Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Environnement > Portrait d’un décroissant

Portrait d’un décroissant

La décroissance : une idée qui fait son chemin dans l’opinion. Elle consiste à consommer moins pour protéger la planète. Mais qui sont les décroissants ? Nous en avons interrogé un.

Hercule V. est dans sa salle de bain. Il passe un savon d’Alep sous l’eau pour le faire mousser. Il étale la mousse sur ses joues et se rase. Une fois rasé, il passe dans la cuisine où sa femme et ses deux enfants sont déjà installés. Il est 7 h 30. Un bol de chicorée, des tartines, et il attrape sa sacoche. Au revoir à la famille. Direction la gare. Temps clément : la journée commence bien pour ce professeur de mathématique adepte de la décroissance.

Comment reconnaître un décroissant ? A de petits détails. Remplacer la bombe de mousse à raser par du savon d’Alep, le café par de la chicorée, la voiture par le train. Autant de gestes qui ont pour but de préserver l’environnement.

Consommer moins

La décroissance, c’est aussi et avant tout consommer moins. « Nous n’utilisons la voiture qu’une fois par semaine depuis que nous vivons dans le centre ville de Bourges (Cher). Personnellement, je n’ai pas de téléphone portable. J’achète très peu de choses, à part des livres. »

Des livres traitant de décroissance, mais pas seulement. Des revues alternatives : La décroissance, CQFD, L’écologiste, Le Monde diplomatique, Silence, Sortir du nucléaire, L’âge de faire, Plan B, Offensive libertaire... Il consulte aussi des sites Internet : décroissance.org et décroissance.info.

C’est en lisant ces revues qu’il a commencé à s’intéresser au sujet, il y a trois ans. Depuis, son mode de vie a changé. « Bien sûr, on est toujours obligé de faire des compromis. On s’adapte en changeant de petites choses. »

Consommer local

S’il choisit la chicorée, c’est qu’elle est produite en France. Elle nécessite de moins longs transports que le café de Colombie ou d’Ethiopie. Pour les légumes aussi, il favorise les producteurs locaux. Moins d’énergie consommée en transport, cela réduit d’autant l’impact sur l’environnement.

D’autres achats décroissants : le savon de Marseille au lieu de gel douche. A la place de la lessive, des noix de lavage. Il avait une chaîne hifi. Tombée en panne, il l’a remplacée par un vieux poste de radio.

Rencontrer des militants

Hercule est militant. « Je suis convaincu de la nécessité de la décroissance. Si l’on continue ainsi, notamment avec l’émergence de pays comme la Chine, il n’y aura bientôt plus de ressources pour tout le monde. Je suis très inquiet pour l’avenir de mes enfants. »

Il était à Saint-Nolff (Morbihan) du 7 au 9 juillet dernier. Ces journées de réflexion ont réuni 400 personnes venues de France et de Belgique. Tous se disent « objecteurs de croissance » ou adeptes de la décroissance. « Grâce à ces rencontres, je me suis aperçu que je n’étais pas le seul à avoir ces idées. »

Hercule anime un blog depuis octobre 2005 avec des amis. Ensemble, ils s’appellent le groupe de décroisseurs berrichons. Un petit groupe, en fait, dont les membres se comptent sur les doigts d’une main. Mais un groupe actif. Ils communiquent grâce à leur blog et en participant à des manifestations.

Présidentielle 2007

Ils seront au Forum des organisations environnementales qui se déroulera à Bourges du 5 au 8 octobre. Ils tiendront un stand. Ils mettront à disposition des tracts et des affiches sur la décroissance et la déplétion (moment à partir duquel la capacité de production de pétrole maximale aura été dépassée).

En 2007, Hercule ne sait pas pour qui il votera. « Aucun candidat ne représente les idées de la décroissance. Chez les Verts, il y avait Yves Cochet. Il a été battu par Dominique Voynet. Les écologistes ont clairement opté pour le développement durable contre la décroissance. »

Décroissance / développement durable

La différence entre développement durable et décroissance ? Voici ce qu’en dit le site décroissance.info : « Ces deux notions peuvent paraître proches mais elles sont radicalement opposées... En quelques mots on peut dire que le développement durable cherche à concilier croissance économique et respect de l’environnement, alors que la décroissance considère que la croissance économique est un des principaux facteurs de la destruction de notre environnement. » (Voir le Tableau comparatif entre les deux notions)

Parler de la décroissance à ses élèves ? Hercule ne l’envisage pas pour l’instant. « En tant que prof. de math., ce n’est pas mon rôle. Organiser une animation avec un collègue de science, peut-être, à l’avenir. » Pour lui et pour sa famille, la décroissance est un engagement personnel. Une façon de préparer l’avenir.


Moyenne des avis sur cet article :  4.67/5   (147 votes)




Réagissez à l'article

81 réactions à cet article    


  • Sam (---.---.201.61) 26 septembre 2006 11:43

    Info illustrée, c’est assez sympa.

    Cochet le bon ?..Il a vendu son intégrité pour rentrer au gouvernement...

    De toute façon, voter pour les Verts en 2007, c’est voter PS. Ce parti ne peut rien refuser au PS qui lui tient la tête hors de l’eau avec le prêt de 100000€ qu’il lui a consenti.

    Prêt que Voynet elle-même est allé solliciter directement à Hollande. C’est vrai que le tx d’intérêt PS est moindre que celui de ta banque. Quand à la contrepartie, elle est certainement plus lourde.

    Avant de poser le nom d’un décroissant, je crois qu’il faut être pragmatique. Premièrement, il n’y a PAS de candidat décroissant. Deuxièmement, il faut éliminer D’ABORD les pourris, les carrièristes qui ont touché, directement ou indirectement, du système mafieux mis en place par le RPR, voilà 25 ans.

    Evidemment, les plus gros en premier avec la plus grosse part. On ne s’étonnera pas de voir le chef avec un compte à 30 000 000 000€. Les valises de billets ont circulé (et circulent ?)entre tous les partis de gouvernement. Les conclusions logiques d’ordre politique sont donc les suivantes.

    1 virer toute une classe politique corrompue ; on ne peut penser que l’argent a simplement servi au fonctionnement des partis et que les hommes, intègres, n’ont pas touché un centime des sommes énormes qu’ils ont racketté (avec consentement empressé) auprès des entreprises. Le corollaire étant que tous ont touché des sommes décroissant en fonction du niveau de responsabilité politique.

