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Accueil du site > Actualités > Environnement > Où il est question de péage urbain

Où il est question de péage urbain

Stockholm a opté pour le péage urbain. Après Londres, c’est la 2e grande ville européenne à suivre cette voie. La question se pose désormais pour la France. Allons-nous l’adopter à notre tour ? ou du moins, allons nous en parler, en débattre ? La réponse est qu’il suffit de le décider : elle est entre les mains des internautes, des bloggeurs ou des militants et élus... Voici un aperçu des termes du débat.

Préhistoire

Il faut d’abord noter que le sujet n’est pas vraiment neuf. Je me souviens l’avoir entendu citer par Gérard Collomb en 2001, alors qu’il était annoncé à Londres. C’est surtout et depuis longtemps un sujet d’intérêt pour beaucoup de spécialistes des déplacements comme Yves Crozet du laboratoire d’études des transports (LET). Récemment, dans le plan de protection de l’atmosphère (PPA), document qui établit une norme et certaines contraintes antipollution pour les grandes agglomérations, les fonctionnaires de l’Equipement ont proposé que cela soit mis à l’étude pour l’agglomération lyonnaise (mais pas à Paris). Une étude peut ne jamais aboutir mais il est sûr d’ores et déjà que le sujet va faire parler.

Swinging London

Avant d’aller plus loin, précisons les modalités et le but d’un péage urbain. L’idée, telle que mise en place à Londres, est de limiter l’accès en voiture de la « City », le quartier des affaires, pour en fluidifier le trafic. Cette idée est fille de la technologie : c’est faisable, faisons-le. Établir un péage avec une barrière type autoroute aurait semblé un anachronisme (voir l’Octroi en France), or les ingénieurs se sont rendus compte qu’avec quelques caméras bien placées, des logiciels qui reconnaissent les numéros d’immatriculation, le paiement par Internet, autant de technologies devenues banales, il était facile de mettre en œuvre ce système de barrière virtuelle avec péage réelle. L’hypothèse de départ, depuis vérifiée, était que les seuls utilisateurs ayant un intérêt économique à prendre leur véhicule le ferait en acquittant une taxe quotidienne de 8 €. La ressource dégagée devait, elle, permettre de remédier au sous-investissement chronique des Anglais dans leurs transports en commun (TC). Les cadres de la City y ont gagné de la fluidité dans leurs déplacements contre une somme modique (quand on est banquier à la City en tout cas), les employés et habitants plus modestes, une meilleure desserte en TC.

La morale de l’histoire est qu’une idée novatrice, plutôt osée même, peut parfois gagner. Le système non seulement fonctionne mais est aussi bien accepté par la population. Il a depuis été étendu. Il est vrai que c’est l’Angleterre et les Anglais ne ressemblent pas plus aux Français que Londres ne ressemble à Paris ou Lyon.

Le péage mis en place à Stockholm est assez différent car il vise à dissuader des trajets pendulaires et aux heures d’affluence.

Le modèle anglais : rejeté à droite

L’exemple londonien, malgré son efficacité et son acceptation par la population locale, suscite en France une désapprobation à peu près unanime.

Les usagers de la voiture (mais ne le sommes-nous pas tous plus ou moins ?) sont contre cette taxe « antivoiture ». Derrière ce vocable «  usagers de la voiture », il faut comprendre certains groupes de pression, qui via des associations, se manifestent auprès des élus à chaque mesure allant contre « leur » intérêt : réduction du nombre de places de stationnement sur la voirie, augmentation des tarifs des parkings, introduction de tramway, voies cyclables, etc. au détriment de la place de l’auto. Les premiers membres de ce groupe de pression sont d’ailleurs les élus de droite eux-mêmes. Pas de vraie logique idéologique là-dedans. Plutôt une paresse intellectuelle et le réflexe d’être contre les verts et les gauchistes et donc pour la voiture. Le schéma paraît simplificateur mais fonctionne à peu près sans exception. Perben en a donné une illustration, il y a quelques mois à Lyon, en attaquant publiquement le parc urbain des berges du Rhône, au prétexte qu’il supprime des places de stationnement au profit d’un espace de promenade. Voilà un positionnement politique qui se passe de commentaires.

Le modèle anglais : rejeté à gauche

La mesure est également attaquée à gauche car elle fonctionne sur une logique libérale. La voiture est réservée aux riches dans ce système. Sous des dehors pragmatique et au nom de l’efficacité, on confie la régulation au marché, sans mécanisme qui rétablisse l’équité sociale. Cela rappelle l’économie selon Blair même si cette mesure ne lui doit rien mais doit tout à son adversaire déclaré Ken Livingstone dit « le rouge ».

Parce qu’ils sont combattus à droite comme à gauche, il est assez confortable d’être contre les péages urbains, en précisant que d’ailleurs « ça ne pourrait pas marcher en France ».

Reste que cela revient à se priver d’un outil efficace contre la pollution et les encombrements. C’est pourquoi il me paraît préférable de chercher à lever certaines objections au modèle anglais plutôt que de le rejeter en bloc.

Quel modèle de péage à la française ?

Des élus socialistes de différentes communes de l’agglomération lyonnaise s’étaient réunis il y a quelque temps pour s’interroger sur la mise en étude d’un péage urbain sur leur territoire.

Les élus du centre-ville tout comme ceux de la banlieue, se sont inquiétés d’une mesure peu favorable aux couches populaires de leur territoire. Tout renchérissement des déplacements peut s’assimiler à une assignation à résidence. Le périmètre envisagé pour une étude du péage urbain dans le cadre du PPA est celui du centre de l’agglomération, Lyon-Villeurbanne. Avant même de démarrer l’étude, l’exclusion des banlieues semble validée. Ce qui se comprend dans une logique de lutte contre la pollution - réduire la circulation là où elle est la plus dense - mais fait peu de cas de son impact social.

Le groupe socialiste du grand Lyon a donc préconisé de réfléchir à plusieurs périmètres possibles : hyper centre ou aire urbaine, d’étudier le prix de la taxe ou vignette en fonction de critères sociaux comme le revenu, ou environnementaux comme le niveau de pollution dégagée par le véhicule.

Pourquoi ne pas imaginer également une vignette d’agglomération dont le prix serait modulable selon le nombre d’utilisations mensuelles de la voiture, de façon à encourager ceux qui limitent l’usage de leur voiture, à l’exemple de ce qui se fait pour les abonnements de parkings ?

Quelle faisabilité ?

Essayer de cumuler les effets incitatifs, les critères de différentes natures, est un jeu intellectuel assez stimulant mais risque de se révéler vain. Quel politique prendrait le risque d’annoncer une mesure qui, quelle que soit la mise en œuvre, est assimilable à un nouvel impôt ?

C’est là que l’exemple récent de Stockholm devient très intéressant. La mesure a été adoptée d’abord à titre expérimental. Les sociaux démocrates ont d’ailleurs perdu les élections juste après. Sauf que la population d’abord majoritairement hostile a depuis changé d’avis. C’est ceux-là mêmes qui ont fait campagne contre le péage qui se trouvent au pouvoir aujourd’hui et qui font passer le projet de la phase expérimentale à la phase définitive car c’est désormais une demande de leurs électeurs.

Tout concilier

Voici quelques objectifs que nous pourrions nous donner pour que l’idée d’un péage urbain à la lyonnaise fasse son chemin. Si aucun candidat ne se risque à annoncer un projet de péage urbain pour le prochain mandat, ce n’est pas un risque électoral déraisonnable d’annoncer un débat sur le sujet. Voilà un bel exercice de démocratie participative en perspective. Il pourrait se conclure soit par un référendum local, sur le projet lui-même, soit par un vote pour choisir entre plusieurs scénarios, intégrants des critères et des tarifs différents. Une période d’essai, tout comme à Stockholm, pourrait être prévue et le choix définitif se ferait à l’occasion de la campagne municipale suivante, dans six ans.

Rien de possible sans le président

Cela laisserait également le temps au gouvernement de se décider à inscrire une loi sur le sujet à l’ordre du jour de l’Assemblée. En effet dans notre pays centralisé, ce type de mesure n’est pas laissé à l’initiative locale et nécessite l’aval du sommet de l’Etat.

Pour qu’un président de droite accepte de rendre possible une idée à laquelle la majorité des élus locaux de droite est hostile, il faudrait un petit miracle. Encore que... Nicolas Sarkozy excelle dans l’art du contre-pied. Il pourrait choisir d’avancer sur cette question pour peu que l’idée ait l’air d’être de lui...


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50 réactions à cet article    


  • thomthom 31 août 2007 14:19

    Le péage urbain est à mes yeux un système totalement injuste. Il revient à reserver l’accès aux centre villes aux riches, et à en exclure les plus pauvres. C’est aussi une véritable prise en otage de ceux qui ne peuvent pas se passer de leur voiture (livraisons, accès à des zones peu déservies par les transports en communs, transport de personnes agées ou handicapées...).

    Pour moi, le bon compromis à mettre en place à Paris est ailleurs :
    - il faut aménager des parkings publics gratuits, assez grands et facilement accessibles à l’entrée de la ville (voire déportés en proche banlieue avec une bonne désserte), et augmenter le prix du stationnement dans la ville (sauf pour les résidents... et encore...). on pourrait par exemple envisager une poursuite de la converture du périph, en aménageant dessus d’immenses parkings paysagers qui regleraient pour longtemps le probleme du stationnement dans toute la périphérie (interne et externe) de la capitale
    - continuer de favoriser les circulation douces (vélos...).
    - multiplier les rues piétonnes, mais pas de zones pietonnes completement fermées à la circulation (car pour les habitants, commerces, etc... c’est invivable). disséminer des rues pietonnes part-ci partèlà permet de créer des zones de « calme » sans pour autant trop pénaliser ceux qui prennent leur voiture ou le bus. Les rues pietones doivent également etre ouvertes à la circulation chaque jour sur un petit créneau horaire... du genre de 8h à 9h pour permettre les livraisons.

    bref, la politique de rejet de la voiture doit etre incitative : la voiture à Paris c’est merdique... ne la rendons pas plus merdique, mais améliorons les autres modes de circulation possible pour que les usagers laissent leur voiture au parking... sauf nécessité absolue et justifiée (et dans ce cas là, ne faisons rien qui les empecherait de prendre leur voiture)


    • Internaute Internaute 1er septembre 2007 20:19

      Tout à fait d’accord avec vous. A l’étranger on trouve des immeubles parking qui fonctionnent comme un Juke-Box. Une machinerie envoie l’auto dans un casier inacessible. Le propriétaire peut aller se ballader tanquile sans risque de voir son auto fracturée. On pourrait en mettre partout et diminuer ainsi la circulation. Je suis contre les interdictions imaginées par un fonctionnaire dans son petit bureau. Il y a mille cas différents et le mieux que l’on puisse faire pour la population est de faciliter la circulation et le parking, pas de l’interdire. Le remplacement obligatoire de l’auto par le bus, le vélo ou les pieds, c’est bon pour les dictateurs socialistes.


    • Gilles Gilles 3 septembre 2007 09:02

      Quelques objections à Thomthon :

      - « augmenter le prix du stationnement dans la ville ». Cela revient à ce que vous comptiez combattre, à savoir que les « riches » pourraient toujours venir en ville tandis que les autres se gareraient en banlieue et se taperaient le métro

      - Ensuite, si je vous suis bien, il faudrait construire des centaines de milliers de places de parking en proche banlieue. Il n’y a plus qu’à trouver la place et quid des gens qui habitent dans ces villes ? Seraient-ils ravis d’avoir leur espace squatté par de multiples parkings au lieu de bâtiments, espaces verts, rues piétonnes.

      - Les département du 92, comme Neuilly par exemple, construiraient-elles des parking ? Quedalle oui.... N’auront nous pas 20 fois plus de parking dans le 93-94 que dans le 92 ? Qui irait garer sa BMW à Montreuil, département où elles flambent si facilement ?

      - Pour les rues mi-piétonnes c’est en effet une bonne idées et certaines ville le font déjà. Des plots actionnables avec un bip empêchent le passage à ceux non munis du bip. cependant, toute restriction dans certaines rues augmente mécaniquement le trafic dans les rues adjacente ; faudra bien doser de façon à ce que ces dernières ne soient pas encore plus encombrées.

      Bref, à ce que j’ai compris, beaucoup de ceux qui prennent la bagnole le font où par obligation, où parce qu’ils préfèrent la caisse au métro qui leur est insupportable. Et ce même si le stationnement est déjà laborieux et trés cher. Leurs habitudes sont difficilement changeable

      Mis à part une incitation forte et autoritaire je ne vois pas comment les contraindre à changer leurs habitudes. Carrément empêcher le dépassement d’un nombre max de bagnoles serait plus utile, ainsi que plus qu’inciter les gens à laisser leur caisse chez eux.

      Mais il faudrait en parallèle améliorer les transports en communs de façon à ce que le bus ou le métro aux heures de pointe ne soit pas un chemin de croix, que la plupart des villes soient desservies avec des gens supplémentaires autour de la ville. Si possible favoriser l’accés au logement proche de son boulot (là je rêve)...


    • Gilles Gilles 3 septembre 2007 09:04

      rectificatif

      « soient desservies avec des LIGNES supplémentaires autour de la ville »


    • jakback jakback 31 août 2007 14:26

      Votre reflexion est des plus intéressante, puis que inévitablement nous devrons mettre en place les péages urbains. Mais pourquoi reprendre les vieilles idées de la gauche en voulant instituer un paiement selon des critères de ressources, de motorisation, d’ancienneté du véhicule ect...l’égalitarisme a tout crin de la gauche est atavique. Faire compliqué lorsque l’on peut faire simple. Londres est le bon exemple : un péage a prix unique, a chacun de définir ses priorités en fonction de ses besoins, c’est simple ,efficace, économique,ce qui le serait beaucoup moins, avec un péage multicritères, ces derniers par définition sont mutants ce qui rajoutent des risque de bugs fréquents, donc inégalitaires au plus haut point.


      • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 31 août 2007 16:09

        En parlant de Grenoble, je connais bien se cas de figure, les transports avec parking relai, ne sont prévus, dans leurs grandes majorités pour faire la périphérie de la ville, jusqu’à son centre.

        Ce qui fait que l’on peut voir à 10h du matin, plus de bus en attente sur ces dit parking que de voiture, car dans le cas de Grenoble, la poussé démographique de la ville c’est fait à l’opposé des zones d’emploie. Et Grenoble est juste devenue une rocade, d’où des bouchons énormes, qui ne font qu’augmenter vu la politique de la ville qui a soustrait une voie de circulation pour faire passer des bus vide.


      • Lisa SION 2 Lisa SION 1er septembre 2007 11:43

        Bien résumé : Si tous les transports étaient gratuits, nous n’aurions aucun problèmes pour nous déplacer à travers tout le pays jusqu’au coeur des villes et villages.

        Prenons l’exemple des autoroutes, nous avions deux solutions : la bonne, toutes gratuites, l’entretien payé sur l’impôt, et la mauvaise, l’actuelle.

        Homme politique égal : Taxes...Un pour cent pour nous, ça fait un ptit milliard pour eux...Ce n’est pas la peine de sortir de l’E.N.A. pour n’avoir compris que cela !

        Si tout était gratuit pour le contribuable, on ne se poserait pas ces questions.


      • idyllique 1er septembre 2007 21:32

        La gratuité ça n’existe pas ! Donc avec quel argent financer tout cela ? Un peu plus de CSG peut-être sur votre contribution mensuelle et annuelle !


      • Gilles Gilles 3 septembre 2007 09:21

        Idyllique

        Inciter est aussi le but de l’impôt. Les niches fiscales en sont un bon exemple en orientant les investissements des contribuables selon un schéma voulu. Elles coûtent des dizaines de milliards d’euros à l’Etat

        Alors pourquoi pas subventionner les transports en commun, jusqu’à rendre gratuit une partie d’entre eux, dans le but de rendre les villes plus agréables, la circulation plus fluide, limiter la pollution. Ce qui donnera des gains en dépenses de santé, moins de temps perdu pour les conducteurs et une meilleure qualité de vie.

        En outre, ce que tu paieras en impôts, tu ne le paieras plus en tickets, essence et parking pour ta bagnole. Evidemment celui qui continuera à l’utiliser envers et contre tout, lui se fait enfler... sauf qu’il roulera mieux et puis, comme le disent pas mal d’intervenants, après tout c’est lui qui choisi s’il veut payer pour continuer à conduire.

        Voilà à quoi sert aussi un impôt util ! l’impôt n’est pas à voir uniquement sous l’angle de l’Etat spoliateur.


      • Lisa SION 2 Lisa SION 4 septembre 2007 23:43

        La gratuité n’existe pas, c’est vrai. Donc, personne ne sait ce qu’il en serait. La gratuité après impôt était envisageable, l’impôt servant à payer l’entretien de nos réseaux routiers. Avant, il faut éduquer les gens, sinon, c’est la cata. Les gens qui jettent un papier parterre croient qu’ils deviennent le patron de celui qui va le ramasser derrière lui.


      • Lisa SION 2 Lisa SION 5 septembre 2007 00:26

        S’il n’y avait pas eu à lutter contre les MONOPOLES des grandes marques automobiles, du tout pétrole, de la politique des H.L.M. de l’Ile de France, et de la flambée de l’immobilier parisien...Il y aurait longtemps que ce problème chronique de la circulation en ville serait règlé. Nous sommes tellement victimes des puissants LOBBYS, que toute alternative est décapitée dans l’oeuf.

        Rien qu’au sujet de la voiture électrique, ou à air comprimé, l’une et l’autre sans concurrence au niveau bruit, odeur, ( le bruit et l’odeur...ça vous rappelle pas qq’un ) et pollution, dans les caztons de nombres d’inventeurs, devraient depuis longtemps avoir envahi les centre villes. Avec les même investissements, encouragements, et soutien...que Mitterrand et son ami Ligier ont accordés, imposés, et développés pour la voiture sans permis, cette espèce de traine-cul dangereux qui roule au diésel à grand bruit...

        Il n’y a bientôt que les riches qui peuvent s’installer et habiter dans Paris...Manquerait plus qu’on ait à payer pour leur rendre visite, pour se garer chez eux, pour leur livrer le pain, le journal et pourquoi pas leur ramasser leur papiers parterre... !

        Le péage, c’est encore un coup à enrichir les riches, ni plus, ni moins, cette élite qui a léché les pompes de notre président et qui voudrait bien se montrer à ses côtés sur la photo...Paris ne sera pas Paris sans les étudiants, les entrepreneurs, et tous les jeunes sans qui une ville n’est plus qu’un asile pour vieillards-actionnaires !


      • andree2 31 août 2007 15:11

        Solution très facile que de proposer un péage en ville. Après avoir encouragé la voiture, on fait payer les automobilistes pour se garer. A Tokyo il est interdit de se garer sur la voie publique, ainsi il y a de la place pour circuler. Mais pour acheter une voiture, il faut d’abord prouver que l’on a un garage. En contrepartie bien entendu, les transports en commun sont développés.


        • Gilles Gilles 3 septembre 2007 09:25

          Andree, quant on voit les reportages sur le métro de Tokyo avec des employés payés pour tasser violemment les gens comme des bêtes au fond des wagons, excuses moi, mais on a pas envie... c’est même flippant

          En France, c’est déjà limite à certaines heures, alors sans augmenter le trafic du métro, jamais le gros des gens n’accepteront de se faire traiter ainsi tous les jours... du moins j’espère.

          Le métro bondé, crade et puant est d’ailleurs je crois une des raisons principales pour laquelle des personnes préfèrent les embouteillages interminables ; au moins tu gardes ton espace vital et l’auto radio


        • andree2 3 septembre 2007 22:43

          Vos images remontent aux années 1960 Le métro de Tokyo est maintenant très moderne et beaucoup plus propre que celui de Paris


        • Gilles Gilles 4 septembre 2007 10:12

          Possible, je n’y suis jamais allé. Comme je le dis, je parle de reportages vus à la télé, et donc des images choisies par les journalistes

          Sinon, je parlais juste de la foule apparente dans le métro de Tokyo. Le coté crade est puant de mon commentaire était sur le métro de Paris.


        • tvargentine.com lerma 31 août 2007 16:26

          Une fois de plus,il faut réformer les régions françaises en supprimant les départements et constituer que des régions.

          Avantages,moins de bureaucratie et réduction des couts,une meilleure utilisation des fonds publiques et pas de fuites en avant dans des projets de taxation en tout genre.

          La méthode qui consiste à regarder ailleurs pour justifier des augmentations de prix,(électricité,gaz,redevance tv..) est une méthode réactionnaire et va à l’encontre de toute logique économique de développement de notre pays.

          Cette méthode de pensée,on l’a retrouve aussi bien à droite qu’a gauche.

          A ce stade,tout les modèles ne sont pas importable en France et le rôle de l’Etat est différent.

          La meilleure des régions sera déjà de faire le grand Paris (le grand Lyon,le grand Marseille....) afin d’avoir une meilleure optimisation des fonds publics et une concentration du pouvoir de décision.

          Pour cela il faut passer à la vitesse supérieur.

          Nous voyons bien que « les socialistes » ne le sont plus,puisqu’ils ne pensent qu’à crééer des taxes ou à prendre le prix le plus cher en Europe comme référence (prix de l’immobilier,pour justifier la spéculation)


          • Forest Ent Forest Ent 31 août 2007 19:09

            Ce n’est pas la seule solution. Il me semble que la méthode de Mme Trautman a bien fonctionné à Strasbourg : construction de tramways et interdiction quasi-complète des voitures. Cela dit, il vaudrait mieux que ce soit affirmé par un strasbourgeois...


            • Forest Ent Forest Ent 2 septembre 2007 19:04

              « les transports en commun plus rapide s’ils existent »

              Sans voitures ni transports en commun, il reste le vélo, le cheval, les pieds, ... smiley


            • maxim maxim 31 août 2007 19:42

              à 8 € le péage quotidien pour un budjet automobile ,plus le prix de revient annuel d’une voiture que beaucoup sont obligés de prendre pour plusieurs raisons ( d’ailleurs ,vehicule de tourisme est totalement déplacé étant donné que la voiture est un outil de travail pour beaucoup ....) donc pour revenir à ce que j’ai lu ,8 €uros de péage pour aller bosser ,c’est scandaleux ,une ville c’est un domaine public ,donc gratuit ,d’autant plus que celui qui aura acquitté ce péage ,devra débourser pour stationner ,c’est du rackett ,si les Anglais pratiquent cette méthode qui nous ramène au temps de l’octroi ,ça les regarde ..... ce n’est pas parce que nos voisins ont de fausses bonnes idées qu’il faille nous en inspirer ..... l’accès d’une ville doit demeurer libre ,ouvert à tous !!!!!! on est encore en France !!!!!!


              • Rage Rage 31 août 2007 20:21

                Bonjour,

                Et voilà LE retour du péage urbain (voir mon article de l’an passé sur ce sujet et je n’ai pas bougé d’un iota mon point de vu).

                Comme l’an passé, et comme depuis 1997, les lobbies de droite tentent de refaire passer en force ce sujet à Lyon. L’idée, lancée dans la nature par Christian Philip, feu député de la circonscription détenue par M.Perben (et candidat à la mairie de Lyon, vous venez donc de comprendre pourquoi le sujet revient sur le tapis) est soutenue depuis un bon moment par Yves Crozet, directeur du LET et fervent défenseur de la vente des autoroutes en 2005 (dont on connait le succès, comme M.Zaccharias l’a prouvé en se versant une « prime au plumage de l’état ») ainsi que par des lobbies « protégeons encore l’hypercentre des affreux périurbains ».

                Le contexte étant posé, le « Grenelle » de l’environnement en ligne de mire, voilà un beau sujet de discussion.

                Etant moi même ingénieur en charge des transports régionaux - et ayant refusé de me prêté au jeu de massacre de TLM (la télé lyonnaise) au sujet des péages urbains - je confirme le fait que ce dispositif serait, s’il fallait le résumer ainsi : « Efficace dans l’absolu mais discriminant au possible et finallement disproportionné face au problème posé ».

                Il faut donc distinguer les péages urbains et ce que l’on en fait :

                1. Faire payer, pourquoi, vers quoi et dans quels buts ? On remarquera par exemple qu’à Stockholm ou Trondheim les objectifs ne sont pas du tout les mêmes suivant l’affectation des « gains » quand « gains » il y a vu que le système coûte cher... en caméras et barrières. La droite privilégie le financement des routes (et oui, les autoroutes n’étant plus là pour faire de la marge), la gauche privilégie les TC : A Stockholm, la droite a récupéré le péage mais a changé sa vocation : financer les routes et non plus les TC : cela n’a rien à voir (pour l’auteur) !

