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Accueil du site > Actualités > Environnement > Réchauffement Climatique : le point au lendemain de Copenhague et du (...)

Réchauffement Climatique : le point au lendemain de Copenhague et du Climate Gate

Le sommet de Copenhague devait être la consécration de plusieurs années de travail au corps des opinions et des gouvernements par diverses mouvances alarmistes pour obtenir des engagements forçant les dirigeants à promulguer des lois très coercitives, pour ne pas dire autoritaires, en matière d’émissions de CO2. Certains s’étaient même imaginé que Copenhague pouvait jeter les bases d’une institution internationale capable de prendre des mesures et des sanctions financières s’imposant aux gouvernements nationaux dans le cadre de renoncements volontaires de souveraineté.

Ils en sont pour leurs frais. Le dernier trimestre de l’année 2009 ne marquera pas seulement l’échec d’un sommet international, mais le début de la fin de la volonté d’une majorité de gouvernants de s’engager dans des politiques ruineuses pour des menaces que l’on nous a vendues comme imminentes mais qui perdent jour après jour leur crédibilité.

Voici, non pas "ce qui va se passer" après Copenhague et le Climate Gate, car nul ne peut prévoir comment ceux qui sont trop mouillés dans une telle affaire vont réagir pour se sortir de ce guêpier, et s’ils peuvent réussir, mais ce qui "pourrait se passer" si la normalité et le bon sens reprennent le dessus dans des circonstances plutôt favorables.

Le ClimateGate et ses suites

Rarement une affaire n’aura provoqué un tel décalage entre son Buzz sur Internet et sa couverture médiatique. Que la fuite provienne de pirates, aidés ou non par des négligences de sécurité graves, voire une complicité interne au Climate Research Unit (CRU), elle laissera des traces indélébiles dans les opinions mondiales, et ce malgré l’absence quasi totale de couverture par nombre d’organes de presse "mainstream", qui tentent encore de minimiser l’affaire.

Rappelons que les mels et les fichiers "fuités", dont plus de 150 peuvent être considérés comme "dérangeants", révèlent

  • D’une part, des manoeuvres d’un noyau dur de personnes, appelé "the team", utilisant leur position de scientifiques pour travestir les données sur l’évolution historique du climat, et masquer le fait que les augmentations actuelles de températures sont inférieures à celles observées au tournant de l’an mille de notre ère, quand aucun SUV ne brûlait de gazole. La fameuse courbe en Crosse de Hockey est née de ces trucages.
  • Des manoeuvres de ces mêmes scientifiques, au titre de leur position de rédacteurs des rapports du GIEC, pour filtrer les travaux scientifiques y ayant droit de cité, ou pour gêner la publication d’articles dérangeants dans des revues où l’équipe disposait de connexions favorables.
  • L’usage de leurs relations en vue de faire pression, voire d’écarter, des rédacteurs en chef de revues scientifiques jugées défavorables.
  • Le détournement d’un organe de cyber-presse quasi-officiel, RealClimate.org, pour organiser un dénigrement systématique des scientifiques émettant des thèses contrariantes.
  • Des violations explicites des lois sur la communication des données financées sur fonds publics en Grande Bretagne, et un refus de communiquer les données sources servant au CRU pour établir ses courbes historiques de températures. On comprend mieux pourquoi à la lecture des nombreux bidouillages auxquels les membres de la ClimateGate Team se sont livrés.
  • Des indications sur les fonds reçus par le CRU, et la révélation de la volonté de certains membres du cercle de "the team" de contourner leurs administrations fiscales.
  • L’expression de désaccords sur la nature réelle du réchauffement entre les membres de la "ClimateGate Team", au delà de l’unité de façade affichée dans les publications vers l’extérieur.

(Pour plus de détails, je vous invite à vous reporter à mon dossier "RC" ou à mon fil "Gazette du Climate Gate" sur Tumblr)

  • Ajoutons que les fichiers informatiques révèlent de bien curieux algorithmes d’ajustement de données dont le seul but semble d’être de transformer en "crosse de hockey" tout ce qui n’en est pas.

Depuis ces révélations, Phil Jones, le directeur du CRU a "temporairement été démissionné". L’on a eu l’impression que les autres protagonistes ont espéré pouvoir minimiser l’affaire en jetant Jones en pâture à la presse, et éventuellement à la justice.

