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Accueil du site > Actualités > Environnement > S.O.S Caño Negro Patrimoine de l’Humanité

S.O.S Caño Negro Patrimoine de l’Humanité

Mauro CORTE et sa famille vivent du tourisme dans la belle zone humide de Caño Negro au nord du Costa Rica. Caño Negro est un Refuge de Vie Sylvestre reconnu en 1991 par la Convention RAMSAR comme une des zones humides les plus importantes du monde. Caño Negro a aussi été déclaré patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO et fait partie du corridor bilogique méso-américain "Route des Maleku".

Don Mauro, comme l’appellent les villageois, dénonce depuis plus de dix ans les effets néfastes de l'expansion illimitée des sociétés transnationales productrices d'ananas, localement appelées "piñeras".

Ceci est le témoignage de Don Mauro CORTE :

Durant les années prédédant l'expansion des piñeras, les autorités compétentes ont favorisé l'industrie du bois qui a conduit au drainage de milliers d'hectares de zones humides a fin de les assècher, s'en emparer et les transformer en pâturages pour le bétail, puis les inscrire au Registre Public.
Dans le Refuge de Vie Sylvestre et aux alentour, il y a 80 km de drainages de 3 mètres de profondeur sur 5 mètres de large (données 2003). Tous ces drainages et digues ont été faits à la pelleteuse, à la vue et au su des autorités, qui étaient favorables à cette catastrophe écologique visible de tous.

Maintenant, avec l'afflux des piñeras (transnationales productrices d'ananas), nous avons touché le fond. Il n'y a plus de terres sans ananas.

Des rapports de chercheurs universitaires informent des dommages écologiques provoqués par les piñeras ainsi que les conditions de travail esclavagistes imposées aux travailleurs,engrande majorité étrangers en situation irrégulière, percevant des salaires de misère, des ouvriers exploités sans aucune protection.

Basées sur leurs recherches, les universités ont fortement dénoncé la contamination de la nappe phréatique et des rivières, la pollution des lacs et des sources, et la sédimentation qui sont en train de détruire tous les étangs de cette zone humide, refuge de milliers d’oiseaux migrateurs et d'espèces sauvages aujourd'hui en voie d'extinction.

C'est ainsi que depuis 10 ans nous déposons des plaintes auprès du Ministère de l'Environnement, de l'énergie et des Télécommunications (MINAET) et des autorités compétentes, y compris au Tribunal Administratif de l'Environnement et au Ministère de la Santé.

Bon nombre des acteurs responsables des premiers dommages causés à Caño Negro, ont aujourd'hui changé de négoce. Actuellement le business est de préparer les terrains pour les sociétés transnationales, qui consiste principalement à drainer, déboiser et détruire les zones humides et les ruisseaux naissants.

Cette pratique est faite de la façon la plus sauvage. Aucune plainte ne peut arrêter ces faits. Il ne faut pas oublier que 80% des piñeras fonctionnent en toute illégalité, elles ne devraient donc pas fonctionner. Les autorités sont totalement inefficaces.

J'ai gagné 10 ans de persécution pour être un écologiste actif. En 2004, une horde d'individus, avec la participation de la police et autres autorités du MINAET se sont réunis dans la salle communautaire du village de Caño Negro et m’ont déclaré personne non grata. Quand j'ai appris cette situation j'ai demandé le document aux forces de sécurité par le biais d'un avocat et ils ont tout simplement refusé à me le donner. Aujourd'hui je n'en connais toujours pas le contenu.

Au fil du temps, j'ai réalisé que j’avais été également suspecté par le DIS (Direction d'Intelligence et de la Sécurité). Les administrateurs du Refuge de Vie Sylvestre M. Esquivel Mendez et Mme. Cristina Delgado, ont pris la peine de se communiquer avec l'Ambassade de Suisse pour se plaindre des problèmes que je causais dans le Refuge.

L'ambassade a offert son bureau pour résoudre les différends mais ils ne se sont jamais présentés. En réalité, ce qu'ils espéraient, c'est que j'eusse eu un problème dans mon pays d’origine.

J'ai sur le dos, sans compter tous les ministères qui me visitent souvent, un village de corrompus qui ont permis et couvert toute cette destruction visible que nous avons documentés plusieurs fois au cours de conférences et présentations dans des universités, au bureau du l'Ombudsman et aux députés de l’Assemblée Nationale.

Les gens honnêtes à Caño Negro ont peur de parler, mais ils le font de façon anonyme et me transmettent les plaintes, y compris les fonctionnaires ont peur, il arrive qu'ils viennent personnellement nous apporter leurs témoignages et parfois même en uniforme.

J’ai vécu des situations que je ne souhaite à personne. Lors d'une interview de la chaîne TV7, j’ai reçu des menaces de mort, de sorte que TV7 a retransmis le reportage dans l'émission "7Jours". 

À une autre occasion, durant la visite d'une autre chaîne nationale, mon restaurant et mes chambres d'hôtes ont été incendiés pendant la nuit, en plein centre du village et personne n'a vu quoi que ce soit. Comme disent les siciliens « omerta », c’est la loi du silence qui prévaut comme dans les pires mafias. Ce qui m'a surpris le plus, c'est que la chaîne de télévision ait filmé l'incendie et n'ait rien transmis, ni un mot... !

Caño Negro a urgemment besoin d’ACTION, nous n’avons pas besoin que des « experts » viennent nous parler et nous donner des formations, nous n'avons pas besoins qu'on nous apprenne comment porter plainte, parce que nous savons que l'administration publique est experte à ne rien résoudre, à retarder, épuiser nos forces et au final à ne pas prendre de décisions de justice et/ou ne pas exécuter la condamnation, et beaucoup d'autres "mais".

Nous connaissons presque toutes les associations qui sont venues comme APREFOFLAS, FECON, ASVÖ, CEDARENA, Kiosque Environnement, Amis de la Terre, etc., etc., qui connaissent bien le problème et disparaissent ou apparaissent et s'en vont. 

Nous avons besoin des PROPOSITIONS CONCRETES qui renforcent les mouvements écologistes venant du cœur, dont le seul intérêt est la NATURE.

Je vous demande s’il vous plaît de m'aider à révéler à l'opinion ce que les piñeras font a Caño Negro, à l'eau et à la santé de milliers de personnes qui habitent dans la région Nord du Costa Rica, elles courent un grave risque de contamination à cause des pesticides, et malheureusement beaucoup d'entre elles sont déjà contaminées et malades.

Je vous invite à voir ma page https://www.facebook.com/mauro.corte.35, ici se trouvent toutes les preuves de ce que je dis.

Cette lutte pour la défense de la zone humide RAMSAR, Refuge de Vie Sylvestre Patrimoine de l’Humanité Caño Negro, est très inégale. C'est un combat de David contre Goliath, mais avec l'aide de tous, je suis sûr que nous allons réussir à sensibiliser les autorités pour qu’elles réfléchissent et fassent leur travail comme il se doit, pour qu'elles contrôlent et surveillent les transnationales de l’ananas responsables de tout ce désastre. Les autorités doivent faire appliquer la loi, forcer les piñeras à la respecter et les obliger à réparer tous les dommages causés.

Je compte sur vous pour révéler à l'opinion publique cette catastrophe sanitaire et écologique, et s'il vous plaît, n'oubliez pas d'apposer votre signature virtuelle sur cette pétition pour sauver Caño Negro.

Pour signer c'est très simple : 
1) Cliquez sur le titre en bleu à droite
2) Indiquez vos nom, prénom, e-mail et pays
3) Cliquez sur "Signer" et c'est tout !

www.avaaz.org/es/petition/Ayudemos_a_salvar_el_refugio_vida_silvestre_cano_negro_no_a_la_deforestacion_no_al_drenado_de_humedales/ ?fbcLkdb&pv=9


Merci beaucoup.

Mauro CORTE

Citoyen Engagé

 


Source : http://bit.ly/S6vtMY

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