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Accueil du site > Actualités > Environnement > Oui je cultive des tomates F1, et alors ?! Pourquoi Kokopelli se (...)

Oui je cultive des tomates F1, et alors ?! Pourquoi Kokopelli se trompe…

Je suis maraîcher bio, et fier de l’être ! Il y a trois semaines, je me suis senti directement attaqué : mon intégrité et la passion que je nourris pour mon métier remises en cause.

Le 27 juillet puis le 5 août, l’association Kokopelli qui milite « pour la libération de la semence et de l’humus » a ouvertement critiqué le choix de Biocoop, la principale chaîne de magasins bio en France, de commercialiser des tomates F1. Kokopelli remet en cause l’intégrité de Biocoop à soutenir le développement de l’agriculture biologique, et par la même occasion, celle de ses fournisseurs, donc des maraîchers bio comme moi !
Les articles de Kokopelli :
http://blog.kokopelli-semences.fr/2016/07/les-tomates-gustatives-du-reseau-biocoop/
http://blog.kokopelli-semences.fr/2016/08/pourquoi-reseau-biocoop-ne-pourquoi-reseau-biocoop-ne-denonce-t-il-pas-le-nouvel-article-11-de-la-loi-biodiversite-de-juillet-2016/

Pour vous consommateurs, tout cela peut paraître un débat obscur… Et pourtant, si le développement de l’agriculture biologique est une chose aussi importante pour vous que pour moi, l’attaque de Kokopelli est symptomatique d’une manière de voir les choses qui conduira la bio dans une impasse.

D’un côté, Kokopelli est une association qui gère des semences dites « paysannes », assez connue dans le milieu des jardiniers amateurs. Selon elle, il s’agit de maintenir la biodiversité, en préservant des variétés de plantes (légumes, fruits, céréales, etc) qui ne sont plus ou presque plus cultivées. En soi, l’objectif est louable.
De l’autre côté, il y a Biocoop, un réseau de magasins bio. Au départ, ce sont des consommateurs désireux d’avoir accès à des fruits et légumes avec moins de produits chimiques (engrais, pesticides), bref de développer les débouchés de l’agriculture biologique. Je vends moi-même une partie de ma production au réseau Biocoop, qui aujourd’hui s’est professionnalisé et compte plusieurs centaines de magasins à travers le pays.
Jusque-là tout va bien, Kokopelli permet à des variétés de végétaux qu’elle juge « oubliées » de continuer d’exister ; Biocoop se développe et permet à de plus en plus d’agriculteurs bio, comme moi, de vivre.

La bio, c’est une passion, un métier, et parfois une philosophie de vie. Il y a ainsi ceux qui en ont une vision militante, qui en font tout un projet de société. Les adhérents de Kokopelli s’inscrivent tout à fait dans ce mouvement, ce n’est pas pour rien qu’ils veulent « libérer la semence et l’humus ! » Leur parler de rendement, d’achats de graines chez des semenciers professionnels, c’est devenir l’ennemi, celui qui a basculé dans une logique marchande de l’agriculture.
Et puis, il y a ceux que j’appelle les « réalistes du bio », ceux qui ne renient pas leurs engagements et l’espoir d’un monde meilleur, mais qui n’en oublient pas moins que la première priorité c’est de nourrir sa famille. Nourrir sa famille, cela ne signifie pas vivre en autarcie des légumes que je produis au cours de l’année, ça veut aussi dire vêtir mes enfants, avoir des loisirs, partir en vacances. Les gens de Biocoop avec qui je travaille ont la même vision : ils sont parfois durs en affaire, mais c’est logique, ils doivent eux-aussi nourrir leurs familles.

Alors pourquoi suis-je en colère aujourd’hui contre Kokopelli ? Je suis maraîcher bio et je cultive des tomates F1 (et pas seulement), et ça pour Kokopelli c’est une trahison.
Qu’est-ce qu’une tomate F1 ? C’est une tomate hybride, elle est issue de deux variétés distinctes. Ce sont des tomates avec d’excellentes propriétés pour répondre à certains problèmes (j’y reviendrai), mais qui ont aussi un gros défaut : il n’y a aucun intérêt à ressemer les graines l’année suivante. Les tomates F1 (comme tous les hybrides F1) ne sont pas stables : les plants de la génération suivante auront des caractéristiques disparates. Pour un professionnel, c’est inutilisable : je ne sais pas ce que j’obtiendrai et je ne saurai donc pas si ma production sera vendable.
Alors pourquoi je les utilise ? Parce qu’en agriculture bio, l’usage des produits phytosanitaires est plus réduit que dans l’agriculture classique. L’intérêt des variétés de tomates F1 que j’utilise est leur résistance au mildiou, une maladie fongique qui peut facilement détruire une culture. Grâce à cela, je peux, dans le meilleur des cas, éviter d’utiliser de la bouillie bordelaise, autorisée en agriculture bio mais qui charge les sols en cuivre et peut être nocif pour l’environnement (ce qui n’est définitivement pas ma vision de l’agriculture).
Mais ces raisons, les gens de Kokopelli y sont sourds et continuent de vanter le mérite de leurs variétés de semences. Je m’y suis intéressé auxdites semences : elles sont très bien pour un potager amateur, mais loin des standards attendues pour un professionnel : pas assez productives (nombre de fruits par pied, qualité et poids du fruit, etc), pas assez résistantes aux maladies. Mon salut ne viendra donc pas du catalogue de Kokopelli !

Si je fais des tomates F1 en respectant le cahier des charges de l’agriculture biologique, ce sont des tomates bio. Qu’elles soient issues de deux variétés de tomates différentes, quelle importance, tant qu’elles sont bonnes et évite d’utiliser des produits chimiques ? A la différence de Kokopelli, Biocoop comprend les problématiques des agriculteurs et vend leurs tomates qu’elles soient hybrides ou pas.
Lorsque Kokopelli dénonce la commercialisation de tomates F1, c’est toute mon activité que l’association remet en cause ! Et en retour, elle n’a aucune solution à me proposer, à part barbouiller de boullie bordelaise mes plants ! Les attaques de Kokopelli sont injustes, car ils ignorent complètement la réalité du travail d’un maraîcher bio. Ils ne se bornent qu’à des positions de principe et font peser la suspicion sur toute la filière bio, qui n’a vraiment pas besoin de ça !


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62 réactions à cet article    


  • fred.foyn fred.foyn 20 août 09:07

    Que pensez vous des tomates St Pierre disparues de la surface de la terre ?


    • tonimarus45 20 août 09:30

      @fred.foyn—bonjour--- les tomates « saint pierre »" existent toujours et on peut les trouver dans des marches de village


    • howahkan howahkan Hotah 20 août 09:45

      @fred.foyn

      salut, nous en avons chez nous, en Irlande...récupérées avec un particulier du sud est de la France, qui les vends pour le prix d’une baguette , que nous faisons pousser une année ici en recueillant les graines, qui l’année prochaine vont avoir un peu une sorte de prévention des maladies du coin...et finir par être totalement adaptées à la région...ce qui n’est pas une mince affaire !!

      on y apporte des soins si besoin est, avec une sorte de macération fongicide-insecticide-anti puceron-mouche-acariens-doryphore etc ail/eau, 100g ail bulbe et pelure haché + 2 cuillère a soupe d’huile d’olive pendant 12 h à couvert..filtrer en pressant l’ail tout en y versant 1 litre d’eau..ne pas utiliser quel tel il faut ensuite re-mélanger ce mélange dans une proportion de 1/20 ...1 litre de macération avec 20 l d’eau....
      cela marche aussi pour toutes plantes.. même petits et moyen arbres fruitiers ..+ ou -, à essayer donc...

      autre remède savon noir avec bicarbonate comme anti mildiou, le savon mou pour « mouiller » afin que le liquide colle à la feuille..pour 1 l d’eau 5 g de bicarbonate et 1 cuillerée a café de savon noir bio..

      allergique à tout produit industriel normal genre savon, champions comme aussi l’eau normale chlorée, un scandale qui va un jours exploser smiley..etc etc qui me donnent de eczéma sur les mains entre autre mais aussi sur le visage etc , le savon dit noir mai bio est remarquable d’efficacité et de douceur...

      pour les shampoings on se lave à la terre ,argile à modelage..plus de shampoings...remarquable ...rinçage a l’eau non chloré, on a une source ici sinon mettre un filtre sur la douche..

      pour le dentifrice , mélange ..huile de noix de coco, curcuma , 1 goutte huile essentielle de tea tree une fois par jours...sinon mélange jus de citron-vinaigre de cidre bio-eau, ou encore sel-jus de citron-vinaigre....en cas de rage de dent, une bonne dose de sel directement dans la bouche là ou ça fait mal et hop ..ça part...

      voila, cela nous change des habituelles combats avoragoxiens..inversion volontaire étant d’humeur badine ce matin..

      salutations


    • UnLorrain (---.---.57.228) 20 août 10:15

      @howahkan Hotah Le pays de Galles...pas tres loin de chez vous donc...Vu a la TV il y a entre 5 0u 10 ans smiley un docu ou il montrait comment en milieu hospitalier le medecin voulait une plaie propre de son patient, surement qu un vieux staphylocoque dore trainait dans la plaie, pour avoir cette plaie propre le medecin deposait des asticots,apparemment simple larves blanchatres,sur la plaie,lesdits asticots ne rongeant que les tissus morts... Ils font mieux visiblement en Georgie ( methode Russe !??! ) : ils deposent une culture de phages sur l affreuse plaie de ce parisien vu dans autre docu TV qu il a lui,au pied, quelques deux mois plus tard sa plaie jamais guerie in Francoslavie est tout a fait cicatriser...

      Staphylocoque...grangraine euuh gangrene...n e serait ce pas la meme chose ?? La meme chose renommer ! Re no mm er !! Ainsi renommer elle aura une vogue prodigieuse.. au moins pendant un certain temps,et lui seul pourra la guerir : Aurelien Scholl faisant une lecon de choses je dirais, dans un cas de nevrose, bonne audition sur litteratureaudio...ou pdf doit etre possible. Bon courage a nous smiley


    • foufouille foufouille 20 août 10:28

      @UnLorrain
      La gangrène est une nécrose des tissus. Elle est causée par une obstruction artérielle par embolie, choc, infection ou par l’exposition à un froid intense. Son origine est le plus souvent liée à l’interruption prolongée ou au ralentissement extrême de l’irrigation sanguine. Dans les siècles passés, les blessures de guerre mal traitées et infectées amenaient les victimes à la gangrène puis à l’amputation d’un membre. En l’absence d’apport d’oxygène, les tissus meurent, puis se putréfient.


    • howahkan howahkan Hotah 20 août 10:31

      @UnLorrain

      Ah salut ami lorrain, nous fumes voisins ,il y a 20 ans j’ai habité à Remiremont dans les Vosges ou j’appris l’ébénisterie.

      je te remercie de ce que tu apportes ici, cela n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd....je vais approfondir , curieux de tout cela...

      bon courage , oui tout à fait.....

      salutations.. smiley


    • Alren Alren 20 août 12:01

      @UnLorrain

      Ils font mieux visiblement en Georgie ( méthode Russe !??! ) : ils déposent une culture de phages

      L’efficacité de virus bactériophages pour lutter contre les ulcères les plus rebelles, ceux à staphylocoques dorés n’est plus à démontrer. Si on les avait utilisés pour soigner la plaie au genou de Gérard Depardieu après son accident de moto, elle aurait guéri, on ne l’aurait pas amputé et il serait encore avec nous aujourd’hui.

      Alors que les bactéries deviennent résistantes avec le temps aux plus puissants antibiotiques, elles ne peuvent pas se transformer pour échapper à un autre être vivant (même d’une vie élémentaire).

      Les bactériophages seront toujours totalement efficaces.

      Alors pourquoi cette thérapie « miracle » n’est-elle pas universelle ?

      Deux raisons :

      La première est qu’elle a été développée en URSS. Il n’était donc pas question que « l’Occident », le « monde libre » reconnaisse à l’ennemi une pareille avancée médicale.

      La seconde est que les phages se multiplient gentiment dans l’eau à partir des bactéries qui y vivent et que cette production ne coûte pratiquement rien. Donc n’est pas susceptible d’engraisser le capital.

      Alors qu’avec les antibiotiques ...

      Inutile de compter sur Mme Touraine pour permettre à la Sécu d’économiser des milliards : elle est à la solde, comme tout le gouvernement dudit capital !


    • oncle archibald 20 août 15:09

      @fred.foyn : elles ne sont pas du tout disparues et j’en achète quelques plants chaque année « in mémoriam » des délicieuses St Pierre du potager de ma grand-mère, mais force est de constater qu’elles sont beaucoup pus fragiles que les F1 Fandango par exemple que je plante aussi et qui résistent beaucoup mieux aux maladies.

      Comme notre ami Korrigan mais à titre de « jardinier amateur » je m’abstiens de tout traitement sur les légumes que je fais pousser. Pourquoi en effet s’emmerder à faire du potager dans un coin de son jardin si c’est au bout du compte pour obtenir les mêmes produits que ceux qui se trouvent en supermarché ! Ceci ne m’enlève pas l’envie de manger quelques tomates et chaque année je me dis l’an prochian tu ne remets plus de St Pierre parce qu’elle chopent toutes les maladies qui passent à 200 mètres à la ronde .... et chaque année j’en remets quand même quelques pieds mais avec plein d’autres variétés. Je recommande tout particulièrement les « russes rouges » qui sont grosses, résistantes, et surtout savoureuses ! L’an prochain j’en mettrai davantage !


    • JLPPSQ JLPPSQ 20 août 22:19

      @howahkan Hotah
      C’est quoi pour être plus précis « un shampoing avec de la terre » (d’Irlande) ? De la tourbe ? comment on procède en pratique ?


    • Chat Chinois (---.---.155.172) 20 août 22:56

      @fred.foyn Disparues de la surface de la terre ? j’en ai 25 pieds dans mon potager... et pas F1


    • foufouille foufouille 20 août 10:35

      kokopelli fait effectivement parti des extrémistes comme beaucoup d’asso bio.
      les tomates anciennes sont surtout adaptées à un certain type de terrain, donc cela ne donnera pas grand chose ailleurs.
      le jardinier croise ses plants de légumes donc beaucoup moins de maladies. on ne replante pas non plus au même endroit l’année suivante. sur une grande surface, c’est plus difficile.
      par contre, le rendement peut être bon si le terrain et les mélanges de cultures sont bon.
      .


      • Le bio est une méthode de culture réglementée et surveillé, (en plus il faut payer pour avoir le label) .....
        Toutes graines F1 ou rustique qui sont cultivées avec la méthode et la règlementation bio produit des fruits ou des légumes dit bio.

        Mais en France les « Torquemada » de la connerie sont légion, leur implication politique est connu.

        Ces inquisiteurs ne respectent rien et ne sont jamais condamnés sévèrement ( Lourd dédommagement financier)...  (Sur Nantua, il y a un avocat très bon pour gagner des grosses sommes, si cela est possible.)
         

         


        • Apparemment certains confondent faire un jardin (personnel) et faire du maraîchage bio intensif 3 hectares et plus ...
          Le désherbage manuel sur ce genre d’exploitation est une vraie pratique bio.
          (200 mètres de désherbage manuel de petits plants carottes, c’est du lourd) ...Le soleil cuisant est souvent là pour rappeler le sens de la vie.. 
          Brasser de l’air, c’est la spécialité des franchouillards...

           

           
           
           
           


        • Osis Osis 20 août 15:09

          @SPQR Sono Pazzi Questi Romani

          « Brasser de l’air, c’est la spécialité des franchouillards... »
           
          Se plaindre, se plaindre, et se plaindre encore et encore...
          C’est la spécialité franchouillarde universellement connue des cultivateurs, bio ou pas...

          Au fait, les mots bio et intensifs ne sont-ils pas antinomiques ?

           

           


        • @Osis
           Ben, Non... !

          Le Bio c’est une pratique normalisée, (théoriquement) plus exigeante .....(je le répète encore une fois)

          Intensif, c’est une question de politique de production, de rentabilité ( notamment nombre de clients, où se situe géographiquement votre installation ) ...ainsi 1 cueillette , 2 ou 3 cueillettes * an voir plus. Ensoleillement, type de terre, irrigation, drainage......etc.. 
          Total Surface de culture pleine air et/ou Total surface de culture couverte ( serre(s))....
          Variété des fruits et légumes produits ( plus de 90 ou moins).

          Le maraîchage professionnel bio est une activité hyper structurée, notamment la préparation et la production des semis..etc..etc.
          Les blabla d’ici et là sont 
           smiley
          Pas facile la vie .......Le revers de la médaille est moins rose qu’on puisse l’imaginer.
             

             


        • pemile pemile 20 août 11:02

          @Korrigan

          Affirmer que hors F1 aucune variété de tomate ne peut survire sans cuivre et ne produit assez, c’est oser !

          Vous zappez aussi le problème de dépendance sur les semences, que se passe-t-l si demain votre vendeur de semences F1 décide de multiplier ses prix par 10 ?


          • xc (---.---.78.220) 20 août 18:29

            @pemile
            Je réponds à la place de Korrigan.
            Peut-être que ni lui, ni aucun autre cultivateur ne fera plus de marge sur cette variété. Soit ils en chercheront une autre voisine, soit ils cultiveront autre chose. Et les graines de F1 resteront sur les bras du semencier.


          • cathy cathy 20 août 11:03

            Les terres cultivables sont devenues tellement stériles, qu’effectivement les semences de Kokopelli ne fonctionnent qu’en jardin amateur. 


            • alinea alinea 20 août 11:24

              OK, je vous suis, mais, jadis, ou naguère, chaque coin de France avait « ses » tomates, adaptées à son sol, son climat, c’est précieux cette variété de formes de couleurs et de goût.
              Je cultive une bonne centaine de pieds de tomates Kokopelli dans mon jardin, rien de professionnel j’en conviens, mais quand le temps est au maussade et que mes voisins ont le mildiou, je ne l’ai pas, je n’utilise aucun produit sauf que mon engrais est du crottin de cheval semi composté ( pour tous les légumes d’été, trop pauvre pour les légumes verts qui restent maigrichons). J’en ai déduit que le crottin de cheval est une « barrière » anti maladies. Qu’en pensez-vous ?
              Sans compter le goût, les tomates bio du commerce, en tout cas celles que je consomme avant ma récolte ou chez des amis, sont insipides au possible, comme les tomates du commerce en général.
              D’un autre côté, on peut laisser Kokopelli être intransigeant ou « extrémiste », il n’a aucun pouvoir sur vous, ce qui n’est pas le cas des autres sur lui !
              Le reproche que l’on peut faire à Kokopelli c’est que la sélection de ses graines laissent à désirer, mais au fond, on garde les siennes et on en rachète que si on veut tâter d’une nouvelle variété ou bien les renouveler.


              • covadonga*722 covadonga*722 20 août 12:31

                 yep le premier kmervert biosain kokomachin qui viendras dans mon lopin « jardin ouvrier » me direce que je peu et dois

                planter perpétuera le cycle dans mon compost .
                Ya un biocoop dans le coin « un peu cher » mais des gens bien pour des mercantis



                crottin de cheval je l’utilise mais non frais car le fumier animal contient des bacteries , d e col, listeria ect
                enfin moi c’est ce que je fais 


                les extremistes du bio qui sont souvent des citadins oublient souvent que dame nature pratique un humour parfois mortel , je me demande si gaia considère pas l’engeance humaine comme le premier parasite a éliminer. 


                • egos 20 août 23:54

                  @covadonga*722


                  certes, certes il faut respecter les parcelles individuelles des jardins citoyens et leurs exploitants,
                  l’appellation est appelée à s’adapter à une nouvelle clientèle, jardins familiaux ou citoyens
                  autres temps, autres moeurs un jardinier avisé, ce qui est probablement votre cas, doit se préparer à des nouvelles formes de cohabitations autres que les innocentes abeilles ou coccinelles, les graciles papillons et ttes les autres (+ou - horripilantes) bestioles qui fréquentent ces lieux.
                  Du travail en perspective.
                  Cela ne nous dit tjrs pas F1 or not F1, jardin à proximité du Castellet ou dans un site plus bucolique, l’agglomération ne parait pas en manquer ?

                • Kelimp 20 août 12:42

                  Votre article est intéressant.
                  Cependant, comme vous l’écrivez, la F1 est hybride et instable.
                  Impossible d’utiliser ses graines d’une année sur l’autre.
                  Et c’est tout le problème, cette variété a été génétiquement créée et la nature n’a pas eu le temps d’en sélectionner les caractéristiques suffisamment stables pour qu’elle puisse se reproduire seule.
                  Qu’elle soit cultivée en bio ou non n’y change rien. Sans reproduction provoquée, elle disparaitrait immédiatement.
                  De plus au niveau gustatif, il n’y a pas photo. Certes, elles sont belles, bien rouges mais pas vraiment goûteuses, comparées à des variétés naturelles et/ou anciennes.
                  Que ce soit chez Kokopelli ou un autre, l’important reste la pérennité des graines, le seul argument qui garantit une reproductibilité naturelle et non une brevetabilité du vivant par des multinationales.
                  Quant à la vulnérabilité au mildiou ou aux insectes ravageurs, je vous invite vivement à lire attentivement cet article : Tomates sans arrosage ni pesticide : cette méthode fascine les biologistes
                  Ceci dit, je ne remet pas en cause votre savoir-faire ou votre sincérité. Je crois surtout que les agriculteurs, au sens large du terme, sont victimes des discours des agro-industriels qui ne voient que productivité et croissance.
                  Au détriment d’une agriculture qui garderait cette harmonie avec la nature que nos grands-parents connaissaient encore il y a quelques décennies.


                  • Osis Osis 20 août 15:18

                    @Kelimp

                     
                    De plus au niveau gustatif, il n’y a pas photo. Certes, elles sont belles, bien rouges mais pas vraiment goûteuses, comparées à des variétés naturelles et/ou anciennes.

                    Absolument, tout est dit dans cette phrase.
                    C’est de la tomate de super marché, c’est juste beau, mais immangeable.

                    C’est juste du productivisme insensé.

                     
                     

                     


                  • foufouille foufouille 20 août 18:18

                    @Kelimp
                    pour info, ton mec ne produit que des graines qui sont nombreuses dans les tomates.
                    et sur plusieurs hectares.
                    donc il n’a pas besoin d’arroser beaucoup.


                  • xc (---.---.78.220) 20 août 18:47

                    @Kelimp
                    Ouf ! Vous avez évité d’écrire « sans eau » !
                    http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2015/09/legumes-sans-eau-france-2-desinforme-encore.html


                  • Valy78730 (---.---.78.33) 23 août 09:56

                    @Osis je suis d’accord avec vous. Je pense que ce maraîcher comme tous les autres bio ou pas bio ne prend pas en compte ni le côté gustatif ni le côté nutritif... C’est bien dommage.... Nous devrions revenir à une agriculture raisonnée et raisonnable... Arrêtons de tuer les sols, multiplions les petites exploitations, retournons à l’agronomie... Nous aurons ainsi gagné sur tous les terrains : la saveur, le retour du celénium dans nos assiettes réduisant les risques de cancers, l’arrêt de la salinisation des sols avec la fin de l’irrigation, l’absorption du CO2, la denitritisation des nappes phréatiques, la réduction des sécheresses, le retour de la biodiversité, la suppression des subventions européennes allégeant ainsi nos impôts, la baisse du chômage... Le seul problème c’est que les semenciers, les Monsento, les Rhône Poulenc et les financiers n’auront plus la main mise sur nos assiettes, médicaments ( vitamines c etc), sur nos vies plus simplement... Tout le monde aurait sa part du gâteau...


                  • Odin Odin 20 août 12:54

                    @ Korrigan

                    Merci à l’auteur pour cet article et surtout d’être un maraîcher bio qui ne participe donc pas à l’aggravation croissante des maladies neurodégénératives liées à l’utilisation, par des irresponsables, de produits phytosanitaires distribués par des marchands de mort comme Monsanto & Co. dont les objectifs sont financiers, monopolistique et en parfaite corrélation avec l’industrie pharmaceutique et pétrochimique.

                    Pour ce qui concerne les semences F1, je pense que vous n’avez pas bien compris la position de Kokopelli.

                    Vous utilisez des semences F1 et de ce fait, à chaque saison, vous devez acheter de nouvelles semences, puisqu’il vous est impossible de récolter les graines issues d’hybrides F1 car la perte de rendement serait trop importante.

                    Maintenant, imaginez que dans le futur les jardiniers, amateurs ainsi que les professionnels, se tournent massivement vers les semences F1 et que les semences dites paysannes disparaissent.

                    Ce serait, à terme, la perte de cette possibilité de pouvoir utiliser ses propres semences et à chaque saison d’être obligé d’en acheter des nouvelles. Vous mettriez ainsi les industriels dans un système de total monopole.

                    Je vous laisse imaginer les conséquences financières d’un tel système avec en plus la possibilité de commercialiser que des semences OGM. Ce serait la fin du BIO et de l’autosuffisance alimentaire tant souhaitée par les multinationales de l’industrie agrochimique. 


                    • foufouille foufouille 20 août 18:19

                      @Odin
                      "Maintenant, imaginez que dans le futur les jardiniers, amateurs ainsi que les professionnels, se tournent massivement vers les semences F1"
                      c’est le cas depuis longtemps.


                    • tf1Groupie 20 août 13:27

                      Merci pour cet article intéressant pour moi, piètre jardinier.


                      • egos 20 août 14:48
                        F1,semence de compétition ? : l’apparence, le calibrage, l’odeur, la saveur, la productivité, la rentabilité d’un OGM,
                        sans en être réellement,
                        peut être ... un soupçon quand même, 
                        dès lors que le produit final reste commercialisable sous le label Bio, peu importe le flacon.
                        Les jardiniers amateurs ou assidus avisés continueront à fuir la F1 tt comme le tetranyque tisserand ou l’alternariose et à servir des fruits aux qualités sans comparaison à ceux proposés en échoppe bio.


                        Extrait gerbeaud .com

                        « 
                        Une homogénéité parfaite
                        Autre atout, peut-être moins »palpable« pour le jardinier amateur mais qui explique cependant que les hybrides F1 tendent à supplanter les variétés »classiques« en agriculture intensive et en production, à l’échelle industrielle, de légumes, parfois aussi de fruits : l’homogénéité des plantes obtenues. Au sein d’une population d’hybrides F1, tous les individus ont exactement le même patrimoine génétique, et donc le même phénotype, c’est-à-dire, pour simplifier, le même aspect et le même comportement. La population est donc très homogène : leur culture est sans surprise. Un bon exemple en est l’image d’un champ de blé ou de tournesol, où tous les plants ont la même hauteur : pas une tête ne dépasse ! Les légumes, les céréales arrivent à maturité en même temps, ce qui simplifie évidemment la récolte »

                        • eresse eresse 20 août 15:59

                          Bonjour,


                          Dans le contexte de productivité accrue, votre argumentaire se tient.
                          Ce que reproche l’association a Biocoop, c’est d’être une entreprise commerciale avant tout qui exploite parfaitement un créneau à destination d’une clientèle pas trop regardante du moment qu’elle consomme à la mode et dans l’air du temps.

                          L’hybride F1 est un produit dénaturé, inventé uniquement pour remplacer dans l’esprit des masses, l’OGM qui avait mauvaise presse.
                          Le seul fait de ne pas replanter les graines d’une année sur l’autre, interdit au produit de s’adapter a l’environnement.

                          Pour vous, tout un tas d’avantage en termes de productivité, mais pour le consommateur, juste le fait de manger un produit non engraissé industriellement mais tout aussi sans saveur.

                          Quand à BIOCOOP, elle exploite un créneau intelligemment et se fait des « couilles en or » sur le dos de ses clients en les trompant un peu, voire beaucoup.
                          Le temps ou BIOCOOP était une association loi de 1901 est révolu depuis longtemps. On a affaire maintenant à une vraie S.A. au CA de 451M €.

                          Un vrai industriel de l’agroalimentaire.


                          • Ar zen Ar zen 20 août 17:58

                            @eresse


                            Je ne suis pas d’accord avec vous. Derrière biocoop il y a une éthique. L’enseigne privilégie, autant que faire ce peut, les circuits courts et les producteurs locaux. 

                            Evidemment, c’est un business. Mais le cultivateur fait aussi du business. Tous les travailleurs ont la prétention à être payés pour leur travail. 

                            Maintenant, sans biocoop, pouvez vous nous dire, eresse, où nous pouvons faire nos courses ? A super U, chez Leclerc ou à Carrefour ? Nous ne disposons pas tous d’un potager et d’un verger.

                            Votre formule terminale ne me semble pas objective.





                          • foufouille foufouille 20 août 18:22

                            @eresse
                            "L’hybride F1 est un produit dénaturé, inventé uniquement pour remplacer dans l’esprit des masses, l’OGM qui avait mauvaise presse."
                            c’est faux, les variétés stériles industrielles existaient bien avant les OGM.


                          • eresse eresse 20 août 21:28

                            @Ar zen
                            Vous avez oublié le principal, au marché tout simplement ou vous pouvez trouver des produits sains et frais en circuit court aussi.


                          • eresse eresse 20 août 21:53

                            @foufouille
                            C’est vrai, il a été inventé avant l’OGM mais il est mis en avant pour effacer la mauvaise presse de l’OGM.

                            Merci d’avoir rectifié.

                          • Osis Osis 21 août 06:49

                            @eresse

                            "Le temps ou BIOCOOP était une association loi de 1901 est révolu depuis longtemps. On a affaire maintenant à une vraie S.A. au CA de 451M €."

                            Je ne connais pas Biocoop, mais il me semble que soit votre commentaire est malveillant, soit vous ne savez pas... Dans les deux cas il est préférable de se taire.

                            Je viens de vérifier, c’est si facile...

                            https://fr.wikipedia.org/wiki/Biocoop#cite_note-5

                            .


                          • foufouille foufouille 21 août 12:30

                            @eresse
                            le F1 est mis en avant depuis toujours car ce sont des hybrides soit disant mieux et surtout presque stérile. donc tu achètes des graines tous les ans ce qui est plus rentable.


                          • tetram (---.---.34.196) 21 août 22:47

                            @Osis
                            wikipédia qui date de 2012...


                            Vérifiez vos sources smiley


                          • eresse eresse 22 août 01:57

                            @Osis
                            J’ai horreur de tirer sur les ambulances , mais comme votre commentaire est en gras : Vous avez raison, il est préférable de se taire.


                            Forme juridique Société Anonyme à conseil d’administration

                            Il suffit de lire toute la page wikipedia...

                          • foufouille foufouille 22 août 09:03

                            @eresse
                            SA coopérative à conseil d’administration
                            toi aussi faut lire.

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