Michael Mann, co-rédacteur de RealClimate et principal auteur des "recherches" ayant abouti à la création de la désormais infâme courbe en crosse de Hockey, a fait preuve d’une absence totale de pudeur en chargeant la barque de son ex-Complice Phil Jones dans une interview au Daily Telegraph. Mais il semble que cette tentative dont l’élégance n’échappera à personne soit vouée à faire long feu : son université (Pennsylvanie) va lancer un audit sur ses travaux. Et rien ne dit que ses appuis politiques oseront se mobiliser sauver le soldat Mann, au vu de la tournure prise par le scandale.

Enquêtes

L’université d’East anglia a annoncé un Audit des travaux du CRU. Toutefois, des voix indépendantes s’inquiètent de la composition de la commission et craignent qu’elle ne soit qu’un paravent pour étouffer discrètement l’affaire.

Le département de l’énergie américain lance une pré-enquête avec interdiction stricte de détruire tout document, adressée à tous les laboratoires en rapport avec le CRU, sur d’éventuelles manipulations.

Enfin et surtout, le parti d’opposition en Australie a viré son leader, M. Turnbull, qui était prêt à signer un compromis avec la majorité sur un système de cap and trade, et l’a remplacé par un sceptique, M. Abott, qui a fait savoir qu’il ferait tout son possible pour empêcher toute initiative dans ce domaine.

Bref, la "tempête dans un verre d’eau" vue par la presse française commence à prendre une tournure... tempêtueuse.

Principe de prudence à l’usage des décideurs

Un homme politique, un directeur d’université, un chef d’entreprise, sont dans la position de personnes capables d’avoir une culture générale suffisante pour prendre des décisions stratégique sou tactiques sur la conduite de l’institution dont il a la charge, sans nécessairement maîtriser les aspects techniques les plus pointus des métiers de ses collaborateurs et partenaires.

Pour ce faire, il doit disposer de données et d’interprétation de ces données par des experts, et ces éléments doivent être aussi fiables que possible.

Or, le Climate Gate montre que les données ayant servi de base à de nombreuses études, projets ou décisions politiques qui sont liées à l’existence de courbes quasi officielles de températures établies par le CRU, le GISS et le GHCN, ont été de fait influencées par des résultats volontairement altérés pour faire passer un message différent de la réalité.

Travaux universitaires

Pour les universitaires, les dégâts pourraient être considérables. Des centaines d’études ont cherché à établir des relations entre historiques de températures et phénomènes divers, climatiques, biologiques ou autres.

Tout d’abord, le Met Office britannique a annoncé qu’il allait s’attaquer au travail de reconstitution des données "perdues" (ou faussées, ou dissimulées) par la bande à Jones, et que cela prendrait plusieurs années. Que d’argent et d’énergie gaspillés à cause de la délinquance d’un petit groupe d’activistes-chercheurs !

Toute université devrait passer en revue tous les travaux faisant référence aux reconstructions passées de température issues du CRU et de sa galaxie proche. Il conviendra, pour chacune de ces études, de savoir si elle doit prendre le chemin de la poubelle, faire l’objet de réajustements, ou si l’échelle des fraudes constatées (quelques dixièmes de degrés en plus ou en moins) n’est pas importante pour l’étude de la question associée à la température.

Surtout, les résultats de ces revues -à conduire par des équipes indépendantes de la production initiale- doivent être publiés, et tout gouvernement sérieux apportant des fonds publics à ses universités devrait immédiatement prendre des décisions en ce sens. L’on s’étonne qu’à ce jour, ce n’ait été le cas nulle part.

Gouvernements

Les gouvernements devront évidemment tirer toutes les conclusions des revues scientifiques qui ne manqueront pas d’avoir lieu. Et il y a du travail, si l’on juge à quel point les travaux de la "Climate Gate Team" ont pollué la science officielle. Prenons par exemple, cette page de la National Oceanic and Atmospheric Administration, qui dépend du département du commerce, qui peut donc être considérée comme la "science officielle" prise en considération par le gouvernement des USA" : les travaux de Jones, Mann, Briffa et Osborn, 4 "teamers", représentent les trois quart des références citées, et la "courbe en crosse de hockey" totalement discréditée aujourd’hui y fait bonne figure.


En France, le gouvernement devrait faire réévaluer - par exemple par l’académie des sciences - tous les travaux d’expertise menés sous son égide, notamment lors des travaux du Grenelle de l’Environnement, où les voix sceptiques telles que Courtillot, Marcel Leroux, Claude Allègre, ou des économistes apôtres de l’adaptation, n’avaient pas été invitées, ce qui aujourd’hui plus encore qu’hier, apparaît comme l’antithèse d’une bonne conduite des opérations.

En outre, il doit faire expertiser par des analystes indépendants, dont des sommités étrangères, de façon à limiter les risques de copinage, les travaux des experts qu’il finance à grand renforts de fonds publics, tels que l’IPSL de Jean Jouzel. Tous les modèles mis au point par des équipes de ce genre doivent être ouverts (open source), tant pour les données que les programmes, pour pouvoir faire évaluer par tous les Steven McIntyre de France la pertinence des méthodes employées.

Sur la base des rapports alarmistes du GIEC, nombre de gouvernements se sont lancés dans des politiques de subvention à des énergies supposées "propres", ce qui a engendré nombre de bulles spéculatives aujourd’hui éclatées ou en voies de l’être : bulle des agro-carburants, bulle des éoliennes, bulle du panneau solaire.

Ces technologies, quelles qu’en soient les promesses, sont en l’état actuel des choses immatures et ne peuvent être rentables sans subvention.

Un gouvernant doit constamment se poser la question des meilleures politiques à mener pour tenir compte non seulement des hypothèses les plus probables, mais aussi prévoir des plans B pour sortir d’une situation non prévue.

Il apparait aujourd’hui que le Climate Gate pose des questions essentielles sur le bien fondé de ces politiques, car il remet en question l’importance relative du réchauffement actuel par rapport aux climats du passé. Les gouvernements doivent mettre en place des exit strategies permettant aux capitaux massivement alloués sur des filières immatures de se réallouer par des mécanismes de marché : cela signifie un abandon de nombreuses subventions et remises fiscales.

Quant aux mesures plus coercitives telles que celles votées suite au Grenelle de l’Environnement, elles doivent être gelées et là encore expertisées par des collèges de scientifiques représentant une vraie diversité. Il est inacceptable qu’aucune voix ne puisse se faire entendre pour contester les dogmes les plus solidement établis sur des questions politisées comme "l’étalement urbain", surtout lorsque pour des raisons politiciennes, un amalgame est fait entre étalement urbain et CO2.

Entreprises

L’échec de Copenhague ne signifie pas, bien au contraire, la fin des business verts. Au contraire, un abandon des distorsions étatiques sur l’investissement vert permettrait à celui ci de se réorienter sur les développements techniques susceptibles d’être rentables à court et moyen terme, tout en limitant considérablement les "faux développements" qui s’apparentent à de la fraude aux subventions pure et simple. Ceux qui suivent l’actualité technologique le savent : nous sommes à la porte de développements considérables voire révolutionnaires dans le domaine de la production, du stockage et de l’utilisation de l’énergie, entre autres. Mais pour que ces développements se déroulent dans les meilleures conditions, et réalisent leur potentiel, il faut qu’ils amènent une véritable valeur ajoutée à leurs clients, sans en retrancher dans le portefeuille des contribuables.

Aujourd’hui, nombre de présidents d’entreprises qui se disent "vertes" défilent auprès des gouvernements pour les supplier de ne pas abandonner leurs programmes visant à les favoriser, au nom du développement durable. Ce type de raisonnement est typiquement court-termiste : en l’absence d’aides publiques, le développement de nouvelles technologies vertes serait sans doute décalé de quelques années, mais l’état de maturité très supérieur des technologies ainsi développées lorsqu’elles arriveraient sur nos marchés serait infiniment supérieur et donc le "profit collectif" pour la société bien plus important. De plus la richesse supérieure des agents économiques à ce moment, du fait de la moindre ponction des états sur l’économie privée dans les années précédent ces introductions augmentera la taille du marché potentiel des technologies les plus performantes.

En revanche, les firmes qui se sont spécialisées dans les techniques exclusivement dédiées à la suppression des émissions de CO2 ont du souci à se faire, car une remise en cause progressive des résultats de recherche découlant d’un audit des données du CRU va éloigner, pour les états concernés, la motivation à continuer leur subvention, et il n’y aura aucune clientèle de substitution pour des produits sans autre utilité. Si la baisse des émissions est un corollaire d’autres qualités intrinsèquement plus importantes telles qu’une meilleure efficacité énergétique, la technologie concernée à de l’avenir. Par contre, dépenser des milliards pour réinjecter le CO2 sous terre, et autre délires totalement "shadock" vus de l’empire du bon sens, devrait sous peu apparaitre comme totalement stupide et indigne du moindre financement, public comme privé.

Il serait fortement souhaitable que les efforts de l’industrie verte se réorientent vers l’écologie utile plutôt que de continuer à se fourvoyer dans la voie de l’écologisme fantasmé et subventionné, ce qui suppose que les états laissent faire le marché, car malgré tous ses excès, le battage environnementaliste a créé une vraie prise de conscience favorable à l’émergence de produits réellement "verts et rentables".


