Depuis quelques années, tous les discours de nos représentants politiques nous interpellent sur notre responsabilité individuelle ou collective concernant l’impact écologique de notre mode de vie. Qu’en est-il en ce qui concerne leurs actions individuelles, des décisions prises et des incitations mises en places au-delà de leurs discours ?
Plusieurs mesures ont été prises par notre gouvernement afin de nous inciter à réduire notre impact sur l’écologie :
Pour exemple, ces quelques mesures sont intéressantes et nous pouvons penser qu’elles ont une certaine efficacité pour contribuer à la baisse d’une partie de notre consommation énergétique.
Cependant bien qu’incitatrices, elles restent soumises au bon vouloir du consommateur. C’est à dire qu’un gros véhicule pour 1 ou 2 occupants sera toujours plus polluant qu’un véhicule plus petit et adapté à l’usage plutôt qu’à l’image qu’il peut représenter.
Il en est de même pour l’électroménager, un réfrigérateur de type américain à moitié vide est bien plus énergivore qu’un modèle plus petit au trois-quarts plein.
Pourtant des mesures plus simples et au moins aussi efficaces ne sont toujours pas prises.
Pourquoi et pour quels intérêts ? Qui veut-on protéger ?
Pratiquement tous nos appareils électroménagers :
consomment une part d’énergie significative que ce soit en mode veille ou même à l’arrêt.
Cet état de faits profite exclusivement aux fabricants qui utilisent des composants bon marchés.
Mais profite également plus encore aux fournisseurs d’électricité.
Cette situation anti-environnementale est inacceptable.
En effet, il est incompréhensible que la loi n’impose pas, depuis longtemps, un interrupteur coupant toute l’énergie en cas de mise à l’arrêt d’un équipement.
De plus des seuils de consommation maximum pourrait être imposés pour chaque catégorie d’appareils. Au delà, des taxes pollution environnementale doivent être appliquées aux entreprises de fabrication de ces types de produits.
Cet exemple est axé plus particulièrement sur l’électricité mais la réflexion vaut aussi pour :
En effet, dans de nombreux cas, plus nous consommons, moins l’unité consommée nous est facturée cher. En gros le coût de revient baisse à l’unité lorsque nous consommons de plus en plus.
N’est ce pas un moyen déguiser d’encourager la consommation ? Et par la même ma pollution ?
Est ce acceptable dans un monde où nous devons partager et économiser nos ressources énergétiques ?
Revenons à l’électricité, plus la consommation d’un ménage est importante, plus la puissance de l’abonnement est élevée. Parallèlement, moins le coût du kW/h est important et même avec un tarif d’abonnement supérieur, le tarif unitaire se trouve diminué proportionnellement au volume consommé.
En clair, cela revient à donner aux surconsommateurs une aide à la pollution.
Et plus le ménage a les moyens de posséder une grande maison équipée tout électrique (volets automatisés, piscine chauffée, sauna, portail automatisé, éclairage des extérieurs…). Plus il pollue et mieux : il est incité et indirectement subventionné pour le faire.
Alors que le consommateur attentif à sa consommation énergétique et respectueux de son impact environnementale sera pénalisé par un coût unitaire plus élevé.
Là encore, l’intérêt du système profite principalement aux fournisseurs d’énergie qui encouragent les fortes consommations et aux plus riches qui polluent sans compter et sans aucune pénalité.
Ne serait-il pas plus équitable et plus encourageant pour le respect de notre planète :
Un tel dispositif inciterait toutes les couches de la population à réduire avec intérêt le niveau de son usage énergétique et permettrait aux plus pollueurs de payer le juste prix de leur inconséquence.
Suite au Grenelle de l’environnement, les normes d’isolation des constructions neuves ont été renforcées et un prêt à taux zéro a été mis en place pour l’isolation des bâtiments anciens.
Ces mesures, bien qu’imparfaites et incomplètes, sont une avancée qu’il convient néanmoins d’encourager.
S’il est vrai que la consommation énergétique par mètre carré habitable diminue régulièrement depuis les années 1980, qu’en est-il de la consommation globale d’un bon nombre de foyers ?
Car dans le même temps la surface habitable des maison individuelles et des logements a significativement augmentée et les équipements énergivores sont de plus en plus nombreux dans nos habitats.
En effet, la domotique envahie nos logements :
Nous constatons donc que la consommation globale par foyer ne baisse pas et s’attaquer qu’à une seule partie du problème est insuffisant et inefficace.
Y ‘a t-il une réelle volonté politique de faire baisser notre niveau de consommation ?
Car malgré les mesures d’isolation pour l’habitat, le développement, discutable sur la forme, du photovoltaïque et de l’éolien reste très faible. Les subventions accordées par l’État ont permis aux professionnels du secteur d’augmenter d’autant leurs tarifs. Où est passé donc le gain pour le citoyen ?
Simultanément, le programme nucléaire Français est relancé avec la mise en chantier d’au moins 2 centrales de type EPR. Hors le nucléaire n’est pas réputé pour être une énergie propre. Les déchets nucléaires restent un fléau dont on n’arrive pas à se débarrasser ou recycler.
Si nous voulons réellement réduire la consommation des foyers, il convient d’appréhender la globalité des sources. Et de calculer la consommation non par mètres carré mais par rapport à l’individu.
Ce mode de calcul est plus équitable et plus révélateur de certains abus.
Par exemple un couple vivant dans une maison neuve de 200 m², aux dernières normes, automatisée, en tout électrique avec éclairage des extérieurs et piscine consommera individuellement sûrement plus que pour l’individu d’une famille de quatre personnes vivant dans une maison isolée anciennes normes de 90 m² au confort raisonné.
En effet ce n’est pas parce que l’on a les moyens d’acheter de l’isolation et du photovoltaïque que l’on doit consommer sans discernement et sans limite.
Les incitations gouvernementale doivent être mieux ciblées et tenir compte des consommations individuelles afin de ne pas favoriser les hyperconsommateurs.
Mais celles ci doivent plutôt encourager toutes les couches de la population à adapter leur mode de vie afin de consommer moins tout en vivant collectivement mieux.
Par exemple une piscine collective au niveau d’un ensemble de communes a un impact environnementale bien moindre que quelques piscines individuelles. Tout en étant plus conviviale et profitant à l’ensemble des habitants.
Les pollueurs ne devraient-ils pas être les payeurs plutôt que les profiteurs ?
Étant donné les faits actuels, la question mérite largement d’être posée !!!
Une vraie politique environnementale ne devrait-elle pas être équitable et indépendante des intérêts des industries et des multinationales ?
Et vous, que proposeriez comme solutions, fortement incitatrices afin que les citoyens réduisent leurs consommations énergétiques, tout en vivant aussi bien voir mieux ?

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