    Donc, on peut dire que de l’élu local au national, au PS, au RPR/UMP, à l’UDF et au PC, la très grande majorité des élus de tous niveau connaissaient, ont touché et pas que pour acheter les trombones ou les affiches.

    L’urgence, c’est ça : faire décroitre la possibilité de tromperie, de carrièrisme et d’inféodation à l’économique en votant massivement blanc, ou pour les partis qui ne sont pas corrompus. A vous de voir.

    Moi je ne voterai évidemment pour un programme économique ultra-libéral qui fera de nous tous des sans-papiers, programme conduit par un type qui a justifié la torture, a commencé sa carrière en vendant des disques de chant hitlériens et compte des nazis dans ses potes. Je ne voterai pas non plus pour des petits nouveaux qui n’hésitent à renier leur parole, ou leur indépendance, type Voynet au Sénat et Cochet reniant ses positions anti-nucléaires pour le maroquin.

    Je ne voterai pas, enfin, pour ceux qui parlent de rupture, et n’ont de cesse de rompre l’indépendance de notre peuple, de notre nation en la vendant au gouvernement qui met la planète en coupe réglée et dont les précédentes moutures voulaient déjà installer en France l’AMGOT : le gouvernement US programmé de notre pays, au sortir de la guerre. Programme que De Gaulle eut toutes le peines du monde à empêcher.

    2 Voter pour candidat qui veut limiter le libéralisme économique et fortement réduire, si ce n’est interdire, la vente des armes, à commencer par notre pays.

    Les armes sont évidemment facteurs de guerre et de morts, ce qui handicape l’évolution de la planète au plan de la concorde entre les peuples, de la coexistence pacifique et de la hausse des richesses, du niveau de vie pour tous. Et cette production, cette alimentation constante des conflits, cette création censitaire d’énormes richesses privées interdisent d’emblée qu’on mette en place des solutions mondiales avec des organismes mondiaux pour les problèmes multiples et cruciaux.

    C’est LA FIN DE LA PREEMINENCE DU CAPITALISME qui est à la base de changements majeurs pour l’humanité au plan politique, économique, climatique.

    La décroissance est une sous-catégorie de cette fondamentale révolution à faire, dans les faits comme dans les têtes.

    Plus ou moins consciemment les gens se rendent compte de cette hiérarchie des causes, de la subordination de l’écologie à un changement plus global, sans parler de la compromission des chefs. D’où l’impossible décollage des Verts, comme des idées proprement écologiques.

    Le capitalisme vit, in fine, pour vendre des armes car c’est le meilleur rendement pour une poignée de très riches, avec le pétrole.

    L’Amérikke de Bush illustre pour tous cette configuration meurtrière qui nous conduit à un GUERRE ETERNELLE, de plus en plus violente et généralisée. Le complexe militaro-industriel a gagné dans ce pays. Roosevelt doit se retourner dans sa tombe.

    A l’échelle de notre pays, il faut que tous prennent bien conscience de cette situation dramatique et agisse, vote en conséquence au moins.

    Il convient à l’échelon international d’appuyer toutes les initiatives confortant cette organisme admirable qui a porté les espoirs de la communauté mondiale et qui représente encore son unique moyen de fédérer les peuples, de calmer les intérêts nationaux et de reprendre l’urgent désarmement mondial. Cet organisme c’est l’ONU.

    Il faut le saluer et l’aider à survivre, évidemment contre les néos-cons (pourquoi néo ?..)et avec les forces nouvelles de gauche dans le monde.

    Elles naissent en Amérique Latine. Pas étonnant ; sous la botte militaro-libérale de l’impérialisme américain le plus fanatique,le plus dur, surgit l’opposition la plus radicale.

    A suivre les Till Eulespiengel repus et corrompus qui occupent la scène et le pouvoir, qui servent les multinationales et leur dictature bruxelloise, c’est le climat qui est mal parti, c’est l’ensemble de l’humanité qui ira dans le mur. smiley


    • MOISE (---.---.16.157) 2 octobre 2006 23:43

      Pour essayer de pousuivre votre commantaire Sam :

      - L’OMC devrait changer de regles, et remplacer celles de l’imposition par la force de faire circuler toujours plus de biens(donc plus d’argent ?) sans se soucier de l’humanité par des valeurs Ecologistes, et Humanistes ! C’est a dire placer le respect de la nature en premier lieu, et les droits de L’homme en second lieu. Deux films que je vous conseille (que j’ai trouvé sur ce site :http://alterdivx.free.fr/fr/emule_alter.htm) :

      1.http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=55903.html

      2.Le Bien Commun, L’assaut final Documentaire de Caroline Poliquin - 2002 - 52 mn

      je ne trouve pas de site officiel mais ce site decrit bien le docu : http://sisyphe.org/article.php3?id_article=1713

      - Pour que de vraix democraties existent elles ne devraient pas etre representatives mais COLLECTIVES et/ou PARTICPATIVES, deux questions devraient etre posées :
      - Quelle sociétée pour quelle démocratie ?
      - Lorsque les interet Privés deviennent plus puissants que les intérets Publics, est-on toujours en democratie ou dans un systeme de Faschiste ?


    • La Taverne des Poètes 26 septembre 2006 11:51

      Si l’idéologie de la croissance ne fait plus recette (On parle de développement durable, Chirac évoque une « croissance sociale ». Le rapport Camdessus suggère un autre modèle de croissance), les responsables ne veulent pas entendre parler de décroissance pour autant.


      • JiPi (---.---.1.245) 1er octobre 2006 09:40

        Personnellement, ma décroissance j’ai choisi de la vivre, en la testant d’abord ailleurs qu’en Europe.

        Je vis, avec ma femme et notre fils, dans un pays d’Asie où l’on doit bien se contenter de ce que l’on y trouve, vu que les produits d’importation sont taxés de façon totalement dissuasive.

        Cette période test sera bientôt terminée, après deux ans et demi au terme desquels je n’aurai dépensé qu’environ le tiers de ce que m’aurait coûté la même tranche de vie en Europe.

        L’heure du bilan approche. Je peux déjà affirmer que si nous n’avons pas eu tout ce que nous avons désiré, nous avons, en tous cas, disposé de tout ce qui était nécessaire.

        Le problème principal, lorsqu’on adopte un mode de vie volontairement « réduit », réside essentiellement dans le décalage entre les besoins réels et suffisants, et ceux, souvent extravagants et sophistiqués, que la société de consommation s’acharne à nous imposer.

        Face à cela, il convient, avant tout, d’apprendre à se connaître, et pour y arriver, je pense qu’une expérience comme celle que nous venons de vivre est une étape souhaitable.

        Aux lecteurs, qui ricanneraient déjà, en me taxant par exemple de « pauvre à l’essai », je répondrai que pas un instant durant ces deux ans, je ne me suis senti malheureux. Au contraire, car j’ai oublié assez rapidement tout ce qui me faisait envie, pour me concentrer sur ce qui est utile. Et lorsque l’on se concentre sur ce qui est utile, on s’aperçoit vite qu’on fait autant de bien à son entourage qu’à soi-même.

        Un de mes rares petits échecs est de n’avoir pas su me passer de mon dentifrice habituel. Colgate-Palmolive sera difficile à vaincre, je le crains.


      • Rocla (---.---.18.63) 26 septembre 2006 12:04

        Bien qu’ entièrement d’ accord avec ce qui est dit plus haut,en tant que boulanger j’ ai du mal à imaginer un monde déccroissant .

        Rocla


        • Rocla (---.---.18.63) 26 septembre 2006 14:01

          Garçon ,deux décroissants !

          Rocla


        • dana hilliot (---.---.2.46) 26 septembre 2006 12:35

          J’ai découvert les sites et les ouvrages traitant de la décroissance alors que j’étais au rmi. ET je me suis dit : mais, j’étais donc un décroissant sans le savoir !!

          Pas de télévision, pas de voiture, aucun « luxe » en vérité - vu que la totalité de mes revenus passaient dans mon loyer et mes charges.

          Bref, Je suis tout à fait sensible à l’idée que la croissance de la consommation, le marché immense du superflu dans les pays riches, sont préjudiciables à terme au bien être du plus grand nombre.

          Mais pour se priver de quelque chose, encore faudrait-il pouvoir en faire l’acquisition : le choix d’une vie pauvre, d’un voeu de pauvreté, est un choix de riche. Quand on n’a pas le choix, on peut toujours se dire, pour donner un peu de sens à sa misère, qu’on est content de son sort, et qu’on est conforme à un idéal de pauvreté par exemple, ou de décroissance, ou de je ne sais quel idéal de vie : c’est une illusion consolante (et je la pratique, tout en sachant que c’est une illusion).

          Bref : le choix de la décroissance,en tant que choix, demeure objectivement l’affaire de gens qui peuvent se priver de quelque chose. C’est éthiquement intéressant, et sans doute satisfaisant pour l’esprit, sinon pour le corps, mais il ne faudrait pas oublier que des milliard de gens, eux, n’ont pas le choix.


          • (---.---.162.15) 26 septembre 2006 17:48

            Ca permet à ceux qui ont peu de moyen de se donner une contenance et, encore plus fort, de se pavaner en vantant leur train de vie en « décroissance ». C’est chouette !

            Am.


          • axion (---.---.174.250) 27 septembre 2006 08:55

            Je ne pense pas que être pauvre, c’est chouette. Et je pense aussi aux millions de chinois et d’indiens qui se battent pour avoir plus d’argent, pour mieux nourrir leur famille et faire en sorte que leurs enfants puissent avoir une meilleure éducation.

            Dans nos pays, l’enjeu est dans le fonctionnement de la société et dans les process de production. En effet, produire moins cher, revient à faire de la décroissance.

            Le bonne articulation se situe donc entre les besoins (en occident comme en orient) et les moyens de subvenir à ces besoins.

            Ex : avoir un plan national ou des incitations fiscales à isoler sa maison créer de la croissance, puisque vous allez subventionner des installateurs, des vendeurs, et des producteurs d’isolant. Pourtant, le coût global est jugé positif pour l’environnement, car cela permet de réduire les dépenses énergétiques, jusque y compris des conséquences géopolitiques.

            Produire de l’électrécité plus cher (via l’éolien par exemple) créer une croissance, et pourtant, de nouveau, le coût est jugé positif.

            Croissance ou décroissance ne sont pas des synonimes de mal être ou de bien être planétaire. Hélas (ou heureusement) le monde est plus complexe que cela.

            Axion.


          • Pas l’oie, pas pris. (---.---.79.7) 26 septembre 2006 12:54

            « Bref : le choix de la décroissance,en tant que choix, demeure objectivement l’affaire de gens qui peuvent se priver de quelque chose. C’est éthiquement intéressant, et sans doute satisfaisant pour l’esprit, sinon pour le corps, mais il ne faudrait pas oublier que des milliard de gens, eux, n’ont pas le choix. »

            Tout à fait d’accord....la pauvreté érigé en vertu..quel sophisme.. ! C’est faire une insulte à la nature elle même qui est prodigue et généreuse à condition qu’on la respecte.. !!!

            Mais article interessant par rapport au respect de l’environnement soit avoir un comportement respectueux de notre environnement donc collaborer avec la nature, travailler en synergie avec .

            Exit la rapacité ... !!


            • arturh (---.---.119.98) 26 septembre 2006 13:16

              Tiens, la décroissance... Dans les années 70, c’était la croissance zéro. C’est le cas de le dire, les annorexiques du progrès ne se sont pas améliorés en 30 ans.


              • gerardlionel (---.---.155.57) 26 septembre 2006 14:03

                ni les anorexiques de la pensée !


              • Lui (---.---.178.61) 26 septembre 2006 15:08

                Les droits de l’homme sont nés il y a 3 siècles.

                Etait-ce une mauvaise chose ?


              • Lui (---.---.178.61) 26 septembre 2006 15:16

                A TOUS LES OBJECTEURS DE DECROISSANCE !

                Si seulement la croissance économique s’accompagnait de la croissance de notre cerveau, peut-etre que votre développementisme serait viable à long terme.

                Mais là à vous lire j’ai l’impression que plus on croit plus votre cerveau rétrécit...

                Je suis désolé. Changez un peu vos vieux disques... Les vieilles idées c’est vous.


