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Accueil du site > Actualités > Environnement > Ours en France : la polémique continue...

Ours en France : la polémique continue...

Comme tous les ans au sortir de l’hivernation, les ours font parler d’eux, car malgré leur régime omnivore composé à près de 80% de végétaux, il leur arrive d’attaquer le bétail pour répondre à leurs besoins. Systématiquement s’ensuivent bon nombre d’articles de presse anti-ours, expliquant que l’ours est incompatible avec le pastoralisme... Et il semble qu’en cette année 2006, qui marque le début des opérations de réintroduction d’ours dans les Pyrénées, cette tendance s’accentue.

L’ours est un animal opportuniste qui effectivement peut s’attaquer aux troupeaux lorsqu’ils ne sont pas protégés, mais cela ne doit absolument pas remettre en cause le programme de réintroduction. La cohabitation est possible ! Au cours des dernières semaines, plusieurs ovins ont été tués par des ours, ce qui n’est absolument pas exceptionnel en ce moment, "car c’est la période la plus difficile pour lui pour trouver de la nourriture depuis la fin de l’hibernation", a expliqué Etienne Dubarry, de l’équipe technique ours.

Aussi un bélier et un agneau ont-ils été retrouvés morts lundi à Aston (Ariège), tués par un ours (probablement Boutxy) dans un parc en bordure de forêt, à proximité du village. Deux autres brebis ont été tuées et des ruches ont été détruites dans les communes de Luzenac, Perles-et-Castelet, Orgeix, et Mérens-les-Vals.

Certains éleveurs, les quelques élus qui surfent sur la vague anti-ours pour se faire un nom, et les médias, avides de sensationnalisme et de guerrillas (urbaine ou rurale, peu importe du moment que ça fait vendre l’info) se sont vite emparrés de ce dossier pour tenter de faire avorter le programme de réintroduction actuellement en cours.

Certains journalistes n’hésitent pas à utiliser des mots violents "un ours mâle, vraisemblablement Boutxy, serait responsable de cette tuerie", ou à tenter d’instiller la peur en disant que l’ours est près des villages, dangereux pour l’homme... De grâce, un ours qui mange une brebis est-il plus un tueur qu’un rapace qui se saisit d’un lapin, qu’un homme ventripotent qui dévore sont steak saignant ? L’ours est-il plus violent et condamnable que le groupe d’extrémistes qui n’a pas hésité à saccager la mairie d’Arbas le 1er avril dernier, soutenu par quelques z’élus en écharpe ? Je ne crois pas !

Il me semble d’ailleurs que ces personnes, qui sont les premières à se plaindre de l’ours, ne refusent pas les avantages qui leur sont octroyés grâce à sa présence : héliportage du matériel, restauration des cabanes d’alpage... Et le plan de restauration de l’ours dans les Pyrénées 2006-2009 insiste sur ces points :
- un soutien (en complément des aides agricoles) sera donc apporté, y compris en Béarn, pour la réalisation d’un gardiennage permanent par un berger salarié, un éleveur prestataire sur troupeau collectif ou encore un éleveur sur son propre troupeau. Sur des troupeaux importants, le recours à un second berger pourra également être soutenu.
- A cela s’ajoute le financement du portage du matériel de première nécessité des bergers... En Béarn (Pyrénées-Atlantiques), l’action est complétée, pour lutter contre un pastoralisme de bêtes taries, par la prise en charge, à la montée comme à la descente d’estive, du matériel nécessaire à la traite...
- le financement de moyens de communication (téléphones portables, radio-téléphones)
- incitation au regroupement nocturne du troupeau
- la protection effective du troupeau passe par l’utilisation d’un ou de plusieurs chiens patous et / ou de clôtures électriques... Une aide sera attribuée aux gestionnaires d’estive pour leur permettre de s’équiper d’une clôture électrique pour le regroupement nocturne et la protection des troupeaux. Ce financement prend en charge le matériel ainsi que sa livraison (matériel mobile, matériel fixe ou parcs de sécurité électrifiés, couplés avec des systèmes d’alerte et de déclenchement de dispositifs d’effarouchement lumineux).

Des aides sont allouées pour compenser le temps de travail nécessaire à l’installation de ce matériel, mais aussi en cas d’utilisation de patous... Ce plan est une véritable incitation à la cohabitation, et il me semble que la mauvaise volonté dont font preuve certains éleveurs devrait être dénoncée dans la presse, plutôt que relayée, la larme à l’oeil !

