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Accueil du site > Actualités > Environnement > Petroleum ! Petroleum ! Deepwater et la prophétie de Meyrink

Petroleum ! Petroleum ! Deepwater et la prophétie de Meyrink

« Si le gulf stream charie le pétrole jusqu’en Europe, c’est la CATA puissance 10, si au contraire il s’interrompt c’est la MEGA GIGA CATA planétaire, puisque les européens finiront congélés sous une calotte glaciaire. EST CE QUE VOUS COMMENCEZ A CAPTER L’AMPLEUR DU DESASTRE ? » Nouvel Ordre Mondial, forum
 
Avant-propos
 
C’est à partir d’une vidéo envoyée par un commentateur des 7 ( Marc, dans l’article de François Marginean : Deepwater Horizon – Le geyser de pétrole se poursuit ) que je suis parti à la poursuite de Meyrink le « prophète ». La vidéo de Kindra Arnesen que vous pouvez retrouver ici en français : Vidéo.
 
Kindra Arnesen – femme au foyer sans instruction, selon ses propres mots – est l’épouse d’un pêcheur de Venise, en Louisianne, qui, comme de nombreux marins, a été embauché par BP pour empêcher que des tonnes de brut ne se déversent sur les côtes.
 
Le 29 avril dernier l’époux de Kindra a été hospitalisé suite à une grave intoxication liée aux dispersants utilisés par BP pour dissoudre les nappes de pétrole dans le golfe du Mexique.
 
L’Agence américaine de l’environnement avait indiqué que ces produits n’étaient pas toxiques, mais une récente enquête du magazine New Scientists démontre que les données prélevées pour ces test étaient bidons.
 
Pour Kindra Arnesen, BP ne cherche qu’à faire des économies en mettant en scène un plan de sauvetage qui n’est en réalité qu’un simulacre destinés aux médias.
 
***
 
Gustav Meyrink
 
Dans une nouvelle parue ou écrite en 1903, Gustav Meyrink avait prédit le désastre du Golfe du Mexique. Rien de moins… On en parle grandement sur le web. La coïncidence est en effet troublante.
 
Il n’existe pas – à ma connaissance – de version française de sa nouvelle. Je l’ai donc traduite avec un non-plaisir évident… Je déteste traduire…
 
La version anglaise étant déjà une traduction de la version allemande, les coquilles sont nombreuses au départ, et l’écriture de Meyrink ( du moins en anglais) est un peu … à l’image de l’homme. Et à l’image de la littérature d’alors.
Je qualifierais ce texte de Science-fiction plutôt que de prophétie. Il n’en reste pas moins que plus d’un siècle plus tard, cette histoire de savant fou aurait pu avoir pour « héros » Bristol Pétrovite… (sic).
 
Il vaut la peine de s’y attarder pour constater la grande évolution de l’Humanité en certains points. (sic).
 
Mais pour remettre les pendules à l’heure et à ceux qui ne peuvent lire en anglais, voilà l’occasion de vous faire une opinion sur le « prophète »… Et réfléchir à l’avenir d’une planète laissée aux mains de commerçants sans envergure et de politiciens dont les liens sont trop nombreux avec les marchants de « mort ».
Petroleum, Petroleum : A Prophecy
 
Pour vous assurer que je suis reconnu comme étant le premier qui ait eu cette prophétie, je note que l’histoire qui suit a été écrite en 1903.
Gustav Meyrink

***

C’était un vendredi midi – que le Dr Kunibald Jessegrim versa lentement la strychnine dans le courant d’eau. Un poisson apparut à la surface – mort – avec le ventre en l’air.
 
« C’est comme ça que tu serais mort », se dit Jessegrim et il s’étira – content d’avoir rejeté les pensées de suicide avec le poison.
 
Trois fois dans sa vie, il avait déjà vu la mort dans les yeux de cette façon, et chaque fois il a été freiné par le sentiment qu’il allait encore être appelé à faire de grandes choses – une grande vengeance – qui l’enchaînait à la vie.
 
La première fois qu’il voulut mettre fin à sa vie, fut au moment où ils ont volé son invention, et dix ans plus tard, quand ils l’ont chassé de son emploi parce qu’il n’a pas cessé de poursuivre et d’identifier le voleur de son invention, – et maintenant, parce que, parce que…
 
Kunibald Jessegrim gémit quand la pensée de son grand chagrin se raviva.
Tout avait disparu – tout ce à quoi il tenait – tout ce qu’il avait gardé de précieux et cher. Et que les aveugles, les étroits d’esprit, haine sans fondement, d’une foule enflammée par des slogans, qui était contre tout ce qui le différenciait des autres.
Toutes les choses qu’il avait faites, inventé et proposées. Il avait à peine commencé, qu’il dut s’arrêter. Devant lui, une « muraille de Chine » : l’amour des gens et le mot : « mais »..
 
« Fléau de Dieu » ! Oui, c’est le nom du salut. Bon Dieu ! , Tout-Puissant ! ! Permettez-moi d’être un destructeur – un Attila ! La colère enflamma  le cœur de Jessegrim.
 
Timur Lenk , le Gengis Khan, traversant l’Asie et dévastant les terres agricoles de l’Europe, avec son règne Mongol - les dirigeants Vandal qui ne peuvent que trouver la paix sur les ruines des œuvres d’art romaines, ils étaient tous ses semblables -, forts, frères sauvages, nés dans un nid d’aigle.
 
Un amour immense pour ces créatures du Dieu Shiva se réveilla en lui.. Les fantômes de ces morts seront avec moi, et une entité différente investit son corps, en un éclair.
 
Si, à ce moment, il avait pu voir dans un miroir, les merveilles de la transformation, ça n’aurait pu demeurer un puzzle. . Ainsi, les forces obscures de la chute investissent le sang de l’homme – profondément et rapidement.
Le Dr. Jessegrim possédait un grand savoir - il était chimiste, et était doté dune grande vigueur.
 
En Amérique, ces gens-là ont du succès. Il n’est pas étonnant qu’il eût tôt énormément d’argent , voire une fortune.
 
