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Accueil du site > Actualités > Environnement > Réchauffement : Débat à huis clos à l’Académie des sciences

Réchauffement : Débat à huis clos à l’Académie des sciences

A la suite de la pétition engagée cette année pour faire taire les climato-sceptiques, Valérie Pécresse a souhaité organiser un débat entre les protagonistes des deux thèses en cours. Ce débat a eu lieu le 20 septembre.

Qui a souhaité que ce débat soit fait à huis clos n’est pas connu par l’auteur de l’article. Ce n’est d’ailleurs pas l’élément important. Nous allons voir ensemble pourquoi la caste journalistique manque de compétences pour se saisir de ce débat, au travers de concepts scientifiques nécessaires de maîtriser pour procéder à l’évaluation saine de la complexité du problème.

Vincent Courtillot et Claude Allègre sont, en France, les chefs de file du mouvement climato-sceptique. Le premier est peu connu mais possède pourtant le pedigree d’un type extrêmement brillant et le second est si détesté, à cause de son passage au ministère de l’éducation, que la tendance générale est que quoi qu’il dise, cela ne mérite pas d’être écouté. Pourtant Claude Allègre est également un scientifique brillant de réputation internationale, comme Courtillot.
 
Socialement parlant, les cons ont l’instinct grégaire. Jean-Pierre Petit a une manière très drôle de qualifier le phénomène de contestation, je le cite : "Quand on entreprend quelque chose, on a immédiatement face à soi : ceux qui font la même chose, ceux qui font le contraire, et ceux qui ne font rien". Notons que les personnes qui entreprennent quelque chose ne constituent pas la majorité, c’est un fait. Au contraire, les gens peu entreprenants ont tendance à aller du côté où le vent souffle le plus fort. L’entreprise de Courtillot fut de reprendre les données brutes du GIEC et de les réanalyser avec sa propre loupe. Il a immédiatement eu contre lui le GIEC, faisant la même chose, qui a refusé de lui fournir les données desquelles découlaient leurs résultats. Lorsque ayant récupéré les données brutes depuis des sources différentes, il a obtenu des résultats questionnant ceux du GIEC, il a eu contre lui ceux qui faisaient le contraire, c’est à dire suivant la force du vent GIEC, puis il a eu contre lui ceux qui ne faisaient rien, les journalistes des mass -médias.
 
Je vais commencer par régler le cas des derniers. Leur incompétence scientifique les rend strictement incapables de comprendre ce que signifient les termes : non-linéaire, signal, bruit. Or il se trouve que l’argumentation de Courtillot repose essentiellement sur la constatation des incertitudes concernant ces 3 termes, bien que pour le premier personne ne le conteste. C’est à dire que tout le monde est d’accord pour dire que le modèle climatique n’est pas linéaire.
 
Je vais maintenant expliquer ce que signifient ces trois termes. Cela me parait essentiel car je n’ai jamais vu un journaliste se prêter à cet exercice pourtant capital pour la compréhension du débat en cours.
 
  • Qu’est-ce que la non-linéarité ?

C’est l’idée que l’effet cesse d’être proportionnel aux causes. Ceci apparait presque tout le temps dans les problèmes complexes à variables multiples. Le climat en est un. Mais je vais prendre un exemple simple. Vous prenez un ballon gonflable et une aiguille. Vous souhaitez décrire la forme de la surface du ballon lorsque vous appliquez une pression avec l’aiguille. Dans un premier temps, vous aller avoir une réponse de cette surface consistant à s’enfoncer un peu. Puis il existe une valeur critique pour laquelle votre ballon va éclater et à ce moment précis le mode de description de votre surface ballon change radicalement. Un seuil a été atteint et le modèle de description précédant ne fonctionne plus. Le changement de pression nécessaire à cette énorme transition est infime. Ceci est une manifestation de la non-linéarité.

Concernant le climat, le nombre de paramètres, interdépendants les uns des autres et ce de manière non-linéaire est énorme. Il existe des compensations entre paramètres et des amplifications, parfois linéaires, parfois non.

C’est très compliqué, on ne sait pas quoi faire faire de cela. Viennent alors des méthodes, appelées méthodes de traitement du signal. Cela m’amène au second terme et au troisième aussi.
 
  • Qu’est-ce qu’un signal, et qu’est-ce que son traitement.

Imaginons une pièce remplie de 2500 personnes qui discutent. Cela fait un bruit énorme. Vous êtes à 5 mètres d’une personne qui vous parle. Elle envoie un signal. Vous devez l’isoler du bruit de la pièce pour le comprendre. Le cerveau humain sait très bien faire cela.

Et il se trouve que cela est d’autant plus facile que le ton de la voie de la personne que vous souhaiter écouter est éloigné du ton moyen du bruit ambiant. En clair, une voix très aigue ou très grave sera plus facile à isoler qu’une voix dans la norme.
 
Dans le modèles climatiques, ce ne sont pas 2500 personnes que vous avez, mais 2500 paramètres. Vous souhaitez en écouter un. Le GIEC écoute le taux de CO2. Courtillot écoute le taux d’ensoleillement et d’activité solaire. L’un et l’autre ont pour vocalisation la température. Il est alors nécessaire d’identifier la relation entre ensoleillement et température. Mais aussi la relation entre température et taux de CO2. L’ensoleillement dépend du soleil. Plus il y a de soleil plus il fait chaud. Plus il fait chaud, plus l’océan dégaze de CO2. Donc le taux de CO2 augmente avec l’augmentation de température, mais l’eau s’évapore aussi encore plus augmentant la couverture nuageuse qui a tendance à diminuer l’énergie solaire reçue.. Par ailleurs, plus le taux de CO2 augmente plus la température augmente. Cela ne va pas augmenter l’énergie balancée par le Soleil, mais va changer le niveau de couverture nuageuse, celle-ci modifiant la chaleur reçue. Vous voyez qu’il y a là des rétro-actions d’effets, nous sommes en plein dans le non-linéaire.
 
Les techniques mathématiques de traitement du signal vont ici permettre d’isoler les effets des causes, et ce de manière significative. A condition bien sûr que les données et la manière de les traiter soient fiables.
 
La plupart des journalistes ne comprennent strictement rien à cela. Vous comprenez maintenant aisément pourquoi le débat se passe à huit clos. Dans le cas contraire, la population n’entendrait que le bruit de journalistes incompétents sans jamais percevoir le signal, c’est à dire la vérité du discours scientifique.
 
Ce que dit Courtillot est relativement simple : son étude montre que la cause des variations climatiques est principalement due aux cycles solaires. Il ne nie pas la possibilité de l’influence de l’activité humaine mais met en avant les simplifications extrêmes auxquelles ont recourt les simulations afin de diminuer la complexité du calcul, tant et si bien que ces simplifications, corrélées à la non-linéarité des problèmes, ne permet en aucune manière de d’accorder un quelconque degré de confiance sérieux à la conclusion émise. C’est tout ce qu’il dit.
 
C’est à dire, que Courtillot est dans le doute, dans le besoin de vérification. Je ne peux qu’apprécier cette justesse de position. Le scientifique génial n’étant pas celui qui se félicite d’avoir raison, mais celui qui conserve sa capacité à ne pas avoir raison.
 
Ce constat étant fait, la pétition pour faire taire des contradicteurs est d’un ridicule affligeant.

Moyenne des avis sur cet article :  4.2/5   (85 votes)




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140 réactions à cet article    


  • etiennegabriel 21 septembre 2010 10:06

    Bravo, nous offrez là une brève mais excellente synthèse.


    • Nometon Nometon 21 septembre 2010 10:08

      La science est, par définition, spéculative. Le débat y est la règle.

      Hélas, la climatologie, branche toute neuve de la science, est aujourd’hui instrumentalisée par des enjeux où la recherche de la vérité (disons plus modestement, la recherche de lois vérifiables) est devenue une question tout à fait secondaire.

      Courtillot est un chercheur brillant. AInsi que l’auteur le résume, avec finesse et élégance, Courtillot « écoute le taux d’ensoleillement et d’activité solaire ». Dans un contexte scientifique non-instrumentalisée, sa thèse susciterait des polémiques, des combats, des oppositions, ce qui est normal et sain pour un discours qui se construit par la confrontation et l’échange. Mais dans le contexte actuel où l’idéologie est reine (l’idéologie a toujours cherché à instrumentaliser la science), cette thèse est le plus souvent balayée d’un revers de main rageur puisqu’elle n’entre pas dans le « modèle climatique du réchauffement anthropique ». Elle n’appartient pas au dogme...
      Courtillot est un libre-penseur.

      Vraiment, bravo à l’auteur pour cet article qui mêle si bien intelligence, information et poésie ! Bis ! ;)


      • Phd_graduated 21 septembre 2010 14:10

        Courtillot, libre-penseur ?
        Je vous conseille de ne pas vous pencher alors sur les coulisses du système Courtillot à l’IPGP, vous risqueriez de trop cruelles désillusions ... le regretté Tarantola pourrait en dire des choses.


      • Tall 21 septembre 2010 15:36

        La science est, par définition, spéculative. Le débat y est la règle


        Pas du tout, c’est l’observation et l’expérience qui sont les règles.
        Le débat n’est qu’un échange d’hypothèses.
        Et quand une preuve absolue est impossible, c’est la meilleure probabilité qui l’emporte.

      • Croa Croa 21 septembre 2010 22:37

        « La science est, par définition, spéculative. Le débat y est la règle. »

         smiley Faudrait voir à pas confondre science et sophistique ! smiley


      • Fabienm 26 septembre 2010 18:00

        Réponse à Nometon : manifestement, vous n’avez rien suivi à l’histoire. Au lieu de se battre sur le terrain de la science, Courtillot a alerté les médias, a l’instar de son mentor Allègre. Au final, il s’est pris une baffe méritée. Et maintenant il en redemande. Tout cela est assez drôle.

        Concernant l’article, j’aime beaucoup le teasing qui nous parle du débat à l’académie des sciences, pour ne plus en parler du tout après.

        Bref, tout cela ne fait pas avancer le schmilblick !


      • jmcn 27 septembre 2010 05:45

        @fabienm

        Que voulez-vous dire d’un débat qui se déroule à huit-clos sinon expliquer pourquoi il est raisonnable que cela se passe ainsi ?

        Et puis vous racontez n’importe quoi, Courtillot n’a pas utilisé « les médias » qui d’ailleurs n’ont eu de cesse répéter les imbécilités du GIEC depuis des années.

        J’ai posté un lien (parmi les commentaires) vers un débat qui a eu lieu à l’académie des sciences entre lui et les gens qui soi-disant l’ont trainé dans la boue. Aller le voir et vous verrez sur quel terrain ça se bat. C’est bien sur celui des sciences.


      • danielle 21 septembre 2010 10:19

        bravo à l auteur


        • LE CHAT LE CHAT 21 septembre 2010 10:24

          très bon texte expliquant qu’en matière de changements climatiques , ça pédale dans la semoule ! nul ne détient la vérité gravée dans le marbre , l’humilité est de mise !


          • clostra 21 septembre 2010 10:50

            Merci pour cet article limpide qui met à la portée des phénomènes qui illustrent la « théorie des catastrophes » de René Thom et peut-être bien la complexité des fractales (action-réaction à l’infini ou plutôt « au fini »), faisant étrangement ressembler les manifestations climatiques aux manifestations de la vie.

            Comme vous le savez bien, les passions s’agglutinent autour d’une question devenue fondamentale : l’homme est-il ou non responsable de ces changements.

            Et alors là, la raison s’envole !
            On fait parler les chiffres et le climat devient l’auberge espagnole de vraies angoisses métaphysiques primaires. De vrais archétypes liés à une perception sensorielle dans l’incommunicable (le froid, le chaud pour lesquels chaque individu dispose d’un outil de mesure personnel jusqu’à l’incompatibilité : comment partager son lit avec quelqu’un qui a toujours trop chaud, alors que vous crevez de froid recroquevillée, fenêtre grande ouverte par -5°C, sous trois couettes + une couverture de survie ?)
            C’est là que commencent les malhonnêtetés : alors que les scientifiques (même ceux du GIEC) vous disent : il y a 90% de chance (ou de malchance) que l’homme soit impliqué dans les changements climatiques, ceux-ci (les journalistes et autres CAC40 - idem : ceux qui n’ont pas d’intérêt particulier dans les technologies destinées à contrer le réchauffement, n’en ont rien à faire et sont prêts à entendre la vérité) « entendent » : l’homme est impliqué à 90% dans les changements climatiques.

            Voici comment s’entretient le « bruit » autour des questions de climat ! et finalement le climat devient une métaphore dans l’espace de la communication humaine. D’ailleurs on parle bien de « climat général »...


            • clostra 21 septembre 2010 11:03

              C’est là qu’une éolienne prend feu et qu’on se tient les côtes.


              • alberto alberto 21 septembre 2010 11:15

                Bonjour,
                 J’ai apprécié votre article qui à peu de lignes renvoie dos à dos les jean-foutres et les journalistes.
                En fin de compte, la météo, c’est un peu comme l’économie : beaucoup de gens en brassent des tonnes, mais peu s’y retrouvent !
                Merci aussi pour le clin d’œil à J.P. Petit dont le site est formidable et surprenant !

                Bien à vous.


                • Alain94360 21 septembre 2010 11:54

                  Très intéressant.
                  j’avais effectivement noté dans le livre de VC l’importance des transferts de signale entre les différentes échelles de temps via les non linéartié (étant électronicien je connais ces effets, telle que la détection classique radio AM).

                  j’ai aussi bien comppris dans les réfutation proposée des travaux de courtillot et lemouel, le désir évident d’éliminer les effets non-linéaires par des moyennes saisonières.

                  si vous voulez écraser un énnemis, commencez par lui interdire de porter son arme.


                  • Mmarvinbear Mmarvinbear 21 septembre 2010 12:01

                    La couverture glaciaire arctique minimale a été cette année de 4,82 millions de k2.

                    C’est le 3è total le plus faible enregistré depuis 1979, et cela renforce la tendance à la baisse constatée depuis cette année là.


                    • jmcn 21 septembre 2010 12:20

                      Il vaut éviter de dire des chiffres pareils sans citer la source. Voici un article http://www.alterinfo.net/Forte-augmentation-de-la-couverture-glaciaire-arctique_a23553.html qui dit qu’en 2008 celle-ci fut plus importante que celle de 2007.

                      Et puis aussi http://www.ijis.iarc.uaf.edu/en/home/seaice_extent.htm qui explique que la couverture arctique en avril 2010 est la plus importante depuis 2002.

                      Vous savez, lorsque constamment les mass-médias croulant d’incompétences vous assomment de chiffres choisis pour appuyer des thèses prédéfinies, il faut que cela mette la puce à l’oreille.

                      Cela fait longtemps que j’ai cessé de prendre pour argent comptant les propos tenus par les journaux télévisés et les grandes enseignes de la presse. Ces gens-là font de la désinformation en écartant systématiquement les données qui n’iraient pas dans le sens de leur propagande.

                      Réveillez-vous. C’est l’un de nos droits les plus fondamentaux d’avoir accès à une information objective.


                    • chria chria 21 septembre 2010 12:49

                      @l’auteur : Vous parlez de propagande, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Votre lien (pas alterinfo évidemment, un super site de science) mais l’autre, où chacun peut voir le niveau actuel.
                      Vous êtes un menteur pathologique.
                      Lecteurs, cet homme vous trompe clairement et sciemment !
                      Si vous n’acceptez pas les conclusions du Giec, soit, mais vous acceptez celles d’un bonimenteur ? Il faut aller au bout de sa démarche pour être crédible.


                    • sisyphe sisyphe 21 septembre 2010 13:07

                      Il est quand même incroyable, que, malgré les preuves avérées fournies sur le réchauffement climatique, et la part anthropique de ce réchauffement, non seulement par les scientifiques du climat, mais, surtout, par des FAITS indiscutables (on ne va pas perdre son temps à les citer tous ; ils sont connus de tout le monde, et se manifestent chaque jour ; on pourra juste consulter quelques sites :
                      - ONERC 
                      - l’article, très complet de Wikipedia, sur les effets constatés )

                       , la propagande des dénégationnistes continue...

                      On y comprend bien l’intérêt des lobbies pétroliers, de même que l’intox menée par les ultra-libéraux ; mais, après, l’essai totalement flopesque et démonté du pseudo « climategate », voilà les petits télégraphistes du dénégationnisme repartis de plus belle ; du coup, une seule question se pose ; s’ils ne représentent pas les intérêts des lobbies pétrochimiques, ou ceux de l’ultralibéralisme, pour qui roulent-ils ?
                      Pour sauvegarder leur petit confort bourgeois, sans rien toucher à leurs petits privilèges de surconsommateurs, ou par pure bêtise ?


                    • pecqror pecqror 21 septembre 2010 13:38

                      Si la traduction du site de alterinfo ne vous plait pas, allez voir l’original sur dailytech



                    • pecqror pecqror 21 septembre 2010 13:53

                      Il est quand même incroyable, que, malgré les fausses preuves avérées fournies par les allatoyas du réchauffement anthropique, non seulement par les pseudo-scientifiques du climat, mais, surtout, par des FAITS très discutables (on ne va pas perdre son temps à les citer tous ; ils sont connus de tout le monde, et se manifestent jamais ; on pourra juste consulter quelques sites : 

                      -Surtout les articles revisités de Wikipedia, par William connelley

                      C’est William Connelley, membre fondateur de realclimate et activiste du parti vert du Royaume-Uni, qui prit soin de la lourde tâche. Dès février 2003, au moment où le scepticisme a ouvert une brèche, Connelley s’est mis à éditer les articles de Wikipédia en lien au réchauffement climatique, à l’effet de serre, aux données historiques, à l’effet des ilots de chaleur urbaine, aux modèles climatiques, au refroidissement…

                      À ce jour, Connelley a réécrit plus de 5685 articles distincts. Son statut d’administrateur lui permet de faire cela en toute impunité, incluant la suppression d’articles qu’il n’aime pas (plus de 1335) et le blocage de plus de 2000 contributeurs (climatosceptiques).

                       , la propagande des révisionnistes du climat continue...

                      On y comprend bien l’intérêt des lobbies pétroliers qui subventionnent les écolo-hystériques, de même que l’intox menée par les « Phil Jones,Mann and co » ; mais, après, l’essai totalement flopesque et démonté du pseudo « anthropique », voilà les petits télégraphistes du révisionniste repartis de plus belle ; du coup, une seule question se pose ; s’ils ne représentent pas les intérêts des lobbies pétrochimiques, pour qui roulent-ils ? Certainement pour eux-même, il est vrai que leurs crédits et subventions crèvent le plafond.
                      Mais aussi pour sauvegarder leur petit confort bourgeois, sans rien toucher à leurs petits privilèges( exemple conférence de Cancun, Bali et autres lieux paradisiaques), , ou par pure bêtise ?


                    • jmcn 21 septembre 2010 14:15

                      @chria

                      Libération a publié un article reproduisant la pétition. Parmi les commentaires il y avait celui d’un certain « Philippe » et qui a refusé de la signer :

                      « Il y a un moment que j’observe ce phénomène de dérive sectaire et, en tant que scientifique (le méchant CEA !) je ne suis pas signataire de la pétition et je vous avoue avoir du trouver une vile excuse pour ne pas recevoir un blâme et être marqué du fer rouge par l’hystérique en chef. Nous sommes dans l’ère de la religion, le "si vous ne signez pas, nous perdrons nos budgets" ».

                      Mais tiens donc ... alors on fait des pétitions pour conserver ses enveloppes de crédits, on n’a plus le temps de développer des arguments scientifiques.

                      Qui est le menteur cher monsieur ? Ceux qui soutiennent des thèses parce que cela leur permet de faire le plein de crédits ou moi qui vient simplement ici amener un peu de connaissances fraiches pour faire comprendre pourquoi il peut exister une polémique et que tout le monde devrait garder son calme.


                    • chria chria 21 septembre 2010 15:00

                      Tous les scientifiques du climat sont des escrocs, donc vous avez aussi le droit d’en être un ? Jolie démonstration.
                      Ne faite pas semblant de minimiser votre action. Les connaissances que vous apportez sur le complexe ne sont là que pour cacher l’absence de sens qui mène à votre idéologie. Si vous aviez voulu faire un article de science, ça se verrait !


                    • fred 22 septembre 2010 11:02

                      Votre inculture fait tache. Avez-vous seulement écouté les arguments de Courtillot ? http://www.js.univ-nantes.fr/14918022/0/fiche___pagelibre/&RH=JS_FR1&nbsp ;


                      Regardez d’abord, parlez ensuite.

                      Imbécile.

                    • juluch 21 septembre 2010 12:18

                      pas mal cet article, bien expliqué !!


                      le phénomène de réchauffement n’est pas nouveau sur la Terre.

                      Il y a eu dans le passé des gros réchauffements et des glaciations multiples...

                      Il semblerait que l’on ait actuellement un réchauffement que l’on peu à présent mesurer.....

                      dans 80000ans on auras surement un retour au froid....c’est pas nouveau !

                      maintenant, que les activités humaines (et on est un sacret paquet de bipèdes !! lol !!) accélèrent le phénomène.....surement mais bon !

                      mais, je pense que les intérêts économiques ne sont pas loin dans la tête de certains chefs d’état !!

                      augmentation des Impôts pour faire « face » pour les uns, et exploiter les richesses qui se trouve sous la banquise pour les autres !!!

                      Acheter des voitures et autres appareils peu gourmands en énergie pour faire avancer l’économie et exploiter le pétrole sous la mer.....

                      Histoire de gros sous arrière plan d’écologie !!

                      Voilà mon avis et ma réaction à cet article bien construit.

                      • chria chria 21 septembre 2010 12:42

                        Vu les amalgames que vous faites on a une preuve en direct de la complexité. Non pas des phénomènes naturels, mais du cerveau humain.


                      • juluch 21 septembre 2010 13:11

                        Par chria (xxx.xxx.xxx.152) 21 septembre 12:42

                        Vu les amalgames que vous faites on a une preuve en direct de la complexité. Non pas des phénomènes naturels, mais du cerveau humain.


                        Ces amalgames sont d’actualités et je suis pas le seul à les faire !!!


                        Ecologie et econolie font bon ménage !!


                        Laissez mon cerveau et ocupez vous du votre !!!


                        A+


                      • chria chria 21 septembre 2010 14:53

                        Oui c’est vrai vous avez le droit d’écrire n’importe quoi. Mille excuses.


                      • joletaxi 21 septembre 2010 14:58

                        Certains partagent même un prix Nobel en racontant des imbécilités


                      • chria chria 21 septembre 2010 15:15

                        Et oui, y’a la science dans les labos et la nouvelle science de comptoir sur internet.


                      • rastapopulo rastapopulo 21 septembre 2010 15:25

                        Etre du coté de Goldsmith, Strong, Gore,... absout de toute récuprération malthusienne depuis quand ?


                      • juluch 21 septembre 2010 19:35

                        Par chria (xxx.xxx.xxx.152) 21 septembre 14:53

                        Oui c’est vrai vous avez le droit d’écrire n’importe quoi. Mille excuses.


                        excuses acceptées !!!!


                      • sisyphe sisyphe 21 septembre 2010 12:33

                        Vincent Courtillot et Claude Allègre sont, en France, les chefs de file du mouvement climato-sceptique. Le premier est peu connu mais possède pourtant le pedigree d’un type extrêmement brillant et le second est si détesté, à cause de son passage au ministère de l’éducation, que la tendance générale est que quoi qu’il dise, cela ne mérite pas d’être écouté. Pourtant Claude Allègre est également un scientifique brillant de réputation internationale, comme Courtillot.

                        Pas la peine d’aller plus loin.
                        Quand on sait que, dans le dernier livre d’Allègre, il a été prouvé un nombre incalculable de mensonges, de truquages, de déformations, par l’ensemble de la communauté scientifique,
                        quand on sait que, par ailleurs, Ni Allègre, ; ni Courtillot n’ont la moindre compétence en climatologie, on a compris la vacuité de cet article.

                        Par ailleurs, malgré les attaques de tous bords, il a été confirmépar des organismes indépendants, que les prévisions du GIEC étaient irréfutables.

                        De toutes façons, la question va être réglée par ce débat entre les scientifiques, et les clowns Courtillot et Allègre n’auront plus qu’à avaler leur chapeau, et retourner à leurs vaines blablateries.

                        Suivant


                        • Pierre 21 septembre 2010 13:11

                          Bravo à l’auteur ! Ce sont des articles de ce genre qu’on aimerait lire dans la « grande » presse qui se demande pourquoi elle perd des lecteurs...

                          @Sisyphe :
                          Votre argument du type « untel est climatologue », et « untel ne l’est pas, donc il ne comprend rien » est d’une grande naïveté. (pour rester gentil)
                          En réalité les auto-proclamés climatologues ne sont guère que des scientifiques des autres disciplines qui se sont intéressés à cette question :
                           quelques exemples :

                          En réalité Jouzel est chimiste. Il a travaillé sur les analyses isotopiques des carottages. Cela n’en fait pas un grand spécialiste du climat.
                          Michel Petit est diplômé en Télécomm.
                          Bard est un géophysicien, tout comme Vincent Courtillot d’ailleurs.
                          Aucun n’est réellement climatologue. etc...
                          La climatologie est très pluridisciplinaire. Personne ne maîtrise l’ensemble des connaissances.
                          Il paraît chaque jour un grand nombre d’articles qui se contredisent les uns les autres. Chacun choisit ceux qui leur conviennent.
                          Bref c’est un débat comme il y en a eu beaucoup depuis que la science existe.

                          Vous dites "De toutes façons, la question va être réglée par ce débat entre les scientifiques, et les clowns Courtillot et Allègre n’auront plus qu’à avaler leur chapeau, et retourner à leurs vaines blablateries.« 

                          Vous êtes aveuglé par votre parti-pris (et ça fait longtemps !)

                          En réalité, Courtillot est un excellent scientifique. Allègre a été un excellent scientifique. C’est incontestable. Le fait que vous (ou tel journaliste historien) ne soit pas d’accord avec eux n’en fait pas des »clowns« . Ce n’est pas très crédible.

                          Et la question qui est extrêmement complexe ne sera pas tranchée comme vous le croyez.
                          La France, ses »climatologues " et son académie ne pèsent vraiment pas lourd dans ce débat..
                          Il faudra encore beaucoup de travail, au niveau mondial, pour comprendre quelque chose aux climats de la planète. Dans l’état actuel beaucoup trop d’incertitudes demeurent.
                          Ceux qui prétendent le contraire vous mentent.

                          Dans un avenir proche, c’est la Nature qui décidera s’il doit faire plus chaud (selon le GIEC) ou plus froid (selon les solaristes et d’autres partisans des cycles naturels).

                          Nous verrons mais d’ici là, vous devriez vous abstenir de ces jugements excessifs (auxquels nous sommes habitués) qui n’apportent strictement rien au débat en cours.


                        • sisyphe sisyphe 21 septembre 2010 13:31

                          Les allégations d’Allègre et de Courtillot ont été démontées par tous les scientifiques, et il a été prouvé qu’elles contenaient de nombreuses manipulations, tricheries, modifications de chiffres, de courbes, mensonges et déformations.

                          Allègre et Courtillot sont des CLOWNS ; mais des clowns dangereux, et ce débat à huis clos va le démontrer définitivement, ruinant les derniers espoirs des négationnistes ; point barre.


                        • pecqror pecqror 21 septembre 2010 14:06

                          Vincent Courtillot et Claude Allègre sont, en France, les chefs de file du mouvement climato-sceptique. Le premier est peu connu mais possède pourtant le pedigree d’un type extrêmement brillant et le second est si détesté, à cause de son passage au ministère de l’éducation, que la tendance générale est que quoi qu’il dise, cela ne mérite pas d’être écouté. Pourtant Claude Allègre est également un scientifique brillant de réputation internationale, comme Courtillot.

                          On peut aller plus loin. 
                          Quand on sait que, dans le dernier livre d’Allègre, il a juste été affirmé par bon nombre d’escrocs Giecien que Allègre avait tord, forcement si le Giec qui est sensé être dans la vérité tout contradicteur à forcement tord (argument à la sifilice). 

                          Par ailleurs, malgré les attaques de tous bords, il a été confirmé par des organismes indépendants, que les méthodes du GIEC sont très discutables.

                          http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-iac-flingue-le-giec-80874

                          De toutes façons, la question ne sera jamais réglée car trop de frics en jeux, et la crédibilité des journaleux risque d’en prendre un certain coup, alors il sera préférable pour tout oublier.

                          Suivant


                        • chria chria 21 septembre 2010 14:52

                          @pierre
                          Vous trompez  : les variations naturelles ne vont pas forcément nous amener du froid. Elles sont prises en compte par le Giec. Donc elles ne sont pas l’apanage des solaristes. Je sais pas où vous êtes allé pêcher cette idée inventée de toute pièce.

                          Enfin ce n’est pas parce que quelque chose est incertain que cela n’arrivera jamais.


                        • rastapopulo rastapopulo 21 septembre 2010 15:29

                          Le Giec ne tient pas compte des optima romain, minoen et médiéval !!!

                          Je suppose que le magdaléen est moins discutable avec 10° entre -12500 et -11500 (et puis comme c’est lointain ça n’influence pas l’idée d’une stabilité supposée « millénaire » de la témprétaure du globe global ouf).

                          Enfin bref toujous la même histoire.


                        • Pierre 21 septembre 2010 16:16

                          @ chria

                          Vous trompez : les variations naturelles ne vont pas forcément nous amener du froid. Elles sont prises en compte par le Giec. Donc elles ne sont pas l’apanage des solaristes. Je sais pas où vous êtes allé pêcher cette idée inventée de toute pièce.

                          Cher monsieur,

                          Savez vous combien de spécialistes du soleil ont participé à la rédaction du dernier rapport du GIEC -AR4 2007 ?

                          Un (plutôt une) seul ! Et ce dernier a pour seul argument que l’irradiance solaire a trop peu varié pour expliquer le réchauffement actuel (0,7°C en cent ans).
                          Evidemment, les nombreux solaristes sont d’accord avec cet argument de cours d’école primaire... Et c’est cela que vos tenez pour un argument décisif ?.

                          De nombreux observateurs (sérieux) ont démontré que le soleil ne fait pas que nous envoyer des rayons lumineux ; très loin de là  !

                          Je sais pas où vous êtes allé pêcher cette idée inventée de toute pièce. dites vous ?

                          Mais tout simplement , cher monsieur, en lisant les nombreux articles scientifiques peer-reviewés qui paraissent actuellement dans la littérature.

                          Il y a , en bref, 3 possibilités qui sont examinées en détail dans la littérature  :

                          -L’effet des UV ( Voir par exemple Regis Lockwood de Reading) sur la haute atmosphère ces derniers sont très intenses lors des éruptions solaires.
                          -L’effet des flux électriques ( voit par exemple Gile Harrison aussi de Reading)
                          -L’effet dit de Svensmark du nom du physicien qui effectue des expériences en ce moment même avec une équipe internationale ( 16 institutions) au CERN de Genève. L’activité solaire peut aussi dévier les rayons ionisants responsables de la formation des nuages...

                          Bref, entre autres et au sujet des effets du soleil, le GIEC se moque du monde. Il « oublie » systématiquement tous les travaux (pourtant dument peer-reviewés et publiés) qui ne vont pas dans son sens. Il est visiblement motivé par une démarche entièrement politique.

                          Rien à voir avec la science qui progresse chaque jour, indépendamment de cet organisme malfaisant qui a surtout mis en place quelques chapelles bardées de certitudes mal placées.

                          Mais les choses importantes se passent ailleurs, comme je l’ai déjà dit.


                        • Alain94360 21 septembre 2010 16:26

                          allègre est un politicien qui a écrit un livre politique ou il argumente assez vulgairement, mais non sans intuition, sur un complot qu’il ressent...
                          Il a argumenté avec ce qu’il a entendu, comme un sceptique du web, est s’est planté...
                          mais on l’a aussi un peu démonté sans raison
                          par exemple un des gros argument est démonté là
                          http://www.notre-planete.info/forums/discussion.php?id=65303
                          et pour le reste on casse , avec une méthode très proches des sceptiques/négationistes, la méthode hypercritique (cf wikipedia), sur des détails mineurs ...
                          le fond de son analyse, assez animale, mais d’un animal politique qui a ruminé entre les ministères, les laboratoires et les réunion écologiste (c’est un écolo, sisi, du temps ou les écolo aimaient les humains), est intéressante et empreinte de ce que l’on comprend dans un panier de crabe.

                          quand a courtillot et son pote lemouel, il s’est fait allumer sur uen publi ou il explique s’être défendu...
                          mais sa dernière publi sur la longuer du jour et les cycles solaires, laisse Sylvain huet assez silencieux...
                          http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=8223
                          un peu comme un sceptique a qui on avance un truc solide (yen a)...

                          au final le débat semble aboutir pour le moment à :
                          - ya des trucs solide comme les températures
                          - mais des trucs a étudier sur le soleil, les nuage, la végétation, les océans

                          courtillot n’en demandait pas plus


                        • chria chria 21 septembre 2010 16:57

                          @pierre : Quand ces études auront passé le stade des hypothèses peut-être seront-elles prises en compte.
                          Mais bon le « on verra bien » cynique et violent de votre part et le vocabulaire classique du sceptique énervé dénote votre absence d’objectivité. Vous avez parlé de variations naturelles en général, dont le Giec ne tiendrait pas compte. Comme exemple vous me sortez des rétroactions solaires. C’est malhonnête pour le lecteur lambda.

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