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Réchauffement climatique : dramatique accélération de la perte de glace au Groenland et en Antarctique

La prestigieuse revue scientifique Science (dans sa dernière édition datée du 24 mars 2006) lance un cri d’alarme : la glace du Groenland et de l’Antarctique disparaît beaucoup plus vite qu’anticipé. Si la tendance se confirme, le niveau des mers pourrait monter de 5 à 10 mètres en seulement quelques siècles.

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Glacier Jakobshavn Isbrae, Groenland (Source : NASA)

Les scientifiques savent déjà depuis longtemps que les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique Ouest sont particulièrement vulnérables à une élévation locale des températures provoquée par le réchauffement climatique (voir mon article précédent sur AgoraVox intitulé Réchauffement climatique : déjà trop tard ?). Ils avaient également constaté depuis quelques années une forte accélération de l’écoulement des glaciers dans ces régions polaires, sans très bien savoir pourquoi. En effet, plusieurs des plus grands glaciers aux périphéries Est, Ouest et Sud du Groenland ont vu leur vitesse d’écoulement doubler au cours des cinq à dix dernières années, à la grande surprise des scientifiques. Les gigantesques glaciers Kangerdlugssuaq sur la côte Est et Jakobshavn Isbrae sur la côte Ouest du Groenland, par exemple, ont ainsi atteint une vitesse d’écoulement de 13 km/an, devenant les glaciers les plus rapides du Groenland.

Dans son édition datée du 24 mars 2006, la très sérieuse revue scientifique Science (l’une des deux plus prestigieuses avec Nature) consacre un dossier spécial à ce phénomène et lance un cri d’alarme : une montée du niveau des mers et des océans de plusieurs mètres d’ici la fin du siècle devient soudain beaucoup plus probable. En effet, les glaciologues commencent enfin à comprendre quels phénomènes physiques sous-jacents accélèrent la disparition des calottes polaires. Jusqu’à présent, ils pensaient que la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique Ouest prendrait plusieurs milliers d’années. Les scientifiques sont en train de réaliser que les émissions de gaz à effet de serre du XXIe siècle pourraient suffire à détruire ces deux calottes en quelques siècles seulement, provoquant ainsi une catastrophique montée de 5 à 10 mètres du niveau des mers sur toute la planète.

L’accélération des glaciers polaires

Ce que constatent les glaciologues, ce n’est pas tant une augmentation de la fonte proprement dite qu’une accélération de la vitesse de glissement des gigantesques glaciers groenlandais vers l’océan. Et le même phénomène semble à l’oeuvre dans l’Antarctique Ouest. Fonte ou glissement, le résultat ultime est le même : la disparition de la glace et l’élévation du niveau des océans. De 1996 à 2005, les scientifiques estiment que la perte de glace totale du Groenland aurait doublé, atteignant environ 224 kilomètres cubes par an en 2005. En Antarctique, la perte annuelle totale serait actuellement de 148 kilomètres cubes par an.

Mais quels sont donc ces phénomènes physiques qui accélèrent l’écoulement des glaciers vers l’océan ?

Les scientifiques en ont identifié plusieurs :

1 - L’eau de fonte à la surface des glaciers, due au réchauffement de l’air ambiant, s’écoule par des crevasses jusqu’à la base des glaciers où elle forme une couche de lubrifiant qui accélère l’écoulement de ces derniers.

2 - Selon les scientifiques, les océans auraient jusqu’à présent absorbé la moitié du surcroît de chaleur dû au réchauffement climatique, l’autre moitié ayant réchauffé l’atmosphère. Au niveau des pôles, la couche d’eau saline qui a le plus chauffé se situe (pour des raisons trop longues à expliquer) à environ 600 mètres de profondeur. Étant donné que la base des plus grands glaciers groenlandais au contact de l’océan se trouve à environ 1000 mètres de profondeur, l’augmentation de la température de l’eau de mer vers 600 mètres de fond contribue à saper la base de ces glaciers en la faisant fondre, accélérant ainsi leur glissade vers l’océan.

3 - La fonte de la périphérie des glaciers provoque aussi un relâchement mécanique dans les glaciers comme si, en quelque sorte, un verrou s’opposant à leur écoulement venait de céder.

4 - Enfin, les glaciologues ont constaté que les glaciers peuvent avancer soudainement par sauts successifs à la suite de tremblements de terre, ou plus exactement de tremblements de glace. Les scientifiques ont mesuré un doublement du nombre de ces tremblements de glace au cours des cinq dernières années, ce qui est le signe d’une accélération du déplacement de ces glaciers vers l’océan.

Quel niveau des mers dans l’avenir ?

Les prévisions officielles des scientifiques jusqu’à présent étaient que le niveau des mers augmenterait d’un peu moins d’un mètre d’ici 2100. Mais ces prévisions devront certainement être revues à la hausse compte tenu de ces nouveaux phénomènes accélérant la perte de glace au Groenland et dans l’Antarctique Ouest.

Pour essayer de prévoir ce qui nous attend, les scientifiques se sont intéressés à ce qui s’est passé il y a 130 000 ans, époque à laquelle la température au niveau des pôles était à peu près la même que celle qu’elle atteindra au cours du XXIe siècle quand le réchauffement climatique aura augmenté la température moyenne à la surface de la Terre d’environ 2°C. À cette époque, le niveau des océans était environ 3 à 4 mètres plus haut que de nos jours. Selon les scientifiques et la revue Science, tout laisse craindre que, faute d’agir rapidement pour réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre, un point de non-retour ne soit bientôt franchi et qu’une montée du niveau des océans de plusieurs mètres ne devienne alors inéluctable.

Une montée du niveau des mers de plusieurs mètres rendrait inhabitables toutes les villes côtières de la planète, dont Londres, Venise, Calcutta, New York et Tokyo pour n’en citer que quelques-unes .... et déplacerait un milliard et demi de personnes.

Conclusion

Ces derniers résultats scientifiques sur l’accélération de la perte de glace au Groenland et en Antarctique et la montée du niveau des mers qui en résultera sont vraiment très inquiétants. Si nous n’agissons pas rapidement et efficacement pour enrayer le réchauffement climatique, nous ne pourrons pas dire que nous n’avons pas été prévenus !

Références

Special Online Collection : Climate Change - Breaking the Ice, Science (24 March 2006)
(http://www.sciencemag.org/sciext/ice/)

A Worrying Trend of Less Ice, Higher Seas, Science 311, 1698 (24 March 2006)

Greenland Rumbles Louder as Glaciers Accelerate, Science 311, 1719 (24 March 2006)

Hitting the Ice Sheets Where It Hurts, Science 311, 1720 (24 March 2006)

Paleoclimatic Evidence for Future Ice-Sheet Instability and Rapid Sea-Level Rise, Science 311, 1747 (24 March 2006)

Simulating Arctic Climate Warmth and Icefield Retreat in the Last Interglaciation, Science 311, 1751 (24 March 2006)

Seasonality and Increasing Frequency of Greenland Glacial Earthquakes, Science 311, 1756 (24 March 2006)

Changes in the Velocity Structure of the Greenland Ice Sheet, Science 311, 987 (17 February 2006)

Cet article peut être librement distribué et reproduit. Merci d’en indiquer la provenance, à savoir : http://climat.canalblog.com

Cet article est téléchargeable au format PDF sur http://climat.canalblog.com


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57 réactions à cet article    


  • jcm (---.---.198.112) 29 mars 2006 13:11

    « Si nous n’agissons pas rapidement et efficacement pour enrayer le réchauffement climatique... »

    Quelle ampleur faudrait-il donner à cette action pour qu’elle puisse avoir l’efficacité nécessaire ?

    Réduire d’un facteur 4, 10, 40... nos émissions de GES ?

    En tenant compte du fait que si la fonte des permafrosts s’est réellement amorcée il y aura d’importantes sources de GES additionnées à celle de nos consommations de combustibles fossiles...

    Quid de cette fameuse « croissance » après laquelle nous courons tous ?

    Au passage un petit regard sur l’équation connue depuis quelques années : 20% des habitants de la planète (soit 1.2 milliards) consomment 80% des ressources.

    Changement de la donne : plus de 2 milliards de chinois et d’indiens réunis s’activent à rejoindre notre niveau de consommation.

    Ce qui conduit à ce que plus ou moins 3 milliards de personnes consommeront bientôt 240% des ressources disponibles...

    N’y aurait-il pas comme un bug... ?


    • Clément (---.---.89.19) 29 mars 2006 14:01

      Je rajouterai de lire l’article du « Monde 2 » sur la décroissance qui fait le croisement entre théorie économique et ressource de la planète... où l’on voit qu’on fonce droit dans le mur !


      • Yaarg (---.---.29.104) 29 mars 2006 15:17

        Encore le mythé culé de la « fin du monde » par l’augmentation du niveau des océan ? Mais c’est n’importe quoi !

        Ce ne sont pas des scientifiques qui prédisent un truc scientifiquement impossible mais une bande de rigolos. Peut-être ils inventent ça pour affoler les masses, mais ce n’est pas avec des arguments falsifiés que l’on fera avancer la cause de la lutte contre la pollution.

        Je vais donc vous faire un petit cours de géophysique :

        La réserve totale en eau de la planète est de 1.400.000.000 km3. Tous les ans, 119.000 km3 d’eau tombent sur les terres par le biais des précipitations et 74.200 km3 d’eau s’évaporent dans l’atmosphère, par l’évapotranspiration des sols et de la végétation. Dans les océans et les eaux de surface, 450.000 km3 d’eau tombent chaque année et 502.800 km3 s’évaporent.

        De l’eau douce de la Terre, environ 2.200 km3 s’écoulent dans les sols. Environ 135.000 km3 d’eau peut être trouvé dans l’atmosphère sous forme de vapeur d’eau, dans les lacs, l’humidité du sol, les marais et les marécages, des rivières, des plantes et des animaux.

        Comme les océans et les mers sont très grands c’est principalement eux qui stockent l’eau présente sur terre. Cela représente 97% de la quantité totale d’eau présente sur terre, 2% de cette eau sont gelés.

        De toute l’eau présente sur terre, seulement 2.59% est de l’eau douce. Sur ces 2.59% il y en a une partie, environ 2%, bloquée dans les calottes glacières et les glaciers. Le reste de l’eau douce est dans le sol (0.592%), ou accessible directement : lacs, rivières, les fleuves, etc. (0.014%)

        Pour faire fondre ces 2% d’eau congelée, il faudra une élévation de température telle que cela augmentera d’autant, sinon plus l’évaporation de tous les océans, car pour avoir plus de 0° au pôle sud, il faudra qu’il fasse 40° à Paris TOUT LE TEMPS, 60° à l’équateur TOUT LE TEMPS. C’est évidemment impossible car la nuit provoque une baisse de température.