Il s’était installé à Tampico au Mexique, et à par le mezcal, une nouvelle drogue, utilisée dans le commerce de stupéfiants et de marchandises médicales dont il connaissait la façon de la préparer chimiquement, il fit des millions. Il possédait de nombreux milles carrés de terres autour de Tampico, et l’énorme quantité de puits de pétrole portaient la promesse d’augmenter sans mesure sa fortune.
Mais ce n’était pas ce que son cœur désirait.
 
Le Nouvel an arriva au pays.
 
« Demain sera le premier janvier 1951, et les Créoles auront encore une raison pour se saouler et danser le Fandango pendant trois jours, se dit le Dr Jessegrim, admirant la mer silencieuse de son balcon.
 
Et en Europe, ce ne sera pas beaucoup mieux. À cette époque, déjà, les journaux qui paraissent en Autriche sont deux fois plus gros et quatre fois plus bêtes que la normale. » La nouvelle année dépeinte comme un nouveau-né, un calendrier de femmes avec des ailes et de cornes d’abondance, des curiosités statistiques : que le mardi à 11.35.16 heures, exactement 9 milliards de secondes se seront écoulées, depuis que l’inventeur de la comptabilité à double entrées ferma les yeux pour un repos éternel bien mérité, et ainsi de suite… « 
 
Le Dr. Jessegrim s’assit un long moment, regardant la mer immobile qui brillait d’une singulière manière dans le ciel étoilé.
Jusqu’à ce que l’horloge sonna minuit. Minuit !
 
Il sortit sa montre et en remonta le mécanisme lentement, jusqu’à ce que du bout des doigts il ressentit la résistance du remontoir. Doucement, il le pressa. Puis de plus fortement. Il y eut un faible crépitement, et le ressort se brisa. La montre s’arrêta.
 
Le Dr. Jessegrim emit un rire sarcastique. : « Comme cela, je veux également à briser vos ressorts, vous, les précieux !
 
Une terrible explosion secoua la ville. Le bruit vint de loin, du sud, les capitaines en supputèrent l’origine du phénomène situé dans le voisinage de la grande péninsule – entre Tampico et Veracruz. Personne n’avait vu de  feu – les tours d’éclairage ne donnèrent également aucun signal. Tonnerre ? En ce moment ? Maintenant ? Avec un ciel clair ! Impossible !
 
Ce doit être un tremblement de terre.
 
Tout le monde se signa, – seuls les barmen jurèrent, pendant que tous les invités quittèrent les bars et allèrent dans les collines de la ville où ils s’échangeaient des histoires effrayantes.
 
Le Dr. Jessegrim ne prit garde de ce fait. Il alla dans son bureau et bredouilla quelque chose comme : « Adieu, Tyrol ! Mon pays…
 
Il était de bonne humeur et a pris une carte dans le tiroir, créa un cercle avec un compas sur celle-ci , en le comparant avec son carnet de notes, et fut satisfait que tout fut parfait.  : la région pétrolière étirée jusqu’à Omaha, peut-être même plus au nord, il n’y avait plus de doute sur le sujet. Et il savait que les champs de pétrole formaient des lacs souterrains aussi grands que la baie d’Hudson.
 
Il le savait, car il l’avait calculé. Depuis douze ans qu’il travaillait sur le sujet.
L’ensemble du Mexique, à son avis, était campé sur des grottes à l’intérieur de la terre, lesquelles, pour la plupart, du moins elles remplies de pétrole , étaient reliés les uns aux autres.

Supprimer les murs qui subsistant entre les grottes un après l’autre était devenu l’œuvre de sa vie. Pendant des années il avait employé de grandes troupes de travailleurs pour ce faire – et à quels coûts !
 
Les millions qu’il avait gagnés avec le commerce de mezcal, avaient été consacrés à ce projet.
 
S’il avait trouvé un puits de pétrole, ça aurait été terminé. Le gouvernement aurait, bien sûr, mis en fourrière les explosifs. Il ne fut jamais coopératif, de toute manière.
 
Ce soir, les derniers murs entre les grottes s’effondreront dans la mer, à la péninsule, et les plus au nord, à San Luis Potosi.

Les dispositifs de commande automatique s’occuperont des explosions.
Le Dr. Kunibald Jessegrim mit les derniers billets restants de mille dollars dans sa poche, et se rendit à la gare. – À quatre heures du matin, un train express irait à New York. Qu’est-ce qui le retiendrait au Mexique ?
 
Voilà, c’était déjà dans tous les journaux – le télégramme d’origine à partir des villes côtières du golfe du Mexique dans les abréviations de l’International Cable-Code : « Ephraïm Kalbsniere Beerenschleim », qui signifie grosso modo : » mer entièrement recouverte de pétrole, cause inconnue, tout pue, sur la longueur et la largeur. Le gouverneur de d’État. « 
 
Les Yankees se montrèrent très intéressés, parce que l’événement devrait, sans aucun doute, avoir un gros impact sur le marché boursier et les prix du pétrole, – les transferts des richesses occupant la moitié de la vie… Les banquiers de Wall Street, interrogés par le gouvernement à savoir si l’événement entraînerait une hausse ou une baisse des prix des actions, haussaient les épaules et a refusaient de commenter avant que la cause de l’événement ne soit connue. Alors, parfait, si on ferait le contraire de la population qui a investi dans le marché boursier - ce dont la logique commande, on pourrait faire beaucoup d’argent.
 
Le message n’avait aucun grand impact sur les gens en Europe – tout d’abord, ils étaient protégés par des droits de douane et deuxièmement, de nouvelles lois étaient en élaboration, qui en présentant une limite volontaire prétendue de trois ans sur le nombre de conscrits, combinés avec l’abolition des noms de famille d’individus masculins, alimenterait le patriotisme et devrait faire le devoir militaire, une tâche plus convenable.
 
Pendant ce temps, le pétrole coulait, exactement comme le Dr Jessegrim l’avait calculé, sans problème, des grottes souterraines au Mexique, dans la mer formant une couche brillante, devenant plus grande et plus dense, entraîné par le Gulf Stream, couvrit tôt le golfe en entier.
 
Les rives devinrent arides, et la population se retira vers l’intérieur du pays, vers les villes florissantes !
 
Aussi, la vue du lac était extrêmement plus belle, un espace sans bornes, brillant et scintillant de toutes les couleurs : rouge, vert et violet, aussi profond et noir que la fantasmagorie des étoiles.
 
