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Accueil du site > Actualités > Environnement > Pourquoi les écologistes sont des criminels

Pourquoi les écologistes sont des criminels

Les écologistes verts ne savent pas ce qu’est l’énergie. Depuis 40 ans, ils nous lavent le cerveau : il serait tant que cela cesse avant qu’on y reste tous.

"x éoliennes et/ou x panneaux solaires et/ou x litres de pétrole et/ou x tonnes de bois peuvent produire autant de calories qu’une centrale nucléaire, donc l'enjeu est de réduire notre consommation de calories, pour pouvoir se passer d'énergie nucléaire."

C'est vrai, mais si x tonnes de bois produisent autant de calories que x litres de pétrole, peut-on faire voler un avion avec ces x tonnes de bois ? Non, car le champ des possibles que permet une densité d'énergie x, n'est pas comparable au champ des possibles que permet une densité d'énergie y.

Autre exemple pour se rendre compte de l'incommensurabilité d'une densité d'énergie par rapport à une autre : "Combien faut-il d’éoliennes et/ou de litres de pétrole et/ou de panneaux solaires et/ou de tonnes de bois pour produire les 3 radionucléides utilisés pour réaliser une scintigraphie thyroïdienne : technetium 99, iode 123 et iode 131 ?..."

Le champ des possibles offert par les différentes sources d’énergie n'est pas comparable. Le seul dénominateur commun qui permet de classer les différentes sources d’énergie relativement les unes par rapport aux autres n’est pas les calories qu’elles permettent de produire (la fameuse unité tep, bien qu'il faille évidemment la prendre en compte), mais le champ des possibles qu’elles ouvrent respectivement dans l’univers.

Exemple : Bois/Charbon. La combustion du charbon permet d’atteindre la température permettant de réaliser l’alliage acier. Température qui ne peut être atteinte par la combustion du bois. En termes d’exploitation dans la société, l'acier est à la fois un bénéfice et une responsabilité supplémentaire (d'aucuns parleront de "risque"), puisque avec l’acier on peut construire des choses que la société humaine qui maîtrisait uniquement la combustion du bois n’avait jamais connu auparavant. Finalement, sait-on s'il y a eu, à l’époque, un débat sur le risque de vivre dans une société où on utiliserait de l’acier ?

De même, seul le champ des possibles que permettent la fission et la fusion nucléaires ouvre le champ de découvertes relatif à l'atome : la table périodique des éléments devient toute relative… tout comme nos connaissances scientifiques, nos réflexions philosophiques et notre relation aux autres.

Sortir du nucléaire priverait l’humanité des bénéfices et des défis jetés à l'homme par ce champ des possibles encore embryonnaire. Et pour peu qu'on veuille bien regarder les choses avec honnêteté, on se rend compte que cela fait belle lurette qu'on sait traiter les déchets nucléaires. Le technecium99 qui a une demi-vie de 210.000 ans, si vous le bombardez avec des neutrons rapides, sa demi-vie est de 15,8 secondes (source). La question n’est donc pas de savoir si on sait traiter ou transformer des déchets, éventuellement en matière première, ou pas, mais de savoir pourquoi les médias n’en parlent pas, ce qui permettrait au citoyen averti de prendre des décisions en connaissance de cause. La réponse est un lieu commun : ce n’est pas une question de science, mais de choix politique.

Mais revenons-en au monde réel : si on considère les sources de production d’énergie du point de vue du champ des possibles qu’ouvre leur densité énergétique respective, on peut alors imaginer le concept de « plateforme énergétique ». Il y a, si on les classe par ordre croissant des champs des possibles ouverts, la plateforme énergétique de l’éolien, du bois, du charbon, du pétrole, de la fission, de la fusion par laser (ce n’est pas Iter)…

Pour montrer à quel point il s'agit ici non pas d'un débat de salon, mais d'une question de vie ou de mort, il faut découvrir qu'au fur et à mesure que l’humanité a découvert des principes physiques, politiques, artistiques nouveaux et en a maîtrisé l’application, elle a pu faire en sorte de rassembler d'autant plus d'artistes, de scientifiques, d'ingénieurs, d'hommes politiques, lui permettant de rassembler les ressources suffisantes pour résoudre les problèmes auxquels elle était confrontée : en bref au plus l'humanité est nombreuse, au mieux elle peut résoudre ses problèmes en développant sa connaissance de l'univers, se connaissant mieux elle-même. En effet, une seule nation est incapable de mobiliser les ressources humaines, artistiques, scientifiques, économiques et politiques nécessaires à la prévision des séismes, tsunamis et autres catastrophe naturelles et humaines, et de mettre les populations à l'abri. Par contre, à l'échelle internationale, cela est devenu possible et est en train d'être réalisé, du fait que nous sommes suffisamment nombreux, phénomène rendu possible par la maîtrise de plateformes énergétiques toujours plus élevées.

Il ne s'agit pas là d'anthropocentrisme, mais d'une responsabilité toujours croissante qui incombe à l'espèce humaine vis-à-vis du développement de la biosphère et de la lithosphère (il n'est qu'à voir l'engouement de l'Afrique pour Transaqua). Dire que cette responsabilité n'est pas exercée aujourd'hui relève du sophisme : imposons la mise en banqueroute organisée du système financier et monétaire international (procédure Glass-Steagall H.R. 1489 introduite le 12 avril 2011 au Congrès US) qui a financé l'idéologie financiaro-écologiste du court-termisme et du plaisir immédiat 68ard, et on pourra espérer faire grandir les deux prochaines générations dans une culture de la responsabilité de la découverte, financée par des Etats-nations qui auront repris les rênes du crédit productif public, et non grandir dans le mythe d'une pseudo "fin de l'histoire".

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Un enfant aux commandes
www.kitetails.org

Revenir à la plateforme énergétique de l’éolien et du panneau solaire implique un champ des possibles ne permettant pas de vivre à plus d’un ou deux milliards d’êtres humains sur Terre, génocide prôné par les écologistes verts les plus fanatiques, financés par La City de Londres qui peut ainsi à loisir imposer ses politiques d'austérité. Ce plan proposé par le professeur Schellnhuber, conseiller soi-disant scientifique d'Angela Merkel, est l'ultime avatar de cette idéologie malthusienne.

Les écologistes non-fanatiques doivent savoir : ce sont les intérêts financiers court-termistes qui empêchent aux Etats-nations de financer une culture de la responsabilité de la découverte de principes physiques nouveaux (Cf : Atom for Peace). Les ennemis du nucléaire sont peut-être moins les anti-nucléaires que l'industrie nucléaire qui recherche avant tout le profit financier. Vouloir une majorité de panneaux solaires et d’éoliennes sur Terre, c'est refuser à l’humanité le droit d’accéder au champ des possibles qu’ouvrent les sources d’énergie plus denses, mettant directement en péril les 2/3 de l’humanité.

Dans la nature, des plantes aux galaxies, tout est créateur et tout se développe. Ce qui différencie l’homme du reste de l’univers, c’est qu’il est capable d’exercer son pouvoir de création de manière volontaire. Imaginez la joie ressentie par l’enfant qui, baignant dans une culture de la découverte, vient de découvrir un nouveau principe physique, artistique, politique qui n’existait pas à l’instant précédent : il découvre qu’en développant son imagination et sa réflexion, il est capable de découvrir les lois de l’univers ; offrant la responsabilité de sa découverte à l’humanité, il révolutionne la connaissance que celle-ci a d’elle-même, bouleversant ses réflexions philosophiques et sa relation à l’autre. Le sophiste dira que cela est impossible et Goldman Sachs lui versera un bonus. « Responsabilité envers les générations futures  » Tel est le mantra des écologistes verts. Ces derniers ont conscience que leur idéologie mènera au plus grand génocide, réalisé consciemment et volontairement par une mentalité d'empire, jamais perpétré dans l’histoire de l’humanité. Quant aux autres, 2012 peut être l'occasion de changer la donne... à condition de la saisir.


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136 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 18 mai 2011 14:32

    tout le monde est ecologistes, mais etre ecolo c’est quoi ? Lire ci-dessous :
    http://2ccr.unblog.fr/2010/10/23/ecolo-ecolo/


    • Aldous Aldous 19 mai 2011 09:49

      Ce discours biaisé est le cache sexe habituel des industriels :

      « L’écologie c’est le problème des ménages, qu’ils trient leurs déchets et payent des taxes écolo, pendant que nous continuons à produire en masse car c’est grâce à notre productivisme que les milliards d’être humain vont pouvoir manger »

      Il y a bien un fond de vérité dans ce que vous dites :

      On ne peut pas faire la même chimie avec les différentes ressources fossiles.

      Mais là où vous biaisez, c’est quand vous confondez l’usage chimique et énergétique.

      Quand on brule une Tonne Équivalent Pétrole de bois, charbon, fuel, uranium pour produire de l’énergie dans une centrale, la principale différence (en dehors du coût), c’est l’impact environnemental.

      Les questions technologiques ne sont que de l’intendance technique.

      La technologie nucléaire de pointe, en matière de centrales n’est que de la propagande, la fameuse technologie nucléaire n’étant rien de plus qu’une vulgaire machine à vapeur du XIXe siècle équipée d’une bouilloire nucléaire.

      Restent les enjeux de géo-économie, mais là n’est pas votre propos donc je passe.

      A l’opposé l’argument massue des industriels est que les energies renouvelables ne garantissent pas la régularité qui permet de faire face à la demande.

      Effectivement, ni le vent, ni le soleil ne sont des sources constantes.

      Cependant cette logique est un point de vue d’industriel, pas de consommateur.

      Le consommateur se fiche de savoir s’il faut jongler entre les sources d’énergies pour assurer ses besoins.

      D’ailleurs si ça ne tenait qu’à lui, le consommateur préférerais qu’on lui fournisse une maison qui intègre déjà un maximum de moyens de production et d’économie d’énergie, ce que la logique centralisatrice des industriels a longtemps rendu impossible, souvent par l’artifice de la loi.

      Il suffit de voyager un peu pour se rendre compte de la stupidité de la situation française.

      En Grèce chaque appartement dispose d’un chauffe eau solaire depuis les années 1970.

      Ici, même en 2011, la majorité des logements, même sur la cote d’Azur, continuent d’être livrés avec des chauffes aux électriques.

      C’est qu’ici on considère l’habitant comme une vache à lait à qui on doit tout fournir moyennant abonnement.

      Une démarche qui n’a rien à voir avec l’écologie et les technologies disponibles.

      C’est juste un choix destiné à se creer de bon marchés fermés.


    • Roosevelt_vs_Keynes 19 mai 2011 12:14

      @ Aldous


      "Quand on brule une Tonne Équivalent Pétrole de bois, charbon, fuel, uranium pour produire de l’énergie dans une centrale, la principale différence (en dehors du coût), c’est l’impact environnemental.« 

      La question que je soulève dans mon article ne relève pas de la notion de produire de l’énergie, mais du fait qu’à une densité de flux énergétique x correspond des possibilités. Je ne considère pas le fait de faire bouillir de l’eau comme un progrès du nucléaire. Par contre, savoir fissionner l’atome pour effectuer certains diagnostics médicaux infaisables autrement (en l’état actuel de nos connaissances), cela n’est possible que par le flux énergétique du nucléaire ; la fonction »production d’énergie" étant quasiment secondaire, accessoire, pour aller au bout du raisonnement.

      "La technologie nucléaire de pointe, en matière de centrales n’est que de la propagande, la fameuse technologie nucléaire n’étant rien de plus qu’une vulgaire machine à vapeur du XIXe siècle équipée d’une bouilloire nucléaire."

      Etre les mains actuelles des intérêts spéculatifs de La City, c’est tout à fait vrai. Mais c’est de la finance, pas de la science appliquée sous forme de technologie. Je vous renvoie à ma réponse ci-dessus.

      "A l’opposé l’argument massue des industriels est que les energies renouvelables ne garantissent pas la régularité qui permet de faire face à la demande [...]."

      Ca n’est pas le sujet de mon article.


    • Aldous Aldous 19 mai 2011 13:23

      "La question que je soulève dans mon article ne relève pas de la notion de produire de l’énergie, mais du fait qu’à une densité de flux énergétique x correspond des possibilités."

      Certes, et vous donnez aussi l’exemple pertinent de l’acier qui nécessite du charbon et des avions qui ne volent pas sans kérosène.

      Vous avez raison dans la descriptions mais dans dans vos conclusions.

      La conclusion logique serait qu’il est stupide de bruler du pétrole dans une chaudière qui peut très bien fonctionner au bois quand on a besoin du pétrole pour produire des médicaments et faire voler les avions.

      Le lien que vous faites en avancée technologique et développement industriel est aussi une visions partiellement erronée.

      Les écologistes ne demandent pas l’abandon de la recherche sur le particules quand ils réclament de sortir du nucléaire.

      Bref, le TEP ne sert pas à mélanger les genres mais à mesurer le rendement énergétique, comme le cheval vapeur avant lui.


    • Roosevelt_vs_Keynes 19 mai 2011 14:22

      Les exemples que je donne ne servent qu’à faire toucher du doigt l’idée qu’à une densité de flux énergétique sont associées certaines possibilités, irréductibles à une autre densité d’énergie.

      "La conclusion logique serait qu’il est stupide de bruler du pétrole dans une chaudière qui peut très bien fonctionner au bois quand on a besoin du pétrole pour produire des médicaments et faire voler les avions.« 

      La conclusion serait plutôt de se demander : comment faire en sorte que chaque être humain ait accès au meilleur de ce que l’humanité a pu produire jusqu’ici physiquement, philosophiquement, artistiquement..., afin qu’il ait la possibilité - s’il le souhaite - de participer lui-même à l’effort menant à une meilleure connaissance de lui-même et des autres.

      Lazare Carnot disait : »Elever à la dignité d’hommes tous les individus de l’espèce humaine« 
      Franklin Roosevelt disait dans son discours d’investiture le 4 mars 1933 : »[Le bonheur] se trouve dans la joie de l’accomplissement, dans l’excitation de l’effort créateur." Source

      « Les écologistes ne demandent pas l’abandon de la recherche sur le particules quand ils réclament de sortir du nucléaire. »

      C’est ce que m’a affirmé un porte-parole régional de Sortir du nucléaire. C’est pour cette raison que j’ai usé dans mon article des qualificatifs d’écologistes « verts » et/ou « fanatiques ».

      « Bref, le TEP ne sert pas à mélanger les genres mais à mesurer le rendement énergétique, comme le cheval vapeur avant lui. »

      Et, en ce sens, c’est effectivement à la fois utile et nécessaire. Mais que le débat omette d’intégrer le principe physique bien réel que j’ai énoncé dans mon article, et c’est tout un pan de la réflexion - pourtant essentiel - dont les citoyens se trouvent privés.


    • Plum’ 18 mai 2011 14:56

      On nous sert ce discours fumeux depuis 35 ans, et le « chant » des possibles nucléaires a viré au couac de l’EPR, quel progrès !

      Pendant ces 35 années, on a gaspillé l’énergie de façon phéonoménale. Imaginons que nous n’en ayons gaspillé que la moitié, l’avenir serait moins sombre... Et nous vivrions probablement mieux... En 35 ans, la planète que nous laisserons aux générations futures s’est grandement dégradée.

      La machine humaine s’est emballée et plutôt que de ralentir, plutôt que d’accepter les limites énergétiques et minérales de notre planète, certains veulent continuer à accélérer en chantant les louanges d’un progrès qui résoudra tout.


      • Roosevelt_vs_Keynes 18 mai 2011 15:16

        35 ans ? Non, le mal était déjà fait : le Congrès pour la liberté de la culture (CLC) a été fondé à Paris en 1950. Il y a 35 ans, les intérêts spéculatifs de La City en récoltaient simplement les fruits.


      • loup74 18 mai 2011 15:07

        Comme ca faisait longtemps que je n’avais pas vu une démonstration par l’absurde..
        Dommage pour les raccourcis grossiers, ca perd de son charme !!

        Juste comme ca...
        Une heure de rayonnement solaire touchant la surface de la terre correspond à la consommation annuelle énergétique de toute l’humanité.
        Alors on a de la marge sur les énergies autres que le nucléaire.


        • Roosevelt_vs_Keynes 18 mai 2011 15:17

          Cher M. Tep,
          Soit vous n’avez pas lu l’article, soit vous ne l’avez pas compris...
          Cordialement.


        • rastapopulo rastapopulo 19 mai 2011 03:22

          Mais pourquoi cacher l’énergie non-renouvelable nécessaire au silicium du photovoltaHIC qui plombera toujours son coût ?

          D’un point de vue physique, seul les chauffes eau-solaires sont sensé dans la panoplie estempillé écolo (qui comprend des fluocompacts au mercure non recyclable)... Mais pas des lignes à des tensions jamais vue (rappel il y a déjà électrifications des barrières non-électrique dans les paturages à coté de pillones classiques) sur 4000 klm comme pour désertec. 


        • dawei dawei 18 mai 2011 15:10

          « le champs des possibles », ce n’est pas que les benefices, mais aussi les risques. Or la probabilité d’un séisme et d’un tsunami pres d’une faille cotiere au Japon est enorme ... donc le risque enorme ... et quite à faire ce choix completmeent frapindingue et a priori irresponsable, il est indispensable d’etre à la hauteur lorsque la catastrophe arrive, et connaitre le « champs des possibles » pour regler efficacement le probleme rapidement sans degats ... or la , vos experts, à qui aucuns ecologistes n’a barré la route ... sont dans une impasse totale à Fukushima. Normalement tous les pires scenarii devraient avoir leurs solutions, lorsqu’on se lance dans ce genre de chantiers ... mais la rien ... et pourtant, encore une foix, cette situation etait loin d’etre improbable.
          LA Science OUI, mais avec Conscience, et la on en est tres loin , et nos ames en sont d’autant ruinées !


          • Roosevelt_vs_Keynes 18 mai 2011 15:28

            Des centrales de IIè génération sur une faille sismique côtière... C’est stupide.

            C’est pourquoi, 3 jours après Fukushima, la Chine lançait son programme de centrales de IVè génération à sécurité intrinsèque.

            Et c’est pourquoi, le 9 mai 2011, la Russie a pris l’initiative d’un programme mondial de prévision multi-paramétrique par nanosatellites des séismes, tsunamis, météorites et autres catastrophes naturelles et humaines. La vocation de ce programme est explicitement à « caractère universel », au service des gouvernements du monde entier.


          • dawei dawei 18 mai 2011 18:12

            mais enfin mais ce n’est pas possible, ces deux pays ne font pas partie du « monde libre », le monde des gentils bisournours qui apportent la félicité éternelle et les super pouvoir d’achat. Nous aurait on menti, ne ferions nous pas parti du monde des gentils bisournours contre les coco chinois tueurs de gentils bisounours tibétins et contre les méchants russes tueurs de gentils bisournours tchetchenes.
            OU ALORS LE MONDE NE SERAIT PAS BINAIRE ?? NON !!!!!!!!!!!!!


          • le poulpe entartré 18 mai 2011 17:26

            En deux mots ça s’appelle une bouse.


          • le poulpe entartré 18 mai 2011 19:19

            Déconne pas ! Y a plus de pile dans le vaisseau spatial. Faut que j’aille chez le turc du coin, il en a un petit stock. A plus tard. Le rapport à rendre je vais encore le terminer à deux heures du mat ; des fois la vie c’est astreignant.


          • Bovinus Bovinus 19 mai 2011 00:49

            Vous êtes des imbéciles. L’imbécillité, bien que présente dans une proportion incompressible au sein de toute société, devient extrêmement nuisible quand elle se développe de manière disproportionnée. On assiste alors à des comportements incohérents, irresponsables, imprévisibles à l’échelle d’États, voire de régions entières. Si cela ne peut perturber de façon significative le milieu lorsqu’il s’agit d’États peu développés technologiquement, il en est tout autrement quand le pays en question est doté d’installations et d’infrastructures à risque. Imaginez ce qui se passerait dans des États tels que les États-Unis, la Russie, ou la Chine, si la proportion d’imbéciles explosait ? Ils représenteraient alors un véritable fléau, et ce, à l’échelle de la planète.

            Le drame qui frappe aujourd’hui le Japon n’est pas le tsunami ou la catastrophe de Fukushima. Le drame qui frappe le Japon est l’imbécillité, répandue à une échelle consternante au sein de la société japonaise. Ces esthètes austères, ayant eu autrefois un sens de l’honneur, du dévouement, du travail et du perfectionnisme poussés à un degré inégalé, ne sont plus aujourd’hui qu’un troupeau d’imbéciles bêlants.

            Non contents d’avoir planté une centrale nucléaire de conception ancienne sur une zone côtière, exposée à tous les ouragans et lames de fond, ils ont de plus entassé dedans un nombre de réacteurs étonnant ; déterminés à toucher le plus de fric possible, les actionnaires imbéciles de Tepco ont réduit à rien et négligé au maximum les précautions de sécurité les plus élémentaires, quitte à falsifier et à travestir la réalité ; enfin, le gouvernement, non moins imbécile que les actionnaires de Tepco, a laissé faire cette monstrueuse absurdité. Lorsque finalement, se produisit ce qui devait se produire - il est d’ailleurs assez incroyable en soi que cela ne se soit pas produit plus tôt - que croyez-vous que tous ces imbéciles ont fait ? Eh bien, ils ont fait la chose la plus imbécile que puisse imaginer l’obscur cerveau du plus sombre des crétins : ils n’ont tout simplement rien fait. Les citoyens japonais, derniers responsables, au final, de leur propre sécurité dans les moments comme ceux-là, lorsque les intérêts privés et la puissance publique font la preuve manifeste de l’incompétence la plus crasse, n’ont rien fait non plus. En tout cas, pas qu’on sache. Et aujourd’hui, deux mois après ces évènements, eh bien... personne ne fait rien. Quatre réacteurs nucléaires continuent de fondre tranquillement dans leurs décombres, empoisonnant les océans, les nappes phréatiques, la terre, l’air, les plantes, les animaux errants. De temps en temps, des imbéciles armés de lances à incendie viennent les arroser, espérant qu’un miracle se produise. C’est d’une absurdité à peine concevable.

            Le peuple japonais va probablement disparaître en tant que société cohérente et indépendante à plus ou moins brève échéance. La nature et les lois de la physique ne font pas de quartier.

            L’ennui est que cette centrale représente une menace sérieuse pour les États voisins, et, à plus long terme, tous les États de la planète. Il est possible, et, en fait, très souhaitable, que l’un de ces États prenne les choses en main et fasse ce qui doit être fait pour liquider ce désastre, afin de :

            - préserver la vie de ses citoyens (ainsi que celle des citoyens des États voisins)
            - sauver ce qui peut l’être encore de l’espace habitable de ce qui fut autrefois le Japon
            - stopper la contamination du milieu
            - prévenir d’autres catastrophes du même genre en arrêtant et en démantelant la totalité du parc nucléaire présent dans l’archipel
            - éventuellement, assurer la sécurité des Japonais et s’assurer de leur capacité à survivre, ce qui sera probablement fait par l’imposition d’un gouvernement d’occupation provisoire

            Il est probable (et encore une fois, souhaitable), que l’État voisin qui mettra cette politique en œuvre sera la Fédération de Russie, pour des raisons assez évidentes :
            - c’est l’État le plus proche du Japon (et donc, le plus exposé à une contamination)
            - c’est l’État qui a subi le plus gros préjudice, notamment au niveau des ressources halieutiques et territoriales, et c’est aussi l’État qui a le plus à perdre à laisser la situation perdurer
            - la Russie est actuellement le seul pays au monde à disposer d’une expérience concrète de la gestion de ce genre de catastrophe, et pour cette raison le plus à même de coordonner et mener la liquidation de cette catastrophe-là.

            Dans l’idéal, cet évènement dramatique aurait dû faire l’objet d’une action urgente et déterminée de l’ONU. Une fois de plus, cette organisation vient de démontrer son impuissance et son inutilité.

            Prenez garde aux imbéciles ! Pris séparément, ils sont inoffensifs et même quelquefois attendrissants. En masses, ils représentent un fléau mortel.


          • gaijin gaijin 18 mai 2011 16:14

            a mon avis vous êtes resté coincé au 19 ème siècle
            un conseil mon vieux réveillez vous
            dans le champs des possibles il n’y aura pas de lendemains qui chantent et le progrès technologique qui devait libérer l’homme n’a servi qu’a l’asservir.
            ici c’est la terre une petite planète sphérique sur laquelle des milliards d’individus meurent de faim parce que certains veulent a eux seuls posséder et gaspiller les ressources de pays entiers. si on ne change pas cela rien ne changera.
            sortir du nucléaire est urgent parce que les inconscient qui nous gouvernent ne sont même pas capables de garder popaul a la maison.
            par ailleurs ou avez vous vu que ce sont les écologistes qui ont refusé la diversification des énergies ?
            ou avez vous vu un génocide pour raison écologique ?
            les pandas mangent du bambou ils ne deviendront carnivores que si on dévaste les bambouseraies avec nos conneries créatrices !


            • Roosevelt_vs_Keynes 18 mai 2011 17:47

              "ici c’est la terre une petite planète sphérique sur laquelle des milliards d’individus meurent de faim parce que certains veulent a eux seuls posséder et gaspiller les ressources de pays entiers. si on ne change pas cela rien ne changera.« 

              Tout à fait d’accord. Pour couper les vivres à ces gens, il faut commencer par fermer Wall Street et La City : je vous renvoie pour cela au 4è paragraphe avant la fin de mon article.

               »sortir du nucléaire est urgent parce que les inconscient qui nous gouvernent ne sont même pas capables de garder popaul a la maison.« 

              Faisons donc en sorte que ceux qui nous gouvernent sachent se gouverner eux-mêmes.

               »par ailleurs ou avez vous vu que ce sont les écologistes qui ont refusé la diversification des énergies ?« 

              Mon article fait état d’un principe physique bien réel, mais absent du débat sur l’énergie. Il n’y est pas question d’une volonté ou d’une absence de volonté de diversification.

               »ou avez vous vu un génocide pour raison écologique ?« 

              Mon article stigmatise l’écologie malthusienne prônée par la Couronne britannique, à l’opposé de l’écologie développée en Russie par Vladimir Vernadsky.

              Selon l’idéologie de l’empire britannique (La City de Londres), il suffit de considérer l’énergie sous forme de calories produites. Peu importe si un type de production d’énergie permet en même temps de développer la vie, en donnant les clés scientifiques qui solutionnent des problèmes présents, ce qui compte, c’est la production de calories.

              Vladimir Vernadsky a prouvé, lui, dans les années 1920, que l’être humain est non seulement capable de découvrir des principes physiques nouveaux et de les maîtriser, mais qu’en appliquant ces principes physiques nouveaux, il peut résoudre des problèmes qui paraissaient insurmontables à l’humanité avant que cette découverte soit faite, ce qui lui permet de s’affranchir de problèmes ontologiques et de développer la vie, y compris humaine.

              Bien évidemment, l’être humain peut laisser détruire la planète par une idéologie de financiers : si on décrète que c’est la fin des découvertes - donc que les ressources sont limitées - alors on peut spéculer sur tout, y compris sur la vie humaine. Au pire, cela relève de l’idéologie, au mieux du libre-arbitre ; mais en aucun cas de la science.

              En conclusion :

              Si 1) on fait fi de la découverte de Vernadsky et 2) si on prend pour argent comptant (c’est le cas de le dire) l’idéologie de l’empire britannique, alors il paraît effectivement logique d’arriver à faire vivre autant de monde qu’aujourd’hui en consommant moins de calories.

              Sauf que si on prend en compte le monde réel et non l’idéologie dont la Couronne britannique nous a nourri depuis 1950, on s’aperçoit qu’appliquer l’idéologie calorifique britannique revient à éliminer 5 à 6 milliards d’êtres humains, parce qu’on aura abandonné l’application des principes physiques découverts jusque là et qui permettaient de faire vivre ces 6 milliards d’êtres humains. Dire qu’aujourd’hui la plupart de ces 6 milliards crèvent la faim revient à stigmatiser à juste titre la finance internationale et l’idéologie qui la rend possible. Mais pas le nucléaire en soi. D’où la qualification d’un »sophisme" financé par Goldman Sucks.


            • gaijin gaijin 19 mai 2011 08:07

              présenté comme ça votre argumentaire semble avoir un peu plus de sens
              mais êtes vous sur d’avoir lu votre article ?


            • Bovinus Bovinus 19 mai 2011 10:54

              Concernant l’opposition entre la conception britannique et russe de l’énergie, celle-ci est en quelque sorte logique : la Grande-Bretagne est au XIXe siècle une île surpeuplée, dont les prolétaires vivaient dans des conditions de misère atroce, alors que la Russie possède un territoire immense, et des ressources virtuellement illimitées ; jusqu’au années 20, c’est un pays à 99% rural, chrétien et finalement assez prospère ; la conception orthodoxe de la vie n’érige pas la recherche de la richesse et du profit en valeur suprême, ainsi que le fait le protestantisme anglo-saxon. Les deux « visions » sont logiques et très marquées par leur origine culturelle, mais je n’accorderais tout de même pas foi aveuglément à l’une ou l’autre conception de la démographie et de l’énergie.

              Avez-vous seulement lu le « Traité sur le principe de population » de Malthus ? Je vous mets au défi d’y trouver la moindre idéologie, c’est un bouquin sérieux basé sur le simple bon sens, la logique et l’observation. Il est évident qu’on ne peut pas continuer à se multiplier à la surface du globe comme un cancer, et que tôt ou tard, si on n’est pas foutu de nous réguler nous-mêmes, la nature le fera. Ce sera brutal, dévastateur et dramatique, alors autant le faire nous-même, sans pour autant verser dans l’idéologie, qu’elle soit capitaliste ou socialiste. Le bon sens et la recherche du bien général devraient faire l’affaire.

              Pour l’abandon de l’énergie nucléaire, je pense que ce serait une imbécillité, exactement semblable à celle que je décrivais plus haut dans un style volontairement outré. Mais ce n’est pas non plus une raison pour ne rien faire. Il est évident que nous avons aujourd’hui trop de centrales, que de nombreux manquements aux procédures de sécurité ont été constatés, et qu’elles sont gérées par des intérêts privés qui opèrent dans l’opacité et la corruption, motivés par le seul intérêt pécuniaire. La catastrophe japonaise nous a montré ce qui peut arriver. À nous d’en tirer les conséquences et de prendre nos responsabilités : les trois quarts du parc devraient être démantelés, au grand minimum ; la gestion du reste devrait être transférée à l’État, de préférence sous la forme d’une autorité administrative indépendante ; enfin, autant être logique jusqu’au bout, elles devraient être employées en priorité à des fins de recherche fondamentale.


            • Ecométa Ecométa 19 mai 2011 11:13

              Vladimir Vernadsky a prouvé, lui, dans les années 1920, ... ce qui lui permet de s’affranchir de problèmes ontologiques et de développer la vie, y compris humaine.

              C’est une question fondamentale en matière de savoir humain comme de comportement humain : comment peut–on s’affranchir des problèmes d’ontologie, et forcément de déontologie, d’éthique et même d’altruisme qui vont de pair et qui donnent du sens précisément humain ?


            • Roosevelt_vs_Keynes 19 mai 2011 11:30

              @bovinus

              "Je vous mets au défi d’y trouver la moindre idéologie, c’est un bouquin sérieux basé sur le simple bon sens, la logique et l’observation."

              Très simple. Malthus part du principe qu’une quantité relativement fixe de denrées est disponible et qu’un accroissement de la population mène forcément à une situation où certains n’auront pas de quoi subvenir à leurs besoins. S’il y a à table de quoi nourrir cinq personnes, un nouvel arrivant va obligatoirement provoquer la famine d’une personne.

              Si cela était vrai pour l’espèce humaine - c’est à dire que n’existe que ce qu’offre la biosphère - alors nous ne serions pas plus de quelques millions sur Terre. Le fait que nous soyons 6 milliards prouve que la découverte de Vladimir Vernadsky rend caduc la théorie de Malthus.


            • Roosevelt_vs_Keynes 19 mai 2011 11:32

              @ Ecométa

              "Comment peut–on s’affranchir des problèmes d’ontologie, et forcément de déontologie, d’éthique et même d’altruisme qui vont de pair et qui donnent du sens précisément humain ?"

              Excellente question. Une piste de réponse...


            • Bovinus Bovinus 19 mai 2011 15:03

              Roosevelt_vs_Keynes
              Très simple. Malthus part du principe qu’une quantité relativement fixe de denrées est disponible et qu’un accroissement de la population mène forcément à une situation où certains n’auront pas de quoi subvenir à leurs besoins. S’il y a à table de quoi nourrir cinq personnes, un nouvel arrivant va obligatoirement provoquer la famine d’une personne.

              Nan, c’est loin d’être « très simple ». Votre exemple final ne tient pas : si on est 5 à table, et qu’un 6e arrive, il ne devrait pas être trop difficile, en grattant le fond des casseroles et en prélevant une petite part à chacun, de constituer une 6e portion. Maintenant, supposez que quinze personnes arrivent. Il est évident que les 15 convives supplémentaires vont se coucher à jeun, peu importe ce qu’on aura décidé (partager entre tous, ou faire manger 5 personnes à leur faim et d’en laisser 15 ne rien manger).

              Si cela était vrai pour l’espèce humaine - c’est à dire que n’existe que ce qu’offre la biosphère - alors nous ne serions pas plus de quelques millions sur Terre. Le fait que nous soyons 6 milliards prouve que la découverte de Vladimir Vernadsky rend caduc la théorie de Malthus.

              Dans son essai, Malthus considère que la ressource la plus importante sont les terres cultivables, ce qui, eu égard à l’époque où l’ "Essai sur le principe de population« a été écrit, est logique. Nous avons en effet dépassé ce stade-là, en mécanisant davantage, en inventant les conservateurs, l’élevage et la culture industriels et les engrais chimiques. Tout ceci est bien joli, mais ne constitue en rien une révolution, ce n’est qu’un perfectionnement de l’existant. On commence d’ailleurs à en atteindre les limites. D’autre part, ces améliorations sont accompagnées d’effets indésirables et même carrément néfastes, dans beaucoup plus de domaines qu’on ne l’aurait imaginé à priori : le goût et la qualité des aliments, la présence d’éléments pétrochimiques dedans, la déforestation, la destruction des équilibres écosystémiques (quand ce n’est pas d’écosystèmes entiers), et, enfin, la pollution. Contrairement à ce que vous semblez prétendre, il n’est pas possible de multiplier à l’infini le nombre d’humains à la surface de cette planète, ne serait-ce que parce qu’il faut bien les faire bouffer. Il faut aussi les loger, et les vêtir, et prévoir de quoi se chauffer l’hiver.

              À partir de là, il n’y a même pas besoin de parler du domaine plus spécifique à l’énergie, qu’elle soit fossile, renouvelable, nucléaire ou autre. Je ne cautionne pas pour autant la répartition que nous faisons des ressources dont nous disposons, qui est fort mauvaise, et qui pourrait être largement optimisée, sans avoir besoin d’augmenter la production pour autant. Mais cela ne nous donnerait qu’un sursis, et, quand il sera écoulé, le problème se posera de nouveau, avec plus d’urgence que jamais.

              Aussi, en attendant que vous nous trouviez je ne sais quel grand mystère universel qui permette ne serait-ce que de satisfaire nos besoins élémentaires, je préfère m’en tenir à Malthus (sans pour autant tomber non plus dans l’obscurantisme écologique). Ça me paraît plus raisonnable.

              Si on ne faisait que des choses raisonnables, on vivrait bien mieux. Est-il raisonnable d’aller vivre dans une grande ville toute moche, toute polluée, pour passer sa vie dans les transports en commun et ses soirées devant la TV ? Est-il raisonnable de confier les clés du Trésor Public aux banquiers ? Est-il raisonnable de nous obliger à acheter des ampoules soi-disant »écologiques« qui en réalité, coûtent dix fois plus cher, se cassent deux fois plus vite et émettent des rayonnements dangereux ? Des exemples comme ça, il y en a à l’infini. Tout simplement parce qu’on vit sur des bases philosophiques déraisonnables : l’accumulation et le profit comme valeurs suprêmes. Cependant, cela ne remet en rien en cause la thèse de Malthus : les ressources ont un caractère limité et se renouvellent très lentement ; il convient donc de les gérer avec responsabilité et prévoyance.

              Il est possible, évidemment, qu’on découvre de nouvelles ressources plus tard, ou de nouvelles façons de combiner celles existant déjà pour en obtenir davantage ; cependant, tant que cela n’est pas fait, compter dessus est irresponsable. De toute façon, on risque pas de découvrir quoi que ce soit avec le peu de moyens qu’on investit dans la recherche fondamentale de nos jours.

              Quant à ce que vous appelez »optimisme", ne serait-ce pas un genre de déni, une sorte de méthode Coué consistant à se dire que tout va aller pour le mieux ? Encore un truc pour imbéciles, en somme.

              J’ai lu votre l’article sur Vernadsky que vous ne cessez de nous mettre sous le nez. Il est assez mauvais et fleure bon le grand charlatanisme : rien de concret, aucun exemple, aucune démonstration ni preuve tangible... Il n’est cependant pas dénué d’intérêt, mais concrètement, se borne à constater que Vernadsky a découvert quelque chose qui aurait peut-être mérité qu’on s’y intéresse de près. Toujours est-il que ça n’a pas été fait ; rien ne nous prouve que ce sera fait un jour. C’est tout. Pas de quoi en faire un fromage.

              Un conseil, mon vieux : cessez de croire au Père Noël, ça finira par vous tuer si vous persistez.


            • Roosevelt_vs_Keynes 19 mai 2011 19:15

              "Maintenant, supposez que quinze personnes arrivent. Il est évident que les 15 convives supplémentaires vont se coucher à jeun, peu importe ce qu’on aura décidé (partager entre tous, ou faire manger 5 personnes à leur faim et d’en laisser 15 ne rien manger).« 

              Remettons si vous le voulez bien mon exemple dans son contexte : l’histoire de l’humanité. Ce qui implique des temps longs. La biosphère, à elle seule, ne pourrait pas nourrir plus de qqs millions d’êtres humains. Or, nous sommes plus de 6 milliards. Et le fait que nos technologies et nos progrès scientifiques ne nourrissent pas à leur faim les 2/3 de l’humanité est dû à une volonté politique oligarchique de maintenir les hommes sous-développés (y compris nous-mêmes, dans nos pays industrialisés).

              Nous savons fabriquer des OGM et transmuter des éléments en d’autres n’existant pas à l’état naturel : nous savons donc créer des choses qui n’existaient pas auparavant dans l’univers. C’est ces capacités-là, qui nous différencient absolument des animaux, dont a traité Vernadsky.

               »Contrairement à ce que vous semblez prétendre, il n’est pas possible de multiplier à l’infini le nombre d’humains à la surface de cette planète, ne serait-ce que parce qu’il faut bien les faire bouffer. Il faut aussi les loger, et les vêtir, et prévoir de quoi se chauffer l’hiver.

              À partir de là, il n’y a même pas besoin de parler du domaine plus spécifique à l’énergie, qu’elle soit fossile, renouvelable, nucléaire ou autre. « 

              Qui vous parle de rester à la surface de cette planète ? Lorsque Kennedy a lancé son programme lunaire, c’était pour coloniser mars et au-delà. A l’époque, ça ne choquait personne. Ca paraissait même... »logique« . Posons-nous la question : pourquoi ça paraît complètement fou, voire débile et hors propos ( »trop de pbs sur Terre« , etc.) dans la culture actuelle ?

               »Aussi, en attendant que vous nous trouviez je ne sais quel grand mystère universel qui permette ne serait-ce que de satisfaire nos besoins élémentaires, je préfère m’en tenir à Malthus (sans pour autant tomber non plus dans l’obscurantisme écologique). Ça me paraît plus raisonnable.« 

              Ce mystère n’en est plus un depuis bien longtemps. Il s’appelle la créativité humaine.

               »les ressources ont un caractère limité et se renouvellent très lentement ; il convient donc de les gérer avec responsabilité et prévoyance."

              Sur ce dernier point, je vous propose simplement de vous poser la question suivante : pourquoi est-ce l’argument qui est utilisé à la fois par les écologistes, et par les intérêts financiers ; les uns par souci environnementaliste, les autres par intérêt à la fosi d’austérité spéculative et d’empêcher le développement des pays pauvres. Je vous renvoie sur ce dernier point au discours de Thomas Sankara le 28 juillet 1987 au sommet de l’Organisation de l’Union Africaine...


            • Roosevelt_vs_Keynes 19 mai 2011 19:27

              @ bovinus

              "Il n’est cependant pas dénué d’intérêt, mais concrètement, se borne à constater que Vernadsky a découvert quelque chose qui aurait peut-être mérité qu’on s’y intéresse de près. Toujours est-il que ça n’a pas été fait ; rien ne nous prouve que ce sera fait un jour. C’est tout. Pas de quoi en faire un fromage.« 

              Au cas où vous l’ignoreriez, Vladimir Vernadsky fut membre de l’académie des sciences russes et sa découverte est au coeur d’un siècle de culture scientifique russe. »Pas de quoi en faire un fromage, quoi", effectivement :)


            • gaijin gaijin 19 mai 2011 19:30

              roosevelt
              bovinus
              vos connaissance de la pensée de ces gens morts sont intéressantes mais qu’en est il d’aujourd’hui et de demain ?
              la pensée issue du 19 éme siècle est terminée et les gens qui essaient de l’appliquer au monde d’aujourd’hui sont la cause d’une grande partie de nos problèmes
              demain est un autre jour


            • Roosevelt_vs_Keynes 19 mai 2011 23:40

              @Gaijin

              L’histoire de l’humanité n’est pas un enchaînement « logique » d’événements, c’est l’histoire des Idées : aujourd’hui, les enjeux, en termes d’événements, sont différents de ceux du passé, mais ils demeurent les mêmes en termes de principe, depuis Solon d’Athènes.

              Par exemple, il n’y a aucune différence de principe entre la loi H.R. 1489 dite Glass-Steagall réintroduite au Congrès américain le 12 avril 2011 et la manière avec laquelle Solon d’Athènes est arrivé à bout d’une montagne de dettes illégitimes.


            • gaijin gaijin 20 mai 2011 10:30

              je partage votre conception de l’histoire mais pas les conclusions que vous en tirez
              nous tournons en rond !
              regardez toutes nos dialectiques tournent autour d’un retour a des idées du passé même notre notion du progrès a deux siècles de retard ......
              (notez que je dit pas qu’il ne faut pas s’appuyer sur la connaissance du passé )
              mais il faut se servir de la connaissance pour avancer


            • Roosevelt_vs_Keynes 20 mai 2011 10:35

              « mais il faut se servir de la connaissance pour avancer »

              Je vois que j’ai affaire à quelqu’un de sérieux, qui n’a pas froid aux yeux.

              Je vous invite donc à découvrir le projet qui est train d’enflammer (de joie) tout le continent Africain et asiatique, pendant que la région transatlantique se contente de voir tomber les mouches, fussent-elles d’ex-présidentes du FMI.


            • gaijin gaijin 20 mai 2011 10:58

              non ?!
              sans rire
              vous appelez ça un progrès ?
              vous ne vous rendez pas compte que ça revient a faire toujours plus de la même chose qui ne marche pas ?
              en admettant que ce demain soit aujourd’hui vous allez faire quoi sur mars ?


            • Roosevelt_vs_Keynes 20 mai 2011 11:56

              « vous appelez ça un progrès ?
              vous ne vous rendez pas compte que ça revient a faire toujours plus de la même chose qui ne marche pas ?
              en admettant que ce demain soit aujourd’hui vous allez faire quoi sur mars ?
               »

              Considérant que les 2/3 de l’humanité les plus pauvres de la planète sont enthousiasmés par le processus engendré par une telle aventure commune, je vous invite à vous demander pourquoi, vous, cela vous choque.


            • Bovinus Bovinus 20 mai 2011 12:55

              @ Roosevelt_vs_Keynes

              Vous êtes clairement de mauvaise foi. Vous avez répondu aux seules parties de mon message qui étaient les plus simples à dévoyer, sans prendre la peine d’argumenter sur le reste, c’est à dire, le contenu. Probablement parce que vous n’avez rien à y répondre, ou bien, parce que vous n’avez pas lu mon message en entier. Pourquoi en ce cas répondre, en ne faisant qu’y répéter ce que vous nous avez déjà dit au moins quinze fois ? Vous avez ouvertement ignoré les points les plus pertinents des arguments écologistes, qui présentent une réelle valeur objective : pollution, mauvaise qualité des aliments, empoisonnement par engrais et pesticides, OGM (au passage, si il vous pousse un bras dans le dos, à force d’en bouffer, ne vous étonnez pas), déforestation, destruction de la diversité biologique, destruction des écosystèmes.

              Roosevelt_vs_Keynes :
              Et le fait que nos technologies et nos progrès scientifiques ne nourrissent pas à leur faim les 2/3 de l’humanité est dû à une volonté politique oligarchique de maintenir les hommes sous-développés (y compris nous-mêmes, dans nos pays industrialisés).

              Ça, je l’avais déjà dit : "Je ne cautionne pas pour autant la répartition que nous faisons des ressources dont nous disposons, qui est fort mauvaise, et qui pourrait être largement optimisée, sans avoir besoin d’augmenter la production pour autant."

              Roosevelt_vs_Keynes :
              Sur ce dernier point, je vous propose simplement de vous poser la question suivante : pourquoi est-ce l’argument qui est utilisé à la fois par les écologistes, et par les intérêts financiers ; les uns par souci environnementaliste, les autres par intérêt à la fosi d’austérité spéculative et d’empêcher le développement des pays pauvres.

              La réponse que vous réclamez est simple : cet argument est inattaquable, parce qu’il se vérifie la plupart du temps. Je pense que les écolos (les « vrais ») y croient et prêchent en conséquence. Les écolo-tartuffes (c’est à dire, les businessmen opérant sur ce secteur précis) et les spéculateurs y voient tout simplement une raison à opposer à ceux qui leur intiment de partager la richesse du Nord avec le Sud. Le raisonnement de Malthus n’y perd pas sa valeur pour autant. Ce n’est pas parce qu’on fait un mauvais usage d’une chose qu’elle devient « mauvaise » ou « fausse ».

              Il ne faut donc pas attaquer ces gens-là sur le thème de la rareté des ressources (ce qui est un fait, qu’il vous plaise ou non n’y change rien), mais sur l’usage qu’ils en font, qui est d’autant moins justifié qu’ils dilapident pour leur seul plaisir des ressources rares et pour la plupart, non renouvelables. Le point faible des exploiteurs et des accapareurs est la définition occidentale du droit de la propriété et du droit en général, ainsi que l’usage qu’ils font des ressources qu’ils volent, dont seule une infime partie est réinvestie, et très rarement dans la recherche fondamentale.

              C’est ce que fait le marxisme, et, sous d’autres angles, Pierre-Joseph Proudhon, ainsi que Thorstein Veblen. Je vous ferai par ailleurs remarquer un détail qui a son importance : Vernadsky était communiste, et fut décoré de l’ordre de Staline. Il considérait donc probablement le problème crucial de la propriété comme étant réglé, en quoi l’avenir lui a donné tort en 1991. Rien n’indique qu’il ne s’est pas trompé sur d’autres points. Par ailleurs, il n’a jamais, jamais prétendu les choses incroyables que vous, par contre, nous laissez entendre. Il s’est simplement déclaré « confiant », ce qui a toujours été, en effet, l’attitude du parti communiste de l’URSS. L’énergie nucléaire et l’uranium - projet auquel il a travaillé entre 1940 et 1943, mis à l’abri, au Kazakhstan, par le régime - n’en étaient alors qu’à leurs balbutiements et personne n’imaginait ce que ça pourrait donner. En fait, à l’époque, tout le monde était « confiant », même Hitler (qui avait lui aussi des savants brillants).

              Aujourd’hui, cependant, on est en 2011. On a vu les bombes nucléaires au Japon en 1945, Tchernobyl et Fukushima. Le nucléaire, tout le monde semble en revenir, d’un coup d’un seul. Comme on n’investit pas en recherche, la méthode de la fusion n’en est à peine qu’au stade expérimental, et on se retrouve pour toute alternative avec des éoliennes, des panneaux solaires et des carburants soi-disant « verts » (qui sont une authentique et énorme imbécillité).

              À mon tour d’être de mauvaise foi : laissons Vernadsky de côté. Vous lui faites dire ce qu’il n’a jamais dit, et l’article que vous nous linkez est insuffisamment explicite ou fantaisiste. J’ai trouvé mieux : voici ce que dit Vernadsky lui-même sur la noosphère (désolé, c’est en russe : http://www.trypillya.kiev.ua/vernadskiy/noosf.htm ). Vous avez là l’intégralité de ses œuvres en version électronique : http://vernadsky.lib.ru/&nbsp ; Je suppose que vous ne lisez pas le russe ? Dommage ; en ce qui me concerne, je le lis et je le parle très bien. Il se trouve que j’ai pris la peine de voir un peu par moi-même de quoi parle réellement Vernadsky. Ce n’est pas exactement ce dont vous nous parlez.

              Roosevelt_vs_Keynes :
              Qui vous parle de rester à la surface de cette planète ? Lorsque Kennedy a lancé son programme lunaire, c’était pour coloniser mars et au-delà. A l’époque, ça ne choquait personne. Ca paraissait même... « logique ». Posons-nous la question : pourquoi ça paraît complètement fou, voire débile et hors propos (« trop de pbs sur Terre », etc.) dans la culture actuelle ?

              Deux mots sur la colonisation de Mars, et la conquête spatiale en général. Malthus parle du point spécifique des colonies et de la colonisation en général comme solution au problème des ressources dans son bouquin. La conclusion qu’il fait est que ce n’est jamais une solution, car le développement d’une colonie coûte toujours plus cher qu’elle ne rapporte ensuite, et s’avère extrêmement périlleux. Il s’inspirait d’exemples sur Terre. Qu’est ce que ce serait, alors, sur une autre planète ? Kim Stanley Robinson a écrit une passionnante trilogie sur le sujet (ça devrait vous plaire, c’est de la techno-SF), et ne parvient pas à une conclusion très différente sur ce point précis.

              Les seuls, encore une fois, qui y songent sérieusement et y travaillent sont les Russes. Ces gens, contrairement à nous, sont profondément enthousiastes et regardent toujours vers l’avant. Ils ne sont pas aveugles ni stupides pour autant : le recyclage, la parcimonie, la frugalité, le mépris du superflu et la pérennité des produits ont toujours été de mise en Union Soviétique, contrairement au monde occidental de la consommation. Personne de sérieux ne remet en question leur programme martien, même la NASA a reconnu que le programme russe était actuellement meilleur et plus économe et efficace que le sien. Cependant, l’épuisement des réserves pétrolières est prévu pour 2050 environ, c’est à dire, pour après-demain.

              Pour conclure, je vais simplement me citer moi-même (encore un paragraphe que vous avez ignoré) :

              Il est possible, évidemment, qu’on découvre de nouvelles ressources plus tard, ou de nouvelles façons de combiner celles existant déjà pour en obtenir davantage ; cependant, tant que cela n’est pas fait, compter dessus est irresponsable. De toute façon, on risque pas de découvrir quoi que ce soit avec le peu de moyens qu’on investit dans la recherche fondamentale de nos jours.

              J’ai mis en gras souligné le mot-clef, pour vous aider à mieux comprendre. Vous nous invitez à adopter une attitude faussement optimiste et irresponsable. Très peu pour moi, mais libre à vous de faire ce que vous voulez. Malthus reste pour le moment notre meilleure référence, et Vernadsky ne le contredit pas sur le point essentiel de la rareté des ressources. Il est simplement d’une autre époque, d’une autre idéologie et d’un autre pays. Un pays qui se plaçait alors en effet, à l’avant-garde de l’humanité, mais qui n’existe plus sous la forme d’autrefois, tout comme son idéologie.

              Considérons la métaphore suivante : un paysan et son champ de blé. Une partie de la récolte est consommée pendant l’hiver, et une partie de la récolte est conservée pour semer de nouveau au printemps. Vous nous dites, en substance, qu’il ne sert à rien de conserver cette partie, car notre créativité nous permettra toujours de pallier au problème des semences. Personne de sensé n’a jamais osé affirmer une pareille chose, tout simplement parce que c’est idiot. Je ne pense pas que vous soyez idiot, je pense que vous raisonnez de travers à partir d’informations peu fiables ; vous avez aussi une forte tendance à l’amalgame.

              La démarche que vous adoptez est assez caractéristique des discours sectaires ou charlatanesques en tout genre : trouver une référence légitimante peu connue (en l’occurrence, Vernadsky) bâtir un faux discours à partir de la référence, en inventant si nécessaire, et promettre monts et merveilles, ou bien, combattre une théorie ennemie, ou présentée comme telle (dans notre cas, le malthusianisme). Que comptez-vous y gagner, sur AgoraVox ?


            • Roosevelt_vs_Keynes 20 mai 2011 16:21


              Si je n’ai pas répondu explicitement à votre propos relatif à la responsabilité et à tout ce qui est pollution, c’est parce que j’y répondais implicitement en parlant de la notion de culture.

              Par rapport à Vernadsky, le mot « colonisation » n’était pas pris au sens de « coloniser des territoires pour les piller », mais « y apporter la vie ». J’ai lu en français « L’autotrophie de l’humanité », et c’est de ce strict point de vue que je me réfère à Vladimir Vernadsky.


            • Bovinus Bovinus 20 mai 2011 17:18

              Je viens de parcourir l’ « Autotrophe de l’humanité » (ici en VO : http://vernadsky.lib.ru/e-texts/archive/Vernadsky_V.I.__Avtotrofnost_Chelovechestva.html ). Les derniers paragraphes sont bonnement hallucinants : il y est question de rien de moins que de synthétiser des aliments, comestibles, à partir de l’énergie solaire. C’est à dire, de la photosynthèse. Quand vous aurez réussi à muter en plante verte, appelez nous.

              Pour tous les autres thèmes abordés, à savoir, l’énergie nucléaire (qui était porteuses de très grands espoirs à l’époque, rappelons-le) et l’énergie solaire (dont on voit aujourd’hui les limites), tout a déjà été dit. Fondamentalement, ces deux sources d’énergie ne sont pas susceptibles de nous sauver de l’épuisement des ressources fossiles et de nous envoyer sur Mars. En tout cas, pas à moins de faire une découverte inattendue, dont rien ne dit qu’elle interviendra dans un futur proche. En attendant, vive Malthus et son bon sens (quelque peu pessimiste, mais au moins, fiable).

              « L’autotrophe de l’humanité » n’est en aucune façon une œuvre scientifique, mais tout simplement de la SF, au mieux, de la vulgarisation, ou peut-être de la propagande sur commande du Parti. Dans l’un et l’autre cas, je n’y vois rien de mal, et je n’ignore pas que cela fut écrit par un scientifique de renom (dans le monde communiste). Disons qu’il adopte une posture proche de Arthur C. Clarke. Ce que je vous reproche, c’est que vous nous présentez des hypothèses comme étant des certitudes.

              Et, encore une chose : cet article, d’après le site dont j’ai mis le lien plus haut, figure dans une sorte de recueil, dont le titre est : « Le cosmisme russe : anthologie de la pensée philosophique ». Il s’agit là d’une posture intellectuelle, d’une conception de la vie, à un niveau métaphysique, et, encore une fois, en aucun cas de science.

              Cela confirme ce que j’avais écrit plus haut, sur la weltanshaaung qu’adoptent en général les Russes quand il s’agit de l’avenir : enthousiasme, volontarisme, créativité, polarisation sur l’essentiel et volonté farouche d’aller toujours de l’avant. C’est en effet, radicalement opposé à ce qu’on fait chez nous : pessimisme, exagération des difficultés, comptabilité des coûts, ergotage systématique, discussions à n’en plus finir, etc.

              Michel Houellebecq exploite des thèmes similaires dans « La possibilité d’une île », mais sa vision des choses est beaucoup moins radieuse que celle de Vernadsky. Peut-être parce que comme Malthus et Vernadsky, il est porteur des valeurs et des archétypes de son temps ? Cependant, sa vision fait tout de même froid dans le dos, car, elle est, elle aussi, du domaine du possible. Vous devriez envisager cette possibilité.


            • Roosevelt_vs_Keynes 22 mai 2011 12:15

              « Je viens de parcourir l’ »Autotrophe de l’humanité" (ici en VO : http://vernadsky.lib.ru/e-texts/arc... ). Les derniers paragraphes sont bonnement hallucinants : il y est question de rien de moins que de synthétiser des aliments, comestibles, à partir de l’énergie solaire. C’est à dire, de la photosynthèse. Quand vous aurez réussi à muter en plante verte, appelez nous."

              Un demi-siècle après ces écrits, le français Jean Robieux, suite aux crédit accordés par le Général de Gaulle, montrait qu’on peut fabriquer des aliments grâce aux propriétés optiques de la fusion contrôlée par laser. Le découvreur, l’explique lui-même ici à 41’58’’.

              "Pour tous les autres thèmes abordés, à savoir, l’énergie nucléaire (qui était porteuses de très grands espoirs à l’époque, rappelons-le) et l’énergie solaire (dont on voit aujourd’hui les limites), tout a déjà été dit. Fondamentalement, ces deux sources d’énergie ne sont pas susceptibles de nous sauver de l’épuisement des ressources fossiles et de nous envoyer sur Mars. En tout cas, pas à moins de faire une découverte inattendue, dont rien ne dit qu’elle interviendra dans un futur proche. En attendant, vive Malthus et son bon sens (quelque peu pessimiste, mais au moins, fiable).« 

              Voir le principe évoqué à ma réponse ci-dessus.

               »L’autotrophe de l’humanité" n’est en aucune façon une œuvre scientifique, mais tout simplement de la SF, au mieux, de la vulgarisation, ou peut-être de la propagande sur commande du Parti. Dans l’un et l’autre cas, je n’y vois rien de mal, et je n’ignore pas que cela fut écrit par un scientifique de renom (dans le monde communiste). Disons qu’il adopte une posture proche de Arthur C. Clarke. Ce que je vous reproche, c’est que vous nous présentez des hypothèses comme étant des certitudes.« 

              Bah depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et des découvertes ont été faites, rendant les hypothèses de Vernadsky des certitudes, je vous renvoie à ce qu’implique la découverte de Jean Robieux dans les années 60. C’est d’ailleurs avec cet exemple que mon article prend tout son sens : si la production de watts est la fonction numéro 1 de l’éolien, par exemple, c’est loin d’être la chose principale que permet la fusion. D’où la nouvelle définition de ce que représente »l’énergie« proposée dans mon article.

               »Et, encore une chose : cet article, d’après le site dont j’ai mis le lien plus haut, figure dans une sorte de recueil, dont le titre est : « Le cosmisme russe : anthologie de la pensée philosophique ». Il s’agit là d’une posture intellectuelle, d’une conception de la vie, à un niveau métaphysique, et, encore une fois, en aucun cas de science.« 

              C’est marrant, parce que si on parle de science et seulement de science, on a droit au refrain »science sans conscience n’est que ruine de l’âme". Par contre, quand on fait se rejoindre science et métaphysique, pour reprendre vos mots, alors on reproche de faire de la science avec conscience... 

              Très bel exemple de paradoxe cartésien.

              "Cela confirme ce que j’avais écrit plus haut, sur la weltanshaaung qu’adoptent en général les Russes quand il s’agit de l’avenir : enthousiasme, volontarisme, créativité, polarisation sur l’essentiel et volonté farouche d’aller toujours de l’avant. C’est en effet, radicalement opposé à ce qu’on fait chez nous : pessimisme, exagération des difficultés, comptabilité des coûts, ergotage systématique, discussions à n’en plus finir, etc."

              Je suis tout à fait d’accord.

              « Michel Houellebecq exploite des thèmes similaires dans »La possibilité d’une île", mais sa vision des choses est beaucoup moins radieuse que celle de Vernadsky. Peut-être parce que comme Malthus et Vernadsky, il est porteur des valeurs et des archétypes de son temps ? Cependant, sa vision fait tout de même froid dans le dos, car, elle est, elle aussi, du domaine du possible. Vous devriez envisager cette possibilité."

              Je reprends votre propres mots :

              Malthus + Houellebecq = pessimisme + froid dans le dos.
              Vernadsky = enthousiasme, volontarisme, créativité, polarisation sur l’essentiel et volonté farouche d’aller toujours de l’avant

              C’est très bien résumé !


            • lloreen 18 mai 2011 17:11

              http://www.quanthomme.info/qhsuite/index.html
              Il faut les informer et faire tourner l’information sans relâche.
              Mais ce n’est certainement pas les écologistes qui feront avancer le débat.C’est à nous, citoyens, qu’incombe cette tache.


              • Bilou32 Bibi32 18 mai 2011 18:04

                Malheureusement, Pantone et compagnie c’est du pipeau ! Si on a une légère baisse de consommation, c’est uniquement dû a une baisse de la puissance... Et encore, personne n’a pu réellement prouver quoi que ce soit ! Mais bon, certains y croient et bidouillent pas mal ! Peut-être qu’ils trouveront quelque chose d’intéressant un jour.


              • Gui 18 mai 2011 17:14

                "Sortir du nucléaire priverait l’humanité des bénéfices et des défis jetés à l’homme par ce champ des possibles encore embryonnaire."

                Le nucléaire civil est clairement une impasse technologique !

                Le nucléaire civil est un résidus du nucléaire militaire qui lui, même condamnable, avait une logique dans les années 1950.

                Produire de l’électricité pour une génération alors qu’il en faut des milliers pour les surveiller !!

                La nature cupide de l’homme et l’instabilité politique de nos sociétés ne sont pas compatibles avec une énergie si puissante et difficile à contrôler.

                L’épanouissement de l’humanité passera par une énergie facile a produire, disponible, sécurisé et à but non lucratif ou ne passera pas !

                Je vous laisse rêver ...


                • Roosevelt_vs_Keynes 18 mai 2011 17:53

                  Les congressistes américains sont tous millionnaires grâce à Wall Street. L’homme est cupide, salaud , pollueur, vicieux...

                  Le 12 avril 2011, une loi a été introduite et est soutenue par des congressistes américains pour faire fermer Wall Street.

                  Je me demande bien pourquoi.

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