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Accueil du site > Actualités > Environnement > Pesticides : l’équation de tous les dangers

Pesticides : l’équation de tous les dangers

Alors qu'une étude choc française sur les OGM fait la Une, une autre étude anglaise parue discrètement pendant l'été avance des résultats particulièrement préoccupants.

Pesticide + pesticide = nocivité × 30.

C’est ainsi qu’on pourrait résumer l’équation établie par des chercheurs anglais de l’Université d’Aston.
 
Leur étude montre que les interactions entre différents composants de pesticides démultiplient les risques sanitaires.
 
Rapportés par Les Echos, ces travaux montrent que des substances individuellement considérées comme inoffensives, endommageraient notre système nerveux lorsqu’elles sont combinées. 
 
C’est le cas des associations de substances comme le cyprodinil, le fludioxonil ou le pyriméthanil, toutes trois très présentes dans les raisins ou dans notre eau du robinet.
 
Elles démultiplient par 20 ou 30 fois les dommages occasionnés sur nos cellules !
 
Pour les chercheurs, cela signifie une vulnérabilité accrue face aux pathologies neuro-dégénératives comme les maladies d’Alzheimer, de Parkinson ou la sclérose en plaques.
 
Cette bombe sanitaire a-t-elle provoqué un sursaut des autorités en France ou en Europe ?
 
Pas vraiment. D’abord car la réglementation européenne REACH évalue chaque produit de façon séparée, ignorant les effets générés par les interactions entre résidus de agricoles ou chimiques.
 
Alertée sur le sujet il y a quelques mois, la commission européenne a même botté en touche, en refusant d’examiner l’impact induit par les effets cocktails.
 
En France, le sénateur Roland Courteau a bien essayé de poser la question du danger des ces mélanges de substances  à la ministre de la Santé. Sans réponse à ce jour.
 
Les pesticides devaient également être au menu de la table ronde Santé Environnement pendant la Conférence environnementale il y a 15 jours.
 
En vain. Même l’engagement de réduire de 50% l’usage de pesticides en France d’ici 2018 a été passé à la trappe. Pendant la conférence, l’industrie du pesticide s’est même payé le luxe de communiquer sur un record historique de ses ventes en 2012.
 
Pourtant, de plus en plus d’études établissent un lien entre pesticides et maladies chroniques. Et cette question des interactions devient même cruciale à propos de la qualité de l’eau en France.
 
Ainsi une étude de l’Institut Français de l’Environnement révèle-t-elle que 96% des eaux superficielles contiennent des résidus de pesticides.
 
Ce sont même près de 201 résidus de pesticides qui ont été décelées dans les eaux de surface. Et 123 substances ont été identifiées dans les eaux souterraines.
 
Quelles sont les interactions entre ces centaines de résidus toxiques dans notre eau de consommation ?
 
Faut-il multiplier par 30 la nocivité de polluants agricoles que les stations de filtrations échouent à éliminer totalement ?
 
On sait qu’une étude de l’Anses - prévue de longue date - sur les effets de 7 cocktails de pesticides est en cours.
 
Mais au vu des enjeux sanitaires, les moyens d’investigation annoncés paraissent un peu faibles, lorsqu’on sait que :
 
- plus de 150 études réalisées dans 160 pays depuis 1980 ont détecté la présence de produits polluants chimiques ou agricoles (dont de nombreux pesticides) dans nos organismes.
 
- qu’aux USA, une étude menée en 1999 sur un échantillon représentatif de la population a conclu que 100% des personnes testées avaient des pesticides dans leurs organismes.
 
La France est le 3ème consommateur mondial de pesticides et le premier consommateur en Europe. Nous sommes particulièrement exposés aux pesticides contenus dans nos fruits, légumes et dans notre eau du robinet. Il serait donc temps d’enquêter sérieusement sur l’impact sanitaire de ces produits qui peuvent potentiellement se fixer dans nos organismes.

