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Accueil du site > Actualités > Environnement > Panneaux solaires : l’Empire se régale

Panneaux solaires : l’Empire se régale

En termes d'écologie, la Chine préfère naturellement la densité de flux d'énergie, à l'idéologie

Contrairement aux européens, la Chine comprend très bien l’importance d’une politique de tarifs douaniers pour son développement national. L’actuelle controverse sur les panneaux solaires et la Chine entre l’Union européenne en est la démonstration.

Supranationale, l'Europe n'est qu'un Empire

Les nations européennes sont prisonnières d’un système supranational qu’elles se sont auto-infligé, et qui les force à agir contre leurs propres intérêts nationaux, et en faveur de cartels financiers et commerciaux. Sous le règne de l’Union Européenne, les intérêts nationaux sont remplacés par les « intérêts européens ».

Mais l’Europe n’est pas, et ne sera jamais une nation. L’Europe ne peut exister qu’en tant qu’empire qui, par définition, ne peut être dirigé par un système représentatif.

Un représentant élu de Milan peut représenter un électeur de Sicile, et un représentant élu de Finlande peut représenter un citoyen italien ou grec. Ainsi, l’Union européenne telle que créée par le Traité de Lisbonne ne peut être dirigée que par une démocratie représentative externe.

Cependant, un système représentatif externe est en fait la négation même d’une représentation. Le Gouvernement est exercé par une oligarchie – ici la Commission Européenne – qui agit comme un Exécutif, un pouvoir législatif et même judiciaire.

L'Union européenne : "machin" idéologique

Selon ce traité, l’Union Européenne est supposée faire toutes les lois dans les Etats membres. Ces lois sont préparées par des « experts » qui sont très sensibles aux intérêts du secteur privé. La politique énergétique de l’UE, très fortement idéologique, est un produit de ces intérêts.

Selon la doctrine de l’UE, les intérêts nationaux sont de mauvaises choses, les intérêts privés sont bons. La société fonctionne car les individus, motivés par l’avarice, recherchent le profit. L’avarice est supposée produire le Bien Commun. C’est là la doctrine du libre-marché, qui nous a apporté très peu de Bien commun et une crise globale.

Une dé-nationalisation ne s’opère pas par la manière douce, comme le montre la controverse sur les panneaux solaires chinois.

Tout à coup, la Commission européenne décide donc que les panneaux solaires chinois, bons marchés, relèvent d’une distorsion de concurrence. Donc, elle décide d’augmenter des tarifs douaniers. Pourquoi ? Officiellement, pour protéger l’industrie européenne.

Toutefois, la Commission a agit sur la base d’une plainte enregistrée par une association qui représente en majorité des producteurs allemands. L’Allemagne est le plus grand producteur de panneaux solaires dans l’UE, et son industrie a été fortement touchée par la concurrence chinoise.

Par mesure de rétorsion, la Chine a menacé d’entreprendre des actions contre un autre produit européen : le vin. Mais le vin représente des intérêts français et italiens. Les producteurs de vin de France et d’Italie se sentent injustement punis et sont en colère contre la réponse de la Chine.

La densité de flux : étalon écologique naturel du XXI° siècle

L’énergie solaire et les soi-disant énergies renouvelables ont été massivement subventionnées dans un effort fondé sur un faux prétexte : aider l’environnement. Mais il n’y a aucun plan qui indique combien cela va coûter, ni combien il va falloir encore fournir d’effort pour trouver des énergies alternatives plus efficaces.

Les décideurs politiques ont pensé que l’économie était suffisamment solide pour se payer de telles extravagances, mais la crise financière a fait remonter à la surface la question du coût.

Tôt ou tard, des critères plus sains devront être ré-établis pour l’industrie de l’énergie, tel que la densité de flux d’énergie telle que définie par l’économiste américain Lyndon LaRouche, critère pivot pour une économie moderne. La Chine doit se ternir prête le moment venu.

 

Cet article a été publié à l’origine dans le China Daily European Weekly du 6 juin 2013, page 9.

L’auteur de l’article original collabore au Service d’alerte stratégique de l’Executive Intelligence Review, le magazine fondé par Lyndon LaRouche, économiste démocrate américain, et ami de Jacques Cheminade, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2012.


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1 réactions à cet article    


  • Pillippe Stephan Uraniumk 5 juillet 2013 23:30

    « économiste démocrate américain »

    ça fait peur

    vidéo archi-débile

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