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Accueil du site > Actualités > Environnement > Séquestration du CO2... par des algues !

Séquestration du CO2... par des algues !

Nous critiquons beaucoup les Américains pour leur non-signature du protocole de Kyoto en oubliant parfois que le protocole est très, très loin, de régler le problème et que donc il faudra trouver des solutions techniques coûteuses pour pouvoir diminuer les quantités de CO2 déjà présentes dans l’atmosphère. Le tout sans casser l’économie.Ce qui veut dire investir lourdement en recherche pour trouver les solutions.

Les nouvelles d’Amérique sur ces recherches de solution sont par contre beaucoup plus intéressantes car elles apportent régulièrement maintenant des pistes de travail concrètes et des signes que la machine à découvrir là-bas est lancée. Tant il est vrai que l’Amérique n’est pas le seul GWBush ! Tant mieux pour nous qui en bénéficierons sans doute in fine, mais les Américains ne se lançant jamais dans un développement sans l’espoir d’en commercialiser les résultats, il serait intéressant en Europe de faire les mêmes efforts de recherche si nous ne voulons pas nous borner à devenir finalement les acheteurs de leurs licences. Pénaliser financièrement ceux qui polluent comme le met en place Kyoto, c’est bien à court terme. Encore faut-il que cela débouche un jour sur les techniques pour supprimer la pollution et que la satisfaction d’avoir signé Kyoto ne nous fasse revenir à un sommeil profond sur le plan de la recherche de solutions. Espérons-le en tout cas.

La technique nouvelle dont je voulais vous parler aujourd’hui est celle de l’utilisation des algues pour consommer le CO2 que nous produisons à la sortie de tout dispositif industriel qui en produit, c’est-à-dire les fours ou les usines de production d’électricité à partir de combustibles de tous types, fossiles ou renouvelables, qui passent par une combustion.

Les algues en effet ont l’avantage de se reproduire à toute vitesse et ont besoin pour se développer de CO2 comme les autres végétaux terrestres.C’est le laboratoire GreenFuels Technologies, créé par un ancien du MIT, qui a développé un concept d’absorption du CO2 par des algues comme indiqué ci-contre :canalblog1_029

Les algues sont disposées dans des tubes transparents où elles sont exposées à la lumière du jour qui les fait se développer.On fait circuler dans le circuit des effluents gazeux en provenance d’un four par exemple qui leur fournit le deuxième élément nécessaire à leur croissance le CO2. Une fois débarrassés de CO2, les gaz sont renvoyés dans l’atmosphère purifiés. Les algues elles-mêmes sont évacuées régulièrement du circuit au fur et à mesure qu’elles grossissent. Une fois séchées, elle sont utilisées comme une matière première végétale bon marché pour soit en extraire des produits mélangeables à du diesel soit entrer dans un cycle de fabrication d’Ethanol à partir de leur biomasse.

Le processus permet de réduire les émissions de CO2 dans les gaz de l’usine ou du four de 40 % et dans les nitrates de 86 %. L’unité de production des algues se présente comme une batterie de tuyaux en circuit de section triangulaire pour offrir l’ensoleillement maximum aux algues pour leur croissance. L’eau chargée d’algues circule dans ces tuyaux dans lesquels on injecte par des piquages les gaz de combustion de l’usine et on récolte les algues excédentaires. Seul inconvénient, il faut de la surface pour mettre en place les batteries de tuyaux nécessaires à cette activité et il faut un ensoleillement important. Le processus est donc mieux adapté aux régions désertiques qu’aux climats tempérés.

Un premier essai est en cours d’ores et déjà dans une centrale au charbon et Greenfuels Technologies espère en démarrer deux autres avant la fin de l’année pour pouvoir passer au stade du pilote en 2008. Pas de problème financier, des investisseurs californiens ont déjà mis 11 millions de dollars dans l’aventure.

Plus dans le Nord, dans l’Ohio, Etat frontière avec le Canada et berceau de l’automobile américaine, d’autres chercheurs travaillent sur un système de culture de microalgues sur des parois verticales souples en utilisant une technologie canadienne pour collecter et transmettre la lumière solaire par fibres optiques. Le but étant de maximiser l’exposition solaire et de minimiser l’encombrement des bioréacteurs.

Troisième acteur de cette course aux biocarburants, le biologiste américain Craig Venter, connu pour ses succés dans le développement du génome humain, qui essaye de fabriquer des microalgues génétiquement modifiées pour améliorer le rendements des processus naturels. Il a créé pour cela avec son collaborateur Hamilton Smith, Prix Nobel s’il vous plaît, une start up, Synthetic Genomics, qui dispose de 30 millions de dollars et qui bénéficiera de bourses d’études du Département de l’énergie.

