Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Environnement > Taxe carbone : aucune prospective

Taxe carbone : aucune prospective

Le projet de taxe carbone qu’a remis Michel Rocard à Christine Lagarde et Jean-Louis Borloo le 27 juillet n’a aucune vision prospective, uniquement une vision de taxe. Pourquoi et que faut-il faire ?

Toute réforme en France se traduit par une taxe. Que ce fut pour la retraite des vieux ou donc aujourd’hui lutter contre les gaz à effet de serre. J’appelle cela « la loi du chauffeur de taxi » : il râle pour gagner plus, alors on augmente le prix de la course (y compris à Paris en élargissant les horaires de nuit !). Résultat : il perd des clients, alors il râle, alors on augmente le prix de la course, etc. Résultat constaté : personne n’est content car il y a peu de taxi (bien sûr, la licence devient hors de prix), les prix de la course sont prohibitifs sauf pour les entreprises et les riches étrangers, prendre un taxi a disparu du réflexe du Français moyen.
 
Donc la hausse des prix a un effet pervers qui alourdit le système et va jusque bloquer le système.
 
Voici un autre exemple qui montre que chaque logique est bonne. En Angleterre, certaines entreprises taxent les obèses car il coûtent plus cher en frais de santé et sont moins efficaces. En Allemagne, des entreprises donnent des primes aux obèses qui perdent du poids car alors ils font des efforts volontaires et deviennent plus performants. Deux logiques différentes et qui s’expliquent logiquement.
 
Pourquoi une taxe carbone en France ? Pour baisser les gaz à effet de serre. Sans entrer dans le détail, la majorité des gaz à effet de serre sont dus à l’Homme et dans cette part, c’est le transport et les bâtiments qui sont majoritaires. Or on a constaté en 2008 que la hausse des prix de l’énergie avait changé les comportements vers moins de consommation. Donc logiquement, la commission Rocard veut modifier les comportements en relevant les prix des matières premières énergétiques, là aussi, sans entrer dans le détail ici de la source d’énergie qui est encore en discussion (électricité incluse ou pas ?).
 
 
Taxe, taxe, taxe … et encore taxe !
 
Peu en importe le montant de cette taxe, 30€ la tonne de carbone ou 10 €. 100 € dans 10 ans ou dans 20 ans ! Peu importe ! La question n’est pas là !
 
Regardons à nouveau les origines des GES : la route et les bâtiments. La question est de baisser la consommation d’énergie de la route et des bâtiments. La commission Rocard aurait dû répondre à cette question or cette question, tout au moins en France, c’est 50 ans d’urbanisme et de politique sociale à remettre en cause. Et dès lors que l’on regarde le sujet sous cet angle, les solutions deviennent plus logiques sans créer de taxe, au contraire !
 
Je propose donc de baisser la consommation de carbone sans créer de taxe.
 
Exemple 1 : l’urbanisme.
Pour lutter contre l’étalement urbain, il faut densifier la ville. Pour densifier la ville, il faut augmenter les coefficients d’occupation des sols et favoriser un habitat plus dense. Ce n’est pas une question de taxe. Si la ville est plus dense, les transports collectifs sont plus logiques et plus gagnants.
Pour lutter contre l’étalement urbain, il ne faut pas favoriser le pavillonnaire (non à la maison Borloo à 100 000€ et la maison Boutin à 15€ par jour !). Ce n’est pas une question de taxe. Il faut favoriser l’appartement avec jardin et non le pavillon avec jardin.
 
Exemple 2 : l’isolation des bâtiments.
Pour lutter contre la consommation d’énergie des bâtiments, il faut encore plus accentuer l’aide fiscale. Ce n’est pas une question de taxe, c’est payer moins d’impôts. Et cela développe l’emploi local qui en a besoin dans le bâtiment
 
Exemple 3 : la politique sociale.
Pour lutter contre la ségrégation spatiale (en France et dans le monde), il faut créer des emplois non ou peu taxés et donc favoriser l’emploi local et non délocalisé. Ce n’est pas une taxe locale, c’est une taxe à l’importation. Est-il en effet nécessaire que nos armoires soient pleines de produits textiles ou chaussant de moins en moins chers et venant de plus en plus loin et fabriqués essentiellement à base de dérivés du pétrole, du charbon ou du gaz ?
 