L’huile paraissant plus épaisse que le pétrole, elle n’afficha, par son contact avec l’eau de mer salée, aucun autre changement que celui d’une perte progressive d’odeur.
 
Les savants prétendirent qu’une étude précise des causes de ce phénomène serait d’une grande valeur scientifique, et que la réputation du Dr Jessegrim dans le pays – du moins en tant que professionnel et un expert des réserves de pétrole du Mexique – était nécessaire, ils n’oublièrent pas de lui demander son avis.
 
Ce fut court et affable , même si il ne couvrit pas le sujet de la manière dont ils s’attendaient : « Si le pétrole continue de s’écouler au même rythme que précédemment, d’après mes calculs, d’ici 27 à 29 semaines, tous les océans sur Terre en seront couvert et, conséquemment, cessera toutes précipitations dans le futur. L’eau ne pourra plus s’évaporer. Dans le meilleur des scénarios, s’il pleut, il ne pleuvra que du pétrole.
 
Cette prophétie frivole a déclencha une tempête de désapprobation, mais elle acquit de plus en plus de crédibilité le jour même. Le flux, d’abord quasi invisible ne sembla pas ralentir, au contraire, il augmenta d’une manière assez extraordinaire : la panique s’empara de l’humanité.
 
Chaque heure, des nouvelles rapportées des observatoires de l’Amérique et de l’Europe pouvaient être lues, oui, même l’observatoire de Prague, qui jusque-là avait seulement photographié la lune, commença progressivement à se tourner vers l’étrange et nouveau phénomène.
 
Dans l’Ancien Monde , personne ne parlait du nouvel Army Bill , et le père du projet de loi, employé dans une armée européenne, le major Von Dressel Knight Glubinger ab Zinkski auf Trottelgrün, fut complètement oublié.
 
Comme toujours, en période de confusion, lorsque des signes de menace de catastrophe apparaissent dans le ciel, la voix des esprits sans repos se révélèrent jamais satisfaits de ce qui existe, osant toucher les vénérables institutions : » Éloignez l’armée, qui mange, mange, mange notre argent ! Il est préférable de construire des machines, d’inventer des moyens pour sauver l’humanité du pétrole » Mais nous ne pouvons pas faire cela, avertirent les militaires. On ne peut pas priver d’un seul coup des millions de gens de leur moyen de subsistance.
 
« Pourquoi sans gagne-pain ? Les troupes doivent seulement être renvoyées – après tout, chacun d’entre eux a appris quelque chose, même si ce n’est que des travaux inférieurs, » fut la réponse.
 
« Eh bien, va pour les troupes ! – Mais que faisons-nous avec les nombreux officiers ?
 
C’est un argument de poids.
 
Pendant longtemps, les opinions furent échangées , sans qu’ aucune partie ne pût prendre le dessus, jusqu’à ce qu’un message codé parvint de New York : « Stachelschwein pfundweise Bauchfellentzündung Amerika », pouvant être traduit par : « Les puits de pétrole ne cessent gonfler , situation extrêmement dangereuse. Télégraphier immédiatement si l’odeur, là-bas, est insupportable. Salutations ! Amérique. « 
 
C’était le comble !
 
Un orateur populaire – un fanatique sauvage – se leva, – puissant, fascinant – et conduisit par la puissance de son discours, le peuple vers des pensées et des actes aliénés.
 
« Libérer les soldats – arrêtez ce scénario. Que les officiers se rendre utiles pour une fois ! Donnons-leur de nouveaux uniformes, ça les rendra heureux – pour ce que j’en ai à cirer, des grenouilles vertes avec des taches rouges. Et au bord de la mer avec eux, là, ils doivent ramasser le pétrole avec du papier buvard, pendant que l’humanité contemple la façon de contrôler cette terrible calamité « 
 
La foule applaudit.
 
Les idées que ces mesures pourraient n’avoir aucun effet, que le problème pourrait être mieux résolu par des produits chimiques, ne trouvèrent pas des partisans.
 
« Nous savons, nous savons tout », – dirent-ils. Mais alors que faire avec les nombreux officiers inutiles, – hein ?
______________
 
Gustav Meyrink (1868 - 1932) : auteur de la courte histoire du pétrole, (1903)
 
Gaëtan Pelletier, membre des 7 du Québec

Moyenne des avis sur cet article :  4.41/5   (34 votes)




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62 réactions à cet article    


  • morice morice 30 juin 2010 12:15

    ça ne tient pas debout : les boulettes seront digérées avant d’arriver : le pétrole EST biodégradable, sans ajouter de produits toxiques... cette histoire est de la folie, celle des illuminés habituels...


    après les gourous qui ne pètent pas ni ne mangent, le gourou annonciateur de fin du monde ?On tombe bas, là....

    « Dans une nouvelle parue ou écrite en 1903, Gustav Meyrink avait prédit le désastre du Golfe du Mexique »

    en rien du tout... avec ce genre de propos, on trouvera ça aussi chez Jules Verne, en cherchant bien : Voyage au centre de la terre ou 20 000 lieues sous les mers ?

    • chams 30 juin 2010 12:36

      je vais bien tout va bien

      je suis gai tout me plait
      je ne vois pas pourquoi
      pourquoi ca n’irai pas...



    • Gabriel Gabriel 30 juin 2010 14:27

      C’est sur Momo, le pétrole est biodégradable dans le ventre des poissons et dans nos assiettes avant de l’être dans nos estomacs ! Et puis, peu importe la faune et la flore aquatique ..... Cependant une question me taraude : « Vous y croyez aux conneries que vous écrivez ou vous êtes payé pour ? »


    • Gollum Gollum 30 juin 2010 14:43

      Sur les « prophéties littéraires », lire ceci à propos du Titanic : http://secretebase.free.fr/etrange/propheties/titanic/titanic.htm


      A noter que les zététistes essayent désespérément de démolir ce cas sans y parvenir, c’est ici :


    • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 30 juin 2010 15:34

       smiley
      Bonjour Morice,
      En fait, je me suis mal exprimé. La phrase,« Gustav Meyrink avait prédit le désastre du Golfe du Mexique... Rien de moins... »
      C’est du sarcasme. Ce n’est pas une affirmation que je fais, c’est ce que j’ai trouvé sur le Web.
      Le hasard du Golfe du Mexique est sans doute dû à la proximité des USA. Si le monde de l’époque avait été tourné vers les pays arabes - gonflés de pétrole - Meyrink aurait peut-être "planté’ son héros là...
      Me suis-je bien exprimé, maintenant. ?


