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Accueil du site > Actualités > Environnement > Réchauffement climatique et démocratie

Réchauffement climatique et démocratie

Bien souvent, le réchauffement climatique sert de paravent à des idéologies dangereuses. Illustrations récentes.

Les libéraux ont été depuis longtemps parmi les plus ardents critiques de l'embrigadement de la science du climat à des fins purement politiques. Ce combat est plus que jamais d'actualité, au vu par exemple des déclarations récentes de James Lovelock, le père de la théorie Gaïa qui, ouvertement, appelle à la suspension de la démocratie au nom de la lutte contre un changement climatique dont l'origine humaine et l'importance restent pourtant à établir.

Dans The Guardian du lundi 29 mars 2010, James Lovelock tient les propos suivants ; “Even the best democracies agree that when a major war approaches, democracy must be put on hold for the time being. I have a feeling that climate change may be an issue as severe as a war. It may be necessary to put democracy on hold for a while.” Face à une espèce humaine « trop stupide » pour lutter contre le changement climatique de la façon dont il le souhaiterait, des méthodes antidémocratiques sont justifiées.

Persuadé au point de l'aveuglement de la justesse de ses théories, Lovelock, agé de 90 ans, appelle de ses voeux un événement catastrophique, seul à même de changer une opinion publique, de plus en plus largement sceptique. Des prises de position qui aident à comprendre l'état d'esprit de certains scientifiques militants qui, comme l'a montré l'affaire du Climategate, se sentent tellement certains d'avoir raison, qu'ils s'autorisent toutes les méthodes, même les plus critiquables, et des violations des pratiques scientifiques.

Malheureusement, Lovelock est loin d'être isolé dans son radicalisme antidémocratique et, bien souvent, antihumain. James Hansen en est un autre exemple connu ; en 2008, il demande que les chefs d'entreprises pétrolières ou charbonnières soient jugés pour « crimes contre l'humanité et contre la nature » [1]. Clairement, la nature mythifiée passe avant l'homme, vu davantage comme un parasite. De même, il n'a pas hésité à comparer les trains transportant du charbon aux trains de la mort emmenant des déportés à Auschwitz... Allant plus loin encore, il estime en mars 2009 que la démocratie ne permet pas de traiter les questions environnementales comme il estime qu'elles devraient l'être et fait ouvertement la promotion de démarches antidémocratiques [2].

Il considère que tous les moyens, légaux ou illégaux, sont bons pour imposer l'idéologie environnementaliste ; en octobre 2007, quand six activistes de Greenpeace causèrent 30.000£ de dégâts en dégradant à la peinture une cheminée de la centrale électrique de Kingsnorth en Angleterre, il prit leur défense en arguant qu'il fallait agir et que c'était le plus important, au mépris de l'état de droit.

Dana Rohrabacher, de la chambre des représentants, qui siège au comité sur la science et la technologie, a demandé à ce que, en raison de son militantisme répété, Hansen se retire (step out) de son poste. Freeman Dyson, scientifique réputé, a pour sa part déclaré : « Hansen a fait de sa science une idéologie. »

L'exemple le plus inquiétant est probablement celui de Pentti Linkola, le père de l'« écofascisme ». Il déclare par exemple, dans la continuité de certains propos cités ici : « N'importe quelle dictature serait meilleure que la démocratie moderne. Il ne peut y avoir de dictateur assez incompétent pour montrer plus de stupidité qu'une majorité populaire. La meilleure serait une dictature où de nombreuses têtes rouleraient et où le gouvernement empêcherait toute croissance économique [...] La plus irrationnelle des croyance des gens est la croyance en la technologie et en la croissance économique. [...] Tout ce que l'humanité a construit depuis un siècle doit être détruit [...] Notre seul espoir réside dans la mise en place d'un gouvernement centralisé sans compromis pour contrôler les individus-citoyens [...] La production énergétique doit être drastiquement réduite. L'électricité ne doit être accordée que pour les strictes nécessaires éclairages et communications [...]. La mobilité doit être basée sur le vélo et les bateaux à rames [...], les voitures individuelles doivent être confisquées. [...] Les excrétats humains doivent être utilisés comme fertilisants » [3].

Comme le notent certains, il admire particulièrement le génocide des juifs et tziganes par le régime nazi, génocide qu'il estime « idéal car effectué de façon indolore et sans impacts sur l'environnement ». Et d'ajouter : “We even have to be able to re-evaluate the fascism and confess the service that that philosophy made 30 years ago when it freed the earth from the weight of tens of millions of over-nourished Europeans, 6 million of them by ideally painless means, without any damage to the environment” [4]. Dans une interview pour le Wall Street Journal, il déclare que la Seconde Guerre mondiale a été un moment heureux pour la planète. S'il y avait un bouton sur lequel je puisse appuyer, « je me sacrifierais sans aucune hésitation, si cela conduisait à la mort de millions de personnes ».

Image : James Lovelock par Bruno Comby en 2005. licence Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 1.0 générique.

[1] Il écrit ainsi : « In my opinion, these CEOs should be tried for high crimes against humanity and nature. »

[2] « Leading climate scientist : 'democratic process isn't working' », The Guardian, 18 mars 2009

[3] Unelmat paremmasta maailmasta (« Dreams about a Better World »), - http://www.penttilinkola.com/pentti_linkola/ecofascism/

[4] Pentti Linkola, Toisinajattelijan päiväkirjasta. WSOY 1979


Moyenne des avis sur cet article :  3.07/5   (27 votes)




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23 réactions à cet article    


  • JL JL 31 mars 2010 11:10

    Lexington, vous écrivez, je cite « Persuadé au point de l’aveuglement de la justesse de ses théories, Lovelock, agé de 90 ans, appelle de ses voeux un événement catastrophique, seul à même de changer une opinion publique, de plus en plus largement sceptique. »

    Où avez-vous lu ça ?

    Vous donnez des textes en anglais, mais je ne suis pas sûr que vous y ayez compris la même chose que moi.

    La moindre des choses serait de fournir votre traduction, aussi bien par égard pour ceux qui ne lisent pas l’anglais que pour l’honnêteté du propos. A défaut de traduction de votre part, je déconseille à ceux qui ne lisent pas l’anglais de prendre position avant d’avoir eu un éclaircissement de la part de l’auteur sur ce point.


    • joletaxi 31 mars 2010 12:43

      @JL

      Je ne saurais retrouver l’article, mais il y a bien eu de la part des vicaires de l’Armaguedon des déclarations de ce genre, souhaitant une catastrophe qui permettrait d’effrayer les populations pour mieux asseoir les thèses défendues.
      Et leurs voeux ont été en quelque sorte exhaussés ,car il y avait longtemps que l’on avait eu d’hiver comme ce dernier....

    • JL JL 31 mars 2010 12:51

      @ Joletaxi, vous devriez savoir que tout ce qui peut se dire a été ou sera dit un jour. La question n’est pas là mais de savoir ce que Lovelock a dit dans les phrases données ici en anglais par Lexington : la traduction qu’en donne notre auteur est mensongère.


    • joletaxi 31 mars 2010 13:13

      par curiosité, j’ai été consulter l’interview publiée dans le guardian.



      Outre les propos dévastateurs pour les anti-néocons-libéraux,il y a bien un passage où Lovelock évoque la possibilité d’une catastrophe majeure,qui ferait changer l’opinion dans le public(il ne l’appelle pas de ses voeux explicitement en effet)
      Il n’en demeure pas moins qu’il suggère très explicitement cette fois de mettre entre parenthèses la démocratie,ce qui, comme il appelle également à construire des centrales nucléaires,serait un bon moyen de se passer des avis « éclairé » des anti-nucs de service

    • JL JL 31 mars 2010 14:53

      Joletaxi, est-ce que vous croyez qu’on vote pour ou contre les centrales nucléaires dans notre belle démocratie ? Je trouve hypocrite de s’en prendre à ce vieillard peut-ête un peu sénile, en laissant entendre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !


    • Pyrathome pyralene 31 mars 2010 11:57

      Aujourd’hui , c’est la totale des propagandistes stipendiés.....Benard , Lucilio , et Lexington  :
       Le triumvirat de la désinformation et du mensonge...
       on se croirait sur figaro magazine.....


      • Nometon Nometon 31 mars 2010 12:24

        James Lovelock a offert suffisamment d’intelligence dans ses recherches et ses livres pour qu’on lui pardonne certains propos radicaux. Rappelons qu’au regard de nombreux écologistes, il fut suspecté de connivences avec les lobbies pétroliers et considéré comme trop modéré. En clair, Lovelock est très loin de faire partie des plus radicaux de la pensée environnementaliste.
        Cela dit, « L’hypothèse Gaïa », qui l’a rendu partiellement célèbre, n’en demeure pas moins un ouvrage très inspiré. Et bien plus subtil que la vision qu’en ont rendu ses détracteurs comme ses défenseurs, celle d’une nature sacrée.

        Mais hors le cas spécifique de Lovelock, je suis d’accord avec l’auteur : il faut absolument dénoncer la tentation totalitaire de certains écolos. Cette tentation s’exprime parfois de manière claire et extrémiste (cf. les extraits cités dans l’article), mais elle peut également être plus louvoyante ou masquée. Le présupposé est toujours le même : nous sommes un petit groupe minoritaire à avoir compris LA vérité et tant que la majorité ne nous aura pas rejoint, nous sommes fondés à étendre notre influence et notre pouvoir, y compris par des moyens contestables, y compris par la dogmatisation de la science, par la propagande (cf. le GIEC et le Climategate). C’est exactement la méthode des partis dits d’avant-garde et d’une élite de pensée auto-proclamée.

        L’écologie politique est un mouvement assez jeune. Il peut concilier d’autres valeurs avec les siennes. An concret, dans les affaires locales, c’est souvent le cas et c’est presque toujours fonction des individus. Il existe un socle de valeurs communes, en particulier avec le socialisme et les idées de gauche en général, un partage que, d’un côté et de l’autre, il est indispensable d’apprendre à cultiver. Sans quoi, on pourra toujours rêver d’un changement de société, mais on ne le fera pas.


        • alceste 31 mars 2010 14:28

          Ttrès intéressant, cet article. Je ne savais pas qu’ils étaient allumés à ce point, si on peut dire.


          • ZEN ZEN 31 mars 2010 14:43

            Je ne suis qu’à moitié étonné par ces propos qui sidèrent
            La Deep Ecology m’a toujours semblé assez délirante et, considérant que l’homme est de trop, que la population doit être drastiquement réduite,dans une nature idéalisée et quasi-divinisée, justifie certaines critiques de Luc Ferry à une époque, qui visait surtout ce totalitarisme de la pensée
            Pour une fois, je suis d’accord avec l’essentiel de cette analyse, pourtant d’inspiration hayekienne
            Tout arrive..
            C ’est Le péripate qui va être content smiley


            • Cogno2 31 mars 2010 15:34

              La Deep Ecology m’a toujours semblé assez délirante et, considérant que l’homme est de trop, que la population doit être drastiquement réduite,dans une nature idéalisée et quasi-divinisée, justifie certaines critiques de Luc Ferry à une époque, qui visait surtout ce totalitarisme de la pensée

              Sans aller jusque là, je hais les religions, donc je ne vais pas tomber dans un chamanisme druidique ou autre adorateurs de la nature, mais il est une chose certaines.

              Nous faisons partie d’un tout, nous somme en interaction permanente avec ce qui nous entoure, ce qui veux dire que nous avons une influence.
              Dans un tel équilibre complexe et toujours en ajustement, un excès peut déboucher sur un fort déséquilibre, qui s’accompagnera de réajustements plus ou moins brutaux selon la vitesse et l’intensité du déséquilibre. Un retour de balancier.

              Mettez des lapins sur une petite île, revenez quelques années après, et vous aurez un bout de rocher.
              Si même des lapins confinés dans un espace clos sont capables de tout chambouler, imaginez ce que nous pouvons faire dans notre situation qui est identique à celle des lapins.

              Après, reste à définir le seuil de surpopulation, mais il est clair qu’à 6 millards et quelques, notre influence n’est pas à négliger, loin s’en faut.

              Donc dans le fond, je pense aussi qu’on est peut être un peu trop nombreux.


            • Cogno2 31 mars 2010 15:37

              Je me souviens avoie entendu qu’il est écrit « croissez et multipliez vous, soumettez les terre ».
              Ou des trucs du genre, c’était bien il y a 2000 ans, il y avait beaucoup moins de monde à l’époque, mais maintenant, est e bien raisonnable ce genre de connerie religieuse ?
              Parce que j’ai l’impression qu’on en est toujours là.


            • ZEN ZEN 31 mars 2010 16:56

              @Cogno 2

              "Dans un tel équilibre complexe et toujours en ajustement, un excès peut déboucher sur un fort déséquilibre, qui s’accompagnera de réajustements plus ou moins brutaux selon la vitesse et l’intensité du déséquilibre...."
              Je suis bien d’accord
              Jared Diamond le montre très bien dans Effondrement, notamment dans des milieux naturels fragiles ou des isolats, comme pour le Groenland, sur laquelle il fait une magistrale étude historique
              Mais il fait une approche scientifique de ces phénomènes, en naturaliste-géographe qu’il est, sans recourir à des arguments très contestables que l’on trouve dans certains courants plus ou moins mystiques de la deep ecology, surtout aux Usa et au Canada


            • alberto alberto 31 mars 2010 14:47

              Des écolos radicaux, ça doit bien exister, mais pour l’instant ils ne sont méchants qu’en intention, mais servent surtout d’alibis aux radicaux de l’ultra libéralisme pour effrayer le bon peuple et continuer a faire tourner la Machine à Fric dont les victimes, elles, sont bien réelles !

              Bien à vous.


              • Croa Croa 31 mars 2010 18:49

                Oui , ils existent et ne sont pas méchants ! smiley

                Ceci dit l’écologie authentique ne peut être que radicale ce qui rend celle des Verts avec tous ses « courants », plutôt suspecte smiley

                Une politique écologiste se doit d’être cohérente, sinon ça ne fonctionne pas !


              • Cogno2 31 mars 2010 15:26

                Juste une aparté, sans présumer de la justesse du sujet ou autre pour dire ceci :

                La science n’est pas affaire politique, elle n’a pas a être soumis à l’approbation de qui que soit, elle n’a donc rien à faire avec la démocratie, la science est ce qu’elle est, et se fiche de l’avis de ceux qui ne sont pas d’accord avec les faits.
                S’il s’avère que des faits sont établis, c’est aux gens de faire avec, et non à la nature de s’adapter aux désirs de la population.

                Le problème, c’est que s’il a raison, si nous sommes bien en train de nous suicider, le jour ou nous nous en apercevrons, il sera trop tard, et on aura d’autre chats à fouetter que de se dire : « Ah ben oui, il avait, raison, on aurait du, faire ci... comment as-t-on pu laisser faire ça, etc. »

                La démocratie a déjà démontré ses faiblesses, elle peut mener à la catastrophe, et elle l’a déjà fait, c’est donc loin d’être la panacée, on dit que c’est le moins pire, c’est tout.


                • Croa Croa 31 mars 2010 18:56

                  Cogno, je te plusse mais tu te trompes à la fin : La « démocratie » n’est pas fautive, et pour cause, c’est une fausse démocratie !


                • rastapopulo rastapopulo 31 mars 2010 20:15

                  vous reprendriez bien une crosse de hockey surtout pour les USA ?!!!

                  héhéhé


                • rastapopulo rastapopulo 31 mars 2010 20:48
                  • La vague de chaleur la plus meurtrière de l’histoire   : du 5 au 17 juillet 1936. Des températures dépassant 44°C au Manitoba et en Ontario tuent 1 180 Canadiens et Canadiennes (principalement des aînés et des nourrissons) durant la vague de chaleur la plus longue et la plus meurtrière des annales. Quatre cents de ces décès sont causés par la noyade, les gens cherchant à se rafraîchir dans l’eau. En fait, la chaleur est si intense que les rails et les parapets de ponts se tordent, les trottoirs se bombent, les récoltes se fanent et les fruits cuisent dans les arbres.
                  • Le jour le plus chaud des annales  : le 5 juillet 1937. La température la plus haute jamais enregistrée au Canada est atteinte à Midale et à Yellowgrass (Saskatchewan) quand le mercure monte à 45°C.

                  Mais bon c’est tout à part ça tout colle héhéhé

                • Croa Croa 31 mars 2010 20:10

                  Je ne sais pas qui est ce James Lovelock mais il me paraît suspect (un peu comme notre DCB.) Si ces informations sont vraies c’est probablement une taupe chargée de discréditer l’écologie de l’intérieur.

                  Ce monsieur raisonne sur des bases complètement fausses. D’abord encore faudrait-il que le système actuellement en place soit démocratique ! Cela fait 40 ans que les écologistes prêchent dans le désert et ce n’est que ces dernières années qu’elles émergent, vu qu’il n’était pas possible de cacher plus longtemps l’état de notre monde. Aujourd’hui qui représente l’écologie ? Quelques guignols ayant accepté de collaborer avec les fantoches en place... Ne comptons pas sur eux pour éclairer le débat !

                  Oui, le système en place « ne permet pas de traiter les questions environnementales comme il estime qu’elles devraient l’être  » mais par manque de démocratie justement ! Si ce monsieur croit au contraire qu’il doit faire la promotion de démarches antidémocratiques c’est forcément un imposteur ! De plus « traiter les questions environnementales » ne suffit pas. Une politique écologique complète serait nécessaire, ce qui sous-entend une implication citoyenne totale.

                  La nature des hommes n’est pas de se suicider. Le problème vient de notre état de sujet européen et accessoirement de consommateur, c’est à dire de pigeon. Nous vivons à crédit, c’est à dire sous la contrainte de multiples endettements mais tout cela est soigneusement encadré par une culture de la réclame et d’une identification scientifique du sujet avec ce qu’il possède. Le tout se devant de nourrir la déesse croissance qui nous mène dans le mur afin que quelques profiteurs fassent du pognon. Si les sujets de cette énorme arnaque étaient conscients du truc, celui-ci serait vite mis à bas !


                  Donc la démocratie n’est pas le problème, mais la solution... CQFD !
                   smiley


                  • aye 31 mars 2010 21:07

                    Quelle démocratie ? Dans quel pays ?
                    Des méchants ? NON des fanatiques dangereux !!!!


                    • curieux curieux 31 mars 2010 23:41

                      Dans tous les coups foireux, il suffit de chercher le fric et vous avez la réponse. Le reste n’est qu’enrobage et enfumage


                      • Marc Viot Marc Viot 31 mars 2010 23:58
                        http://www.lemonde.fr/esi/alerte/afficher/—>

                        http://www.lemonde.fr/esi/alerte/afficher/—>

                        <script type="text/javascript" src="http://www.lemonde.fr/medias/www/1.2.260/js/ensemble_new.js"></script>

                        Greenpace accuse un pétrolier de soutenir les climato-sceptiques


                        • Hervé Nifenecker Hervé Nifenecker 2 avril 2010 08:30

                          C’est vrai qu’on aimerait avoir, sinon la citation des termes exacts des écologistes prônant, soi-disant, le renoncement à la démocratie, au moins un lien pour qu’on puisse se faire sa propre idée. Ce serait la moindre des choses. Actuellement, même si je ne suis pas d’accord avec eux sur de nombreux points, je ne me sens pas menacé par une dictature écolo. Par contre on doit bien constater que la question climatique va se résoudre ou non en Chine, et là on ne peut pas dire que ce soit la démocratie. Quelque soit le régime, ce qui comptera c’est l’acquisition de la conscience d’une menace climatique par les locataires de la planète (nous tous). Le problème c’est que nous n’avons pas encore une claire vision de la nature de cette menace. Lovelock et Hansen pensent que la menace c’est un basculement irréversible du climat ; par exemple si le méthane contenu dans le permafrost commençait à être relâché rapidement, le réchauffement climatique s’auto-entretiendrait et nous ne pourrions plus rien y faire, même en réduisant drastiquement nos émissions. On peut comprendre qu’une telle perspective, si on est persuadé qu’elle est réaliste, soit très anxiogène.

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