Exemple 4 : les transports.
Pour diminuer les km parcourus et la consommation d’énergie, il faut limiter la vitesse et rechercher comment diminuer les km parcourus en luttant contre l’étalement urbain, en favorisant les transports moins consommateurs d’énergie. Ce n’est pas une question de taxe. Il faut densifier les villes, relocaliser l’emploi, favoriser les transports en commun. C’est aussi un calcul de temps de transport, donc de favoriser les transports collectifs afin qu’ils soient plus rapides et parfois plus précis et adaptés (par exemple des taxis à 10 places !).
 
Les exemples ne manquent pas. Et ces scénarios dynamiques coûtent pas ou peu, ne sont pas des usines à gaz (ou à carbone !!!). C’est juste l’imagination qui a manqué à la commission Rocard. On peut vivre sans taxe, et tellement mieux ! Mais à y regarder de près, une fois de plus, comme pour la future loi Charié (LME) sur le commerce qui doit être discutée à l’automne, une fois de plus donc, il suffit de lire le Grenelle de l’Environnement pour savoir que faire et à peu de coût …
 
Philippe Cahen

Moyenne des avis sur cet article :  3.4/5   (30 votes)




Réagissez à l'article

124 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 29 juillet 2009 11:39

    La plus grande victoire due à cette taxe (et sans doute la seule) pourrait bien être, encore, pour Sarkozy. En effet, celui ci est parvenu à l’associer au nom de Michel Rocard, ex premier ministre socialiste (oui, je sais, je sais ...).
    Ainsi, lorsque chacun verra son carburant ou autre fuel augmenter, et son pouvoir d’achat se réduire d’autant, il se rappelera à qui il le doit (Rocard) .

    Et un discrédit de plus pour la « gauche ». 5 à 0 pour Sarkozy.

    Comme le souligne l’auteur, il est vrai que la tentation a toujours été grande, et la gauche l’a largement inspiré, de chercher à solutionner les différents problèmes par des taxes. C’est tellement facile.

    La taxe, remède à tous les maux de notre société...


    • plancherDesVaches 29 juillet 2009 14:02

      Il semblerait, exceptionnellement, que la gauche est eu un politicien plus attaché à l’argent qu’aux idées.....si je devais tous les citer....

      BON, sinon, un peu d’info histoire de changer du débat droite-gauche qui est une véritable bétise. (les droites font une politique de gauche et inversement, mais bon : entre carréristes, on se comprend)

      http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/29/doutes-sur-la-creation-des-600-000-emplois-verts_1223748_3244.html#ens_id=1223828

      Arg... les « écolos » qui pensaient se faire des machins en or pourraient déchanter....
      D’autant plus que nous avons une géniale crise en cours.....


    • Cug Cug 30 juillet 2009 08:33

       Taxer les pollueurs c’est bien mais sans les forcer à dépolluer leur pollution c’est de l’esbroufe pour contrer Dany le vert de gris.

      L’état, qui plus est de droite libérale, démissionne de toutes ses missions, la pollution en fait parti et la taxer c’est à la base juste se faire du fric dessus et faire porter le chapeau à tout le monde.


    • Walden Walden 29 juillet 2009 11:42

      Voici enfin un article sur le sujet qui a le mérite d’être constructif !

      Cela dit, même si les mesures préconisées apparaissent judicieuses, elles nécessitent une mise en oeuvre à long terme. Or on peut déplorer que la prospective ne semble pas faire partie du logiciel gouvernemental...

      D’autre part, il est certain qu’être taxé n’est jamais agréable. L’autodiscipline serait préférable. Mais apparemment, ce comportement ne s’inscrit pas dans notre culture citoyenne.

      Alors oui, la taxation constitue un pis-aller, au regard d’une situation qui présente un caractère d’urgence. Et elle n’empêche pas de prendre des décisions plus globales en matière d’organisation des transports, de l’urbanisme, etc. comme le propose, à raison, l’auteur.


      • Walden Walden 29 juillet 2009 13:46

        Des précisions :

        " L’idée est d’inciter les Français à s’orienter vers des produits ou des habitudes moins émettrices de gaz à effet de serre, par exemple moins utiliser la voiture ou améliorer l’isolation de sa maison.

        Cette taxe devrait cependant surtout toucher les ménages, les administrations, les petites entreprises et celles du secteur tertiaire. En effet, les industries émettant massivement de grandes quantités de gaz carbonique (sidérurgie, cimenteries, etc.) sont déjà soumises au système des quotas d’émission de CO2.

        Si le prix de 23 euros est retenu, il conduirait, concrètement, à une augmentation de 7,7 centimes pour le litre d’essence, de 8,5 centimes pour le gazole et de 15% pour la facture de gaz. Au total, tant que les Français n’auront pas changé d’habitudes, cette taxation devrait rapporter à l’Etat environ huit milliards d’euros en 2010. Du côté des ménages, l’estimation annoncée est que pour la moitié d’entre eux l’addition serait d’environ 300 euros par an.

        La question de l’égalité devant cette nouvelle taxe est d’emblée posée. Le rapport reprend l’idée d’une redistribution grâce à un « chèque vert », une somme forfaitaire qui serait versée aux ménages les plus modestes et dont la source serait la CCE. Le rapport indique également « que l’on pourrait essayer de tenir compte de la situation géographique  » des personnes. En clair, il s’agit d’atténuer l’injustice qui frapperait le milieu rural. Quand les services publics, les commerçants et les entreprises ont déserté les villages, il n’y a pas d’alternative à la voiture à moteur thermique. Mais le rapport ne va pas plus loin dans la description des dispositifs à imaginer pour tenir compte de tous les facteurs possibles. Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, et Christine Lagarde, ministre des finances, assurent déjà que des baisses d’impôts viendront compenser cette nouvelle charge fiscale.

        Quant à la mise en application de cette taxe, elle pourrait avoir lieu début 2010 mais Michel Rocard estime qu’il faut plusieurs mois de travail administratif pour mettre au point les détails, nombreux. Quoi qu’il en soit, le rapport sur la CCE étant entre les mains du Ministère de l’écologie, la décision appartient désormais au gouvernement, qui devra décider d’appliquer ces recommandations, de les oublier ou de s’en inspirer... "

        source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/la-taxe-carbone-est-sur-les-rails_20044/#xtor=RSS-8


      • Walden Walden 30 juillet 2009 09:09

        Le point de vue intéressant d’un économiste qui estime que pour assurer l’efficacité de la taxe carbone, il faudrait :

        - d’une part que son taux soit plus élevé, de manière à provoquer une augmentation du prix beaucoup plus significative, pour être susceptible de modifier les comportements de consommation
        (si, si) ;

        - d’autre part qu’une redistribution soit assurée de manière forfaitaire, afin que les faibles consommations ne soient pas touchées, mais seulement les plus fortes.

        http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/29/la-taxe-carbone-ne-fera-consensus-que-si-l-etat-redistribue-ses-recettes_1223461_3244.html


      • Paul Cosquer 29 juillet 2009 11:54

        Pas de prospective ? Normal ! On a d’abord voulu créer un impôt sous la forme d’un retour déguisé de la vignette auto. Puis on a chercher à justifier et, coup de chance, on a trouvé cette histoire d’écologie.

        En tout cas, je suis en rage après cette idée car, comme beaucoup de gens, je supprime chaque année des lignes de mon budget à cause de la vie de plus en plus chère et des salaires minables. Pour moi, d’abord ce fut la résiliation des abonnements aux revues, puis la suppression totale de mes aides humanitaires, puis d’autres restrictions et pour finir suppression des vacances. Et ce n’est pas fini.

        Alors merde aux gros culs comme Rocard et tous ces politiciens de merde qui vivent dans le luxe et ne font pas le moindre effort. Faire payer la vache à lait est pour eux la seule règle. Total et les autres pollueurs sont intouchables, et on protège les riches.

        Mort aux cons !

        Et j’ajoute que cela va me fâcher avec l’écologie si ça continue. De rage, je serais même capable de cesser de trier mes déchets. Merde, merde et merde !!!


        • ZEN ZEN 29 juillet 2009 12:07

          Non, Rocard n’est pas con
          Il est...sarkozien !
          Il n’a fait que deux bonnes choses dans sa vie politique :
          La csg et le réglement de l’affaire calédonienne

          Il va falloir resortir ton vélo...
          Mais l’effort de pédalage produit pas mal de Co2 et la transpiration ainsi que les pets à l’effort contribuent à l’effet de serre...
          Une nouvelle taxe ?
          Il fut un temps où il fallait une plaque d’identification payante sur les vélos
          On pourrait y revenir...


        • Paul Cosquer 29 juillet 2009 12:33

          Moi, je propose un impôt sur la connerie, comme ça Rocard et nos gouvernants vont banquer un max !


        • rantanplan 29 juillet 2009 14:06

           Tu veux ruiner bayrou ?


        • plancherDesVaches 29 juillet 2009 14:51

          Paul, non seulement je comprends, mais en plus, je partage.

          Pour le tri, et comme 87% de nos « recyclés » finissent incinérés, autant qu’ils le soient dans nos cheminées. Toujours ça de calories gagnées.

          Et, effectivement, alors que la colère monte, partout, et pas seulement dans cette petite France dont le coq chante avec les pieds dans le fumier.....
          On a VRAIMENT l’impression que le mouvement actuel est une provocation destinée à un « stress test » de la population.
          Histoire de faire sortir de leurs gonds ce qui ne veulent ou peuvent plus assumer ce système plus que perverti.

          Si quelqu’un a une autre explication, je suis preneur, naturellement. Si je détenais la vérité absolue, je serai le Roy actuel de l’ancien pays des droits de l’Homme.


        • fonzibrain fonzibrain 29 juillet 2009 15:02

          BEY VOILA CES CHIENS AURONT RÉUSSI À TAXER JUSQU’À L’AIR QUE NOUS RESPIRONS


          TOUT CA PARCEQUE LE SOLEIL RECHAUFFE TOUT LE SYSTÈME SOLAIRE

          L’HOMME N’Y EST POUR RIEN.
          CES CHIENS LE SAVENT DEPUIS LONGTEMPS,ET ILS ONT DÉCIDÉ D’EN PROFITER POUR NOUS TAXER PLUS,NOUS DONNER MAUVAISE CONSCIENCE ,ALORSQUE C’EST EUX QUI NOUS ONT IMPOSÉ CE SYSTÈME.

          RÉVOLTONS NOUS,NOUS NE DEVONS TOLERER CELA

        • Croa Croa 29 juillet 2009 22:09

          à Paul qui n’a rien comprit  : « sous la forme d’un retour déguisé de la vignette auto »

          La taxe carbone est liée à la consommation alors que la vignette constituait une charge fixe. Les effets potentiels sont opposés !

          - Une taxe sur la consommation incite à la modération.
          - Une taxe fixe incite au gaspillage car il faut l’amortir.


        • franck2009 29 juillet 2009 23:36

          quelle joie croa d’apprendre des conneries...

          par effet méchanique de l’incitation fiscale *


        • franck2009 29 juillet 2009 11:54

          Sarko ne devait pas augmenter les impôts, Rocard l’a fait.

          Rocard à qui l’on doit la CSG, et à qui l’on devra la taxe carbone.

          La taxe carbone dont les 8 milliards d’euros n’iront pas à la lutte contre l’effet de serre, mais serviront à combler les déficits.

          Les 8 milliards d’euros étant exactement le cadeau fait via le bouclier fiscal aux plus riches.

          Non, je pense que cette fois çi, le stratagème qui consiste à débaucher un viel homme de droite sous couvert qu’il est au PS ne marchera pas, Sarko n’arrivera pas à faire oublier qu’il a promis jusqu’à récemment de ne pas augmenter les impôts. A droite comme à gauche celà va être sa fête !


          • Jicé Jicé 29 juillet 2009 23:49

            La taxe pour combler les déficits ? Ou pour se donner plus de droits d’émission de CO2 rachetés sur le marché mondial (cf article ici) ?

            Un extrait de cet article : "(...)L’Equateur va donc demander des dons de 350 millions de dollars, en principe avant la fin de l’année, a précisé à l’AFP Francisco Carrion...Quito a créé un fonds pour les contributions volontaires, et envisage de suggérer l’émission de « Certificats de garantie Yasuni », à l’image des permis d’émission du CO2. Les pays ayant signé le Protocole de Kyoto sur le climat — qui fixe des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre — qui dépassent le taux d’émission de CO2 autorisé pourraient se racheter, en finançant la survie de Yasuni et en évitant une perte trop importante de revenus pour l’Equateur, argumente encore le promoteur du projet.(...)"


          • Polemikvictor Polemikvictor 29 juillet 2009 11:56

            Apres la CSG et la CRDS , Roccard associe son nom à une nouvelle taxe !
            Sur la consommation de carbone quand ça l’arrange, sur l’électricité meme si en France c’est hors sujet , histoire d’en remettre une louche !!
            Je suis persuadué qu’avec cela il se prend pour un bienfaiteur de l’humanité.


            • Alpo47 Alpo47 29 juillet 2009 12:03

              Sarkozy se sert, et très bien, des ces « anciennes gloires » de la gauche caviar, et qui ont un besoin pathologique de continuer à EXISTER (Lang, Kouchner, Rocard...).
              Ainsi il les discrédite un peu plus (si c’est encore possible) .
              C’est sa seule manière d’être réélu en 2012 et il joue fort bien (hélas pour nous tous) cette partition.


            • Walden Walden 29 juillet 2009 12:15

              Sans être particiulièrement rocardien, il devient pénible de voir un homme intelligent insulté à longueur de colonnes (ci-dessus et ailleurs) sous prétexte qu’il ose formuler des mesures non consensuelles.
               
              Alors tout d’abord, rendons à César... la CRDS, c’est le gouvernement Juppé en 1996.

              Quant à la CSG, c’est au départ une bonne idée, destinée à terme à remplacer l’impôt sur le revenu par un prélèvemnt à la source, comme cela se pratique dans d’autres pays. Avec la différence qu’elle inclut dans son assiette TOUS les revenus, y compris de rente, sans distinction ni abattements, niches fiscales et autres petits arrangements.

              Le problème (très français), c’est que le processus de mutation fiscale n’a jamais été mené à son terme...


            • GéraldCursoux Cursoux Gérald 29 juillet 2009 12:03

              Taxe carbone : une bonne chose à condition de l’appliquer sans dérogations. Celui qui ne baisse pas sa production de carbone, paie. Point barre. Il y aura de la casse, mais on ne fera pas baisser l’impact de l’homme sur le climat en distribuant des douceurs !
              Bien évidemment tout ça sera globalement sans conséquence car il faut raisonner production mondiale de co2 per capita... et comme la population sera multipliée par deux... même si la production per capita est divisée par deux en cinquante ans par exemple, la production globale de co2 restera au mieux ce qu’elle est actuellement puis que pendant ce même temps la population aura été multipliée par deux.
              Nous sommes foutus ! Triste perspective pour des occidentaux hédonistes... mais indifférence pour les centaine de millions de crêve la faim... .


              • Le péripate Le péripate 29 juillet 2009 12:06

                Parfois, je suis pris d’un rire inextinguible à la lecture de certains articles. Ca a été le cas quand j’ai lu, je cite : Sans entrer dans le détail, la majorité des gaz à effet de serre sont dus à l’Homme.

                Non, surtout, n’entrons pas dans le détail. MDR. Selon le GIEC lui-même (pour ne pas être accusé de partialité) l’eau (vapeur et nuages) compte pour 72% de l’effet de serre total, le gaz carbonique et les autres gaz pour 28%. Le gaz carbonique est donc (toujours selon le GIEC) responsable de 22% du total. On suit ?
                Quel est la part d’origine anthropique de gaz carbonique ? 3% du total, la majorité du gaz carbonique présent dans l’atmosphère étant rejeté par les océans.

                Donc pour notre auteur qui nous prend pour des c...s (et je n’aime pas ça !) 3%= la majorité.

                Si on rajoute à ça le fait que sur toutes les courbes comparant CO2 et températures, la courbe de CO2 est en retard sur celle des températures, n’importe quel crétin équipé d’un cerveau moyen en déduirait que c’est le réchauffement qui cause l’augmentation de gaz carbonique.

                Mais, n’entrons pas dans le détail, n’est-ce pas !


                • ZEN ZEN 29 juillet 2009 12:23

                  « Quel est la part d’origine anthropique de gaz carbonique ? 3% du total »

                  T’es sûr Péripate ?
                  Comment as-tu mesuré ça avec une telle précision ?
                  Allègre ne t’aurait-il pas aidé ?
                  C’est assez drôle...


                • Philippe Philippe 29 juillet 2009 12:28

                  Votre honneur : le CO² est le second gaz à effet de serre en volume derrière la vapeur d’eau et devant le méthane rejeté, lui, par les plantes, par les bovins et les humains


                • Le péripate Le péripate 29 juillet 2009 13:09

                  Dans le passé, il y a eu des concentrations de CO2 jusqu’à dix fois celle d’aujourd’hui. Quelle en était la cause ? Les petits hommes verts venus de Mars ?


                • ZEN ZEN 29 juillet 2009 13:11

                  J e dirais même plus, Péripate..
                  Il fut un temps où l’oxygène n’existait pas...


                • herve33 29 juillet 2009 14:05

                  @le péripate

                  Attention , à la désinformation , ce qui est important sur l’impact des gaz à effets de serre c’est leur durée de vie dans l’atmosphère , quelques semaines pour la vapeur d’eau , vingt à trente ans pour le méthane , et plusieurs siècles pour le CO2 .

                  Derrière ces campagnes de remise en cause ,non pas du réchauffement climatique , car celui ci est maintenant difficile à contester , les industries pétrolières ne manquent pas de moyens pour lancer des études bidons pour semer le trouble dans l’esprit du public , en disant que l’homme n’est pas responsable du réchauffement climatique .

                  Mais maintenant on risque de passer dans l’excès inverse ,dans la mesure où les milieux financiers , ont compris que l’on pouvait gagner de l’argent et créer une nouvelle bulle spéculative , dont l’unique but est de créer une nouvelle ponction sur les revenus du travail . 

                  Cela passera très mal auprès de l’opinion publique , alors que c’est exactement le contraire qu’il faudrait une adhésion massive des citoyens aux questions environnementales . A partir du moment où on va les taxer , on peut tout de suite prévoir que les partis écolos vont prendre une belle claque au prochaines élections , tout comme le PS qui cautionne ce racket .


                • Le péripate Le péripate 29 juillet 2009 14:12

                  Vous prenez les choses à l’envers. C’est à ceux qui veulent ou nous taxer, ou nous dire comment il faut vivre, de faire la preuve que l’homme est responsable du changement climatique, et non le contraire.


                • katalizeur 29 juillet 2009 14:28

                  @ peripathe

                  je n’ai rien a dire sur cette taxe et sur rocard ; pour etre franc je n’en contre fiche......

                  mais je tenais a vous feliciter pour vos interventions, vos commentaires sont justes et tres pertinants.....je vous encourage a continuer dans ce sens, vous avez tout mon soutiens( enfin je vous plusse....) et je formule l’espoir qu’il en soit de meme sur d’autres fil que celui -ci.....inch’allah


                • Le péripate Le péripate 29 juillet 2009 14:46

                  Ben ça alors ! Merci, j’en suis tout retourné....

                  Va en paix, et que Dieu te bénisse. smiley


                • Deds 29 juillet 2009 17:26

                  @Le Péripate
                  Ouf ! merci de remettre les idées dans le sens de la marche !
                  Marre de tous ces pseudos scientifiques qui nous assènent leurs vérités à qui mieux-mieux !


                • Jean Lasson 29 juillet 2009 21:11

                  @ Herve33,

                  « [...] durée de vie dans l’atmosphère, [...] plusieurs siècles pour le CO2. »

                  D’où sortez-vous cette « valeur » ? du rapport du GIEC ? Sur quelles mesures, quelle(s) étude(s) publiée(s) est-elle fondée ? En fait, la durée de séjour du CO2 dans l’atmosphère est de 7,7 ans (moyenne des valeurs données par 36 études effectuées sur une trentaine d’années, par une vingtaine d’équipes indépendantes utilisant 6 méthodes différentes). La valeur « plusieurs siècles » a été inventée de toutes pièces par le GIEC et ses affidés.

                  Comme vous dites : « attention à la désinformation »...

                  Le plus comique, c’est que beaucoup de gens ânonnent que le CO2 reste « plusieurs siècles » dans l’atmosphère pour justifier de son importance. Or, qu’une molécule de CO2 reste 2 minutes ou 2 siècles, cela ne change en rien sa contribution au bilan radiatif à l’instant t. Contribution qui est 20 fois inférieure à celle de la vapeur d’eau.

                  La théorie du RCA n’est étayée par aucune observation. Elle a même été réfutée par des physiciens théoriciens. Bref, elle est tout simplement fausse.

                  A propos de lobbying, Goldman Sachs a consacré 3,5 millions de dollars pour faire la promotion du RCA et de la législation cap-and-trade...


                • Le péripate Le péripate 29 juillet 2009 21:29

                  C’est assez remarquable la coagulation de tous ces groupes sur la question RCA qui par ailleurs divergent totalement. Les politiques ont besoin d’argent et ont peur de paraitre ne rien faire, des scientifiques veulent des budgets, les écolos veulent nous sauver contre nous-mêmes, les neo-communistes y voient un levier gramsciste inespéré pour imposer une société socialiste, des entreprises sautent fort opportunément sur le marché de la peur.... Bref, devant toutes ses forces coalisées, il est permis d’être pessimiste.

                  Il faudra que le réchauffement s’évanouisse comme le refroidissement antérieur aux années 70 s’est évanoui pour que la raison revienne. Ou des progrès décisifs sur la piste la plus sérieuse à ce jour qui explique les changements climatiques, l’activité solaire elle même.


                • Le péripate Le péripate 29 juillet 2009 21:32

                  Notons que les températures des océans sont en baisse depuis 2003.


                • Le péripate Le péripate 29 juillet 2009 21:36

                  Et j’oubliais les médias, bien sûr, qui n’aiment rien tant que les mauvaises nouvelles.


                • Jean Lasson 29 juillet 2009 22:02

                  @u Péripate,

                  « Notons que les températures des océans sont en baisse depuis 2003 »

                  Exact. C’est le résultat du projet ARGO, qui a débuté en 2003. Mais les « scientifiques » du GIEC essaient de corriger les données dans le bon sens, celui du réchauffement. A mon avis, ils n’ont pas renoncé. Sur d’autres mesures, celles infirmant l’existence du hot-spot intertropical prédit par leurs modèles informatiques, ils ont bien le culot de prétendre que ce sont les mesures (par balllons sondes et satellite) qui sont fausses !

                  Ceci dit, le Péripate, sur pratiquement tous les autres sujets je suis en désaccord avec vous. Je suis opposé au libéralisme que vous défendez. Je suis aussi pour une révolution qui soit vraiment de gauche. Mais certainement pas au prix de falsifier la vérité scientifique.

                  Et, sur ce point, vous avez raison : certains à gauche, qui n’ont pas le courage d’œuvrer pour cette révolution sur une base sociale, espèrent faire l’économie de ce combat grâce à une pseudo-écologie de charlatans. Cela s’appelle du naturalisme. Bien sûr, ils sont en train de se faire b..ser par le Grand Capital et ceux qui le servent... Peut-être un peu par vous aussi, du coup ?

                  Seule la vérité est révolutionnaire.


                • Le péripate Le péripate 29 juillet 2009 22:43

                  Mais je suis de gauche, dans son sens authentique, c’est à dire loin du pouvoir, opposé au pouvoir. Quant à la vérité, je ne sais si elle est révolutionnaire, mais elle n’est pas une essence. Dans le réel, il n’y a que les erreurs que nous écartons et des théories.

                  Au centre de toute cette affaire, il y a la question de la recherche dite publique. Le GIEC est à l’échelon interétatique ce que la recherche publique est à l’Etat. C’est à dire que la recherche devient politique. Que la gestion de la recherche est politique. Les gens du GIEC se bâtissent leur administration, leur petit travail tranquille. C’est si humain. Et faire le Bien même au prix du reniement de la science est un si petit pêché.
                  Le TGV, le Concorde, la conquête spaciale, ce n’était peut-être pas tellement utile, mais c’était encore modeste. Avec cette affaire, les coûts vont être extravagants, pour gagner seulement quelques années, dans l’hypothèse ou le RCA soit vrai. Et plus surement pour rien, voire pour le pire.
                  Petite anecdote qui ravira l’antilibéral, c’est Tatcher qui inaugura les rapports scientifiques politiques sur la question du carbone : elle avait besoin de l’opinion pour lutter contre les grévistes des mines de charbon. Ce n’est pas ce qu’elle a fait de mieux. lol.


                • Jean Lasson 30 juillet 2009 00:00

                  "[...] c’est Thatcher qui inaugura les rapports scientifiques politiques sur la question du carbone : elle avait besoin de l’opinion pour lutter contre les grévistes des mines de charbon. Ce n’est pas ce qu’elle a fait de mieux."

                  Parce qu’elle a fait quelque chose de bien ? En assistant à l’affligeant spectacle de la faillite du Royaume-Uni, on constate le contraire. L’embellie n’était due qu’à la période exportatrice de pétrole. C’est fini maintenant. A notre tour, en France, d’avoir notre Thatcher smiley

                  J’ai déjà lu l’histoire du lancement du RCA par Thatcher à plusieurs reprises. Cela ne m’étonnerait pas, mais avant d’y croire tout à fait, je voudrais pouvoir le vérifier. Auriez-vous des sources fiables qui le confirmeraient ? En tout cas, cette fois-ci c’est grave : les écologistes militants se sont infiltrés partout, jusque dans les grandes revues scientifiques et à la Royal Society.

                  Quant à la vérité, je l’écris avec un v minuscule. Mais je réalise qu’en science, ce concept est un invariant, en opposition au relativisme qui gangrène tout.


                • Cascabel Cascabel 30 juillet 2009 01:18

                  Indépendamment de cette histoire de carbone il est un fait indéniable que la pollution automobile est une plaie en ville. Maladies, accidents et nuisances de tout type sont provoquées par ce moyen de transport. En plus on ne trouve plus de place pour circuler, les dimensions de l’auto sont tout simplement énormes.
                  Cela fait longtemps qu’une politique urbaine intelligente aurait dû être mise en œuvre. Taxer l’entrée des villes aux voitures par exemple, évitant ainsi de transformer les centres urbains en autoroutes congestionnées. Développer le tramway fixer un nombre limite de voitures autorisées en ville en vendant aux enchères le droit de circuler tout en réservant des places prioritaires à certaines professions, aux personnes âgées et aux handicapés.
                  Naturellement, une politique de ce type priverait l’ Etat d’une grande source de revenus et ne manquerait pas de contrarier l’industrie du pétrole et de la voiture.

                  @ Péripate

                  Vous avez sûrement raison au sujet du réchauffement climatique, l’augmentation de CO2 pourrait très bien être provoqué par l’augmentation des températures et non en être la cause. En revanche je ne suis pas convaincu par votre démonstration chiffrée car des modifications sur des faibles pourcentages peuvent faire toute la différence. D’ailleurs le réchauffement climatique se joue lui même sur des faibles pourcentages. 


                • Walden Walden 30 juillet 2009 08:54

                  @ Jean Lasson

                  Bien sûr « la théorie du réchauffement climatique est fausse », c’est ainsi que l’on observe que le climat change et l’atmosphère se réchauffe (sourire). Non, l’objection sérieuse que l’on peut apporter au réchauffement climatique, ce n’est pas son inexistence, c’est sa localisation : car le climat demeure un phénomène dont la haute complexité nous dépasse. Or des zones géographiques demeurent apparemment davantage soumises à réchauffement, tandis que d’autres le sont davantage à très forte circulation d’air (zones de cyclones), d’autres à précipitations très abondantes, etc.

                  Ceci étant, vous vous acharnez à démonter la persistance à long terme du CO2 dans l’atmosphère, alors que c’est surtout sa présence en forte concentration qui contribue à l’effet de serre. De plus ce n’est pas contradictoire avec le fait qu’il y ait combinaison d’autres facteurs (méthane, vapeur d’eau) ; sauf que la diffusion de vapeur d’eau fait partie d’un cycle naturel, contrairement aux émissions massives de CO2 et de méthane issues de l’activité humaine, qui viennent perturber l’équilibre de l’écosystème, entraînant des processus chaotiques.

                  Au demeurant, vous avez raison de dire que la vapeur d’eau, dans le déreglement climatique instauré, peut ensuite jouer un rôle aggravant, dans la mesure où le réchauffement accroît l’évaporation, donc l’épaisseur de la couche nuageuse, et celle-ci vient ensuite renforcer le réchauffement.
                  source : http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=6865

                   C’est un phénomène analogue à l’augmentation locale du réchauffement induite par la fonte des glaces sur l’océan arctique, comme la fonte du permafrost, les zones dégelées devenues sombres absorbant davantage le rayonnement solaire.

                  --------------------

                  Bon, mais à vous dévoiler ainsi, l’on comprend mieux ce qui motive chez vous le déni de réalité du RCA, contre toute évidence (car par exemple dans votre aveuglement, vous semblez occulter complètement que des populations entières du Grand Nord en observent les conséquences actuellement) : c’est la nostalgie du mythe du Grand Soir, dont malgré 100 ans et plus de propagande, après qu’on ait enfin compris qu’il n’était qu’une utopie dangereuse, on réalise à présent qu’il y a d’autres alternatives bien plus crédibles, dans lesquelles l’écologie à toute sa part...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès