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Accueil du site > Actualités > Environnement > Quelle démocratie participative voulons-nous ?

Quelle démocratie participative voulons-nous ?

Les exemples de déni démocratique sont nombreux et connus : aéroport Notre Dame des Landes, tunnel Lyon-Turin, CenterParc de Roybon... Mais chaque commune en France, même petite, a ce genre de problème. Exemple à Francheville, près de Lyon, où certains veulent construire un barrage en plein milieu de la commune ! Tout en refusant tout autre projet, plus collectif et responsable. Retour sur ce sujet, surtout suite à mon article et la réponse du sénateur-maire d'Oullins. Des éclaircissements doivent être apportés.

Dans le département du Rhône, la construction des barrages à Tassin et Francheville se fait au seul profit d’Oullins. En effet, le développement anarchique ces dernières décennies conduit à un bétonnage excessif et des conséquences catastrophiques en cas de fortes pluies. Quelles solutions face aux crues répétées ? Des barrages !

Mais pas à Oullins, non. Les élus avancent que la ville n’a plus de foncier à bâtir ce qui est risible au regard des plans de développement (commerces, transports, habitat) proposés et votés récemment. Qui a promeut ce développement entraînant une densité dangereuse ? Qui doit supporter les erreurs des élus d’Oullins ? Les communes alentours, notamment Francheville et Tassin !

Ces communes doivent s’accommoder de la construction de deux barrages (un saccage complet devrait-on dire) et si leurs habitants s’y opposent, ils sont taxés d’être des sans cœur, des mauvais citoyens qui n’ont aucune compassion, des bobos soucieux de leurs petits intérêts. Plus grave, c’est sur eux que portera la faute s’il y a des morts lors de prochaines crues et en l’absence des fameux barrages. Les propos des partisans des barrages, proposés par un SAGYRC à la main d’Oullins, sont scandaleux !

On nous parle de responsabilité mais qui est irresponsable ? Un vrai projet collectif consisterait à la mise en place de plusieurs retenues sur l’Yzeron, permettant d’impliquer toutes les communes, avec des procédés respectueux des personnes et de la nature. Sans être un gouffre financier qui plus est. Ce projet est ici, au vu et aux sus de tous.

Mais de cela, le SAGYRC n’en veut pas. Pourquoi ? Pour sauvegarder les petits intérêts de ceux qui veulent continuer à faire tourner leur petite machine économique et politique. Aux autres, à Francheville et Tassin, de jouer les variables d’ajustement, de voir saccager leur territoire. Qui est responsable ?

Le SAGYRC organise actuellement des réunions de concertation pour faire passer la pilule du projet car oui, tout est déjà acté. C’est facile de débattre dans ces conditions où tout est déjà décidé. Au contraire, organisons une réunion pour les populations où toutes les solutions seraient présentées et soumettons les propositions à un referendum local ! C’est ça la DEMOCRATIE !

Il faut jouer collectif et non pas diviser pour mieux régner comme c’est le cas actuellement. Une solution collective impliquerait tout le monde et personne ne serait lésé. Cela aurait au moins l’avantage de montrer qui se soucie réellement des communes et des administrés. Face aux enjeux des inondations, qui propose un développement durable et responsable des communes bordant l’Yzeron ? Assurément pas le SAGYRC !


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3 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 4 mai 19:22

    Personne pour commenter...

    C’est un sujet que j’ai traité récemment.
    La première partie n’est qu’un exemple que vous pouvez sauter puisque cela faisait partie de mon microcosme..
    Mais le fin mot, est pour apporter de la participation intéressante, c’est en s’impliquant avec motivation et compétence. 
    Si un des deux critères n’est pas là, il vaut mieux penser à autre chose.
    Vous n’aurez même pas pensé à un Plan B.

    • Kelimp 6 mai 18:58

      Bonjour,
      On a assisté à quelque chose d’analogue au barrage de Sivens et la mobilisation des collectifs locaux a fait reculer les destructeurs de l’environnement même si le prix payé a été douloureux.
      Pour NDDL, c’est encore plus le cas et nous sommes confiants, avec ACIPA, d’arriver à ce que ce GPII soit enfin abandonné, malgré les ruses pseudo-démocratiques de Valls.
      La démocratie passe aussi par ces combats, parfois difficiles mais qui, s’ils sont fortement médiatisés, font bouger les lignes.


      • ullulu (---.---.202.25) 6 mai 21:41

        La possibilité des référendum locaux n’existe pas en France. Sauf si le maire en propose un, fait rarissime. En règle générale, il serait bon que vous réalisiez que la France n’est pas une démocratie. Une démocratie « représentative » n’est pas une démocratie, c’est même par définition un oxymore, terme très tendance ces dernières années. Nous ne sommes pas en démocratie , c’est le message principal de mon commentaire. Et j’ai bien sûr signé la pétition article3 pour l’instauration des référendum d’initiative citoyenne en France, à vous de jouer.

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fabbelair


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