Les opérations de suivi et de capture des ours ont actuellement lieu en Slovénie, depuis le 15 avril 2006. 5 ours (4 femelles et un mâle) seront relâchés en Pyrénées centrales cette année, sur les territoires des communes suivantes, qui se sont portées volontaires pour ces lâchers :
- Arbas en Haute-Garonne
- Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées
- Burgalays en Haute-Garonne
- Luchon en Haute-Garonne.

Ces réintroductions ne pourront être un succès que si tout le monde en accepte les règles. Que ceux qui les refusent rejettent aussi les avantages que l’ours leur apporte !


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31 réactions à cet article    


  • mike26 (---.---.186.50) 27 avril 2006 13:48

    Christophe,

    Je tiens à te remercier, de l’engagement d’AVES France pour la défense des grands prédateurs, que ce soit l’ours, le loup ou le lynx. Ce n’est qu’à force des actions qu’AVES en coordination avec d’autres associations naturalistes a engagées et d’articles comme celui-ci que l’on pourra apercevoir le bout du tunnel. LOUPS, OURS, LYNX même combat merci encore. Amicalement

    Mike


    • Pierre T (---.---.102.41) 8 mai 2006 10:26

      COPIE DE MA NOTE ADRESSEE A LA SPA :

      "Bonjour,

      Je suis un ami des animaux et l’un de leurs plus fervent défenseurs. Cependant, je ne comprends absolument pas votre point de vue favorable à la réintroduction des ours dans les Pyrénées où il ne sont pas bien accueillis et où la densité de polulation humaine avec en plus le nombre important d’élevages et de touristes, est totalement incompatible avec les conditions d’espace et de liberté indispensable à l’épanouissement de ces animaux. D’autre part, il est faux de dire que les Français sont majoritairement favorables à la réintroduction du plantigrade. Où avez vous vu cela ? La majorité de nos concitoyens s’en moque complètement. Beaucoup parmi ceux qui y réfléchissent avant de réagir, sont contre. Les « pour », dans leur très large majorité, ne pensent qu’à leur intérêt personnel pour tout ce qui ressemble aux animaux rarement vus et que chacun aime admirer dans les zoos. D’autres ont une image immature de l’ours qui leur reste depuis le « nounours » de leur enfance. Bref, c’est aux ours qu’il faut penser et là, leur réintroduction est une réelle absurdité. J’ai été scandalisé par le traitement réservé au dernier ours réintroduit en France (Capture, enlèvement de son milieu naturel idéal, deux anesthésies en 24 heures, ouverture du ventre où l’on a mis un émetteur, relâche immédiate dans la nature (de plus hostile) sans même le suivi post-opératoire le plus élémentaire, arrachage totalement inutile d’une dent, etc...) Je n’ai pas l’espoir de vous avoir convaincu car je sais que les partisans de la réintroduction des ours en France ne résonnent pas avec logique et bon sens mais avec leurs penchants et leurs sentiments. Et c’est bien dommage pour les ours que je défends, moi, en leur souhaitant de rester dans les vastes régions boisées et montagneuses du monde qui leur conviennent parfaitement et où ils sont heureux. Cordialement."


    • Karl (---.---.57.135) 8 mai 2006 17:26

      Bonjour,

      Je suis d’accord avec vous. Dans un autre article, une personne (une parisienne) insulte les bergers bien qu’elle n’ait aucune connaissance du métier ! Cordialement.


    • cupiflo (---.---.127.216) 27 avril 2006 13:49

      Je me pose quand même une question je me demande vraiement si 5 ours peuvent suffir pour réimplanter une espèce dans les Pyrénées ? Ce qui est triste c’est de ne jamais avoir réussi à sauver l’espèce d’origine. En tout cas je pense que s’opposer comme le font les éleveurs pyrénéens et stupide, 5 ours c’est quand même ridicule pour la surface à couvrir, et que même si certains perdent quelques bêtes, vu les indemnisations qu’ils touchent ils ont tout à y gagner.

      Un berger doit pouvoir vivre en total adéquation avec la nature et une nature sans prédateur n’est plus la nature. Faudrait-il abattre les aigles royaux et autres gypaètes sous prétexte qu’il peuvent tuer un agneau ?