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80 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 25 septembre 2012 14:29

    et le purin d’ortie dans tout ça...

    http://2ccr.unblog.fr/2010/11/27/a-jeter-aux-orties/


    • alinea Alinea 25 septembre 2012 15:46

      Quelle importance ! pour les industries chimiques qui ont commencé ce cirque en fourguant à l’agriculture tous ses gaz prévus pour la guerre 14/18 !
      La santé n’intéresse même pas les industries pharmaceutiques qui font leurs profits sur la maladie !
      Tant que les agriculteurs eux-mêmes ne seront pas intimement convaincus de l’inanité de ces procédés, pouvons-nous compter sur les suppôts du Satan-Chimie ?
      Il faut promouvoir l’agriculture biologique, sans attendre les diktats des dirigeants.
      Et les consommateurs ? Ne pourraient-ils pas porter plainte contre les fabricants et les utilisateurs de ces produits toxiques pour atteinte grave à leur santé ? Puisque qu’aujourd’hui, tout, semble-t-il, se règle dans les tribunaux ?


      • samuel 25 septembre 2012 17:26

        Plus que promouvoir l’agriculture biologique, il faut DETRUIRE les idées reçues sur l’agriculture dite intensive.

        1/ L’agriculture intensive n’est pas intensive. Ses rendements au m² sont égaux voir inférieurs à de l’agricultures biologique sans labour.

        2/ Les engrais ne sont pas indispensables pour nourrir les hommes. En réalité, les engrais tuent la vie des sols et doivent de fait remplacer la vie du sol pour nourrir la plante.

         

        3/ Les pesticides ne sont pas necessaires.

        4/ L’agriculture biologique demande plus de bras que l’agricultures « intensive » mécanisée. Il faut instaurer un service agricole en lieu et place d’un service militaire. ça ne ferait de mal à personne de ramasser des courges 1 mois dans l’année ou de faire les vendanges. Que l’on soit directeur, employé de bureau, chômeur ou autre.

         

        Il faut se rappeller qu’en 1950, la France nourrissait sa population sans engrais issus de la petrochimie, sans pesticides, sans herbicides. Le taux de matières organique (humus) dans le sol était de 4%. Il est maintenant de 1.4%.

        Elle est là, la triste vérité. Non seulement l’agriculture intensive n’est indispensable, mais elle est dangeureuse. En dehors des problèmes de santé qu’elle provoque, cette agriculture tue les sols et n’est pas perenne.


      • Gandalf Claude Simon 25 septembre 2012 17:35

        @ Samuel, qui a écrit : « 1/ L’agriculture intensive n’est pas intensive. Ses rendements au m² sont égaux voir inférieurs à de l’agricultures biologique sans labour. »

        Vous avez des sources à ce sujet ?

      • alinea Alinea 25 septembre 2012 18:00

        Samuel : quel bonheur de lire sous votre plume : service civil en faveur de l’agriculture biologique !
        Cela fait des années que je le chante à la cantonade, en vain, puisque je n’ai pas pignon sur rue !
        Les ennemis les plus redoutables ne sont pas les marchands mais les j’ m’en foutistes et les crédules. Il faut, il faut absolument ouvrir l’esprit des agriculteurs qui utilisent encore ces saloperies.


      • JL JL 25 septembre 2012 18:04

        Alinéa, Samuel,

        malheureux, que proposez vous là ?

        C’est contraire aux lois de l’OMC !!!

         smiley


      • alinea Alinea 25 septembre 2012 18:06

        Oui Claude Simon, il y a des sources.
        Je ne sais pas si je pourrai vous joindre ! mes sources ne sont pas sur Internet ( et peut-être il y en a-t-il) mais dans des bouquins, et figurez-vous, j’en ai pas mal ! et je ne note rien !!!
        je ne saurais vous dire si vous pouvez trouver ça chez Isabelle Saporta ; chez Bourguignon ; chez Laurent Levard ; chez Nicolino...


      • alinea Alinea 25 septembre 2012 18:07

        JL : c’est pour ça que c’est encore meilleur !!!
        ( je vous ai laissé une réponse sur la solidarité dans un site, hier !!!)


      • Gandalf Claude Simon 25 septembre 2012 19:03

        Voici les chiffres actuels : http://www.franceagrimer.fr/content/download/7147/41754/file/repart_var_bio 062011.pdf


        Soit, les rendements céréaliers en agriculture biologique sont 2 fois moindres environ que les rendements en agriculture conventionnelle.

        Il est préférable de ne pas s’inventer un monde. D’ailleurs beaucoup d’écologistes le reconnaissent, de la manière suivante. Beaucoup de céréales sont destinés à l’alimentation animale. Le recours à une agriculture 100% biologique impose une réduction de l’alimentation à base de protéines animales au profit d’une alimentation basée sur des protéines végétales.


      • alinea Alinea 25 septembre 2012 20:52

        Oui, certainement Claude Simon.Mais tout ça va de paire !


      • JL JL 26 septembre 2012 09:20

        Alinea,

        j’ai lu, oui, merci.

        Quand j’ai dit « c’est contraire aux lois de l’OMC » j’ai pensé : et surtout contraire aux intérêts de la FNSEA, le syndicat des clients des l’agro-chimie.

        Ce matin, Corinne Lepage était l’invitée de France Inter à 8H20 pour parler de cette étude sur les OGM. Avis aux intérressés quand l’émission sera en ligne.


      • samuel 26 septembre 2012 09:53

        @ Claude Simon

        Je ne vois aucun comparatif de rendement entre l’agriculture « bio » et l’agriculture conventionnelle dans le document que vous fournissez.

        En outre, il n’y a pas de définition de l’agriculture biologique dans votre document. Est-ce de l’agriculture bio avec labour ou sans labour, en semi directe ?

         


      • thomthom 26 septembre 2012 13:44

        Claude Simon, c’est sur que faire pousser du bio sur des terres qui ont été litéralement détruites par plusieurs décennies d’agriculture intensive conventionnelle (dont la pseudo fertilité doit être renouvelée annuellement, artificiellement, avec tout un tas de produits chimiques), il y a des chances que ça donne des rendements pas top.

        Il faudrait comparer des chiffres de rendements « en régime de croisiere » des deux techniques : rendement bio sur une terre parfaitement reconstruite, revitalisée, sur la durée, comparé au rendement actuel des exploitations intensives sur les terres dans leur état actuel (régime de croisière de l’agriculture conventionnelle). Il est clair que dans ces conditions, les écarts seront bien moindres.

        Dans certains cas bien précis , il a été relevé des rendements en agriculture durable très nettement supérieurs aux rendements obtenus en agriculture conventionnelle... bon ce n’était pas en France, et pas sur des céréales, mais cela existe.

        Et n’oubliez pas que le rendement n’est pas tout. il faut voir aussi la rentabilité : les couts de production en agriculture conventionnelle vont nécessairement exploser dans les années/décennies à venir (augmentation des prix du pétrole, et donc des intrants, augmentation des doses de pesticides requises et des couts d’irrigation à cause de la destruction des sols...). Quel intéret de se prétendre capable de produire des quantités importantes de nourriture si seuls une poignée de riche privilégiés peuvent se la payer ?

        Dans un modèle agricole durable, les exploitants étant bien plus autonomes et indépendants, les coût de production n’ont pas de raison de significativement augmenter sur les prochaines décennies. Les couts en agriculture durable sont en grande partie des couts de main d’œuvre, ce qui est un million de fois plus bénéfique, globalement, à notre économie qu’une agriculture dont une grande partie des charges repose sur l’import de pétrole et de produits chimiques aux effets sur la santé plus que douteux.

        Et même si cela doit passer par une réduction de certaines de nos consommations (viandes...), d’ailleurs non bénéfiques à notre santé (on mange trop de viande), nous n’avons pas le choix que de nous tourner dans les années à venir vers des méthodes de productions et des pratiques de consommation durable... c’est ça ou on crève à échéance quelques décennies. Et comme ce genre de transformation demande beaucoup de temps (au moins une décennie, probablement plus), c’est maintenant qu’il faut s’y mettre.