Géopolitique : Copenhague marque le début d’un rééquilibrage majeur des pôles de pouvoir

La conférence de Copenhague marquera à coup sûr un renforcement considérable de la volonté d’émancipation de la tutelle culturelle, politique et sans doute demain monétaire des vieilles puissances occidentales par les pays en voie "de développement", ou plutôt de "rattrapage".

En voulant imposer en catimini des objectifs de développement différents entre pays riches et pauvres, et en prétendant transférer hors de l’ONU, vers des corps internationaux plus proches des pays "matures", tels que le FMI et la BM, la "gouvernance" financière de la lutte contre les émissions carbonées, les pays riches ont sans doute commis une erreur dont bien peu mesurent aujourd’hui les conséquences. Les réactions des "BASIC" (Brasil, Asian South, India, China), et des pays africains par la voie de leur représentant soudanais, ont montré à quel point les objectifs poursuivis par les les pays occidentaux étaient éloignés de ceux des nations les moins fortunées. Au reste, la presse Chinoise (bon, OK, elle n’est pas libre) et Indienne (elle l’est !) évoquent le résultat de Copenhague comme une grande victoire de leurs gouvernements contre l’arrogance européenne et américaine.

Chine et Inde représentent plus du tiers de la population mondiale, et ont, avec le Brésil, pris la tête d’une sorte de fronde des pays "du sud" (expression impropre mais consacrée) contre les puissances dites "occidentales" entrées bien plus jeunes dans l’ère du développement capitaliste, qui doivent se résigner à voir fondre leur avantage techno-économique dans les 20 ou 30 prochaines années. C’est assurément une bonne nouvelle, pour eux comme pour nous. Mais cette évolution des poids relatifs des économies ne se fera pas sans un rééquilibrage géopolitique majeur.

Lorsque les ministres de l’environnement Indien et Chinois affirment respectivement que les instituts scientifiques locaux doivent se renforcer pour pouvoir éviter les "biais de la science occidentale", ou que "1 à 2°C de plus seraient une bonne chose", ils ne font pas que remettre en cause les présupposés fondant les politiques occidentales actuelles, ils posent les jalons d’un mouvement visant s’émanciper de la "domination" des pays occidentaux, à remettre en cause les hiérarchies établies, lesquelles sont fondées sur des accumulations d’actifs et et de savoir faire pour lesquels des rattrapages rapides sont en train d’être opérés.

Mais nous ne devons pas nous en inquiéter, puisque cette évolution se fera en adoptant un modèle civilisationnel reprenant du nôtre ce qu’il a apporté de meilleur, c’est à dire sa capacité à mobiliser des énergies humaines pour trouver sans cesse les moyens d’améliorer les conditions d’existence de nos semblables. Trop occupés à chercher à s’enrichir, il est à espérer que la tentation de s’auto-mutiler par un renouvellement conceptuel autour du thème du conflit mondial ne fuie définitivement l’espèce humaine, même si quelques foyers d’inquiétude, hors du champ de cet article, demeurent en la matière.

Copenhague devrait en outre marquer, quand bien même la bête blessée tentera quelques derniers sursauts avant de mourir, la fin des rêves de gouvernance mondiale que certains, au sein de l’ONU ou à sa périphérie, avaient caressé de près. Le Fiasco (du point de vue réchauffiste) danois montre, si besoin en était encore, que la gouvernance mondiale des politiques économiques des pays pauvres selon un système imaginé par les élites des pays riches est rigoureusement inenvisageable, et l’inverse me parait également improbable. De nombreux dirigeants occidentaux, sentant venir le danger, ont d’ailleurs tenté d’allumer quelques contre-feux en affirmant que Copenhague était d’abord la faillite d’un système ONUsien où chaque peuple compte pour une voix. Mais aucun autre système, qu’il favorise les "occidentaux" ou les "sudistes", n’a la moindre chance de s’imposer auprès de l’autre partie.

Les dangers

Le seul danger qui me parait devoir subsister est que faute d’accord international à Copenhague, quelques gouvernements, dont le nôtre, si l’on en croit l’acharnement de notre président a vouloir imposer une taxe carbone pourtant inconstitutionnelle, s’obstinent dans le "déni de scepticisme" et, loin de se livrer aux examens de science et de conscience rendus nécessaires par la révélation de malversations scientifiques majeures, nous enferrent dans des politiques anti-carboniques de plus en plus délirantes, et se servent du prétexte carbonique pour imposer, outre de perverses impositions domestiques, de nouvelles taxes protectionnistes au nom de "l’empreinte Carbone" des produits étrangers.


J’ai plus souvent qu’à mon tour expliqué pourquoi rallumer la guerre protectionniste serait un drame pour toutes les économies, surtout en ce contexte d’une crise majeure liée au réajustements très difficiles suite à trente années d’errements en matière d’allocation du capital. Malheureusement, tant en Europe qu’en Amérique malade de son addiction à la dette, des courants puissants semblent s’organiser pour demander aux parrains de l’état une "protection". Je l’évoquais pas plus tard que Lundi avec les dernières hallucinations de Paul Krugman.

Voilà pourquoi il serait hasardeux de croire que l’échec de Copenahgue peut nous inciter à relâcher la pression sur les gouvernements pour que s’arrête le délire climato-carbonique. Les climato réalistes ont vu le sort d’une bataille se jouer en leur faveur, mais la guerre contre l’absurdité climato-carbonique et ceux qui s’en servent n’est pas encore gagnée.

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A lire également : Dossier "Réchauffement Climatique" d’Objectif Liberté.



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24 réactions à cet article    


  • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 6 janvier 2010 19:18

    Un peu court, votre commentaire, jeune homme !


  • ZEN ZEN 6 janvier 2010 19:33

    Une peu courte, votre réponse, Monsieur... smiley


  • zoumzoum 5 janvier 2010 10:59

    Un rédacteur du GIEC admet avoir triché

    18 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Ben Santer, coordinateur principal du chapitre 8 du rapport 1995 du GIEC [*], a admis avoir supprimé de la version finale les passages affirmant que l’homme n’est pas responsable du changement climatique.

    Mercredi, lors d’un débat contradictoire avec Lord Monckton dans l’émission télévisée américaine de Jesse Ventura « Conspiracy theory », Santer est passé aux aveux. Lord Monckton, détracteur de la théorie du réchauffement climatique anthropogénique, l’accuse : « Santer a réécrit les conclusions des scientifiques après qu’ils aient envoyés leur version finale, dans laquelle il était écrit à cinq reprises qu’il n’existe aucun impact identifiable de l’activité humaine sur les températures globales. J’ai vu cette copie. Mais Santer a révisé cette version et y a substitué sa propre conclusion, qui est resté celle du GIEC depuis lors. »

    C’est alors que Santer a reconnu les faits : « Lord Monckton parle de suppressions dans ce chapitre, et il y en a bien eu ; nous avons abandonné le résumé conclusif pour que le chapitre soit cohérent avec le reste du rapport. »

    C’est la première fois que Ben Santer reconnaît avoir supprimer ces informations d’une importance capitale, d’autant que ce rapport, censé résumer les vues des scientifiques, était destiné aux décideurs politiques… Santer est également impliqué dans les échanges de courriels au coeur du Climategate qui visaient à masquer le refroidissement climatique et a détruire le travail de leurs détracteurs.


    • John Lloyds John Lloyds 5 janvier 2010 12:01

      Mais enfin waldganger, vous n’avez toujours pas compris que le fond du problème n’est absolument pas scientifique, mais politique ? On est dans la problématique du 11 septembre, la censure pure et simple du débat, au niveau officiel. Les données du GIEC ont été falsifiées, même les russes en ont parlé.

      Que vous vouliez faire intervenir des scientifiques, c’est une excellente idée. Mais invitez des scientifiques de tous les bords, car il n’existe pas de sujets où les théories (scientifiques) soient plus divergentes, sinon vous ne ferez qu’hâtiser les suspicions. S’il n’y a pas une totale transparence du débat, inutile même de commencer, tout le monde perdra son temps et chacun campera sur ses positions.

      Je voterai favorablement votre article, en espérant de votre part une démarche objective


    • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 5 janvier 2010 13:56

      Rien à dire sur l’article, qu’il vaudra mieux ignorer.

      Pour les commentateurs.
      1 heure 47 de conférence à voir.
      http://storage02.brainsonic.com/customers2/entrecom/20080227_Spie/session_1 _fr_new/files/index.html

      Pas forcement LE truc le plus excitant, mais une présentation par un ingenieur français à un gros parterre d’autres ingenieurs de l’entrepirise Spie concernant la VRAIE problématique de l’impact des emissions carbonnes, c’est à dire leur mise en relation avec le Pic Pétrolier..
      Le jargon est technique mais très clair.

      Ca recoupe pas mal le documentaire « Collapse », avec Mike Ruppert, c’est à dire que le seul choix possible que les politique oublient de nous soumettre, c’est soit abandonner notre train de vie occidentale, soit faire face à une dépopulation mondiale drastique, due à la famine ou, préventivement par les armes.

      C’est la raison de tout.. Les cadres de Spie sont au courant, nos dirigeants aussi.
      Copenhague n’est que du théatre, une panthomine, mise en scène pour le public, mais qui à foiré de ce décalage trop grand avec la réalité..


    • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 5 janvier 2010 14:26

      « préventivement par les armes. »
      Je vous l’accorde, pas le scénario le plus réaliste, mais je suis en train de lire « La Route », je vois tout en noir et gris, là...


    • Francky la Hache Francky la Hache 5 janvier 2010 17:04

      Cher Waldgänger, je ne réponds pas aux trolls, et j’ose espérer que vous n’en soyez pas un.
      Cependant, je pense que vous pourriez considérer qu’il existe des climato-sceptiques qui nesoient pas des ultra-libéraux à la solde du lobby pétrolier, etc.

      En effet, je me targue de connaissances scientifique solides, et celles-ci m’interdisent de croire les allégations du GIEC. En revanche, je suis très attentif à l’activité solaire, ses effets rétro-actifs très complexes, et les corrélations observées. Je pense que de belles surprises sont à venir.

      Veuillez croire que seule l’honnêteté scientifique m’intéresse dans cette histoire, et que les mesures écologistes que j’appelle de mes vœux ne doivent être fondées que sur des faits solides. Il en va de la crédibilité de la science, mais aussi de la démocratie.
      En effet, il est un risque que la volonté politique (mode conspirationniste biensûr) souhaite proposer des arguments fallacieux pour justifier de nouvelles règles internationales.

      En tant que citoyens, nous devons prendre des mesures écologiques réellement efficaces, et composer avec la juste volonté de développement de pays en retard. Tâche ardue.

      Personnellement, en combat n°1, je vois la lutte contre la malbouffe liée à la déforestation et la production d’huile de palme.
      n°2 : une gestion plus raisonnée de l’eau, l’agriculture consomme trop d’eau localement. On doit pouvoir produire plus, de meilleur qualité, avec moins d’impact sur les cours d’eau.
      n°3 : l’énergie évidement : à utiliser de manière plus pertinente évidement, mais pas au faux prétexte du CO2. Un exemple : la pollution automobile est pour moi liée plus aux particules fines (cancérigènes) plutôt qu’au CO2 (totalement inoffensif, même sur le climat).

      Parallèlement, viens la lutte pour une démocratie honnête, dont nous sommes loin (mais y’a pire aussi).

      Vastes sujets ...

      J’espère que vous trouverez un digne contradicteur, V. Courtillot me semble un scientifique parfaitement au fait, honnête, doublé d’un citoyen consciencieux.

      J’attends votre article avec plaisir.
      Cordialement.


    • xa 5 janvier 2010 18:08

      @franky

      Vincent Courtillot n’est pas le bon contradicteur souhaité, je pense, par Walgänger, étant donné que ce géophysicien renommé est justement sceptique des conclusions du GIEC ... tout en étant un défenseur acharné de la lutte contre le gaspillage énergétique et pour le développement des énergies renouvelables.


    • PapyJako PapyJako 5 janvier 2010 20:44

      @Waldgänger

      Vous dites :

      « ... Je peux démolir pas mal de leurs imbécilités, mais ... j’ai l’idée du profil idéal ... une sorte de James Hansen ou de Phil Jones francophone.... Ce n’est certes pas charitable de souhaiter voir Bénard et les autres types se faire humilier en public, mais ils ne l’auraient pas volé. Si ça pouvait se passer réellement ainsi... »

      => Oh non !... Pitié !... pas ça !...

      => Je ne sais pas ce qu’en pense Vincent Bénard, mais puisqu’il semble que je sois inclus dans « les autres types », je dois dire que la seule perspective de me faire « humilier » - publiquement qui plus est - par un clone Français de Hansen ou un Jones me terrorise. Vais-je dormir cette nuit ?

      => Peut-être pourriez-vous aussi faire intervenir un Torquemada à la Française ?... Mais, finalement, cela ferait double emploi si vous avez déjà Hansen.


    • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 6 janvier 2010 19:34

      C’est de la diffamation pure et simple, Monsieur Walgringrin. Vous pouvez démolir pas mal de leurs imbécillités ( avec deux l, Monsieur, soignez l’orthographe !) ? Alors faites le...si vous en êtes capable. Allez donc lire quelques uns de mes articles, et essayez de les réfuter. Je vous attends de pied ferme.

      Là où vous délirez, c’est quand vous en appelez à James Hansen, ce docteur Folamour de la climatologie, et à Phil Jones le tricheur au secours de vos thèses et de votre Samothensis.

      Dernier point : si les articles de Vincent Bénard et Papy Jako sont souvent en tête d’affiche, c’est parce qu’ils écrivent bien et qu’ils disent des choses importantes.


    • pissefroid pissefroid 5 janvier 2010 13:01

      Vous dites :

      "Il serait fortement souhaitable que les efforts de l’industrie verte se réorientent vers l’écologie utile plutôt que de continuer à se fourvoyer dans la voie de l’écologisme fantasmé et subventionné, ce qui suppose que les états laissent faire le marché, car malgré tous ses excès, le battage environnementaliste a créé une vraie prise de conscience favorable à l’émergence de produits réellement "verts et rentables« . »

      Si cet alinéa n’existait pas le texte me conviendrait parfaitement.
      Les marchés ne sont que l’expression d’un égoïsme forcené.


      • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 6 janvier 2010 19:36

        C’est vrai, ça, l’économie soviétique, c’atait quand même mieux !


      • herve33 5 janvier 2010 13:30

        Commme le souligne P . Reneve , Walgander , Ce qui est étrange , c’est que parmi les climat- sceptiques , on retrouve toujours tous les lobbies ultra conservateur américains plus ou moins proche du milieu pétrolier , dont certains ont défendus des causes indéfendables comme l’amiante ou exercer des activités de lobbiyng pour l’industrie du tabac ( http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2928 ) .

        De l’autre coté , ce qui est vraiment pas net , c’est la raison pour laquelle on ne parle que du CO2 mais en aucun cas des autres problèmes environnementaux dont l’urgence est bien plus immédiate que l’unique combat contre le CO2 .

        Il n’est pas interdit de remettre en cause les études sur le réchauffement climatique , mais il existe une chose qui relève du bon sens et du pragmatisme qu’il est très difficile de nier :

         La pollution liée aux carburants fossiles et toutes les pollutions en général ont un impact direct sur la biosphère et comme nous sommes un produit de cette biosphère , c’est nous mêmes que nous détruisons à petit feu .

        Copenhague ressemble beaucoup à une farce dont le résultat était convenue d’avance :
        Empêcher toutes contraintes aux plus gros pollueurs de la planète , qui comme par hasard détiennent les plus grosses fortunes et peuvent donc influencer les scientifiques et les gouvernements .

        La taxe carbone en France est l’illustration très claire de cette politique , surtout ne pas toucher aux méga - profits des industries pétrolières et des multinationales , seuls les citoyens doivent payer .


        • herve33 5 janvier 2010 13:35

          article plus direct de contreinfo : Climato-sceptiques : Fred Singer, l’étrange référence de Vincent Courtillot et Claude Allègre . http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2927


          • Internaute Internaute 5 janvier 2010 14:59

            Copenhague a été un immense succès. C’est la première fois que le monde à dit un non sec et clair à l’arrivée d’un pouvoir mondial qui nous aurait tous écrasés.

            En ce qui concerne le business vert il faut faire la différence entre le climat et la pénurie. Autant les élucubrations sur le C02 ne justifient pas d’effort pulics sur les sources d’énergies écolos, autant la pénurie prochaine de beaucoup de matières premières, pétrole pour ne citer que lui, vaux la peine d’un effort public massif pour trouver d’autres solutions. En dehors des questions climatiques, la pollution est aussi un fléau dont tout le monde est capable de mesurer les effets. Des efforts pour être plus propre ne peuvent qu’améliorer notre cadre de vie.


            • Lapa Lapa 5 janvier 2010 15:14

              "outre de perverses impositions domestiques, de nouvelles taxes protectionnistes au nom de « l’empreinte Carbone » des produits étrangers."

              c’est le sel truc valable qu’il faudrait faire effectivement. Une taxe sociale sur les produits liant bilan environnemental (et pas que bilan carbone) et bilan social des moyens de productions, de stockage et d’acheminement mis en œuvre.

              histoire de relocaliser notre économie.

              Bon il est vrai que pour un néolibéral comme vous, ne plus avoir ses livres imprimés en Asie pour faire gagner 89 centimes d’euros/pièces à l’éditeur mais par l’imprimeur du quartier est une catastrophe.


              • Fourmi Agile Evrard 5 janvier 2010 15:32

                Il y a de quoi rire quand certains racontent encore que les sceptiques sont à la solde de lobbies du nucléaire ou du pétrole ou je ne sais quoi.
                COmparez les revenus de AL Gore, multimilliardaire, Nicolas Hulot, Yann Arthus Bertrand, avec les revenus des sceptiques les plus connus.

                A propos, lisez le livre de Jean Michel Belouve.
                C’est une mine d’information sur le climat et sur les dessous de toute cette affaire.
                C’est très bien documenté, très bien renseigné avec des faits précis.


                • Le péripate Le péripate 5 janvier 2010 17:52

                  Il y a un paradoxe dans l’attitude des croyants de l’Apocalypse : les moyens dont ils semblent disposer paraissent illimités. Pourtant avec une faible partie des sommes engagées dans la lutte contre un hypothètique changement climatique d’origine anthropique suffirait à régler le problème de l’eau et de l’assainissement pour tous les humains.

                  C’est ce qui révèle la part délirante de ce messianisme.


                  • Mohammed MADJOUR Mohammed 5 janvier 2010 17:59

                    L’objectif officiel « Sauver la Terre » n’était pas tout fait le même que celui enfoui dans chaque serviette des participants :

                    Ainsi la grenaille de l’environnement française confondait ce qu’il fallait décider à l’échelle de la planète pour raisonner les comportements humains et son rêve d’hégémonie politique en essayant de placer haut le hublot de son Hulot...pour mieux contrôler la « Verdure » du monde !

                    Quelle politique verdâtre du « Monde des Lumières » !

                    Mohammed.


                    • millesime 5 janvier 2010 20:39

                      C’est un pas vers le terrorisme de la pensée...un terrorisme subit par certains scientifiques sanctionnés dans leur carrière pour avoir refusé de cautionner la fable du réchauffement climatique par l’activité humaine.
                      ils n’ont pas voulu apposer leur siganture au bas du trop fameux rapport du GIEC

                      Nombreux ont été ceux qui ont adhérés aux GIEC pour éviter des mesures de représailles consistant, par exemple, en des « restrictions de budget » pour leur laboratoire.

                      http://millesime.over-blog.com


                      • Stoïque 5 janvier 2010 22:49

                        Il est facile de voir la paille dans l’oeil de l’autre, quand on on feint d’oublier la poutre qu’on a dans le sien.... On est encore en plein dans la crise générée par les idées de ces think thank politiques ultra-libéraux et voilà qu’ils veulent donner des leçons au reste de la Terre..... en se saisissant au mieux d’un accident voulu de l’histoire - le pillage de données privées - et en montant en mayonnaise des faits secondaires par rapport aux problèmes majeurs de notre civilisation ( pollutions, massacre de la biodiversité, surpopulation, etc..) qu’ils ont voulue mondiale...

                        A quant le piratage des données personnelles de ces think Thank pour qu’on puisse voir les raisons profondes qui les animent... ?


                        • Xochipelli 6 janvier 2010 01:24

                          Il n’y pas que les libéraux qui dénoncent l’arnaque du réchauffement climatique anthropique : les écologistes aussi, ceux qui oeuvrent dans l’écologie profonde, pas les écologistes de salon à la solde des Autorités :

                          Il n’ y pas d’alerte climatique : c’est une farce.

                          Les Caniculs-bénis : une nouvelle hystérie religieuse au service de l’Ordre Mondial ?

                          http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/caniculs.html

                          Carbone, mon Amour

                          http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/carbonemonamour.html

                          Effet de « serres » et révolution verte eugénique

                          http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/eugenique.html

                          Les écolo-thermistes

                          http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/ecolo-thermistes.html

                          Dominique Guillet


                          • PapyJako PapyJako 7 janvier 2010 00:39

                            @Xochipelli
                            Je viens de passer un moment à parcourir, une première fois, en diagonale, « Les Canicul-Bénis » (! !!) de Dominique Guillet (la première référence), dont j’ignorais l’existence.

                            Il va me falloir quelque temps - tant est riche la matière - pour démêler ce que j’approuve totalement, ce qui me laisse dubitatif et ce que j’aurais plutôt tendance à désavouer.

                            Mais ... d’ores et déjà, chapeau Dominique Guillet !... quelle verve, et quel talent !

                            Faites vous votre opinion, lisez « Les Canicul-Bénis » vous mêmes. Quevous approuviez ou non,vous n’allez pas vous ennuyer !

                            Merci pour ce bon moment.


                          • teotiti 6 janvier 2010 10:11

                            bonjour.
                            et pendant que l’on accuse le co2, le gouvernement fait passé un arrèté,en mai 2009, dans lequel il autorise des dérogations pouvant conduire à une dissémination de déchets radio-actifs issus du démentellement d’installations nucleaires. on pourrait bientot les retrouver dans les meubles, vetements ou les voitures

                            cf l’article paru en page 9 de la revue « que choisir »

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