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Accueil du site > Actualités > Environnement > Réchauffement climatique : on vous ment, les rejets de gaz carbonique ne (...)

Réchauffement climatique : on vous ment, les rejets de gaz carbonique ne sont pas l’essentiel du problème...

Les faits sont têtus, car malgré l’habillage « scientifique » des déclarations officielles désignant les automobiles et les usines comme principales causes du réchauffement climatique, (qui, lui, est réel, bien que « passager » puisque nous sommes à la fin d’une période interglaciaire, comme va nous le dire Brigitte Van Vliet-Lanoé dans l’entretien vidéo que j’ai effectué : http://resiliencetv.free.fr/video-brivanvliet.html...), il s’avère qu’il n’en est rien ; ou, plutôt, que le problème le plus grave réside moins dans l’émanation de gaz carbonique que dans l’aggravation de la désertification, l’appauvrissement des sols, l’urbanisation, entraînant une agriculture intensive produisant la pollution des nappes phréatiques, enfin le problème de l’eau...

J’ai donc interrogé in vivo une autorité en la matière, Brigitte Van Vliet-Lanoé ( http://resiliencetv.free.fr/video-brivanvliet.html ) qui est professeure en sciences de la Terre à l’Université de Lille, j’ai aussi consulté les travaux d’Yves Lenoir. Je vais me contenter ici de présenter quelques extraits de leurs livres. Brigitte Van Vliet-Lanoë a par exemple écrit dans La planète des glaces (Vuibert, 2005) ceci (p. 4 et 5) :

" Aujourd’hui, nous sommes, géologiquement, en fin de période chaude et tout le monde s’attend pourtant à un réchauffement brutal. L’effet de serre fait la une des journaux alors que, à l’échelle géologique, la pression partielle de CO2 n’a pratiquement jamais été aussi basse. Une fonte des grandes calottes, comme celle du Groenland ou celle de l’Antarctique, est presque certifiée par les médias, alors que les sondages profonds nous font entrevoir leur ancienneté. Un relèvement de plus d’un mètre du niveau marin est attendu avant la fin de ce siècle, alors qu’il n’existe pas de repères véritablement stables pour mesurer cette hausse en bordure des différents continents et que la technologie satellitaire (Topex-Poséidon, Envisat) nous montre sa très grande variabilité régionale.

Nous avons perturbé notre écosystème par d’autres actions que l’utilisation des combustibles fossiles et des pollutions qu’ils engendrent : la déforestation et le défrichement, l’érosion des sols, l’élevage, la construction des barrages, l’eutrophisation des mers continentales. Chacune de ces actions a un impact direct sur l’albédo, c’est-à-dire la capacité de réflexion d’une surface par rapport à l’apport énergétique solaire. Ces actions peuvent interférer dans le sens ou bien à l’inverse de l’effet de serre, et ne sont pas encore toutes prises en compte par les modèles climatiques, pourtant de plus en plus perfectionnés. Beaucoup d’interventions actuelles de l’homme, effet de serre mis à part, vont dans le sens d’une entrée en glaciation [...].

P. 402 :

L’hétérogénéité du réchauffement actuel ne plaide pas en faveur de la dominance de l’effet de serre : l’Antarctique, notre chef d’orchestre, se refroidit malgré un apport énergétique temporairement accru jusqu’en 2000. [...] Dans le contexte actuel, l’activité solaire vient de signer un réchauffement du même ordre que celui qui s’est produit au Moyen Age, soit environ 1°C de plus qu’en 1880 [...]"

Brigitte Van Vliet-Lanoë parle également de "forçage" c’est-à-dire de position orbitale de la Terre qu’il faut prendre également en compte en plus de l’activité solaire, et qu’elle résume ainsi : plus le soleil s’active, accéléré par le forçage en question, plus il transforme de l’eau en vapeur, qui créé des grosses précipitations (voilà pourquoi elle dit que cette vaporisation est le premier gaz à effet de serre), ces masses d’air chaud viennent rencontrer les masses d’air froid qui se constituent sur les pôles arctique et antarctique, d’où les grosses tempêtes ; par ailleurs ces précipitations vont se transformer en fabrication de glace en Arctique : ( p 403) :

"Comme les précipitations augmentent également en zone arctique atlantique en conformité avec plusieurs modélisations, il est vraisemblable que cette suite d’événements fera basculer brutalement le contexte de fin d’interglaciaire dans lequel nous sommes actuellement dans un contexte stadiaire, avec formation d’une calotte dans le bassin de Foxe à l’Ouest de la Terre de Baffin et sur la Scandinavie déjà refroidie. Ce scénario a été évoqué dès 1993 par G. Miller : une issue glaciaire à un scénario chaud. [...] Va-t-on vers un nouvel épisode du Petit Age glaciaire ou vers une vraie glaciation ? La calotte antarctique semble aujourd’hui avoir quelques velléités de croissance. Les nations développées de l’hémisphère Nord sont de grosses consommatrices d’énergie et d’eau : qu’adviendra-t-il de leur consommation si le climat se refroidit et s’aridifie, la probabilité étant loin d’être nulle de part et d’autre de l’ Atlantique ? Qu’adviendra-t-il des pays en cours de développement économique très énergivore et polluant, comme la Chine et l’Inde ? Il serait injuste de leur interdire d’évoluer."

*

Poursuivons avec Yves Lenoir, déjà présenté sur resiliencetv. Ainsi, dans La vérité sur l’effet de serre, (La découverte, 1992, disponible uniquement chez Chapitre.com : tapez le titre dans leur moteur de recherche), il peut écrire :

pages 29-32 :

" Les gaz à effet de serre hors de cause.

Entre les Xe et XIIIe siècles, l’Europe et l’Atlantique Nord ont vécu une transition particulièrement douce nommée "Petit optimum climatique", que mirent à profit les Vikings pour établir une route maritime vers les côtes nord-américaines, via le Groenland, à cette époque bien nommé par eux "Pays vert". Par rapport à aujourd’hui, la température moyenne de cette partie du monde était plus élevée d’un degré et demi.

Suivit une période terrible, le "Petit Age glaciaire", accompagnée d’un cortège de mauvaises récoltes et de famines, dont celles de sinistre mémoire qui obscurcirent la fin du règne de Louis XIV, et d’autres non moins affreuses qui, au cours du siècle dernier, contraignirent tant d’Irlandais à émigrer vers les Etats-Unis. Au coeur de l’épisode, la température moyenne tomba d’un degré et demi en dessous de son niveau actuel. La sortie de cette ère froide, au sens de retour à un climat intermédiaire entre les deux extrêmes consécutifs chaud et froid, a eu lieu au début du XXe siècle.

Les phénomènes qui ont provoqué cette spectaculaire oscillation du climat ne sont pour l’heure pas déterminés, et rien ne permet d’affirmer qu’ils ne sont pas encore en train de participer au réchauffement observé durant ce siècle finissant (Lenoir écrit en 1992). Aucune variation notable, ni de la composition de l’atmosphère ni de l’ardeur du soleil, ne semble être intervenue avant le début de la Révolution industrielle. En particulier, les mesures de composition des bulles d’air fossiles piégées dans les glaces du Groenland et de l’Antarctique, ont montré que les concentrations de gaz carbonique et des autres gaz à effet de serre naturels n’ont pas varié.

Le niveau des mers est, quant à lui, resté remarquablement inchangé durant toute cette "excursion thermique"...

Bien entendu, le climat n’a jamais été réellement stationnaire au cours de l’épisode interglaciaire (1) dont bénéficie la planète depuis une dizaine de milliers d’années. Si l’on examine les archives les plus anciennes de la température, conservées au sein de ces glaces du Groeland, on découvre une succession d’oscillations de la température analogues à celle de l’enchaînement décrit ci-dessous, culminant il y a environ huit mille ans avec ce que l’on a appelé " l’Optimum climatique". A cette époque, l’atmosphère contenait un peu moins de gaz carbonique qu’il y a cent cinquante ans, ce qui signifie que le forçage radiatif du gaz carbonique était inférieur. Pourtant la température moyenne était supérieure de pratiquement deux degrés Celsius, et le climat terrestre nettement plus humide dans l’ensemble.

On sait notamment qu’à partir de cette date, et durant presque cinq mille ans, le désert saharien a fait place à un paysage de lacs, de marécages et de steppes herbeuses peuplées par toute une faune de grands mammifères.

Chose curieuse, si on postule une correspondance entre augmentation de la température et climat plus humide, cet environnement vert perdura durant une petite transition glaciaire de quelques centaines d’années. C’est seulement après un second épisode chaud -un peu moins cependant que l’Optimum climatique lui-même- que le désert réinvestit progressivement le terrain, alors que paradoxalement la température moyenne restait globalement un peu plus élevée qu’aujourd’hui.

Ces fluctuations constituent un ensemble incohérent au regard des idées et représentations courantes sur les climats et de ce qui détermine leurs variations. En effet, le spectacle des changements globaux survenus durant l’actuelle phase interglaciaire, dont nous avons rapporté quelques éléments ci-dessus, met en lumière une propriété capitale mais systématiquement ignorée de cette configuration du système climatique : sa sensibilité aux variations de la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre (gaz carbonique et méthane) est faible, très faible même. En revanche, il apparaît très sensible à d’autres facteurs d’environnement non identifiés.

(1) Depuis plusieurs millions d’années, la Terre connaît un climat froid caractérisé par une succession de périodes de glaciation, longues d’environ cent mille ans, séparées par des périodes interglaciaires environ dix fois plus courtes. Les transitions entre ces périodes sont en général assez brèves : quelques milliers d’années.

Pages 64-65 : On a confié à des modèles climatiques ultra-simplistes (les échanges avec l’océan profond n’y sont, par exemple, pas simulés) le soin de confirmer la conclusion : " 50% du réchauffement du climat lors de la dernière transition glaciaire-interglaciaire sont dus à l’augmentation de l’effet de serre " (1). La dérive du discours est donc déclenchée par le milieu scientifique lui-même.

Par exemple, avec une sobriété de bon aloi, sur ce mode neutre et "objectif" qui désigne le professionnel chevronné, un des cosignataires de la sentence précédente se permet d’en "nuancer" la portée dans l’article de base (2) qu’il publie à la même époque dans le revue scientifique de prestige du CEA : " La seule variation des teneurs en gaz carbonique peut raisonnablement expliquer près de la moitié de la variation moyenne de température entre les périodes glaciaire et interglaciaire de la planète".

Les rouages de la transmission entre complexe scientifique et technique et opinion publique opèrent ensuite sans à-coup. Le "téléphone arabe" journalistique amplifie de sa propre initiative la déformation du message, pour qu’il renforce les attendus du jugement déjà rendu à l’encontre du gaz carbonique, en établissant une comparaison "simple et parlante" entre le rôle attribué au bouc émissaire durant la transition passée, et celui qu’il menacerait de jouer dans un futur imminent.

Les paléo-océanographes ont certes réagi, mais leur propos plus complexe, confiné de surcroît dans les formes traditionnelles des publications scientifiques, est resté quasi sans écho dans les médias d’opinion, les instances technocratiques et autres cercles politico-sociaux. Leurs travaux montrent pourtant à l’évidence que les variations, par ailleurs assez minimes dans l’absolu, de la concentration atmosphérique du gaz carbonique durant les cycles glaciaires dépendent essentiellement des transferts opérés par les courants marins profonds, ce qui n’est pas le cas pour le méthane, quasi insoluble dans l’eau.

Leur analyse situe donc clairement le taux de gaz carbonique atmosphérique comme une conséquence du changement climatique, dont le potentiel d’effet de serre ne s’exprime qu’avec le bon vouloir de l’océan. [...].

(1) C. Lorius et al.

(2) J. Jouzel Gaz carbonique et climat : le témoignage du passé, Clefs-CEA, été 1989.

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez écrire à :

Yves Lenoir : yves.lenoir@ensmp.fr Brigitte Van Vliet-Lanoë : Brigitte.Van-Vliet-Lanoe@univ-lille1.fr


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124 réactions à cet article    


  • Gilles (---.---.197.22) 10 juillet 2006 12:25

    Non !!! J’espère qu’on ne va pas voir en France se reproduire le débat qui a fait rage aux Etat Unis l’année dernière entre lobbyistes et scientifiques.

    Pour un débat sur le réchauffement climatique, animé par des scientifiques, consultez le site Scitizen (http://scitizen.com) et notamment l’effrayante interview de James Hansen : http://www.scitizen.com/screens/blogPage/viewBlog/sw_viewBlog.php?idTheme=13&idContribution=132

    Sur le fond, le panel intergouvernemental sur le changement climatique (IPCC), regroupant des scientifiques de tous pays, vient de publier un pré-rapport insistant sur les causes humaines du réchauffement climatique (« anthropogenic forcings »). Par ailleurs, le rapport de la US National Accademy (NAS synthesis report), publié pourtant sous une administration qui a tout fait pour étouffer le problème, accrédite le schéma décrivant la courbe des températures de surface de ces derniers siècles ("surface temperature reconstruction). Cette courbe, publiée par Mann et al., a la forme d’un baton de hockey : la température, stable sur plusieurs centaines d’années, croit brutalement les 100 dernières années.

    Bref, évitons les effets de manchette : la grande majorité des scientifiques considère qu’il y a une contribution humaine au réchauffement climatique. Le débat actuel porte sur comment et quand sentirons nous les conséquences. Gilles Prigent


    • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 10 juillet 2006 12:44

      J’ai cité deux scientifiques qui considèrent que le gaz carbonique n’est pas la cause du réchauffement climatique, lui-même lié plutôt au forçage solaire, ce qui veut dire qu’il vaut mieux s’occuper des conséquences comme la désertification, le problème de l’eau etc...

      Regardez la vidéo qui interviewe la scientifique...


    • Roman (---.---.253.231) 10 juillet 2006 17:33

      Entièrement d’accord avec le premier commentaire. L’auteur, non scientifique d’ailleurs, utilise des ouvrages publiés il y a 14 ou 17 ans (1992 et 1989) comme références. Or tout le monde sait que les simulateurs ont complètement changé ces dernières années (miniaturisation et informatique oblige), de même que la science a avancé. Aujourd’hui il est admis par la communauté scientifique que le climat tend vers un réchauffement global dû à une activité humaine et en aucun cas vers une glaciation ! Cet article non rigoureux pour un thème scientifique est donc totalement irresponsable et sans valeur.


    • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 10 juillet 2006 22:38

      N’importe quoi ! le livre de Brigitte Van Vliet-Lanoë date de 2005 !


    • MR_Claude (---.---.96.69) 10 juillet 2006 22:50

      mais pas celui de Lenoir (a moitie vide, ou a moitie plein...)


    • MR_Claude (---.---.96.69) 10 juillet 2006 22:59

      >>sa sensibilité aux variations de la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre (gaz carbonique et méthane) est faible, très faible même. En revanche, il apparaît très sensible à d’autres facteurs d’environnement non identifiés.

      Encore une fois, parler de variation, c’est bien, mais encore faut-il rapporter ca a une echelle de temps, une variation sur 10000 ans est tres differente de la meme sur 100 ans au niveau reponse du systeme.

      Et puis que dire de « apparait tres sensible a d’autres facteurs non identifies » ? Coment peut savoir que c’est tres sensible a quelque chose que l’on ne connait pas ? Qu’a-t-on fait varier ?


    • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 10 juillet 2006 23:30

      Certes, il date de 1992, mais il a fait une mise au point en 2003 :

      Un spécialiste dénonce le discours catastrophiste sur l’évolution du climat :

      http://www.resiliencetv.fr/modules/news/article.php?storyid=1023

      Et il doit sortir quelque chose pour la rentrée je crois...


    • (---.---.150.52) 10 juillet 2006 12:42

      Le climat se rechauffe, c’est indeniable. Il suffit pour s’en convaincre d’observer la limite du permafrost qui se reduit chaque annee.

      Maintenant, qu’il faille se preoccuper de ses consequences, sans aucun doute.


      • groumpf (---.---.176.124) 10 juillet 2006 12:44

        Assez indigeste cet article. Je ne vois pas l’intérèt de citer des passages entiers d’un livre. Ce qu’on attendrait c’est plutot une synthèse de son contenu avec les éléments clés.

        D’autre part il faudrait dissocier les conséquences d’un réchauffement ou refroidissement à moyen terme et à long terme. Je ne suis pas sur qu’il y ait beaucoup de personnes qui se soucient de se qu’il va se passer dans 1000 ans ou plus.

        Franchement je pense que personne ne comprend rien au fonctionnement global de la planète. Par contre certains phénomènes isolés peuvent être compris (couche d’ozone) donc il faut être attentif aux événements climatiques et un consensus scientifique est possible.

        Pour ce qui est de l’effet de serre, il me semble que l’agriculture (élevage et rizieres) y participe aussi énormément mais ce n’est pas politiquement correct de le dire donc on préfère taper sur la voiture. Mais il faut être conscient que le bénéfice concerne plus la diminution de la pollution que la diminution de l’effet de serre. Bon je sens que j’avance en terrain glissant donc je m’arrète là...


        • jcm (---.---.0.86) 10 juillet 2006 13:51

          Plusieurs problèmes peuvent être soulevés par cette thèse.

          Une question de temporalité : à quand une glaciation à venir ?

          Dans 10, 100, 1000 ans ou plus pour en voir les premiers effets ?

          A 100 ans nous restons face à ce réchauffement et ses conséquences, déjà visibles et qui ne feront que croître, et que nous aurions à subir pendant un siècle.

          Un seul siècle mais qui pourrait suffire à décimer l’humanité.

          Cette thèse indique que nos priorités devraient être la lutte contre « la désertification, l’appauvrissement des sols, l’urbanisation, entraînant une agriculture intensive produisant la pollution des nappes phréatiques, enfin le problème de l’eau... ».

          Mais se poseront, réchauffement ou non, les questions de raréfaction de ressources diverses, notamment énergétiques et même si des techniques d’obtention de combustibles liquides à partir de gaz ou de charbon se développent elles ne viendront pas à maturité industrielle et économique en un clin d’oeil : leur mise en place prendra du temps.

          Les problèmes de surexploitation des océans et de nombreuses régions continueront à se poser.

          L’empreinte écologique restera à l’ordre du jour et la nécessité de modifier profondément nos modes de vie demeure quoi qu’il en soit des gaz à effet de serre.

          On peut penser qu’il est indispensable que nous sachions un jour prochain quitter le régime de consommation effrénée que nous connaissons à l’heure actuelle et qui s’intensifie au niveau mondial.

          Et si l’on examine de près les méthodes à notre disposition pour y parvenir on s’aperçoit qu’elles devraient avoir comme conséquences de limiter nos émissions de gas à effet de serre même si tel n’est pas l’objectif visé.

          De toutes façons, et à moins que l’on puisse nous dire avec assez de précision quelle sera la date des premiers refroidissements signifiatifs, nous sommes condamnés à agir comme si le réchauffement climatique d’origine anthropique ne pouvait être contrebalancé par cette hypothétique glaciation.

          Car l’alerte demeure, et elle reste très sérieuse.


          • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 10 juillet 2006 14:26

            D’après Van Vliet-Lanoë le refroidissement commencera aux alentours de 2040... regardez sa vidéo...

            Quant aux conséquences, il est clair qu’une meilleure organisation des ressources serait souhaitable en effet...


          • jcm (---.---.0.86) 10 juillet 2006 15:26

            Merci de cette précision.

            Eh non, je ne regarderai pas cette vidéo, bien que j’ai l’ADSL.

            Par manque de temps, mais je pense aussi à ces quelque 40 à 50% d’internautes qui ne disposent pas du haut débit en France (quelques chiffres ici : Equipement des ménages en accès à l’internet à haut débit puis à tous les francophones du monde avec des liaisons lentes, et ils sont fort nombreux.

            Rien n’indique qu’ils ne mériteraient pas de savoir sans pour autant être contraints à télécharger une vidéo.

            Cette vidéo est annoncée à 35 MO, ce qui rend son téléchargement très coûteux voir impossible pour certains types de liaisons (j’ai souvenir, avant l’ADSL, de téléchargement de 10 MO en une heure ou plus, et parfois des coupures, reprises...).

            La référence que fournit une vidéo, dont la visualisation nécessite en outre de consacrer un temps supérieur au temps de lecture d’un document écrit présentant la même quantité d’information, ne me semble donc pas être une source de grande qualité à tous points de vue.

            Du point de vue de l’accès à certain types d’informations « le réseau » est donc très inégalitaire, et la meilleure façon de résoudre ce type d’inégalité consisterait à présenter l’essentiel des informations sous une forme très légère en terme de volume de données à transmettre, en réservant les formats plus lourds à l’accessoire, l’anecdotique, au complément non indispensable.

            Il dépend donc de notre volonté à tous de faire régner ce type d’égalité, pour peu que nous souhaitions vraiment qu’elle existe.


          • Fabien (---.---.78.20) 14 juillet 2006 14:25

            Je ne peux pas regarder la vidéo car je suis au boulot (ma présence sur ce forum s’expliquant par le fait qu’aujourd’hui, du boulot, je n’en ai pas mais je suis là quand même), mais je suis curieux de savoir comment cette personne parvient à estimer avec une telle précision le début de la prochaine ère glaciaire ? Des signes avant-coureurs connus ? Des modèles fiables ? Et quelle est la crédibilité de cette scientifique ? Sa thèse est-elle reconnue ? Parce que bon, si on veut faire une guerre de scientifique, je vous propose le prix Nobel Paul Crutzen qui estime que si rien n’est fait, il pourrait être un jour nécessaire de recourir à des solutions radicales (polluer volontairement l’atmosphère pour la rendre plus opaque) (http://agoravox.fr/article.php3?id_article=11182). Merci d’avance pour vos précisions.


          • Fabien (---.---.78.20) 14 juillet 2006 15:11

            Par ailleurs, dans un article paru le 1/10/2003 dans La Recherche, André Berger et Marie-France Loutre (prof. à l’univ. catho. de Louvin) affirme que la période interglaciaire actuelle pourrait encore durer 50 000 ans.


          • J-M Hauth jeandb 19 novembre 2006 22:32

            Les dimanches pluvieux on lutte contre la sécheresse avec l’eau des inondations

            https://www.google.com/video/upload/Status?rf=1&hl=fr

            Et cela remet le climat en place même avec l’effet de serre !!!

            Les biefs du Pilat


          • J-M Hauth jeandb 19 novembre 2006 22:34

            Les dimanches pluvieux on lutte contre la sécheresse avec l’eau des inondations

            https://www.google.com/video/upload/Status?rf=1&hl=fr

            Et cela remet le climat en place même avec l’effet de serre !!!

            Les biefs du Pilat


          • Pataquès (---.---.216.103) 10 juillet 2006 15:00

            il y a aussi le phénomène de l’arrêt du gulf stream du à la fonte du groenland, réchauffement, qui provoquerait un refroidissement en Europe. Tout çà pour dire que c’est extrêmement complexe. La seule chose certaine est l’influence déterminante des activités humaines sur l’environnement, c’est la grande découverte du siècle dernier, notre monde est de taille finie. Il nous faut donc apprendre maintenant à gérer nos ambitions et faire preuve de lucidité et de modestie. Il s’agit là d’une (r)évolution culturelle à laquelle on est loin d’être prêt.


            • romG romG 10 juillet 2006 15:15

              Désolé LSO, mais pourquoi irions-nous mettre notre confiance dans ces deux scientifiques plutôt que dans ceux qui ont planché sur le rapport du sénat « L’ampleur des changements climatiques, de leurs causes et de leur impact possible sur la géographie de la France à l’horizon 2005, 2050 et 2100 » : directeurs de recherche au CNRS et à Météo France, membres du GIEC, présidents de l’ADEME et de l’IFREMER ... Et j’en passe, avec notamment la partcipation de M. Jean-Paul JANCOVICI.

              Je pense, personnellement, que vous jouez un jeu dangereux. Les conséquences et les autres faits dont vous parlez sont certes importants, mais les prendre en compte ne doit pas nous détourner de l’importance de la réduction des gaz à effet de serre (essentiellement en prônant la SOBRIETE et l’EFFICACITE des processus energivores).

              Cordialement.


              • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 10 juillet 2006 16:30

                Ces deux rapporteurs ont refusé d’entendre ces deux scientifiques...j’ai donné leur mel, posez-leur la question. Brigitte Van Vliet-Lanoë est une pointure... Et ce qu’elle dit est simple au fond (regardez la vidéo) : au lieu de s’énerver sur les émanations de CO2, on ferait mieux de s’occuper du problème de l’agriculture intensive, de la suppression des haies par exemple qui étaient de sérieux barrages lors d’inondations qui ne peuvent que s’accentuer puisqu’en période de réchauffement l’évaporation d’eau s’emplifie, la vapeur d’eau étant d’ailleurs un gaz à effet de serre à 70%...


              • MR_Claude (---.---.123.28) 10 juillet 2006 15:18

                etrange que de dissocier les paleo-oceanographes du reste de la communaute scientifiques. Les panels scientifiques de l’IPCC couvrent tous les domaines a priori concernes, specialistes de l’atmosphere, climatologues, oceanographes, specialistes du rayonnement solaire, etc... Le role certainement majeur de l’ocean est connu de tous, tout comme les incertitudes et le manque de connaissance le concernant. Les modeles « simplistes » ne cachent pas leur faiblesse, notamment sur le role inertiel de l’ocean (tres lent a reagir, mais inarettable une fois lance). Mais comment modeliser quelque chose qu’on ne connait pas bien ?

                La comparaison avec la situation passee est chose assez delicate, meme si elle fournit egalement des indications. Oui, la terre a connu des taux de CO2 bien plus eleves, et des variations de l’effet de serre avec d’autres causes, mais est-on sur de traiter strictement du meme probleme ? sur les memes echelles ?

                Les variations dont on parle actuellement sont mesurables a l’echelle du siecle, on n’est clairement plus dans une echelle « geologique », c’est l’emballement du systeme plutot que sa derive qui est inquietante.

                « Leur analyse situe donc clairement le taux de gaz carbonique atmosphérique comme une conséquence du changement climatique, dont le potentiel d’effet de serre ne s’exprime qu’avec le bon vouloir de l’océan. »

                Il reste alors a expliquer alors pourquoi ce « bon vouloir » de l’ocean demarre au moment meme de l’activite anthropique intensive (150 ans grosso modo) et lui est assez bien correlee.

                Article peu clair, qui donne le sentiment de scientifiques qui prechent pour leur paroisse (qui n’est pas a negliger, c’est vrai).


                • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 10 juillet 2006 16:40

                  Le problème du CO2 n’en est pas un, puisqu’à d’autres époques il y en avait même plus au Paléozoïque ou au Crétacé écrit Vliet-Lanoë dans son livre, pages 376-378 :

                  « Il est curieux de constater que la pression de CO2, si elle a augmenté régulièrement ces dernières décennies pour attendre actuellement 380 ppm, reste de loin largement inférieure à ce qu’elle était au Paléozoïque ou au Crétacé. Le réchauffement actuel et son cortège d’effets catastrophiques annoncés arrivent presque mille ans après l’optimum climatique des cathédrales, quasiment dans la continuité des réchauffements brutaux et pseudo-cycliques des évènements de Dansgaard-Oeeschger ».


                • thirqual (---.---.15.86) 10 juillet 2006 23:26

                  Et au crétacé il y avait de l’eau au dessus de la moitié des plaines d’europe. Raisonnement stupide.


                • bernard29 candidat 007 10 juillet 2006 15:22

                  c’est vrai que l’article est difficile à suivre.

                  Avre vous lu l’article du Monde.fr « La vidange de deux lacs géants dans l’océan a provoqué le dernier cataclysme climatique » . (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-793150@51-788820,0.html)

                  « Malgré le réchauffement, risque-t-on, dans les prochaines décennies, un nouvel »événement froid« sur l’Europe ? Certains climatologues ne l’excluent pas et précisent que le recul des glaciers contribue à alimenter l’Atlantique en eau douce et, donc, à freiner le Gulf Stream... Ce ralentissement est déjà observable , mais nul n’est aujourd’hui capable de dire s’il pourra supplanter ou seulement limiter, localement, les effets du réchauffement »


                  • Marc Marc 10 juillet 2006 15:30

                    Monsieur Arezki Oulahbib,

                    Vous n’êtes visiblement pas un scientifique, et je crains qu’on ne vous ait roulé dans la farine dans cette affaire...

                    Dans un domaine aussi compliqué que le changement climatique, il n’est pas surprenant qu’une petite fraction des climatologues soit en désaccord plus ou moins marqué avec leurs collègues. Il est encore moins surprenant que les puissants lobbies du pétrole, ExxonMobil en tête, mettent ces personnes sur le devant de la scène médiatique pour donner l’impression au public que la communauté scientifique est divisée sur la réalité du réchauffement climatique.

                    Or, ce que chacun devrait savoir, car il est grand temps d’agir, c’est qu’il y a UN TRES LARGE CONSENSUS SCIENTIFIQUE sur le réchauffement climatique, aussi bien sur son origine anthropique, que sur la gravité de ses conséquences.

                    En effet, ceci est affirmé de manière on ne peut plus claire par toutes les institutions scientifiques mondiales les plus réputées dont les suivantes :

                    - Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans son Troisième rapport d’évaluation sur le changement climatique préparé par plus de 2000 experts.

                    - 16 Académies des sciences (des pays du G8, d’Inde, de Chine, du Brésil et de cinq autres pays) : voir leur déclaration commune (http://www.academie-sciences.fr/actualites/textes/G8_fr.pdf ) .

                    - Toutes les plus prestigieuses institutions scientifiques américaines, dont The American Meteorlogical Society, The American Geophysical Union et The American Association for the Advancement of Science.

                    - Les deux plus prestigieuses revues scientifiques mondiales, Nature et Science (voir par exemple l’éditorial « The Scientific Consensus on Climate Change » dans Science du 3 décembre 2004)

                    Enfin, pour les lecteurs (maitrisant l’anglais) qui voudraient en savoir plus sur ce consensus scientifique et sur les tentatives de désinformation des lobbys pétroliers américains, je recommande la lecture de l’excellent guide sur le sujet intitulé « A guide to facts and fictions about climate change » (http://www.royalsoc.ac.uk/downloaddoc.asp?id=1630) publié par la Royal Society (l’Académie des sciences du Royaume-Uni). Je vous en cite une partie très édifiante :

                    “ Misleading arguments 2. Many scientists do not think that climate change is a problem. Some scientists have signed petitions stating that climate change is not a problem.

                    There are some differences of opinion among scientists about some of the details of climate change and the contribution of human activities, such as the burning of fossil fuels. Researchers continue to collect more data about climate change and to investigate different explanations for the evidence. However, the overwhelming majority of scientists who work on climate change agree on the main points, even if there is still some uncertainty about particular aspects, such as how the concentration of greenhouse gases in the atmosphere will change in the future.

                    In the journal Science in 2004, Oreskes published the results of a survey of 928 papers on climate change published in peer-reviewed journals between 1993 and 2003. She found that three-quarters of the papers either explicitly or implicitly accepted the view expressed in the IPCC 2001 report that human activities have had a major impact on climate change in the last 50 years, and none rejected it.

                    There are some individuals and organisations, some of which are funded by the US oil industry, that seek to undermine the science of climate change and the work of the IPCC. They appear motivated in their arguments by opposition to the United Nations Framework Convention on Climate Change and the Kyoto Protocol, which seek urgent action to tackle climate change through a reduction in greenhouse gas emissions.

                    Often all these individuals and organisations have in common is their opposition to the growing consensus of the scientific community that urgent action is required through a reduction in greenhouse gas emissions. But the opponents are well-organised and well-funded. For instance, a petition was circulated between 1999 and 2001 by a campaigning organisation called the Oregon Institute of Science and Medicine (OISM), which called on the US Government to reject the Kyoto Protocol. The petition claimed that “proposed limits on greenhouse gases would harm the environment, hinder the advance of science and technology, and damage the health and welfare of mankind”.

                    These extreme claims directly contradict the conclusions of the IPCC 2001 report, which states that “reducing emissions of greenhouse gases to stabilize their atmospheric concentrations would delay and reduce damages caused by climate change”.

                    The petition was circulated together with a document written by individuals affiliated to OISM and to the George C Marshall Institute, another campaigning organisation. On 20 April 1998, the US National Academy of Sciences (NAS) issued a warning about the document circulated with the petition because it had been presented “in a format that is nearly identical to that of scientific articles published in the Proceedings of the National Academy of Sciences.” The statement pointed out : “The NAS Council would like to make it clear that this petition has nothing to do with the National Academy of Sciences and that the manuscript was not published in the Proceedings of the National Academy of Sciences or in any other peer-reviewed journal”.”


                    • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 10 juillet 2006 16:52

                      Que vous dire ? Vous agitez l’argument d’autorité (énoncer le nombre de prix nobels etc) au lieu de répondre à leurs arguments :

                      oui ou non est-ce le gaz carbonique qui est la cause principale du réchauffement climatique ? La réponse est non.

                      Ces deux scientifiques critiquent les analyses de l’IPCC en arguant du fait que ceux-ci utilisent des modèles statistiques pas assez puissants... Il arrive qu’une majorité de scientifiques se trompent, ou, plutôt, empêchent un réel débat...non ?...


                    • Dominique Bied (---.---.89.36) 27 août 2006 23:57

                      Attention, les modèles climatiques ne sont pas des modèles statistiques. Ce sont des modèles qui mettent en équations la planète par éléments finis. Ils s’affinent donc au fil du temps avec la connaissance des variables intervenant dans les équations. Je vous renvoie à toute la synthèse des dossiers de la recherche de Décembre 2004. Oui, le CO2 et le méthane sont responsables des 100ppm supplémentaires de carbone dans la haute atmosphère et donc l’homme. Les alternances des périodes glaciaires et interglaciaires provoquent une variation de 180 à 280ppm de cette concentration sur des périodes de 10 000 ans minimum suivant les orbites terrestres. Les activités basées sur l’énergie fossile nous a amené à 380ppm. De plus, il y a risque d’emballement si on dégaze le méthane situé sous le permafrost (stock de 450 gigatonnes). La répartition des contributions est, en ordre de grandeur, 1/4 l’industrie, 1/4 le transport, 1/4 le chauffage des maisons, 1/4 le méthane de l’agriculture. Rappelons que le méthane a un coefficient multiplicateur de 20 minimum par rapport au CO2.

                      Il ne faut pas se servir des controverses restantes pour dire à la population qu’on lui ment car en la matière nous n’avons pas de joker. Il est même plus prudent de changer nos modes de déplacements et de consommations pour diminuer nos émissions carbone. On y gagnera en sus en qualité de vie, surtout en urbain. Il faut au contraire faire réagir les gens. Nous avons 20 ans devant nous pas plus. Je vous invite à consulter le site www.manicore.com sur toutes ces questions. Jean-Marc Jancovici synthétise toutes ces études avec précision. Il y a aussi l’université de Louvain à côté de Bruxelles, les travaux de Marie France Loutre, qui sont très détaillés dans les dossiers de la recherche.


                    • Léon IV (---.---.1.121) 10 juillet 2006 15:52

                      Très bon article, qui tranche sur le scientifiquement correct ambiant.

                      En son temps Haroun Tazieff avait déjà dénoncé cette mode du réchauffement global causé par l’Homme.

                      Des scientifiques sérieux et scrupuleux (et non les politico-médiatiques) - des géologues, des océanographes, des météorologues - ont aussi en leur temps fait des communiqués qui contrecarraient cette croyance, mais ce sont en général des personnages peu médiatiques, ils font une déclaration puis se taisent et retournent à leur travaux s’ils voient que cela ne passe pas.

                      « Unanimité dans les milieux scientifiques » affirment certains commentaires reprenant ainsi le concert des médias. Le problème est que ceux qui osent dire le contraire (c’est vrai aussi sur d’autres points que le réchauffement global) se sont vu refusé leurs publications voire risquent pour leur carrière ou leur avancement, alors beaucoup finissent par se taire.

                      Souvent les crédits ne sont accordés que s’il est annoncé à l’avance que les travaux (et les résultats) iront dans le sens « désiré ». et comme ils n’ont pas de fortune personnelle leur permettant de mener des travaux en indépendants, il ne leur reste plus qu’à céder.

                      Je suis heureux de lire qu’il y en a quand même certains qui osent aller à contre-courant. Pour lutter contre des fléaux, il faut en connaître les vraies causes sous pien d’erreurs et de perte de temps coûteuses non seulement en argent mais aussi en vie huamines.


                      • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 10 juillet 2006 16:24

                        Il est en effet curieux que des scientifiques aussi pointus que les deux cités ne soient pas du tout écoutés...

                        Anecdote et même secret d’alcôve : d’après certains bruits, c’est la DGSE qui s’occupe de ce débat, parce que la version officielle est celle-ci et pas une autre afin que Chirac puisse séduire les écolos dans un éventuel second tour, ou encore qu’il se prépare à une autre carrière, celle de secrétaire général de l’ONU...


                      • MR_Claude (---.---.96.69) 10 juillet 2006 22:21

                        ca qui laisserait supposer que tous les scientifiques internationaux de tous pays roulent pour Chirac.. ce qui a le merite d’etre plutot ambitieux.

                        Soyons serieux, le consensus sur le sujet depasse largement le cadre franco-francais de deux scientifiques francais qui seraient mis au secret par les services secrets francais pour le chef d’Etat Francais.


                      • MR_Claude (---.---.123.28) 10 juillet 2006 16:02

                        « Je suis heureux de lire qu’il y en a quand même certains qui osent aller à contre-courant. Pour lutter contre des fléaux, il faut en connaître les vraies causes sous pien d’erreurs et de perte de temps coûteuses non seulement en argent mais aussi en vie huamines. »

                        Et aussi parfois accepter que la majorite puisse avoir raison...


                        • MR_Claude (---.---.123.28) 10 juillet 2006 16:17

                          « Personne n’en parle, mais pourtant c’est tout le systeme solaire qui se rechauffe »

                          Bien sur que si on en « parle ». L’augmentation de l’activite solaire fait partie des facteurs a prendre en compte (et est prise en compte). Mais parler de rechauffement du systeme solaire, c’est d’une imprecision... ca noie le poisson plus qu’autre chose. En ce qui nous concerne, parler de changement climatique est beaucoup plus adapte (puisque comme il a deja ete ecrit, il est tout a fait possible que certaines regions deviennent plus froides suite au rechauffement global)


                        • Léa (---.---.103.74) 10 juillet 2006 17:05

                          ? ???!!!!

                          Heureusement que la validité d’une thèse scientifique ne se décide pas à la majorité !


                        • MR_Claude (---.---.96.69) 10 juillet 2006 22:14

                          ca n’est pas ce que j’ai dit. Mais je m’oppose a l’idee qu’un discours allant a l’encontre de celui majoritaire soit forcement une bonne chose. Il arrive aussi (pas toujours) que la majorite ait raison. Et dans ce cas precis, je trouve relativement rassurant qu’un tres large panel de scientifiques issus de disciplines tres differentes se retrouvent dans l’ensemble d’accord (les divergences existent et ne sont pas niees). Quand on sait qu’a l’interieur meme d’une discipline c’est souvent difficile d’obtenir un consensus... Alors les deux scientifiques cites sont certainement des sommites dans leur matiere, et peuvent certainement apporter leur connaissance a la comprehension globale du phenomene. De la a commencer par declarer de but en blanc que tout ce que font les autres est faux et qu’il ne faut ecouter qu’eux... L’interet du groupement d’experts est justement la multiplicite des competences, parce qu’on ne peut, seul, etre specialiste de tout.

                          Si le but de l’article est de parler des priorites, qui ne sont peut etre pas sur la reduction des gaz a effet de serre anthropiques (c’est le gros probleme de la vapeur d’eau, plus gros gaz a effet de serre en quantite (mais pas en pouvoir radiatif, loin de la), mais pas vraiment maitrisable par l’homme), alors qu’il le fasse rellement, c’est un sujet interessant, en plus. Tout comme le nucleaire est un probleme essentiel, mais a long terme, il y a peut etre des probleme a plus court terme que celui du climat (notamment l’eau). Mais la, l’article ne parle vraiment de priorites, c’est une liste d’extraits d’un livre, avec relativement peu de travail de synthese, et des conclusions qui paraitront excessives a qui ne porte un amour manifeste pour les brulots.


                        • (---.---.185.253) 10 juillet 2006 16:12

                          A l’epoque une majorite de scientifiques pensaient aussi que le soleil tournait autour de la terre. On peut peut etre attribuer aux voitures le rechauffement de la Terre mais sur Mars ? Personne n’en parle, mais pourtant c’est tout le systeme solaire qui se rechauffe : http://www.mos.org/cst-archive/article/80/9.html


                          • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 10 juillet 2006 16:25

                            Intéressante remarque...je la retiens...


                          • thirqual (---.---.15.86) 10 juillet 2006 16:54

                            Le Soleil tourne autour de la Terre. C’est un fait.

                            Et la Terre tourne autour du Soleil. C’est aussi un fait.

                            Ça dépend juste de votre référentiel. C’est toujours aussi drôle d’ailleurs. De plus sans données à long termes sur mars (et en particulier sur les calottes de glace dont on ne sait même pas la composition exacte, c’est dire...) comment donner des interprétations fiables ? Dans les périodes glaciaires sur Terre, du fait de l’instabilité des calottes glaciaires en contact avec les océans, les calottes canadienne et phéno-scandiennes se « vidaient » périodiquement dans l’Atlantique Nord avec des échelles de temps de quelques décennies tout au plus. Un Martien avec les mêmes moyens que nous à l’époque en aurait déduit quoi ?


                          • Cassandre (---.---.238.221) 10 juillet 2006 16:27

                            Sur le site www.manicore.com de Jancovici on trouve un commentaire de lecture de divers ouvrages « négationnistes », dont « Climat de panique » de Lenoir, l’« Ecologiste sceptique » de Lomborg et d’autres. C’est trop long et trop illustré pour être repris ici.

                            J’invite ceux qui ont encore des doutes à prendre le temps d’éplucher ça. Notons cependant que Lenoir fait la paire avec Leroux, l’immortel inventeur des AMP (anticyclones mobiles polaires) qui vous débaroulent tout droit du Nord au Sud en ignorant la force de Coriolis !

                            Je vois aussi que le « politiquement correct » a malheureusement tendance à déteindre sur un domaine ou les notions d’exactitude et d’erreur doivent être traitées avec une tout autre rigueur intellectuelle. S’il suffisait d’être à contre-courant pour avoir raison, la vérité se mettrait vite à osciller comme un pendule !


                            • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 10 juillet 2006 16:45

                              Modérez vos propos : « négationniste » renvoie à bien autre chose... Et vos amis manient de façon simpliste la modélisation... L’IPPC est un organisme lié à l’ONU...répondez plutôt aux arguments deLenoir et de Vliet-Lanoë au lieu de les chercher à les diaboliser...


                            • Léa (---.---.103.74) 10 juillet 2006 17:07

                              @Cassandre

                              Je proteste énergiquement contre votre utilisation du mot « négationniste ».

                              L’utiliser comme ça n’est certaienement pas innocent ...

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