      • Gandalf Claude Simon 26 septembre 2012 15:18

        @Samuel


        Puisque l’on vous dit que ceux sont les même rendements, il faut suivre.

        Quand aux écologistes qui pipeautent les chiffres, et réduisent les libertés individuelles en souhaitant le retour du STO, ou en contrôlant le contenu de chaque assiette, je crois qu’ils ont beaucoup à apprendre des erreurs des idéologies passées, ainsi que de l’agriculture raisonnée en optant pour une écologie raisonnée et non pas radicale comme c’est le cas ici.

        J’ai demandé à un agriculteur ce qu’il pensait du service agricole obligatoire. C’est simple, il n’en veut pas. Pour la raison suivante : Il est à craindre qu’un individu obligé de faire un travail le gâche, et soit finalement inutile, voire néfaste à la tâche qui lui est assigné. Il est éminement préférable de compter sur la volonté des contractants.

        Rappelez-vous la campagne de diabolisation de Greenpeace envers le chlore, avec le fiasco que l’on sait. Ainsi procède l’écologie, par diabolisation successive.
        Il est préférable de laisser les agriculteurs choisir leur éthique de production, et les consommateurs l’éthique de leur alimentation, au lieu de bidonner une bulle écologique entre potes qui n’est qu’un nouveau désastre annoncé.

        Dans le cadre de l’agriculture française, je dirais que l’agriculture conventionnelle joue la carte de la sécurité alimentaire quantitative, alors que l’agriculture joue la carte de la sécurité alimentaire qualitative. 

      • Gandalf Claude Simon 26 septembre 2012 15:28

        « Claude Simon, c’est sur que faire pousser du bio sur des terres qui ont été litéralement détruites par plusieurs décennies d’agriculture intensive conventionnelle (dont la pseudo fertilité doit être renouvelée annuellement, artificiellement, avec tout un tas de produits chimiques), il y a des chances que ça donne des rendements pas top. »


        Argument fallacieux, la vie organique des sols se rétablit très vite lorsque les traitements sont arrêtés.

        « Et n’oubliez pas que le rendement n’est pas tout. il faut voir aussi la rentabilité : les couts de production en agriculture conventionnelle vont nécessairement exploser dans les années/décennies à venir (augmentation des prix du pétrole, et donc des intrants, augmentation des doses de pesticides requises et des couts d’irrigation à cause de la destruction des sols...). Quel intéret de se prétendre capable de produire des quantités importantes de nourriture si seuls une poignée de riche privilégiés peuvent se la payer ?  » Désolé, mais l’agriculture biologique consomme beaucoup de protections sanitaires d’origine fossile (tunnels, voiles de forçage, etc).

        « Dans un modèle agricole durable, les exploitants étant bien plus autonomes et indépendants, les coût de production n’ont pas de raison de significativement augmenter sur les prochaines décennies. Les couts en agriculture durable sont en grande partie des couts de main d’œuvre, ce qui est un million de fois plus bénéfique, globalement, à notre économie qu’une agriculture dont une grande partie des charges repose sur l’import de pétrole et de produits chimiques aux effets sur la santé plus que douteux.  » Oui, ceux ne sont pas des métiers très valorisants, mais c’est certainement un gisement d’emplois intéressant.

        « Et même si cela doit passer par une réduction de certaines de nos consommations (viandes...), d’ailleurs non bénéfiques à notre santé (on mange trop de viande), nous n’avons pas le choix que de nous tourner dans les années à venir vers des méthodes de productions et des pratiques de consommation durable... c’est ça ou on crève à échéance quelques décennies. Et comme ce genre de transformation demande beaucoup de temps (au moins une décennie, probablement plus), c’est maintenant qu’il faut s’y mettre.  »
        Personnellement, je ne corrobore jamais les arguments apocalyptiques, puisque le pire n’est jamais le plus probable. Mais il est certain que certaines habitudes alimentaires ou de mode de vie peuvent laisser la place aux campagnes de prévention, comme cela se fait actuellement.

