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Accueil du site > Actualités > Environnement > Organisation Mondiale de l’Environnement : danger !

Organisation Mondiale de l’Environnement : danger !

Le GIEC se porte mal, c’est clair. Qu’il ait failli dans sa mission parait une évidence, et son obstination à imposer des vérités que des observations et des études de plus en plus nombreuses réfutent mène à un constat, celui du formidable gâchis d’argent, de talent et d’un temps pendant lequel la science climatique a eu le plus grand mal à progresser.
 
Pourtant, c’est cet échec même qui peut relancer les dirigeants et les hommes d’influence planétaire dans leur stratégie d’organisation mondiale centralisée, qui s’appuyait, jusqu’alors, sur les angoisses populaires suscitées par la menace climatique. Aujourd’hui, la menace semble devenue inopérante. Pourtant, les champions de la gouvernance mondiale ne désarment pas, et, parmi eux, Nicolas Sarkozy fait preuve d’un activisme inlassable.
 
Pallier les insuffisances du GIEC et faire pression sur l’OMC.
 
Puisque le GIEC ne répond plus aux espoirs mis en lui, allons au-delà du GIEC, et créons cette Organisation Mondiale de l’Environnement (OME) qui saura imposer la politique de développement durable globale que toute l’idéologie verte appelle de ses vœux, celle portée par WWF et Greenpeace notamment. L’idée en avait été évoquée par Jacques Chirac lors d’un sommet de l’Union Européenne et de l’Amérique Latine en mai 2006. Nicolas Sarkozy en a fait un cheval de bataille.
Tout au long de l’année 2009, sentant que la négociation en vue d’un accord climatique à Copenhague ne progressait pas, le Président français et Jean-Louis Borloo n’ont pas ménagé leur peine pour tenter de rallier des dirigeants mondiaux au projet d’OME. Ils espéraient que les participants au sommet de Copenhague prendraient position en faveur de ce projet. Ainsi, Sarkozy déclarait aux membres de l’Organisation Internationale du Travail réunis à Genève, le 15 juin dernier :
« Lorsque nous serons parvenus, à Copenhague, à un accord ambitieux sur le climat, il faudra que soit créée alors une véritable Organisation mondiale de l’environnement en mesure de faire appliquer les engagements qui auront été pris, je l’espère, par tous »
 
Le site internet de l’UMP apportait les précisions suivantes :
 
« Il nous faut créer une « Organisation mondiale de l’environnement (OME) dont le rôle sera de rationaliser les principes et les normes dans le domaine environnemental et de mutualiser les moyens aujourd’hui éparpillés entres les pays et les structures internationales. Lieu d’expertise et de négociation internationale, cette OME serait alors un interlocuteur crédible pour les autres organisations multilatérales. Elle pourra notamment faire contrepoids à l’OMC qui a tendance à négliger les problèmes environnementaux ».
 
Faire contrepoids à l’OMC ! Le Président Français enrage de voir cette organisation, soutenue par de nombreux pays et groupes de pression de par le monde, résister aux sollicitations de protectionnisme environnemental que lui-même ne cesse de réclamer. Devant l’OIT, il avait annoncé : « La future organisation mondiale pour l’environnement serait obligatoirement saisie en matière de dumping environnemental  ». Les interventions du FMI et de la Banque Mondiale en faveur de tel ou tel pays seraient conditionnées par le respect des règlements édictés par cette OME. La mise en synergie de l’OME, de l’OMC, de la Banque Mondiale et de l’OIT permettrait d’instaurer des règles impératives de bonnes pratiques en matière d’environnement, de commerce et de droit du travail auxquelles ne pourraient échapper les pays tributaires de l’aide multilatérale.
 
Nullement affecté par l’échec flagrant de la Conférence climatique de décembre dernier, le chef d’Etat faisait annoncer, par son ministre Borloo, le 23 décembre 2009 que la France allait relancer ses propositions relatives à une organisation Mondiale de l’Environnement.
 
Les pérégrinations de Jean-Louis Borloo l’ont conduit à élaborer un "plan Justice-Climat", nouvelle vision d’un monde réformé par l’environnementalisme. D’après ce document, l’Afrique doit devenir le premier continent à fonctionner à 100 % avec des énergies renouvelables. Les états insulaires doivent être protégés contre la submersion par les flots océaniques. Enfin, les neuf pays les moins développés d’Asie doivent recevoir une aide importante pour la protection de leurs forêts et leur efficacité énergétique. Un financement public multilatéral de 410 milliards de dollars serait affecté sur 20 ans à la réalisation de ce plan.
 
Est-ce bien vouloir leur bonheur que d’obliger les africains à renoncer au pétrole, au gaz, au charbon, dont ils sont producteurs, pour couvrir leurs cases et leurs déserts de panneaux photovoltaïques, élever des éoliennes, faire de l’essence à partir de végétaux ? N’y a-t-il pas là quelques métastases de la vision malthusienne du Club de Rome et du désir inavoué de nombre de personnages influents de limiter le développement des pays africains au peuplement trop prolifique ?
 
Une Organisation Mondiale de l’Environnement pour réformer l’ONU
 
Mais d’où provient cette idée d’Organisation Mondiale de l’Environnement ? Il existe déjà une Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) qui fonctionne au sein de l’ONU. Le PNUE, comme son jumeau le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), est devenu une administration sclérosée, peu productive et dont l’action demeure insignifiante eu égard aux enjeux. Le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, en 1992, avait été l’initiateur de la Commission du Développement Durable (CDD) qui devait assurer le suivi du fameux Agenda 21 qui règle dans le détail les bonnes pratiques environnementales à mettre en œuvre au sein des nations, de leurs régions et de leurs municipalités tout au long du vingt-et-unième siècle, programme démesuré, bien trop énorme à gérer pour cette CDD. Si l’Agenda 21 a eu une influence certaine sur les politiques nationales, régionales et locales, c’est grâce aux élus écologistes et aux fonctionnaires verts opérant au sein des municipalités, des régions et des ministères, opérant souvent sous la surveillance et la pression des militants écologistes commis à la surveillance des institutions par les nombreuses antennes du Earth Council fondé et longtemps présidé par Maurice Strong (il est toujours en place au conseil d’administration de cet organisme). Mais en fait, le système Agenda 21 échappe au contrôle de la CDD et de l’ONU et se développe de façon plus ou moins anarchique. En fait, plusieurs départements de l’ONU s’occupent d’environnement sans coordination et sans efficacité réelle.
L’Organisation Mondiale de l’Environnement pourrait regrouper toutes ces compétences onusiennes. Un bon article de Daniel C Esty, Directeur du Center for Environmental Law and Policy, Université de Yale, plaide pour la création de cette institution :
 
« La création d’une Organisation mondiale de l’environnement (OME) pourrait éclairer l’horizon institutionnel. L’idée est de consolider et de fusionner la demi-douzaine d’organismes onusiens compétents en matière d’environnement. L’organisation ainsi créée fournirait un mécanisme unique de gestion des problèmes transfrontaliers. Cela contribuerait à diminuer le coût des actions politiques globales en matière d’environnement et améliorerait leur efficacité. Elle constituerait en outre un forum d’échange de données, d’informations et d’analyses à destination des décideurs et des responsables politiques nationaux. Etant donné la complexité et le fort contenu scientifique de la plupart des problèmes d’environnement, un tel échange d’informations ne pourrait qu’être bénéfique pour tous et permettrait d’atteindre des économies d’échelle en matière d’analyse des problèmes et de recommandations.
 
Une OME faciliterait également la libéralisation commerciale et l’intégration économique. Elle permettrait de coordonner les politiques de régulation de façon à éviter les concurrences vers le bas, à discipliner les " cavaliers seuls ". En encourageant une certaine convergence des normes d’environnement entre les pays situés à un niveau similaire de développement, elle faciliterait l’accès des exportateurs aux marchés étrangers : il n’y aurait plus qu’une seule et même norme à satisfaire  ».
 
Lorsque l’auteur de ces lignes se voit objecter l’inefficacité récurrente de l’Onu, voire la corruption qui y règne, il rétorque que, justement, la création d’une telle organisation au sein de l’institution serait l’occasion d’une réforme profonde qui assainirait les Nations Unies. D’autres font remarquer les abandons de souveraineté auxquels les Etats membres doivent consentir. Esty rejette l’argument en arguant que « l’indépendance écologique est incontournable ». Les jeux de la multitude de nations souveraines n’apporteront pas de réponse pertinente aux enjeux auxquels la planète se confronte. Et il conclut :
 
« La question n’est pas de décider si l’on veut ou pas un mécanisme international en matière de politique de l’environnement. Il s’agit de savoir concrètement quelle institution on veut. Dans ce cadre, la logique d’une OME s’impose clairement. Aucun Etat, aussi puissant soit-il, ne peut se protéger des menaces environnementales en agissant seul. »
 
L’OME, pièce maîtresse d’une gouvernance mondiale.
 
L’analyse de Daniel Esty est à rapprocher des écrits d’un personnage bien plus influent et puissant, le Président du Council on Foreign Relation, Richard N Haas, dont les théories sont fort bien résumées dans un article du 17 février 2006 intitulé « Sovereignty and Globalization ».
 
En introduction, l’auteur présente un monde de 190 nations souveraines dont les gouvernants doivent composer avec nombre d’acteurs indépendants, les grandes entreprises, les ONG, les groupes terroristes et les cartels de la drogue, les institutions régionales ou globales, les banquiers et autres magnats de la finance. Tous ces acteurs interagissent et s’influencent mutuellement, pour le meilleur et pour le pire.
 
De ces jeux d’acteurs il ne peut résulter aucune action cohérente pour affronter les difficultés auxquelles est globalement confrontée l’humanité et « les états doivent être préparés à céder une part de souveraineté à des structures mondiales si l’on veut que le système international fonctionne ».
 
Richard Haas estime nécessaire le transfert de souveraineté à une gouvernance globale pour conjurer la menace climatique, bien sur, mais il l’étend à d’autres questions environnementales, à la lutte contre le terrorisme, contre les trafics internationaux de drogue, les grandes pandémies…
 
Il convient de préciser que Richard Haas n’exprime pas des opinions personnelles, mais qu’il agit, en tant que Président du CFR, et d’associations et lobbies puissants faisant partie du même réseau. Les lecteurs de mon livre « la Servitude Climatique » ont pu se faire une bonne idée de l’étendue de ces réseaux, de leur idéologie, de leurs procédés d’influence et de leur vision du monde. Ils savent dans quelles circonstances ces gens là ont récupéré les menaces climatiques mises en évidence par des hommes de science pour servir leurs propres agendas.
L’Organisation Mondiale de l’Environnement entre parfaitement dans le cadre de la gouvernance prônée par Haas et ses alliés. Elle disposerait du pouvoir règlementaire et exécutif dans le cadre de compétences qui lui serait attribué. On prévoit déjà qu’elle disposerait d’un budget autonome, alimenté en grande partie par une taxe sur les transactions internationales. Lorsqu’en novembre dernier, Lord Monckton de Bentchley dénonçait avec solennité un risque de dictature mondiale, il désignait ce projet d’OME qui figurait bel et bien au nombre des sujets soumis à la conférence climatique de Copenhague. Bien entendu, les pouvoirs de l’OME s’exerceraient hors de tout cadre démocratique. Il s’agirait d’une structure dans laquelle les décisions seraient préparées par une bureaucratie, entérinées par une assemblée d’Etats, certains démocratiques, d’autres non, et sur laquelle les populations n’auraient aucun pouvoir de contrôle.
 
Un super-GIEC aux pouvoirs supranationaux et non démocratique.
 
Loin de mettre à mal ces visées géopolitiques, le déclin et le discrédit du GIEC sont au contraire un facteur d’accélération du processus. En noyant le GIEC ou ses structures au sein d’un organisme environnemental, on dissimule la question si controversée du climat pour mettre en avant les questions environnementales dans leur ensemble. Qui peut contester que les problèmes de l’environnement constituent des préoccupations essentielles de l’humanité ? Mais il s’agit, aujourd’hui, de les confier à un super-GIEC qui, de plus, disposerait d’un pouvoir réel, supérieur à celui des états-membres, échappant totalement au contrôle des populations. Il faut prendre connaissance de l’Agenda 21 pour analyser le détail des prescriptions qu’on veut imposer jusqu’au niveau communal, s’interroger sur la légitimité d’une certaine élite qui se croit autorisée à décider du type d’énergie qui convient aux africains. Tout cela serait entre les mains d’une armada de fonctionnaires internationaux qui prépareraient, avec le concours d’ONG et de lobbies de toutes sortes, les décisions d’assemblées d’Etats-membres au sein desquelles les pays en développement seraient très majoritaires.
 
Voila donc le projet d’ensemble dans lequel Nicolas Sarkozy et son exécutant Jean-Louis Borloo veulent que le monde s’engage. A-t-il été élu pour conduire une telle politique ? Même si la France n’est qu’une nation de second ordre, bien moins influente que la Chine ou les USA, l’envergure internationale de son président est importante et il parvient souvent à convaincre d’autres chefs de gouvernement. Certes, on voit mal la Chine, l’Inde, et plus généralement les pays émergents contribuer à la mise en place d’un tel gendarme de leur propre politique environnementale. Il est probable qu’Obama rencontrerait les plus grandes réticences au sein de son pays s’il voulait appuyer cette initiative. Mais il parait important qu’au sein de la France même, les citoyens aient une vision claire de toutes ces menées, qu’ils se fassent une opinion, et qu’ils la manifestent par tous les moyens que leur laisse la démocratie qui nous reste.
Article précédemment publié sur le site de l’Institut Turgot
 

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18 réactions à cet article    


  • pecqror pecqror 17 février 2010 10:04

    Vivement 2012, que l’on change de président, un parfait bonimenteur.


    • JL JL 17 février 2010 10:18

      « Vivement 2012, que l’on change de président, un parfait bonimenteur. » (pecqror)

      Ne l’a-t-on pas surnommé « le roi du bonneteau » !?

      De même que, dans les négociations salariales, les patrons misent sur les plus aptes de leurs collaborateurs à résister au manque de sommeil, de même dans la course à la présidence le parti de la presse et de l’argent mise sur le plus baratineur des candidats politiques.


    • clostra 17 février 2010 11:04

      mieux qu’un Roi, mieux qu’un Empereur ! même pas peur !


      • Lapa Lapa 17 février 2010 11:05

        Ce qui est révélateur c’est que de plus en plus d’organisations transnationales sont crées pour impacter tous les domaines de la vie des citoyens. Ces organisations permettent de court-circuiter le suffrage universel puisque personne n’est élu dans celles-ci et pourtant leur membres ont sûrement plus de pouvoir que le conseiller général du coin.
        INQUIETANT déficit démocratique.


        • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 17 février 2010 11:59

          C’est la voie adoptée depuis une vingtaine d’années pour nous priver de démocratie : il faut empêcher l’électeur d’empêcher de gouverner ! J’explique tout cela dans la « Servitude Climatique ».


        • Lucien Denfer Lucien Denfer 17 février 2010 12:47

          Et après la trouvaille de la taxe carbone on nous servira peut-être le volume maximal annuel de dégazage et on nous posera des compteurs à la sortie de l’organe polluant, des compteurs electroniques de dernière génération capable de fermer l’accès une fois le quota maximal de méthane évacué, à moins d’avoir les moyens d’acheter des droits de pollution qui seront alors transférés directement au compteur sur le principe de la RFID.

          Qui a dit qu’il valait mieux perdre un ami qu’un intestin ?


          • Traroth Traroth 17 février 2010 14:10

            "Faire contrepoids à l’OMC ! Le Président Français enrage de voir cette organisation, soutenue par de nombreux pays et groupes de pression de par le monde, résister aux sollicitations de protectionnisme environnemental que lui-même ne cesse de réclamer"

            Elle est bien bonne, celle-là ! Sarkozy serait donc un protectionniste ? Celle-là, je ne m’y attendais pas ! Merci encore pour ce fou-rire ! smiley


            • Terran 17 février 2010 14:23
              Brèves /
              Réchauffement climatique : les rats quittent le navire !
              15 février 2010 - 19:45

              15 février 2010 (Nouvelle Solidarité) — Phil Jones, l’ancien responsable de l’Unité de recherche sur le climat (CRU) de l’Université d’East Anglia en Grande Bretagne, qui avait été obligé de démissionner de ses fonctions suite aux révélations du Climategate, vient d’opérer un revirement à 180° par rapport à ses convictions.

              Ses remarques à la BBC, samedi 13 février, équivalent pratiquement à une abjuration, par rapport à ses convictions précédentes et à celles de ses coreligionnaires. Le réchauffement climatique constaté entre 1975 et 1998, n’est pas exceptionnel, a-t-il avoué, mais est tout à fait comparable à celui de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Jones a aussi déclaré qu’aucun réchauffement n’avait eu lieu ces quinze dernières années !

              Rappelons les faits. À la veille du Sommet de Copenhague, les tensions sont extrêmes entre le secteur avancé et les pays en développement, les premiers se livrant à des pressions outrancières sur les seconds, perçus de plus en plus comme des concurrents, pour qu’ils abandonnent leurs projets de développement, sous prétexte de réchauffement de la planète.

              Et c’est au beau milieu de ce bras de fer, que des hackers ont rendu publics des milliers d’échanges par courriel entre les « experts » en climat du CRU et d’autres centres de « recherche », dans lesquels les prétendus experts reconnaissent s’être livré à d’intenses manipulations pour appuyer leur thèse selon laquelle l’activité productive humaine est responsable des émissions des gaz à effets de serre.

              Ce sont des faits gravissimes, car le CRU est le centre de la recherche mondiale sur le réchauffement climatique ! Particulièrement exposé par ces courriels, Phil Jones remet tout de suite sa démission du CRU, afin que l’enquête puisse se dérouler convenablement. D’autres « chercheurs », aux Etats-Unis en particulier, sont aussi visés actuellement par des investigations du même type.

              Depuis, c’est l’organisme chargé par l’ONU d’imposer la nouvelle religion du réchauffement climatique, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’experts du Climat), qui est visé en la personne de son président, l’Indien Pachauri, au point qu’il est de plus en plus question que cette organisme soit profondément réformé, voire même fermé ! En cause, les prévisions du GIEC sur la fonte des glaciers de l’Himalaya qu’il prévoyait, dans son 4e rapport, pour 2035, sans aucune preuve. Pire encore, le dit rapport argumentait que la fonte avait déjà fait passer la surface des glaciers de 500 000 km2 à 100 000 km2, alors qu’il est notoire qu’il n’est plus que de 33000 km2 actuellement !

              Les déclarations de Phil Jones à la BBC, dans cette interview samedi dernier (13/02) représentent cependant un revirement à 180° des positions de ce prétenduexpert par rapport aux « vérités » essentielles diffusées par les tenants du réchauffement climatique.

              Voici quelques extraits de cette longue interview qui vaut le détour (http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/8511670.stm) :

              BBC : « Etes vous d’accord que selon les données utilisées par le GIEC, les taux de réchauffement global entre 1860-1880, 1910-1940 et 1975-1998 sont identiques ? »

              JONES : « Les taux de réchauffement pour les quatre périodes sont similaires et il n’y a pas de différences significatives du point de vue des statistiques entre elles. »

              BBC : « Êtes vous d’accord que de 1995 à aujourd’hui, il n’y a pas eu de réchauffement global significatif du point de vue des statistiques ? »

              JONES : « Oui, c’est exact ».

              BBC : « Êtes-vous d’accord qu’entre janvier 2002 et aujourd’hui, il y a eu un refroidissement significatif du point de vue des statistiques ? ».

              JONES : « Non. Cette période est même plus courte que celle qui va de 1995 à 2009. La tendance est cette fois-ci négative (-0,12°C par décennie), mais cette tendance n’est pas significative du point de vue des statistiques ».

              BBC : « Êtes vous d’accord que des influences naturelles aient pu contribuer de façon significative au réchauffement global observé entre 1975-1998, et si oui, pouvez-vous spécifier chaque influence et expliquer sa force de radiation durant la période en termes de Watt par m2 »

              JONES : « Ce domaine est un peu hors de ma compétence… ».

              BBC : « Il y a un débat pour savoir si l’optimum climatique médiéval (OCM) était globale ou non. S’il était démontré de façon incontestable que ce phénomène était global, accepteriez-vous que ceci affaiblirait les prémisses selon lesquelles les températures des surfaces atmosphériques moyennes, durant la deuxième moitié du 20e siècle, étaient sans précédent ? »

              JONES : « Il y a beaucoup de débats pour savoir si l’OCM a été global ou non. L’OCM a été observable de la façon la plus claire dans des parties de l’Amérique du Nord, de l’Atlantique Nord, d’Europe et d’Asie. Pour qu’il soit réellement global, il devrait être observé plus clairement dans plus de données provenant des régions tropicales et de l’hémisphère Sud. Il y a très peu de données paléoclimatiques pour ces deux dernières régions. »

              BBC : « Les courriels volés du ‘Climategate’ ont été rendus publics en novembre. Comment avez vous vécu cette affaire depuis lors ? ».

              JONES : « Ma vie a été terrible depuis cette époque, mais j’ai déjà parlé de tout ceci une première fois (dans le Sunday Times) et je n’ai aucune envie de le refaire. »

                      

              **************************************

              Il n’y a pas de réchauffement global significatif !

              Le monde occidental vit dans le mensonge créer par les médias et les décisions politiques sont prises sur les bases de mensonges scientifiques vert et malthusiens. Dont europe ecologie fait partie.

              Réveillez-vous !



              • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 17 février 2010 15:50

                Merci pour cette information et votre commentaire. Phil Jones fait profil bas dans l’interview de la BBC, et fait quelques concessions, mais persiste sur l’essentiel. Ainsi, il récuse toute responsabilité dans le fait qu’il ait utilisé « une astuce » pour masquer une baisse de températures, en affirmant que sa remarque se référait à une étude de dendrochronologie et qu’elle était sortie de son contexte. Ses explications sont toutefois très insuffisantes, et il convient de se référer à l’analyse approfondie des emails faite par John P Costella et publiée par le SPPI le 20 janvier 2010, pour constater que les manquements à la probité scientifique ont été chose courante au sein du petit groupe d’experts auteurs des emails, et dont il faisait partie.

                Remarquons toutefois que si ce sont Phil Jones et le CRU qui sont principalement pointés du doigt, une étude de Joseph d’Aleo et Anthony Watts, publiée également par le SSPI, le 29 janvier 2010, montre que des manquements comparables sont à reprocher aux deux autres pourvoyeurs de données de températures du GIEC, le GISS et le NCDC. Toutes les bases chiffrées des analyses de températures sont donc suspectes, et ne peuvent plus être considérées comme scientifiquement valides, ce qui réduit à néant la portée des résultats de modélisation climatiques, et donc toutes les prévisions du GIEC. Vingt années de travaux scientifiques sont donc en grande partie gâchés, des sommes d’argent public colossales perdues. Il ne serait pas convenable que Phil Jones soit le lampiste qui paye pour l’ensemble des fautifs. Des enquêtes généralisées au sein du GIEC et dans les centres habituellement pourvoyeurs de données doivent être diligentées.


              • Terran 17 février 2010 18:02

                Tout cela mérite bien un article Jean-Michel.
                En accord total avec tous les points que vous soulevé en complément.
                Vous en savez maintenant plus que nous tous sur la chose.


              • Takuan Takuan 17 février 2010 17:43

                C’est un peu comme moraliser le capitalisme grâce à l’autre nabot et ses sbires...Déjà rien que parce que Sarkozy et Borlloo sont dans le coup de l’OME,ça sent l’arnaque genre reconversion de lobbyistes...Borloo deviendra-t’il le « Roselyne Bachelot » de l’evironnement ?


                • bonnes idees 17 février 2010 18:07

                  Borloo deviendra-t’il le « Roselyne Bachelot » de l’evironnement .

                  Une sorte de « Borchelot » quoi.


                  • Leviathan Leviathan 18 février 2010 13:08

                    Bon article. A défaut de me répéter mais pour compléter l’article, lisez :

                    - « La véritable histoire des bilderbergers » de Daniel Estulin.


                    • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 18 février 2010 13:20

                      Absolument. Et n’oubliez pas la Trilatérale, le Club de Rome... Voila les cercles où se bâtit l’idéologie du Nouvel Ordre Mondial.


                    • Parrison Parrison 18 février 2010 13:45

                      Article d’intérêt publique.... ! à diffuser sans modération.. merci M. Bélouve... !


                      • Elsass Elsass 21 février 2010 13:48

                        Voilà ce qu’il convient d’appeler un article passionnant et où l’on voit une vraie méthode.
                        Bravo à l’auteur pour ses travaux.


                        • Pierrot Pierrot 3 mars 2010 10:22

                          Je ne comprend pas la promotion du WWF et de Greenpeace.

                          C’est, en effet, le WWF qui a menti sur la prochaine disparition des glaciers himalayiens dans le dernier rapport du GIEC.
                          C’est une des très rares erreurs du GIEC de n’avoir pas complètement vérifié cette fausse information du GIEC.

                          Le GIEC a montré son sérieux sauf à quelques reprises.
                          Le WWF et Greenpeace sont des professionnels du grand mensonge.

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