés. Ce n’est jamais fait quasiment.
          Mais vu que l’on ait en train de sabrer les DGCCRF et autres inspecteurs du travail.......

          http://www.lesmotsontunsens.com/ionisation-irradiation-aliments-irradies-ionises-soit-qui-mal-y-mange-2938

          http://europa.eu/legislation_summaries/consumers/product_labelling_and_pack aging/l21117_fr.htm


        • foufouille foufouille 3 mars 2010 10:40

          si la pate sert a nourrir les animaux qui sont gaves d’antibio ..........


          • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 3 mars 2010 15:25

            Oui, et bon appétit de la part de Manuel Barroso, de la Commission européenne et, surtout, de Monsanto.


          • JL JL 3 mars 2010 11:19

            Ce matin, France Culture recevait Dominique Lecourt qui nous parlait du principe de précaution. Il évoquait notamment ce problème des pommes de terres OGM. J’aime bien Marc Voinchet, mais je dois dire que, quand Mr Lecourt disait que le principe de précaution était un frein au progrès, je bouillais de ne pouvoir intervenir, vu que personne ne le contredisait : le principe de précaution qui devrait être une protection des citoyens contre les délires des savants fous, est une « auberge espagnole » dont usent et abusent pour le compte des puissants, les Pouvoirs publics.

            Associé au principe « Privatisation des profits, socialisation des pertes », le principe dit de précaution est entre les mains des politiques, ces cousins des oligarques, un poison mortel ! Au nom de ce principe, Mme Bachelot a failli réussir une inoculation à marche forcée de toute la population française.

            « L’objectif ultime des grandes sociétés qui forment le cœur du complexe du »capitalisme du désastre« , c’est d’introduire le modèle de gouvernement à but lucratif – qui progresse rapidement dans des circonstances extraordinaires – dans le fonctionnement ordinaire, au jour le jour, de l’Etat. Autrement dit, il s’agit de privatiser le gouvernement ». (Naomi Klein, « La stratégie du choc »)

            Autrement dit, au nom des principes : « Qui n’avance pas recule » et « les profits sont privés, les pertes sont publiques », l’Etat, par le moyen du principe dit de précaution, est en passe de devenir une entreprise lucrative aux mains d’une poignée de prédateurs fous de pouvoir, de science et de profits.

            Du pain béni pour les enfants de Milton Friedman !


            • kitamissa kitamissa 3 mars 2010 11:24

              et les pauvres doryphores de notre jeunesse qu’il fallait combattre dans nos rangs de patates ,lorsqu’ils pondaient leur grappes d’oeufs pour devenir ce gracieux colèoptère aux ailes rayées blanc et noir,comme les costume des bagnards ....

              et nos Jeudis de repos scolaire passaient avec le pulvérisateur à bouillie de sulfate de cuivre dont nous respirions le brouillard autant que les bestioles que nous étions en train de bombarder ,surtout lorsque le vent était de face ....

              ça avait une belle couleur vert de gris ( comme mes yeux ! ) on en avait plein nos fringues,et plein le goûter du 4 heures ,mais si ça détruisait la vermine,c’est que c’était bon pour la santé ? 

              le pire c’est que ces sales bestioles revenaient bouffer les feuilles des plants de nos patates qui assuraient notre bouffe pour l’année,et rebolote le Dimanche !

              au fait ,les OGM,ça tue aussi les doryphores ? ..

              ces OGM,y’a tellement de temps qu’on en bouffe sans le savoir qu’un peu plus ou un peu moins,nos organismes sont immunisés depuis longtemps ! ( y compris toutes les saloperies qu’on respire à longueur d’année ! )


              • liebe liebe 3 mars 2010 11:33

                Merci Sysiphe pour cet article .
                Effectivement nous avons vraiment du soucis à nous faire.
                Euh vous savez que l’on injecte des vaccins fabriqués à base d’OGM ?
                oui, on en trouve des OGM mais ce n’est pas une raison pour laisser tout faire , n’importe quoi et n’importe comment.


                • LE CHAT LE CHAT 3 mars 2010 11:33

                  si on fait de la pâte à papier , de l’amidon et du PQ avec ces patates , ça éviterait de tronconner des arbres à la place , mais pour les frites je préfère garder la bonne vieille bintje !


                  • le naif le naif 3 mars 2010 11:50

                    @ Le Chat

                    Bonjour,

                    Si on doit utiliser de plus en plus d’espace pour cultiver des « matières premières » en remplacement du pétrole, on aura bientôt plus de place pour cultiver des Bintje et de quoi manger....
                    7 Kilos de maïs pour un litre de biocarburant, un plein, une année de subsistance pour un mexicain selon Jean Ziegler ancien rapporteur du PAM (programme alimentaire mondial) auprès des Nations Unis.

                    L’avenir de l’humanité viendra de la mer, notamment des algues, à condition de ne pas répéter les mêmes erreurs qu’avec l’agriculture productiviste.

                    Slts


                  • pingveno 3 mars 2010 12:28

                    L’avenir de l’humanité viendra de la mer, notamment des algues, à condition de ne pas répéter les mêmes erreurs qu’avec l’agriculture productiviste.

                    J’en ai entendu parler, mais bizarrement tous les reportages qui en parlent négligent de citer leurs sources. De là à penser qu’il s’agit d’un canular, il n’y a qu’un pas.
                    Donc si c’est vrai je suis tout ouïe, mais as-tu des références précises ?


                  • le naif le naif 3 mars 2010 12:48

                    pingveno

                    Bonjour,

                    Il y a au contraire beaucoup de sites qui en parlent, il suffit de taper algues + carburant sur Google, actuellement, il s’agit encore de recherches, mais il semblerait que les premiers résultats soit prometteurs.

                    D’autre part au japon on immerge des blocs bétons pour faire de l’aquaculture sauvage avec de très bon résultats, la même expérience est en cours en France au large de Fécamp. Il y a eu un reportage sur Thallassa, on doit pouvoir le retrouver également.

                    Enfin il y a beaucoup de recherches dans le domaine des hydroliènnes, de la récupération de l’énergie des vagues etc.... 

                    C’est pourquoi je pense que la mer sera notre avenir, si nous savons en prendre soin...


                  • liebe liebe 3 mars 2010 11:39

                    un article concernant les trucages des études de Monsanto en inde montre combien on peut leur faire confiance ...
                    le chat, ce n’est pas uniquement du papier, c’est aussi la base alimentaire des animaux d’élevage, qui se retrouveront ensuite dans nos assiettes...


                    • ALTeRMooNDiaLiSTe ALTeRMooNDiaLiSTe 3 mars 2010 13:10

                      Les OGM sont DEJA dans les assiettes  !

                      Vivant auprès d’exploitants agricoles je peux vous assurer que TOUS les animaux destinés à l’alimentation sont nourris avec des OGM ! Il y en a dans le tourteau de soja OGM d’Amérique Latine, dans les granulés pour les lapins (même des petits fermiers), idem pour leurs poulets et toutes autres volailles ! Ils achètent tous la bouffe de leurs bestioles à Pole Vert, UNICOR , RAGT et consorts qui ont pignon sur rue pour cela !

                       Si vous ne mangez pas de la viande avec LABEL (à moins que vous connaissiez un producteur BIO qui travaille sans LABEL mais faisant du vrai BIO) : vous mangez des OGM !

                      Quand je pense que 86% des français n’en veulent pas... Ils étaient où ces 86% quand seulement 300 se retrouvaient dans les champs à faucher du maïs MONSANTO pour eux ???!!! (Et bouffer des lacrymo...).

                      Ils n’en veulent pas mais ne font rien d’autre que d’en avaler ou râler.... 

                      Il n’y a qu’une solution : ne rien acheter qui en contienne ! Choisissez à qui vous donnez votre pognon ! C’est notre seul pouvoir : notre porte monnaie et que l’on ait beaucoup ou peu d’argent : c’est pareil !

                      On le donne à Carrouf et Monsanto notre fric ou au petit producteur du coin propre qui vit sans prime ???

                      Chacun peut faire quelque chose et en premier lieu sortir de la grande distribution !

                      Ecoutez cette émission de radio qui vous explique en long, en large et en travers comment « consommer autrement » et « s’approvisionner ailleurs »  !

                      De plus en plus de familles le font et ça marche  !!!! Consommation saine, de qualité éthique et solidaire chez nous  ! Cela existe !

                      http://sortirdusupermarche12.free-h.net/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1

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