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Accueil du site > Actualités > Environnement > Qui est contre l’interdiction du thon rouge ?

Qui est contre l’interdiction du thon rouge ?

Le débat sur l’interdiction du thon rouge bat son plein…3 jours après la report de la décision française (la réunion inter-gouvernementale du 11 janvier n’a pas débouché sur un accord), les positions semblent claires : le Ministre de l’Agriculture est contre l’interdiction, tandis que la Ministre de l’Environnement est pour.
 
Ce désaccord marque une ligne de front entre les pêcheurs, plutôt opposés à l’interdiction, et les ONG environnementales, qui sont farouchement pour.

Le thon rouge est-il vraiment en voie de disparition ? Sur la Toile, beaucoup de commentateurs affirment le contraire : aucune donnée scientifique ne prouverait le risque d’extinction et les ONG seraient partisanes, disent-ils. Pourtant les analyses scientifiques existent et la plupart d’entre elles n’émanent pas des ONG mais de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT).

L’ICCAT, organisation inter-gouvernementale créée en 1969, est très claire :

« Les résultats font à nouveau apparaître un fort déclin du stock reproducteur sur les 10 dernières années. Le schéma de sélectivité et les niveaux de mortalité par pêche actuels font que la mortalité par pêche est toujours de 3 à 3,4 fois supérieure à FMAX, ce qui conduirait le stock reproducteur à des niveaux très bas ( 6% de la biomasse vierge), ce qui est considéré comme un fort risque d’effondrement du stock. (P.192 rapport Vol 2) » (rapport 2008/2009, Partie I volume 2, p… 192).

Première remarque : La mise en doute des études scientifiques n’est pas surprenante : Une partie de l’opinion publique ne fait plus confiance aux rapports scientifiques. Les affaires sur les OGM (Monsanto), les vaccins H1NI1, sur la vache folle ou le sang contaminé ont popularisé l’idée qu’un rapport scientifique est potentiellement un outil au service d’un groupe d’intérêt, et qu’au lieu d’être fiable et impartial, il est souvent manipulateur…

De notre point de vue, cette suspicion est légitime. Mais à l’heure de démêler le vrai du faux et de faire le tri entre les études indépendantes et les études partisanes, ce sont l’esprit critique et la méthode rationnelle qui doivent l’emporter (sur les sentiments et sur l’intérêt personnel).
Pour ce qui concerne le thon rouge, il nous semble que l’ICCAT est plutôt indépendante et qu’elle applique une méthode scientifique valide. Raison pour laquelle nous acceptons ses analyses et recommandations.

Au delà de l’analyse critique des données scientifiques, plusieurs points me semblent essentiels dans le débat sur le thon rouge :

1. On n’a rien trouvé de mieux pour préserver une espèce de poisson menacée que la fixation de quotas de pêche par espèce et par pays

2. La principale menace sur le thon rouge vient des bateaux braconneurs et de la pêche illégale, qui contournent les quotas

3. L’opposition des pêcheurs français à l’interdiction du thon s’explique par le fait qu’ils se sentent menacés dans leur existence…mais leur principal péril est ailleurs : c’est l’importation massive de poissons, souvent issus d’une pêche industrielle lointaine.

Le point 2 (braconnage et prises illégales) justifie à mon avis l’interdiction temporaire de la pêche au thon rouge.

Le point 3 (pêcheurs locaux en danger) nécessite une réflexion politique approfondie. Veut-on le maintien et l’essor de la pêcherie française ? Et l’avenir des pêcheurs français passe-t-il par le poisson d’élevage biologique et par la promotion d’une filière sauvage artisanale ? Les ONG et les pêcheurs pourraient peut-être trouver là un terrain d’entente.


Crédits image : ICCAT
 
 

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37 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 15 janvier 2010 10:44

    les thons , comme les dauphins sont menacés de famine par la surpêche des autres poissons , car ce sont des carnivores en haut de la chaine alimentaire .


    • non666 non666 15 janvier 2010 13:21

      Je connais en effet plus d’une morue qui a par trop péché.
      La Jalousie des Thons coule de source : elles veulent elles aussi se faire pecho....


    • crawfish crawfish 15 janvier 2010 10:52

      ... menacés par la surpêche des autres poissons, oui, et n’oublions pas que la pêche minotière ( qui nourrit les poissons d’élevage) en est largement responsable.
      On voudrait éliminer la filière pêche qu’on ne s’y prendrait pas autrement !


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 15 janvier 2010 10:52

        Bonjour mangemieux

        " Ce désaccord marque une ligne de front entre les pêcheurs, plutôt opposés à l’interdiction, et les ONG environnementales, qui sont farouchement pour " Le thon rouge est meilleur que le meilleur des steacks, plus fin et plus tendre. Pour prendre une telle décision, il ne faut pas demander à celui qui en mange ou en a déjà mangé, mais à celui qui est neutre et vierge, car c’est la meilleure viande qui soit.

        Donc, ni l’Etat ni la commission européenne ne peut trancher...


        • mangemieux mangemieux 15 janvier 2010 11:06

          Bonjour Lisa Sion ! Si je te comprends, tu veux dire qu’une fois qu’on a gouté du thon rouge, on ne peut pas l’interdire, tellement c’est bon ?!

          Mais si tout le monde en mange sans limite, il n’y en aura plus...et ton plaisir disparaitra :=)


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 16 janvier 2010 01:17

          Bonsoir mangemieux, en effet, le thon rouge est excellent. A ce propos, bien en rapport avec ton sujet et révélateur des conséquence à long terme de cette décision. Il y a deux siècles, le préfet de l’Allier avait fait un arrêté déclarant limiter à trois jours par semaine la consommation de saumon prélevé dans la rivière pour préservation de celui-ci...


        • Gollum Gollum 15 janvier 2010 11:41

          Il y a un moyen de sauver ce magnifique poisson. C’est de cesser d’en consommer, ce que je fais depuis plusieurs années déjà. 


          Faites de même et le problème sera réglé. En plus comme il est en haut de la chaîne alimentaire, c’est une viande saturée en produits toxiques...

          • Cogno2 15 janvier 2010 11:42

            Mais si tout le monde en mange sans limite, il n’y en aura plus...et ton plaisir disparaitra :=)

            Sans importance en vérité, l’humain étant incapable d’envisager sur plus de quelques années. Et ça tombe bien, le saint pognon ne nécéssite pas d’être visionnaire pour le vénérer.

            Les affaires sur les OGM (Monsanto), les vaccins H1NI1, sur la vache folle ou le sang contaminé ont popularisé l’idée qu’un rapport scientifique est potentiellement un outil au service d’un groupe d’intérêt, et qu’au lieu d’être fiable et impartial, il est souvent manipulateur…

            C’est pour ça qu’il faut éduquer les gens avec autre chose que le l’info choc, des pubs débiles, des peoples, etc.
            Alors ils auront les capacités de faire le tri dans le mélange hétéroclite que vous citez.
            Ca évite de voir des gens nier certains phénomène logiques, et ça pourrait éviter pas mal de croyance quasi religieuse sur le « tout va bien ».


            • Croa Croa 15 janvier 2010 22:19

              Les « pubs débiles » ne seront jamais en voie de disparition, quoi que tu puisses souhaiter !

              Et quant il n’y aura plus de thon rouge elles feront la promo du soleil vert. Bien conditionné le consommateur y trouvera son plaisir tu verras smiley


            • K K 15 janvier 2010 11:54

              Le problème majeur est qu’il y a 20 ans, peu de gens mangeaient du thon rouge en Europe. On consommait surtout du thon blanc (qui est un peu plus petit). Puis la mode des Sushis est arrivée. Je ne critique pas, car je trouve cela excellent, mais le thon rouge est un des poissons rois en sushis et makis. Sachons nous modérer pour que nos enfants connaissent le goût de ces délicieux poissons.


              • oncle archibald 15 janvier 2010 14:28

                désolé de vous contredire Mr K mais en été il y a toujours eu en méditerranée la saison du thon. Il s’en prenait pas mal et même trop pour le commerce local, les prix baissaient, et on pouvait en profiter pour « faire provision » et en congeler pour plus tard .. maintenant malgré la pêche intensive et les bateaux monstrueux, il n’y en a presque plus sur les étals, à un prix exorbitant, tout fout le camp au Japon ... 


              • plancherDesVaches 15 janvier 2010 15:14

                Enfin, un commentaire qui fait ressortir un peu d’intelligence.

                Notez ça :
                « 2. La principale menace sur le thon rouge vient des bateaux braconneurs et de la pêche illégale, qui contournent les quota. »

                Il suffit donc de se poser la question toujours importante : « A qui profite le crime... ???? »

                Hé bien... : aux Asiatiques et dessous de table versés aux politiques.

                En gros, comme d’hab.


              • Croa Croa 15 janvier 2010 22:37

                Il en est du thon rouge comme du reste !  Mais pourquoi diable chercher aussi loin que du coté du braconnage ou des asiatiques ?

                Ce sont les banques comme d’hab qui mènent encore la barque ou plutôt nos fantoches (« nos » puisque c’est nous qui les élisons !)
                L’important est que l’argent rentre, c’est à dire que les bons sujets de Sa Majesté le Capital payent leurs dettes !

                Ce n’est pas pour rien que les bateaux sont toujours plus gros et plus puissants !


              • zvalief 15 janvier 2010 12:53

                pourquoi la question du gaspillage n’est jamais abordée, près de 50% de ce qui est pêché est jeté, parfois pour des raisons aussi stupides que le simple aspect extérieur, il y a également une grande partie du poisson pêché qui n’est utilisé que pour être transformé en farine et nourrir les poissons d’élevage.
                si on concentrait nos efforts sur l’arrêt du gaspillage plutot que de perdre du temps et de l’argent à débattre la possibilité d’interdire ou non la consommation de certains produits, de plus je ne vois pas bien l’impact de mesures de restriction qui s’arrêteraient au niveau français ou même européen quand on voit les quantités pêchées et consommées par des pays comme le japon par exemple qui ne sont pas du tout près à s’appliquer de telles mesures.


                • oncle archibald 15 janvier 2010 14:23

                  Qui a vu au port ces thoniers « new look » longs et hauts comme des paquebots, avec un hélicoptère et un héliport pour les repérages, avec des filets entreposés sur le quai hauts comme des immeubles ... Ce n’est pas la pêche au thon, c’est la guerre au thon .. les quotas ah-ah-ah !! ils vendent en pleine mer et ce sont des bateaux aux nationalités douteuses qui repartent avec la pêche .. Arrêtez immédiatement cette mascarade de pêche s’impose bien évidemment .. 

                  Corrélativement cet été, quotas obligent, on a constaté qu’après 15 jours en mer les thoniers monstrueux précités avaient enregistré O tonnage sur leurs registres ... ce qui n’a pas empêché un ministre inspiré d’empêcher les plaisanciers adeptes de la pêche sportive qui prennent deux ou trois thons dans la saison et dépensent des fortunes dans le commerce local pour cela de continuer à s’amuser, au nom de la survie de l’espèce !! On rêve !! 

                  • Croa Croa 15 janvier 2010 22:44

                    Tout à fait !

                    J’ajouterais que derrière ces comportements,

                     smiley il ne peut y avoir que le pouvoir des banques ! smiley


                  • agent orange agent orange 15 janvier 2010 15:14

                    Death by sushi ?


                    • kitamissa kitamissa 15 janvier 2010 16:30

                      à défaut de thon,la sardine crue,c’est délicieux ,avec du pain de campagne bien cuit ,du beurre demi -sel ,un coup de Chablis frais là dessus ,et ça passe comme une lettre à la poste !


                      • TSS 15 janvier 2010 16:54

                        3. L’opposition des pêcheurs français à l’interdiction du thon s’explique par le fait qu’ils se

                        sentent menacés dans leur existence

                        NON !surtout ils font parti des pecheurs illegaux par exemple les Sétois qui immatriculent leurs

                         bateaux en Libye pour pecher sur les lieux de reproduction du thon rouge accelerant ainsi sa

                        disparition... !!

                        quand ils annoncent que les quotas sont remplis en moyenne ils en ont peché 2 fois plus

                        qu’autorisé... !!


                        • Croa Croa 15 janvier 2010 22:50

                          Tu pourrais t’expliquer ???

                          (Sinon tu retournes te coucher ; On parle de problèmes sérieux ici.)


                        • elec 42 elec 42 15 janvier 2010 18:10

                          laissont les faires,quand les lobby de la peche auront fini de scier la branche sur laquelle ils sont assis,ils iront se chercher une place à l’usine.


                          • RemiMorin 15 janvier 2010 18:22

                            @l’auteur (Mangemieux) le passage le plus puissant est :
                            "Première remarque : La mise en doute des études scientifiques n’est pas surprenante : Une partie de l’opinion publique ne fait plus confiance aux rapports scientifiques. Les affaires sur les OGM (Monsanto), les vaccins H1NI1, sur la vache folle ou le sang contaminé ont popularisé l’idée qu’un rapport scientifique est potentiellement un outil au service d’un groupe d’intérêt, et qu’au lieu d’être fiable et impartial, il est souvent manipulateur…« 

                            Effectivement... c’est un phénomène (émergeant ? empirant ?) capitale des débats d’actualités puisque tous les dossiers écologiques (réchauffement de la planète, pollutions, sur exploitation) sont combattu avec cet élément. Intéressant comment vous placez cette brique dans le débat.

                            @Oncle Archibald : » Ce n’est pas la pêche au thon, c’est la guerre au thon "

                            Effectivement que c’est une guerre... pour la survie d’un bord pour le profit de l’autre (un résume de presque toute les guerres en fait... ). Cet image est puissante et résume bien la situation. J’avais lu il y a longtemps : même s’il ne restait qu’un poisson dans tout l’océan, nous avons la technologie de pêche pour le trouver et le capturer.

                            @ceux sur la pêche sportive : vous montrer un autre point que je vois bien trop souvent ici... (Québec). Une industrie apporte une situation de déclin, tout le monde se sert la ceinture (théoriquement) l’industrie trouve des ’Work around’. Regardez les débarquements de morues après l’effondrement des stocks sur les bancs de terre neuve vous allez comprendre.


                            • oncle archibald 15 janvier 2010 19:58

                              et la morue qui était la nourriture de base des pauvres en espagnedu nord et au portugal est devenue un poisson très cher, que les portuguais exhiles en France achètent de temps en temps en pensant à leurs parents !


                            • bonnes idees 15 janvier 2010 18:49

                              Mais enfin personne ne comprend rien au problème. De toute manière les resources de la mer sont terminées. Toute la planète puise dedant ? Que se passe t’il ensuite. Les èspeces s’épuisant le prix monte et si le prix monte, les abus en tout genre se multiplient. La contrebande se met en place. Cela se passe déja avec les éspèces terrestres. Alors tant qu’à faire, tapons dedans. Arriverons nous à raisonner 6 900 000 d’êtres humains


                              • oncle archibald 15 janvier 2010 20:06

                                @ bonnes idées : ca n’est pas 6,9 milliards d’etres humains qu’il faut raisonner, mais les 0,099 M de profiteurs qui affament les 9,899 M autres ! La surpeche du thon n’a pas pour objet de rassasier les « masses populaires » mais de satisfaire au prix de l’or ceux qui ont envie de se payer cette fantaisie sous forme de suchis .. Pendant que les quelques spécialiste du marché agro alimentaire s’en foutent plein les fouilles, les petits pecheurs locaux qui vivaient très bien du thon il fut un temps désarment leurs bateaux, et les mediterranéens qui aiment le poisson frais peché localement, dont je suis, regardent monter les prix ...


                                Tiens une autre question : qui est pour l’interdiction de peche des rougets à peine nés qui mesurent 10 ou 15 cm ?? quelle honte ! Ils viennent chaluter quasiment sur les plages maintenant ! Ils détruisent tout ! onne peche presque plus rien en pechant du bord !

                              • latitude zéro 15 janvier 2010 19:43
                                Qui est contre l’interdiction du thon rouge ?Moi !

                                • latitude zéro 15 janvier 2010 20:13

                                  Bien sûr que non .... pas moi !!!!!!!


                                • rastapopulo rastapopulo 15 janvier 2010 20:18

                                  Bien en fait, c’est l’interdiction des gros bateaux (et donc de la maximalisation des profits à l’anglosaxonne) et le combat contre les vrais toxiques (le mercure des lampes économiques pas le CO2 !!) qui pourrait seul nous permettre un espoir pour eux....

                                  Mais avec l’écologie à l’anglosaxonne obnubilé par le mondialisme et le CO2 aucun espoir.

                                  Tiens en 2015 (et déja avant !) la mise en place du marché transatlantique (fusion de l’europe avec les USA le pays le plus endetté au monde) va donc voir arriver les rêgles américaines de pêche.


                                • oncle archibald 16 janvier 2010 09:35

                                  100% d’ac avec Rastapopoulos. Tout est question d’echelle et de choix des bonnes cibles... La peche dans le Rhone et son estuaire est interdite tant il y a de métaux lourds et autres saletés fixés dans la chair des poissons, ... elle va ou l’eau des fleuves ?? 

                                  Ce qui empeche de prendre les décisions de bon sens c’est la soif de profit des multinationales .. Il se construit en ce moment même des thoniers de 80m de long dixit Listao plus bas. Qui va ramasser les fruits de cet enorme investissement ? les pecheurs bretons ou une multinationale de l’agro alimentaire ? Il faut ramener à l’echelle de la proximité la production de la nourriture. Il faut que les agriculteurs, éleveurs, pecheurs, retrouvent la noblesse de leur métier et puissent en vivre. L’armateur de ces usines flottantes n’a rien à voir avec un pecheur. C’est un financier, il fait du fric avec du fric, il ne peche rien d’autre que des dollars.

                                • listao 15 janvier 2010 20:23

                                  ayant appartenu pendant de nombreuses années à ce milieu de la pêche au thon, il me prend l’envie d’éclairer quelques peu les sentiments éprouvés mais surtout les certitudes de certain d’entre vous.
                                  concernant le doute des études scientifiques
                                  Les différents rapports émis par les organismes (comme la FAO) sont consultés par le grand public comme par les armements de thonier or ce sont ces derniers qui devraient vous mettre la puce a l’oreille en effet de ces rapport dépendent directement les investissements futurs.Je vous laissent considérer le prix d’un navire de 80 mètres muni de tout cet équipement spécifique sans parler de l’équipage ni des licence d’exploitation.Pensez vous que trois navire de 90 mètres seraient en construction à Concarneau dans le Finistère si les océans étaient vide ?

                                  Ensuite je me vois navré de devoir annoncer que très peu d’entre vous n’a jamais mangé de thon rouge.L’estampille « thon rouge » est autorisée par opposition au thon blanc.En réalité il s’agit d’Albacore, le blanc étant du germon.Les bonites : skipjack ou bonite rayé ou encore listao, les grands thons yellow fine ou albacore, le patudo ou big eyes ou encore thon obèse, le germon ou thon blanc, le long tail, le thon rouge de méditerranée (100 à 300 kg pour un spécimen adulte) et je vous fais grâce de tout une serie de bonnites impropres à la consommation, sachant que toutes ces variétés se trouvent dans des zones différentes de la planète (excepté le listao et l’albacore que l’on trouve dans toutes les eaux tropicales) une question me vient a l’esprit :de quelle pêche au thon parlons nous ?

                                  A présent quelques réactions aux commentaires et aux idées reçues
                                  A propos de la taille d’un thonier senneur congélateur, les plus gros mesure 100 mètres mais cette catégorie tant à disparaitre à cause des couts d’exploitations au profit de navires plus petit (70 mètres).Les hélicoptères ont disparus des plate-formes de ces navire depuis plus de 15 ans ils ont été remplacé par des radars capables de détecter les oiseaux qui trahissent la présence d’un banc de thon.La taille d’une senne est 2000 mètres sur 180 mètres de chute.

                                  Les captures involontaires représentent un très faible pourcentage car il s’agit d’une pêche sélective, un banc d’albacore est exclusivement composé d’albacores.Lors de la pêche sur DCP (ou épave) le bilan est plus lourd car en effet une petite population de diverses variétés sont également capturés on y trouvera des balistes pour la plus grande majorité, des dorades coryphene, ainsi que des requins soyeux qui eux voient leur nombre diminuer chaques années.
                                  petite parenthèse à propos des dauphins.Les thonier senneur utilisent pour la détection des bancs de thon un instrument indispensable nommé sonar qui émet un puissant ultrason, les dauphins sont singulièrement sensible à ces émissions et fuient les zones de pêche, pour cette raison pas UN dauphin ne s’est trouvé dans le filet d’un senneur depuis plus de vingts ans.
                                  Je peux développer beaucoup de points sur le sujet si quelqu’un le réclame comme l’alimentation du thon, ses migration, les méthode de marquage, les tonnages capturés ou les particularités techniques d’un thonier senneur congélateur etc.

                                  Néanmoins il y a effectivement plusieurs débats à lever sur le sujet notamment l’interdiction des DCP artificiels qui provoquent une véritable destruction de la ressource. 
                                  Autre point, la piraterie qui sévis dans l’océan indien ayant contraint les armements à accueillir deux militaires français à bord de chaque navire. Ces derniers ont pour ordre de faire fuir les pirates par des coups de semonce. Les armements espagnol également présent dans ce secteur n’ont pas bénéficié de la même politique et ont de leur propre chef engagés des mercenaires qui tirent dans le tas, récupèrent les armes, et vendent les skiff à diego-suarez.   

                                    


                                  • phoebus21 16 janvier 2010 12:53

                                    Bonjour,


                                    Je voudrais réagir en ce qui concerne les DCP. Comme le nom l’indique il s’agit d’un dispositif de concentration de poissons.

                                    Les DCP ne détruisent aucun poisson, c’est le moyen de pêche qui est destructeur.
                                    Des DCP ont été installés aux large des côtes, aux Antilles et à la Réunion. Ils ont permis une nette amélioration du rendement des petits pêcheurs artisanaux qui pêchent le thon jaune ou le marlin à la canne ou au bidon. Ces moyens de pêche ne sont pas une menace pour la ressource et il permettent aux petits pêcheurs de vivre de leur métier.

                                    Dans cette optique, je pense que l’interdiction de ce type de DCP serait aberrant.

                                  • latitude zéro 16 janvier 2010 22:18

                                    Phoebus

                                    On ne parle pas des petits DCP des pêches artisanales .
                                    Ceux la sont tolérables.


                                  • mangemieux mangemieux 17 janvier 2010 16:35

                                    @ Listao : Merci pour ce message d’expert, mais je me demande s’il ne va pas accroitre la confusion !

                                    De quel thon parlons-nous demandez-vous ?
                                    L’objet de mon article, c’est le Thon rouge du Nord (aussi appelé thon de l’Atlantique), « thunnus thynus ». C’est celui-là qui « navigue » en Méditerranée et que le gouvernement français devait décider (ou non) d’interdire. C’est ce même thon qui est suivi et « réglementé » par l’ICCAT et qui risquerait l’extinction. Ce même thon aussi, qui est exporté au Japon.

                                    Pour ce qui est des navires thonniers dont vous parlez et qui seraient en construction à Concarneau, il faudrait vérifier pour quelles espèces de thon ils sont armés : peut-être pour le thon germon et le thon albacore ? Sauf preuve du contraire, ces bateaux en construction ne sont pas une preuve que la population de thon rouge de l’Atlantique n’est pas surpéchée et ne frôle pas la disparition !

                                    Intéressant, ce que vous dites sur les captures involontaires et la DCP...mais pour ce qui est des captures hors quota et de la contrebande ? qu’en pensez-vous ?


                                  • latitude zéro 15 janvier 2010 22:22

                                    Listao

                                    Vous savez très bien pourquoi certaines ONG demandent que le thon rouge soit inscrit comme espèces menacées, donc à en interdire sa pêche.

                                    Les pêcheurs eux même en sont responsable.

                                    AUCUN quota n’a jamais été respecté. Certains déclarent tout juste 50% de leur pêche.
                                    Toutes les magouilles imaginables ont été inventé .
                                    Transbordement des prises au large .
                                    Récupération de quota de pêche à des navires non équipés pour cette pêche en les rétribuant.
                                    Faux armement.déclaré à la dernière minute.
                                    Thoniers fantômes.
                                    Je ne parlerai même pas des pêches illégales sans aucun contrôle, en Somalie par exemple ...

                                    Ce qui revient à dire que les quotas ne servent à rien.

                                    Est ce bien raisonnable ??
                                    Je n’ai rien contre les pêcheurs loin de la, mais ils scient la branche sur laquelle ils sont assis.
                                    ET mettent en péril l’existence même de cette ressource.

                                    S’ il n’y avait que le thon rouge, la surpêche industrielle est en train de TOUT vidé.
                                    75 % des espèces de poissons commerciales sont sur-exploitées ou même épuisées.
                                    Les océans sont à l’agonie.

                                    D’ici à 20 ans Il ne restera plus que des méduses !!!
                                    Commencer à prévoir des recettes de cuisine à base de méduses . Toutes les idées sont les bienvenues !!

                                    Quand au DCP, ils doivent être purement et simplement interdit, c’est un vrai massacre fourre tout, un véritable scandale !


                                    • kitamissa kitamissa 16 janvier 2010 01:00

                                      avant d’aller pècher ,finissons déjà tout le thon en boite du commerce ...

                                      et puis pour trouver des thons,pas la peine d’embarquer sur un bateau,vous allez en ville à n’importe quelle heure,les thons ne manquent pas ! smiley


                                      • bonnes idees 16 janvier 2010 12:26

                                        Il n’existe qu’un seul moyen pour ne plus pécher le thon rouge : l’extinction de l’éspèce.

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