        Il faut arrêter de colporter de faux dangers. La pollution est une réalité, le réchauffement planétaire est aussi un danger réel, mais pas parceque cela va faire monter le niveau des océans.

        Il serait bon qu’à la pollution chimique on n’y ajoute pas aussi la pollution mentale.


        • Yaarg (---.---.29.104) 29 mars 2006 15:23

          Dans son dernier best-seller, le romancier américain Michael Crichton, auteur de « Jurassic Park », met en doute la réalité du réchauffement climatique, attisant ainsi la controverse sur cette question qui divise les scientifiques et la classe politique.

          Pavé de 600 pages, « State of Fear » (« Etat de peur ») est déjà bien placé sur la liste des best-sellers aux Etats-Unis un mois après sa sortie. Ce « techno-thriller » occupe aussi une place inhabituelle, pour un ouvrage de fiction, dans les débats.

          Offrant tous les ingrédients du genre (action, suspense...) « State of Fear » innove en donnant le rôle du « méchant » à une organisation écologiste qui dérive vers le terrorisme. Elle planifie des catastrophes naturelles, comme un tsunami ou le décrochage d’un iceberg géant de l’Antarctique, pour convaincre l’opinion publique de la réalité du réchauffement de la Terre et lever ainsi davantage de fonds.

          Un juriste, Peter Evans, devient le héros « malgré lui » de l’intrigue en s’engageant dans une lutte sans merci contre ces écologistes extrémistes pour les empêcher de mener à bien leur sombre dessein.

          Fait inhabituel pour un roman policier, « State of Fear » est truffé de notes de bas de page et de graphiques offrant des explications scientifiques au lecteur.

          Le livre comporte même un appendice dans lequel Michael Crichton justifie sa position. « Personne ne sait si la tendance au réchauffement est un véritable phénomène naturel. Personne ne sait jusqu’à quel point elle est liée à l’activité humaine. Personne ne sait si le réchauffement va se poursuivre au siècle prochain », écrit-il notamment.

          Bien que l’auteur en réfute l’idée, affirmant n’avoir pas « d’agenda », une telle position concorde avec celle, attentiste, des défenseurs de la politique de l’administration de George W. Bush, qui a refusé de ratifier le protocole de Kyoto visant à lutter contre le réchauffement climatique.

          Un sénateur républicain, James Inhofe, a ainsi jugé que « State of Fear » écrivait « la véritable histoire » du changement climatique. L’influent éditorialiste George Will s’est également félicité que des « millions de lecteurs » allaient désormais considérer avec un « scepticisme » aiguisé les annonces de catastrophes annoncées.

          Invité à s’exprimer vendredi devant un institut de recherche de Washington, où il a fait salle comble, Michael Crichton s’est déclaré « très troublé » par ce qu’il avait « constaté » durant les trois années de recherche consacrées à son livre. Il a notamment regretté que la science soit trop souvent « manipulée pour des motivations politiques », que les études soient acceptées sans vérification et que les médias privilégient l’alarmisme.


        • meta-babar (---.---.70.249) 29 mars 2006 16:17

          Si pour vous la science c’est le pauvre raisonnement bancal, alors forcemment je ne m’etonne pas que vous traitiez les gens qui publient dans science de rigolos.


        • (---.---.154.79) 29 mars 2006 18:44

          Va faire un tour au Canada.


        • Marc Marc 29 mars 2006 23:15

          Yaarg,

          Vos deux commentaires ci-dessus reprennent la désinformation mensongère des lobbies américains du pétrole (principalement EXXON) et de l’Administration Bush. Vos affirmations, comme celles de Crichton, comportent de nombreuses contrevérités.

          1ère contrevérité : « Ce ne sont pas des scientifiques qui prédisent un truc scientifiquement impossible mais une bande de rigolos. »

          Réponse : Ces « rigolos » qui ont publié ces articles dans la prestigieuse revue scientifique Science sont parmi les meilleurs scientifiques mondiaux en glaciologie et en climatologie.

          2ème contrevérité : « la controverse sur cette question [la réalité du réchauffement climatique] qui divise les scientifiques et la classe politique ».

          Réponse : La communauté scientifique n’est divisée ni sur la réalité du réchauffement climatique, ni sur son origine humaine. Ceci fait depuis longtemps l’objet d’un très large consensus parmi les scientifiques spécialistes du climat. Pour ceux qui en douteraient, je recommande la lecture de la déclaration commune datée du 7 juin 2005 des académies des sciences des pays du G8, de Chine, d’Inde et du Brésil (http://www.academie-sciences.fr/actualites/textes/G8_fr.pdf). Il n’a guère qu’une poignée de scientifiques, pour la plupart subventionnés par EXXON, qui le nient encore . Le problème est que le public perçoit mal ce consensus car les lobbies pétroliers et certains médias (surtout aux Etats-Unis) ont par un remarquable effort de relations publiques réussi à obternir une couverture médiatique disproportionnée en faveur de cette poignée de sceptiques. D’où cette impression trompeuse de cacophonie chez les climatologues. Pour en savoir plus, voir mon article précédent (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=7304), notamment les références 1 à 4.

          Quant à la classe politique, il n’y guère que la droite américaine (et encore pas toute la droite), et peut être le gouvernement australien, qui semble encore douter de la réalité du réchauffement climatique.