                2. Quelle configuration urbaine et quel existant ? Stockholm n’a que 18 accès... Londres plus de 100. Singapour est une île, Trondheim est aussi particulière. La prequ’île de Lyon pourrait certes convenir, mais si l’on regarde le problème à la loupe voilà 2 arguments à prendre en compte :
                - 2.1 La prequ’île est déjà entrièrement payante en stationnement (n’est ce pas là déjà un péage urbain ?). Une zone 30 est même en cours de réalisation.
                - 2.2 Les péages sur les ponts... cela existait déjà au Moyen-Age et on sait vers qui l’argent allait.

                3. Pour l’environnement, pour « sanctuariser » les centres ou simplement pour de la politique de bas étage ? Si l’on y regarde de près, que peut-on reprocher à M.Collomb sur l’alternative à la VP depuis 2001 ? :
                - 1 ligne Tram et 1 ligne métro en plus
                - Lancement de Velo’V
                - Gel des pénétrantes et autres grands projets routiers dans le cadre du PDU
                - Extension du stationnement payant
                - Gestion améliorée des flux de circulation
                - Parkings souterrains et autres projets des Berges

                Objectivement, je ne vois dans le péage urbain qu’un prétexte politique pour faire de « l’environnement » une porte d’entrée sélective par l’argent. Au lieu d’agir à la source (limiter l’étalement urbain, financer les réseaux TC, limiter les projets « routes » et la taille des tubes) on préfère se donner bonne conscience en sélectionnant par l’argent.

                On pourrait tout aussi bien faire avec un prix du litre d’essence à 2€... le tout sous couvert de « moins de CO2 ».

                La question à laquelle je veux mener, tant ce débat me semble « politiquement funeste pour les moins aisés », est la suivante : Agit-on réellement à la cause et en connaissance de cause ?

                A Londres, le péage urbain encercle la City et les quartiers chics : le péage fait payer ceux qui ont les moyens. A Lyon, le péage encerclerait les commerces du centre, les universités, les habitations « bobos » mais aussi étudiantes : cela n’a pas la même configuration ni les mêmes effets.

                4. A Lyon un péage pour les habitants, un tunnel gratuit pour les « transit » et des villes de France « Open Space » : n’y a t’il pas là un risque d« embourgeoisement » de la ville au détriment de sa population plus modeste ?

                5. Quelles modalités ?
                - Un péage pour plus de route ou pour plus de transports en commun ?
                - Un péage avec 50 dérogations (flics, pompiers... médecins, avocats and co) ou avec des prix au « poids CO2 » ?
                - Un péage urbain mais pas une vignette verte sur les grosses cylindrées et autres 4x4 ?
                - Combien d’entrées/sorties, quel débit, quel mode (ticket/caméra/abonnement etc...) et quelles protections pour la liberté des individus ?
                - Quelles alternatives pour ceux qui n’ont pas le choix ?
                - Quelles impacts sur les habitants/Commerces/vie locale ?

                Chacune de ces questions est un piège. Prendre tous ces risques pour faire quoi au final ? Limiter le nombre de véhicules en hypercentre ? L’essentiel du trafic lyonnais en « hausse » transit par le centre et fait du périphérie/périphérie. Limiter le nombre de véhicules alors que l’on vient de construire encore 2 parcs souterrains de plus de 500 places ? Limiter le nombre de VP alors que la ville de Lyon explose en périurbain avec la bénédiction des maires et le coût de l’immobilier ?

                Je vous laisse juger par vous-même. Pour ma part, compte tenu des outils existants et à disposition d’une politique « volontariste », on ferait bien mieux de développer TC/voie cyclables en lien avec un urbanisme raisonné (une AO urbaine logement/urbanisme par exemple) plutôt que de « réguler par l’argent » :

                On s’attaque encore et toujours aux conséquences... pas aux causes...

                Peut-être parce que la « droite » veut le beurre (l’immobilier cher), l’argent du beurre (0 VP / 0 pollution / 0 visiteurs bas de gamme) et le cul de la crémière (les modestes loin des yeux loin du coeur, et mandoline jusqu’en 2012). Quant à la gauche, à elle de ne pas se laisser embarquer sans savoir ce qu’elle fait...


                • Gilles Gilles 3 septembre 2007 09:37

                  Je crois que rage, qui semble est un spécialiste du sujet, montre bien qu’une politique urbaine se pense de long en large et à long terme. Je n’avais pas pensé à la moitié de ces arguments, notamment sur le type de population englobée par les péages urbains.

                  Espérons que les politiques seront sensibles à « ceux qui pensent » plus qu’à ceux proposant des solutions démagogiques ou rapportant du pognon.

                  Juste une remarque. rage dit : « n’y a t’il pas là un risque d »embourgeoisement« de la ville au détriment de sa population plus modeste »

                  Cela est déjà le cas pour la plupart des grandes villes de France. Paris, marseille, Toulouse, virent leurs populations modestes en périphérie en rénovant des quartiers du coup uniquement accessibles aux « bourgeois ». le péage urbain empêchant ces banlieusards modestes de venir polluer le bobo ne sont que la suite logique de l’entreprise de sanctuarisation de l’hypercentre pour une classe privilégiées. Dans 20 ans, je serai surpris de voir beaucoup de quartiers populaires dans les centre ville


                • heroined 3 septembre 2007 14:09

                  Bon article, bon commentaire. Merci à l’auteur et à Gilles pour vos contributions qui éclairent ma lanterne (et celle de bien d’autre je suppose)


                • heroined 3 septembre 2007 14:10

                  Bon article, bon commentaire. Merci à l’auteur et à Rage pour vos contributions qui éclairent ma lanterne (et celle de bien d’autre je suppose)


                • Eloi Eloi 31 août 2007 20:26

                  Merci pour le ton de cet article, qui dégage une forte volonté de réflexion !

                  Commençons par une évidence :

                  Les péages urbains existent déjà à Lyon. Il est quasiment impossible de se garer en centre-ville sans payer des parkings payants. Et comme on ne traverse par le centre-ville pour le plaisir, on est obligé de s’y garer. On paye donc un droit d’accès. Mettre au point un péage urbain reviendrait à taxer doublement la circulation en ville, et donc pénaliser doublement les résidents du centre-ville (dont je ne fais pas partie).

                  Une solution évidente et que tout le monde connaît existe pour désengorger les centre-ville :

                  * limiter drastiquement la circulation (à quelques exceptions près)

                  * Densifier le réseau de transports en commun et de parkings périphériques

                  De toute façon, ca se fait déjà : se garer dans les villes de la périphérie urbaine de lyon, et prendre les bus pour y aller. La politique urbaine pourrait cependant gagner à devenir un peu plus incitative et pratique...

                  Alors, pourquoi parle-t-on encore de péage urbain ??? Ah oui : le péage rapporte, les TC et les parking coûtent cher

                  Et surtout demandent beaucoup d’organisation, d’optimisation des trajets et de taille de bus*, bref tous ces petits tracas logistiques un peu compliqués qui font qu’au final, pour ne pas se casser la tête, on va simplement mettre un péage

                  * à ce propos, tout un chacun à Lyon à souvent vu des bus énormes ne transporter que 5 personnes. C’est peut-être une raison pour laquelle les TC sont si chers ?


                  • Eloi Eloi 31 août 2007 20:49

                    Rage, mon post fait doublon au vôtre, apparu entre temps, et en moins documenté.

                    Comme vous vous occupez des transports au niveau régional, en tant qu’ingénieur, et peut-être donc au niveau de la logistique, peut-être pourriez-vous répondre à quelques question concernant les bus :

                    * autour de lyon, dans la COURLY même, des bus de 50 places passent à 10% plein toutes les une ou deux heures. Peut-être serait-il possible de diversifier la gamme de bus : faire passer toutes les demi-heures des bus de 25 places par exemple. Cette situation m’a toujours semblé absurde.

                    * Ne pourrais-t-on pas optimiser les trajets de bus par des enquêtes régulières sur les passagers qui prennent ou sont prêts à prendre les transports en commun ? Un sondage sur le site internet des TCL permettrait, approximativement, j’en conviens et prenant en compte les estimations de besoins de trajets de utilisateurs, conjugué avec leur lieu de résidance pourrait optimiser les trajets ? Les chauffeurs de bus devraient également pouvoir faire remonter les chiffres de remplissage de son bus ? Je pose cette question, car on observe régulièrement des trajets et des horaires aberrants, dès que l’on s’écarte un peu de lyon même.

                    * Les parkings (payants, ce qui, vous l’avez également dit, constitue déjà un péage) sont regroupés au centre ville. Ne serait-ce pas plus logique de les construire dans la périphérie lyonnaise, au pied de lignes de bus ou de TER régulières (voire de tram ou de métro, si c’est justifié) ?

                    J’espère recevoir quelques réponses de votre part, puisque vous devez probablement être le mieux placé pour y répondre


                  • Rage Rage 31 août 2007 21:47

                    Bonsoir Eloi,

                    Vous avez tout à fait raison et votre bon sens est pragmatique.

                    Aujourd’hui, le vrai problème de la politique de transports (comme de celle de l’urbanisme) c’est son éclatement : départements, agglos, communes, régions, état, SNCF, autorités organisatrices, exploitants etc...

                    Tout le monde a son mot à dire sur son bout de gras, et même si les transports ont la fameuse « AOT » (que l’urbanisme aimerait bien avoir) aucun élu en France n’est maître seul d’une politique rationnelle, même le ministre des transports.

                    La traduction la plus évidente étant l’aménagement d’un pôle multimodal ou d’un simple parking relais VP/TER ou VP/TC : il y a tellement d’acteurs, de logiques, de périmètres que les projets qui sortent sont souvent ceux portés par un acteur déterminé et « seul ».

                    Prenons l’exemple du parc relais de Vaise (Lyon 9ème) 2ème tranche : si le Sytral n’avait pas porté la chose « franchement » et si le président d’agglo n’avait pas été l’ex maire du 9ème et de la même couleur politique et proche du président de Région (pour les TER), le projet serait encore dans les cartons.

                    Le projet « REAL » pour les TER de l’agglo lyonnaise ? Même causes, mêmes conséquences.

                    Donc 1ère leçon à tirer : pour agir en France, il faut simplifier les échelons et limiter les acteurs dans une logique de « porteurs » de projets.

                    Deuxième enseignement de la pratique : les solutions économiques sorties du chapeau ne sont jamais les meilleurs, surtout quand on les plaque sur des réalités différentes. Gérer du parking, du TC, du vélo c’est certes plus compliqué que ficher les véhicules et faire payer, mais néanmoins cela fait partie de ce que l’on pourrait distinguer comme un choix de vie :
                    - La qualité de vie pour tous VS la sélection par l’argent soit loi du plus fort et donc qualité de vie pour les uns, emmerdes pour les autres

                    Troisième enseignement : les gens ne polluent pas pour « se faire plaisir » et ne traversent pas 25km de bouchons pour « rouler VP » : ils font avec les moyens qu’on leur donne, les moyens qu’ils ont et l’éducation qu’on leur a donné. Parfois ça passe, parfois beaucoup moins. On peut alors taxer tout le monde ou bien être plus rationnel et plus « juste » (cf taxe sur les 4x4 et autres mécanismes vertueux de financements des TC). Je pense par exemple que la vente honteuse des autoroutes, rapportant 800 m€/an à l’état en bénéfice pur est un contre sens : cet argent aurait dû financer les TC et les infras ferroviaires (voir les 500m€ de Midi-Pyrénées et le rapport de l’EPF Lausanne).

                    Le péage urbain est un outil de « dernier recours » disproportionné pour les villes françaises (Londres +10millions habitants, Lyon 1,4 aire urbaine) et inadapté pour Paris en l’état actuel de l’immobilier. Outil de ségrégation, il ne répond pas à la cause, mais joue sur la conséquence : c’est un cache misère (voir hausse trafic radial à Londres). Voilà ce que j’en pense en tous cas.

                    - Pour vous répondre : Moi aussi j’ai fait la même remarque des matériels roulants à Lyon : pourquoi de si gros bus le soir ? Il y a eu un effort avec les « navettes » et autres « petits modèles » mais il existe une contrainte d’exploitation qui ne peut être résolu simplement : Un Bus nécessite un entrepôt, un conducteur et un itinéraire.

