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Accueil du site > Actualités > Environnement > Revendiquer et cultiver l’avenir !

Revendiquer et cultiver l’avenir !

Au fil du temps, l’exploitation de nos ressources naturelles ainsi que la pollution qui a été causée par le développement industriel ont gravement affecté notre environnement. Effectivement, on remarque que nos écosystèmes ont été considérablement modifiés et qu’ils subissent encore les dommages que nous leur causons pour combler notre désir criant de surconsommation. Ainsi, il est essentiel de commencer ou de continuer, dans le cas de certains, à se préoccuper de ces phénomènes qui ne cessent pas de prendre de l’ampleur partout dans le monde et particulièrement au Canada en ce qui nous concerne. Pour remédier à la situation, nous nous devons d’agir immédiatement, car nous assumerons tous, dans un avenir beaucoup plus rapproché que nous nous imaginons, les graves conséquences des comportements que nous adoptons sans faire attention à la nature. L’une des bonnes méthodes pour améliorer la qualité de nos sols, de notre air et de nos cours d’eau est de cultiver et de produire par nous-mêmes une partie de ce dont nous avons besoin pour nous nourrir. C’est par de telles actions prospères que nous pourrons peut-être un jour faire une différence et apporter des changements à ce qui est malheureusement en train de se produire, c’est-à-dire la destruction de notre monde. Il sera donc question, dans cet article, des différentes possibilités qui s’offrent à nous pour transformer peu à peu notre population qui abuse présentement des magnifiques ressources qui sont encore à sa disposition.

 Tout d’abord, il est certain que nous devons faire savoir à ceux qui nous gouvernent que nous sommes soucieux de l’état de notre planète. Nous nous devons d’exercer des moyens de pression auprès de notre gouvernement pour qu’il cesse de surexploiter nos territoires sans réels profits pour notre société. Par exemple, il suffit souvent que nous fassions des manifestations, que nous signions bon nombre de pétitions ou même que nous écrivions des articles qui seront publiés ou directement envoyés à celui-ci pour que nous ayons un impact majeur sur la situation. Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir que peut avoir notre démocratie avant d’avoir tout essayé. Il y a des pays qui se battent pour avoir le droit à un système démocratique comme le nôtre alors lorsque nous pensons que nous ne pouvons rien faire pour changer les choses, nous nous trompons royalement. C’est certain qu’il y a présentement des choses inacceptables qui se produisent et de nombreuses injustices, mais il y a de l’espoir. Il faut cesser d’attendre que le voisin agisse et il faut tous poser des gestes concrets pour modifier les décisions qui sont prises sans réflexion et préoccupation à l’égard de l’avenir de notre société. Bien souvent, il est très simple de faire sa part : on ne doit que prendre un peu de notre temps pour s’informer et ensuite écrire à notre gouvernement pour ce que nous souhaitons voir apparaître dans notre système. Il est vrai qu’un seul message n’a pas un gros poids, mais si nous sommes des milliers à le faire et que nous cessons de nous dire que c’est à l’autre d’agir, nous verrons que cela pèse dans la balance. Voilà ce qu’il nous faut : du courage pour dire haut et fort ce que nous croyons vrai selon nos convictions profondes et il se trouve que l’environnement devrait être un enjeu faisant partie de nos priorités puisqu’il représente l’avenir.

Ensuite, lorsque nous avons manifestés notre opinion, nous pouvons aussi agir directement sur l’environnement, car ce sont nos petits gestes qui finissent par créer un ensemble d’actions capables de modifier nos écosystèmes. Il faut d’abord cesser de consommer aussi compulsivement et nous demander ce que nous avons réellement besoin, car le matériel est loin d’apporter le bonheur. De plus, on doit arriver à avoir une certaine indépendance pour ce qui est de notre alimentation. Par exemple, si on prenait la peine de faire nous-mêmes notre pain, ce qui est d’ailleurs très simple à faire, on pourrait réduire de façon considérable notre consommation. Et si on partait à la chasse ou à la pêche quelques fois durant l’année ou que l’on élevait nous-mêmes nos animaux, on pourrait cesser d’encourager des entreprises qui maltraitent les animaux et qui sabotent les bienfaits de notre viande. Aussi, la solution qui m’apparaît la plus efficace et facile est de faire pousser nous-mêmes des légumes, des fruits, des noix, des herbes et des champignons. Pour ce faire, il y a plusieurs personnes qui ont choisi de créer eux-mêmes leur propre forêt nourricière pour pouvoir aider à la restructuration de l’état naturel de notre belle planète. Parmi eux, il y en a un, en particulier, qui se nomme Wen Rolland et qui a déjà commencé plusieurs projets importants à ce sujet et qui offrent même la possibilité de prendre des cours pour apprendre à construire son propre jardin forestier qui sera en grande partie auto-entretenu. Je vous présente ici son site internet qui nous donne de plus amples informations sur cette innovation intéressante et présente au Québec : 

http://permafroid.blogspot.com/2009/12/jardinage-forestier.html.

La création de nouveaux écosystèmes et l’entretien de ceux-ci nous permettraient, en effet, de manger beaucoup mieux puisque nos aliments seraient plus naturels et ne contiendraient pas de produits toxiques, mais aussi de boire de l’eau propre et de respirer de l’air plus pur, car la végétation est la principale responsable dans le filtrage de ces éléments essentiels. Cela contribue donc à nous offrir une meilleure alimentation, mais aussi des conditions plus favorables à la santé et au bien-être. En plus, de cette façon, nous cesserions l’achat de plusieurs produits provenant de compagnies qui contribuent à la désertification et à la contamination de nos écosystèmes au niveau de la terre, de l’eau et de l’air. Cette solution écologique prend la forme d’un investissement bénéfique et profitable non seulement pour ceux qui la pratiquent, mais aussi pour l’ensemble de notre population en général. Il faut encourager ce mouvement, car il est un excellent moyen de voir des changements rapides et concrets se réaliser et aussi d’attirer un bon nombre de personnes qui ont comme passion la nature ou le jardinage.

Autrement dit, il est facile de contribuer à l’amélioration de notre environnement. Il suffit d’avoir de l’imagination et un peu de volonté. Les gens peuvent commencer par choisir de cuisiner au lieu d’aller souper dans un restaurant à service rapide ayant une ampleur mondiale et dévastatrice, les personnes qui aiment coudre peuvent fabriquer pour les autres et pour elles-mêmes des vêtements qui ne viendront pas des grandes multinationales, ceux qui ont des talents artistiques peuvent les mettre à profit en organisant des spectacles ou des activités servant à amasser des fonds pour des causes environnementales et les futures scientifiques peuvent même choisir de diriger leurs recherches vers des secteurs permettant une harmonie avec la nature. Il n’y a pas de limites, sauf celles que l’on s’impose.

En conclusion, je peux vous assurer que si nous revendiquons tous un monde plus sain et que nous contribuons tous, à notre façon, à améliorer la qualité de nos terres, nous en bénéficierons tous énormément et personnellement. Nos dépenses diminueront, car nous serons plus indépendants. Nous augmenterons notre espérance de vie et nous diminuerons nos problèmes de santé. Donnons-nous la chance de vivre mieux dans un monde longtemps habitable et beau à voir. Nos paysages sont si impressionnants et pourtant nous les faisons fondre aux profits de quelques riches exploiteurs pas plus heureux pour autant. Après tout, ce sont eux qui souffrent le plus de leur désir de tout posséder. Aidons-les à retrouver la simplicité et le bonheur et retrouvons ce qui nous revient de droit : un monde riche, non pas en argent, mais en ressources. Si un jour je me perds en forêt, je vous jure que je préfèrerai de loin trouver, dans la nature, ce dont j’ai besoin pour survivre que d’avoir de la monnaie plein les poches.

 

Marie-Christine Bouchard-Martel


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5 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 14 février 2012 11:46

    Votre article est beau mais la nature a trop souffert pour pouvoir nous nourrir sans être perfusé par des engrais , la terre nourricière s’appauvrit , le nombre d’individus à nourrir augmente.


    Le règne de Monsanto financier arrive avec des graines non reproductibles , abbération à l’encontre de la nature.

    Souhaitons qu’une prise de conscience arrive au delà des intérêts financiers mais je n’y crois pas , je n’y crois plus.

    Philippe 
     

    • Marie-Christine 14 février 2012 19:41

      Je vous comprend, car j’ai de la difficulté à y croire aussi parfois. Mais, il faut qu’on y croit encore et que l’on fasse tout ce qu’on peut parce que sinon nous sommes vraiment perdus ! Il y a toujours des possibilités, mais plus on attend, moins elles ont d’impact et le danger est que nous commencions à un moment pouvant retarder, mais ne pouvant plus empêcher la destruction complète de nos écosystèmes.


    • chuppa 14 février 2012 19:02

      Bravo pour cette prise de position optimiste et réaliste.
      La masse ne vous suivra pas , mais quand le moment sera venu (et faudra pas attendre longtemps) les amoureux de la terre et des autres humains pourront démarrer un nouveau monde.
      L’attitude suicidaire de la majorité de la population en terme de respect de soi est solidement ancrée aidée en cela par la pub et les discours soporifiques de nos dirigeants.
      je vous suggère 2 lectures :
      « que ce passe t il , que faire » : http://youtu.be/SWuReUIqueE
      la terre de nos campagne est morte : http://www.koreus.com/video/alerte-babylone
      Respect de soi, respect de l’autre.


      • Romain Desbois 30 novembre 2012 23:01

        Je suis en total accord avec votre analyse, nous sommes le changement comme dirait Gandhi.

        « Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. » Albert Einstein

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Mary


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