          3ème contrevérité : Michael Crichton est un expert en climatologie

          Réponse : Crichton est médecin de formation, et bien sûr auteur à succès. Ca n’en fait pas un scientifique, encore moins un climatologue. Il dit avoir recherché le domaine pendant trois ans, avoir tout compris sur le réchauffement climatique et pouvoir affirmer que la quasi-totalité des scientifiques font fausse route. C’est impressionnant d’humilité !

          Son livre (« State of Fear ») a bien sûr été analysé par différentes revues scientifiques, dont Nature et Science. Toutes sont arrivées à la même conclusion : ses affirmations sont une imposture grossière. En français, la revue Science & Vie dans son édition de février 2006 lui a consacré un article de cinq pages. Je vous en livre le titre et sous-titre qui illustrent bien le contenu de l’article : « Le réchauffement climatique vu par Michael Crichton - Les scientifiques crient à l’imposture - Le 28 septembre dernier, le Sénat américain auditionnait le célèbre écrivain de science-fiction sur la question climatique. Au grand dam des spécialistes. Car dans son dernier livre, le romancier nie radicalement l’existence du réchauffement global. Or, ces arguments n’auraient de scientifiques que le nom. »

          L’excellent site www.realclimate.org d’information créé, avec le soutien moral des revues Nature et Science, par des climatologues pour informer le public et les journalistes comporte plusieurs articles réfutant une à une des affirmations erronées de Michael Crichton. plusieurs de ces articles ont été traduits en français : voir par exemple http://www.realclimate.org/index.php?p=74

          4ème contrevérité : « Pour faire fondre ces 2% d’eau congelée, il faudra une élévation de température telle que cela augmentera d’autant, sinon plus l’évaporation de tous les océans, car pour avoir plus de 0° au pôle sud, il faudra qu’il fasse 40° à Paris TOUT LE TEMPS, 60° à l’équateur TOUT LE TEMPS. C’est évidemment impossible car la nuit provoque une baisse de température. »

          Réponse : Toutes les simulations informatiques de modèles climatiques prédisent que le réchauffement climatique touchera plus fortement les régions polaires. Dans ces régions, l’élévation de la température sera environ le double de l’augmentation moyenne à la surface de la planète. Ceci est confirmé par l’analyse des climats du passé et par de nombreuses mesures récentes.

          Affirmer qu’il faudrait qu’il fasse 40° à Paris TOUT LE TEMPS, 60° à l’équateur TOUT LE TEMPS pour que les calottes glacières du Groenland et de l’Antarctique ouest fondent est un non-sens scientifique. Elles sont déjà en train de fondre !

          Il est certes vrai que la glace au centre du continent antarctique ne fondra pas avant longtemps car la température y est constamment suffisamment en dessous de 0 °C. Par contre, les glaces du Groenland et de l’Antarctique ouest sont très vulnérables à une faible augmentation de températures provoquées par le réchauffement climatique. La fonte de toute la glace du Groenland élèverait le niveau des mers de sept mètres et celle de l’Antarctique ouest provoquerait une élévation supplémentaire de cinq mètres.

          Conclusion :

          Qui affirme que le réchauffement climatique représente une grave menace pour l’humanité, qu’il est d’origine humaine et qu’il est urgent d’agir ?

          - La quasi-totalité des scientifiques spécialistes du climat et les Académies des sciences de tous les pays développés.

          Qui nie que le réchauffement climatique représente une grave menace, qu’il est d’origine humaine et qu’il est urgent d’agir ?

          - Une poignée de climatologues (dont il est établi qu’ils sont subventionnés par des lobbys pétroliers), Michael Crichton (médecin et auteur de science-fiction), le gouvernement Bush et une partie de la droite américaine.

          Chacun est libre de croire qui il veut. Mais le réchauffement climatique n’attend pas. Et nous avons déjà perdu beaucoup trop de temps...Il est plus que temps d’agir !


        • meta-babar (---.---.158.61) 30 mars 2006 00:37

          Excellente réponse :) J’ajouterai qu’il n’est nullement nécessaire de faire fondre les 2% en entier pour faire monter de 4 à 6m le niveau des océans.


        • zipo (---.---.177.88) 1er avril 2006 20:54

          tu essayes de te rassurer mais la fonte des glaciers et tous les drames qui sont en train de se jouer se moque de tes appréciations - Tout ce que nous constatons actuellement démontre le vieillissement de la terre tel que la Bible le décrit . Tout cela ne fait partie que « des choses qui se voient » (2Corinthiens 4 ,18) - les moqueurs se rient de la Bible qui donne des indications et dirige les hommes qui le désirent vers ce qui est spirituels - c’est à dire le domaine de Dieu , invisible à l’oeil humain - mais qui est éternel - pour connaitre cette vie éternelle , un seul chemin : Jésus Christ - le seul nom par lequel on peut être sauvé (Actes 4 ,12) - LA BIBLE


        • (---.---.62.135) 6 avril 2006 15:13

          il me semble que la montée des eaux sera principalement dûe à un phénomène de dilatation au fur et à mesure que la surface des océans va montée en température...accumulée bien sûr à la fonte des glaces.


        • O.Z.Acosta (---.---.145.138) 29 mars 2006 15:37

          Heu, l’élevation de la température est général mais peu avoir des conséquences locales plus sévére.

          ca veut dire que 1° de plus en moyenne peuvent impliquer plus de 10° localement.

          De plus les Océans sont géré par des courants et des streams qui régulent la température (cf l’augmentation des cyclones pour réguler le réchauffement).

          Les estimations sont réalisé sur des faits réels qui se sont déjà produit plusieurs fois il y a plusieurs milliers, voir plusieurs millions d’années avec pour conséquence des extinctions massives d’espèces.

          Pour rapelle, il y a eu au moins 5 extinctions massives d’espèces

          En fait, on ne peut pas prévoir exactement ce qui va se produire mais ce qui est sur c’est que bon nombre de rapport sont classé secret défense alors je pense pour ma part que non seulement on va vers le mur mais à vitesse grand V avec nos politiques autiste qui nous poussent dans le dos

          Z


          • ivtchik (---.---.141.190) 29 mars 2006 20:27

            excuse moi, mais ton point 2 est une connerie...

            Le groenland est une ile... les glaciers se situent en moyenne à une altitude de 2000m... et aucun sientifique serieux ne dit aujourd’hui qu’ils sont en train de fondre..


            • Marc Marc 29 mars 2006 23:38

              Ivtchik,

              Le point 2 de mon article est correct et reproduit fidèlement le informations publiées dans la revue Science. Il est exact que ce sont actuellement les glaciers situés à la périphérie du Groenland qui fondent et accélèrent. Mais ce phénomène se propage aussi d’année en année vers l’intérieur du Groenland.

              Pour plus d’information (accessible sans abonnement) avec des cartes des zones de fontes au Groenland, voir par exemple http://cires.colorado.edu/science/groups/steffen/greenland/melt2005/


            • ivtchik (---.---.15.108) 30 mars 2006 13:03

              Désolé, je n’avais pas eu le temps d’approfondir mes propos, Mais Je maintient ce que j’ai dit....

              Je suis aussi en passant, allé voir le lien que tu as mis.pour les zones de fontes.. une image reste une image... moi aussi, quand j’ai envie d’exagerer un point.... si tu lis le texte associé, tu verras que la zone touchée est plus faible en 2005 qu’en 2002.. qu’en 98, 91, 87...

              enfin, ce ne sont pas les glaciers groenlandais qui sont au contact de l’ocean à 1000 metres de profondeur, ce sont les glaciers du plateau sud de l’antarctique, et il est démontré qu’ils sont parfaitement stables. Ceux qui ne le sont pas et qui pourrait basculer dans l’ocean sont ceux du plateau ouest, qui sont beaucoup plus petits... mais de toute facon, cela pourrait arriver meme sans rechauffement climatique... et puis il suffirait que le volcan erebus rentre dans une eruption majeure pour faire fondre toute cette glace.... et puis et puis...


            • Marc Marc 30 mars 2006 21:16

              Ivtchik,

              Désolé de vous contredire encore une fois, mais vos affirmations ne sont pas correctes.

              Le texte de article que j’ai mentionné dans mon commentaire (à l’adresse http://cires.colorado.edu/science/groups/steffen/greenland/melt2005/) précise, si on le lit bien (le point représenté sur le graphe ne concerne que les 9 premiers mois de 2005), que la superficie de la fonte au Groenland en 2005 est la plus importante depuis au moins 27 ans (avant il n’y avait pas de mesure par satellite). Les zones qui ont connu au moins un jour de dégel en 2005 couvrent environ la moitié du Groenland, ce qui n’est pas rien., et il y a une tendance à la progression de ce dégel vers l’intérieur du Groenland.

              Enfin le point 2 de mon article est bien correct : il y a au Groenland des glaciers dont la base au contact de l’océan se trouve à environ 1000 mètres de profondeur. Le glacier Jakobshavns Isbrae, dont la photo prise par satellite accompagne mon article, en est un. Je cite verbatim de l’article intitulé “Hitting the Ice Sheets Where It Hurts”, publié dans l’édition de Science du 24 mars 2006 et rédigé par Robert Bindschadler du Hydrospheric and Biospheric Science Laboratory, NASA Goddard Space Flight Center :

              “Jakobshavns Isbrae in Greenland and Pine Island Glacier in Antarctica, the two glaciers with the earliest recorded accelerations, are among the deepest outlets with grounding lines over 1000 m below sea level.”

              Plus généralement, mon article est un résumé fidèle des articles publiés dans le dossier spécial de la revue Science datée du 24 mars 2006.


            • Yaarg (---.---.31.18) 30 mars 2006 01:49

              Expliquez-moi comment les climatologues des années 70 prédisaient déjà la fonte des pôles pour 2005-2010.

              35 ans se sont écoulés depuis que les alarmistes se sont mis au boulot et le résultat ? Le Mont St-Michel n’est toujours pas englouti, pas plus qu’aucune ville côtière au monde.

              Expliquez-moi aussi comment la masse de glace de l’Antarctique augmente pendant que celle du Groenland diminue.

              Ce débat est inutile. Le réchauffement planétaire est un phénomène observable, certes, qui constitue un danger, certes, notamment pour la végétation et la gestion des ressources en eau potable, mais il faut arrêter avec cette histoire stupide de montée des eaux des océans, ça c’est un mythe.

              Evidemment, lorsque dans 100 ans on se rendra compte qu’il ne se sera rien passé, les climatologues mythologistes seront déjà morts. Ils auront droit à une super honte posthume.


              • Thirqual (---.---.135.202) 30 mars 2006 07:00

                1) les climatologues dans les annees 70 ne couraient pas les labos, manquaient de donnees et ne disposaient pas de moyen de calculs pousses, ni de modeles complexes. De plus les avis etaient tres partages, avec pas mal de querelles de clochers voire de crepage de blouses blanches. Alors que maintenant il y a des moyens humains, des donnees, des ordis puissants, et des annees de recherche.

                2) La masse de glace augmente en Antarctique parce qu’actuellement la fonte y est minoritaire, et a cause de la dynamique des glaciers.

                J’explique ce dernier point. Meme s’il fait moins cinquante a la surface, a la base du glacier du fait de la chaleur emise par la Terre, la glace est bien plus chaude, voire on a de l’eau liquide (exemple du lac sous la station de Vostok ou sont fait les forages permettant de deduire les temperatures passes, les niveaux des oceans et les taux de gaz, surement encore un mensonge ehonte).

                Hors la glace, c’est relativement plastique, et s’il y a un peu d’eau, ca glisse. Ce qui fait que si le glacier est assez epais et qu’il n’y a pas de chaine de montagne entre la calotte et la mer, celle ci va glisser vers l’ocean, ou elle va fondre tres facilement. Pour ceux qui en doutent, renseignez vous sur les evenements de Heinrich (fluctuations de la calotte canadienne pendant les eres glaciaires) ou ceux correspondant aux fluctuations de la calotte pheno-scandienne dont le nom m’echappe actuellenment.

                Coup de bol, en Antarctique comme au Groenland, les calottes sont relativement entourees de hauteurs, ce qui n’est pas un hasard mais un effet d’isostasie (en gros quand on pose 3 km de glace sur la croute, celle-ci s’enfonce surtout au milieu). Donc les calottes actuelles sont a priori assez stables de ce cote, chouette.

                Ca empeche pas les glaciers de descendre vers la mer. D’abord les glaciers cotiers, puis les autres parce que le tour forme par les hauteurs n’est pas complet.

                Aux latitudes du Groenland et avec les courants oceaniques, la temperature y est superieure a celle de l’Antarctique, ou les courants oceaniques sont circumpolaires (d’ailleurs avant quand il y avait pas un tel courant, ben il n’y avait pas de calottes en Antarctique), ce qui ammene moins de chaleur, et donc permet d’accumuler de la glace. Jusqu’au moment ou la temperature sera suffisante pour que les glaciers glissent vers l’ocean. Il ne faut pas imaginer des glaciers immobiles qui suent lentement jusqu’a se reduire a un residu de bonhomme de neige en hiver.


                • Roman (---.---.11.29) 30 mars 2006 10:19

                  Très bon article de synthèse. Il est clair que nous sommes qu’au début du processus et que les rétro-actions induisant encore davantage de graves conséquences n’ont pas encore commencé. C’est pour cela qu’il faut agir maintenant avant qu’il ne soit trop tard. Il faut savoir que la montée des océans n’est qu’une des conséquences parmi beaucoup d’autres du réchauffement climatique. Il est en effet évident que les tempêtes seront plus nombreuses et les maladies, dont les insectes comme les moustiques sont les vecteurs, se propageront bien plus vite. Les conséquences économiques seront aussi désastreuses du fait de l’ensemble des problèmes environnementaux. C’est très alarmiste, mais c’est pourtant la réalité, tout du moins c’est prouvé.

                  Je suis d’accord que l’on peut ne pas croire les scientifiques, on peux faire comme on veut. Par exemple, dans un autre contexte, de plus en plus d’écoles américaines (en comparaison à il y a une dizaine d’années) enseignent la théorie de la création de la vie par Dieu, Adam et Eve, plutôt que celle admise par la majorité des scientifiques (>95%) en disant que rien n’est prouvé à 100%. Chacun fait comme il veut mais en ayant un peu de bon sens et en discutant avec des personnes compétentes dont les scientifiques, il est très facile de comprendre que tout ceci n’est pas une blague, nous ne rêvons pas. Il faut agir vite, et au moins que tous les citoyens en prenne conscience. C’est ce qui permettrait aussi par rétro-action de faire remonter les positions écologiques au niveau de l’ensemble des gouvernements, y compris aux USA.


                  • Imaginus (---.---.68.249) 30 mars 2006 11:25

                    Je pense que d’ici peu l’humanité va se reveiller avec une sacrée gueule de bois. Croire que l’ecologie s’arrete à la porte de sa baraque est un acte suicidaire.Croire aussi que ca n’arrivera pas est egalement suicidaire.

                    Agir en depis du bon sens se paye un jour ou l’autre.Et ce n’est pas les morts qui pretendront le contraire.

                    Le « Oui mais »tuera une bonne partie de l’humanité.


                    • Olivier (---.---.205.32) 30 mars 2006 12:08

                      Yaarg a écrit : « Pour faire fondre ces 2% d’eau congelée, il faudra une élévation de température telle que cela augmentera d’autant, sinon plus l’évaporation de tous les océans, car pour avoir plus de 0° au pôle sud, il faudra qu’il fasse 40° à Paris TOUT LE TEMPS, 60° à l’équateur TOUT LE TEMPS. C’est évidemment impossible car la nuit provoque une baisse de température. »

                      Bonjour,

                      Inutile d’attendre que la glace fonde : quand on met un glaçon dans un verre d’eau, le niveau de l’eau monte immédiatement (et reste exactement le même une fois le glaçon fondu). Si l’Antartique se disloque (glissements etc.) et que la formation des icebergs (qui tombent dans l’eau) s’accélère, le niveau des océans peut monter très très vite.Bien entendu je parle de la glace de la calotte continentale, pas de celle de la banquise.

                      NB - Plus d’infos au sujet des variations du niveau des océans sur le site de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon :

                      http://www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Infosciences/Climats/Ocean/Articles/elevation-glaces.htm

                      Il y avait jusqu’à présent un consensus (GIEC) pour une élévation de 80 cm d’ici la fin du siècle. Mais il y a présent de nouvelles données (sismiques, gravimètriques et paléoclimatiques etc.).


                      • Olivier Daniélo (---.---.226.174) 30 mars 2006 17:52

                        Yaarg a écrit : « Expliquez-moi aussi comment la masse de glace de l’Antarctique augmente pendant que celle du Groenland diminue. »

                        Perte de masse (glace) de l’Antarctique : 152 ± 80 kilomètres cubes par an.

                        Mars 2006, Science

                        "Measurements of Time-Variable Gravity Show Mass Loss in Antarctica - Isabella Velicogna1,2* and John Wahr1*

                        Using measurements of time-variable gravity from the Gravity Recovery and Climate Experiment satellites, we determined mass variations of the Antarctic ice sheet during 2002-2005. We found that the mass of the ice sheet decreased significantly, at a rate of 152 ± 80 cubic kilometers of ice per year, which is equivalent to 0.4 ± 0.2 millimeters of global sea-level rise per year. Most of this mass loss came from the West Antarctic Ice Sheet.

                        1 University of Colorado, Cooperative Institute for Research in Environmental Sciences and Department of Physics, University Campus Box 390, Boulder, CO 80309-0390, USA. 2 Jet Propulsion Laboratory, California Institute of Technology, Mail Stop 300-233, Pasadena, CA 91109-8099, USA.

                        Source : http://www.sciencemag.org/cgi/content/short/311/5768/1754


                        • jlb (---.---.102.166) 31 mars 2006 21:04

                          Messieurs, rappelez-vous les « Trapps de Sibérie », à une époque un peu plus reculée que la notre. M’est avis que l’oeuvre de l’homme y ressemble fortement.


                          • Zyklon B (---.---.43.89) 1er avril 2006 21:08

                            Chez C[h]reti[e]ns(comme [zipo IP:xxx.x02.177.88] )il faudrait appliquer des methodes comme « silent green ».


                            • jako (---.---.25.41) 1er avril 2006 21:55

                              j’apprécie cet article et comme beaucoup de personne je pense que de manière évidente il va y avoir un blème grave par contre je ne m’explique pas une chose , la calote ne fond pas depuis hier et le niveau des océans n’a toujours pas bougé, alors cette eau elle est ou ?


                              • Marc Marc 2 avril 2006 16:31

                                Jako,

                                Vous avez écrit :

                                « j’apprécie cet article et comme beaucoup de personne je pense que de manière évidente il va y avoir un blème grave par contre je ne m’explique pas une chose , la calote ne fond pas depuis hier et le niveau des océans n’a toujours pas bougé, alors cette eau elle est ou ? »

                                Voici la réponse à votre question (en simplifiant un peu pour faire court).

                                Les calottes polaires n’ont pas encore suffisamment fondu pour faire monter le niveau des mers de manière perceptible par tout un chacun. Pour que cela se produise, il faut que le réchauffement climatique ait déjà suffisamment réchauffé l’océan et l’air à proximité de ces calottes pour que la température y passe au-dessus de 0°C une partie de l’année. Cela prend du temps car l’océan peut absorber énormément de chaleur sans que sa température ne varie beaucoup. Par contre, une fois que l’océan a atteint une température suffisante pour que le dégel des calottes commence, celui-ci devient difficile à enrayer parce que la chaleur accumulée dans l’océan continue à faire fondre les calottes.

                                En outre, au-delà d’un certain seuil de réchauffement (dont nous sommes probablement tout proche !) des rétroactions positives accélèront probablement ce réchauffement : voir mon article précédent (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=7304) intitulé « Réchauffement climatique : déjà trop tard ? » pour plus de détails.

                                Votre question est intéressante car elle illustre bien la difficulté de faire prendre conscience au public de la gravité du réchauffement climatique : les gens ne croient que ce qu’ils voient et jusqu’à présent, ils n’ont encore rien vu...

                                Le drame du réchauffement climatique est que lorsque ses effets deviendront clairement visibles, il sera alors probablement trop tard pour l’enrayer. D’une certaine manière, on peut faire l’analogie avec la cigarette qui apporte du plaisir pendant des décennies sans effets visibles sur la santé ; mais quand un cancer du poumon est diagnostiqué, arrêter de fumer ne vous sauvera plus la vie !


                              • Au Juif jako NotreDameUniversite (---.---.43.89) 1er avril 2006 22:16

                                L’Ocean Noir Kaspique et L’OceanMediterrane etaient ensemble une essence lorsque les [
                                - deux pols Polaires
                                - Arctique et -Antarctique ne
                                - sont pas ete geles
                                - comme les claciers ]


                                • (---.---.43.89) 1er avril 2006 22:29

                                  Pour toutes les gens d’une confession judeo-chretienne il faut interdire leur creation des etablissements scientiques ou a visiter lesquelles.


                                • jako (---.---.25.41) 1er avril 2006 22:57

                                  tu peux traduire ?