                    Prenons un car « double », typoquement pour les sorties de lycées : il faut qu’il roule de 7h à 8h et de 16h à 19h en « pointe ». Le conducteur lui peut rouler un certain nombre d’heure max (8h je crois) : il faut donc 2 « roulements conducteurs » qui nécessitent de faire rouler le car double de 6h à 14h et de 14h à 22h. Les TCL arrivent à optimiser, mais des « liaisons » sont surcapacitaires : on ne change pas le matériel « pile poil » pour chaque horaire.

                    La clé, c’est la ligne de roulement qui est callé sur les 2 pointes journalières et les hyperpointes (vendredi soir, lundi matin) de façon a supporter sans craquer : ainsi le reste du temps il y a du vide, mais mieux vaut ce vide que 50 habitants qui gueulent que les bus sont « bondés ».

                    Pour le soir, pareil, mais vous ne voyez sans doute que les 2 dernières heures de conduite du chauffeur, celui-ci ne pouvant changer de matériel comme il veut, puisque certains changent de cars... ou prennent leur service sans être au dépot. Voilà le casse tête des exploitants TC/TER !

                    - Pour les enquêtes : cela existe déjà. Après les choix sont faits suivants les « potentiels urbains desservis (densité) », les temps de parcours, la couverture des réseaux et les niveaux d’offre. Changer un arrêt, c’est souvent plus compliqué qu’il n’y paraît, surtout s’il y a des correspondances au bout...

                    - Pour les parkings : « That is THE problem » Oui, des parcs relais en extérieur interconnectés aux terminus bus et réseau TER. Question : Que fait un maire quand on lui dit « un parc relais où un immeuble de 80 logements » ? L’immeuble, c’est des taxes, des électeurs, des habitants. Le parc relais c’est du trafic, du bruit, du terrain pour l’agglo : il refuse.

                    Que fait le maire s’il préside une agglo ? Comme il voit l’ensemble, il répartit les charges... donc il dépasse les logiques de « pré carré » : en Allemagne ils ont compris, car leur administration est « approprié ».

                    Enfin, voilà la piste que je préconise de suivre : l’interface urbanisme/transports : une politique urba rationnelle, c’est déjà 70% des questions transports de résolues... Problème : Les services publics sont cloisonnés et rares sont les échelons « au niveau techniquement et politiquement ».


                  • Eloi Eloi 1er septembre 2007 01:24

                    Merci Rage pour votre réponse.

                    Elle me montre d’ailleurs que l’on a souvent les clés pour répondre à ses propres questions, mais que bien souvent, nos idées ou principes simples nous empêchent de réfléchir à l’ampleur des problèmes.

                    Donc merci pour votre réflexion.

                    Pour ce qui est des gammes de bus, votre réponse cohérente m’amène cependant à une autre question : pour une métropole de la taille de lyon, capable d’acheter, ou, du moins de financer l’achat d’un nombre respectable de bus d’un seul coup et donc, par conséquent d’en réduire considérablement le coût, est-ce les frais d’achat du matériel, ou plutôt les frais de fonctionnement de ce matériel qui déterminent les calculs d’optimisation des coûts ? Parce que vous ne m’ôterez pas de l’esprit que le chauffeur qui fait le trajet le matin avec un bus double ne pourrait pas faire les trajets suivants jusqu’à la deuxième heure de pointe avec un bus plus petit. Un bus doit consommer monstrueusement !!

                    Pour ce qui est des parkings, excusez la naïveté de ma question. Ce n’est pas la logique qui détermine la politique, mais bien la politique elle-même qui détermine la politique... D’où un certain nombre d’illogismes. D’ailleurs, certains maires de ma connaissance sont spécialistes dans l’achat de vieux bâtiments sous le principe de l’intérêt général, qu’ils démollissent et transforment en parking, pour ensuite, après quelques années, les revendre à des promoteurs immobilers...

                    Pour résumer votre position, et le chemin le plus logique vers un urbanisme et des transports « raisonnés », c’est simplier le tissu administratif ? Pour pousser plus loin, y a-t-il vraiment une solution pour tendre vers cette simplification ? Est-ce seulement possible de faire bouger tout ca ?


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 1er septembre 2007 12:06

                    Un jour, je me souviens avoir suivi un Bus au dos duquel était écrit : Un litre au cent par passager...

                    En regardant de plus près, il n’y avait qu’un seul passager ! Comme quoi, il est bien plus simple d’écrire une loi que de l’appliquer !


                  • moebius 31 août 2007 20:51

                    C’est le cas a Paris aussi le stationnement ne peut se faire hors des zones de stationnement ? trés cheres pour les voiture venant de l’extérieur et pour les résidents lorsqu’is stationnent hors de zone immédiate de leur habitation...et puis nous avons maintenant des vélos gris. Personellement comme la plupart des parisien je ne circule qu’exeptionellement en voiture en centre ville. Quel est l’intéret d’un péage urbain a la mode de Londres ? Quel est le nom de la société qui a installé ce péage, qui en a la gestion ?. Sont ce les memes societes qui l’on installé ou qui vont l’installer ?... la ou ailleurs ?


                    • moebius 31 août 2007 22:54

                      .. Alors péage pas péage alors que le péage existe déja ?? dans la plupart des grande villes ??????


                      • moebius 31 août 2007 22:54

                        .. Alors péage pas péage alors que le péage existe déja ?? dans la plupart des grande villes ??????


                        • moebius 31 août 2007 22:59

                          ...plutot péage londonnien peut etre , ce serait ça la question avec des caméras de surveillance ? C’est une société anglaise qui est dépositaire du brevet ? comment s’apelle t’elle ? qui gere et assure la maintenance du systéme ?


                        • Eloi Eloi 1er septembre 2007 01:45

                          Bah... Facile : péage !


                        • Pak 31 août 2007 23:03

                          Moi je serais plus pour appliquer la solution italienne : on ferme carrément les centres villes. Comme ça pas de jaloux (bon ok les plus riches se payent le taxi personne n’est parfait). En revanche je ne me fait pas d’illusion : tant que l’essence coûte très peu cher et que la mode est à l’hybride camion-panzer-tracteur on est pas près de progresser dans le domaine de la circulation urbaine smiley


                          • vincou922 1er septembre 2007 00:16

                            Outre les cas de Lyon et Grenoble, on peut aussi citer Rennes avec une politique de transport intelligente qui incite les gens a ne pas prendre leur voiture. L’idee est simple, sur les grands axes, une voie pour les voitures, une voie pour les bus, au bout de 2 jour quand vous voyez le bus filer a tout allure pendant que vous etes bloques dans les embouteillages, vous faites vite le calcul.

                            Ajouter a cela un centre ville majoritairement pieton et un stationnement payant quasi partout.

                            Qq gros parkings en bordure du centre ville pour ceux qui viennent y travailler et qui n’ont pas d’autre choix que la voiture.

                            Enfin un reseau de TC tres devellope a un prix modique (en abonnement) et un systeme type Vlib qui fonctionne tres bien.

                            Ces solutions sont simples a mettre en oeuvre sur ce genre de villes de provinces, le cas parisien etant tout a fait a part...


                            • Christoff_M Christoff_M 1er septembre 2007 01:54

                              faire monter les prix, instaurer un péage n’est ce pas un moyen de recréer les barrières de classe sous de fausses bonnes intentions... je trouve cela lamentable...

                              je me rappelle d’un temps béni ou on pouvait faire le tour de Paris sur des boulevards larges et avec une circulation fluide, quel plaisir et il y avait surement moins de pollution que maintenant... mais il ne faut pas oublier que les nantis bobos sont au pouvoir à Paris...

                              Comme disait un type que j’ai entendu dans la rue : « les pauvres retournez dans vos banlieues nous ne voulons pas nous mélanger, ici c’est fait pour les riches... »


                              • brieli67 1er septembre 2007 04:02

                                Ouverture des magasins 24h sur 24 samedis dimanches et jours de fêtes. Nos villes sont vides les dimanches. Je reviens de Sao-Paulo, c’est vraiment agréable et plus une corvée du tout de faire son plein dans les hypermarchés la nuit. Ouverture de « guichets » des services même de l administration ça se fait à Berlin certains quartiers Covoiturage obligé stricte circulation des immatriculés pairs et impairs selon les jours. Certaines familles ont déjà leurs deux véhicules. Les livreurs les médecins les services publics circulent en O.

                                Les rames et les bus vides pourquoi ne pas les utilisér pour le stock et le transport de marchandises. Techniquement la manutention aux arrêts passagers peut être plus rapide que le flot humain.

                                Puis il faut charcuter dans les grandes transhumances. Le foot et autres grands spectacles sportifs le samedi après-midi et le dimanche. On reverra des gros stades pleins. Question écoles universités centres de formation ; on sait que les horaires français sont surchargés. Au max six fois 4o minutes par jour. Il y en a du mou alors... pour répartir le trafic entre 7 h du matin et 2o heures du soir. Au Japon des lycées et des universités commencent à six heures du mat...

                                Le pavillonaire est anglais et trés morne. Faut reconstruire en hauteur et c’est beaucoup moins cher à l’entretien. Reconcevoir l"urbanisme des centres villes dégager le superflu administratif et revitaliser. Augmenter la capacité hôtelière centre ville. Ras le bol des mêmes boutiques de franchisés partout. Qui sait transformer ces rez de chaussée en espaces publics créches garderies salles der réunions grandes cuisines laveries bibliotheques etc

                                Tapis trottoirs roulants ;vélos à moteurs style Solex ; diables motorisés pour transporter... Parapluies gratuits

                                Ce qui nous pend au nez c’est le télétravail et l’ E-commerce.Les pharmacies vont disparaître...

                                Gratuits les transports en commun ? Dumoins beaucoup moins chers avec une facturation simplifiée. Pourquoi nos collectivités locales ne distribuent-elles pas des titres de transports gratuits aux concitoyens méritants ? Ca ne mange vraiment pas de pain.... et serait un plus pour le bénévolat et la vie associative.

                                Un peu d’utopie et beaucoup de bonne volonté.Les centre-villes sont si chargés d’histoire il ne faut pas les laisser aux seuls urbanistes et spécialistes des transports. Parlons-en....


                                • xapon 1er septembre 2007 08:25

                                  Bonjour,

                                  J’ai vécu en Ile de France jusqu’en 2000 et vu la circulation augmenter au point qu’il est devenu impossible de « sortir » sur Paris le soir. De 19h00 à 21h00 l’A6, l’A10 ou la N186 sont bouchées dans le sens Province Paris. Plus moyen de rentrer du boulot puis de repartir en voiture pour être à l’heure à un spectacle. J’ai (nous avons) abandonné toute velléité de sortie sur la capiltale. Je ne parle même pas du « maillage » des TC en Ile de France. C’est plus une étoile qui, lorsque vous allez de banlieue à banlieue, vous impose un passage par Paris et un trajet de deux heures pour une distance effective de 15 à 20 km.

                                  Solution : Permettre au gens de sortir en Transport en Commun. Corolaire, ne pas arrêter les TC à une heure du matin mais assurer un service toute la nuit. Assurer des liaisons transversales entre banlieues par cars si besoin est. Comment financer la mesure ? En taxant les automobilistes ou tout ce qui pollue en roulant !

                                  Enfin, quant à la question d’arrière garde de réserver l’accès des villes aux riches. Je rappelle qu’un véhicule personnel coute cher et qu’il serait plus judicieux d’assurer la gratuité totale des TC aux personnes qui en ont besoin.

                                  Mon rêve : pouvoir réaliser 90% des mes déplacements en Vélo et en TC. Bon, il reste le problème des zones à faible densité démographique (les campagnes) où le véhicule personnel reste encore, je l’admet, indispensable.


                                  • herve33 1er septembre 2007 14:37

                                    Plutot que s’interroger sur l’opportunité de faire des péages à l’entrée des grandes agglomérations , il faudrait se demander pourquoi autant de camions coutournent et traversent nos villes . La réponse , en voici une au moins partielle , les plans de restruction du fret à la SNCF ( plan Veron ) aurait jeté sur nos routes plus d’un million et demi de camions . ( source : http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/275098.FR.php )

                                    Au niveau pollution et réchauffement de la planète , on parle d’un coté , on agit dans le sens opposé d’un autre .


                                    • idyllique 1er septembre 2007 21:26

                                      Oui, le péage est un remède pour faire baisser la circulation automobile en ville. Tout véhicule polluant (du 2 roues aux 4X4) devrait payer une taxe en fonction du gabarit et des rejets de polluants dans l’atmosphère.

                                      Concernant les deux roues, à quand du tout électrique ? ces machins polluent plus qu’une twingo et sont sources de nuisances sonores.

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