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Sauver la biodiversité ? une question de créativité et de démocratie

En mettant la « gouvernance » au cœur de la réflexion les forces françaises pour la biodiversité envoient un signal qualifié de « signe d’espoir » par pas mal de protagonistes.

 
Les 10, 11 et 12 mai 2010 s’est tenue à Chamonix la conférence de la France sur la biodiversité. Nous étions autour de 400 participants, invités par le ministère de l’écologie.
Le thème proposé est au cœur des préoccupations : « Quelle gouvernance pour réussir ensemble ? ».
 
Dernier jour du colloque, 9h nous entrons dans la grande salle de conférence de l’hôtel Majestique. Autour de nous, tout est en ordre et extrêmement bien réglé comme les deux jours précédents.
 
Processus encore à venir 
 
Sur chacune des chaises bien alignées, nous trouvons deux documents : la liste des participants et un dossier de trois pages intitulé « Rapportage des ateliers de créativité ». Sous ce titre on peut lire « Atelier espèces exotiques envahissantes » juste en dessous : « Idées incontournables : à l’unanimité, développer l’éducation, la sensibilisation, la formation, l’information et la communication de l’ensemble des acteurs spécialisés (paysage,…), les élus et le grand public. Ne pas séparer la sensibilisation d’une information globale sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes. Rôle de l’Education nationale pour inscrire la biodiversité dans les manuels scolaires ». Plus loin dans ce document de synthèse nous trouvons : « Changer les comportements des producteurs et des consommateurs par l’information des citoyens et des consommateurs… », « Créer de nouveaux espaces de concertation », « Promouvoir la biodiversité comme une valeur positive par des actions concrètes en matière de culture et d’éducation tout au long de la vie », « Commencer dès l’école à faire comprendre à chacun ce qu’est la responsabilité environnementale… ». En conclusion de la synthèse parmi les 8 idées transversales aux ateliers qui ont été retenues, la première citée est « Construire ensemble un système de connaissance » (plusieurs fois le cloisonnement sera dénoncé lors des discussions), la deuxième « Sensibilisation, éducation, formation : processus encore à venir ».
 
Constat d’échec
 
On peut dire que l’éducateur à la nature et à l’environnement se sentait bienvenu dans cette assemblée constituée principalement de conservateurs de la nature. Les thèmes de l’éducation, de la sensibilisation, de la formation, de l’information sont sans cesse revenus dans les propos des orateurs. Il faut tout de suite signaler le parti pris courageux des organisateurs du colloque. Ils ont misé sur la capacité des participants à trouver ensemble des voies nouvelles. Une option qu’on ne peut que soutenir d’autant plus que les moyens de réussir dans ce chemin périlleux ont été pris en faisant appel à la société « Synapse » qui a démontré des aptitudes méthodologiques évidentes. Il fallait que les participants, pas mal déstabilisés pour certains, jouent le jeu. Ainsi la secrétaire d’Etat Chantal Jouanno qui a ouvert le colloque finira son propos en faisant appel à notre liberté et en nous exhortant : « soyez créatifs ». Ainsi toute la deuxième journée a été consacrée à un travail en « atelier de créativité ». Nous étions dix par groupe, réunis autour d’une table sous la houlette d’un animateur formé la veille. La feuille de route de l’animateur était très rigoureuse, la grande majorité des participants a répondu présent, on peut dire que ça a fonctionné. Cette posture qui en a surpris plus d’un, est en fait logique, elle répond au constat d’échec sur lequel s’ouvre le colloque. La France avec les autres pays des Nations Unies avait pris en 2002 à Johannesburg l’engagement de stopper l’érosion de la biodiversité en 2010. Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) dresse un bilan sans appel : « Les dirigeants mondiaux n’ont pas réussi à tenir les engagements qu’ils avaient pris en 2002 pour réduire le taux global de perte de biodiversité d’ici 2010… ».
Nous sommes dans la nasse et certains se souviennent qu’ils n’y croyaient pas du tout dès 2002 à notre capacité d’atteindre cet objectif. Un participant dira à la fin de la dernière plénière qu’il ne voudrait pas qu’on reprenne le même type d’engagement pour 2020. Il a raison de s’inquiéter, on a par moment l’impression qu’on en prend le chemin. C’est effectivement la crédibilité des gouvernements et de tous les scientifiques qui travaillent sur la question qui est en jeu.
 
Se mettre en projet c’est améliorer les relations
 
Descendu du bus, sacs posés en sécurité et tout frais badgés, nous avons été invités à un buffet au septième étage d’un hôtel du centre de Chamonix. Du balcon on pouvait admirer le Mont- Blanc qu’on pouvait par moment deviner entre deux nuages. Il y a des têtes connues, CIRAD, LPO, UICN, Parcs nationaux… des amis de Martinique, de Guyane, de Mayotte, et même de Saint-Pierre et Miquelon. La secrétaire d’Etat Chantal Jouanno est là aussi avec nous, je suis allé la saluer entre autre pour l’inviter de vive voix à notre journée nationale de l’EEDD au Palais d’Iéna le 29 octobre. Nous n’étions pas très loin de notre lieu de travail et à 14h nous étions à pied d’œuvre. La première après-midi a été rude pour l’amateur d’oxygène et de grands espaces. Trois cessions se sont succédées à un rythme effréné, on a à peine eu le temps de respirer. Gilles Bœuf (muséum d’histoire naturelle), Jacques Weber (CIRAD) feront en introduction une ode à la biodiversité parlant des 1000 espèces de bactéries différentes que nous avons tous dans nos tubes digestifs et précisant que les flores intestinales des 400 personnes présentes étaient toutes différentes. Propos qui rapprochent sérieusement l’auditeur du sujet. En gros si tu tiens à ta santé, tiens à la biodiversité et devient l’ami des bactéries. Ils proposent d’en finir avec « l’extériorité » de la nature, on ne peut pas penser la nature en dehors de la société. On ferait bien d’en finir aussi avec l’unité de la nature. L’idée de la complexité vue comme un avantage apparaîtra à plusieurs reprises. On parlera de l’intérêt général des humains et des non humains. Anne-Marie Ducroux (ancienne présidente de la CNDD) mettra en avant la crise de confiance dont souffre la démocratie représentative. Elle dit qu’il faut mieux représenter la société avec des « coalitions d’acteurs organisés », que « le processus doit être perçu comme authentique », elle invoque la « transparence ». Elle dit que « la nature est muette dans nos débats » et sort une vérité familière aux praticiens de la pédagogie active : « se mettre en projet c’est améliorer les relations ». Nous devons apprendre à faire société avec la nature.
 
L’Homme n’est pas un empire dans un empire
 
Valérie David de la société Eiffage sera approuvée par l’assistance quand elle dira : « l’Etat ne parle pas d’une seule voix », « l’Etat central n’est pas toujours d’accord avec l’Etat en région ». Très critique sur le résultat des concertations, elle sera très applaudie. Un élu racontera plus tard comment certain parlementaires défendent un texte à l’assemblée et prennent la même semaine, dans leurs circonscriptions des positions allant à l’encontre de la politique prônée au niveau national. On peut effectivement s’interroger sur « l’authenticité du processus ». Eliane Giraud pour les Parcs régionaux dira qu’on « apprend tout au long de sa vie » et soulignera l’importance de la culture commune. Christophe Aubel (ROC/FNE/UICN) parle du besoin d’animateur des processus de concertation. Jean-Pierre Giran (Parcs nationaux de France) évoque la peur des élus locaux d’entrer dans les processus de concertation. La chose semble particulièrement flagrante dans les Calanques. « Les électeurs ne s’intéressent pas à la nature mais aux prés et au prix du mètre carré… ». « Nous n’avons pas de Nicolas Hulot locaux » déplore t-il « la Pravda, c’est Var-matin ». Plusieurs fois nous entendrons parler du « besoin de pédagogie », de « l’immaturité des électeurs » ceci m’a motivé pour demander au moment des questions s’il ne serait pas judicieux de penser à mettre des spécialistes de l’EEDD dans les futures agences de la nature qui semblent se profiler à l’horizon. Hélas le temps étant compté il n’y aura pas de retour de la tribune après les questions et interventions de la salle. Pour Odile Gauthier du MEEDDM c’est à cause d’un problème de gouvernance qu’on n’a pas réussi. Pour Michel Juffé (conseil général à l’environnement et au développement durable – MEEDDM), « stopper c’est défensif », ce qu’il faut c’est « valoriser, mettre en valeur », il dit qu’on n’est pas quelque chose d’externe qu’il n’y a pas d’exception humaine et cite Spinoza : « l’Homme n’est pas un empire dans un empire ». C’est lors de cette table ronde que nous entendrons le chercheur dire : « on n’a pas réussi à rencontrer les gens de l’Education nationale », le même très convaincu dira : « on pourrait renouer avec les leçons de choses – pas sous forme de cours, mais sous forme d’exploration ». On reviendra une nouvelle fois à parler de concertation et de « co-construction de la décision publique ». Dommage les 400 participants ont eu très peu de temps pour s’exprimer.
 
10 346 post-it
 
Le deuxième jour comme évoqué plus haut nous avons été invités à être créatifs. Un des constats de départ est qu’il « existe un déficit de prise de conscience », c’est toujours la faute aux pêcheurs, aux agriculteurs, aux élus… les responsabilités collectives sont rarement reconnues. Le responsable de « Synapse » nous invitera à nous promener entre imaginaire et réalité. Nous étions déjà en groupe quand il nous a donné les règles de base : 1. Suspendez le jugement, ne critiquez pas. Eviter les « pas le temps », « pas pour nous », « déjà fait », « trop cher » ou « ha ! c’est génial » 2. L’imagination la plus folle est la bienvenue : expression libre et spontanée. 3. Chercher la quantité, s’exprimer par phrases très courtes. 4. Associer les uns sur les autres, ce sont les idées du groupe, piquer les idées des autres. Pas de débat, transformer les critiques en positif, écrire sur les post-it en lettre majuscules. Nous sommes passés par des petits jeux pour nous mettre en condition. Puis nous avons à deux écrits sur nos post-it les idées qui nous venaient sur la question que nous avions choisie autour de la prise de décision. Nous avons ensuite fait 5 patates en rapprochant les idées proches et à nouveau des groupes de deux pour trouver de nouvelles idées. Les 326 participants de cette séquence étaient organisés en 33 tables, ils ont produit 165 idées et auraient utilisé 10 346 post-it. C’était très actif et Bernard Chevassus au Louis (INRA) qui a produit ces chiffres le lendemain matin nous a livré quelques enseignements. D’abord la biodiversité devrait être une « valeur centrale dans notre société » et ensuite elle devrait être un « objectif politique majeur ». Il a repéré huit chantiers communs.
1 : Information, formation, et sensibilisation un processus encore à venir. 2 : Le dialogue entre acteurs, dont « apprendre à dialoguer dès l’enfance ». 3 : Expertise collégiale. 4 : Combiner les échelles de la nature et les échelles des hommes. 5 : Nouveaux contrats pour agir ensemble : 6 : Construire ensemble un système de connaissance approprié. 7 : Labéliser, certifier. 8 : Apprivoiser les outils économiques. Il a dit pour finir que 92% du territoire est privé et que nous devons parler du devoir de gestion d’un bien commun.
 
Nous avons à passer un traité d’amitié 
 
Le président du colloque, Jean-Claude Ameisen (médecin, membre du Comité consultatif national d’éthique, il préside le Comité d’éthique de l’INSERM), prendra alors la parole avec encore plus de passion que les fois précédentes. Il a vu en observant les travaux de la veille le « mélange entre passion et expertise ». Il voit qu’il faut revenir aux questions fondamentales : « Qu’est-ce que l’école ?, Qu’est-ce que la connaissance ?, Quel contrat social ? », « L’école, la formation durant toute la vie, qu’est-ce que la vie ? C’est à l’école, qu’est-ce qu’un bien commun ? La construction… la démocratie, c’est à l’école. » . Il dira citant Paul Ricoeur : « On entre en éthique quand on pense soi-même comme l’autre ». Dans son propos à chaque fois il revenait à l’école. La question est bien de faire entrer la biodiversité dans la culture, plusieurs fois il parlera de l’art « Faire rentrer la nature dans la culture ». Il dit que la démocratie est le « meilleur moyen de lutte contre les famines ». Un intervenant parlera de « démocratie vivante » ce qui laisse supposer qu’il trouve sans doute la nôtre un peu moribonde », « Nous devons revisiter ce qu’il y a de plus essentiel ». Hélène Vestur (conseillère d’Etat) dira que « la stratégie pour la biodiversité ce n’est pas une politique comme une autre » elle parlera de « devoir sacré » d’un « horizon d’éternité ». Philippe Roch (ancien secrétaire d’Etat à l’environnement de la Suisse) reviendra sur la nécessité de miser sur l’éducation : « c’est bien de parler d’éducation, mais il faut la faire », « il n’y a rien dans les programmes scolaires concernant la nature et l’environnement », « ce qui manque c’est l’humus, c’est la viande, il faut aller sur le terrain ». Yves Paccalet (journaliste) ira dans le même sens, il soulignera le manque du mot : « plaisir », « le dénominateur commun pour moi, c’est le plaisir, on a besoin de ces espèces autour de nous », « la loi, l’éducation c’est essentiel », mais il faut aussi faire « ressortir l’idée de plaisir », aller vers un « traité d’amitié avec tout le monde ». Philippe Roch dira : « la folie de la croissance dans laquelle nous vivons est une absurdité », Hélène Vestur proposera de « faire de la biodiversité une nouvelle valeur », « inscrire la biodiversité dans le droit », Yves Paccalet : « Nous avons à passer un traité d’amitié avec tous les éléments de la biosphère ». Il a évoqué les années passées à bord de la Calypso avec le commandant Cousteau qui lui avait dit : « j’ai vu des spectacles de la nature que vous ne verrez jamais » maintenant c’est lui Yves Paccalet qui peut nous le dire à nous, nous ne verrons jamais les spectacles qu’il a vu. Philippe Roch a évoqué les paysans malheureux dans leur rôle, « paysan, une tâche qui rend malheureux » ce ne serait pourtant « pas compliqué de changer les choses ». L’idée d’aller plus loin dans la démocratie et d’impliquer les populations dans les décisions est revenue. Un universitaire de Rennes sera le premier à s’exprimer depuis la salle, il parlera de la DCE en disant que « la France n’arrivera pas aux objectifs de 2015 ». On semble aller d’échec en échec !
 
Notre projet de civilisation
 
Au moment de la conclusion, Anne-Marie Ducroux dira : « la SNB est faible, pourquoi on n’a pas su mobiliser les régions ? Pourquoi on n’a pas su mobiliser les entreprises ? ». Elle invite à « organiser des coalitions d’acteurs » que des « contrats soient passés devant des comités de citoyens ». Comme Jean-Louis Borloo initialement annoncé n’est pas venu, c’est Jean-Marc Michel (directeur général de l’aménagement, du logement et de la nature du ministère du développement durable) qui dira les mots de conclusion. Il retient que nous avons « remis la question du territoire au cœur de la question de la biodiversité ». Il rappelle qu’au niveau international l’idée de créer l’équivalent du GIEC pour la biodiversité est toujours d’actualité. Il nous dit « toutes vos idées, toutes vos propositions vont revenir en interpellation du pouvoir ».
Nous avons vécu trois jours intenses et riches. Nous pouvons dire que le ministère a bien fait les choses. L’agréable a été joint à l’utile quand nous étions au moment des pauses ou au restaurant à manger la tartiflette et à boire du blanc de Savoie, après avoir contemplé la mer de glace à 1900 m d’altitude. Tous les moments informels se sont passés dans une très bonne humeur. Mais ce que nous retiendrons c’est que oui la question de la préservation de la biodiversité est plus grave que toutes les autres, oui cette question dépasse complètement les seuls acteurs les plus concernés, elle questionne notre projet de civilisation. Nous avons entendu parler de « culture », de « valeurs », de « démocratie » oui c’est à ce niveau là que ça se joue. C’est bien la gouvernance de nos sociétés qu’il faut interroger et c’est bien en stimulant la créativité que nous trouverons des sorties. L’éducateur à la nature et à l’environnement s’en va un poil rassuré, les conservateurs de la nature portent un regard insistant sur l’éducation, l’information, la formation, ils y voient une clé. Espérons qu’il soit bientôt possible de nous en servir réellement de cette clé et pas seulement du bout des doigts comme aujourd’hui. L’éducation pour la vie et la démocratie doit être une réalité d’aujourd’hui et plus « un processus à venir ».
 
Roland Gérard participant pour le CFEEDD.
 
 
 
 
 
 

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6 réactions à cet article    


  • tinga 24 mai 2010 16:18

    J’ai peur que tous ces colloques ne soient que de la diversion, alors qu’on en est encore à se demander si les insecticides tuent les abeilles, tout le monde sait bien que les abeilles ne sont pas des insectes...

    La marée noire dans le golfe du Mexique risque de porter un coup terrible à la biodiversité, mais c’est BP qui gère le désastre, ce sont les chiffres de la compagnie qui sont considérés comme officiels, alors même que des chercheurs indépendants avancent des quantités de pétrole beaucoup plus conséquentes, journalistes et chercheurs n’ont pas accès à certaine zones, la biodiversité ne sera jamais une priorité, elle passe après les intérêts privés de quelques multinationales qui savent ce qui est bon pour l’humanité, et de petites réunions conviviales n’y changeront rien, les populations d’insectes s’effondrent dramatiquement depuis quelques années, mais le grenelle 2 dit que les insecticides n’y sont pour rien et que de toutes façon les intérêts économiques passent avant.
    La plupart des gens se fichent de la biodiversité, la diversité des produits dans nos supermarchés, la voilà la vraie biodiversité.
     

    • Roland Gérard Roland Gérard 24 mai 2010 17:53

      je comprends le doute. Combien de conférences et de colloques qui ont couté des fortunes et n’ont débouché sur rien ? On serait septique à moins. Mais aujourd’hui nous sommes un certain nombre dans la société civile, les ministères, les collectivités, les entreprises à dialoguer et a envisager d’avancer ensemble malgré nos différences. Les assises de l’EEDD se vivent dans cette dynamique. http://assises-eedd-2009.fr/. Nous investissons sur ce pan de la démocratie qui est la constitution d’une intelligence commune. Utopie peut-être mais miser sur quoi d’autre ? RG


    • tinga 24 mai 2010 18:42

      Je ne peux que respecter votre démarche. Utopie ? l’histoire nous montre que c’est ce qui fait avancer les sociétés, simplement , ce qui me fait douter c’est la rapidité de l’accélération de la disparition des espèces et l’inévitable « lenteur » des politiques (plutôt du coté des prédateurs)


    • osoleil 24 mai 2010 17:42

      Bonjour
      prenez le temps de regarder ce film boulversant qui se passe de discours
      GREEN le film
      http://www.cdurable.info/GREEN-Film-documentaire-Patrick-Rouxel-Deforestation-Indonesie,2352.html
      a quelle vitesse que ce soit ; la conscience de chacun doit s’éveiller.


      • tinga 24 mai 2010 18:27

        Lorsque l’on regarde la liste des compagnies et banques qui tirent profit de la forêt indonésienne, on comprend mieux l’ampleur de la tâche, plus encore l’impossibilité d’empêcher ce désastre, notre société repose exclusivement sur l’idée que la terre nous appartient et que le profit est le seul idéal respectable, il faut profiter de la vie, et comme de plus on profite mieux et plus en trichant...

        Seule une propagande intensive en faveur de la préservation et le respect de la vie pourrait inverser le cours des choses, le temps n’est plus à la réflexion, avant que tout le monde ai compris, la biodiversité sera à jamais altérée, détruite, les animaux sont de la viande, les arbres du bois, et de la terre risquons de faire un cimetière.  

      • Roland Gérard Roland Gérard 24 mai 2010 18:49

        merci, je ne le connaissais pas, très poignant, très utile, je l’ai mis sur ma page facebook.

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