      En tout cas le loup des Alpes est dans le même cas que l’ours des pyrénées à la grande différence c’est que celui ci est revenu de manière naturelle ce qui augmente ses chances de survie à plus long terme. Il est donc important de préserver ces espèces dans le peu d’endroit sauvage restant en France alors que notre civilisation est en train de commettre la plus grande disparition d’espèce de tous les temps.


      • Pierre T (---.---.102.41) 8 mai 2006 10:51

        Je comprends votre point de vue qui correspond à ce que vous pensez de la réintroduction des ours dans nos régions habitées et touristiques des Pyrénées. Cependant, je ne vous le souhaite absolument pas mais je serai bien curieux de vous voir en présence de l’un de ces plantigrades dans votre jardin, surtout d’une femelle avec son petit, sachant qu’il suffit que l’animal se sente menacé une petite seconde pour qu’il attaque alors et tue d’un seul coup de patte ! Cela est déjà arrivé, dans de nombreuses régions, y compris au Canada et au Japon et cela peut aussi se reproduira en France. Et que feriez-vous, si vous étiez un éleveur et que des dizaines de vos moutons étaient massacrées par un loup ou par un ours, comme cela arrive aussi ? Peut-être faut-il se mettre de temps en temps à la place des autres, surtout quand ce sont ceux qui sont réellement concernés ! Je vous laisse vous répondre à vous-même en votre conscience et avec objectivité. Non, croyez-moi, les plantigrades de 300 kg qui vont se multiplier maintenant dans nos régions habités des Pyrénées sont très loin d’être des jouets en peluche. Ils représentent un REEL DANGER non seulement pour les éleveurs mais aussi pour les populations et spécialement pour les randonneurs. Je sais de quoi je parle, ayant vecu dans des régions où les ours avaient et ont toute leur place. Bien cordailement.


      • poleta33 (---.---.82.131) 12 mai 2006 14:23

        c’est quand meme incroyable qu’apres des semaines de debats, certains en soient encore a dire de telles choses :

        alors on ne peut pas comparer les ours brun europeens avec les grizzly canadiens... les europeens font en moyenne 150 kg (les plus 250 kg) et les grizzly font en moyenne 500 kg (les plus gros 750 kg)... comportementalement c’est le jour et la nuit...

        vous n’avez aucune chance de tomber sur un ours dans votre jardin ! deja voir un ours c’est deja pas donne a tout le monde... dites moi combien de personnes vous connaissez qui aient vu l’ours... les attaques sont rarissimes.. et les cas mortels INEXISTANTS DEPUIS 150 ANS dans les pyrenees. Maintenant je vous mets les chiffres puisque vous semblez douter :

        Accidents d’Ours (France) : Je fais même sur plus longtemps : "Sur soixante cas de rencontre homme - ours étudiés dans les Pyrénées au cours de la dernière décennie, le comportement de l’animal a été noté. L’ours évite généralement l’homme (il est très rare de voir un ours). Il est donc à souligner que les pourcentages suivants ne comptabilisent pas les cas où l’ours a évité l’homme, sans que ce dernier ne le voie. Sur les 60 observations, il a été constaté que :

        dans 78 % des cas, l’ours s’enfuit ou s’éloigne de l’homme. dans 19% des cas, il manifeste un comportement indifférent sans être agressif. dans 3% des cas (2 cas), l’animal a chargé. Les deux charges correspondent à une femelle accompagnée d’oursons. En 1997, Mellba charge un chasseur qui la tue, et en 1998 Ziva charge 2 agents de l’équipe technique ours (charge d’intimidation pour les dissuader de s’approcher)."

        « aucun accident mortel n’a été recensé dans les Pyrénées depuis plus de 150 ans alors que la population d’ours était beaucoup plus importante qu’aujourd’hui »

        Source : http://www.loup-ours-berger.org/2006/04/lompech_ours.html

        maintenant je pense que vous etes quelqu’un de logique et raisonnable, alors je vais vous donner les chiffres de personnes tuees par des chasseurs : 135 personnes ont ete tuees sur ces cinq dernieres annees (je ne suis pas remonte 150 ans en arriere dans ce cas present)... et encore je ne parle pas des blesses (904 accidents en 5 ans) maintenant mes sources : http://www.roc.asso.fr/non-chasseur/accidents-chasse.html

        alors soyez coherent...

        en disant de telles absurdite vous decredibilisez la cause des eleveurs...


      • Pascal (---.---.16.200) 16 mai 2006 23:23

        Une remarque : l’ours fuit l’homme et il est pratiquement impossible d’en apercevoir sans une longue traque... L’idée de trouver trouver une ourse et son petit dans son jardin est aussi improbable que de se faire mordre par une chauve-souris enragée au 5ème étage d’un immeuble parisien. D’où la question du philosophe J-M Bigard : faut-il tuer toutes les chauve-souris ?


      • Pascal95 (---.---.16.200) 16 mai 2006 23:31

        Quelle image donnent les Pyrénéens ! Excités, violents, intolérants, destructeurs de la nature... Je suis certain que les spectacles lamentables que nous pouvons voir, les exactions, les brutalités ne sont le fait que d’une minorité qui ne sait même pas voir qu’elle agit contre son propre intérêt. J’ai bien compris maintenant qu’en achetant les produits du pastoralisme on contribuait à la destruction de la nature... Est-ce le résultat attendu par les manifestants ? Je pense que les Pyrénéens méritent mieux que cette image desastreuse...


      • Gnouf (---.---.129.53) 27 avril 2006 13:51

        C’est à comparer avec les réactions des éleveurs contre le loup dans les Alpes, alors que 99% des moutons sont tués par des chiens errants.


        • Angus (---.---.131.193) 27 avril 2006 15:51

          Pour avoir visité les parcs naturels américains (yellow stone et Yosemite entre autres), le problème de cohabitation est essentiellement causé par l’insouciance des humains, voire même les provocations. En revanche, si les principes de précaution inlassablement répétés par les rangers étaient réellement appliqués par les touristes et les visiteurs, il n’y avait strictement aucun problèmes ni même de risques.

          L’ours est un animal à la force physique formidable, et au caractère grognon mais essentiellement solitaire. Dans la mesure de son possible, il évite le plus possible la fréquentation des humains, à moins que ces derniers n’attisent sa gourmandise avec des sucreries par exemple. Ces gestes les poussent à perdre leur instinct de chasseur et à venir chaparder dans les maisons, voire à attaquer les gens.

          Il faut simplement respecter les ours et leur mode de vie et les ours respecteront leurs voisins.


          • Hakim I. (---.---.29.83) 27 avril 2006 16:12

            Bonjour,

            Il y a des règles d’élevage qui ont été abandonnées depuis longtemps dans ce pays. A une certaine époque, les bergers dormaient avec leur troupeau et leur chien dans les paturages. Cela évitait justement une attaque de prédateur. Aujourd’hui, les bergers laissent brouter le cheptel sans aucune surveillance (c’est trop chiant de camper au milieu de la montagne). Il est évident que les prédateurs vont se servir, puisque dans ce cas, le toupeau devient limite à l’état sauvage. On ne peut pas etre berger ou éleveur sans en accepter les contraintes. Dans le cas contraire, on accepte les risques, surtout quand on est grassement indemnisé.


            • (---.---.71.186) 1er mai 2006 19:10

              C’est bien là le problème effectivement. Quand j’étais enfant on allait garder les vaches (les enfants faisaient cela pendant les vacances d’été quand les adultes étaient trop occupés aux autres travaux des champs), les moutons et tous les autres animaux d’élevage. Le soir, soit on dormait dans une petite cabane au bout du champ soit on rentrait les bêtes.

              Maintenant il faut que tout le monde fasse 35 heures, il ne faut plus faire travailler les enfants du tout, donc les moutons se gardent tout seuls.

              La montagne Pyrénéenne n’appartient pas plus à l’homme qu’à l’ours.


            • faxtronic (---.---.183.158) 4 mai 2006 20:21

              Commentaire absurde. A une certaine epoque les ouvriers et les employés travaillaient 50 heures, sans jour de repos et à partir de 8 ans. C’est fini et c’est tant mieux, autant à la ville qu’a la campagne.


            • bea (---.---.125.218) 5 mai 2006 10:33

              Monsieur, je pense que vos propos sont déplacés. vous devez parler de chose que vous ne connaissait pas. les éléveurs ne sont pas au 35 h déjà qu’ils ne peuvent pas profiter de leurs familles comme vous et moi alors si ils doivent en plus etre jours et nuits 24 h/24 a coté de leur troupeau, ils n’ont plus de vie !!! vous le feriez-vous ??? de plus si ils font ce métier c’est parcequ’il aime leur bete car c’est un métier dur qui rapporte pas grand chose, si ils ont un smic c’est beaucoup pour eux. de plus pour etre indemnisé il faut avoir la preuve que se soit bien l’ours et pas que d’autres prédateurs soit passer aprés l’attaque pour manger les restes. si les brebis sont éffrayés par l’ours et vont dans un ravin ils ne sont pas indemnisés. pourtant une partie de leur travail sera anéantie. je voudrait également vous dire que lorsque il y a indemnisation ils ne sont pas « gracement indemnisé ». je serai vous j’irai me renseigner et surtout essayé de les comprendre et de comprendre leur travail avant de parler d’eux et surtout voir leur point de vue sur ce qu’il vive avec cette réintroduction car pour etre berger c’est toute leur vie. et je n’exagére pas.


            • Christophe CORET (---.---.83.210) 5 mai 2006 10:51

              Monsieur, Il semble que celui qui ne connaît pas le sujet dont il parle, c’est vous ! Je m’intéresse au dossier ours depuis longtemps et je le suis quotidiennement depuis 6 ans.

              Il est évident que le métier de berger est difficile et qu’ils ne travaillent pas 35 heures. Cependant, des techniques de protection des troupeaux correctement mises en place peuvent leur faciliter grandement le travail en estive. Regrouper un troupeau, c’est s’assurer un sommeil réparateur. Il y a des solutions à toute problématique, il suffit d’accepter d’en discuter calmement et de ne pas partir sur le principe que l’ours n’est pas à sa place dans la montagne (sic)...

              « de plus si ils font ce métier c’est parcequ’il aime leur bete car c’est un métier dur qui rapporte pas grand chose »

              Pour le berger, c’est sûrement vrai... pour l’éleveur, permettez moi d’en douter ! Beaucoup de ceux qui se plaignent ne sont que des gestionnaires de troupeaux, qui se sont lancés dans le mouton pour le profit. On le voit pleurer quand une brebis est dévorée par un ours (chose qui arrive tout de même très rarement) mais où sont les larmes quand les bêtes partent à l’abattoir ? Parce que je vous rappelle que la majorité des problèmes ont lieu sur les exploitations extensives pour la viande...

              « de plus pour etre indemnisé il faut avoir la preuve que se soit bien l’ours. si les brebis sont éffrayés par l’ours et vont dans un ravin ils ne sont pas indemnisés. »

              FAUX et archi faux ! La majorité des brebis qui sont indemnisées dans les pyrénées le sont au bénéfice du doute ! Et souvent, elles entrent dans les statistiques alors que l’ours n’y est pour rien ! Il semblerait que certains éleveurs aient même réussi à se faire indemniser en dégât d’ours des bêtes foudroyées... l’ours est le bouc émissaire idéal, c’est certain ! Mais la filière est en crise et l’ours ne peut être accusé de tous les maux !

              « je serai vous j’irai me renseigner et surtout essayé de les comprendre et de comprendre leur travail avant de parler d’eux et surtout voir leur point de vue sur ce qu’il vive avec cette réintroduction car pour etre berger c’est toute leur vie. et je n’exagére pas. »

              et bien, vous serez surpris d’apprendre que nous souhaitons travailler en partenariat avec les bergers pour leur installer des moyens de protection FIABLES... La majorité de la filière n’est pas opposée à l’ours mais n’ose pas s’exprimer à cause du discours des syndicats et de la haine des anti-ours. Se protéger, c’est trahir son voisin... il est certain qu’avec ce type de mentalité, on aura du mal à faire avancer le débat !


            • Jidé (---.---.75.111) 27 avril 2006 17:43

              Il ne reste qu’une quinzaine de spécimen voué à l’extinction (plus assez de femelles). On ne va pas les laisser s’éteindre sous nos yeux ! Renforcer la population par 5 individus permet d’espérer le retour d’une population pratiquement viable. Ce n’est pas 5 individus de plus sur un territoire aussi grand que la Slovénie(+ 500 ours) qui doit poser problème. Il y a un fort courant de sympathie des médias pour la fronde et la Jacquerie des antis ours. C’est normal la polémique fait vendre du papier. Il devrait plutôt rappeler qu’une longue concertation a eu lieu l’an dernier permettant notamment de ramener le nombre d’ours à réintroduire de 15 à 5 pour limiter justement le dérangement des éleveurs ( et non plus des bergers qui ont pratiquement disparus exceptés en Béarn).

              Longue vie à la petite ourse Palouma ( « palombe » en patois de chez moi c’est à dire colombe ou pigeon ramier). Vous avez vu sa petite taille( 80 kg) ! on est loin des Grizllys sanguinaires avancés par les antis ours.


              • ald (---.---.128.112) 27 avril 2006 18:57

                Je suis d’accord avec Gnouf. Si nos journalistes faisaient un vrai travail d’investigation, ils trouveraient des attaques de troupeau dans des régions très éloignées des Alpes ou des Pyrénées.

                Là on cherche et quelques fois on prend en falgrant délit des chiens de propriétaires qui se sont échappés et qui devenu fous et tuent pour tuer, pas pour manger.

                En Italie et dans d’autres pays y n’a pas de problème, Alors !!! Les primes rendent bien des services...


                • dominique (---.---.87.153) 28 avril 2006 08:13

                  Bon article de fond sur la question, démontrant l’importance d’une bonne information expliquant bien tout les aspects d’une question précise, les journalistes le liront j’espère et en profiteront pour enrichir leur culture générale .

                  Amicalement, Dominique


                  • Vous avez dit Babacool (---.---.197.223) 29 avril 2006 16:32

                    Les babacools ecologistes qui sont devenus eleveurs de moutons en 68, sont aujourdhui contre le retour des ours en France !!! Encore un exemple de schizofrenie des français ?


                    • faxtronic (---.---.183.158) 4 mai 2006 20:24

                      de même, completement absurde. tu ecris : « Les babacools ecologistes qui sont devenus eleveurs de moutons en 68, sont aujourdhui contre le retour des ours en France ». Ce qui est faux. Certains babacools sont allés paitre avec les moutons, mais tous les paysans ne sont pas d’ancien soixante-huitard, loin de la. Au lieu de crier au fou, revise tes leçons de logiques.


                    • faxtronic (---.---.183.158) 4 mai 2006 20:38

                      Il ya un probleme émergent dans les campagnes. L’ancienne population de paysans tend à être remplacer par une nouvelle population, qui vient à la campagne pour la qualité de vie. C’est souvent un conflit d’intéret. Personne en parle, je vais faire un site web sur la communauté rurale en france, c’est passionnant (je ne vis plus en campagne, mais mes parents si). Par exemple dans mon petit village, il y a une polemique sur le bon usage du gravier, petite mai revelatrice. D’un coté la population d’agriculteur, qui defende la mise en place de chemins encailloutés pour dessrvir les champs, afin que les tracteurs ne s’embourbent pas. C’est tres cher pour une petite commune de 390 habitants la gestion des chemins. L’autre partie de la commune veux un plus grand budget pour enjolivé le village, faire une zone de promenade, etc... Auparavant, c’etait la partie agriculteur qui dominait. Le village etait une zone assez boueuse, avec tas de fumiers sauvages, etc.... Depuis 5 à 6 ans cela change, a cause de quatre facteurs :
                      - Les retraités urbains qui reviennent au pays.
                      - Les nouveaux habitants, travaillant dans le tertiaire.
                      - Les anglais et les néerlandais, qui vivent de plus en plus dans nos campagnes, avec familles, travail et enfant.
                      - Les jeunes, qui profitent d’internet pour pouvior vivre loin des centres urbains.

                      Resulat, la tendance s’inversent et le village devient plus joli, au grand dam de la population purement agricole qui considere cette depense comme superflue.

                      Pour l’ours, c’est la même chose. La population agricole perd de sa force dans les campagnes. La population non-agricole, qui vient pour la nature et l’air pure, entend bien imposer son point de vue.


                    • Julien (---.---.106.126) 30 avril 2006 10:41

                      Merci au journaliste pour cet article, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu ou entendu un article intéressant dans un média !! ouf ça fait du bien de voir que des journalistes font bien leur boulot, les autres en majorité se sont transformés en paparazzi et tous les médias en Voi** et Ga**.


                      • Christophe CORET (---.---.124.20) 30 avril 2006 11:13

                        Merci Julien... Le seul problème, c’est que je ne suis pas journaliste... Juste président d’association qui est obligé d’écrire ses articles pour rétablir un peu de vérité sur ce dossier. Très cordialement.


                      • toy (---.---.144.116) 1er mai 2006 19:52

                        Désolé, mais pour moi, les ours, c’est déjà du passé, et dépenser 26Meuros pour eux, c’est cher payé. En effet, je suis des pyrénées, et dès que j’ai un temps de libre, je vais faire de la randonnée en montagne. Le problème, c’est qu’hormis qqes périodes de creux en automne et au printemps, la montagne a de (trop) nombreux visiteurs (touristes, bergers, exploitants forestiers, chasseurs,...), y compris dans les zones où sont les ours. Si les ours sont en voie de disparition, contrairement aux Picos de Europa en Espagne, c’est qu’il y a une trop forte pression humaine, avec des choix qui ont été faits dans les années 50, et sur lesquels il est difficile de revenir, à moins de remettre en question l’économie de la région.

                        Par contre, il y a d’autres problèmes écologiques beaucoup plus importants mais beaucoup moins médiatiques, concernant les écosystèmes pyrénéens. On peut voir dans certaines vallées comme la vallée d’Aure les 1eres conséquences de la sécheresse 2003 avec des pans entiers de montagne qui commencent à jaunir (par ex du côté de Guchen, pour ceux qui connaissent), ainsi que des parasites qui commencent à se mettre sur ces arbres. Autre problème, toujours dans cette vallée : le lit de la Neste qui se déchausse, et pour la première fois cet hiver j’observais cette rivière sans apercevoir de truites dans des coins à frayères. Ainsi, voici exemples d’écosystèmes terrestres ou aquatiques qui se dégradent assez rapidement,on pourrait en citer d’autres et qui sont plus importants à mon sens que les ours et à traiter en priorité, stt compte tenu des faibles moyens du MDDEP (800 à 900 Meuros par an, un des plus petits budgets ministériels avec celui des anciens combattants).


                        • LE CRI de l’ECHALOTE (---.---.178.8) 3 mai 2006 23:16

                          Dans la polémique qui opposent les partisans de l ?ours et les bergers, les arguments rationnels des uns et des autres ne font guère avancer le débat. Mes origines paysannes m ?autorisent à mettre l ?accent sur un des fondements de cette opposition.


                          • ald (---.---.31.63) 4 mai 2006 20:35

                            Les ours vont venir des touristes (carte postale), même si personne ne les voit, c’est pas grave, c’est le pays des Ours.

                            Quand on met des morceaux de verre dans du miel, c’est pour tuer dans des souffrances épouvantes ces pauvres bêtes.

                            Il n’y a qu’une réponse « boycotter tous les produits alimentaires et touristiques » des pyrénéens (anti-ours et passif compris)


                            • Marsupilami (---.---.176.146) 4 mai 2006 21:00

                              Ouaf !

                              Il faut une immigration choisie des ours. Non aux ours slovènes sous-qualifiés !

                              Importons des grizzlis experts en électronique pour faire chier les bergers !

                              Bobo houbo !


                            • Kelsaltan (---.---.178.45) 8 mai 2006 11:44

                              +1, Marsupilami,

                              Il faut quand même avoir un « temps de cerveau disponible » très conséquent pour s’intéresser à ce ram-dam médiatique pro/anti ours, ils n’en demandaient certainement pas tant.


                            • Stephane Klein (---.---.101.8) 11 mai 2006 13:03

                              Assez d’accord avec toy, pendant que nous depensons notre energie sur la reintroduction des ours, beauoup de combats ecologiques bien plus importants restent en suspend.

                              Ceci dit, il ne faut pas oublier que les Pyrenees furent l’habitat naturele des ours et que c’es l’etre humain qui l’en a chasse et pas l’inverse.

                              Je ne peux pas m’empecher de me dire qu’avec les experiences des autres pays et les techniques modernes, on ne puisse proteger les troupeaux c’est pourquoi j’ai un a-priori negatifs sur les arguments des anti-ours.


                              • poleta33 (---.---.82.128) 12 mai 2006 16:22

                                je ne comprendrais pas que l’etat cede devant quelques excites... est ce qu’il nous demande une table ronde quand ils ont descendus Melba et Cannelle ?


                                • « Bounty » sur le Chasseur de l’ours (---.---.115.129) 16 mai 2006 23:59

                                  Regardant les chasseurs de la France partout dans le monde qui ne peuvent pas tirer&tuer les animeaux sauvages il faut se debarasser de ces chasseurs avec un « call man ». Celui-ci par example elimine le chasseur aussi qui a tire le dernier ours en France.

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