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Accueil du site > Actualités > Environnement > Signaux faibles, et pollution plastique

Signaux faibles, et pollution plastique

Définir ce qu’est un signal faible n’est pas aisé. Si l’on se réfère à Wikipédia « les « signaux faibles » sont des informations partielles et fragmentaires fournies par l’environnement, éventuellement en parallèle avec des signaux forts, qui sont porteuses d’un « ordre » spécifique et reconnues comme telles par l’organisation après un traitement approprié ».

Cette définition peut amener un commentaire. Selon un professionnel de l’Intelligence économique reconnu, cette expression ne correspondrait à rien. En effet, la détection d’un signal (quel qu’il soit) est la réponse à une interrogation. Si on ne se formule aucune question, aucun signal ni faible ni fort ne viendra nous alerter.

Je souscris assez à cette vision et, à mes yeux, la notion de « signal faible » est liée à la prise de conscience d’une problématique, à partir d’une donnée, ou d’un élément d’information qui agit comme un catalyseur. On était sensibilisé à une problématique (une question) de manière diffuse, un signal vient nous la révéler.

Révélateur, c’est exactement le sentiment que j’ai eu à la lecture d’un article du Monde « Voyage dans la poubelle du Pacifique »*. Un marin décrit un endroit particulier du Pacifique où, par le jeu des courants, s’accumule « une soupe de plastique ». Que se passe-t-il ? « Le plastique a beaucoup de qualités. Il est peu cher, pratique et très résistant. Trop résistant, justement... ». C’est-à-dire que tout le plastique qui a été conçu depuis son invention et qui a échappé au retraitement... est encore dans la nature. Et pour longtemps ! On parle d’une durée de vie de l’ordre de cinq siècles, dans le meilleur des cas ** !

Que faire ? Se passer du plastique paraît difficile. D’où cette idée que je me suis formulée (à partir de ce... « signal faible ») que celui qui arriverait à développer un plastique biodégradable, ou un composé qui ait des caractéristiques proches du plastique, toucherait le jackpot. Cela me semble un des domaines de recherche les plus prometteurs qui soient. Qu’en est-il ? Ne serait-ce pas un enjeu qui mériterait un investissement aussi important que la recherche de l’autonomie énergétique, avec l’important développement du nucléaire civil en France ?

D’autres éléments passent aussi entre les mailles du retraitement. Et notamment ceux que l’on attend le moins. Ainsi « les résidus des pilules de contraceptifs, d’antibiotiques ou d’antidépresseurs (...) [passent] à travers le filtre des stations d’épuration des eaux usées, qui ne sont pas conçues pour les éliminer, et [finissent] dans les rivières. » On a déjà noté des « changements de sexe chez des poissons, provoqués par des perturbateurs endocriniens, ou l’apparition de souches résistantes aux antibiotiques chez certaines bactéries ».***

Le développement de produits de grande consommation ayant un impact minimal sur l’eau est un enjeu majeur.

Dernier point sur la définition du « signal faible » : sa détection n’a de sens que si l’analyse que l’on en tire est suivie... d’action !

Jérôme Bondu

----------------
Sources :
* « Voyage dans la poubelle du Pacifique », article de Gaël Dupont dans Le Monde du 19 mars 2008.

** Ekopedia http://fr.ekopedia.org/Biod%C3%A9gradation

*** « L’effet des résidus de pilules contraceptives sur les poissons », article de Gilles van Kote dans Le Monde du 20 mars.

Pour information, une conférence est organisée sur la géopolitique de l’eau. Voir : http://www.inter-ligere.net/article-17758572.html


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11 réactions à cet article    


  • Vincent 25 mars 2008 10:51

    Article, intéressant mais un peu creux au final,

    Vos recherches avant de le soumettre à la diffusion auraient pu vous mener vers les « bioplastique » à base d’amidon, le maïs notamment où dans ce cas les plastiques sont fabriqués sur la base d’un monomère : le glucose.

     

    Mais cette solution n’est par forcement la bonne pour les matériaux de haute technicité, pour faire des sacs de supermarché, cela convient très bien, par contre pour votre voiture par exemple faut pas y compter.

     

    Enfin la mise en œuvre de cette solution n’est pas encore très rentable, le prix des matières première comme le pétrole étant toujours en train de grimper pourrait peut-être encourager de nouvelles recherches.  

     


    • Jerome Bondu Jerome Bondu 25 mars 2008 11:27

      Merci pour votre commentaire.

      Il est vrai que je n’ai pas fait de recherches profondes sur le sujet. Je n’ai pas voulu jouer au spécialiste (que je ne suis pas). Mon billet se borne à essayer de poser des "bonnes" questions. Ce qui serait déjà pas si mal. Aux plus savants je laisse l’opportunité d’apporter des réponses.

      J’ai simplement essayé :

      - d’une part, donner de la visibilité à un sujet qui me parait crucial : celui du remplacement inéluctable des matières plastiques. Ces matières étant très difficilement biodégradables, et ayant un coût écologique que l’on ne maitrise pas.

      - d’autre part, de poser la question de la possibilité d’un investissement fort de l’Etat, comme celui qui a présidé à notre indépendance vis à vis du pétrole. Si une sorte de CEA du "remplacement des matières plastiques" pouvait naître, les conséquences en termes de brevets, d’emplois, et ... d’environnement serait incalculables.

      Parmi mes phrases fétiches, il y a celle qui dit : "On n’a pas invité l’électricité en cherchant à améliorer la bougie".
      D’où cet autre questionnement : dans quel laboratoire, quels chercheurs, dans quel pays, ... est-en train de naitre une technologie qui pourrait remplacer à meilleur compte le plastique ??? Comment détecter ces travaux ? Comment fédérer les recherches ? Comment la France peut-elle investir ce domaine stratégique ? Est-ce que l’Etat y travaille ?

      Cordialement,
      Jérôme Bondu

       

       


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 25 mars 2008 12:09

      Bonjour Jérôme,

      Je suis loin d’être un spécialiste en la matière, mais le plastique non-recyclable, tel qu’il est utilisé à 99% sur le marché est fait à base de pétrole. A terme, le problème devrait donc se résoudre. Mais que de dégâts occasionés d’ici-là !

      Un lien qui devrait vous intéresser sur le sujet et qui recoupe l’article publié dans le Monde. Cordialement

      http://www.contreinfo.info/article.php3?id_article=1658

       


    • Vincent 25 mars 2008 12:19

      Vouloir remplacer le plastique alors que celui-ci remplace déjà un bon nombre d’autres matières première ou résultant de processus simple comme le bois, le verre, l’acier, qui sont des ressources naturelles et à mon avis assez ambitieux, voire utopiste.

       

      Mais bon admettons.

       

      Demain, on oublie toutes les matières plastiques polluantes à base de matière fossile (le pétrole).

       

      Faite l’inventaire de tous ce qui est autour de vous, retirez toutes les matière plastique / synthétique.

       

      A moins de porter un caleçon pour laine ou pur coton vous allez finir à poil.

       

      Les plastiques ont pris un pouvoir et une place considérable dans notre vie.

       

      Les remplacer par des matériaux, dit non polluant et certes une idée louable mais totalement impossible, à l’heure actuelle, déjà qu’avec les soient disant bio-carburants, nous sommes en train d’affamer des populations complètes (mexiacain par ex),

       

      Imaginez que demain nous devrons puiser dans nos ressources naturelles autres que notre sacro saint pétrole (épuisé) : le bois, le chanvre, ….

       

      Ca va faire très mal, plus de plastique, ce sont des pans entiers de l’économie qui s’effondreront, autant pour les énergies, nous avons des solutions pour pallier les manques de pétrole(pile à combustible), autant pour les plastiques à part quelques solutions marginales comme celle que j’évoquais dans mon premier commentaire, nous n’avons pas de réelles solutions, à part le recyclage et encore il faut de la matière non polluée (monomère non assemblé) ou alors des procédés très polluants et énergievores pour dissoudre les chaînes polymérisées multi matière et encore c’est loin d’être au point.

       

      Donc je pense que les années voyant la fin du pétrole vont être très difficiles et il faudra se battre pour simplement manger.

       

      A moins que la population diminue, ça j’en doute. On est mal barré

       


    • Lisa SION 2 Lisa SION 26 mars 2008 16:12

      A moins de porter un caleçon pour laine ou pur coton vous allez finir à poil...avez vous écrit.

      Ce plastique que nous portons sur nous est cette matière que son inventeur, Dupont de Nemours imposa par la loi soutenue par son frère alors député en 1931. Elle a remplacé le chanvre alors cultivé chez nous et constituant la matière à tout faire depuis des siècles. 

      S’il y a vraiment lieu de chercher à remplacer le plastique, là où c’est possible, il suffirait de remettre en question cette loi au service d’un lobby industriel. On pourrait d’ailleurs se poser la question comment l’organe législatif a-t-il pu ainsi satisfaire une exigence industrielle en inerdisant le choix possible par interdiction publique ? 


    • Jerome Bondu Jerome Bondu 26 mars 2008 16:36

      @ Lisa SION

      vous dites : S’il y a vraiment lieu de chercher à remplacer le plastique, là où c’est possible, il suffirait de remettre en question cette loi au service d’un lobby industriel.

       

      —> vous voulez dire que cette loi est toujours appliquée ?

      JB

       

       


    • Lisa SION 2 Lisa SION 27 mars 2008 15:16

      Bien sûr vincent,

      C’est un député influent qui a fait interdire le chanvre. 

      L’affaire Kocopelli et la lutte actuelle contre les opportunistes breveteurs du vivant démontrent à quel point l’organe législatif participe, sournoisement, à jeter l’opprobre sur la chimie des plantes, par l’intermédiaire d’experts patentés, pour mieux que s’impose la syntétique chimie phyto-agro-bricolo-pharmaco-chimico-budgeto-profito-maquereau-bio-"logique" and- co... 

      Pouvez vous encore douter du pouvoir des puissants... ?


    • Démosthène 25 mars 2008 13:01

      Salut,

      Les matériaux "indispensables" seront certainement synthétisés dans le futur si on n’a actuellement comme unique source le pétrole.

      Reste à voir les coûts et les "économies d’échelles" possibles pour eux.

      Les agrocarburants actuels sont déjà dépassés dans la théorie, malheureusement, il existe des investissements énormes déjà réalisés pour leur élaboration et nos sociétés n’abandonneront sans doute pas que si contraintes et forcées, car le retour sur investissement fait partie de nos cultures économiques.

      On peut produire des carburants à partir de déchets divers, comme par exemple la cellulose ou les graisses alimentaires excedentaires qui sont recyclables jusqu’à leur combustion finale, stade ultime de leur "utilisation".

      Les plastiques dérivants en mer sont aussi transformables en carburant, un brevet Indient concernant la production de carburant à partir de "sac plastiques" existe depuis quelques temps. Reste la volonté le coût de traitement à évaluer.

       

      Par contre, votre approche de "signaux faibles" m’interpelle car c’est aussi un aspect de l’information qui m’interesse beaucoups. Ca rejoint un peut l’effet "papillon"  c’est à dire les impacts lointains de toute action si mimime soit-elle.

       

      @+

       

       

       

       

       


      • Vincent 25 mars 2008 13:52

        A propos de ce fameux brevet indien, à l’heure actuelle seuls quelques reportages ont fait état de cette invention, et cela semblerait plus être une grosse mystification qu’autre chose, ils refusent donner les composants qu’ils ajoutent, car s’ils utilisent le plastique recyclé comme base, ils ajoutent « une poudre de perlinpipin » dont on ne connaît absolument pas la composition.

         

        Par ailleurs le bilan énergétique de l’ensemble n’est pas franchement en faveur de ce miraculeux recyclage.

         

        L’article en question date de mars 2004

         

        Cet article est paru hier dans "Libé

         

        L’Inde pourrait carburer au plastique
        Par Pierre PRAKASH

        A première vue, l’histoire a tout d’un conte de fées. Dans un modeste laboratoire du centre de l’Inde, une professeure de chimie inconnue aurait trouvé un moyen de transformer des déchets de plastiques en essence. Aucune perte, aucune pollution, et un carburant prêt à l’emploi, le tout pour la modique somme de 0,13 euro le litre d’essence produit. Cette histoire est pourtant vraie. La découverte spectaculaire d’Alka Zadgaonkar, professeure dans une petite université de la ville de Nagpur, a en effet été testée et validée par la Indian Oil Corporation (IOC), l’une des plus grandes compagnies pétrolières indiennes. « Le procédé demande à être optimisé, mais ça marche », confirme Niranjan Raje, directeur de la branche recherche et développement de IOC.

        Ingrédient secret. Une petite révolution puisque, à ce jour, personne n’a trouvé le moyen efficace de se débarrasser des 150 millions de tonnes de matières plastiques produites chaque année dans le monde. Brevetée par l’organisation mondiale de propriété intellectuelle, l’invention pourrait notamment s’avérer providentielle pour l’Inde, qui, avec une production quotidienne de plus de 9 000 tonnes, croule sous les déchets de plastiques. Bien que l’inventrice ait été approchée par plusieurs compagnies étrangères, elle refuse de leur vendre son brevet, estimant que « l’invention doit d’abord servir à [son] propre pays ». « Si l’Inde utilisait ce procédé sur la moitié de ses déchets de plastiques, non seulement elle limiterait la pollution, mais en plus elle bénéficierait chaque jour de 2,5 millions de litres d’essence supplémentaires », calcule-t-elle.

        « La méthode est efficace avec n’importe quel type de matière plastique, assure cette femme de 40 ans. Des sacs plastique, des tuyaux en PVC ou même des imperméables : tout peut être utilisé. Un kilo de déchets donne un kilo de matières combustibles, dont les trois quarts de carburants. » Le procédé est d’une simplicité étonnante. En bref, il suffit de chauffer les déchets à une température de 350 degrés avec un peu de charbon et un ingrédient gardé secret. Introduits dans un réacteur pendant trois heures, ils en ressortent sous forme de carburant liquide (80 %), de gaz (15 %) et de résidus de charbon (5 %). Le liquide contient 40 % à 60 % d’essence, environ 25 % de diesel, et le reste de kérosène et de lubrifiant. Le gaz peut directement être utilisé en cuisine, et les résidus de charbon sont facilement réutilisables par les centrales thermiques ou l’industrie métallurgique. « Nous transformons donc 100 % de déchets en 100 % de produits utilisables pour les particuliers ou l’industrie », résume Umesh Zadgaonkar, mari de l’inventrice, mais aussi chimiste, associé au projet.

        Comment la scientifique en est-elle arrivée là ? « Le plastique et les carburants sont tous deux des hydrocarbures, explique-t-elle. La seule différence est que la chaîne de molécules est plus longue pour le plastique. Je me suis donc appliquée à trouver un moyen de casser cette chaîne afin d’obtenir des segments plus petits. » Lancée en 1995, la méthode a donné ses premiers résultats dès 1998. Et ce qui n’était, au départ, qu’un passe-temps pour une scientifique passionnée, pourrait aujourd’hui devenir une réalité industrielle. Impressionné par les résultats, le ministère du Pétrole envisage en effet de créer une usine pilote, d’une capacité de cinq tonnes par jour, afin de voir si le procédé est viable sur des grosses quantités. Une somme de 1,4 million d’euros a été allouée au projet, qui n’attend plus qu’un dernier feu vert des scientifiques gouvernementaux. Le plastique sera fourni par la municipalité de Nagpur, ravie de trouver un moyen de se débarrasser de ses déchets. A elle seule, cette petite ville du centre de l’Inde produit en effet quelque 60 tonnes de matières plastiques par jour.

        Raffinage. Aussi prometteuse soit-elle, la méthode du couple Zadgaonkar n’est malheureusement pas parfaite. Les carburants obtenus ne sont en effet pas directement utilisables pour les véhicules. « Ils demandent à être raffinés, explique Niranjan Raje, mais on peut par contre les utiliser tels quels pour les générateurs, les pompes agricoles ou les chaudières. » Afin d’optimiser le processus, les Zadgaonkar ont signé l’an dernier un protocole d’accord avec IOC. Celle-ci a d’ores et déjà trouvé un moyen de réduire la quantité de chlore contenue dans le carburant, mais l’équipe chargée du projet estime que l’invention a surtout une vocation écologique. « La viabilité commerciale du produit est pour l’instant limitée, affirme Niranjan Raje. Mais même si nous ne trouvons pas le moyen de réduire les impuretés dans le carburant, le procédé est de toute façon efficace pour se débarrasser du plastique. » Les inventeurs, eux, maintiennent que « le raffinement supplémentaire peut facilement se faire avec des méthodes connues ». Et même sans cela : « Ma propre voiture marche depuis deux ans avec ce carburant, affirme Umesh Zadgaonkar, et je n’ai jamais eu de problèmes. »


        http://www.liberation.fr/page.php?Article=186084

         


      • Francis BEAU Francis BEAU 26 mars 2008 09:32

        Le problème des signaux faibles, c’est justement qu’ils sont faibles. Ce n’est pas tant en termes de détection que cette faiblesse est pénalisante, mais bien plutôt en termes de réactions qu’ils devraient déclencher pour tenter d’éviter les catastrophes qu’ils annoncent.

        Vous avez bien raison d’être réticent à cette définition parfaitement incompréhensible de Wikipédia. La "détection des signaux faibles" n’est à mon avis qu’un argument de marketing IE sans grand fondement, tant il est vrai que, comme vous le notez fort justement, leur "détection n’a de sens que si l’analyse que l’on en tire est suivie... d’action !".

        Le signal faible est souvent tellement fort qu’il en est assourdissant, encore faut-il vouloir l’entendre. Le problème n’est pas la plupart du temps dans la faiblesse du signal émis, mais dans la capacité du récepteur (le décideur) à l’entendre pour prendre les décisions qui s’imposent (il n’est pas pire sourd que celui qui ne veut entendre). La difficulté n’est pas tant dans la détection du signal qui n’est généralement qu’un problème de moyens techniques, mais dans la capacité du décideur à entendre un signal qui le dérange. La plus grande difficulté de l’exploitation du renseignement et donc de l’IE est là, dans la capacité à convaincre le décideur de la réalité d’un signal qu’il ne veut pas entendre.

        Malheureusement, le problème n’est pas dans les signaux qui seraient trop faibles, mais chez les récepteurs (les décideurs) qui sont toujours sourds aux signaux qui dérangent.


        • Jerome Bondu Jerome Bondu 26 mars 2008 09:54

          Bonjour M. Beau,


          Vous exposez très bien la chose.

          Et c’est bien un des rôles du professionnel de l’intelligence économique que de savoir faire de la maïeutique avec le décideur, pour l’amener à "voir ce qu’il ne veut pas voir".
          D’ailleurs, toute mission d’intelligence économique commence théoriquement par une phase de questionnement 360, pour détecter les "réels" besoins en informations de l’entreprise, ... les lacunes dans le système informationnel.

          Bernard Besson et Jean-Claude Possin ont bien théorisé cette partie du process. Voir http://www.inter-ligere.net/article-13202369.html "Les questions naissent de l’ignorance et des besoins". Belle phrase issue d’une de leur conférence. On croirait de la philosophie smiley

          Cordialement,

          Jérôme Bondu
           

           

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