Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Environnement > Pour un monde plus... VERT !...

Pour un monde plus... VERT !...

En si, dans leur défense nécessaire de la nature, les écologistes se trompaient de cible ?

J’aimerais passionnément que le monde soit très vert, le plus vert possible. Malheureusement, dans la chapelle de l’écologisme, "vert" ne veut pas dire "vert" comme dans la vie ordinaire.
 
En fait, j’ai été vert très tôt, depuis ma Guadeloupe natale, île verte s’il en est :
 
Mon île natale {JPEG}
 
 
Je suis resté vert longtemps ... à 25 ans j’achetais tout ce qui traitait de maisons solaires, d’éoliennes ... d’écologie, de rêves de lampes basse consommation ...
 
Je suis resté vert jusqu’à ce qu’une mouvance politique mondiale : "Les Verts" ("Los Verdes", "The Greens" "Die Grünen" ...) ait décidé de préempter le nom de la couleur pour l’utiliser à son profit.
 
Le choix du nom n’est pas un hasard. Le vert est la couleur des plantes : mousses et lichens, herbes, plantes d’ornement, arbres et forêts, de toutes sortes et sous toutes les latitudes. Le vert est la couleur de la nature. Tout le monde aime la nature, et donc tout le monde devrait aimer "les verts". Et donc je le devrais moi aussi ...
 
Mais, Il y a quelques décennies, "les verts" ont - pour des raisons qui sont l’objet d’un autre débat - pris en grippe le CO² - jusqu’à en faire aujourd’hui un "polluant", un ennemi mortel de la terre - sans aucun égard pour l’éternelle histoire d’amour entre le CO² et tout ce qui est vert ... sauf "les verts".
 
Tout le monde sait déjà que sans CO², donc sans effet de serre, la terre aurait été de tout temps invivable avec environ -18° de température moyenne, mais cela est anecdotique dans mon propos d’aujourd’hui.
 
Tout le monde sait déjà, aussi, que le CO² est indispensable à l’existence des plantes, dont le principal rôle technique dans la nature est précisément de recycler le CO² pour le transformer en hydrates de carbones. C’est le mécanisme de la photosynthèse  :
 
La photosynthèse
 
 
Mais tout le monde ne sait pas forcément jusqu’à quelles limites se hausse l’amour immodéré du monde vert, et donc de la "nature", pour le CO². C’est pour cela que j’écris cet article.
 
Je me suis tourné vers ceux dont la profession est de faire pousser des plantes dans des serres. C’est le métier de ces gens de faire en sorte que les plantes se sentent le mieux possible, et c’est donc leur intérêt de fournir à leurs pensionnaires tout ce qu’il leur faut pour une croissance harmonieuse.
 
Les matières premières que ces professionnels utilisent pour garantir la meilleure croissance à leurs plantes sont, bien sûr, la terre et l’eau, la chaleur, la lumière, les engrais. Mais les mieux informés savent que tout cela n’est pas suffisant car, dans les bonnes conditions d’éclairage, les plantes appauvrissent très rapidement l’air ambiant en CO², ce qui ralentit leur croissance.
 
Il faut donc fournir un apport artificiel en CO²  !... Dans certains cas, l’apport est obtenu par du CO² livré par réservoir, mais il existe aussi des machines, couplées à la production de chaleur, qui isolent le CO² des gaz de combustion, pour l’injecter dans la serre, afin de faire remonter artificiellement le taux de CO².
 
Voici, au Japon, une serre à fleur, où 720 000 € ont été dépensés pour remplacer le chauffage au fioul par un générateur au gaz naturel, dont le CO² est extrait des résidus gazeux de combustion afin de nourrir les fleurs :
 
Une serre à fleurs au Japon
 

Avant d’aller plus loin, il paraît utile de rappeler l’évolution, depuis 1959, des taux de CO² dans l’atmosphère terrestre :

 

Le taux de CO2

 

Ou encore, si j’avais voulu vous "suggérer" que l’augmentation est brutale  :

Taux de CO2, 2ème représentation

 

 Les deux courbes représentent les mêmes données, issues de la source de référence en matière de données atmosphériques et climatiques : la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). Seule l’échelle de l’axe vertical a été changée, pour vous suggérer une augmentation explosive. La mesure est le ppm ("parties par million") qui représente, en volume, 0,0001 %.

La NOAA dit donc, et ce n’est contesté par personne, qu’en 50 ans, le taux de CO² dans l’atmosphère terrestre est passé de 316 ppm (0,0316%) en 1959 à 386 ppm (0,0386%) en 2008, soit, en 50 ans, une augmentation brute de 70 ppm, soit , en moyenne 1,4 ppm par an. On peut mettre ces chiffres en regard de la concentration en CO² de l’air expiré par un être humain : 40 000 ppm, soit 100 fois la concentration de l’air inspiré ... si le CO2 était toxique, souffler en direction d’un congénère vous conduirait en cour d’assise !...

Pour avoir une idée de l’effet de cette augmentation sur le monde végétal, il est intéressant de se poser la question :
 

"Quel est le taux optimal de CO² pour la meilleure croissance des végétaux ?"

Pour y répondre, la source la plus complète que j’ai trouvée est une fiche technique éditée par le Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires Rurales de l’Ontario (Canada). Cette fiche est intitulée "Le Gaz Carbonique dans les serres".

Ce texte est en Français, lisez-le vous-même. Si vous n’avez pas le temps, en voici quelques extraits (les soulignés sont de moi) :

"Pour la majorité des cultures en serre, le rendement photosynthétique s’accroît lorsque la concentration de CO2 passe de 340 à 1 000 ppm (parties par million). Dans la plupart des cas, pour un niveau donné de rayonnement photosynthétiquement actif (RPA), une concentration de CO2 de 1 000 ppm fera augmenter la photosynthèse de 50 % comparativement à la concentration de l’air ambiant ..."

" ...L’air ambiant contient normalement quelque 340 ppm de CO2 en volume. Toutes les plantes se développent bien à cette concentration, mais lorsque les niveaux de CO2 atteignent 1 000 ppm, la photosynthèse augmente proportionnellement ce qui produit davantage de sucres et d’hydrates de carbone pour la plante. Toute culture en pleine croissance dans une serre étanche où il y a peu ou pas de ventilation peut, durant la journée, faire baisser jusqu’à 200 ppm la concentration de CO2 dans la serre. La baisse de photosynthèse observée quand la concentration de CO2 chute de 340 à 200 ppm est du même ordre que l’accroissement photosynthétique causé par un enrichissement de 340 à 1 300 ppm (figure 1). En règle générale, une chute de la concentration en gaz carbonique sous les niveaux de l’air ambiant a un effet plus marqué qu’un enrichissement de l’air de la serre. "
 

Le rendement de la photosynthèse

 

"Dans les nouvelles serres, en particulier dans les serres à double paroi où les taux d’échanges gazeux sont réduits, les concentrations de CO2 peuvent facilement tomber en dessous de 340 ppm à certains moments de l’année, ce qui a un effet négatif majeur sur la croissance."

"La ventilation, au cours de la journée, relève quelque peu le niveau de CO2, mais ne peut jamais le remonter au seuil de 340 ppm. L’enrichissement en CO2 apparaît donc comme le seul moyen de corriger cette carence et aussi d’accroître les concentrations au-dessus du seuil de 340 ppm, accroissement favorable pour la plupart des cultures."
 

"Le niveau jusqu’où on peut aller dépend du type de plante, de l’intensité lumineuse, de la température, de la ventilation, du stade de croissance de la plante et des facteurs de rentabilité de la culture. Dans la plupart des cas, le point de saturation se situe aux alentours de 1 000 à 1 300 ppm en conditions idéales."

"... L’augmentation des concentrations de CO2 aura pour effet de raccourcir de 5 à 10 % la période de croissance, d’améliorer la qualité et le rendement de la culture en plus d’augmenter la taille et l’épaisseur des feuilles ..."

" ... Comme la serre n’est pas étanche, l’air extérieur (qui ne contient que 340 ppm de CO2) s’infiltre continuellement. L’air introduit par infiltration dans la serre correspond grosso modo à un renouvellement complet de l’air par heure. Pour compenser cette dilution et pour maintenir la concentration voulue de 1 300 ppm de CO2, il faut ajouter environ 0,37 kg de CO2 par 100 m2 de surface au sol ..."

Mes commentaires 

1) Vous avez bien lu : à 386 ppm, les concentrations actuelles de CO² dans la nature sont juste un petit peu supérieures au taux qui est considéré, pour la culture des plantes, comme un seuil de carence.
 

2) Encore un petit effort, et cet air naturel qui "s’infiltre continuellement" aurait été déclaré polluant !... en tout cas, c’est clairement un intrus.

2) le seuil (saturation) au delà duquel les effets bénéfiques du CO² plafonnent est plus de 2,6 fois supérieur à la concentration actuelle.

3) Au rythme moyen (1,4 ppm/an) auquel les concentrations de CO² augmentent depuis 50 ans, il faudrait, si ce taux se maintient, 438 ans, soit 17 générations.pour atteindre une concentration de 1000 ppm encore assez loin de l’optimum.

4) A ce même rythme, il faudrait 652 ans, soit 26 générations, pour atteindre la concentration de 1300 ppm, où la satisfaction des plantes serait, enfin, totale.

 

Ma conclusion

Allez, à vous de bosser !... tirez la vous-mêmes votre conclusion.

 

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.86/5   (21 votes)




Réagissez à l'article

30 réactions à cet article    


  • Croa Croa 5 décembre 2009 09:20

    Bonjour,

    Il n’a jamais été dit, même parmis « Les Verts », que le gaz carbonique soit un polluant ! Mais il n’empêche, son excès est tout de même une nuisance (concept très différent) pour l’atmosphère !

    Que les plantes s’en régalent est une bonne nouvelle. Beaucoups soulignent que priorité doit être donné au reboisement et cet article leur donne un argument de poids. C’est effectivement le couvert végétal qui assure l’équilibre du taux de gaz carbonique à un niveau -effectivement faible- lui convenant juste pour sa croissance mais qui est aussi celui de l’équilibre climatique. Ces gens ont tout de même tors : Il faut aujourd’hui faire feu de tous bois d’autant quel’impact des combustions d’origines artificielles est tout de même prouvé !

    Cet article apporte tout de même un élément important au débat sur le climat et je l’ai jugé très intéressant, Merci smiley


    • PapyJako PapyJako 5 décembre 2009 14:28

      @Croa
      Vous dites
      « ... Il n’a jamais été dit, même parmis »Les Verts« , que le gaz carbonique soit un polluant ... »

      C’est pourtant bien ce qu’on lit et endend partout, et je ne parle pas seulement de nos ministres qui démontrent quotidiennement :

      - Soit leur complète inculture scientifique.
      - Soit leur complet désintérêt pour la question, l’écologie étant pour eux, dans ce cas, un pur exercice électoral.

      Vous ajoutez « ... son excès est tout de même une nuisance ... ».

      Oui, si on s’entend sur ce que veut dire « excès » ... Tout est poison, rien n’est poison, le poison c’est la dose (Paracelse).


    • Le péripate Le péripate 5 décembre 2009 16:22

      Google : Polluant + CO2 = 9 420 000 résultats.

      Bon, après un rapide coup d’oeil, quelques uns font bien la différence. Il n’empêche que l’association est assez systématique, jusqu’à la simple confusion.


    • amipb amipb 6 décembre 2009 08:48

      Le péripate : à ce que je sache, les verts ne sont pas responsables des résultats de Google.

      Par ailleurs, il se pourrait que toutes les pages disent que le CO2 N’EST PAS un polluant pour se retrouver dans votre recherche.

      Rien de bien méchant, donc...


    • Le péripate Le péripate 6 décembre 2009 09:25

      Je n’ai pas dit que c’était un drame... ; smiley


    • jcm jcm 5 décembre 2009 10:33

      Que nous dit cet article ?

      Que le coup de marteau sur la tête du clou est bon pour un bon enfoncement du clou, et nous serons d’accord là dessus.

      Je n’en tirerai pas la conclusion que le coup de marteau est bon à tout dans tous les cas.

      Quoi que je fasse je ne veux pas de coups de marteaux sur ma tête à moi, aussi longtemps que je ne prendrai pas pour un clou !

      Sur les vertus du CO2 on peut d’ailleurs aller plus loin : une très forte concentration en CO2 est tout à fait néfaste au développement des incendies, c’est même un gaz utilisé pour les éteindre dans certains cas, tandis que l’oxygène les attise.

      Bannissons l’oxygène de notre atmosphère, cet oxygène qui permet les incendies de forêts qui ont eu tant de mal à croître dans ce milieu si pauvre en CO2, et remplaçons cet oxygène par du CO2...

      En poussant un peu votre raisonnement on arrive à un monde parfaitement idéal !


      • gnarf 5 décembre 2009 11:56

        Vous pensez peut-etre appliquer son raisonnement, mais vous le denaturez completement. Mais je suppose que vous vous en rendez tres bien compte ou alors vous etes idiot.

        Je suppose que quand quelqu’un vous dit que la vapeur d’eau n’est pas dangereuse meme en tres fortes concentration dans l’atmosphere, vous repondez qu’en poussant le raisonnement on devrait tous vivre sous l’eau sans probleme c’est ca ?

        Misere.


      • jcm jcm 5 décembre 2009 12:03

        @ gnarf :

        Là il est à craindre que vous fassiez une dangereuse confusion entre la vapeur et le liquide !

        Savez-vous que ce n’est pas exactement la même chose ?

        Moi aussi je me suis souvent demandé si j’étais un peu, beaucoup, passionnément... idiot sans trouver de réponse convaincante.

        C’est idiot...


      • PapyJako PapyJako 5 décembre 2009 15:11

        @jcm

        La réponse que j’ai adressée à 5A3N5D plus loin s’applique aussi à votre cas.

        Vous n’auriez pas un argument plus sérieux à m’opposer ?


      • jcm jcm 5 décembre 2009 15:23

        @ PapyJacko :

        « Vous n’auriez pas un argument plus sérieux à m’opposer ? »

        Parce-que vous croyez vraiment que l’on peut argumenter face à votre gentil mais ahurissant délire ?

        Qui fait allègrement place nette de phénomènes scientifiquement démontrés depuis longtemps et de diverses connaissances... bref : c’est dans la rubrique « Poésie » ou dans « Elucubrations drolatiques » qu’il aurait fallu placer votre texte, pas dans « Environnement » !!!


      • PapyJako PapyJako 5 décembre 2009 15:30

        @jcm

        Facile, mais pas terriblement efficace comme défense !...


      • jcm jcm 5 décembre 2009 15:44

        @ PapyJako :

        Mais... je ne souhaite me défendre de rien !

        Mon premier commentaire était teinté d’une certaine fantaisie (moi aussi je donne parfois dans l’hurluberlu !), qui certes n’égale pas la vôtre, et je supposais que vous l’aviez détectée.

        Pour le reste vous devriez proposer la publication de votre article à « Nature » ou à « Science », peut-être ?

        Histoire de « recadrer le GIEC » !!!

        PS / Merci toutefois : on a bien rigolé !


      • PapyJako PapyJako 5 décembre 2009 16:06

        @jcm
        Le GIEC n’a pas besoin d’être recadré, il se débrouille très bien tout seul pour cela.

        J’aimerais répondre à vos arguments, mais je n’en trouve pas.

        Votre agressivité a certainement une explication.

        Celle que je vois est qu’il n’est pas facile de voir s’écrouler en quelques semaines tout ce en quoi on croit.

        Je vous présente mes plus sincères condoléances.


      • jcm jcm 5 décembre 2009 16:39

        Vous ne trouvez pas d’arguments : bien vu !!!

        Je n’en n’ai donné aucun, vous faites donc un sans faute sur ce coup !

        Mais vous auriez intérêt à lire par exemple : "L’augmentation présumée de la température a été prédite bien avant d’être détectable dans l’atmosphère, en fait bien avant de savoir que le CO2 était vraiment en train d’augmenter. Ceci a été prédit pour la première fois par Arrhenius en 1896 à partir d’idées extrêmement simples sur l’équilibre radiatif, puis fut reproduit en utilisant de la physique moderne des rayonnements par Manabe et collaborateurs dans les années 60." et la suite ici (j’avais ça sous la main, mais il y en a d’autres dans le même style pour vous rafraîchir la mémoire ).


      • 5A3N5D 5 décembre 2009 11:46

        L’auteur ne va pas tarder à nous expliquer que les blooms algaux qui se produisent tous les été sur les océans (et qui sont générateurs de chlorophylle) sont très bons pour la santé de la faune aquatique et des humains, puisqu’ils consomment du gaz carbonique dissous, et qu’ils sont donc souhaitables (un monde plus vert, c’est bien !) http://www.bblooms.ulg.ac.be/french/download/Workshop%20B-BLOOMS%20(juin%202003)/1-B-BLOOMS_introduction.pdf


        • gnarf 5 décembre 2009 11:59

          Encore un non-raisonnement hors sujet, depourvu de la moindre once de logique.
          Mais bien entendu vous le savez bien c’est pour coller votre lien n’est-ce pas ?

          Vous pouvez continuer avec l’algue tueuse, la caulerpa taxifolia qui colonise la mediterranee...c’est vert donc je suppose que vous pouvez en faire quelque-chose n’est-ce pas ?

          Re-misere.


        • 5A3N5D 5 décembre 2009 12:57

          @ Re-misère,

          Dans la même logique, allons-y gaiement :

          L’ion nitrate, ce n’est pas un polluant : la preuve, les plantes ont une croissance accélérée de 2,3 fois : enrichissons donc nos sols en nitrate ;

          Le phosphore, ce n’est pas un polluant, c’est même indispensable pour la croissance des plantes : ajoutons donc des phosphates....

          Les pesticides ne sont pas des polluants : la preuve, sans eux les plantes ne se développent pas : enrichissons donc notre environnement en pesticides...

          Etc, etc... C’est la logique de l’auteur, pas la mienne. Désolé.


        • 5A3N5D 5 décembre 2009 13:16

          Dans le genre « raisonnement hors-sujet et dépourvu d’une once de logique » essayez de répondre à l’auteur quand il assène que :

          « si le CO2 était toxique, souffler en direction d’un congénère vous conduirait en cour d’assise !... »

          Il faut quand même la faire, celle-là, non ? C’est pas une preuve, ça ?


        • PapyJako PapyJako 5 décembre 2009 15:07

          @5A3N5D

          Vous énoncez une liste en partant des nitrates, du phosphore, des pesticides, et la terminez par "Etc, etc ...

          Vous avez parfaitement raison. La liste est longue, celle des substances qui sont bénéfiques en dessous d’un certain seuil, neutres au delà, jusqu’à atteindre un seuil de malfaisance.

          Elle serait même interminable, vous pourriez même y ajouter l’oxygène - je doute qu’à respirer de l’oxygène pur me laisse survivre très longtemps - et l’eau, qui était utilisée pour la torture il n’y a pas si longtemps.

          Un médecin Suisse « Philippus Theophrastus Aureolus Bombastus von Hohenheim », qui est resté dans l’histoire sous le nom de Paracelse (1493-1541), et que l’on considère comme le créateur de la toxicologie, avait dit, après avoir découvert les vertus thérapeutiques d’un poison très violent nommé Arsenic :

          « Tout est poison, rien n’est poison, Ce qui fait le poison c’est la dose »

          Donc votre argument ne mène nulle part.

          Le sujet qui est traité dans mon article, c’est que, concernant le CO2, on est extraordinairement éloigné de tout seuil de toxicité. Beaucoup plus éloigné que ce que nous prédisent les scénarii catastrophes les plus échevelés du GIEC.

          Mais, cet argument là, vous ne pouvez l’affronter, car vous n’avez pas d’argument

          Etant donné que, par ailleurs la même observation vaut, semble-t-il, pour la vie marine

          Etant donné aussi qu’on est en train de « découvrir » que les preuves du réchauffement par le CO2 étaient faites à la main.

          On est maintenant un peu court de preuves du caractère néfaste du CO2.

          Il va donc bien, falloir, si c’est bien la « pollution » qui est la cible à combattre, trouver une autre victime expiatoire.

          Est-ce cela qui vous chagrine ?


        • 5A3N5D 5 décembre 2009 17:03

          « Le sujet qui est traité dans mon article, c’est que, concernant le CO2, on est extraordinairement éloigné de tout seuil de toxicité. »

          C’est parfaitement exact. Et c’est aussi pourquoi vous êtes totalement hors-sujet : on ne parle pas de toxicité (qui fait référence à la chimie organique) pour les êtres vivants, mais de pollution (qui fait ici référence à la physique) susceptible de modifier un paramètre climatique, la température.

          Vous partez donc d’un postulat qui s’applique à la toxicologie pour démontrer qu’un phénomène physique ne peut pas se produire. Bravo !

          « Est-ce que cela vous chagrine. »

          Et hop, une petite attaque ad hominem en passant.

          Non, ce que vous écrivez ne me chagrine pas, étant donné que je ne suis pas concerné par le problème sauf en tant que simple citoyen (potentiellement taxable.) Je n’ai strictement aucun intérêt dans toutes ces affaires, je ne suis même pas chercheur, enseignant ou à un poste de responsabilité. Donc, totale indépendance et liberté de pensée. Ceci n’est peut-être pas votre cas.

          « Etant donné que, par ailleurs la même observation vaut, semble-t-il, pour la vie marine... »

          Comme vous y allez ! Vous n’avez strictement rien démontré ! Vous avez affirmé que le CO2, c’est bon pour les langoustes, sans jamais expliquer pourquoi un excès d’hydrogénocarbonates peut se retrouver dans les eaux, ce qui est manifestement le signe d’un déséquilibre et qui contredit justement vos propos rassurants. Vous vous tirez une balle dans le pied en essayant d’exploiter un problème existant et que vous ne niez d’ailleurs pas.


        • PapyJako PapyJako 6 décembre 2009 17:07

          @5A3N5D
          « ...et c’est aussi pourquoi vous êtes totalement hors-sujet ... »

          => L’innocuité du CO2 pour les plantes est le sujet de mon article.

          « ... Vous partez donc d’un postulat qui s’applique à la toxicologie pour démontrer qu’un phénomène physique ne peut pas se produire. Bravo !... »

          => N’importe qui peut relire l’article et voir que vous élucubrez. je n’y évoque que le caractère bénéfique du CO2 pour les plantes.

          « ... Et hop, une petite attaque ad hominem ... »

          => En quoi dire « Est-ce cela qui vous chagrine ? » peut-il être considéré comme une attaque ad hominem ?

          « ... Donc, totale indépendance et liberté de pensée. Ceci n’est peut-être pas votre cas... »

          => Voici une « attaque ad hominem », qui plus est sans aucun fondement. Mais les insultes ne m’ont jamais fait reculer. Je ne vais pas commencer à 65 ans.

          « ... Comme vous y allez ! Vous n’avez strictement rien démontré !... »

          => Là, nous sommes d’accord !... Je n’ai rien démontré, et ce n’est pas mon propos. Je rapporte les démonstrations des autres. En l’occurrence, mon article « CO2 ?... La langouste en raffole ! », rapporte que des chercheurs n’ont pas réussi à créer le moindre problème à des animaux marins en les soumettant à des doses ahurissantes de CO2.

          Ceci m’avait suffisamment interpellé pour que je me hasarde à dire « ... la même observation vaut, semble-t-il, pour la vie marine ... ». Que vous ne soyiez pas d’accord avec cela est votre droit. Mais il serait intéressant de connaître quelles sont les expérimentations scientifiques qui auraient supporté la thèse contraire.


        • floyd floyd 5 décembre 2009 16:27

          Je connaissais déjà cet article et je l’avais beaucoup apprécié.

          Juste remarque concernant une phrase qui m’a semblé ambigu : « Tout le monde sait déjà que sans CO², donc sans effet de serre, la terre aurait été de tout temps invivable avec environ -18° de température moyenne, mais cela est anecdotique dans mon propos d’aujourd’hui. »

          Est-ce que c’est l’absence de CO2 ou l’absence de gaz à effet de serre en général qui nous aurait valu une température de -18° ? Parce que ma première impression en lisant la phrase est que le CO2 serait un gaz à effet de serre tellement puissant qu’il serait responsable à lui tout seul de la température de la terre.

          • PapyJako PapyJako 5 décembre 2009 16:37

            @floyd

            Vous avez raison. Autant pour moi. C’est parce que c’était « anecdotique » dans mon propos que j’ai commis l’erreur.

            C’est bien l’absence de GES, en général, dont le principal est la vapeur d’eau, qui ferait de la terre un astre froid.

            Merci de cette contribution.


          • samregarde samregarde 5 décembre 2009 17:40

            Je retiens de cet article : 


            Intéressant pour approfondir quelques connaissances niveau collège à propos du rendement photosynthétique en fonction de la concentration atmosphérique en CO2 en général, et de la la culture sous serre au Japon en particulier.

            se développe à partir d’un présupposé erroné (une majorité d’individus, parmi lesquels des « verts », considèrent à le CO2 comme un poison violent pour la planète) sans préciser le contexte (impact sur la croissance végétale ou le climat ?), ce qui bien entendu contribue à faire un amalgame regrettable entre deux effets très différents. Aucun sens. Un peu comme parler d’ozone atmosphérique sans préciser l’altitude.

            par ce biais jette injustement et gratuitement l’opprobre sur des citoyens écolos supposés majoritairement incapables de faire la distinction entre les différents effets de la concentration en CO2 dans l’atmosphère terrestre sur le climat ou la croissance végétale. 

            Bref, beaucoup de bruit pour rien. Allez piquer une tête du côté de Bouillante, ça vous éclaircira les idées...



            Sans aucun rapport avec les notions de risque climatique ou l’acidification des océans. Par conséquent n’a pas a supposer 

            Sous-entend qu’il n’y aurait parmi les « verts » une majorité d’individus considérant sans distinction ou nuance que le CO2 est un poison pour notre Terre

            • samregarde samregarde 5 décembre 2009 17:41

              Oups, la fin n’est pas à lire smiley


              • epapel epapel 5 décembre 2009 19:10

                "La NOAA dit donc, et ce n’est contesté par personne, qu’en 50 ans, le taux de CO² dans l’atmosphère terrestre est passé de 316 ppm (0,0316%) en 1959 à 386 ppm (0,0386%) en 2008, soit, en 50 ans, une augmentation brute de 70 ppm, soit , en moyenne 1,4 ppm par an."

                Pour quelqu’un qui se pique de faire la leçon sur la présentation des données, voilà une énormité qui fait que tous les calculs qui suivent sont faux :
                - la moyenne sur les 50 dernières années n’est pas le taux d’augmentation actuel, en effet les émissions ont plus que doublé depuis.
                - de fait le taux d’accroissement actuel est de 2,6 ppm/an en augmentation constante (doublement tous les 40 ans) si rien n’est fait dans l’avenir pour le limiter.

                Donc :
                - 40 dernières années : + 60ppm
                - 40 prochaines : + 120 ppm
                - 40 suivantes : +240 ppm
                - 40 suivantes + 480 ppm
                Si la croissance des émissions de émissions se poursuite sur la même tendance, les 1000 ppm seront atteints en 2110 soit dans 100 ans et non pas 438 ans.


                • PapyJako PapyJako 6 décembre 2009 17:24

                  @epapel
                  Je maintiens, et tout le monde peut vérifier ma référence, que les chiffres que je cite proviennent de la NOAA. J’ajoute que cet organisme n’est pas une officine de sceptiques.

                  Pour obtenir vos résultats, vous faites, vous, une hypothèse d’exponentialité.

                  Cette hypothèse n’est pas corroborée par le passé, et reste à démontrer pour le futur. 


                • rofo 5 décembre 2009 21:12

                  Le « problème » du réchauffement climatique, vu par nos politiques, n’est-il pas une simple course de vitesse entre une mise en place rapide des taxes « carbone » avant que la population mondiale ne s’aperçoive que la terre est en train de se refroidir depuis 1998 ....

                  Le « problème » du réchauffement climatique vu par les gens ordinaires c’est qu’il en ont marre de respirer, manger pollué et pensent que les politiques vont faire quelque chose d’autre que de leur prendre un peu plus dans leurs poches...

                  le « problème » du réchauffement climatique vu par les entreprises, c’est de vendre plus et surtout n’importe quoi en peignant leur produits en vert s’il le faut

                  Le « problème » du réchauffement climatique vu de ceux qui ont toutes les raisons de ne pas y croire, c’est qu’ils savent tout cela...et que rien ne changera !
                   


                  • PapyJako PapyJako 6 décembre 2009 17:32

                    @rofo
                    Merci pour cette synthèse concise et brillante.

                    J’achète, sauf le pessimisme du dernier paragraphe.

                    Je pense qu’il y a une chance de faire changer les choses, et c’est ce à quoi j’essaye de contribuer, avec mes petits moyens.


                  • Fourmi Agile Evrard 5 décembre 2009 21:15

                    Très bien ton article PapyJacko.

                    Je rajouterais une chose : la quantité de CO2 que nous émettons représente 0,0000007% de la masse de l’atmosphère.
                    Qui croit que ça peut changer les choses ? 
                    De même quelle importance a 0,0000007% de votre compte en banque ?

                    Encore une fois, comment l’Etat français fera passer la taxe carbone qui sera mise en place dans 3 semaines et augmentera régulièrement ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès