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Accueil du site > Actualités > Environnement > Pour le nucléaire ? oui mais...

Pour le nucléaire ? oui mais...

Pour ou contre le nucléaire... l’éternelle discussion. Une chose est sûre, l’industrie nucléaire est au-devant de la scène. Zorro au secours du réchauffement climatique, Superman de l’énergie, et Jedi de l’économie, l’énergie nucléaire ne semble avoir que des qualités.

Essayons donc d’y voir un peu plus clair en étayant ce débat de quelques arguments, chiffres et autres sentiments (parfois un peu "orientés", je le reconnais).

1. Concernant les coûts : malgré des recherches multiples, je n’ai jamais pu trouver de chiffres fiables... Pour la bonne et simple raison, que personne ne les connaît encore.

Nous ne pourrons connaître le coût réel du nucléaire que :

  • quand un producteur (ou plus généralement l’État) aura évalué précisément les coûts des recherches,
  • quand un producteur (ou plus vraisemblablement l’État) aura expérimenté le démantèlement complet d’une centrale et évalué le coût. Seuls des petits réacteurs de - de 50MW ont été démantelés jusqu’à présent.
  • quand un producteur (ou toujours plus vraisemblablement l’État) aura évalué précisément le coût du stockage à long terme des déchets (pour cela, il faudra d’abord trouver une solution),
  • quand un producteur privé financera de lui-même (sans aides de l’État) la construction et l’exploitation d’une centrale. Les centrales construites avant la libéralisation du secteur (donc toutes) ont été financées par l’État et revendues à "prix d’amis" lors de la privatisation.
  • quand l’assurance contre les risques sera prise en charge par le producteur et non par l’État. Pour l’instant le producteur n’est tenu qu’à s’assurer pour un montant dérisoire de 60M€ (en 2004. Ce montant serait bientôt porté à 700M€), l’État et les membres des Conventions de Paris Bxl portant la garantie à 2400M€, somme encore dérisoire compte tenu du coût d’un accident comme Tchernobyl. Cela n’arrivera jamais car aucun assureur n’accepte de couvrir un tel risque... comme c’est curieux !

Tous ces coûts sont donc pour l’instant plus ou moins "offerts" aux producteurs d’électricité nucléaire par le contribuable.
Si toutefois quelqu’un peut m’éclairer sur l’un ou l’autre de ces budgets via des documents détaillés, je suis preneur.


2. Concernant les risques :

Il faudrait, pour me rassurer :
  • mettre en place une méthode d’action efficace en cas d’accident (les seules simulations effectuées ont été un fiasco malgré les planifications).
  • établir une liste de "liquidateurs volontaires" prêts à intervenir en cas d’accident grave (je suis convaincu que beaucoup de gens seraient fiers de sacrifier leur vie pour le bien de tous... non ?)
  • séparer les rôles de l’AIEA. La promotion de l’utilisation du nucléaire et le contrôle de la sécurité doivent être assurés par des organismes différents pour qu’il ne puisse y avoir conflit d’intérêts. De plus, il faudrait renforcer ces contrôles. En effet, depuis la privatisation, les producteurs font de plus en plus appel à des sous-traitants, même pour des travaux sensibles. Et ça, ça ne me rassure pas !
  • maîtriser les risques sismiques et terroristes (mais est-ce possible ?)
  • maîtriser la sécurité dans les pays instables politiquement (Mouammar... si tu nous regardes...).


3. Enfin, il existe quand même des alternatives à ne pas négliger (forcément si on arrête de brûler de l’uranium, il faudra trouver autre chose) :

Ce n’est pas forcément facile, mais en accumulant toute une série d’économies et d’alternatives énergétiques... il y a moyen.

En Belgique (chez moi), 5800MW nucléaires sont installés soit 55% de l’électricité. (chiffres de l’AIEA)
L’électricité représenterait à peine 12% des émissions de CO2 du pays (toutes énergies confondues) en fonctionnant à 100% de gaz/charbon (sans le nucléaire donc).

Il y a déjà près de 1000MW éoliens en projet pour la Wallonie (moitié sud du pays) + 330MW pour un seul projet éolien à 45km de la côte + encore d’autres projets en flandre.

En développant le secteur photovoltaïque, on peut générer également des centaines (oserais-je dire "milliers" ?) de MW (2000 MW en service en Allemagne) non seulement via des centrales de productions, mais aussi en encourageant les installations privées (entreprises ou particuliers).

En reliant les réseaux électriques et en favorisant des "échanges" d’énergies (un parc photovoltaïque dans une zone aride d’Espagne, un parc éolien au large de la Bretagne, une station hydrolienne en mer du Nord...), on soulage un manque de vent ici par un soleil de plomb là-bas... et inversement.

Et SURTOUT, en économisant l’énergie ! Pas seulement, l’électricité évidemment.
  • en isolant les maisons/bâtiments
  • en utilisant des appareils/transports plus efficients
  • en usant de gestes simples comme, baisser le thermostat de 1°C, en roulant moins vite...
  • en privilégiant les transports économes pour certaines marchandises et pour les longues distances(train/ferroutage, péniche)

Tout ceci permettrait d’atteindre rapidement l’objectif de diminution de CO2 et de suppression du risque nucléaire.