      • samuel 26 septembre 2012 15:45

        Je ne suis pas un écologiste, ni béa, ni bobo. C’est bien pour cela que j’ai commencé mon premier texte par :

        « Il ne faut pas promouvoir l’agriculture biologique, il faut détruire les idées reçues concernant l’agriculture intensive (ou conventionnelle) ».

        Et vous êtes la preuve vivante de ces idées reçues.

        Vous me citez des chiffres de rendements qui ne montre qu’une seule chose. Les plantes en agriculture biologique ont le désavantage de ne pas bénéficier d’engrais en étant cultivé sur des sols quasi mort.

        Preuve à l’appuie, les quantités de matière organiques : humus en 1950 : 4%, humus en 2000 : 1.5%

        Dans ces conditions, seule l’apport d’engrais permet encore d’obtenir des rendements corrects. Mais qu’est ce qui a fait disparaitre le taux d’humus ??? L’apport d’engrais issus de la petrochimie.

        Nous avons actuellement tué 90% de la faune vivant dans le sol.Cette faune représente plus que la masse des êtres vivant dans l’atmosphère.

        Voilà. C’est simple. L’agriculture conventionnelle n’est PAS perenne.

        Quant à faire un service dans les champs, on faisait bien à une époque un service militaire qui durait 2/3ans, pendant lequel on risquait de mourrir. Il n’y a pas eu de révolution, nous n’étions pas pendant les heures sombres de l’histoire, ce n’était pas un régime nazis ni un communiste totalitaire.

        Je ne vois aucune objection à ce que tout le monde participe un peu (les vendanges ça dure 15 jours). Ce n’est pas le goulag.


      • samuel 26 septembre 2012 15:57

        « Il est préférable de laisser les agriculteurs choisir leur éthique de production, et les consommateurs l’éthique de leur alimentation »

         

        Pour avoir le choix, il faut connaitre la vérité. Quel choix y a t-il lorsque l’on ment par omission sur l’état de nos champs ?

        Vous savez comme tout le monde qu’après une pluie, les rivière sont boueuse. C’est normal, la terre s’en va.

        Et bien non, ce n’est pas normal. C’est une conséquence du labour et de la desctruction chimique des sols (destruction du complexe argilo-humique par disparition des lombric. La potasse, ça tue les lombrics).

        On perd nos champs dans nos rivières, mais tout le monde s’en fout parce que personne ne le sait. C’est quasiment culturel. Combien de fois j’ai entendu mon père dire : « paturage et labourage son les deux mamelle de la France ».


      • samuel 26 septembre 2012 16:12

        « Désolé, mais l’agriculture biologique consomme beaucoup de protections sanitaires d’origine fossile (tunnels, voiles de forçage, etc). »

        > Je pense que les agriculteurs ne rachetent pas tous les ans 100% de leurs « protections sanitaires ».


      • Gandalf Claude Simon 26 septembre 2012 16:34

        « Il ne faut pas promouvoir l’agriculture biologique, il faut détruire les idées reçues concernant l’agriculture intensive (ou conventionnelle) ».

        « Et vous êtes la preuve vivante de ces idées reçues. » Oui, inventons de nouvelles idées sur de fausses données.

        « Vous me citez des chiffres de rendements qui ne montre qu’une seule chose. Les plantes en agriculture biologique ont le désavantage de ne pas bénéficier d’engrais en étant cultivé sur des sols quasi mort. » A l’heure actuelle, je ne connais aucune agriculture en France qui se passe d’engrais, que ce soit d’origine organique ou chimique.

        « Preuve à l’appuie, les quantités de matière organiques : humus en 1950 : 4%, humus en 2000 : 1.5%

        Dans ces conditions, seule l’apport d’engrais permet encore d’obtenir des rendements corrects. Mais qu’est ce qui a fait disparaitre le taux d’humus ??? L’apport d’engrais issus de la petrochimie. » N’avez-vous qu’une seule fois dans votre vie, récupéré une terre traité conventionnellement pour la convertir vers l’agriculture biologique ? Personnellement je l’ai fait, et elle n’a aucun problème avec son taux d’humus, vous pouvez le croire.

        « Nous avons actuellement tué 90% de la faune vivant dans le sol.Cette faune représente plus que la masse des êtres vivant dans l’atmosphère. » Si vos chiffres sont vrais, c’est effectivement regrettable.

        « Voilà. C’est simple. L’agriculture conventionnelle n’est PAS perenne. » Si moralement elle est chahutée, je ne lui vois encore d’épée de Damoclès irréversible.

        « Quant à faire un service dans les champs, on faisait bien à une époque un service militaire qui durait 2/3ans, pendant lequel on risquait de mourrir. Il n’y a pas eu de révolution, nous n’étions pas pendant les heures sombres de l’histoire, ce n’était pas un régime nazis ni un communiste totalitaire.

        Je ne vois aucune objection à ce que tout le monde participe un peu (les vendanges ça dure 15 jours). Ce n’est pas le goulag. » Oui, mais quand même le soft-goulag un petit peu, tout cela car tout le monde veut bien faire la morale, mais personne ne veut payer. Etant donné nos taux de chômage hallucinants, il est préférable d’y voir de vrais emplois.


      • samuel 26 septembre 2012 16:41

        « voir de vrais emplois »

        oui, les gens devront accepter de payer plus cher leur fruits, légumes, céréales.Mais après tout, mieux vaut dépenser plus pour mieux se nourrir, ou payer un portable à chacun de ses gosses ?

        « soft-goulag »

        Ce n’est pas du soft-goulag. C’est un retour à ce qui nous nourrit. C’est un devoir pédagogique et un apprentissage du respect de la terre et de ceux qui la travaille.

         


      • samuel 26 septembre 2012 16:53

        « A l’heure actuelle, je ne connais aucune agriculture en France qui se passe d’engrais, que ce soit d’origine organique ou chimique »

         

        C’est normal, les agronomes ne mettent pas les pieds dans mon jardin smiley


      • Gandalf Claude Simon 26 septembre 2012 17:08

        je suis d’accord, Samuel. Le budget nourriture a sans douté été trop sacrifié au détriment d’autres budgets.


        Et encore, si certains ménages choisissent de consommer de la nourriture plus saine mais qu’ils cuisinent par eux-même, au lieu d’acheter des plats préparés, je ne suis pas sûr qu’ils soient si perdants.

        J’ai même été surpris de voir des produits frais moins cher chez le distributeur bio comparé à la chaine de grande distribution française réputé la moins chère.

        Tout ça pour constater qu’on était en guerre de jardinier ^^

      • Jules X. 26 septembre 2012 21:47

        Merci pour ce message si juste ! Malheureusement, il reste beaucoup de monde à convaincre, que ce soit les consommateurs ou les agriculteurs eux-même...


      • milu 27 septembre 2012 10:00
        pour les sources voir le compte rendu d’une conférence de la FAO, l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture :

        http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000550/index.html

      • milu 27 septembre 2012 10:10

        Quand à l’état des sols cultivés intensivement en France voir ici :



        Claude Bourguignon, né en 1951, est un ingénieur agronome français, ancien collaborateur de l’INRA connu pour ses travaux et expériences sur la microbiologie des sols. Fondateur du LAMS (Laboratoire d’Analyse Microbiologique des Sols), il travaille en France, mais aussi en Europe, en Amérique et en Afrique.

        Il est parmi les premiers, dans les années 1970, à avoir alerté sur la dégradation rapide de la biomasse et de la richesse des sols en micro-organismes (bactéries et champignons microscopiques), ainsi que sur la perte d’humus et de capacité de productivité des sols agricoles européens, ou des sols auxquels on appliquait les mêmes méthodes en climat tropical ou subtropical. Il a contribué à développer des techniques alternatives qui se sont avérées très efficaces, mais qui demandent une bonne technicité et connaissance du fonctionnement écologique des sols.

