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Scandale légaliste de l’autorisation des semences GM face aux semences anciennes

Alors que la discussion de la loi sur les OGM va commencer le 2 avril à l’Assemblée nationale, précédée par une projection du documentaire « Le Monde selon Monsanto » pour les députés le 31 mars, la clarification sur la nature même des produits issus de l’ingénierie génétique agricole n’a jamais été réalisée, ni au niveau national ni au niveau européen, l’idée dominante calquée sur la législation américaine étant l’équivalence des produits génétiquement manipulés aux produits conventionnels sans modification génétique.

De cette manière, tout à fait arbitraire et légaliste, les semenciers industriels aidés par les organismes nationaux de contrôle des semences, planifient économiquement et dans les faits un contrôle du vivant agricole en officialisant des semences légales et illégales par l’intermédiaire de catalogues officiels des plantes cultivées, mélangeant indistinctement semences GM et semences non GM. Ainsi, en France, le GNIS et la FNPSP ont attaqué en justice l’association Kokopelli (association de sauvegarde des semences anciennes, promouvant leur culture et la biodiversité) pour "concurrence déloyale", invoquant la vente de semences illégales. Ces organismes aux intérêts communs avec l’industrie semencière, ont gagné leurs procès, la Cour d’appel de Nîmes ayant notamment statué que les variétés anciennes vendues par l’association Kokopelli sont illégales car ne figurant pas au catalogue national officiel des semences, tout en condamnant l’association à de lourdes amendes. Au bout de deux ans de procès, la petite association est condamnée à payer rien de moins que 88 000 euros d’amendes(1) aux divers organismes et sociétés de l’agro-industrie ayant entamé contre elle des procédures légales.

A l’échelle européenne, le même système est mis en place avec l’instauration d’un catalogue officiel des variétés et espèces cultivées. L’existence de ces catalogues nationaux et européen ne constitue donc pas une simple liste des semences cultivées, mais pénalise la vente, la distribution, et donc la sauvegarde, par la culture, des variétés anciennes, écartées des catalogues car moins rentables ou ne répondant pas aux différents standards commerciaux des produits agricoles modernes. Aussi, une quantité innombrable de semences anciennes ne présentant pas de risques pour la santé ou constituant une réserve alimentaire de qualité, ne sont pas inscrites au catalogue officiel, et déclarées illégales à la vente, alors que dans le même temps des semences OGM - dont les risques pour la santé à moyen ou long terme sont réels -, sont autorisées à la commercialisation, et imposées par des pressions économiques et idéologiques dans les réseaux agricoles et dans les circuits de la grande distribution alimentaire européenne. Ces semences OGM une fois autorisées sont ainsi inscrites aux catalogues officiels des plantes cultivées en France et au niveau européen et par ailleurs, dans le même temps, sans aucune distinction spécifique par rapport aux semences conventionnelles.

L’équivalence en substance entre une plante conventionnelle et une plante génétiquement modifiée (GM) a déjà été montrée non réellement fondée scientifiquement, et ce alors que ce concept est à la base des études sur les OGM au niveau toxicologique et alimentaire. Dan Glickman, ancien ministre de l’Agriculture américain a notamment expliqué les origines et a priori politiques (2) du concept d’équivalence en substance, qui ont favorisé le développement des OGM agricoles aux Etats-Unis et dans le monde.

De la même manière, l’équivalence entre une plante conventionnelle et une plante GM est aussi totalement arbitraire et non fondée scientifiquement au niveau botanique et biologique. Les plants GM étant issus d’une manipulation artificielle et intentionnelle (3), il est impossible de les considérer indépendamment de leur méthode d’obtention technique, résultant de processus de manipulations génétiques forcées, en rien équivalentes, à ce niveau, avec des processus biologiques à l’oeuvre naturellement. La présence de semences GM dans les catalogues officiels des semences représente ainsi une décision purement politique et un alignement aux législations atlantiques. La non-distinction entre les plants GM et non GM n’apparaît pas fondée sur des éléments scientifiques, mais bien sur une décision légaliste et posant a priori l’acceptation de la dissémination de ces organismes manipulés artificiellement, sans réelle concertation ni études approfondies des différents impacts liés à cette dissémination.

En France, le groupement d’intérêt public GEVES, regroupant le ministère de l’Agriculture (CTPS), l’INRA et le GNIS (SOC) est une des composantes institutionnelles du réseau accréditant la politique industrielle actuelle de commercialisation et de diffusion des semences, sur des critères principalement idéologiques, définis par une loi d’orientation agricole favorisant une politique de croissance productiviste et une pratique agricole intensive au sein d’un marché agricole concurrentiel, régulé à l’échelle planétaire par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) hautement favorable au développement des biotechnologies agricoles.

La présence des semences de plants GM dans les catalogues officiels des semences présuppose de manière scientifiquement non fondée l’innocuité de la technique elle-même d’obtention de produits GM, ainsi que la pénalisation de la vente et de la sauvegarde des semences anciennes, patrimoine agricole millénaire et réservoir de la biodiversité naturelle.

Alors que les lois d’autorisation de mises en vente des semences sont unilatérales et au bénéfice principal des industriels spécialisés dans l’hybridation, les produits chimiques dangereux et les semences brevetées, la régulation et les tests eux-mêmes afférant aux nouvelles technologies dites du "vivant" ne répondent qu’à des critères techniques superficiels, arbitraires et non fondamentaux d’un point de vue scientifique, accompagnant une stratégie de mise en place d’une idéologique globalisante, monopoliste et scientiste, caractérisant le développement même de ces technologies.

Les études liées aux OGM indiquant la dissémination des transgènes, le caractère aléatoire et non stable des modifications génétiques, et l’incertitude concernant les recombinaisons génétiques de ces manipulations, ne pas discriminer entre semences GM et non GM, indique l’existence au sein des institutions officielles d’une volonté monopolisante de légaliser le contrôle du vivant en agriculture, et celui de la biodiversité des terroirs par des groupes d’intérêts privés, sous couvert d’une sécurité alimentaire qui serait apportée par l’agro-industrie. La logique économique de marchés de cette dernière semble incompatible avec les processus biologiques naturels à la source du développement de nos sociétés, et auxquels nous ne pouvons pas nous soustraire sous peine de détruire irréversiblement à court, moyen ou plus long terme notre environnement et les organismes mêmes qui y vivent - nous y compris -, au nom d’idéologies et de concepts économiques très récents dans l’histoire du développement de nos civilisations.

Cependant et malheureusement, alors qu’en ces temps d’économie de marchés, de concurrences et de compétitions à tout-va dans tous les secteurs, les intérêts économiques dominent les relations institutionnelles et politiques, tout cela ne doit, pour un certain nombre de politiciens, de penseurs et d’intellectuels nombrilistes, que sembler du pipeau... à défaut de réflexion plus approfondie et indépendante.

(1) Il faut sauver les semences Kokopelli (La Télé libre, 25 mars 2008)

(2) Le Monde selon Monsanto, Marie-Monique Robin (2008)

(3) A tel point que les manipulations génétiques sont considérées du point de vue du design dans des rencontres internationales de référence : "Eden ADN, 2006", Biennale du Design, Saint-Etienne.


Les réactions les plus appréciées

  • Terran (---.---.---.226) 27 mars 2008 10:51

    Je me demande si les veaux de français vont un jour prendre conscience de ce qui se passe avec cette affaire !!!

    Rien de moins que de priver les hommes de semences reproductibles, rien que ça...

    Moi ça m’emmerde de racheter des semences de radis alors que j’ai juste à laisser monter quelques radis en fleurs et à graines puis à récolter pour resemer l’année d’après.

    Pour les tomates c’est pareil, j’en ai rien à faire des F1 et autres saloperies qui ne sont pas reproductibles.

    Je fait mes graines de tomates que je receuilles dans une tomate, le plus simplement du monde.

    Et cela c’est le fonctionnement même de la biodiversité, les transnationales sont en train de priver les humains d’une nourriture saine et diversifiée. Ils tuent le gout, ils s’approprient le bien commun.

    Bon dieu, ils vont se bouger le cul ces veaux de français ??? C’est quand même dans leur intérêt !!!

    Ou alors ils veulent bouffer de la merde !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Vous en avez pas marre de vous faire entuber ???

     

     

     

  • Anti-OGM.info (---.---.---.52) 27 mars 2008 11:35
    Anti-OGM.info

    Petite précision concernant les procédures judiciaires auxquelles fait face Kokopell :, l’accusation de « concurrence déloyale » attribuée au GNIS et à la FNPSP provient originalement d’une petite société semencière SAS Baumaux, qui a tout d’abord attaqué en justice l’association, jugeant que celle-ci nuisait à son activité...

    Ce n’est que par la suite que l’état, par l’intermédiaire du GNIS, puis la fédération nationale FNPSP, a appuyé et soutenu la démarche de cette société semencière, officialisant l’illégalité de la reproduction des plantes de manière naturelle !

    Ce que la nature reproduit gratuitement, et que l’homme utilise depuis la nuit des temps pour se nourrir, est devenu hors-la-loi dans nos sociétés modernes ! Aussi, le raccourci utilisé dans l’article se justifie donc par le fait que l’état soutient officiellement la démarche de la société Baumaux dans son action judiciaire, dévoilant la situation abracadabrantesque faisant que les processus naturels eux-mêmes deviennent illégaux...devant les régles du commerce actuelles appliquées aux organismes vivants.

  • alberto (---.---.---.75) 27 mars 2008 12:48
    alberto

    Il a été écrit, ici sur ce site d’AV. , un nombre incalculable de conneries sur la question des OGM.

    Certains ont conclu que la résistance aux OGM puisait ses fondements dans un sentiment diffus de religiosité espèrant préserver la pureté de la nature originelle...

    D’autres reprochent aux anti-OGM leur caractère archaïque et leur refus du progrès issu de la Science ! (qui soit dit en passant a aussi sa part de Sacré : la sacro-sainte-science...).

    Pour ma part, s’il y a quelque chose de religieux face à ce problème : c’est l’adoration du Veau d’Or ! la prosternation devant le dieu Pognon, et le pélerinage perpétuel au non de saint Fric vers les établissements financiers de la planète !

    Les responsables des industries agro-alimentaires, OGM et pesticides notamment, n’ont rien à foutre de la santé des gens, et au nom d’une recherche de productivité censée fournir de la nourriture à la planète, sont prêts à tous les mensonges, toutes les roueries, et toutes les arnaques pour se remplir les poches, point barre : Le reste c’est du bruit de fond !

    Les misères faites à Kokopelli ne sont qu’un avatar supplémentaire dans les tentatives d’éliminer une concurence qui pourrait s’avèrer gênante à terme...

    Ce sont les raisons pour lesquelles je les soutiens.

    C’est mon avis et je le partage : Bien à vous.

  • sisyphe (---.---.---.215) 27 mars 2008 10:57
    sisyphe

    A ce sujet :

    L’association Kokopelli, qui commercialise des semences bio, perd ses procès contre les multinationales. Ces partisans d’une agriculture douce et durable pourraient mourir, comme leurs graines encore libres de droits. “La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. 12000 ans de construction collective patiente et réfléchie ont abouti à la création d’un patrimoine végétal, technique et culturel inestimable, commun à toute l’humanité. Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité”. Voici les quelques lignes qui figurent en exergue de la pétition lancée par l’association KOKOPELLI, condamnée à plusieurs reprises par la justice française, parce qu’elle revendique le simple droit de pouvoir continuer à commercialiser des semences bio, capables de se reproduire d’année en année. Les lobbys de l’agro-alimentaire, soutenus par l’état, sont en train de faire main basse sur les semences du monde entier, et bientôt le droit inaliénable de chacun de ressemer sa propre récolte aura techniquement disparu. [En France, la loi est en train d’ interdire à chacun d’entre nous d’avoir accès à des graines qui peuvent se reproduire. Les seules semences autorisées, seront celles qui l’année suivante auront dégénéré au point d’être devenues stériles. Il faudra donc obligatoirement racheter chaque année de nouvelles graines produites et contrôlées par une dizaine de géants de l’industrie agro-alimentaire internationale. Outre la menace de mort qui pèse sur la biodiversité (car des centaines d’espèces sont en train de disparaître via ce processus), c’est tout simplement l’un des fondements universels de l’humanité qui est aujourd’hui remis en question. Nous avons rencontré l’association KOKOPELLI au salon “Vivre autrement” qui se tenait récemment au Parc Floral de Paris. Ecoutez les, il y a urgence ! 

     

    La pétition :  :http://www.univers-nature.com/...


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78 réactions à cet article

  • Terran (---.---.---.226) 27 mars 2008 10:51

    Je me demande si les veaux de français vont un jour prendre conscience de ce qui se passe avec cette affaire !!!

    Rien de moins que de priver les hommes de semences reproductibles, rien que ça...

    Moi ça m’emmerde de racheter des semences de radis alors que j’ai juste à laisser monter quelques radis en fleurs et à graines puis à récolter pour resemer l’année d’après.

    Pour les tomates c’est pareil, j’en ai rien à faire des F1 et autres saloperies qui ne sont pas reproductibles.

    Je fait mes graines de tomates que je receuilles dans une tomate, le plus simplement du monde.

    Et cela c’est le fonctionnement même de la biodiversité, les transnationales sont en train de priver les humains d’une nourriture saine et diversifiée. Ils tuent le gout, ils s’approprient le bien commun.

    Bon dieu, ils vont se bouger le cul ces veaux de français ??? C’est quand même dans leur intérêt !!!

    Ou alors ils veulent bouffer de la merde !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Vous en avez pas marre de vous faire entuber ???

     

     

     

    • Anti-OGM.info (---.---.---.52) 27 mars 2008 11:35
      Anti-OGM.info

      Petite précision concernant les procédures judiciaires auxquelles fait face Kokopell :, l’accusation de « concurrence déloyale » attribuée au GNIS et à la FNPSP provient originalement d’une petite société semencière SAS Baumaux, qui a tout d’abord attaqué en justice l’association, jugeant que celle-ci nuisait à son activité...

      Ce n’est que par la suite que l’état, par l’intermédiaire du GNIS, puis la fédération nationale FNPSP, a appuyé et soutenu la démarche de cette société semencière, officialisant l’illégalité de la reproduction des plantes de manière naturelle !

      Ce que la nature reproduit gratuitement, et que l’homme utilise depuis la nuit des temps pour se nourrir, est devenu hors-la-loi dans nos sociétés modernes ! Aussi, le raccourci utilisé dans l’article se justifie donc par le fait que l’état soutient officiellement la démarche de la société Baumaux dans son action judiciaire, dévoilant la situation abracadabrantesque faisant que les processus naturels eux-mêmes deviennent illégaux...devant les régles du commerce actuelles appliquées aux organismes vivants.

    • Lisa SION (---.---.---.153) 28 mars 2008 00:44
      Lisa SION 2

      Bon dieu, ils vont se bouger le cul ces veaux de français ? Avez vous écrit, Terran...

      Mais, qui ètes vous pour vous appuyer sur cette conviction datant de De Gaulle... ?

      Ignorez vous que trente pour cent des jeunes de moins de vingt cinq ans...fument encore une herbe souvent entièrement naturelle... et donc interdite depuis plus de soixante ans... ?

      N’est ce pas là la preuve d’une résistance à travers le temps...hors commerce....hors trafic...et donc, hors profit économique et loi du marché... !

    • brieli67 (---.---.---.253) 29 mars 2008 18:23

      faites un tour par Google et vous trouverez le/les proprétaires

       

      vous n’êtes pas crédibles !

    • Anti-OGM.info (---.---.---.195) 29 mars 2008 21:57
      Anti-OGM.info

      Ne pas être crédible peut être un passage obligé pour toute personne ne souhaitant pas se contenter d’informations de seconde main. Car dès lors que l’on est dit « crédible », l’on rentre dans le consensus dominant, qui fait le jeu des autorités et des suiveurs, des experts tout comme des ignorants.

      Cela dit vous avez raison de le signaler. La SAS BAUMAUX vend des produits de chez Monsanto, comme le RoundUP, ou des produits chimiques Capiscol de la société NOVAJARDIN (groupe SBM developpement) (qui fait aussi des produits de jardinage bio : Solabiol).

      Le chiffre d’affaires de SAS BAUMAUX est de 8.500.000 EU selon le site societe.com : l’attaque contre une petite association comme Kokopelli est clairement démesurée, vu le chiffre d’affaires de cette entreprise. De là à dire, qu’elle agit en justice pour le compte de ses fournisseurs pour des raisons idéologico-politiques, c’est une possibilité, mais qui reste du domaine de la suspicion sans preuves. Il se pourrait seulement que ce soit une attaque de type « mammouth » destinée à s’assurer le monopole de la courte distribution au niveau du marché des particuliers.

  • sisyphe (---.---.---.215) 27 mars 2008 10:57
    sisyphe

    A ce sujet :

    L’association Kokopelli, qui commercialise des semences bio, perd ses procès contre les multinationales. Ces partisans d’une agriculture douce et durable pourraient mourir, comme leurs graines encore libres de droits. “La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. 12000 ans de construction collective patiente et réfléchie ont abouti à la création d’un patrimoine végétal, technique et culturel inestimable, commun à toute l’humanité. Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité”. Voici les quelques lignes qui figurent en exergue de la pétition lancée par l’association KOKOPELLI, condamnée à plusieurs reprises par la justice française, parce qu’elle revendique le simple droit de pouvoir continuer à commercialiser des semences bio, capables de se reproduire d’année en année. Les lobbys de l’agro-alimentaire, soutenus par l’état, sont en train de faire main basse sur les semences du monde entier, et bientôt le droit inaliénable de chacun de ressemer sa propre récolte aura techniquement disparu. [En France, la loi est en train d’ interdire à chacun d’entre nous d’avoir accès à des graines qui peuvent se reproduire. Les seules semences autorisées, seront celles qui l’année suivante auront dégénéré au point d’être devenues stériles. Il faudra donc obligatoirement racheter chaque année de nouvelles graines produites et contrôlées par une dizaine de géants de l’industrie agro-alimentaire internationale. Outre la menace de mort qui pèse sur la biodiversité (car des centaines d’espèces sont en train de disparaître via ce processus), c’est tout simplement l’un des fondements universels de l’humanité qui est aujourd’hui remis en question. Nous avons rencontré l’association KOKOPELLI au salon “Vivre autrement” qui se tenait récemment au Parc Floral de Paris. Ecoutez les, il y a urgence ! 

     

    La pétition :  :http://www.univers-nature.com/...

  • geko (---.---.---.112) 27 mars 2008 11:14

    Face à ces industriels une pétition semble une arme inopérante ! N’y at’il pas d’autres moyens légaux de lutter contre ces fous ?

    • Terran (---.---.---.226) 27 mars 2008 11:17

      La rue, et tout faire voler !!!!

      Parce que y’en a trop marre de toutes ces conneries !!!!

      J’en ai marre de voir mes libertés dégager les unes derrière les autres, et tout ça pour enrichir des connards qui n’ont aucun sens éthique !!!

       

    • Djanel (---.---.---.77) 27 mars 2008 17:12

       

      Pour geko

       

       

       

      Les pétitions ne servent pas seulement à essayer d’infléchir les dirigeants qui ne les lisent même pas.

       

      Elles sont surtout un moyen de mobilisation sur une revendication. Plus une pétition sera lourdes en signatures plus, elle aura de chance d’être entendue.

       

      Si la pétition échoue, il reste la rue. De même la puissance d’une manifestation dépendra du nombre de ses participants.

       

      Conclusion : rédiger une pétition et ensuite récolter des signatures pour la retransmettre finalement aux autorités est un travail de militants qui cherche à convaincre le plus grand nombre d’adhérer à un mouvement.

    • Djanel (---.---.---.77) 27 mars 2008 17:13

      Les pétitions sont donc nécessaires.

  • vieuxcon (---.---.---.63) 27 mars 2008 11:48
    vieuxcon

    dommage !

    c’est un sujet qui mériterait une réflexion approfondie. Malheureusemnt il est peu porteur, et peu de monde se précipite sur ce post.

    J’avais vu la condamnation de Kokopelli, mais je ne trouve pas d’informations scientifiques ou de dossier impartial sur ce sujet. De toute façon conserver une espèce n’est pas une mauvaise chose. Mais la remettre en circulation demande effectivement de la reflection quand aux modalités de cette remise en circulation.

    Parfois la nature n’est pas si mal faite et élimine d’elle même ce qui nuit à son développement. Ce serait la seule explication. En suisse par exemple, certaines variétés de plantes ornementales, tout àa fait légale ici, sont interdites dans le canton de Fribourg. Cet arrété est public et justifié, car ces plantes s’aclimatent et détruisent le biotop naturel empèchant d’autres variétés indigènes de se développer. Pour cetains autres, l’interdiction est temporaire, comme le piracanta par exemple, pour éviter la progression d’une maladie propre à la flore (feu bactérien par exemple). Ces mesures sont mal connues (je les ai vu en visitant un jardin des plantes), mais se justifie quand on connait la grande place faite au zone natura 2000 par exemple.

    Ce serait bien que Kokopelli, documente sérieusement ses semences, avec les risques connus pour chaque plante (risque de propagation de maladie por la flore). Les ormes, par exemple, sont en voie de disparition en France. Je ne suis pas sur qu’on ai pris la décision de creer une sorte de cordon sanitaire.

    Je ne critique pas Kokopelli, au contraire, j’essaie d’avancer des arguments pour que Kokopelli montre qu’elle est aussi très responsable, et tient compte de ces arguments.

    • Terran (---.---.---.226) 27 mars 2008 11:58

      Petite reflexion dans ce cas.

      Prenons le cas des OGM monsanto, le maïs.

      Il pollénise les variétés anciennes.

      Mais pour cause de principe d’équivalence en substance, il risque d’être autorisé, alors qu’il contamine des continents entiers.

      D’autant que ce mais n’est pas reproductible, donc quel con peu affirmer que substanciellement, une semence reproductible est équivalente à une semence qui n’est pas reproductible ?

      Et tu voudrais que Kokopelli fasse ce que monsanto fait pas du tout !

      Non mais je rêve, t’es un veau quoi !!! Tu confirmes !!!

    • sisyphe (---.---.---.215) 27 mars 2008 12:01
      sisyphe

      Et c’est à Kokopelli, que vous demandez des preuves de l’innocuité de leurs semences, alors que ce sont des semences naturelles, reproductibles, quand les semenciers d’OGM eux, sont autorisés à vendre leurs produits dont aucun test n’a jamais prouvé l’innocuité, qui se disséminent dans les champs non-ogmisés, qui ne sont pas reproductibles, et nécessitent donc de renouveller l’achat tous les ans  ?

      Ajustez vos lunettes : vous vous trompez totalement de cible, mon vieux...

       

    • Terran (---.---.---.226) 27 mars 2008 12:03

      Bien joué !!!

      Même réflexion !!!

      On est 100% d’accord !!!

    • Anti-OGM.info (---.---.---.52) 27 mars 2008 12:10
      Anti-OGM.info

      Il ne s’agit pas d’amalgamer les choses : les procédures contre Kokopelli n’ont rien à voir avec une problématique scientifique, il s’agit d’une volonté étatique et industrielle d’interdire la distribution de semences obtenues par des processus de reproduction naturelle. L’idéologie agricole actuelle dominée par l’agro-industrie et soutenue par l’état est la propriétarisation de toutes les semences commercialisées et distribuées. C’est une logique mercantiliste qui rend illégale l’utilisation par l’agriculteur de bénéficier de ce que la nature permet et lui donne, et qui dans le même temps sécurise un marché, celui des semenciers, et de l’agro-industrie.

      Il s’agit clairement de l’instauration d’un marché captif, rendant les agriculteurs complètement dépendants des entreprises semencières, qui s’arrogent un monopole de fait sur toutes les semences commercialisables, notamment par la création d’hybrides non reproductibles, l’utilisation de droits de propriétés intellectuels, et étape supplémentaire : des brevets sur des ensembles végétaux. Les principes les plus élémentaires de la biologie permettant la pratique agricole sont maintenant hors-la-loi, au seul bénéfice des semences industrielles.

      Concernant le sujet principal de l’article : l’autorisation des semences GM et leur inscription aux catalogues officiels des semences est au regard de cette législation proprement scandaleuse, alors même que les risques pour la santé et l’environnement sont établis, et leur mise sur le marché contestée de toute part (scientifiques comme politiques), et y compris par l’opinion publique. Il faut savoir que lors de l’instauration des catalogues de semences officielles plusieurs milliers de variétés potagères jusqu’alors utilisées en et répertoriées en agriculture ont été écartées, et que sur les dizaines de milliers d’espèces végétales comestibles seulement moins de deux cents sont inscrites au registre du commerce international et seulement quelques dizaines réellement cultivées à grande échelle.

    • Anti-OGM.info (---.---.---.52) 27 mars 2008 12:44
      Anti-OGM.info

      D’autre part, il est clair que derrière cette attaque contre Kokopelli, c’est tout le système agricole non seulement national mais européen qui est en jeu, pour les plaignants : semenciers et organismes nationaux.

      Un système qui accepte en amont la dissémination des OGM, par l’utilisation du principe superficiel du « cas par cas », alors que la technique elle-même d’obtention des OGM agricoles n’est pas sûre au niveau sanitaire, indépendemment des considérations concernant les produits particuliers de cette technique.

      Je renvoie par exemple aux conclusions de la FDA, disponibles sur le site de Marie-Monique Robin et dans son livre, établissant la possibilité que des techniques d’ingiénerie génétique elles-mêmes, indépendamment du produit, soient responsables de maladies nouvelles (en l’occurence, le syndrome éosinophilie-myalgie (EMS)corrélé à un complément alimentaire issu de l’ingénierie génétique, le L-tryptophane).

      L’affaire du L-tryptophane : une étrange épidémie mortelle « Un premier bilan établi en 1991 fera état de trente-sept morts et de 1 500 handicapés à vie . Et d’après les estimations fournies plus tard par le Center for Disease Control, l’EMS aurait tué au total une centaine de patients et rendu malades ou paralysées de 5 000 à 10 000 personnes. »

      Extrait du livre « Le Monde Selon Monsanto »

      D’autre part, les études portant sur l’aspect sanitaire des techniques de modifications génétiques elles-mêmes n’existent pas !!

      Les études effectuées n’étant que des études de produits, s’attachant donc à l’impact du « nouveau gène » inséré -ce qui est à la base du paradigme du « cas par cas »-, et non des études portant sur l’aspect sanitaire des modifications génétiques elles-mêmes, qui rappelons-le, sont des manipulations génétiques forcées utilisant des constructions biosynthétiques artificielles.

    • hurlevent (---.---.---.25) 27 mars 2008 20:31

      "Mais pour cause de principe d’équivalence en substance, il risque d’être autorisé, alors qu’il contamine des continents entiers.

      D’autant que ce mais n’est pas reproductible, donc quel con peu affirmer que substanciellement, une semence reproductible est équivalente à une semence qui n’est pas reproductible ? "

      Heu, il me viens cette réflexion : quel "con", pour reprendre vos propos, peut affirmer qu’une semence non reproductible peut contaminer des continents entiers ?

      Si elle n’est pas reproductible ... elle ne se reproduit pas. Et ses capacité de contamination sont très limitées...

    • hurlevent (---.---.---.25) 27 mars 2008 20:44

      Article intéressant, mais très orienté.

      J’ai du mal avec cette partie :

      "Aussi, une quantité innombrable de semences anciennes ne présentant pas de risques pour la santé ou constituant une réserve alimentaire de qualité, ne sont pas inscrites au catalogue officiel, et déclarées illégales à la vente, alors que dans le même temps des semences OGM - dont les risques pour la santé à moyen ou long terme sont réels -, sont autorisées à la commercialisation,"

      D’après l’auteur, les semences anciennes ne présentent aucun risque ... simplement parce qu’elles sont naturelles. Or, on peut très bien avoir des semences anciennes, naturelles, etc... qui présentent des risques. La moindre des choses, c’est de faire des tests avant de mettre sur le marché des semences, mêmes naturelles et/ou anciennes.

      D’autre part, les semences OGM seraient dangereuses pour la santé. Or, pour autant que je sache, jamais personne n’a été malade ni n’est mort des suites de l’ingestion de plantes OGM. Et de plus les plantes OGM ont été testées avant d’avoir été mises sur le marché.

      Ca ne rend pas les OGMs sûr à 100% pour autant. Les tests ne sont pas complets, les problèmes de santé peuvent se déclencher après plusieurs années, la culture elle même des OGMs pourrait donner naissance à des bactéries résistantes aux antibiotiques ou d’autres trucs dans le genre. Mais, actuellement, après 10 ans d’utilisation d’OGMs, aucun de ces risques ne s’est manifesté.

      "Le Monde selon Monsanto" a bien dénoncé avec force les problèmes de santé de l’agent orange et des PCBs, mais a été incapable de montrer le moindre problème de santé dû à l’utilisation des OGMs. Ils ont montré d’autres problèmes (financiers, ou OGM ne répondant pas aux promesses annoncées), mais aucun de santé.

      L’auteur surfe sur la vague anti-OGM, et la sur-enchère émotionnelle bat son plein. Mais j’espère que les lecteurs sauront garder raison et analyser les faits froidement.

       

    • Anti-OGM.info (---.---.---.192) 27 mars 2008 22:26
      Anti-OGM.info

      Hurlevent a confiance en l’inoccuité des OGM agricoles ; qu’à cela ne tienne, mais aucun argument non plus ne peut venir appuyer votre argumentation en ce sens. C’est d’ailleurs la conclusion (interrogative) d’un état des lieux synthétique(Domingo, 2007) des publications scientifiques sur la toxicité des OGM.

      Or, comme je le rappelle au part ailleurs, toutes les études toxicologiques sur les aliments GM sont basées sur le principe d’équivalence en substance, et aucune étude ne vient questionner l’impact de la technique d’obtention elle-même des OGM sur la santé des organismes. La seule étude ayant eu une méthodologie s’y rapprochant, celle de l’équipe d’Arpad Putzaï, a curieusement fait scandale et controverse avant d’être mystérieusement et à grand renfort de tapage médiatique, discréditée sans autre forme de procès, ni de reconduction des recherches.

      D’autre part, on ne trouve que ce que l’on cherche, donc dire qu’au bout dix de cultures GM, aucun effet sur la santé n’a été démontrée, ne prouve qu’une seule chose : il n’y a pas eu d’épidémie catastrohique et mortelle immédiate liée à la consommation des OGM actuellement commercialisés dans le monde. De là à dire qu’il n’y a aucun impact sanitaire de ces OGM sur la santé, est quelque chose d’impossible à affirmer, et encore moins ,dire que les OGM sont « safe », chose qu’aucune étude scientifique, y compris des multinationales productrices des OGM, n’ont osé dire, se contentant d’affirmer l’équivalence en substance de leurs produits avec les produits conventionnels, selon les normes définies par la législation nord-américaine.

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