Allons ! Le débat continue... j’attends vos avis, idées, documents, arguments et contre-arguments avec impatience.

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25 réactions à cet article    


  • Stoïque 17 mai 2008 14:46

     

    Merci à l’auteur pour cet article abordant les problèmes du nucléaire, mais les solutions avancées ne sont que trop européennes et les préoccupations d’autres pays émergeants sont loin d’être en priorité écologiques.

    Il y a par ailleurs trop d’intérêts financiers contradictoires et des lobbyes trop puissants dans l’énergie (charbon, pétrole et nucléaire ) pour qu’on puisse axer rapidement le monde et les recherches vers les énergies solaires qui sont inépuisables et certainement moins dangereuses que le nucléaire, moins polluantes que le charbon ou le pétrole et plus sûres que l’éolien très marginal au niveau efficacité.

    Il y a beaucoup d’hypocrites brandissant la défense de la planète, mais leur but principal est en fait de vendre leur "camelote" ou de retarder au maximum l’irruption de nouvelles technologies vraiment efficaces.

    Installer par exemple de nouveaux sites de production énergétique tels que des sites d’éoliennes, sans qu’elles soient la contrepartie automatique de l’élimination d’une centrale polluante n’a comme résultat que de faire marcher les affaires, sans même amener de plus un réel intérêt énergétique, car favorisant le maintien de centrales à charbon polluantes pour compenser les vides de production des éoliennes ( 75 à 80% du temps ! )

    Un bon site permet de se faire une meilleure idée de l’utilité réelle de certaines énergies renouvelables et leur impact réel ( peut-être plus négatif que positif ) :

    http://www.manicore.com/documentation/serre/sansCO2.html

    Sur l’heure, le nucléaire pourrait être une solution transitoire d’attente, dangereuse mais plus propre que le charbon ou le pétrole, mais la logique serait donc d’utiliser les techniques nucléaires actuelles dans l’attente du solaire, tout en concentrant les efforts de recherches sur le solaire.

    Le problème, c’est que ceux qui ont beaucoup à gagner dans le nucléaire ne doivent pas voir la chose d’un bon oeil.....A long terme, le nucléaire n’est pourtant pas le bon choix vis à vis de nous-mêmes et de nos descendants !


    • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 17 mai 2008 15:29

      D’accord avec vous pour les 5 premiers paragraphes.

      Mais pas d’accord que le nucléiare serve de "transition" car ça peut durer très longtemps cette transition. Au lieu de répondre coûte que coûte à la demande énergétique, je suis d’avis qu’il faut responsabiliser le consommateur et le pousser à réduire sa consommation inutile d’énergie.

      Il n’y a pas 36 manière de poser le problème : plus on consomme, plus on pollue.

      Le solaire échappe miraculeusement à cette règle puisqu’énergie gratuite inépuisable. Mais vul’état d’ingence du parc de centrales solaires… Si tous les milliards gaspillés dans le nucléaire avaient été investis dans le solaire, on n’en serait sûrement pas là.

      Le problème n’est donc pas à poser en "nucléaire ou solaire" mais plutôt en "solaire ou rien".

      De toute manière, quand bien même il n’y aurait pas d’accident nucléaire, ce dont je doute, le carburant nucléaire aussi à une fin et les mines s’épuisent, il faut le savoir, même si personne ne le dit…

      Il est probable qu’une pénurie d’uranium se fasse sentir à partir de 2015, c’est-à-dire demain…


    • Dominique Larchey-Wendling 17 mai 2008 17:11

      Il est probable qu’une pénurie d’uranium se fasse sentir à partir de 2015, c’est-à-dire demain…

      La fission peut nous paraître à nous français une solution énergétique à moyen terme car nous maîtrisons depuis longtemps cette technologie et nous sommes les leaders mondiaux en terme de poids du nucléaire dans le panier énergétique.

      Mais ceci ne doit pas masquer la réalité : la fission est un marché de niche ... dont la France est aujourd’hui le plus grand bénéficiaire au monde : la fission représente environ 4 à 5 % de la production globale d’énergie au niveau mondial, 17 % pour la France.

      Aussi, si l’on devait multiplier les centrales partout dans le monde, pour par exemple substituer la fission au pétrole (30% dans le bilan énergétique global), on verrait tout de suite apparaître un problème de taille : les réserves mondiales d’uranium deviendraient toutes petites à cette échelle et nous devrons soit nous battre pour nous les réserver, soit les payer au prix fort, soit certainement les deux ...

      Il n’y a qu’un abruti comme Sarkozy pour penser que vendre des centrales nucléaires au premier venu est une bonne idée pour la France. Si au moins on les réservait à l’Europe dans la cadre de la sécurité énergétique européenne, histoire de ne pas avoir, d’ici 20 ans, à lêcher les pieds des Russes pour chauffer nos maisons avec leur gaz l’hiver.

      S’il y a un pays à qui il serait dans notre intérêt bien compris de vendre des centrales nucléaires, c’est l’Iran, en échange d’un accès à long terme à leur gaz naturel (et sans doute de garanties de sécurité, ce qui fâcherait à coup sûr nos "amis" outre-atlantique), histoire de ne pas être trop dépendants des Russes.

      Mais la pensée stratégique de nos élites se limite à prier pour que les USA nous servent éternellement de parapluie ... alors quand leur empire s’effondrera sous peu sur lui-même, nous serons nus comme les vers écervelés que nous sommes. C’est facile de traiter Poutine de nouveau Staline et Ahmadinejad de nouvel Hitler mais ça ne chauffe pas les maisons l’hiver.

       


    • jcm jcm 19 mai 2008 09:49

      @ Dominique Larchey-Wendling  :

       

      Je suis assez d’accord avec la première partie de votre commentaire : la généralisation des centrales risquerait de rendre la ressource en uranium de plus en plus rare, cependant il ne faut pas oublier que certaines solutions permettent des économies de ce métal.

       

      Voir par exemple les travaux, notamment indiens, sur la filière uranium/thorium.

       

      Sur la seconde martie de votre commentaire on tombe dans le désastreux, avec en particulier ceci : "Si au moins on les réservait à l’Europe dans la cadre de la sécurité énergétique européenne, histoire de ne pas avoir, d’ici 20 ans, à lêcher les pieds des Russes pour chauffer nos maisons avec leur gaz l’hiver.".

       

      Il faut situer les questions énergétiques dans leur contexte général, celui d’un monde fortement "mondialisé" dans lequel les variations du prix du lait seront à peu près les mêmes au même moment pour les mères africaines, américaines, australiennes, indonésiennes ... quand elles voudront alimenter leur nourrisson.

       

      Un monde dans lequel nous serons tous affectés de façon assez comparable, avec des modalités locales variables certes, par un certain nombre de fléaux  : disparition massive d’espèces, réchauffement climatique, pollution généralisée, flux migratoires intensifiés par les modifications du climat...

      Un monde dans lequel l’intérêt général serait probablement que nous ayons tous fortement conscience que nous partageons un destin commun, et que nous soyons aussi conscients que l’existence même de l’espèce humaine pourrait bien être sérieusement menacée.

      Ce que vous nous proposez, en réservant le nucléaire à l’Europe, est un système clairement ségrégatif, qui renforcerait la différence qui existe aujourd’hui entre les pays les plus riches, qui se réservent les meilleures solutions, et les pays qui ne mériteraient pas d’accéder aux solutions les plus prestigieuses et considérées comme les plus efficaces.

      Les conséquences géopolitiques d’une telle attitude ne seraient pas nulles et pourraient bien renforcer des dangers d’instabilités, de conflits et de terrorisme qui existent aujourd’hui.

      Outre que le nucléaire n’est pas unanimement considéré comme une "bonne" solution pour produire de l’électricité, ni comme "la meilleure", il existe des procédés plus sûrs, moins dangereux et qui deviennent très compétitifs, comme je le rappelais dans ce commentaire, qui présenteraient en plus l’immense avantage de lier des pays susceptibles de connaître des tensions parfois forte dans une communauté d’intérêts qui serait susceptible d’atténuer ces tensions.

      Tisser des liens, intellectuels, d’intérêts matériels et financiers et de tous ordres en fait, entre les pays, les peuples... est probablement un des principaux devoirs auquels nous devons nous attacher dans une époque où de nombreuses menaces pèsent sur notre avenir à tous.

      Vous nous proposez strictement le contraire, une démarche finalement profondément égoïste qui ignore que d’autres voies, plus riches en perspectives de paix, sont possibles : dommage que l’on puisse encore réfléchir ainsi !!!


    • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 17 mai 2008 15:10

      Et si tout simplement on consommait MOINS ?

      Et si tout simplement ON GASPILLAIT MOINS ?

      le problème des besoins énergétiques ne vient pas de a pénurie du pétrole mais de la voracité des consommateurs.

      Des absurdités comme le sèche-linge devraient ne pas exister, c’est le poste qui consomme le plus d’électricité en dehors du chauffage.

      Bien entendu c’est le chauffage qui pose problème. En hiver il fait froid et donc, on chauffe. Difficile de faire autrement : on veut du bien-être, du confort. Il faut donc trouver des solutions, et il faut commencer par promouvoir à fond l’isolation et l’efficacité énergétique. Donc abandonner les radiateurs électriques à résistance (convecteurs) beaucoup moins efficaces que les pompes à chaleur.

      Les solutions ne manquent pas pour diminuer réellement la consommation. L’Européen s’est laissé aller à consommer de plus en plus parce qu’on lui vendait une énergie bon marché dans le but à peine voilé de le pousser à acheter des appareils électriques.

      Et que dire d’Internet ? Avant avec le modem on ne se connectait que le temps d’envoyer et recevoir un mail. Depuis l’ADSL, des millions d’utilisateurs laissent leurs ordinateurs allumés 24h/24, non seulement pour utiliser Skype mais aussi pour télécharger en P2P.

      En fait plus on accélère le débit ADSL plus les usagers pompent et plus on consomme d’énergie. Les serveurs internet dans le monde consomment de plus en plus (voir mon second post ci-après).

      Il faut donc amorcer d’urgence la décroissance, la simplicité volontaire car de toute manière il va arriver un jour très rapidement où l’on ne pourra plus répondre à la demande sans cesse croissante, de manière exponentielle et vertigineuse, d’énergie pour des activités qui ne sont ni vitales (sèche-linge), ni utile (piratage informatique, appareils allumés 24h/24, etc.)

      La prolifération de centrales nucléaires ne fera qu’augmenter le risque d’un tchernobyl 2, c’est un principe probabiliste évident…

      Le Concorde n’aurait jamais dû avoir d’accident, pourtant c’est arrivé.

      Il n’y aurait jamais dû y avoir d’incendie mortel dans le tunnel du Mont Blanc, pourtant, c’est arrivé.

      S’il existe donc une infime posibilité pour qu’un accident nucléaire se produise en France, alors on peut être sûr qu’un jour il se produira.

      (entre parenthèse : d’ailleurs il s’en produit de temps en temps, par exemple des fuites de sodium, des fuites de rejets radoactifs comme à la Hague, mais la presse minimise ou est baillonnée et les responsables sont incorruptibles, c’est la loi du silence : en France "on maîtrise" qu’ils nous disent. Oui, jusqu’au jour où ça pètera).

      Après les réfugiés politiques, une autre espèce de réfugiés naîtra, les réfugiés nucléaires…


      • Aerobar Films Aerobar Films 17 mai 2008 15:35

        "Des absurdités comme le sèche-linge devraient ne pas exister, c’est le poste qui consomme le plus d’électricité en dehors du chauffage."

        A condition que le chauffage soit électrique... Mais l’appareil qui figure le plus souvent en tête de liste, c’est le réfrigérateur-congélateur, quasiment généralisé dans les foyers (contrairement au sèche-linge), fonctionnant 365 jours par an et 24 heures sur 24, le plus souvent dans une cuisine chauffée !

        Pour en revenir au nucléaire, j’ai développé une thèse un peu extrême à ce sujet : nous assisterions à ses derniers soubresauts avant une extinction de masse, principalement dûe aux énormes ressources financières et économiques nécessaires à l’industrie nucléaire.


      • kitchoum kitchoum 17 mai 2008 15:48

        On peut vérifier facilement qu’un sèche-linge utilisé une fois par semaine augmente de 15% la consommation électrique des appareils électro-ménager (hors chauffage). Il n’existe pas de vraies classe A pour ce genre d’appareil.

        Alors que pour ce qui est des réfrigérateurs et congélateurs, on trouve même du A+ et du A++.

        Voir les articles dans Wikipedia et Ekopedia

        http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A8che-linge

        http://fr.ekopedia.org/S%C3%A8che_linge


      • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 17 mai 2008 15:13
        Internet, un monde virtuel à la voracité énergétique bien réelle

        HANOVRE (Allemagne), 5 mars 2008 (AFP) — Quel point commun entre un personnage virtuel du site Second Life et un habitant du Brésil ? Tous deux consomment en moyenne la même quantité d’électricité chaque année, une comparaison qui illustre la voracité énergétique d’internet.

        Pour "vivre", les "avatars" de Second Life, ces personnages que tout un chacun peut créer et faire évoluer dans un univers sur internet imitant la vie réelle, ont besoin de centres de données géants (data centers), extrêmement gourmands en énergie.

        Réduire l’appétit des gigantesques "fermes informatiques" qui alignent sur des milliers de mètres carrés des câbles et des ordinateurs aux capacités de calcul phénoménales, qui stockent et transmettent sans discontinuer les données des internautes du monde entier, est l’un des défis du secteur des hautes technologies, réuni cette semaine au salon Cebit de Hannovre (nord).

        Les comparaisons frappantes sur ces "fermes" ne manquent pas.

        Siegfried Behrendt, chercheur de l’institut de recherche berlinois IZT, a calculé que télécharger sur son ordinateur la version électronique de son quotidien préféré consommait autant d’électricité que de faire une lessive.

        L’entreprise allemande de services informatiques Strato fait valoir de son côté qu’une recherche sur le site Google est équivalente à une heure de lumière dispensée par une ampoule à économie d’énergie.

        Dans toutes ces actions, la consommation d’électricité de l’ordinateur de l’internaute n’est rien par rapport à celle du serveur géant qui va gérer la transaction.

        Dans une étude commandée par le fabricant de composants AMD, l’université américaine de Stanford a calculé que, chaque année, les plus grandes "fermes informatiques" du monde faisaient tourner 14 centrales électriques. Entre 2000 et 2005, leur consommation d’électricité a doublé.