         


      • Jules X. 27 septembre 2012 12:25

        @ Alinea : Pensez à citer les droits d’auteur de Wikipédia svp !

        Claude Bourguignon. (2012, août 18). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page consultée le 10:25, septembre 27, 2012 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Claude_Bourguignon&oldid=82040827


      • ZEN ZEN 25 septembre 2012 17:36

        Pas grave, dirait le Péripate
        Il faut laisser le marché suivre ses propre lois...
        La main de Dieu
        Laissez donc vivre Monsanto, Bayer and C°


        • SEPH 25 septembre 2012 18:19

          La France a 20% de cancers de plus que les autres pays européens. En revanche, elle est première en Europe pour l’utilisation des pesticides.

          Je pense que ces deux éléments sont liés. Non !!!


          • alinea Alinea 25 septembre 2012 18:29

            absolument pas SEPH : quel mauvais esprit !
            Avez-vous jamais pris conscience de tous les emplois que crée l’industrie chimique ? Cela vaut mille morts non ?


          • Stof Stof 25 septembre 2012 18:20

            L’agriculture industrielle enrichit l’oligarchie. =====> fin du débat.


            Alors surtout, surtout, continuez à ne pas voter Vert. Ne changez rien, tout est parfait.

            • rotule 25 septembre 2012 18:44

              @ STOF
              >surtout, continuez à ne pas voter Vert. Ne changez rien, tout est parfait.

              On voit bien le programme « vert » actuel ....Tout est parfait ; gaz de schistes, nucléaire, pesticides, .... tout roule !

              Le programme du FdG était bien plus respectueux de nos cadres de vie .


            • ArizonaHew 25 septembre 2012 19:19

              Quand votre médecin vous préscrit des médicaments, il est obligé de faire attention à la combination pour éviter l’effet coktail.
              Bizarrement, ce qui semble logique depuis des années avec les médicaments n’a jamais été étudié vraiment sur les pesticides. Il va pourtant s’y faire : en chimie 0+0+0 = 60.


              • eau-du-robinet eau-du-robinet 25 septembre 2012 20:23

                Bonjour ArizonaHew,

                Que dit Claude Bourguignon ?

                On ne peut pas correctement interpréter un sol si on na pas à la fois une approche physique, chimique et biologique !

                Hors avec les pesticides c’est simple on détruit tout ce qui est biologique ( la vie dans le sol ).

                Pour cette raison l’agriculture intensive est extrêmement néfaste pour les sols surtout avec l’emploi massive de pesticides !


              • eau-du-robinet eau-du-robinet 25 septembre 2012 19:52

                Leur objectif est de tout détruire et de polluer pour nous vendre ce qui est la base gratuit ou pas cher. Je pense notamment à l’eau potable et aux semences naturelles.

                Les pesticides sont le cercle vicieux pour les agriculteurs ....

                OGM et pesticides : quand l’expérience tourne mal

                Les OGM augmentent l’usage des pesticides et ne réduisent pas la pauvreté

                Les plantes mutées arrivent en force

                La mort intensive des sols

                Claude et Lydia BOURGUIGNON, mort des sols = mort des hommes ! 

                Vie et mort des sols, par Lydia et Claude Bourguignon

                Crée par Claude et Lydia Bourguignon, le LAMS est un laboratoire d’analyse de sol spécialisé dans l’étude écologique de profil cultural pour restaurer la biodiversité des sols de terroir afin d’améliorer la qualité et la typicité des vins et des denrées agricoles. Ainsi il nous sera possible de vous conseiller au mieux sur la gestion de vos sols : utilisation de BRF, semis direct sous couvert, travail du sol…

                Laboratoire d’Analyses
                Microbiologiques des Sols

                5 rue de Charmont
                21120 Marey-sur-Tille

                Tél : 03 80 75 61 50
                Fax : 03 80 75 60 96


                • eau-du-robinet eau-du-robinet 25 septembre 2012 20:40

                  Quand appliquons nous voire notre gouvernement le principe Pollueur = Payeur

                  Le principe pollueur-payeur a été adopté par l’OCDE en 19721. Il figure dans l’Acte unique européen signé en 1986.

                  En France, il est défini par à l’article L110-1, II, 3° du code de l’environnement selon lequel « les frais résultant des mesures de prévention, de réduction de la pollution et de lutte contre celle-ci doivent être supportés par le pollueur. »

                  Croyez moi si ce principe Pollueur = Payeur été applique, ce qui n’est pas le cas, on serra très vite débarrassé de toutes ses polluants.

                  Les agriculteurs des cultures intensives qui polluent l’environnent et notamment les nappes phréatiques poursuivent leur activités polluantes sans être enquit d’être poursuivi !

                  C’est nous les consommateurs qui payent la note de la facture salée pour la dépollution de l’eau, je parle de la partie de pollution venant de l’agriculture intensive.

                  Pourquoi l’article 110 n’est t’il pas applique ? Autant de supprimer cette loi.


                  • alinea Alinea 25 septembre 2012 20:54

                    eau-du-robinet : et cette eau, est-elle si dépolluée que ça ?
                    j’en doute fort.


                  • eau-du-robinet eau-du-robinet 25 septembre 2012 21:35

                    Bonjour Alinea,

                    — debut de citation —
                    eau-du-robinet : et cette eau, est-elle si dépolluée que ça ?
                    j’en doute fort.

                    — fin de citation —

                    Vous allez être surpris en lisent les lignes suivantes :

                    Eaux superficielles utilisées pour l’alimentation en eau potable.

                    Le réseau d’observation sur les eaux superficielles utilisées pour l’alimentation en eau potable porte sur 838 points de mesure, avec au minimum 1 prélèvement par an, donnant les résultats suivants :

                    -41 % des prises d’eau de surface sans détection de pesticide.

                    -19 % des prises d’eau de surface avec des teneurs en pesticides qui ne nécessitent pas de traitement.

                    -39 % des prises d’eau de surface avec des teneurs en pesticides nécessitant un traitement spécifique.

                    -1 % des prises d’eau de surface qui ne permettent pas une utilisation sans autorisation du ministère chargé de la santé. Ces sites se trouvent dans les départements de la Manche, des Côtes-d’Armor, de la Mayenne, et du Gers.

                    Eaux souterraines utilisées pour l’alimentation en eau potable.

                    21 % des captages avec des teneurs en pesticides nécessitant un traitement spécifique.

                    source

                    Coûts des principales pollutions agricoles de l’eau

                    Les principaux résultats sont les suivants :

                    - Les dépenses additionnelles des ménages générées par ces pollutions pour les ménages sont évaluées dans une fourchette comprise entre 1 000 et 1 500 millions d’euros, dont 640 à 1140 millions d’euros répercutés sur la facture d’eau, représentant entre 7 et 12% de cette facture en moyenne nationale.

                    - Pour les ménages des localités les plus polluées, ces dépenses supplémentaires pourraient atteindre 494 euros par ménage ou 215 euros par personne, soit un surcoût de près de 140% de la facture d’eau moyenne 2006.

                    - Sur la base des coûts de traitement des nitrates et pesticides des installations de potabilisation, les coûts d’élimination totale des nitrates et pesticides des milieux aquatiques seraient respectivement supérieurs à 70 euros par kilogramme pour les nitrates, et à 60000 euros par kilogramme pour les pesticides.

                    - Les coûts de potabilisation constatés sont compris entre 800 et 2400 euros par hectare d’aire d’alimentation de captage d’eau potable cultivé conventionnellement.

                    source en provenance du site gouvernemental


                  • eau-du-robinet eau-du-robinet 25 septembre 2012 21:45

                    complément d’information :

                    Voici un document du COMMISSARIAT GÉNÉRAL AU DÉVELOPPEMENT DURABLE sur les Coûts des principales pollutions agricoles de l’eau

                    http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ED52-2.pdf

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Oh Long Johnson

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