                                • jako (---.---.25.41) 1er avril 2006 23:00

                                  en résumé si tu veux , depuis 50 ans que je vais à la mer le niveau a pas bougé voilà ce que je vois de mes yeux , alors les 10 métres annoncés vont t’ils arriver d’un coup ? (petite présicion je suis protestant )


                                • (---.---.43.89) 1er avril 2006 23:14

                                  - Nicolas Sarkozy a
                                  - publie son oeuvre
                                  - l’ete 2005 titule
                                  - SainteSpiritualite
                                  - _Judeo-Chretienne_
                                  - Fondement & DePlus
                                  - Piece_DeResistance
                                  - de la Republique Francaise eclairee. jako peut s’adresser a Nicolas Sarkozy alors pour toutes les SaintReponses !


                                • james (---.---.239.132) 4 juin 2006 04:15

                                  tu vas pas à la mer Jako mais à la piscine, car tu es bien le seul à ne pas avoir remarqué que toutes les plages se sont réduites en 20 ans.


                                • (---.---.43.89) 1er avril 2006 23:00

                                  Vas chez ton Rabbi OU ton pasteur !


                                  • jako (---.---.25.41) 1er avril 2006 23:12

                                    bin ca c’est constructif machin


                                  • OPUS MAGNUS (---.---.43.89) 1er avril 2006 23:28

                                    Vous avez deja lu "De la servitude d’un Chretien" de Martin Luther, jako ? Un Protestant
                                    - meme un Waldenser ou un Hugenotte - a absolument a obeir les commandements de ses seigneur et patrons.Vous
                                    - un heretisme Luther a combattu dans les guerres contre les paysans - posez des questions et n’etes alors plus un Protestant au sens de Martin Luther.


                                  • (---.---.43.89) 1er avril 2006 23:35

                                    - Le bilan est qu’il

                                    - faut fermer toutes

                                    - les etablissements

                                    - scientifiques aux

                                    - gens d’une

                                    - confession

                                    - Protestant. C’est necessaire de bruler l’opus magnus de Luther !


                                    • Marc Marc 2 avril 2006 15:38

                                      Messieurs,

                                      Il y a un certain nombre de commentaires ci-dessus (postés le 1er avril !) qui sont clairement HORS SUJET.

                                      Si vous voulez discuter RELIGION, il y d’autres forums pour cela. Dans mon article, il s’agit du RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE !

                                      Merci de ne pas tout mélanger.


                                      • jlb (---.---.58.114) 3 avril 2006 20:29

                                        Je reviens sur les « trapps de Sibérie », (champ de lave). Pendant la période du Trias (ère secondaire 150M d’années), ceux-ci ont projeté d’immenses quantités de CO2 dans l’atmosphère. La T°C de l’atmosphère s’est élevée d’environ 5°C. Cette augmentation a eu pour conséquence de réchauffer les océans. A leur tour ceux-ci ont libéré d’énormes quantités de méthane, gaz autrement plus polluant que le CO2. Cette libération a augmenté la T°C de l’atmosphère de 5 nouveaux degrés centigrades. 5 + 5 = la disparition de 95% des espèces vivantes d’alors. Je me demandais si l’homme n’était pas en train de rééditer ce phénomène.


                                        • J. Demesure (---.---.106.158) 6 avril 2006 09:01

                                          Oui mais contrairement à ce que vous laissez entendre, il n’y a pas eu emballement, la terre a absorbé toute seule le CO2, la concentration en CO2 a baissé et les dinosaures ont prospéré il y a 100 millions d’année alors que la concentration était 5x celle de maintenant. Il ne faut pas assimiler l’action de l’homme aux sur-activités volcaniques et aux collisions météoritiques. Les accidents climatiques dans le passé, c’est autrement plus violents.

                                          Et n’oublions pas que les variations naturelles de grande ampleur due aux cycles de Milankovitch de 120k ans ont également toujours existé. Nous bénéficions actuellement d’une période de chaleur d’environ 10k ans, ce qui est exceptionnellement long. La plupart du temps, la terre est en glaciations, la Scandinavie est sous 3 km de glace et la mer Méditerrannée est 40m en DESSOUS de son niveau actuel.

                                          Ca resitue un peu le contexte, n’est ce pas.


                                        • J. Demesure (---.---.106.158) 4 avril 2006 19:30

                                          C’est terrifiant ! Cette semaine, couverture de Time avec un ours polaire en perdition sur une banquise avec en gros titre : be worried, be VERY worried http://www.time.com/time/archive/preview/0,10987,1176980,00.html

                                          Les grands journaux nous ont déjà prévenu des changements climatiques cataclysmiques dès les années 70 !!!! Cette fois-ci, vous ne pouvez plus dire « on ne savait pas » !

                                          A chaque fois, les arguments sont accablants :
                                          - 1. Il y a un consensus scientifique, les climatologues sont « unanimes »
                                          - 2. Les changements sont bien plus rapides que prévu par les experts
                                          - 3. Les preuves incontestables viennent des glaciers, des pôles et des perturbations locales multiples
                                          - 4. Ces changements trop rapides vont conduire à des désastres et des famines à grande échelle
                                          - 5. Les changements sont inéluctables
                                          - 6. Les hommes rejettent des polluants dans l’atmosphère et précipitent ces changements.

                                          Vous ne me croyez pas ? Regardez ces liens :
                                          - Newsweek April 28 1975 http://www.junkscience.com/apr05/coolingworld.pdf
                                          - Time, June 24, 1974 http://www.junkscience.com/mar06/Time_AnotherIceAge_June241974.pdf
                                          - Time, January 31, 1994 http://www.junkscience.com/mar06/ice_age_cometh.htm

                                          Et pour couronner le tout, le prestigieux journal Science avait écrit dans son numéro du 10/12/1976 : « extensive Northern Hemisphere glaciation. ».

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