        L’universitaire de Dresde (est) Gerhard Fettweis juge qu’à ce rythme, dans moins d’un quart de siècle, l’internet à lui seul consommera autant d’énergie que toute l’humanité aujourd’hui, a-t-il dit à l’hebdomadaire WirtschafstWoche.

        D’ici 2010, "tout est possible. Soit rien ne change, et la consommation des centres de données augmente encore de 50%. Soit de réels efforts sont faits, et là c’est une baisse de 50% qui est envisageable", indique à l’AFP Siegfried Behrendt.

        Sur leurs stands du Cebit, placé cette année sous le signe de la technologie "verte", les géants du secteur informatique présentent déjà des innovations destinées à améliorer le bilan écologique des centres de données.

        L’américain IBM vante ainsi un prototype qui permet d’éviter le gâchis d’énergie sous forme de chaleur, l’un des principaux défis pour ces ordinateurs surpuissants, constamment climatisés pour éviter la surchauffe.

        IBM a mis au point un circuit de refroidissement, sur le même principe que celui des centrales électriques, et propose d’utiliser la chaleur ainsi récupérée sous forme de chauffage.

        Aux Etats-Unis, les dernières "fermes informatiques" géantes, par exemple celle du leader mondial des logiciels Microsoft à Quincy (nord-ouest), qui couvre l’équivalent de sept terrains de football, sont construites sur la côte nord-ouest, à proximité de centrales hydrauliques, par souci écologique.

        Une dernière piste est celle de la "virtualisation" : il s’agit d’utiliser des logiciels perfectionnés pour faire fonctionner sur une seule machine plusieurs systèmes d’exploitations ou applications, exactement comme si plusieurs ordinateurs tournaient en même temps.

        L’objectif : réduire le nombre de serveurs matériels nécessaires pour stocker des données ou traiter des informations. Et donc réduire l’impact sur l’environnement.


        • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 17 mai 2008 15:20

          Je n’ai fait qu’un copier-coller de la dépêche ci-dessus mais elle mérite quelques commentaires : on cherche des solution pour que les gros ordinateurs serveurs chauffent moins mais on ne cherche surtout pas à ralentir le développement. Alors que l’usage fait aujourd’hui d’Internet va plus dans le ludique que l’utile, notamment SecondWorld ou le piratage à tout va avec les P2P. Sans parler de l’énergie gaspillée par les milliards de pourriels (spam) envoyés chaque jour et pour lesquels une partie de l’énergie des serveurs est consacrée au nettoyage (anti-spam).

          On est bien dans la logique de croissance coûte que coûte, ce qui confine à l’absurde.


        • kolge 17 mai 2008 17:33

          J’aimerais bien savoir, juste pour le fun, quel est le "bilan carbone" ou le "bilan énergétique" d’un spam.

          Non seulement les spam nous pourrissent la boîte mail, même avec un bon atispam, ça va toujours gonfler la "boîte à spam", mais c’est sûr que ça consomme nécessairement de l’énergie, INUTILEMENT.


        • Stoïque 17 mai 2008 16:19

          A Méric,

          J’ai émis l’idée de garder temporairement le nucléaire que pour l’intérêt de limiter le plus rapidement possible la montée du CO2 dans l’atmosphère. Le but majeur actuel est de stabiliser puis de diminuer les émissions des gaz à effet de serre. Le nucléaire, à éliminer le plus rapidement possible, pourrait sans doute sur quelques décennies permettre d’amorcer la descente. Si vous éliminez le nucléaire dès maintenant, vous ouvrirez une période transitoire du tout charbon et pétrole qui ne feraient qu’augmenter encore plus l’accroissement du taux de CO2 très dur à éliminer dans le futur.

          Je suis d’accord avec vous sur la nécessité de faire la chasse aux gaspillages énergétiques, le non-maintien d’une croissance perpétuelle et la promotion des économies d’énergie, mais l’homme devrait aussi apprendre à juguler sa surpopulation, car de son nombre croissant dépend aussi l’accroissement de pollutions en tout genre..

          La décroissance risque par contre ne pas être acceptable pour l’être humain que je vois mal du fait de son esprit trop actif accepter de ne plus changer les choses, et plus encore de revenir en arrière...

           


          • Lisa SION 2 Lisa SION 18 mai 2008 12:08

            réflechissez une seconde.

            Le parc nucléaire sera à renouveller dans quinze ans, d’ici là, les budgets de recherche auront eu le temps de remplacer cette source d’énergie coûteuse et incertaine par une autre, bien plus locale et moins néfaste.


          • jcm jcm 17 mai 2008 17:19

            Il y a quelques jours paraissait sur Naturavox un article intitulé : Pour une relance du nucléaire en France, qui a donné lieu à quelques débats, l’un des commentateur affirmant que la seule alternative imaginable serait "nucléaire ou charbon".

            Aujourd’hui cet article nous propose comme solutions de rechange le photovoltaïque et l’éolien.

            Dans les 2 cas une solution fort intéressante, et qui se développe de façon importante de par le monde, a été oubliée : le solaire thermique par concentration.

            Le prix de l’électricité qu’il fournit pourrait rapidement devenir compétitif avec le prix actuel de vente de l’électricité nucléaire en France.

            Un concept dont l’auteur est le Club de Rome, nommé "DESERTEC", sera bientôt testé dans le cadre d’une coopération entre l’Allemagne et l’Algérie.

            Il est basé sur l’idée que 1% de la surface du Sahara suffirait à produire l’ensemble de l’électricité dont la planète a besoin et pourrait devenir une occasion de lancer une coopération entre les pays d’Europe, le Moyen Orient et l’Afrique du Nord dans laquelle tout le monde serait bénéficiaire (projet TREC : Trans-Mediterranean Renewable Energy Cooperation).

            Bien sûr un tel projet pose de nombreuses questions d’ordre technique, environnementaux, financiers, politiques et géopolitiques dont la plupart ont à ce jour reçu des réponses satisfaisantes.

            Pourquoi cet oubli assez systématique en faveur du photovoltaïque, de l’éolien ou du charbon ?

            Lorsque l’on s’intéresse aux questions énergétiques la moindre des précautions n’est-elle pas de vérifier que l’on n’a pas oublié un élément ?


            • kolge 17 mai 2008 17:57

              Je peux te répondre, mais je ne vais faire qu’enfoncer une porte ouverte : c’est la maffia du pétrole, de la bagnole et du nucléaire qui sape toutes les tentatives de REELLE indépendance énergétique.

              En fait l’énergie solaire et l’énergie du vent (énergies 100% gratuite) ont été employées depuis des temps immémoriaux (marés salants, voiliers, moulins à vent) et puis il y a eu le pétrole…


            • Mijo Mijo 17 mai 2008 18:21

              Bonjour,

              En dépit des multiples efforts pour relancer le nucléaire, le réchauffement climatique (hélas enclenché) et ses catastrophes associées sont en train d’en sonner le glas :

              Au Japon, TEPCO (Tokyo Electric Power), principale compagnie délectricité, accuse une perte nette de 150,11 milliards de yens (960 millions d’€) sur son exercice 2007/2008 à cause de la femeture depuis juillet 2007 et pour une durée indéterminée de sa centrale nucléaire (la plus grande du monde) de Kashiwazaki-Kasiwa. Raison : Touchée par un séisme dépassant les normes pour lesquelles elle avait été construite, elle pourrait rester fermer pendant au moins 2 ans.

              En Chine actuellement, les autorités se préparent à parer à d’éventuelles radiations nucléaires. Le principal laboratoire de recherche d’armement nucléaire est à Mianyang dans la zone du séisme.

              Les coûts du nucléaire ? Le tonneau des Danaïdes... L’EPR Finlandais, vendu à 3 milliards d’€, a pris plus de 18 mois de retard. La facture est proche de 4,5 milliards d’€. En espérant que ce ne soit pas les contribuables français qui payent le delta... 

              Il est temps de changer de cap. Une autre énergie est possible, non ? www.colorwatt.com

               


              • Lisa SION 2 Lisa SION 17 mai 2008 19:09

                Un excellent exemple d’autonomie énergétique.http://www.enerzine.com/1/4129Rtour-d-horizon-des-lampadaires-solaires-eoliens+.html . Rendez vous compte, un pylône qui produit du courant, l’accumule dans son corps, et la redistribue automatiquement dès la nuit venue avec une autonomie de cinq jours en cas de mauvais temps...Et plus besoin de défoncer des kilomètres d’avenues pour passer le fils...Avec en plus une éolienne discrète, qui remplirait une réserve d’air comprimé à son pied, Ces poteaux, ( Il y en a six millions en France, dont deux cent cinquante quatre mille haute et moyenne tension ) sont la fin de la dépendance à l’Etat, la fin des abonnements à la facture mensuelle, la fin du monopole du pouvoir, la fin du système ancestral du siècle dernier, la fin...

                Ca marchera jamais...


                • faxtronic faxtronic 18 mai 2008 01:39

                  Moi je veux bien que chacun soit autonome en energie avec des moulins a vents, mais Il y a besoin d’enormement d’electricité pour l aproduction le recyclage des metaux, pour les trains, les transports, les matieres plastqies etc... Plus d’electricité, c’est la monde entier qui est fichu, detruit, inexistant. Le seche-linge, c’est vraiment un truc marginal.

                   


                  • Efèl 18 mai 2008 02:03

                    "Il y a quelques jours paraissait sur Naturavox un article intitulé : Pour une relance du nucléaire en France,"

                    C’est effectivement cet article qui m’a fait prendre la plume (ou plutôt le clavier) pour réagir autrement que par un simple commentaire.

                     

                    "Il est basé sur l’idée que 1% de la surface du Sahara suffirait à produire l’ensemble de l’électricité dont la planète a besoin"

                    Il est illusoire de penser qu’on puisse un jour couvrir ne fusse que 1% du Sahara (soit 90000km2). Après un rapide calcul (peut-être pas le plus fiable), j’en arrive à un investissement de 30000 milliards d’euros !? gloup ! mais les déserts du sud peuvent fournir effectivement une grande quantité d’énergie photovoltaïque ou solaire par concentration (comme le suggère jcm) et grâce à l’interconnection des réseaux. De plus, cela peut être une belle opportunité économique pour les pays du sud.

                    La recherche avance, l’hydrolien est une voie à creuser, le solaire à concentration également. D’autres découvertes feront naîtres de nouvelles sources renouvelables (capteurs d’infrarouges, centrales spatiales, que sais-je...) grâce à la recherche.

                     

                    "Touchée par un séisme dépassant les normes pour lesquelles elle avait été construite"

                    Effectivement, on construit des centrales un peu partout en croisant les doigts pour ne pas qu’un séisme ne dépasse la "norme". C’est effectivement consternant d’absurdité.

                     

                    "Plus d’electricité, c’est la monde entier qui est fichu, detruit, inexistant."

                    Il ne s’agit pas, bien entendu, de couper l’électricité, mais de la produire et de l’utiliser plus intelligement.


                    • jcm jcm 18 mai 2008 06:58

                      Vous écrivez : "Il est illusoire de penser qu’on puisse un jour couvrir ne fusse que 1% du Sahara (soit 90000km2). Après un rapide calcul (peut-être pas le plus fiable), j’en arrive à un investissement de 30000 milliards d’euros !".

                      Est-ce le montant d’investissement qui rend à vos yeux illusoire cette opération ?

                      Comparons donc ce qui est comparable : combien coûterait la construction d’installation qui produiraient la même quantité de courant en utilisant d’autres procédés (éolien, charbon, nucléaire etc...) ?

                      Une somme également "astronomique", d’un ordre de grandeur assez voisin.

                      Je crains que ce calcul n’ait rien de très significatif...


                    • Terre d’Adélie 18 mai 2008 07:49

                      J’ai longtemps hésité avant de laisser un commentaire, le niveau d’approbation était tellement élevé-100% que je me suis retrouvé come un gosse n’osant intervenir dans un débat d’adultes. Et pourtant ….Je ne conteste pas les arguments qu’ils concernent les coûts, les risques, les alternatives ils tiennent la route, et très solidement.

                       Ce qui me trouble c’est que nous savons qu’aujourd’hui une majorité des dirigeants de la planète définissent la croissance comme seule solution à tous nos maux, et cette croissance ne concerne, pour eux, que celle du PIB avec son implication « Consommer plus, pour croitre plus ». Et ceci en s’appuyant sur ce qui cet élément fondamental, l’énergie, sans elle pas de croissance.

                       Cette énergie ils la veulent aujourd’hui, pas dans 20 ans, maintenant, tout de suite, sans attendre, dans les 4 ou 5 ans qui viennent mais pas plus, arrêter de croitre il n’en n’est pas question, l’argent bien utilisé devra avoir le meilleur rendement. Ce rendement s’exprime en chiffres, sans même s’intéresser de savoir : « croissance pour qui ? ».

                       Je m’égare, mais néanmoins, affirmer que nos dirigeants actuels puissent investir pour des résultats à 20 ans, 30 ans, plus peut-être, relève du rêve. Investir dans la recherche, l’éducation, un mode de vie autre que la consommation et la possession comme finalités, ils ne l’envisagent même pas.

                       Attention je ne dis pas qu’ils ignorent que cela serait un bien pour l’avenir de notre planète, et de l’humanité, je les en crois convaincus, mais leur objectif est ailleurs : conserver le pouvoir, et pour y parvenir être réélus. Et pas dans 10 ans, même plus dans 7 ans, dans 4 ans. Alors … ne changeons rien, pas de visions à long terme, pour cela il faudrait convaincre, entrainer, mouiller sa chemise, donner l’exemple, éventuellement revoir la répartition de la croissance, et rêvons, un peu de la décroissance, pour que les citoyens acceptent d’investir dans l’avenir. En un mot amorcer une fusion de toutes les composantes sociales.

                       Pour finir sur une pirouette : que ce soit dans les commentaires ou dans les réponses à ceux-ci je n’ai rien lu sur la « fusion nucléaire », et pourtant cela semblait une voie intéressante pour gérer la transition. Transition à laquelle il me parait impossible d’échapper, d’autant que nous avons pu récemment vérifier, avec les biocarburants, que les meilleures intentions pouvaient déboucher sur des impasses.


                      • jcm jcm 18 mai 2008 08:50

                        Voyons donc cette "pirouette" !

                        Il y a l’imaginaire et la réalité : il y a 30 ans de bons spécialistes des tokamaks prévoyaient que la fusion serait opérationnelle dans "20 à 30 ans".

                        Maintenant, certains espèrent que dans 30 à 50 ans ITER aura permis de rendre cette filière industrialisabe...

                        En attendant il faudra assurer les approvisionnement en électricité dont la demande ne cesse de croître, c’est peut-être cela que vous appelez "la transition" ?

                        Notons alors que la construction d’une centrale électro-nucléaire demande un délai d’une dizaine d’années (si l’implantation se fait dans un pays reconnu comme "stable" et disposant d’infrastructures suffisantes, sinon il faut envisager au moins 5 ans de plus => Bilan 2007 contrasté pour la sûreté nucléaire en France).

                        Par comparaison la construction d’une centrale électro solaire par concentration demande 2 à 3 ans : s’il faut assurer une transition rapide cela me semble être l’une des meilleures solutions !


                      • pissefroid pissefroid 18 mai 2008 11:41

                        En fin d’article l’auteur dit :"Tout ceci permettrait d’atteindre rapidement l’objectif de diminution de CO2 et de suppression du risque nucléaire.". Cela signifie qu’il pense que le CO2 est de la responsabilité de l’espèce humaine. Je crois que la visite du site climat-septique.com et en particulier pensee-unique.fr le renseignera sur la prudence à observer en ce qui concerne le changement climatique. Par contre il est évident que le nucléaire est entouré de beaucoup trop de secret pour être accepté.


                        • judel.66 18 mai 2008 22:41

                          il faut réflechir

                          1°l’electricité ne peut pas se stocker

                          2°nous n’avons pratiquement plusde possibilités de créations de barrages hydroelectriques , (sauf de micro centrales sur des petits cours d’eau ) de toutes façons , depuis malpasset nous n’osons plus construire de grands barrages ...(que se passerait il si le barrage de Bort les orgues cédait , ??? regardez une carte !! ) 

                          3°pendant un temps ""certain "" nous n’avons raisonnablement que le nucléaire pour satisfaire nos enormes besoins en elegtricité....

                          4°le fait d’obliger les distributeurs d’electricité a reprendre l’electricité , solaire , eolienne , etc ..plus cher qu’ils ne la vendent , constitue , ala fois , un frein important et une incitation idiote pour les particuliers et les sociétés financières escrocs....... il faut supprimer cet avantage inepte ! ! !

                          5°il faut inciter fiscalement particuliers et copropriétaires d’immeubles collectifs a utiliser du solaire , soit , photovoltaique soit a concentration pour alimenter ""de jour "" congélateurs , frigos , climatiseurs et tout ce qui peut ne marcher que "" de jour "" cela diminuera la consommation publique nucléaire....

                          6° l’éolien ne peut pas , compte tenu de son cout d’installation et d’entretien etre mis en oeuvre comme le solaire par des particuliers  ! ! ! ...aux mains de sociétés financières , l’eolien n’est qu’une escroquerie qui justifie la création de centrales thermiques polluantes et chères pour pallier les sautes de vent......


                          • jcm jcm 19 mai 2008 07:27

                            Entièrement d’accord, Judel.66 "il faut réfléchir" !!!

                            Et si l’électricité ne se stocke pas, la chaleur, elle, peut être stockée, ce qui change la donne.

                            Ainsi dans le panel des sources renouvelables d’électricité, le solaire par concentration se prête parfaitement à une production différée avec stock tampon.

                            Il semble qu’une des voies les plus intéressantes soit celle du sel fondu utilisé en direct dans les collecteurs : Innovative Heat Transfer Concepts in Concentrating Solar Fields (document pdf en anglais) qui permet en particulier d’atteindre des températures (plus de 550°C) supérieures à ce que l’on obtient avec la vapeur directe ou l’huile.

                            On peut donc produire de l’électricité solaire en mode différé par rapport à l’insolation, et il faut considérer non une seule source d’énergie mais un mix intégré dans un réseau interconnecté, auquel le solaire, l’éolien, l’hydraulique... apporteront leur contribution avec un certain foisonnement.

                            On considère par exemple que l’interconnexion des différents champs éoliens d’Europe fournirait du courant sans interruption, évidemment pas à hauteur de la puissance nominale totale installée.

                            Si l’on réfléchit un peu on s’aperçoit que nous n’avons pas "que le nucléaire pour satisfaire nos enormes besoins en elegtricité...." comme vous l’écrivez !

                            Mais vous tombez bien dans le travers que je signalais dans un message un peu plus haut dans cette page...


                          • Lisa SION 2 Lisa SION 23 mai 2008 22:54

                            Les informations du jt de ce soir annoncent que cinquante sources de radioactivité ont été détectées dans les zones touchées par le séisme chinois, dont une quinzaine concernent des sites classés défense nationale. Les autorités chinoises ont probablement été contraintes d’annoncer ces nouvelles, par besoin de transparence, ce qui prouve qu’elles font des efforts dans ce sens. On ne peut que se réjouir d’une telle ouverture, mais cela n’elève rien au danger potentiel qui rôde autour de cette forme d’énergie. Il est important de le faire savoir à tous les pays tentés par l’achat de cette activité nucléaire afin qu’ils décident enfin pour des choix bien moins dangereux et tout aussi efficaces. Le vent et le soleil se complètent et sont présents une bonne partie du temps, leur entretien est d’une grande simplicité, et les technologies pratiquables par chaque pays où qu’il soit. Il conviendrait que nous reconnaissions nos erreurs avant d’encourager ces pays émergeants à les reproduire.

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