Toutes ces recherches prendront du temps bien entendu avant de déboucher sur un processus industriel viable, mais au moins elles sont démarré et sont déjà financées. Pouvons-nous en dire autant des recherches européennes sur le même sujet, je ne sais ? Nos chercheurs sont sans doute trop discrets...


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49 réactions à cet article    


  • Mr Jo (---.---.205.47) 22 juin 2006 13:42

    http://www.ifp.fr/IFP/fr/IFP00PPU.nsf/VFODPH/951E0FC56A65B36780257132005ADC E8?opendocument

    ou encore

    http://www.brgm.fr/sequestCO2.htm

    Ca me parait un peu léger de croire que seuls les américaisn travaillent sur le sujet pour le bienfait de l’humanité (via leur compte en banque), et surtout de justifier ainsi leur refus de ratifier le protocole de Kyoto.


    • jako (---.---.21.70) 22 juin 2006 13:54

      bonjour, petite question d’un non chimiste, le gaz CO2 absorbé par l’algue que devient t’il lors de la re-utilisation de l’algue ?


      • nandayo (---.---.219.8) 22 juin 2006 14:05

        Il est relargué dans l’atmosphère ou réinjecté dans le système selon l’utilisation qui en est faite.

        Merci à l’auteur pour cet article sur une voie intéressante à explorer. Un bémol tout de même, les contraintes imposées aux industriels, comme dans le cas du protocole de Kyoto (ou réduction des poids d’emballage dans un autre domaine), peuvent aussi permettre d’obliger à améliorer leurs procédés ou à en inventer de nouveaux, avec des gains environnementaux et économiques. Voir Arcelor par exemple pour Kyoto, admettant que celui-ci résulte finalement en un gain de qualité et de productivité de leurs produits.


      • pepin2pomme (---.---.100.11) 22 juin 2006 14:12

        Présenté comme ça, c’est intéressant ! Mais cet article me fait penser à la théorie du mouvement perpétuel ! Reprenons les choses depuis le début : Un process industriel génère du CO2. En général, c’est pour tirer profit du rendement énergétique de la réaction chimique C;>CO2. Et voilà-t-y pas qu’au bout du pot d’échappement on nous rejoue le film à l’envers ! Pour cela, il faut l’energie du soleil bien sûr. Enfin pour couronner le tout, on nous propose à nouveau de brûler les algues ou d’en faire du biocarburant histoire de refaire du CO2, lequel sera bien sûr à nouveau absorbé par les algues et ainsi de suite. Bis repetita. Je m’interroge sur ce pas de tango. Pourquoi par exemple ne pas modifier le process industriel afin qu’il profite directement de l’energie solaire ? Je doute que quelques panneaux solaires à algues puissent suffire pour absorber le CO2 d’un réacteur industriel, fût-ce en en recouvrant toute l’usine. A+


        • nandayo (---.---.219.8) 22 juin 2006 14:25

          Il s’agit d’un processus permettant à priori de relarguer moins de C02 que les énergies fossiles puisqu’une partie de celui-ci tournerait en boucle comme vous l’évoquez.

          Pour le solaire, il y a plusieurs problèmes :

          1/ la production des cellules photovoltaïques est actuellement très polluante. Ce n’est cependant pas le cas pour les cellules photothermiques (on utilise la chaleur directement sans passer par voie électrique), ce qui est limitée aux niveaux des applications à l’heure actuelle.

          2/Le rendement énergétique de ces cellules (photovoltaïques), même si en augmentation, reste faible, et donc cela nécessiterait là aussi d’immenses étendues de panneaux pour répondre aux besoins d’une activité industrielle. A l’heure actuelle on fait moins bien que la nature, pour simplifier beaucoup.

          Heureusement, de nombreux développements sont en cours dans le domaine, mais la technique évoquée par l’auteur ne doit pas être négligée. Il faut explorer toutes les voies envisageables pour répondre au problème.


        • Stephane Klein (---.---.101.8) 22 juin 2006 14:23

          Article interessant, je me permets cette critique :

          le CO2 sequestre est absorbe par les algues, bien, il est ensuite brule dans du biodiesel, le gain donc nul, sauf que l’utilisation est double (1 - four ou usine electrique, 2 - transport).

          Qu’en est-il de l’energie necessaire a la sequestration elle-meme ? Il faut l’inclure dans le bilan energetique aussi.

          Et pour finir : sachant que nous avons deja depasse la limite et que nous sommes deja rentre dans un cycle de rechauffement (meme en arretant maintenant d’emettre du CO2, la temperature augmentera dans les decennies a venir), je crains que de tels dispositifs soient largement insuffisant, voire un miroir aux alouettes.


          • Fred (---.---.238.204) 22 juin 2006 15:50

            L’energie pour sequestrer le carbone est fourni par les UVs du rayonnement solaire. C’est gratuit.

            En fait on cree des centrales hybrides : charbon/solaire ou fuel/solaire.

            Il ne faut pas oublier que la majorite de l’electricite aux USA est produite par des centrales a charbon (les USA ont 200 ans de reserve de charbon).

            On se rend compte que si on a la volonte de retrofiter la pluspart de nos equipements actuels, on depasse largement les objectifs du protocole de kyoto :

            - Pour les voitures : systeme pantone sur le parc actuel (division par deux de la consommation). Voiture a moteur « thermionique » pour les nouveaux modeles (voir les fabuleux Powerchips de borealis), division par quatre de la consommation.

            - Sur le centrales de production d’electricite : captage du CO2 avec les algues et mise en place d’un etage a Powerchips apres le turbo-alternateur pour recuperer plus d’electricite.

            Les solutions existent, c’est la volonte politique qui n’est pas la.


          • aurelien 22 juin 2006 15:23

            Réformer l’industrie, réformer l’agriculture, changer les comportements, et sortir de ce modèle capitaliste d’exploitation des ressources au bénéfice du plsu petit nombre, voilà qui est nécessaire pour faire face aux questions environnementales.

            Sortir de l’agriculture transgénique et du tout chimique, et ensuite organiser la gestion de la biomasse sont nécessaires pour envisager des solutions à cette problématique du CO2 :

            Il esxite des alternatives soutenables, comme le projet ECOSS :

            The EPRIDA Cycle

            Cordialement


            • Kanette (---.---.141.33) 24 juin 2006 12:22

              « ce modèle capitaliste d’exploitation des ressources au bénéfice du plsu petit nombre »

              Remplace « capitaliste » par « socialiste » dans ta phrase et cela marche aussi bien et même mieux.


            • Aurélien 24 juin 2006 12:26

              Je ne tiens pas à faire de démagogie et ne prône aucun système.

              Je fais état de ce qui se passe actuellement dans le monde sous couvert de l’organisation mondiale du commerce.

              Merci


            • Webhamster (---.---.238.1) 10 juillet 2006 11:37

              Quand on dis « Capitalisme », ce n’est pas la droite ou la gauche, donc ni les partis conservateurs, ni les partis socialistes qui sont visés : Mais tout le monde (ou presque) !

              En effet, c’est un système que tous les partis ont adopté ! Pourquoi ? Pour s’adapter et survivre dans le monde actuel où les règles du jeu sont celles du capitalisme.

              « Capitalisme » est un système économique qui permet la recherche du profit et l’accumulation du capital (Cf définition sur wikipedia). Ceci se fait bien entendu au détriment de l’humanité (répartition inégale des richesses) et de l’environnement (surexploitation des richesses naturelle qui a comme seul but : le profit)

              De ce fait, en continuant dans ce système qui ne prône que l’argent et le profit, on va droit dans le mur. Car imaginez bien que si ce nouveau système de capture de CO2 marche, il sera vendu très cher. Peut pourront se l’acheter, malgré les aides des gouvernements et les bonnes volontés. Ceux qui se l’achèteront seront de fait moins compétitifs que ceux qui ne l’ont pas (en chine par exemple) et même si on l’impose dans certains pays, les entreprises délocaliseront.

              ON tourne donc en rond et on ne va pas s’en sortir si on ne change pas de système. Quel système prendre ? N’allons pas le chercher dans notre histoire mais utilisons notre histoire pour en créer un nouveau, + axé sur l’humain, + axé sur notre relation avec la nature et l’environnement, + en respect avec notre nature...


            • Plus robert que Redford (---.---.73.76) 22 juin 2006 15:31

              En cent ans, nous avons cramé l’équivalent de ce que la biodynamique terrestre a mis plusieurs centaines de milliers, voire millions d’années à stocker comme Carbone issu du cO2 initial. je ne vois pas comment, grâce à une imitation des processus naturels, nous pourrions inverser la tendance. Il reste à inventer un procédé industriel aussi efficace et rapide que la combustion des dérivés carbonés pour ressucer une partie significative de ce que l’on a balancé dans l’atmoshère, car le temps joue contre nous.

              Mais enfin, freiner le rythme des émissions, ça ne serait déjà pas si mal ?!!...


              • (---.---.110.151) 22 juin 2006 21:36

                NOUS= 15% des habitants de la planète qui l’ont bousillé au nom d’une soit disante civilisation supérieure !


              • Castorameur (---.---.23.25) 22 juin 2006 15:53

                Un certains nombres de scientifiques honnêtes (il en reste encore) s’inquiète de ce système.

                En effet toute la théorie est basé sur des expériences de taille réduite, mais quid de tonnes de CO2 dans un milieu naturel où tout peut arriver. On gardera en mémoire les algues vertes de la Bretagne ou de Monaco qui prolifèrent sans pouvoir être arrêtées.

                De plus n’est ce pas un moyen d’encourager à la production de CO2 au lieu de rechercher des solutions de limitation de la polution.

                Oui les amercains sont en avance, mais je ne sais pas si ce n’est pas pour faire un pas de plus au bord du gouffre ?


                • parkway (---.---.18.161) 22 juin 2006 16:13

                  « Le tout sans casser l’économie. »

                  saint pognon priez pour nous !


                  • David (---.---.92.11) 22 juin 2006 16:50

                    Et la décroissance ? Consommer moins et de manière + écologique, meilleur répartition des richesses, maitriser la démographie, + de solidarité. La planète n’en vaut elle pas le coup ? Non ca être encore cette perpétuelle course en avant (à perte ?). C’est surtout les mentalités qu’il faut changer.


                    • Le bateleur Le bateleur 22 juin 2006 17:08

                      Je me méfie davantage des procédés industriels que les savants inventent pour lutter contre les effets nocifs d’autres procédés industriels que des seconds !

                      Les OGM, ... c’est pour régler le problème des pesticides ...

                      Luc Comeau-Montasse

                      du fagot des Nombreux


                      • jako (---.---.7.179) 22 juin 2006 18:23

                        exactement les OGM n’ont apporté qu’un résultat tangible : les graines ne se reprosuisent plus ....allez trouver l’erreur


                      • amiral (---.---.253.146) 22 juin 2006 18:50

                        cher auteur permettez-moi de vous dire que vous êtes l’un des plus freemen si ce n’est le plus freemen des non-freemen !


                        • Barbenoire (---.---.58.228) 22 juin 2006 19:56

                          Les USA font des recherches sur le moyen de réduire le CO2 on en parle depuis 1999 mais cela ne semble pas la solution par excellence, une fois stocké dans les algues que devient le gaz et comment l’éliminer. Les autres pays tels que le Canada ou l’Europe font des recherches pour résoudre le problème du CO2, de plus l’Europe contrairement à la patrie de l’oncle Sam fait de notables efforts pour réduire ses émanations de gaz dans l’atmosphère. Dire que les USA ne sont pas seulement GW Bush paraît assez équivoque, n’oublions pas que nos amis nord américains ont voté deux fois de suite pour ce dément démocratiquement, donc selon leur propre choix ! En conclusion je crois que le rédacteur à vu trop de films ou Bruce Willis au nom l’Amérique (du nord) sauvait l’humanité tout entière des catastrophes les plus horribles, mais ceci est une autre histoire...


                          • yarak (---.---.96.73) 22 juin 2006 20:24

                            On peut, il faut certainement, admirer et encourager la recherche US dans beaucoup de domaines. Cela n’excuse en RIEN la position de l’administration BUSH, prisonnière des lobbies, et qui a donc laissé les accords de Kyoto de côté... Une fois encore, dès que des intérêts économiques US sont en jeu, l’administration Bush n’a plus aucune autre religion que celle du profit de ses affidiés. Les exemples fourmillent, car cette doctrine est une constante de la politique US depuis des décennies. Contrairement parfois aux apparences, RIEN n’est gratuit. Tout est calculé, provisionné, à moyen ou long terme, et ce depuis.... 1917 !!!!


                            • parkway (---.---.18.161) 23 juin 2006 11:02

                              a yarak « Une fois encore, dès que des intérêts économiques US sont en jeu, »

                              la logique du fric, c’est pour tous les pays


                            • normand chaput (---.---.221.254) 22 juin 2006 23:45

                              Je vois cela comme une course de F-1. A l’épingle, c’est le dernier qui freine qui passe en avant. Avec Kyoto on essaie de faire un pacte pour que tout le monde freine 100 mètres avant l’épingle. auf que celui qui freine trop tard rentre dans le mur. Je crois qu’il faut arrêter de chialer après les autres et commencer à voir à négocier (soi-même) l’épingle correctement pour être au moins dans le peloton à la sortie. Bon grand prix du Canada.


                              • guillaume (---.---.247.2) 23 juin 2006 02:33

                                Nos chercheurs sont discrets et nos banquiers frileux. Le crédit à la consommation, c’est quand même vachement plus simple à gérer.


                                • gem (---.---.117.249) 23 juin 2006 10:47

                                  Article très intéressant.

                                  Les algues ne peuvent pas absorber tous le CO2, sinon ça voudrait dire qu’on peut completement se passer de la source carbone initiale (charbon ou pétrole ou gaz). Dans ce cas autant passer au solaire thermique, qui a un bien meileur rendement que la photosynthèse, au moins 10 fois meilleur !

                                  Une partie, peut-être. Si on gagne quelques % ce n’est pas négligeable, mais on n’ira guère plus loin.

                                  Le gros intérêt doit être ailleurs :

                                  1) le procédés doit « laver » les gaz des poussières et autres polluants. Comme c’est de toute façon obligatoire, autant faire d’une pierre de coup.

                                  2) surtout, on doit pouvoir produire des algues à haute valeur ajoutée (pas du combustible !), par exemple très nutritive.


                                  • Dani (---.---.141.33) 24 juin 2006 12:27

                                    La vraie solution est le développement du nucléaire, puis bientôt du thermonucléaire : pas de dégagement de gaz polluants.


                                  • Aurélien 24 juin 2006 12:32

                                    Monsieur,

                                    Le nucléaire est une gageure polluante au coût de fonctionnement exorbitant ! Allons donc construire un réservoir de déchets radioactifs près de votre habitation et nous verrons si vous prônez toujours le développement du nucléaire !

                                    Cordialement


                                  • Dani (---.---.233.143) 24 juin 2006 14:37

                                    @Aurélien (

                                    « Le nucléaire est une gageure polluante au coût de fonctionnement exorbitant ! »

                                    Le nucléaire ne pollue pas du tout et est largement rentable.

                                    « Allons donc construire un réservoir de déchets radioactifs près de votre habitation »

                                    Ah ! Parce que vous en avez une près de chez vous ?

                                    « et nous verrons si vous prônez toujours le développement du nucléaire ! »

                                    Oui, je le prône toujours, c’est l’avenir.


                                  • Fred (---.---.0.200) 25 juin 2006 06:41

                                    Vous le proner sans doute parce que vous n’y comprenez rien.

                                    Savez-vous ce que c’est qu’une Curie ?

                                    Savez-vous combien de Curies genère un kilowatt-heure sorti d’une centrale nucleaire ?

                                    Savez-vous ce qu’est une demi-vie ?

                                    Quelle sont les demi-vie de l’U235, U238 ou Pu239 ?

                                    Quelle sont les doses léthales de ces produits ?

                                    Quelle est la difference entre une irradiation et une contamination ?

                                    Ouvrez une encyclopedie (ou utiliser wikipedia).

                                    Voila c’etait le coup de gueule d’un amateur de physique qui en a marre d’entendre des conneries à la télé sur le nucleaire et de lire des gens dans les forums qui les répètent.


                                  • macadam (---.---.130.100) 12 juillet 2006 16:24

                                    @ fred

                                    coup de gueule d’un chimiste qui a visite Marcoule :

                                    le nucleaire produit en volume de dechets l’equivalent d’un paquet de cigarettes pour une famille pour 50 ans. En effet ces dechets sont hautement radioactifs mais il existe des procedes physico-chimiques de vitrification pour stopper efficacement les radiations. Il existe de plus des institutions telles que l’IRSN qui font d’enormes travaux de recherches sur les relations sante-exposition aux radiations. De plus, vous savez comme moi que la radioactivite est un phenomene naturel (chaque etre humain produit 9000Bcq environ), et aussi que si l’electricite est pas chere en france, c’est grace au nucleaire. De plus, les autres sources d’energie produisant des dechets provoquent bien plus de maladies. Mouchez vous en ville et voyez le noir qui sort de vos narines, ca vous donnera une idee. Dernierement, la fusion nucleaire est incotestablement l’energie du futur car totalement non polluant et c’est grace a l’experience franciase que l’Europe est a la pointe de cet axe de recherche. Bon la je suis a court d’idees mais je me refuse a ecouter tout propos qui pronera un propagandisme autoritaire de l’Etat francais allie aux lobbies du nucleaire pour mentir au brave concitoyen. Il existe suffisament de sources independantes plus ou moins subjectives pour s’informer sur le probleme qui n’est ni noir ni blanc, la preuve est qu’on en debat depuis cinquante ans...


                                  • LeLama (---.---.191.115) 22 juillet 2006 12:05

                                    Bon, faut essayer de pas dire nimporte quoi quand meme.

                                    Les dechets, c’est en moyenne en France 1kg par Francais et par an (on trouve les chiffres dans le bouquin de Charpak-Garwin qui sont pourtant tous les deux favorables au nucleaire). Si c’etaient les volumes que tu disais, on se demande bien comment on aurait pu avoir besoin d’ouvrir un deuxieme centre de stockage (le premier est plein...).

                                    Pour la fusion : 1. Ca ne marche pas pour l’instant. On n’a aucune idee de savoir si ca marchera. Charpak et Pierre-Gilles de Genes, tous deux nobels Francais, pensent que ca marchera pas ou pas avant plusieurs centaines d’annees. En l’etat actuel, c’est un projet de recherche (qui peut etre interessant selon le point de vue) mais pas un projet industriel. 2. Parler de pollution de la fusion n’a absolument aucun sens sur le plan physique aujourd’hui. Si ca marche un jour et qu’on a une idee du circuit industriel *dans sa totalite* on fera le bilan des pollutions en termes (quantite de pollution produites)/(energie degagee). 3. Pour rappel, dans le projet a 50 ans, le bilan energetique total de la filiere sera probablement negatif (plus d’energie consommee que d’energie produite). Donc eviter de fantasmer sur la fusion a l’heure actuelle.


                                  • Herve 13 juillet 2007 19:26

                                    Au Monsieur qui diatribe contre le nucléaire : Combat perdu d’avance, vous payez l’électricité la moins chère du Monde et vos petits-enfants rigoleront des peurs de Grand’Pa comme ceux qui ont bien rigolé de la grande Peur de l’An Mille. Heureusement que les responsables français (qui ont aussi des petits-enfants) ne se laissent pas influencer par des affirmations fantaisistes écolo-anarchiques. Oui, je suis prêt à habiter à l’à-pic du premier gisement de stockage profond. Et vous, êtes vous prêt à vivre à la bougie, au bois et à cheval ? Sans rancune.


                                  • Herve 13 juillet 2007 19:36

                                    Att LeLama, Faudrait arrêter de fantasmer. Si vous en connaissiez un centime sur la physique nucléaire, vous rougiriez de toutes ces sottises qui sont apparemment plus du domaine du credo politique que de la technique. Pourquoi l’Ordre des Médecins a déclaré en 2003 que l’énergie nucléaire était la plus propre pour l’Homme ? Des vendus ? Et alors les écolos le sont aussi et de très gros groupes financiers (pétrole, charbon) profitent de leur action, curieux n’est-ce pas ? Pourquoi la gauche a-t-elle approuvé le nucléaire en construction en 1981 et l’a toujours soutenu depuis ? Parce qu’ils étaient stupides ? Non, honnètes. Il a fallu certains ayatollahs farfelus dans une « plurielle » pour faire des bêtises. Je n’ai jamais vu ou souffert d’un déchet nucléaire, par contre j’ai vu des gens mourir de la vague de chaleur 2003. Le nucléaire repart en force, l’Allemagne se plante avec son éolien (dommage) et va reprendre le nuke forcés par ses torrents de CO2. Faudra s’y faire et trouver de nouveaux sujets de contestation pour garder l’esprit 1968.


                                  • Herve 13 juillet 2007 19:52

                                    Je suis prêt à habiter à l’à-pic du premier site français de stockage de déchets vitrifiés. Et vous, êtes-vous prêt à vous passer de tout et retourner au 18° siècle ?


                                  • Herve 13 juillet 2007 20:01

                                    La France fissionne 53tonnes d’uranium par an et la masse des « déchets » ne peut être supérieure à la source (Loi de conservation de la masse+énergie). La plupart des fragments de fission ne sont pas radioactifs et seuls 10% en masse le sont après 13 ans de repos à La Hague. Cela fait 0.1gramme par français et par an, donc le paquet de cigarettes de l’autre Monsieur est réel. Très radioactif, on peut l’enterrer au fond d’une mine là où personne ne pourra aller le chercher, pas même un enfant qui gratte la terre. Seuls 2 mètres de roches suffiraient à nous en protéger. Et au bout de 300ans, il devient inerte. Bilan global depuis la mine d’uranium : La radioactivité TOTALE du système constitué du minerai extrait de la Mine + traitement + Industrie nucléaire + etc + stockage profond, baisse ! La centrale a effectivement « pompé » l’énergie latente de l’uranium. C’est dommage que la Physique dise le contraire des écolos arc-boutés sur leur position tactique des années 70. Amicalement.


                                  • Herve 13 juillet 2007 20:13

                                    Le Nucléaire est la solution qui s’impose déjà à tous les décideurs nationaux (même en Allemagne) puis aussi au public comme la seule source à ne pas émettre de CO2. Et je dis cela par conviction scientifique, n’étant pas dans cette Industrie ni dans un organisme officiel, je suis indépendant. N’ayant pu me faire une opinion au vu des déclarations tonitruantes des anti et parfois endormantes des pro-Nucléaire, j’ai passé plusieurs week-ends passionnants à partir de la base Physique car tout se calcule simplement et se trouve à la portée d’un bachelier.

                                    La fusion sera la grande affaire dans quelques générations, de même qu’aller dans la Lune n’était pas concevable au 16° siècle. D’ici là, avec nos 6000ans de production d’électricité nucléaire au rythme actuel en réserve grâce à l’uranium appauvri déjà stocké en entrepôts en France, on verra venir tranquillement. Qui peut me démontrer scientifiquement le contraire ? J’aurais aimé que les énergies renouvelables comme le très poétique Vent puissent fonctionner mais hélas il appararaît qu’en Europe on ne puisse pas compter dessus que pour 4% de la consommation annuelle d’électricité. Seul la Canada a assez de sites hydroéletriques de pompage/stockage pour avaler l’énergie de grand vent sans restriction. Même avec cet avantage décisif et des vents plus fréquents qu’en Europe, ce courant restera toujours trois fois plus cher que notre courant.


                                  • Arthem (---.---.98.243) 23 juin 2006 11:22

                                    1 remarque :

                                    - Le processus décrit ci-dessus permet de stocker dans des algues du CO2 issues de mines de charbon ou de puits de pétroles. Le stockage dans des algues dure quelques mois puis est restitué dans l’atmosphère lors de la combustion de l’éthanol.

                                    donc

                                    - Le CO2 piégé sous forme de charbon ou de pétrole dans la terre sera de toute façon, à un moment ou à un autre rendu à l’atmosphère. du fait de la combustion finale. Ce moment n’est qu’une question de temps.

                                    Conclusion :

                                    - D’un point de vue technique c’est article est intéressant

                                    - D’un point de vue écologique, cet article est une débilité de plus.

                                    La seule solution viable pour l’écologie, c’est de ne plus utiliser les sources d’énergies fossiles (riches en CO2), telles que le pétrole ou le charbon.


                                    • kaleb (---.---.16.62) 23 juin 2006 12:53

                                      Effectivement cet article reflète un énième leurre, proposé par ces bons samaritains d’américains qui décidémment ne ratent pas une occasion de tenter de sauver la planète :D

                                      Quelques mises au point :
                                      - Les réservoirs d’énergie fossile (pétrole, charbon etc) se sont constitués sur des périodes de temps géologiques, soit quelques centaines de MILLIONS d’années. Ces réservoirs se sont d’ailleurs formées à partir d’organismes végétaux principalement marins, le phytoplancton, qui une fois enfouis dans les sédiments océaniques, avec l’effet de la température et de la pression se sont transformés en pétrole ou charbon. Le CO2 initalement pompé dans l’atmosphère par ces organismes, se retrouve donc séquestré dans les roches de la croûte terrestre et n’interagissent plus avec le climat.

                                      - Ce que nous faisons en l’espace de deux siècles environ, c’est de brûler la majeure partie des stocks d’énergies fossiles et ainsi de restituer à l’atmosphère tout le CO2 qui avait été séquestré pendant ces centaines de millions d’années.

                                      - Partant de ces données, imaginer que de faire pousser des algues, qui vont mourir en quelques jours voire quelques semaines, va permettre de séquestrer à nouveau le CO2 et limiter l’effet de serre est une complète aberration, et encore un moyen pour les américains de privilégier le porte-feuille tout en continuant de polluer. Ces algues, qu’elles soient réutilisées comme combustibles ou qu’elles soient reminéralisées par la dégradation bactérienne lorsqu’elles crèvent, relarguent inévitablement tout leur CO2 à l’échelle de quelques semaines, le bilan est donc = 0 (+ un chouilla de bonne conscience, vite démonté quand même...)

                                      - Il n’y a qu’un seul moyen de séquestrer le CO2 dans le but de limiter l’effet de serre, c’est de le restituer au cycle long, à échelle de temps géologique, et non au cycle court, à échelle de temps biologique. Les américains justement, aiment à penser que tout ce CO2 va stimuler la croissance des végétaux, mais l’ensemble de la végétation d’origine marine ou terrestre ne pourra pas absorber tout ce surplus de CO2 (2 Gigatonnes s’accumulent déjà chaque année dans notre atmosphère sans avoir pu être utilisés par la végétation...).

                                      - Les seules pistes intéressantes sont celles qui s’intéressent aux procédés d’enfouissement du CO2 dans les roches. Mais le processus risque d’être très couteux en énergie. Une autre voie de recherche consiste à vouloir injecter les surplus de CO2 dans les eaux profondes de l’Océan. Sachant qu’avec la circulation océanique toute masse d’eau, même la plus profonde, refera surface dans au maximum 10 000 ans, et donc re-dégazera tout son CO2, on voit là encore que la solution n’en est pas vraiment une. Sauf si on se fout de ce qu’il adviendra des générations qui nous suivront dans quelques millénaires (pourvu qu’on ait la conscience tranquille pour les petits-enfants, après...)

                                      - La problématique pour moi est la même que pour celle des déchets, à terme, ce n’est pas le recyclage qu’il faut privilégier (on peut recycler à 100 % tout en continuant d’augmenter les quantités introduites, c’est débile), c’est bien autour de la REDUCTION de nos émissions que tout doit s’articuler.

                                      - Ce qui m’écoeure le plus, c’est que les solutions sont là. Les énergies renouvelables, le vent, le soleil, l’eau, les marées, tout ca est très bien étudié, et l’on sait que ces énergies sont considérables ET inépuisables. Mais il n’y a pas de gros lobbies derrière pour subventionner les 5 à 10 ans de recherches appliquées dont on aurait besoin pour faire que ces solutions remplacent durablement le tout pétrole. Et puis les inégalités de richesses sur lesquelles sont fondées notre société risqueraient de disparaître si les pays émergants disposaient d’énergie gratuite alors surtout, ne faisons rien...

                                      Une chercheure française qui pense que la discrétion et la précaution valent mieux que les effets d’annonce et la chasse aux chimères...


                                      • kirinyaga (---.---.242.1) 23 juin 2006 15:38

                                        Je ne suis pas d’accord. Oui, il faut trouver un moyen de diminuer nos émissions de CO2. Mais c’est exactement ce que fait ce système.

                                        Pour simplifier, l’énergie solaire est ici transformer en énergie chimique, éventuellement brûlée ensuite pour être transformée en électricité. Les « fuites » de CO2 du système (les algues ne consomment pas tout) et les pertes d’énergie lors des conversions sont compensées par un apport modéré d’hydrocarbures.

                                        Certes, par rapport à l’électro-/thermo-solaire ou l’éolien, le rendement est inférieur (en fait pas forcément d’ailleurs, pour obtenir un meilleur rendement avec du photovoltaïque il faut fabriquer les cellules avec un tas de saloperies) et le bilan carbone positif. Mais la fabrication et la mise en place sont nettement moins polluantes et beaucoup moins coûteuses.

                                        Le système permet également une flexibilité impossible avec du 100% renouvelable : grâce au passage par l’énergie chimique stockées sous forme d’huile et l’apport possible d’hydrocarbures, on peut réguler la production sur toute l’année, comme si le soleil brillait de la même façon 12 mois par an & 24heures/24.

                                        Et puis il faut être borné pour ne pas comprendre que l’énergie électrique ne pourra jamais remplacer l’énergie chimique des huiles et hydrocarbures. Une simple pompe à essence à laquelle vous remplissez un réservoir de 50 litres en 1 minute délivre l’équivalent de 30 MégaWatts (diesel=11KWh/litre). Une grosse centrale nucléaire a une puissance égale à 4 stations-services ...
                                        Et on peut transporter cette énergie sur des milliers de kilomètres et la stocker pendant des jours sans rien en perdre.

                                        L’électricité est une énergie à l’utilité limitée. L’idéal serait d’uniquement la produire localement au moment où on en a besoin à partir d’énergie chimique (pile à combustible, par exemple). Mais trouver un moyen de transformer en énergie chimique les énergies renouvelables est primordial.


                                      • (---.---.238.204) 23 juin 2006 16:27

                                        La solution de stockage d’energie chimique et/ou electrique existe : ca s’appelle l’aluminium.

                                        On peut le bruler dans un moteur a combustion interne : soit sous forme de poudre (ca pose encore quelques problemes) ou en utilisant l’hydrogene resultant de la reaction de l’aluminium avec l’eau.

                                        Ou, on peut en faire une batterie. C’est le metal qui a la meilleur densite d’energie par Kg. La societe Europositron a developpe une batterie a l’alumimium qui a 20 fois la capacite des meilleures batteries actuelles. La voiture electrique avec 500km d’autonomie devient une realite.

                                        Si on fait quelques recherches dans les bureaux des brevets (qui sont maintenant en ligne) ou meme avec google, on se rend compte que l’on a toutes les briques nous permettant de reduire dramatiquement nos emission et meme a terme des les arreter (avec la fusion nucleaire controlee, attention je ne parle pas d’ITER...)

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