    • morice morice 30 juin 2010 18:36

       Vous y croyez aux conneries que vous écrivez ou vous êtes payé pour ? »


      comme tout composant organique, c’est BIODEGRADABLE.

      La biodégradation est la décomposition de matières organiques par des micro-organismes comme les bactéries, les champignons ou lesalgues. La biodégradabilité est la qualité d’une substance biodégradable. Elle s’apprécie en tenant compte à la fois le degré de décomposition d’une substance et le temps nécessaire pour obtenir cette décomposition Journal officiel du 12 avril 2009. Une substance est ditebiodégradable si, sous l’action d’organismes vivants extérieure à sa substance , elle peut se décomposer en éléments divers dépourvus d’effets dommageable sur le milieu naturel Journal officiel du 12 avril 2009.


      il se fabrique comment le pétrole ? Par la décomposition de quoi ??? 

      pour les injures gratuites, c’est râpé : il l’est, mais ce n’est pas instantané : finalement c’est une remarque de gamin pressé.... 

      preuve :

    • Pascain Pascain 30 juin 2010 20:02

      Ouais, demande aux Bretons si c’est « BIODEGRADABLE » ... et aux animaux qui crevent dedans, ils n’ont meme plus la force d’ouvrir la gueule.. !!  smiley


    • Gabriel Gabriel 1er juillet 2010 07:49

      Monsieur Morice,

      Je ne vous insulte pas et si vous l’avez prit comme tel, je m’en excuse. Mais sourire d’une telle catastrophe en raillant ceux qui parle de tsunami écologique majeur et les prenant pour des intégristes écolo, soit vous n’êtes pas conscient des retombées négatives que cela va engendrer soit vous êtes d’une extrême mauvaise fois.

      Cordialement


    • AniKoreh AniKoreh 30 juin 2010 12:31



      Tout doux, cher Morice.. Cela, on le saura bien assez tôt s’« ils » n’arrivent à rien (ce qu’on est en droit de craindre, non ?). Emulsion, écume, etc.


      • stef stef 30 juin 2010 12:33

        Contrairement à monsieur « JE SAIS TOUT, J’AI TOUT FAIT, J’AI TOUJOURS RAISON ET JE VOUS LE PROUVERAI PAR MES MANIPULATIONS ET MES MENSSONGES, ETC. », j’ai trouvé cet article très intéressant à lire.


        Merci à l’auteur de nous avoir traduit ce texte.

        • le naif le naif 30 juin 2010 12:41

          Si Morice nous dit que ce n’est pas grave, me voici pleinement rassuré

          Merci Morice  smiley

          @ L’auteur

          La situation est déjà suffisamment inquiétante pour ne pas en rajouter une couche.
          Face à un péril nouveau, tout est imaginable, mais de grâce restons dans les limites du raisonnable....

          Concernant Kindra Arnesen ce site sur lequel je suis tombé émet cette hypothèse, je laisse à chacun le choix de juger.

          La seule chose qui soit sûre, c’est que nous nageons en pleine désinformation et qu’il faut être extrêmement vigilant quand aux informations que l’on relaie....

          Slts
           


          • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 30 juin 2010 15:38

            @Le naïf,

            La seule chose qui soit sûre, c’est que nous nageons en pleine désinformation et qu’il faut être extrêmement vigilant quand aux informations que l’on relaie....

            *** 

            Nous nageons en effet en pleine désinformation. Dès le début, BP en a camouflé plusieurs : le débit, etc.

            On dirait qu’il ne reste plus qu’à attendre....

            Bonne journée !



          • morice morice 30 juin 2010 18:40

            Si Morice nous dit que ce n’est pas grave, me voici pleinement rassuré


            ai-je dit que ce n’était pas grave ? j’ai fait combien d’articles là-dessus ?

            mais entendre des CONNERIES, ça ça va, vous l’acceptez uniquement car c’est moi qui vient le dire ? 

            or c’est VRAI. Mais ça ne se fait pas en deux jours. ET AUCUNE nappe ne traversera l’Atlantique : les morceaux créés seront au fond avant.... 

            libre à vous d’écouter les conneries non scientifiques... mais pour les injures, vous repasserez....

          • Hieronymus Hieronymus 30 juin 2010 13:25

            bonjour
            au dela de l’aspect romanesque de Gustav Meyrink merci a l’auteur d’evoquer la maree noire en cours du Golfe du Mexique
            il s’agit d’une mega catastrophe ecologique et personne n’en parle !
            black out total des medias !
            a l’heure actuelle il n’y a aucun reportage objectif, que des bruits et rumeurs contradictoires, personne n’est fichu d’enoncer avec certitude :
            - quelles sont les causes exactes de la maree noire
            - quelle est son ampleur veritable
            - quelle est son evolution previsible, y a t il un espoir de stopper cette hemorragie ?
            non, rien de rien, nada, les me(r)dias sont muets comme d’hab chaque fois qu’un vrai probleme se pose
            au lieu de cela on nous abreuve du mondial de foot ou des frasques du gouvernement, bref la desinformation bat son plein en face d’une maxi catastrophe ecologique planetaire ..
            ds ts les cas c’est tres inquietant !


            • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 30 juin 2010 15:44

              Hieronymus,
              Je suis inquiet aussi... Et tout le monde l’est. Mettons nous dans la peau des habitants de la région.
              On s’apprête à creuser, ici, dans l’entrée du fleuve Saint-Laurent un puits à 2,600 m.
              Soit, 1000 mètres de plus. Et la compagnies qui doit le faire, n’a pas meilleure réputation. Son histoire n’est pas mieux que celle de BP.
              Et pour ceux que ça intéresse, il y a de par la planète des désastres « réguliers » dont on parle à peine.
              Mais les ZÉTATS UNIS D’AMÉRIQUE, c’est le nombril du monde....
              http://gaetanpelletier.wordpress.com/2010/06/11/lor-noir-des-blancs/

              Au Nigéria, aucun soucis pour l’environnement....
              Bonne journée !


            • Pierrot Pierrot 30 juin 2010 18:11

              On connait relativement bien l’origine de l’accident. Il s’agit de la rupture d’un tube de forage combiné avec la non fermeture d’une vanne.

              L’explosion du 20 avril a fait 11 disparus.

              Les émissions de pétrole léger sont d’environ 8000 tonnes par jour, soit environ 50 000 barils par jour.
              Cela a fait à ce jour, selon LE MONDE : 800 oiseaux morts, 138 tortues et 5 mammifères.

              Le coût des actions en cours se monte à 2,4 milliards de dollars, l’indemnisation probable de l’ordre de 20 milliards de dollars.

              BP disparaitra vraisemblablement dans les conséquences de cette catastrophe, l’action est passée de 700 à 300 euros.

              Le remède à mon avis pour prévenir ou limiter ces accidents seraient les suivants :

              - ne pas faire d’économie sur la sûreté et la sécurité,

              - n’exploiter qu’après avoir mis au point et tester tous les moyens pour prévenir l’imprévu (recherche de scénarii)

              - créer une autorité de sûreté nationale et internationale de contrôle indépendant des exploitants (s’inspirer de ce qui existe dans le nucléaire),

              - former le personnel à la gestion des risques (définir un panel de scénarii).

              Cela a un coût mais bien moindre que cette catastrophe.

              Bonne journée.


            • Hieronymus Hieronymus 1er juillet 2010 04:05

              merci de votre reponse et a tous ceux qui apportent des complements
              quand on scrute le Net afin de comprendre ce qu’on nous « cacherait » on observe 2 types de theories contradictoires :
              - il s’agirait d’une manip, d’un accident provoque en vue de buts politiques et on cherche a grossir l’evenement a cette fin, en provoquant une sorte de « mise en scene »
              - c’est un accident tragique, une colossale erreur humaine et on cherche au contraire a masquer la gravite de l’incident
              je penche pour la 2eme hypothese
              il est tout de meme troublant que des mesures « anti approche » aient ete deployees sur tout le littoral sud des States, que le survol de la zone soit interdite, que les infos filtrent au compte goutte, etc ..

              ce qu’on sait techniquement et c’est pourquoi il ne faut pas voir ce desastre en cours comme une simple maree noire ou un nieme accident qui aurait deja eu lieu :
              - le forage a lieu a 1800 m sous l’eau, terrible techniquement, a cette profondeur la pression est de 100 fois la pression atmospherique, a ce niveau c’est une 1ere
              - ensuite le forage dans le sol sous marin est extremement profond, plus de 10 000 m sous l’eau, un exploit technique certes mais aux consequences incalculables quand ca derape car alors totalement impossible a maitriser (sans precedent ni experience comparable)
              a ce sujet voir cette video tres inquietante (postee par Maldoror)
              http://www.dailymotion.com/video/xdnq3n_partie-1-lindsey-williams-explicati_news
              on a du souci a se faire ..


            • Hieronymus Hieronymus 1er juillet 2010 04:55

              re ...
              je detaille un peu les chiffres de la catastrophe relates ds la video
              il est fait etat de 14 millions de litres par jour, cela fait 14 000 metres cube/jour
              depuis le temps que cette « fuite » dure, on a deja depasse en quantite de petrole repandu toutes les marees noires provenant de rupture de tankers et cela continue ..
              et cela risque de continuer fort longtemps car c’est incontrolable, l’aumonier parle d’une pression de 20 000 a 70 000 psi, qq chose d’absolument diabolique, perso un psi (livre par inch carre) je ne connais pas mais il dit que ds un pneu c’est env. 35 psi, or qd je gonfle (un pneu d’automobile) je sais qu’on doit mettre qq chose comme 2kgs par centimetre carre ..
              donc 70 000 psi, cela ferait en gros 4000 kgs ou 4 tonnes par cm2 !
              aucune technologie humaine ne peut maitriser une telle pression ..
              en gros c’est foutu, a terme le Golfe du Mexique est mort, sauf un miracle ?


            • jjwaDal jjwaDal 30 juin 2010 13:39

              Vous devriez vous informer au lieu de désinformer. La plus grande probabilité est que le puit de forage est endommagé bien au-dessus du couvercle qui maintenait la poche de pétrole confinée et qu’il se répand actuellement dans le sous-sol marin (raison de l’échec probable du « top kill »). La stratégie de BP semble d’intersecter le puit de forage au-dessous de cette déchirure et de boucher classiquement le puit. Il est tout aussi évident que la stratégie n°1 est de dissimuler au maximum l’ampleur des rejets et surtout de passer à la caisse à minima (BP n’est qu’un nouveau « Too big to fail » sur la liste). Autant pour la première démarche ils peuvent durablement échouer, autant la seconde est gagnée d’avance.


              • joletaxi 30 juin 2010 14:46

                A chaque catastrophe du genre,on voit fleurir les mêmes prophéties de fin du monde.

                Un peu de calme et de recul sur le sujet.

                Depuis les débuts de l’usage du pétrole, les catastrophes sont innombrables,et curieusement, la nature a toujours fait la ménage.Il semblerait que nous soyons les locataires d’un monde fait de carbone,pétrole et charbon faisant partie de notre destin, tout comme la radioactivité d’ailleurs

                Great question. The Ixtoc 1 oil spill was the second worst oil spill in history and the worst accidental one. In June, 1979, Pemex, the state-owned Mexican petroleum company, was drilling an offshore oil well when a blowout occurred (sound familiar ?). Oil began gushing out of the well into the Gulf of Mexico at a rate of 10,000 to 30,000 barrels a day. The leak continued for almost an entire year before workers were finally able to cap the well and stop the leak.

                As with the Deepwater Horizon, dispersant chemicals were sprayed on the resulting oil slick by airplanes, with mixed results. Prevailing currents carried the oil towards the Texas coastline. The US government had two months to prepare booms to protect major inlets. Eventually, in the US, 162 miles (261 km) of beaches and 1421 birds were affected by 3,000,000 barrels (480,000 m3) of oil. Thousands of endangered baby sea turtles had to be airlifted from Rancho Nuevo, in the Mexican state of Tamaulipas, to a clean portion of the Gulf of Mexico.

                More than 30 years later, the final impact of the Ixtoc oil spill is not fully known. It is clear that the spill, as large as it was, did not produce lasting wide-scale environmental disaster or species extinction. The oil was dispersed or consumed by natural microorganisms within a couple years. In all, Pemex spent $100 million to clean up the spill, but avoided paying compensation by asserting sovereign immunity.

                The American press is fixated on comparing the Deepwater Horizon leak to the Exxon Valdez tanker spill because the later had been the worst in US waters, until now. But the Exxon Valdez spill doesn’t even make the list of top ten oil disasters :

                1. Arabian Gulf/Kuwait - January 19, 1991
                Location : Persian Gulf, Kuwait
                Amount of Oil Spilled : 380-520 million gallons
                Cause : content of several tankers duped trying to prevent troop landing

                2. Ixtoc 1 Oil Spill - June 3, 1979 - March 23, 1980
                Location : Bay of Campeche off Ciudad del Carmen, Mexico
                Amount of Oil Spilled : 140 million gallons
                Cause : offshore oil well blowout, oil caught fire causing rig to collapse

                3. Atlantic Empress Oil Spill - July 19, 1979
                Location : Off the coast of Trinidad and Tobago
                Amount of Oil Spilled : 90 million gallons
                Cause : tanker was caught in a tropical storm and collided with another ship

                4. Kolva River Oil Spill - September 8, 1994
                Location : Kolva River, Russia
                Amount of Oil Spilled : 84 million gallons
                Cause : ruptured pipeline

                5. Nowruz Oil Field Spill - February 10 to September 18, 1983
                Location : Persian Gulf, Iran
                Amount of Oil Spilled : 80 million gallons
                Cause : tanker collision with an oil platform

                6. Castillo de Bellver Oil Spill - August 6, 1983
                Location : Saldanha Bay, South Africa
                Amount of Oil Spilled : 79 million gallons
                Cause : tanker caught fire, broke in half and sank

                7. Amoco Cadiz Oil Spill - March 16, 1978
                Location : Portsall, France
                Amount of Oil Spilled : 69 million gallons
                Cause : supertanker ran aground during a winter storm

                8. ABT Summer Oil Spill - May 28, 1991
                Location : approximately 700 nautical miles off the coast of Angola
                Amount of Oil Spilled : 51-81 million gallons
                Cause : ship exploded

                9. M/T Haven Tanker Oil Spill - April 11, 1991
                Location : Genoa, Italy
                Amount of Oil Spilled : 45 million gallons
                Cause : tanker exploded and sank off the coast of Italy killing six people

                10. Odyssey Oil Spill - November 10, 1988
                Location : off the coast of Nova Scotia, Canada
                Amount of Oil Spilled : 40.7 million gallons
                Cause : tanker broke in two, caught fire and sank in heavy seas. All 27 crew members missing and presumed dead.

                Note that the Lakeview Gusher Number One, the largest recorded US oil well gusher, was larger than the Ixtoc spill, but it happened on land. The Lakeview gusher occurred in 1909, when pressure blew at least part of the well casing out, along with an estimated 9 million barrels (378 million gallons/1.4 billion liters) of oil. It took until September, 1911, before the gusher was brought under control—around 18 months.

                For comparison, when the Exxon Valdez ran aground off the coast of Alaska on March 24, 1989, it spilled 257,000 barrels (10.8 million gallons) of oil, polluting 1100 miles of Alaskan coast. In terms of sheer volume, the Exxon Valdez spill ranks as the 35th worst oil spill in history. Given recent news accounts it would seem that the Exxon Valdez is now 36th and the Deepwater Horizon is now in 35th place.

                Nul ne sait ce qui se trame là-bas.J’ai souvenir d’un ancien dirigeant pétrolier qui me racontait comment le fondateur de Fina avait fait fortune en utilisant habilement les informations lors des grands incendies des puits de Bakou(déjà ça polluait dur dur)

                Si ça se trouve, le puit est déjà en voie de colmatage et des petits malins jouent en bourse avec des « put » bien placés sur l’action BP
                Au passage, je vous signale que des études récentes mettent à mal la théorie du « coneyorbelt » et que le Gulfstream semble obéir à des schémas bien plus compliqués et encore très mal compris.(ce qui met à mal, mais est-il encore besoin de s’y attarder, tous les modèles climatiques type CGM)
                La seule vraie différence que je vois, c’est que BP va casquer,ce qui n’est jamais le cas,la note étant généralement laissée aux bons soins du contribuable.
                Tiens, on vient de découvrir un méga gisement au Nord de l’écosse,je vais retarder l"achat d’un vélo....

                • Pascain Pascain 30 juin 2010 20:24

                  Juste un petit calcul approximatif ...

                  Allez, on va prendre 4 litres pour 1 gallon...
                  520 (pour le plus gros) x 4 = 2 milliards de litres. Au total !!!

                  50 000 a 100 000 Barils par jours = 75 millions a 150 millions de litres par jours.
                  Au milieux (pour faciliter) on va prendre 100 millions de litres par jours.
                  Donc cela nous fait du 3 milliards de litres par mois !!!
                  Ca fait plus de deux mois et demi et cela n’est pas pret de s’arreter...
                  Et curieusement les gens ont tendance a penser que cette fois-ci la nature ne pourra pas faire le menage... peut-etre que cette fois-ci ils ont raison de penser cela...


                • Pascain Pascain 30 juin 2010 21:49

                  Erratum :
                  "50 000 a 100 000 Barils par jours = 7,5 millions a 15 millions de litres par jours.
                  Au milieux (pour faciliter) on va prendre 10 millions de litres par jours.
                  Donc cela nous fait du 3 milliards de litres par ans !!!"


                • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 30 juin 2010 15:48

                  @Joletaxi,
                  Merci pour les informations...
                  On ramasse le long des côtes et dans l’océan. Mais on réussit à récupérer quoi ? Combien ?


                  • asterix asterix 30 juin 2010 15:51

                    Personne ne sait à ce jour si le pétrole va ou non emprunter le Gulf Stream. Comment marche ce grand régulateur marin qui nous amène un climat tempéré ?
                    En un, sachez que ce grand courant est 25 fois plus large que l’Amazone à son embouchure.
                    En deux, que c’est la mécanique terrestre et l’impossibilité qu’elle a de passer ce barrage de 1.000 km qu’est Cuba, orienté d’Est en Ouest, qui l’emmène jusque chez nous
                    En trois, que l’eau chaude - réchauffée par son passage par-dessus la mer des Sargasses et l’adjonction des eaux du Golfe du Mexique dans le cas présent - est plus dilatée que l’eau froide. Les vagues plus hautes couvrent les plus basses et se superposent les unes aux autres jusqu’au rivage européen, c’est aussi simple que cela.
                    Quant aux conséquences de la marée noire, bien malin qui peut dire aujourd’hui ce qu’elles seront demain. Une catastrophe de toute manière mais laquelle ?
                    L’arrêt de toute vie marine dans le Golfe ? Un gigantesque tsunami causé par l’explosion de la poche de gaz ? La pollution irrémédiable de tout l’océan Atlantique ? La multiplication de tremblements de terre sous-marins ?
                    Une question me gène : comment se fait-il que la Goldman-Sachs a revendu toute ses actions BP huit jours avant la catastrophe ?
                    Il ne faut pas jouer avec le diable sans être sûr de le vaincre. La loi du profit est simplement passée outre.
                     
                     


                    • joletaxi 30 juin 2010 16:14

                      Vous semblez avoir une théorie définitive sur le Gulfstream.Je vous suggère de prendre contact avec les auteurs de cette étude, et de leur faire profiter de vos lumières.



                      On entend les choses les plus idiotes au sujet de cet évènement,alors que plusieurs dizaines de puits sont exploitation dans la région.Des accidents de plate-forme arrivent et celui-ci en est un majeur,mais ceci est à ranger dans les accidents industriels,et à moins de retourner à la cueillette et la chasse, nous serons encore confrontés avec ce genre de catastrophes(cf les gisements de charbon en Chine en feu depuis 20 ans et qui affectent des régions grandes comme la Belgique.


                      Au large de la californie existe un dépôt naturel résultant de fuites naturelles de pétrole, dont l’épaisseur( après évaporation et bio dégradation des parties fluides) dépasse les 200 mètres sur une surface appréciable.Je n’irai pas jusqu’à suivre les conclusions de l’auteur de l’article, qui explique que les forages dans le golf du Mexique seraient un bien, car ils diminueraient la pression naturelle et partant les fuites dans le plancher marin,mais comme le pétrole risque de faire encore partie des éléments indispensables à nos sociétés pendant de nombreuses années,nous n’avons d’autres choix que de forer encore et toujours,avec tous les risques que cela comporte(et les retombées bénéfiques).



                    • le naif le naif 30 juin 2010 16:47

                      @ Joletaxi

                      Puisque je vois que nous avons affaire à un spécialiste, peut-être pourriez vous me donner votre avis sur la modélisation animée publiée par le National Center for Atmospheric Research de Boulder (Colorado)

                      Slts


                    • joletaxi 30 juin 2010 17:03

                      Si vous lisez attentivement l’article mis en lien, vous verrez que la mécanique des courants océaniques, le jusqu’ici consensuel « conveyor belt » est loin d’être aussi simple,et qu’il n’y a plus d’unanimité sur le sujet.De ce fait toute simulation se basant sur des modèles devenus obsolètes n’a aucun sens,et la NASA n’est pas à son coup d’essai.

                      Dois-je vous rappeler la fermeture des espaces aériens suite au volcan islandais, décision prise sur base de modèles du MET, et qui à l’arrivée était abusive à plus d’un titre(des poursuites judiciaires sont en cours, mais je doute que cela aboutisse, ces sciences relèvent de plus en plus du « doigt mouillé »)
                      Ne vous méprenez pas ;je considère les pétroliers comme de véritables forbans,sans aucune moralité, et terriblement dangereux, car ils manient des budget le plus souvent bien plus importants que celui d’états et sont capables de dicter leur « loi » à la plupart des gouvernements.

                    • le naif le naif 30 juin 2010 17:24

                      @ joletaxi

                      Je m’aperçois à la relecture de mon précédent post qu’il pouvait sembler ironique, hors tel n’était pas mon intention.

                      Ce que je voulais souligner, c’est qu’on ne peux faire confiance ni à BP ni au gouvernement américain pour nous informer tant ils ont intérêt à cacher le pourquoi du comment et les conséquences.

                      Pas plus qu’on ne peut faire confiance à beaucoup d’assertions non fondées qu’on trouve sur la toile ni aux avis « d’experts » qui sont tellement divergeant qu’on en vient à se demander si nous ne sommes pas retourné de la science à la superstition, lorsqu’il ne s’agit pas du petit jeu : « dis moi qui te paye, je te dirais ce que tu vas dire »

                      En fait nous en sommes réduit à de pures conjectures, en attendant des faits avérés. La modélisation prévoit le passage du pétrole sur la cote EST de Floride, pour le 4 juillet ( jour de la fête de l’indépendance) nous saurons dans peu de temps ce qu’il en est et ce qu’on peu raisonnablement en déduire.

                      Slts


                    • morice morice 30 juin 2010 18:41

                      Personne ne sait à ce jour si le pétrole va ou non emprunter le Gulf Stream. Comment marche ce grand régulateur marin qui nous amène un climat tempéré ? 


                      ce n’est pas un TRAIN qu’on prend en marche et les boulettes brassées par les vagues tomberont au fond avant....

                    • Pierrot Pierrot 30 juin 2010 18:30

                      Merci à joletaxi pour ses informations quantitatives précises qui relatise la catastrophe de Deepwater Horizon.


                      • morice morice 30 juin 2010 18:43

                        la CATA puissance 10, si au contraire il s’interrompt c’est la MEGA GIGA CATA planétaire


                        c’est ça que vous appelez  informations quantitatives ? Ah non, ce sont celles de l’auteur, qui s’amuse à faire dans le catastrophisme histoire de faire le buzz.

                        • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 30 juin 2010 19:05

                          @morice,
                          Voyons ! Morice ! C’est une citation tirée d’un forum français.
                          Ah non, ce sont celles de l’auteur, qui s’amuse à faire dans le catastrophisme histoire de faire le buzz.
                          Il fallait bien que je montre les extrêmes. Ou alors, « ne paniquons pas » les bulles vont tomber au fond et s’y figer".
                          Bien possible...
                          En attendant, j’aimerais bien voir les côtes américaines...
                          Soit dit en passant, le premier à parler de la possibilité d’un courant emportant le tout vers...ailleurs, est un américain. Il y a de cela un mois.
                          Je suis surpris de voir que personne ne s’aperçoit que je me moque un peu de cette prophétie !
                          La seule qui est inquiétante est celle-ci : en attendant, les valves sont ouvertes...


                        • goc goc 30 juin 2010 19:06

                          Ce qui est curieux, c’est que personne (même ici) ne commente la décision de la justice américaine (tribunal de La Nouvelle Orleans) d’annuler le moratoire sur les forages en mer
                          http://www.lexpress.fr/actualites/2/moratoire-de-washington-sur-les-forages-en-mer-annule-en-justice_901121.html

                          je ne sais pas si cette fuite est aussi désastreuse (même si je le pense fortement), mais je suis effaré que le principe de précaution soit bafoué au « profit » du fric a tout prix.


                          • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 30 juin 2010 19:10

                            Voici un texte envoyé sur mon site par une lectrice. Elle n’en indique pas la provenance.

                            On fait dans le « si »....

                            "L’une de ces possibilités extrêmes serait l’extinction d’un énorme pourcentage de la vie marine (sinon au complet) dans la région de Golfe, et un transfert des contaminants vers l’Océan Atlantique, jusqu’aux côtes de l’Europe, via le Gulf Stream ; où le niveau de toxicité élevé affectera négativement la vie océane de ces régions de l’atlantique. Si la brèche n’est pas scellée, la pollution complète de l’océan atlantique demeure une possibilité, et si c’était le cas, les océans du reste du monde seraient bientôt contaminés. La possibilité d’une contamination de tous les océans demeure.

                            Un autre scénario catastrophique serait que le méthane et les gaz naturels explosent et se propagent dans le fond océanique simultanément à un épanchement de gaz toxiques dans la région, créant ainsi un tsunami d’une capacité de destruction colossale.

                            Autre probabilité tout aussi horrible : une crevasse suffisamment grande dans le fond océanique pourrait créer un décalage tectonique qui remonterait du Golfe vers les Grands Lacs en passant par Mississippi. Ce serait un désastre qui dépasserait tout de qu’on peut imaginer.

                            Encore une fois, la situation actuelle dans le Golfe est due à l’arrogance, à l’avarice et à la stupidité humaines, notamment des sociétés impliquées dans cet incident, ainsi qu’à la négligence gouvernementale. Le principal intérêt de ces corporations est le profit, et ainsi ont-ils pris des risques qu’ils n’auraient pas pris si le respect de la vie avait fait partie de l’équation ; mais tel n’était pas le cas."


                            • Waldgänger 30 juin 2010 19:24

                              Contaminer tous les océans du monde avec une fuite de pétrole, je veux bien. La fuite de Deepwater polluer 1,37 milliards de kilomètres cubes, ça c’est à encadrer. Une explosion sous marine sans oxygène aussi. Pour finir, je suis heureux d’avoir appris une nouvelle notion aujourd’hui, le « décalage tectonique ».


                            • joletaxi 30 juin 2010 19:29

                              « Encore une fois, la situation actuelle dans le Golfe est due à l’arrogance, à l’avarice et à la stupidité humaines, notamment des sociétés impliquées dans cet incident, ainsi qu’à la négligence gouvernementale. Le principal intérêt de ces corporations est le profit, et ainsi ont-ils pris des risques qu’ils n’auraient pas pris si le respect de la vie avait fait partie de l’équation ; mais tel n’était pas le cas. »


                              essayons de rester lucide

                              avez-vous la moindre idée des normes de sécurité sur une plateforme ?Avez-vous la moindre idée du coût d’une telle plateforme ?Avez-vous la moindre idée de la complexité d’un tel forage.Un spécialiste du genre m’expliquait:les forages en mer ont toujours été très complexes, mais les forages à forte profondeur sont un domaine nouveau, une nouvelle frontière technologique et les ingénieurs qui travaillent sur ces plateformes font chaque jour un boulot formidable, qui nous permet de nous chauffer l’hiver,de conduire les gosses à l’école quand il pleut à verse, d’avoir à notre disposition une myriade de produits qui sont tous issus du pétrole,y compris pour nous soigner.
                              11 personnes y ont laissé la vie,et ce n’est pas la première fois. Il s’agit d’une activité dangereuse.
                              Je suis accablé par ce désastre, mais je continue à croire que cela fait partie des risques de notre sociét.Ce matin 3 personnes sont mortes dans leur maison soufflée par une explosion de gaz.Voulez-vous revenir à la bouse séchée pour vous chauffer cet hiver ?
                              Par contre, je suis proprement révolté de constater que encore aujourdhui, des bateaux dégazent allègrement en mer, nos fleuves charrient des millions de tonnes de déchets plus ou moins identifiés en mer, des bateaux poubelles coulent avec des cargaisons « sensibles », et tout cela dans la plus belle indifférence.
                              On n’entend guère les associations « vertes » ,mais il est vrai qu’ils ont été « gavés » par BP... 


                            • foufouille foufouille 30 juin 2010 20:04

                              tu connais, le chauffage au bois, joeletaxi ?


                            • Tribert Tribert 1er juillet 2010 07:02

                              Tout le probleme est là, c est que la plupart des occidentaux ne peuvent accepter de baisser le niveau de vie, niveau de vie non soutenable sur cette terre sans degradation des ressources et du tissu social....


                            • Micheton 1er juillet 2010 10:45

                              C’est vrai, la déforestation c’est mieux.


                            • Micheton 1er juillet 2010 10:57

                              Entièrement d’accord avec Tribert,

                              Si chacun sur cette terre se contentait déjà des besoins primaires que sont , se nourrir, se vêtir, se loger, tout le reste n’étant que superflu, nous éviterions beaucoup de catastrophes.

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