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Accueil du site > Actualités > Environnement > Sortie du livre « Babylon’s Ark » de Lawrence Anthony

Sortie du livre « Babylon’s Ark » de Lawrence Anthony

Au début de l’année 2003, durant l’invasion américaine de l’Irak, Lawrence Anthony, écologiste et fondateur sud-africain de The Earth Organization, comprit que personne ne s’occuperait du zoo de Bagdad, le plus grand zoo du Moyen-Orient. Il quitta alors sa réserve d’animaux sauvages de Thula Thula au Zoulouland pour le Koweït alors en guerre.

Une fois sur place, Lawrence Anthony a été l’un des premiers civils à obtenir un accès militaire vers l’Irak. Il a réussi à louer une voiture et à parcourir 800 km, sans armes ni escorte, pour se retrouver au cœur de Bagdad. Coupés du monde, sans moyens et cernés par les combats, Lawrence et quelques loyaux travailleurs irakiens ont surmonté chaque obstacle pour s’occuper du zoo.

Achetant des ânes pour nourrir les lions et les tigres, « pillant » les palaces et hôtels abandonnés pour trouver du matériel et ramenant des seaux d’eau des canaux avoisinants, ils ont maintenu les animaux en vie et défendu le zoo contre des envahisseurs armés et des pilleurs agressifs.

Avec les troupes combattantes et les équipes de chars de la 3e division d’infanterie américaine, Lawrence a résidé dans un hôtel en ruine, le Al Rashid, et a rallié des soldats et des mercenaires étrangers à sa cause, obtenant ainsi leur protection. Lawrence les a même persuadés de l’aider à sauver les lions, les guépards et les autruches maltraités des palaces de la famille Hussein.

Brendan Whittington-Jones, le directeur de la réserve de Lawrence est arrivé et, avec le capitaine Sumner de l’armée américaine, le vétérinaire irakien Farah Murrani et le personnel du zoo, ils ont formé une équipe soudée. Ils ont ainsi réussi à sauver les animaux et à sécuriser le zoo malgré les circonstances.

Ensuite, l’équipe a effectué des raids pour sauver des ours, des loups, des singes, des chameaux et beaucoup d’autres animaux qui mourraient de faim et qui étaient déshydratés. Ils ont été retiré des ménageries sordides situées dans les zones rouges de Bagdad et ont été ramenés au zoo. L’équipe a parfois été aidée et même soutenue dans ses actions par d’autres groupes de protection de la faune et de la flore.

Le plus incroyable, c’est que l’équipe a localisé les chevaux arabes de Saddam Hussein, volés durant l’invasion ; elle a organisé un raid militaire pour les retirer du marché noir situé dans le quartier Abu Ghraib et rendu ce trésor national aux Irakiens.

Tout ceci a été réalisé dans une ville en guerre où, à son arrivée, Lawrence ne connaissait personne, ne parlait pas la langue et ne connaissait pas la culture. Il est miraculeux qu’il ait pu s’en sortir vivant et surtout qu’il ait pu accomplir un tel exploit.

Dans sa conclusion, le livre donne un résumé qui fait réfléchir sur la dégradation de la vie sur Terre, résultat de la détérioration de la biosphère. Cette histoire incroyable - en réalité, l’un des plus grands sauvetages d’animaux de notre époque - est sortie aux Etats-Unis le 6 mars 2007, publiée par Phillip Dunne Books/Saint Martins Press.

Critiques

Aux Etats-Unis, Babylon’s Ark a reçu d’excellentes critiques des deux Editeurs Weekly et Kirkus Reviews indiquant un livre au mérite remarquable.

Le livre est actuellement disponible dans toutes les grandes librairies et peut être commandé en ligne sur Amazon.


Moyenne des avis sur cet article :  4.43/5   (14 votes)




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12 réactions à cet article    


  • Boileau419 Boileau419 16 juillet 2007 10:46

    Très bon article qui nous change des torchons pseudo-intellectuels de Demian West.


    • Boileau419 Boileau419 16 juillet 2007 11:02

      J’ai commandé le livre sur amazon.com.


      • Noelle Saugout Noelle Saugout 16 juillet 2007 15:00

        Vous m’en direz des nouvelles quand vous l’aurez terminé mais vous verrez, vous ne serez pas déçu. Bonne lecture ! Noelle


      • aquad69 16 juillet 2007 11:06

        Bonjour Noëlle,

        ... mais par contre, personne ne s’est préoccupé de sauver et de nourrir les centaines de milliers d’Irakiens, bébés, enfants, adultes, femmes et hommes, qui sont morts des suites de presque dix ans de la guerre que les puissants de ce Monde leur ont livré sous une forme ou une autre (directe ou par embargo interposé), et sous des prétextes éhontés.

        Ou, en tout cas, les quelques cas qui ont existé n’ont pas fait de scoop et n’ont intéressé personne...

        Désolé, Noëlle ; votre histoire pourrait être sympathique dans un autre contexte, mais ici elle prend la figure typiquement occidentale et obscène de cette espèce de sentimentalisme larmoyant et indigne, à la manière de la SPA, de ces gens nantis et un peu snobs qui croient faire preuve d’écologisme et de charité en se préoccupant de quelques animaux, baleines ou non, mais en oubliant les innombrables humains démunis et souffrants qui gâcheraient le paysage de leurs rêves, tous ceux qui font les frais de notre beau progrès !

        Mais évidemment les animaux dans leur innocence sont plus touchants et médiatiques que les populations entières de pauvres humains trahis et oubliés, abandonnés à leur condition misérable et déséspérée avec la complicité et la collaboration active ou passive de cette humanité nantie que l’on prétend « évoluée et moderne », et qui n’est que lâcheté, intérêt, ignorance et stupidité ; filme le zoo, coco, filme, ça c’est un scoop de premier ordre !

        Thierry


        • nico 16 juillet 2007 13:09

          C’est exactement ce que j’ai ressenti en lisant l’article, un malaise... Y avait-il ne serait-ce qu’un enjeux conservatoire ou ne s’agissait-il seulement que de sauver qlq bêtes de foire au milieu d’un tel carnage, dans un tel contexte ???


        • Noelle Saugout Noelle Saugout 16 juillet 2007 14:56

          C’est un commentaire qui aurait pu être interessant si vous n’aviez pas nié en bloc tous les efforts qui ont été faits pour apporter des vivres, du materiel de secours et donner des soins médicaux aux civils de la guerre en Irak, ne serait-ce que par l’Unicef, la Croix Rouge et le Croissant Rouge. Les faits ont été relatés par les médias. Vous trouverez également de nombreux articles à ce sujet sur Internet.

          D’autre part, j’aimerai souligner que la vie est un ensemble d’éléments (la biodiversité) dont les animaux font partie. Qui sommes-nous pour juger qu’une vie est plus importante qu’une autre ? Et préserver la biodiversité, c’est preserver les êtres humains. Toutes les associations humanitaires se tiennent la main dans ce genre de situation. Mais chacun sa tâche et je serais curieuse de savoir ce que vous, vous avez fait pour soulager les victimes de ce conflit qui, comme vous dites si bien, est honteux et indigne de l’espèce humaine.


        • nico 17 juillet 2007 10:39

          La biodiversité ne se préserve pas dans des zoo ! Ce sont les milieux qu’on préserve ! Cet homme n’est pas courageux, il est bête. On est dans l’écologisme primaire BB, inutile. Je suis écologue et écologiste convaincu mais tout ça c’est du vent... ça n’apporte rien. Si on souhaitent sauver des espèces, on préserve des populations, pas des individus (en cage).


        • Fonzy 16 juillet 2007 23:00

          Je suis d’accord avec Thierry d’une certaine manière. Pourquoi personne n’a fait la même chose avec les êtres humains qui étaient en train de mourir ? Et pourquoi personne n’a empêché le 11/9 et pourquoi personne n’a empêché la guerre des religions, etc. La seule manière d’avoir arrêté ce massacre humain fut d’arrêter la guerre. Je ne pense pas que ce fut dans les cordes de Lawrence Anthony. Même les Etats-Unis n’y sont pas arrivés n’y arrivent toujours pas. Par contre que cet homme ait pu sauver tous ces animaux en se servant des clans rebelles, restent du domaine de l’irréel. Il a au moins fait quelque chose, lui. Moi j’étais chez moi en France, dans mes « pantoufles ». Fonzy


          • Boileau419 Boileau419 17 juillet 2007 04:30

            Les animaux sont bien plus « aimables » que les êtres humains. Eux au moins sont innocents de toute faute ou tare morale, ne détruisent pas leur environnement et ne se massacrent pas entre eux pour des motifs futiles.

            Et ils sont beaux, les animaux, symboles parfaits du Divin, ou plutôt du Naturel (même chose). Les voir, les toucher, c’est voir les dieux. Comme voir un enfant qui n’a pas été traumatisé par les adultes...

            On l’a toujours su jusqu’à ce que les Juifs et les chrétiens ne s’en mêlent avec leur monothéisme anthropocentrique écoeurant.

            Par conséquent sauver les animaux est une oeuvre éminemment sacrée et digne d’éloges. Nous avons besoin d’eux plus que nous n’avons besoin de beaucoup d’autres choses que nous estimons à tort indispensables à notre misérable vie d’esclaves citadins.

            Et puis, en quoi les efforts de cet admirable Sud-Africain ont-ils nui aux efforts humanitaires en faveur des humains ? Ce qui a été donné aux animaux a-t-il été pris sur ce qui aurait pu être donné aux hommes ?

            Commentaires ineptes et d’une profonde bêtise ! Parie n’importe quoi que ça vient de gauchistes.

            Quand on aime, on aime tout, cher ami. Et cela inclut les animaux et même le monde dit « inanimé » : l’eau, les montagnes, la terre.

            Et il y en a pour tout le monde...


            • Boileau419 Boileau419 17 juillet 2007 04:58

              J’invite tous ces messieurs qui se préoccupent tant des Irakiens à bouger leur arrière-train et à se rendre à Bagdad pour soulager la souffrance des miséreux qu’ils aiment tant. A moins qu’ils ne l’aient déjà fait depuis longtemps ?

              Pas le temps ? Pas d’argent ? Autre chose à faire ?

              Très bien, alors cessez de donner des leçons d’amour.

              Ce Sud-Africain est tout simplement incroyable, un vrai saint. Risquer sa vie pour des animaux, moi je dis que c’est absolument admirable.

              Tant d’humains ne lèveraient même pas le petit doigt pour leur voisin de palier et lui, il est parti de sa propre intiative dans le merdier irakien pour soigner des autruches et des singes !

              Les bouddhistes lui élèveraient une statue.

              Je m’incline et je l’envie. J’ai honte de mon manque de courage et de compassion.


              • Mona El Shiwi 19 juillet 2007 18:33

                Je suis d’accord avec Noëlle : qui sommes-nous pour faire une différence entre espèces et considérer que sauver des vies animales a moins d’importance que de sauver des vies humaines ? Faut-il rappeler, que, d’une manière générale, sans biodiversité, nous courrons à la catastrophe écologique et mettons ainsi notre propre survie en péril ? Penser aux animaux, en toutes circonstances, et ne pas ignorer leur existence, est un premier pas vers un équilibre retrouvé au sein de la nature. Le fait que quelqu’un se soit penché sur leur sort en Irak n’est en rien méprisant vis-à-vis des êtres humains impliqués dans le conflit, car nous savons que des aides ont été apportées par de nombreuses associations, même si leur travail peut paraître toujours insuffisant au regard des conséquences dramatiques d’une guerre. Mais si Lawrence Anthony avait les moyens de faire quelque chose pour ces êtres vivants oubliés de tous, dernière roue du carrosse, aurions-nous préféré qu’il s’abstienne ? Certainement pas. De plus, cette action a également eu des répercussions positives au sein de la communauté, ce qui a apporté un peu de paix dans un océan de violence.


                • Danic Daniel Ichbiah 20 juillet 2007 14:56

                  Noelle,

                  Ce livre a l’air super intéressant.

                  Ayant recontré Lawrence, je peux attester de la grandeur de ce personnage, désarmant de simplicité comme de bonté.

                  Vivement que ce livre sorte en France !

                  daniel

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