              • Ronfladonf (---.---.40.227) 26 septembre 2006 13:49

                Hmmmm... Interessant comme concept... du moins le mode de vie de notre prof de maths... Mais j’ai plusieurs choses à dire : je vais essayer de faire court :
                - « S’il choisit la chicorée, c’est qu’elle est produite en France. Elle nécessite de moins longs transports que le café de Colombie ou d’Ethiopie. » ... Saviez vous que pour faire un kilo de chicorée « Francaise »(de la graine à cette pourdre qu’on met dans notre bol), il faut 17 fois plus d’énergie et de produits chimiques qu’un kilo de café d’Ethiopie ? L’impact sur l’environnement du transport est largement compensé par la culture de la denrée... De plus le fait d’acheter du café colombien ou Ethoipien fait fonctionner les économies « locales », permet leur dévleoppement ce qui a tendance à freiner la désertification de ces régions du monde et l’abandon total des « pays du Sud »...

                - « Pour les légumes aussi, il favorise les producteurs locaux. » Idem...

                Globalement la phrase « Moins d’énergie consommée en transport, cela réduit d’autant l’impact sur l’environnement. » Est vraie en ce qui concerne uniquement le Transport... Il s’agit maintenant de voir que tous ces engrais chimiques ou non (Agriculture BIO quand tu nous tiens) tout le processus de transformation coute beaucoup plus cher en France et a une empreinte énorme... Pour les cultures sans engrais c’est pire car effectivement pas de pollution, mais un appauvrissement des sols énorme... Quant à l’abandon des pays pauvres, il conduira imanquablement à la désertification de ces pays et donc à la « destruction » de ressources parce qu’on aura pas voulu s’en servir...

                Moralité : avant de prôner un mode de vie basé sur la décroissance, il convient de prendre en compte LA TOTALITE de l’Impact sur l’environnement de chacune de nos décisions...

                Celà est vrai quelque soit l’exemple cité dans cet article : le savon d’Alep par exemple est certes plus facile et moins couteux à produire que la mousse à raser... mais plus difficile à éliminer des eaux usées... => plus de pollution des nappes phréatiques.

                Pour sortir un peu de cet article : le recyclage du plastique, du verre et du papier est bien plus préjudiciable qu’une dégradation « naturelle » . Par exemple pour le papier : le lavage du papier usé, et la re-transformation en papier utilisable produit 2 fois plus de pollution chimique que la destruction (quelque soit le procédé) et la re-création de papier neuf (le tout en re-plantant un nouvel arbre bien sûr)

                La chasse au gaspillage, OK, aucun problème, c’est même par là qu’il faut commencer selon moi. La morale sur l’empriente écologique, pourquoi pas... mais seulemennt si ele calculée complètement car si on y réfléchi sérieusement, il se trouve que la plupart des écolos « médiatiques », même s’ils respectent le sermon qu’ils donnent en permanence, ont une empreinte écologique bien plus grande que la plupart des gens sur cette terre...

                Il y a des milliards d’exemples comme ceux que je vous ai cité plus haut... ne soyez pas les écolos fainéants (moutons ?) qui aggravent encore plus la pollution causée par l’homme refléchissez sérieusement à TOUTES les conséquences avant de faire tel ou tel choix « écologique »...

                Depuis toujours la nature repose sur un équilibre complexe et avantd e le modifier il convient de prendre en compte tout ce qui maintient cet équilibre...


                • gerardlionel (---.---.155.57) 26 septembre 2006 14:10

                  Le coup du savon d’alep plus polluant que les produits à multiples composants chimiques, il fallait le faire ! Vous l’avez fait, gloire à vous !

                  Il est question de réflechir sur nos propres modes de consommation, d’achat, et de développer un peu de recul sur la responsabilité individuelle par rapport à la pollution globale et à la croissance sans limites !!

                  Cette contribution est une illustration qui invite à cette réflexion !


                • Jerome (---.---.20.126) 26 septembre 2006 14:32

                  J’allais faire la même remarque... Finalement, un décroissant, il décroit quoi ? juste ce qui se voit, sas faire attention a ce qui ne se voit pas... Le coup de la Chicorée étant le plus flagrant.

                  Et non, désolé, faire attention à la planète, ce n’est pas forcement diminuer notre qualité de vie, l’exemple fourni est pour moi plutôt du masochisme que de l’écologie...


                • Helcivarg (---.---.118.131) 26 septembre 2006 15:28

                  @Ronfladonf

                  « Saviez vous que pour faire un kilo de chicorée « Francaise »(de la graine à cette pourdre qu’on met dans notre bol), il faut 17 fois plus d’énergie et de produits chimiques qu’un kilo de café d’Éthiopie ? L’impact sur l’environnement du transport est largement compensé par la culture de la denrée... »

                  La préparation du café et de la chicorée n’étant pas fondamentalement différente il va falloir que vous m’expliquiez d’où viennent ces 17 fois plus ?!

                  « De plus le fait d’acheter du café colombien ou Ethoipien fait fonctionner les économies « locales », permet leur développement ce qui a tendance à freiner la désertification de ces régions du monde et l’abandon total des « pays du Sud »... »

                  Ne parler pas « d’économies locales » alors qu’il s’agit d’exploitation. Achetez honnêtement leur café à sa vrai valeur et vous ferez, effectivement, fonctionner l’économie locale. Mais vu le prix ou devez le payez, essayez de vous demander combien il reste au petit producteur une fois que vous avez retirez, la TVA, toutes les marges de tous les intervenants et le prix du transport. C’est la sur-exploitation qui accélère la désertification. Continuez d’exploiter les Éthiopiens et vous favoriserez la désertification.

                  « « Pour les légumes aussi, il favorise les producteurs locaux. » Idem... »

                  Idem.

                  « tout le processus de transformation coute beaucoup plus cher en France et a une empreinte énorme... »

                  Mais c’est normal, en France les gens ne sont pas exploités, ont une sécurité sociale, une retraite, une éducation gratuite. Oui, la transformation en France consomme de l’énergie car en grande partie automatisé, mais si la source de cette énergie est elle même respectueuse de l’environnement vous avez éliminé ce problème.

                  « Pour les cultures sans engrais c’est pire car effectivement pas de pollution, mais un appauvrissement des sols énorme... »

                  Tous dépend de comment on exploite le sol. Réapprenons à mettre les terres au repos, à fertiliser la terre avec du compost ou du fumier. Arrêtons cette surenchère de croissance économique car comme tous dans cette univers, elle a une limite et cette limite, on est en train de la dépasser alors que seulement 1/6 de la population de la planète profite des richesses de cette croissance. Comment on va faire quand les 6/6 voudront en profiter ?

                  « Quant à l’abandon des pays pauvres, il conduira imanquablement à la désertification de ces pays et donc à la « destruction » de ressources parce qu’on aura pas voulu s’en servir... »

                  N’importe quoi ! Laissons ces pays tranquilles, si on veut importer des produits achetons les à des prix raisonnables. Notre richesse est le fruit de leurs exploitations !

                  « Moralité : avant de prôner un mode de vie basé sur la décroissance, il convient de prendre en compte LA TOTALITE de l’Impact sur l’environnement de chacune de nos décisions... »

                  Moralité : avant de prôner un mode de vie basé sur la croissance, il convient de prendre en compte LA TOTALITE de l’Impact sur l’environnement de chacune de nos décisions...

                  « Celà est vrai quelque soit l’exemple cité dans cet article : le savon d’Alep par exemple est certes plus facile et moins couteux à produire que la mousse à raser... mais plus difficile à éliminer des eaux usées... => plus de pollution des nappes phréatiques. »

                  Avez vous bien vu la composition du savon d’Alep ?

                  « Pour sortir un peu de cet article : le recyclage du plastique, du verre et du papier est bien plus préjudiciable qu’une dégradation »naturelle« . Par exemple pour le papier : le lavage du papier usé, et la re-transformation en papier utilisable produit 2 fois plus de pollution chimique que la destruction (quelque soit le procédé) et la re-création de papier neuf (le tout en re-plantant un nouvel arbre bien sûr) »

                  Pour le recyclage je suis presque d’accord avec vous. Mais le mieux c’est encore de consommer moins et donc de produire moins de déchets.


                • rjolly (---.---.227.38) 26 septembre 2006 15:58

                  « Pour les cultures sans engrais c’est pire car effectivement pas de pollution, mais un appauvrissement des sols énorme... »

                  Absurdité. Ce sont justement les engrais chimiques qui appauvrissent les sols. Cf Claude Bourguignon.

                  « Le sol, nous l’avons vu, est formé de matières organiques et d’argiles. Autrefois, les hommes l’entretenaient en lui apportant la matière organique, — le fameux fumier des Anciens. On l’entretenait aussi en lui apportant des argiles qu’on appelle « marnes ». Depuis plusieurs dizaines d’années, on se contente de nourrir les plantes avec des engrais et de les badigeonner de pesticides rémanents, on ne s’occupe plus du sol. Et à force de subir des agressions chimiques et mécaniques de plus en plus puissantes, les terres s’épuisent. »


                • Ronfladonf (---.---.40.227) 27 septembre 2006 13:27

                  Voila un débat qui devient interessant... Je m’empresse donc de répondre :

                  « La préparation du café et de la chicorée n’étant pas fondamentalement différente il va falloir que vous m’expliquiez d’où viennent ces 17 fois plus ?! »

                  Et bien rien qu’avec les sols pollués, la différence de besoin entre le caféier et la plante qui produit cette racine, les produits (chimiques ou non) qui saturent le sol de certains « composants » et provoquent des carrences d’autres « composants ». Rien que ces arguments me suffisent pour dire que l’empreinte écologique de la chicorée « Francaise » est bien supérieure au café Ethiopien ... même en prenant en compte le transport...

                  « Ne parler pas « d’économies locales » alors qu’il s’agit d’exploitation. Achetez honnêtement leur café à sa vrai valeur et vous ferez, effectivement, fonctionner l’économie locale. Mais vu le prix ou devez le payez, essayez de vous demander combien il reste au petit producteur une fois que vous avez retirez, la TVA, toutes les marges de tous les intervenants et le prix du transport. C’est la sur-exploitation qui accélère la désertification. Continuez d’exploiter les Éthiopiens et vous favoriserez la désertification. »

                  Eh non ! Je ne peux pas être d’accord avec vous... N’exploitez plus ces Ethiopiens et c’est la famine assurée... N’exploitez plus personne ni aucun potentiel et on n’aura plus rien... Si vous privez ces fameux Ethiopiens de leur Travail... Personne n’entretiendra plus les plantes qu’ils exploitent eux... -> OK la nature reprendra ses droits ... mais en regardant bien l’écosystème local, je suis persuadé que c’est bien le désert qui avancera...

                  "« tout le processus de transformation coute beaucoup plus cher en France et a une empreinte énorme... »

                  Mais c’est normal, en France les gens ne sont pas exploités, ont une sécurité sociale, une retraite, une éducation gratuite. Oui, la transformation en France consomme de l’énergie car en grande partie automatisé, mais si la source de cette énergie est elle même respectueuse de l’environnement vous avez éliminé ce problème."

                  Juste une question : Pourquoi la transformation d’une denrée en France devrait coûter plus d’énergie et de matière première que cette même transformation faite dans « un pays pauvre » ??? On parle bien d’écologie ici... alors le système de retraite, sécu, ... francais vaut ce qu’il vaut et chacun a son opinion dessus, mais ce qui est sûr c’est qu’un produit transformé en France a une empreinte écologique bien plus grande que si ce produit était transformé dans « un pays pauvre » (en règle générale, cela dépend aussi du produit en question, et de la technicité de ce produit)

                  "« Pour les cultures sans engrais c’est pire car effectivement pas de pollution, mais un appauvrissement des sols énorme... »

                  Tous dépend de comment on exploite le sol. Réapprenons à mettre les terres au repos, à fertiliser la terre avec du compost ou du fumier. Arrêtons cette surenchère de croissance économique car comme tous dans cette univers, elle a une limite et cette limite, on est en train de la dépasser alors que seulement 1/6 de la population de la planète profite des richesses de cette croissance. Comment on va faire quand les 6/6 voudront en profiter ?"

                  Culture sans engrais... c’est à dire aucun engrais quel qu’il soit... fertiliser la Terre au fumier est bien pire qu’à l’engrais « chimique » ... je vous assure. Le fumier est saturé de nitrates et pollue les sols bien plus que la plupart des engrais commerciaux... Par contre je ne peux qu’être d’accord avec vous sur un point : « apprenons à exploiter les sols correctement » c’est à dire à varier les cultures d’une année sur l’autre (entre autres astuces) pour que chaque année les sols se reconstituent. Ainsi avec certains enchainements bien ordonnés, l’agriculture nécessite jusqu’à 50 fois moins d’engrais...

                  « « Quant à l’abandon des pays pauvres, il conduira imanquablement à la désertification de ces pays et donc à la »destruction" de ressources parce qu’on aura pas voulu s’en servir... »

                  N’importe quoi ! Laissons ces pays tranquilles, si on veut importer des produits achetons les à des prix raisonnables. Notre richesse est le fruit de leurs exploitations !"

                  Voir ma réaction plus haut sur l’Ethiopie et le travail des Ethiopiens... J’ajouterai que la bas les syndicats sont bien moins présents qu’en France, donc bien plus de mal à se défendre vis à vis des patrons peu scrupuleux... Supprimez leur leur travail et c’est la mort assurée pour eux !

                  "« Moralité : avant de prôner un mode de vie basé sur la décroissance, il convient de prendre en compte LA TOTALITE de l’Impact sur l’environnement de chacune de nos décisions... »

                  Moralité : avant de prôner un mode de vie basé sur la croissance, il convient de prendre en compte LA TOTALITE de l’Impact sur l’environnement de chacune de nos décisions..."

                  Bien dit, mais on n’a pas fait avancer le schmilblick... Quel que soit le mode de vie que l’on choisi, l convient de prendre en compte LA TOTALITE de l’Impact sur l’environnement de chacune de nos décisions...

                  Je dirais même mieux mon cher Dupont... Quel que soit le mode de vie que l’on choisi, l convient de prendre en compte LA TOTALITE de l’Impact sur l’environnement de chacune de nos décisions...

                  J’ajouterai que je ne prône pas un Mode de vie basé sur la croissance... (C’est Einstein qui disait « Celui qui croit à une croissance infinie dans un monde fini est soit un fou soit un économiste »...) mais je pense qu’il faut bien réfléchir à tous les aspects avant de « faire la morale »

                  "« Celà est vrai quelque soit l’exemple cité dans cet article : le savon d’Alep par exemple est certes plus facile et moins couteux à produire que la mousse à raser... mais plus difficile à éliminer des eaux usées... => plus de pollution des nappes phréatiques. »

                  Avez vous bien vu la composition du savon d’Alep ?"

                  Oui, il contient de la soude (comme dans le savon de Marseille d’ailleurs)... vous êtes vous interessé au principe de traitement des eaux usées ? la soude est avec les nitrates (on en parlait plus haut) un des « composants » les plus difficiles à éliminer des eaux usées... et dont l’élimination a l’empreinte écologique la plus lourde...

                  « Pour sortir un peu de cet article : le recyclage du plastique, du verre et du papier est bien plus préjudiciable qu’une dégradation »naturelle« . Par exemple pour le papier : le lavage du papier usé, et la re-transformation en papier utilisable produit 2 fois plus de pollution chimique que la destruction (quelque soit le procédé) et la re-création de papier neuf (le tout en re-plantant un nouvel arbre bien sûr) »

                  Pour le recyclage je suis presque d’accord avec vous. Mais le mieux c’est encore de consommer moins et donc de produire moins de déchets.

                  On se rejoint sur ce point... d’où la « chasse aux gaspillage... »


                • (---.---.107.66) 27 septembre 2006 14:29

                  A Ronfladonf :

                  Pourriez-vous donner les sources de la plupart des choses que vous affirmez ? J’ai l’impression que vous avancez un peu au pifomètre.

                  Par exemple :

                  - « Saviez vous que pour faire un kilo de chicorée »Francaise« (de la graine à cette pourdre qu’on met dans notre bol), il faut 17 fois plus d’énergie et de produits chimiques qu’un kilo de café d’Ethiopie ? »

                  Ca sort d’où ? 17 fois plus d’énergie, et 17 fois plus (aussi) de « produits chimiques » ? Mouais... En vérité vous n’en savez rien. Vous ne savez pas qui, du café ou de la chicorée, à l’empreinte écologique la plus élevée, alors ne vous prononcez pas.

                  - « il contient de la soude... vous êtes vous interessé au principe de traitement des eaux usées ? la soude est avec les nitrates (on en parlait plus haut) un des »composants« les plus difficiles à éliminer des eaux usées... et dont l’élimination a l’empreinte écologique la plus lourde... »

                  D’où tenez-vous cette information ? Une recherche rapide sur le net (ici) m’apprend au contraire que « la soude caustique est utilisée dans le traitement des eaux pour augmenter le pH et neutraliser tous les types d’eaux acides avant même leur rejet en égouts ; l’adoucissement de l’eau potable par augmentation du pH ; la régénération des échangeurs d’ions et l’élimination des métaux lourds ». Bizarre qu’on utilise la soude dans le traitement des eaux si c’est quelque chose qu’on cherche à éliminer, non ? Je n’ai d’ailleurs trouvé aucun site qui parlait de la soude comme un produit à éliminer, au même titre que les nitrates par exemple.

                  - « Par exemple pour le papier : le lavage du papier usé, et la re-transformation en papier utilisable produit 2 fois plus de pollution chimique que la destruction (quelque soit le procédé) et la re-création de papier neuf (le tout en re-plantant un nouvel arbre bien sûr) »

                  Là encore, quelle est votre source ? En l’absence de référence, on en est réduit, au vu des 2 exemples précédents, à penser que vous passez votre temps à bluffer, c’est ennuyeux. Je ne dis pas que le recyclage du papier soit très écolo, mais puisque vous donnez des estimations chiffrées (2 fois plus), on est en droit de vous demander d’où ça sort.


                • Ronfladonf (---.---.40.227) 28 septembre 2006 13:27

                  Mouais... smiley

                  Je me permets de vous renvoyer la balle... d’ou tenez vous que je n’en sait rien ? J’ai bien l’impression que vous avancez cela sur la base de votre « pifomètre »...

                  Ca ne vaut même pas la peine que je me fatigue pour vous...

                  Au moins j’aurai réussi une chose même avec mon gros « pifomètre » et sans mes sources si j’en juge par les messages plus bas : Faire prendre conscience à au moins 2 personnes que la plupart des messages écolos véhiculés par les médias sont de la désinformation pure et dure : prenons le cas de la WWF qui s’amuse à calculer l’empreinte écologique de chacun grâce à un petit programme flash astucieux... dans ce calcul si savant ils oublient simplement de prendre en compte la provenance de vos fruits et légumes ou viande... et se basent sur simple fait qu’il vous arrive de manger de la viande ou pire : du poisson pour vour traiter de pollueur et vous accabler de tous le maux de la Terre....

                  Je le répète : Arretons d’etre fainéant et cherchons plus loin que ce qu’on nous montre...

                  Quant à mes sources ... même message : cherchez ! Ca aura au moins le mérite de ne pas vous conforter dans votre fainénatise intellectuelle qui consiste à demander que tout soit servi sur un plateau...


                • (---.---.107.65) 28 septembre 2006 15:31

                  Ronfladonf,

                  Vous êtes d’un toupet et d’une mauvaise foi assez hallucinants !

                  Quand je dis que vous n’en saviez rien au sujet des « 17 fois plus », ce n’est pas du pifomètre, c’est parce que vous avez été incapable de répondre à un commentateur précédent qui vous demandait d’où venait ce chiffre. En somme, vous me demandez de ne pas croire sur parole « ce qu’on nous dit », le message officiel, mais de vous croire sur parole, vous. Vous pouvez ainsi dire tout et n’importe quoi sans ne jamais rien justifier ?

                  Quand je vous demande vos sources, vous vous en sortez par une pirouette en me demandant de chercher moi-même et en fustigeant ma « fainéantise intellectuelle », alors que je vous ai expliqué dans mon message précédent que, précisément, j’avais cherché, et que j’avais trouvé des indications totalement contraires à ce que vous avanciez, au sujet de la soude dans le traitement des eaux.

                  Je suis bien d’accord avec vous quand vous dites « Arrêtons d’être fainéant et cherchons plus loin que ce qu’on nous montre », et j’applique exactement ce précepte en ne prenant pas vos dires pour argent comptant. Ce n’est pas parce qu’on dit quelque chose de contraire à « ce qu’on nous montre » que l’on a forcément trouvé la vérité.

                  Si votre seul message est qu’il faut toujours chercher plus loin et soi-même, alors contentez-vous de dire cela et n’essayez pas de nous imposer votre vision de la vérité comme vous l’avez fait dans les messages précédents. Ou alors attendez-vous à ce qu’on vous demande les justifications de ce que vous avancez, c’est quand même normal, non ?

                  Essayez donc d’être honnête.


                • Helcivarg (---.---.255.205) 28 septembre 2006 16:12

                  @Ronfladonf

                  « Et bien rien qu’avec les sols pollués, la différence de besoin entre le caféier et la plante qui produit cette racine, les produits (chimiques ou non) qui saturent le sol de certains »composants« et provoquent des carrences d’autres »composants« . Rien que ces arguments me suffisent pour dire que l’empreinte écologique de la chicorée »Francaise« est bien supérieure au café Ethiopien ... même en prenant en compte le transport... »

                  Désolé mais je ne vois pas d’argument. Les sols pollués où ? La différence de besoin ... d’eau, de soleil ? Vous savez que la plante de chicoré demande beaucoup plus qu’un caféier ? Quels produits chimiques ? Quels sols ? Quelles carrences ? On est plus dans la langue de bois que dans la démonstration argumentée.

                  « Eh non ! Je ne peux pas être d’accord avec vous... N’exploitez plus ces Ethiopiens et c’est la famine assurée... N’exploitez plus personne ni aucun potentiel et on n’aura plus rien... Si vous privez ces fameux Ethiopiens de leur Travail... Personne n’entretiendra plus les plantes qu’ils exploitent eux... -> OK la nature reprendra ses droits ... mais en regardant bien l’écosystème local, je suis persuadé que c’est bien le désert qui avancera... »

                  Vous reconnaissez tout de même qu’il y a exploitation. On avance, mais je persiste, les occidentaux se servent de cette misère pour obtenir des produits à très bas coûts quelques soient les conséquences écologiques pour la population et la région. Il y a sur-exploitation des sols, donc appauvrissement de ceux-ci et enfin désertification. Je ne l’ai pas inventé je l’ai lu ici.

                  Je cite : « La désertification est une forme particulière de dégradation des sols (mais pas la seule) : elle touche spécifiquement les zones arides, semi-arides et sèches sub-humides. Les facteurs à l’origine de la désertification sont les variations climatiques et surtout les activités humaines, en particulier celles résultant d’une surexploitation du sol résultant de la pauvreté. »

                  Ne vous en faites pas, ces populations vivaient très bien avant l’arrivée des européens et vivront très bien sans nous. Oui vous pouvez acheter leur café mais à un prix honnête. Le commerce équitable tendrait à en arriver là mais de ce que j’ai pus lire sur Avox il semblerait qu’il y ai encore beaucoup de chemin à faire.

                  « mais ce qui est sûr c’est qu’un produit transformé en France a une empreinte écologique bien plus grande que si ce produit était transformé dans « un pays pauvre » (en règle générale, cela dépend aussi du produit en question, et de la technicité de ce produit) »

                  Je suis d’accord avec vous, pour la culture ou la transformation d’un même produit, l’empreinte écologique sera plus importante en France qu’en Ethiopie, mais vous vous êtes jamais demandé pourquoi ? Vous ne croyez pas que c’est la différence de niveau de vie, des conditions de travail qui crée cette différence ?

                  « Culture sans engrais... c’est à dire aucun engrais quel qu’il soit... fertiliser la Terre au fumier est bien pire qu’à l’engrais « chimique » ... je vous assure. Le fumier est saturé de nitrates et pollue les sols bien plus que la plupart des engrais commerciaux.

                  Oui, il contient de la soude (comme dans le savon de Marseille d’ailleurs)... vous êtes vous interessé au principe de traitement des eaux usées ? la soude est avec les nitrates (on en parlait plus haut) un des « composants » les plus difficiles à éliminer des eaux usées... et dont l’élimination a l’empreinte écologique la plus lourde... »

                  Un petit cours de chimie s’impose. Commençons par les nitrates : Deux composés, azote (N) et oxygène (O). La formule de l’ion nitrate est la suivante NO3- . Les plantes absorbent de l’azote que sous la forme de l’ions nitrate NO3- et un peu sous forme d’ammoniaque NH3-. Les engrais sont généralement très riches en nitrate et ammoniaque et généralement on verse plus d’engrais que les plantes n’en n’absorbent et on retrouve ce surplus dans les nappes phréatiques. De même une averse juste après l’épandage de l’engrais peu suffire à faire disparaître tous votre engrais dans les eaux d’infiltration. L’avantage du fumier ou du compost sur les engrais c’est l’équilibre Azote / Carbone. Carbone inexistant dans les engrais. Pendant la fermentation, un mélange Azote/Carbone va permettre l’apparition de micro-organismes qui vont fixer l’azote et consommer le carbone. Pendant la fermentation et la maturation les micro-organismes vont se succéder libérant à un certain moment du nitrate que les plantes pourront assimilés. La grosse différence entre les engrais et le compost est la présence de ces micro-organisme qui vont « diffuser » beaucoup plus lentement et longtemps du nitrate et éviter ainsi les risques de dispersions dans les nappes phréatiques. Bien sur tout cela est un peu plus complexe et fait intervenir plusieurs bactéries mais étudiez ce schéma pour vous donnez une idée du cycle de l’azote. Pour information. Voila un petit rapport bien intéressant sur les sources de nitrates.

                  Maintenant occupons nous de la soude. Mélangeons la avec un corps gras. Vous obtenez du glycérol et un mélange de carboxylates qui constitue le savon. Ce sont tous les deux des composés biodégradables. Se sont les additifs qui polluent.

                  J’ai donné toutes mes sources pour appuyez mon argumentation. J’attends les votres.

                  Cordialement.


                • cloclo (---.---.63.161) 26 septembre 2006 14:01

                  pas facile d’être riche. on est obligé de se serrer la ceinture. j’espère que je ne serai jamais riche !

                  moi, je préfère l’idée de consommer le plus intelligemment possible, qui implique un cheminement plus ou moins identique mais avec un but différent. L’idée de privation n’existe plus, elle est remplacée par le « choix ».


                  • Débandant (---.---.28.210) 26 septembre 2006 15:02

                    La décroissance , cela est testé en Afrique noire ( Mali, Benin,Tchad etc etc) depuis 30/40 ans

                    Et ça marche très bien !!La preuve on va tous immigrer la bas !


                    • Dérection (---.---.28.210) 26 septembre 2006 15:06

                      Vu que l’energie va manquer, il faudrait commencer par se faire couper ... non seulement l’éléctricité, le gas et l’eau, et ensuite le zizi, pour cesser de produire des consommateurs( smiley


                    • Marcel Patoulatchi (---.---.167.159) 26 septembre 2006 15:05

                      « Il consulte aussi des sites Internet : décroissance.org et décroissance.info. »

                      Considérant la technologie nécessaire pour produire un ordinateur, pour maintenir un réseau informatique tel qu’internet en place, il me semble que la consommation de chicorée en guise de café est purement anecdotique.


                      • (---.---.107.66) 26 septembre 2006 15:36

                        « décroissance » ne veut pas dire « stop à la technologie et au progrès ».

                        En revanche, il serait pertinent de s’interroger sur la consommation énergétique (et non pas le niveau de technologie) liée à la fabrication et à l’utilisation d’équipements informatiques.


                      • Lemming Way (---.---.64.135) 26 septembre 2006 15:31

                        c’est marrant , les décroissants c’est surement un croisement loupé entre des bobos metrosexuels et des radicaux verts ! ou entre bobos à la menthe et radicaux blancs ! (au choix avec les ogm tout est possible !


                        • (---.---.107.66) 26 septembre 2006 15:37

                          Pourquoi ?


                        • parce que ! (---.---.64.135) 26 septembre 2006 15:43

                          Les décroissants devraient faire berger dans les abruzzes sans tout le confort moderne sachant que l’adriatique est à deux pas combien vont tenir ?


                        • Lui (---.---.178.61) 26 septembre 2006 15:49

                          Vous semblez rires des bobos...

                          Et vous vous êtes un croisement entre quoi et quoi ? Entre un bonobo et Jean Marc Sylvestre ?

                          Merci les OGM, c’est tellement beau le progrès


                        • Dominique (---.---.30.27) 26 septembre 2006 16:24

                          « Vous semblez rires des bobos... » Oh oui alors ! Enfin lui je ne sais pas, mais moi oui... J’ai d’ailleurs lu l’article en voyant sous chaque ligne une douce ironie


                        • (---.---.107.66) 26 septembre 2006 16:33

                          On est TOUS le bobo de quelqu’un.

                          Vous ne la savez pas encore ?


                        • Dominique (---.---.30.27) 26 septembre 2006 18:56

                          ben non, jusque là j’étais juste nègre et juive, désolée. Tiens je vais prendre ma vieille merco polluante et aller me changer les idées sur les routes de Lozère pour me changer les idées


                        • Planete des songes (---.---.64.135) 26 septembre 2006 16:20

                          à Lui (IP:xxx.x8.178.61)

                          Si nous perdions l’ironie, ce n’est pas la beauté qui la remplacerait, ce serait la bêtise. [Alfred Capus]

                          « Gare au gorille » de brassens avec jean marc sylvestre à la place du juge ce pourrait être une bonne idée de reprise !


                          • Pas l’oie, pas pris (---.---.79.7) 26 septembre 2006 17:03

                            « Depuis toujours la nature repose sur un équilibre complexe et avant de le modifier il convient de prendre en compte tout ce qui maintient cet équilibre... »

                            Comfirmation merci, oui et cela demande plus de patience et de courage que les solutions toutes faites et les idéologies qui ne sont que de véritables prêt à penser réducteurs... !!!

                            et haltes aux idéologies qui comme chacun devrait commencer à le comprendre sont porteuses de futurs sectarismes....

                            QUELQU’UN A T IL LA RECETTE UNIVERSELLE ?


                            • Pas l’oie, pas pris (---.---.79.7) 26 septembre 2006 17:04

                              Personne ? Comment ?

                              AAAAHHHH je suis rassuré.......

                              AMICALEMENT VOTRE.


                            • arturh (---.---.119.98) 26 septembre 2006 19:18

                              "Portrait d’un décroissant La décroissance : une idée qui fait son chemin dans l’opinion... Mais qui sont les décroissants ? Nous en avons interrogé un. Hercule V. est dans sa salle de bain. ...la journée commence bien pour ce professeur de mathématique adepte de la décroissance."

                              C’est quand même amusant d’interroger un membre de l’éducation nationale sur la décroissance.

                              Rappelons que l’Education Nationale française est devenue la plus grande bureaucratie du monde ! Résultat obtenu par une croissance continue ces dernières décennies.

                              Et oui ! notre champion de la décroissance n’est qu’un petite partie d’un mamouth maousse qui a considérablement engraissée, en particulier grâce aux fruits de la croissance.

                              Rappelons également que cet avant-gardiste de la surcharge pondérale se met immédiatement en grève à la moindre suggestion d’une mise au régime !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès