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Tchernobyl sur Seine

A la lumière d’un documentaire de 90 minutes, qui sera diffusé le 26 septembre, il est peut-être temps de faire le point sur cette énergie dangereuse, et non irremplaçable qu’est le nucléaire

Thomas Johnson a réalisé en 2006 ce documentaire très précis (la Bataille de Tchernobyl) sur ce qui s’est passé le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire Vladimirevitch Lénine à Tchernobyl.

Le réalisateur a survolé la centrale quelques secondes après la catastrophe et relate minute après minute ce qui s’est passé.

Pour une des rares fois, on peut voir la première explosion à 1 heure et 23 minutes.

Impressionnant.

Cette catastrophe, dont nous n’avons pas encore pris la réelle mesure, à dégagé 100 fois plus de radioactivité que la bombe d’Hiroshima.

Cette évidence est prouvée aujourd’hui par la prolifération de sangliers radioactifs dans toute l’Europe.

On sait qu’ils peuvent parcourir 15 km par jour et qu’ils se nourrissent de baies sauvages, de truffes et autres champignons, souvent contaminés à la suite des retombées de Tchernobyl. lien

Non seulement ils menacent l’équilibre des écosystèmes, mais ils sont impropres à la consommation du fait de leur contamination.

Mais revenons au film.

Le président Gorbatchev, que l’on voit témoigner dans ce documentaire, explique avoir été vaguement prévenu qu’un accident, un incendie avait eu lieu, et s’étonne qu’on ne lui ait pas dit qu’il y avait eu une explosion.

Huit heures après l’explosion il n’est que partiellement informé de ce qui s’est passé.

Pire, quelques heures après l’accident, les 45 000 habitants de la ville de Pripiat, vaquent tranquillement au soleil de leur ville, ignorant qu’ils sont en train d’être bombardés par les particules radioactives.

Des rumeurs font seulement mention d’un incendie, et que deux morts seraient à déplorer.

Des militaires sont plus ou moins discrètement envoyés sur place pour faire des mesures de la radioactivité contenue dans l’air.

Ils découvrent qu’il y a dans l’air 15 000 fois la norme acceptée, et pendant ce temps, les enfants jouent dans les squares.

Dans la soirée, la radioactivité est de 600 000 fois la norme.

Au cours de cette première journée, les habitants de Pripiat absorbent donc 50 fois la quantité de radioactivité considérée comme radioactive.

A ce rythme la dose mortelle sera atteinte en 4 jours.

Le colonel Vladimir Grebeniouk envoie des hommes aux pieds de la centrale, et découvrira plus tard qu’il les a envoyé à une mort certaine, car avec les mesures qu’ils ont effectuées, ils reçoivent en un quart d’heure la dose mortelle.

Gorbatchev envoie donc de toute urgence une équipe de scientifiques composées des meilleurs spécialistes dans le domaine nucléaire.

Il espérait qu’ils pourraient rapidement évaluer la situation, mais pendant les deux premiers jours, aucune information n’a été transmise.

20 heures après l’explosion, aucun habitant de Pripiat n’a été prévenu, et le taux de radioactivité ne cesse d’augmenter.

Aucune consigne n’a été donnée : même pas celle de fermer les fenêtres, ou d’absorber des pastilles d’iode qui auraient pu limiter les effets de la radioactivité.

On va finir par avertir les habitants, en leur donnant deux heures pour rassembler toutes leurs affaires.

Les habitants de Pripiat laissent derrière eux tout ce qu’ils possèdent, le fruit d’une vie entière, perdue à jamais.

Pendant les 7 mois qui vont suivre l’accident, le sacrifice des 500 000 liquidateurs aura empêché qu’une seconde explosion ait lieu, explosion qui aurait anéantie la moitié de l’Europe.

La suite est à découvrir dans les 6 parties de ce film, et sur ces liens : (1) (2) (3) (4) (5) (6)

Il sera diffusé le dimanche 26 septembre à 14h30 sur la Chaine Parlementaire.

A la lumière de ce film, on s’interroge aujourd’hui sur la capacité de nos dirigeants à faire face à une pareille situation.

Rappelons une fois pour toute que la technologie utilisée en URSS à l’époque n’a rien à voir avec l’accident, lequel est du seulement à une erreur humaine.

Il faut lire avec intérêt les documents en rapport avec Tchernobyl qu’a publiés le physicien J.P. Petit sur son site. lien.

Il publie la lettre du professeur Nesterenko, écrite en janvier 2005, et qui donne des détails terribles sur l’accident encore plus grand auquel nous avons échappé.

Il a aussi mis en ligne l’interview d’un ingénieur qui raconte exactement ce qui s’est passé après l’explosion.

Celui-ci donne des informations inédites, comme l’envoi de 1800 mineurs qui ont creusé une galerie sous le réacteur, pour y couler une énorme quantité de béton, et empêcher ainsi le réacteur de continuer à s’enfoncer dans le sol.

On n’a plus jamais entendu parler de ces mineurs.

Il raconte aussi que les Russes avaient envisagé de lâcher une bombe atomique sur le réacteur.

On en imagine les conséquences pour l’Europe.

En France, un accident est-il possible ? Et quelle serait la réactivité des services de sécurité ?

Un réacteur EPR est en construction à Flamanville, et des militants hostiles au nucléaire, membre de trois associations (réseau sortir du nucléaire, l’observatoire du nucléaire, et le CRILAN) ont affirmé le 8 mars 2010, sur la base de documents internes au groupe EDF, que certains modes de pilotage de ce réacteur peuvent en provoquer l’explosion.

Sur ce lien on peut découvrir les documents en question.

Naturellement, EDF se veut rassurant, affirmant que « ces documents font partie d’un processus normal d’analyse des risques, et qu’aucune conclusion ne peut être tirée pour le moment  ».

Fin 2010, un dossier sera adressé à l’autorité de sureté nucléaire, et elle seule décidera de la mise en service, ou non, du site. lien

On sait que des exercices d’alerte sont régulièrement organisés, et ils ne sont pas rassurants.

Le temps d’intervention idéal ne doit pas dépasser le quart d’heure, et régulièrement il frôle l’heure à l’exemple de l’exercice réalisé à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, aux portes de Paris, où il a fallu pas moins de 50 minutes aux services de sécurité pour intervenir. lien

Quatre mois après, le même exercice s’est déroulé dans le même lieu, et il a fallu 45 longues minutes pour intervenir.

Une question se pose : combien d’exercices d’alerte faudra-t-il pour atteindre enfin le ¼ d’heure exigé pour rendre une intervention efficace ?

A la lumière de l’accident qui s’est passé au Tricastin, le 8 juillet 2008, on constate aussi les lenteurs administratives lorsqu’il s’agit de prévenir les populations.

Un exercice d’alerte testé en novembre 2009 destiné manifestement à rassurer les populations, ne les a manifestement pas convaincues. lien

Plus récemment, un exercice « Airnuc » a été testé dans le Sud-ouest.

Il s’agissait de simuler un accident entre un avion transportant un missile nucléaire et un camion de pompiers, provoquant un dégagement de radioactivité.

30 000 personnes étaient concernées, et à la lecture du compte rendu de l’opération, on est en droit d’être inquiets.

Les trois coups de sirène n’ont pratiquement pas été entendus par les habitants concernés.

Comme le dit l’un des porte-parole du réseau « sortir du nucléaire », de nombreuses questions sont restées sans réponse  : comment évacuer ? Pour combien de temps ? Combien de personnes ? Et qui serait « sacrifié » pour enrayer la catastrophe  ? lien

Le 29 janvier 2009, l’ASN (autorité de sureté nucléaire) à organisé un exercice à Belleville (Cher) pour vérifier l’état de préparation des services de l’état en cas d’accident majeur.

L’exercice a tourné à la pantalonnade, comme l’explique Claude-Marie Vadrot de « Médiapart  », dans un article paru le 7 février 2009.

Les élus et habitants de la région ont constaté une incroyable pagaille.

Sur les 16 « cobayes » impliqués dans la simulation, la plupart n’ont pas entendu la sirène annonçant le début de l’alerte,

Bilan de cette opération : des centaines de victimes théoriquement irradiées.

Pas étonnant aujourd’hui que les écologistes aient de plus en plus le « vent en poupe », comme en Allemagne ou un sondage récent les gratifient de 22% d’intention de vote pour les élections régionales prévues en 2011. lien

Pas étonnant non plus que la France se trouve confrontée à l’enlèvement de 7 techniciens nucléaires d’AREVA, dont 5 français. lien

La rébellion Touareg, dépossédée de son territoire par AREVA qui exploite là-bas l’uranium indispensable aux centrales nucléaires françaises et qui pollue durablement les nappes phréatiques, sans en dédommager les habitants locaux, a donc décidé de ne pas se laisser faire sans réagir. lien

Pourquoi donc s’entêter à garder cette énergie dangereuse, polluante, sans solutions pour les déchets, et qui ne nous garanti pas l’indépendance énergétique ?

Il est pourtant prouvé que nous pourrions dès maintenant nous passer du pétrole comme on peut le découvrir dans cet article récent,

Alors, comme disait mon vieil ami africain :

« La persévérance est un talisman pour la vie ».

L’image illustrant l’article provient du site jjp-petit.org


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245 réactions à cet article    


  • frugeky 20 septembre 2010 10:43

    Tchernobyl n’était pas un accident.
    En l’absence de régulation et de sureté sur le territoire soviétique, les autorités de la centrale se sont autorisées une « petite » expérience en shuntant les sécurités et en poussant le réacteur dans une tentative de fusion. Ce fut une réussite mais, bon, la réaction s’est « un peu » emballée...

    On voudrait nous faire croire à la necessité de relancer ’industrie nucléaire pour faire face à l’augmentation de la demande énergétique mais rien que ça, ça prête à discussion. Alors que les économies d’energie et la délocalisation d’industries grandes consommatrices d’électricité (aluminium, notament) n’ont pas amené la demande au niveau à laquelle elle avait été prévue, on s’engage sur la production de réacteurs de quatriéme génération, dite « à neutrons rapides » ( type superphénix) tout en augmentant la durée de vie des réacteurs existants. Qui devront de toute façon continuer à fonctionner pour alimenter en carburant ces nouveaux réacteurs...

    Et bien sûr, aucune technologie validée pour le démantèlement des centrales qui devront être démantelées, ni pour la dépollution des sites et le stockage des quantités énormes de déchets qui seront issus de ces démantèlements (déchets à faible, moyenne et haute activité). Ni budget...


    • frugeky 20 septembre 2010 10:51

      Un petit rajout...

      Les pro-nucléaires mettent en avant l’électricité nucléaire parce qu’elle a un bon bilan carbone. Ce qui est vrai et va dans le sens de la directive européenne de la réduction des gaz à effet de serre. Mais ça n’en fait pas une énergie propre pour autant.


    • olivier cabanel olivier cabanel 20 septembre 2010 11:01

      frugeky
      bien sur,
      ce rafistolage des vieux réacteurs est vraiment inquiétant,
      les témoignages sont nombreux sur le constat effarant de l’état de certains réacteurs,
      cuves fissurées, fuites en tout genre, il faudrait qu’un responsable (vraiment responsable) arrête tout avec un très prévisible accident.
      merci pour votre commentaire auquel il n’y a rien d’autre à ajouter.
       smiley


    • fonzibrain fonzibrain 20 septembre 2010 13:01

      frugeky


      tu peux m’en dire un peu plus sur l’experience des soviétiques, je croyais qu’ils avaient testé un incident pour vérifier les capacités de la centrale.

      certains disent qu’ils avaient un peu bu, ça me métonnerai pas même si je pense que ce soit faux.

      j’ai vu un doc sur la vie qui c’est dévelloppé à pripyat, c’est franchement démentiel, je me demande encore qui a fait ce doc et pourquoi, tellement ce qui y est dit est surprenant et fait tomber les idées reçus sur les conséquences des radiations.

      il semblerait que les espèces animales et végétales réagissent de manière très différentes aux radiations, certains s’y acclimatent d’autres disparraissent, rien n’arrete la Vie.


      bref, sinon ce matin dans le figaro il y a vait une carte avec l’age des centrale nucléaires dans le monde et c’st assez flippant, elles ont toutes entre 25 et 41 ans !!!!!!!

      c’esdingue, parceque l’accident de tchernobyl a crée les conditions pour de nouveaux accidents, en effet, après l’incident, quasiment aucune centrale nucléaire en occident n’a été construite, de fait, une bonne partie du savoir faire a été perdu et on paye aujourd’hui cette situation avec la vetusté de nos installation.


      en plus, dans son malheur l’union soviétique, profitant d’une forte capacité de résilience, a su faire face à cette catastrophe, en mobilisant des centainnes de milliers d’hommes, les fameux bio robots, ces gens disent aujourd’hui qu’ils n’avaient pas le choix, mais pas dans le mauvais sens du terme, ces gens ont été très courageux et je ne pense pas que les dirigeants soviétiques aient eu le choix de faire ce qu’ils ont fait.

      aujourd’hui , qui en france iraient se sacrifier pour sauver le reste de la population, j’aime pas le communisme, mais sur ce coup la, ils ont eu une bonne mentalité.

      enfin bref, il y a 10 ans j’étais pour le nucléaire, aujourd’hui je pense acvoir compris que c’est une immense fumisterie extrémement dangereuse.


      l’incident nucléaire en france est très probable, simplement parceque nous sommes le pays le plus nucléarisé au monde, chaque réacteur multiplie les chance d’incident

      sinon, rien à voir, mais j’ai appris que les chinois veulent construire un barrage hydro electrique au tibet sur le yarlung tsangpo ( bramapourte), avec une capacité, tenez vous bien de 38 Giga watts, oui, oui, plus de 2 fois celui des trois gorges !!!!!!!

      pour indo, l’EPR fait 1, 6 gigawatts et c’est la plus grosse centrale au monde



    • frugeky 20 septembre 2010 13:29

      @ fonzibrain
      pas d’info, juste des discussions informelles. Comme souvent pour ce qui concerne le nucléaire, l’info ne passe que difficilement.
      Quid de la formation en France des ingénieurs et des techniciens du nucléaire ?
      Je ne suis pas pour l’industrialisation du nucléaire mais j’apprécie l’aspect technologique et les recherches qui y sont associées.


    • boris boris 20 septembre 2010 14:15

      Hélas Fonzibrain, le Russe boit de la Vodka à toute heure du jour et de la nuit, c’est bien connu.


    • krolik krolik 20 septembre 2010 14:23

      @Boris,
      Pour étayer un peu ce que vous dîtes sur le thème « vodka et Tchernobyl »..

      J’ai un bon ami, Léonid, qui est un très bon physicien à l’institut de recherche nucléaire Kourtchatov à Moscou et cela depuis 30 ans. Lorsque l’explosion de la centrale s’est produite, il a été requis avec son équipe pour développer une caméra de gammaspectrométrie. Pour la mettre sous un hélicoptère et aller détecter les emplacement des plus gros morceaux du réacteur et les récupérer. En trois jours ils ont fabriqué la caméra.

      Au passage je vous signale que de telles caméras existent en France et sont en alerte permanente. Et que c’est avec ces caméras que la France est allée localiser les matériaux nucléaires développés par Saddam Hussein à l’issue de la première guerre du Golfe en 1991.
      Mais revenons à Léonid. Avec son équipe il arrive à Tchernobyl. Il faut monter la caméra sous un hélicoptère. Le problème c’est que la caméra a été développée en 50Hz et que les hélico c’est du 400 Hz, nouveau bricolage avec les moyens du bord. Enfin cela fonctionne, Léonid monte dans l’hélico avec le pilote. Beaucoup de bruit dans l’hélico, il discute avec le pilote par un casque radio. A 300 mètres d’altitude il demande au pilote de faire un « point fixe » pile au dessus du réacteur éventré pour prendre ses repères avec la caméra. Il demande au pilote de s’arrêter, mais le pilote répond qu’il ne peut pas, qu’il a peur.. Retour au sol. A ce moment ils voient arriver un équivalent jeep, un général en descend. le général a suivi la discussion à la radio.
      Et sur le champ il destitue le pilote de ses galons. Le pilote qui a eu peur est indigne de l’Armée Rouge ! Il faut trouver un autre pilote.
      L’URSS avait fait revenir d’Afghanistan des hélicoptères pour commencer les bombardement du réacteur éventré avec du plomb, du sable.. La caméra est montée sur un de ces hélicoptères, encore équipé avec ses mitrailleuses. Le pilote qui en a vu d’autres ne se fait influencer par un malheureux foyer en chauffe ! Le point fixe en fait, l’image est bonne, exploitable.

      Le pilote dit : il faut fêter cela ! Mais le problème c’est qu’à Tchernobyl éventrée il n’y a pas de vodka à boire. Alors le pilote dit : Je connais un « gastronom » pas loin en Biélorussie où ils vendent de la vodka.
      Et le pilote de remonter dans son hélicoptère. Il arrive à l’endroit prévu. Rentre dans le magasin et tombe sur une bonne femme « chien de garde ». « Pour la vodka, c’est fermé, revenez dans quatre heures, ce sera ouvert ». Le pilote est remonté dans son hélico et est allé faire un point fixe juste au-dessus du magasin, il a regretté de ne pas avoir de munitions pour une mitrailleuse ! Et cela jusqu’au moment où le « chien de garde » est sortie en levant les bras au ciel, elle se rendait. L’hélico est rentré avec 10 bouteilles de vodka à Tchernobyl, et ils ont fêté cette victoire sur l’adversité.
      Lorsque mon ami Léonid vient à Paris, je l’invite au restaurant, et je lui demande qu’est-ce qu’il veut boire ?
      Trois double whisky dans un grand verre ! La serveuse de me dire : Vous deviez prendre une bouteille ça vous reviendrait moins cher.
      Difficilement inventable tout cela. Mon ami Léonid est un « liquidateur », pour l’instant sa santé parait « bonne ». Mais le pilote de l’hélicoptère et les collègues ? ? ? ? S’ils sont morts, on les classe sur le chapitre « irradiation Tchernobyl » ou sur le chapitre « alcoolisme invétéré » ?


    • boris boris 20 septembre 2010 14:30

      Krolic, franchement tu es bon, je suis mort de rire.


    • olivier cabanel olivier cabanel 20 septembre 2010 18:37

      fonzybrain,
      je me permet de m’inviter dans le débat,
      j’avais relaté ces évènements avec les plantes et les animaux dans le secteur interdit de Tchernobyl,
      il semblerait (conditionnel) que çà pourrait être du aux chaines adn des espèces sauvages, qui seraient capables de résister aux doses (1000 fois la norme) qui se trouvent dans ce secteur,
      mais on en est aux supputations,
      ce qui est sur, c’est que pour l’être humain, çà ne marche pas.
      avez vous lu l’article que j’avais fait la dessus ?
      à+


    • goc goc 20 septembre 2010 19:46

      @ fonzybain

      pour indo, l’EPR fait 1, 6 gigawatts et c’est la plus grosse centrale au monde

      attention il ne faut pas confondre
      la partie nucléaire d’une centrale, ce n’est que la chaudière, elle sert a faire de la vapeur, après cette vapeur est envoyé a des groupes turbine-alternateurs, qui eux produisent l’électricité, et c’est pour ces groupes qu’on parle de mega ou gigawatt, pas de la chaudière.

      d’ailleurs cette chaudière souvent alimente plusieurs turbines, c’est a dire qu’elle fournit la vapeur à plusieurs ensembles turbine-alternateur

      De même, les grosses « cheminée » qu’on nous montre des qu’on voit une centrale nucléaire, ne sont que des systèmes permettant de récupérer la vapeur pour la re-condenser en eau et la renvoyer vers la chaudière (cette eau est déminéralisée et donc coute plus chère que l’eau du robinet). Et donc ce cheminées ne polluent pas du tout, contrairement a ce qu’on essaye de faire croire (la « fumée » qui en sort n’est que de la vapeur d’eau et rien d’autre)

      enfin, pour moi, le plus grave dans le choix du nucléaire, n’est pas tellement celui du risque, mais surtout celui de la gestion de fin de vie des centrales et du non-traitement des déchets issus du démantèlement des centrales qui ont fini leur exploitation

      pour le reste, tres bon article, et bonne précision de fonzibrain


    • olivier cabanel olivier cabanel 21 septembre 2010 07:33

      boris,
      krolik est juste bon pour des anecdotes de ce type,
      comme çà il peut évacuer les sujets qui (le) fachent et qui sont au coeur de l’article :
      tchernobyl erreur humaine, et non pas technologique
      nucléaire français impréparation, vétusté des centrales augmentant chaque jour un peu plus les risques d’accident, pas de solution pour les déchets, prix exorbitant de cette énergie (nos portemonnaies vont bientot l’apprendre à nos dépens.
      merci de ton commentaire
       smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 21 septembre 2010 08:58

      correction
      « avant un prévisible accident » et non pas « avec un prévisible accident »
      désolé
       smiley


    • BABAYAYA BABAYAYA 20 septembre 2010 10:44

      @ olivier : 


      Bonjour, vous parlez de tchernobyl mais vous oubliez de saluer la politesse de ce nuage radioactif en provenant et qui s’est gentiment arrété à nos frontières pour ne pas nous géner !!!.

      On a du bol nous les français quand même !

       smiley

      • Harfang Harfang 20 septembre 2010 10:56

        C’est des frontière GoreTex® : elles laissent passer les Roms d’un côté, et pas les particules radioactives de l’autre. Formidable !


      • olivier cabanel olivier cabanel 20 septembre 2010 11:02

        BABAYAYA,
        bien évidemment, nous sommes les champions.
        on se demande quand même comment ils vont freîner l’avancée des sangliers radioactifs ?
        une ligne maginot aux frontières ?
         smiley
        merci de votre commentaire.


      • BABAYAYA BABAYAYA 20 septembre 2010 11:04

        oohhh celle là harfang je la garde, elle est excellente (pour qui aime l’humour noir...)


        cela dit attention, j’ai le numéro de brice alors tiens toi à carreaux...

         smiley

        bonne journée

      • olivier cabanel olivier cabanel 20 septembre 2010 11:06

        Harfang,
        ils ne laissent pas passer les gens du voyage,
        la preuve ils les renvoient ailleurs,
        ces femmes et ces hommes sont pourtant munies de documents permettant leur circulation sur tout l’espace européen,
        des aires d’accueils ont même été votées, pour les recevoir,
        sauf que les 3/4 des municipalités n’ont pas respecté la loi républicaine,

        quant à la pollution radioactive, même sans papiers, elle se moque royalement des frontières,
        tout comme les sangliers cités dans l’article.
        tout comme AREVA qui exploite l’uranium au Niger, au mépris des populations locales...
        merci de votre commentaire.


      • BABAYAYA BABAYAYA 20 septembre 2010 11:07

        @ olivier, 


        dommage je ne retrouve pas le lien mais il a été récemment constaté au niveau européen que la prolifération des sanglier était passé au stade « out of control ».....

      • olivier cabanel olivier cabanel 20 septembre 2010 11:12

        BABAYAYA
        voila un lien
        http://www.lepost.fr/article/2010/08/20/2189765_sangliers-radioactifs-la-france-doit-elle-expulser.html
        la prolifération pose un problème, mais la question se pose, est-ce que çà vient des élevages de sangliers qui ont été faits pour amuser les chasseurs ?
        ou bien cette prolifération a-t-elle d’autres raisons ?
        j’avais évoqué celle des chevaux de Prevalszki dans la zone interdite de Tchernobyl, dans un article ancien,
        si on observe ces sangliers, on voit qu’ils n’ont pas la bosse qu’ont les sangliers sauvages.
        or le sanglier domestique peut avoir des portées de 5 marcassins, voire plus,
        ce qui n’est pas le cas du sanglier « authentique ».
        en attendant, ils se nourrissent de produits radioactifs, et sont vraisemblablement impropres à la consommation.
        affaire à suivre donc.
         smiley


      • Triodus Triodus 20 septembre 2010 11:21

        Aïe.. c’est dangereux, pensez donc !

        Un gros pétard dans le c.. et ça fait une bombe sale !

        Ah M’dame Michu, c’est terrible c’qui s’passe de nos jours, avec toutes ces histoires de terroristes..


      • olivier cabanel olivier cabanel 20 septembre 2010 11:24

        triodus,
        oui, effectivement, on peut en mourir, et la mort est dangereuse.
        mais comme vous le savez çà fait partie de la vie,
        sauf qu’on voudrait bien qu’elle soit en principe la plus longue possible,
        pas vous ?
         smiley


      • Triodus Triodus 20 septembre 2010 11:34

        Naturellement ! Et la blague bête et potache n’enlève rien à la noirceur de votre propos, bien au contraire.

         Et merci pour votre article intéressant.

        Cdt


      • olivier cabanel olivier cabanel 20 septembre 2010 13:15

        Triodus,
        je suis rassuré,
        merci d’avoir précisé votre intention,
        cdt aussi


      • Eloi Eloi 20 septembre 2010 16:51

        @ BABAYAYA

        >>Bonjour, vous parlez de tchernobyl mais vous oubliez de saluer la politesse de ce nuage radioactif en provenant et qui s’est gentiment arrété à nos frontières pour ne pas nous géner !!!.

        Je vous conseille de lire ce document et de consulter les extraits de documents historiques de 1986.

        Un exemple (accident le 26 avril 1986)
        Libération titre le vendredi 2 mai : « « Pierre Pellerin le Directeur du SCPRI a annoncé hier [donc le 01/05, jour férié où les journaux ne paraissent pas] que l’augmentation de la radioactivité était enregistrée sur l’ensemble du territoire sans aucun danger pour la santé. »

        Le premier mai, donc quatre jours après l’accident, il y a donc eu des mesures d’augmentation de la radioactivité, lesquelles mesures sont parues immédiatement dans la presse. Qui a donc dit que « le nuage s’arrêterait à la frontière ? »

        Libération le lundi 12 mai : "« Les pouvoirs publics en France ont menti, le nuage de Tchernobyl a bien survolé une partie de la France, le Pr Pellerin en a fait l’aveu deux semaines après l’accident nucléaire »

        Vous ne voyez pas comme une petite contradiction ?

        La lecture de l’ensemble des communiqués du SCRPI et des articles de presses vaut le coup.


      • olivier cabanel olivier cabanel 20 septembre 2010 18:38

        Bonjour Eloi,
        content de vous retrouver sur ce fil,
        attendez vous à la hargne pro-nuk de krolik,
        il n’est jamais très loin lorsqu’on touche à son cher (très cher) nucléaire.
         smiley


      • Eloi Eloi 20 septembre 2010 18:51

        Bonjour,

        J’aime beaucoup les commentaires de krolik : précis, argumentés, cultivés, assortis d’exemples et d’anecdote...

        Pour tout dire, et je m’en excuse d’avance, je viens plus pour ses commentaires que pour les votres.


      • olivier cabanel olivier cabanel 21 septembre 2010 07:37

        eloi,
        je vous ai bêtement confondu avec un autre éloi,
        et bien évidemment vous êtes le comparse de krolik
        aveuglement, mauvaise foi, tentative de manipulation : ce sont vos armes préférées à vous deux,
        mais vous savez bien ou se trouve la réalité, la dure vérité.
        la méthode coué est efficace, mais dans ce domaine là, ca confine à l’obscurantisme,
         smiley


      • olivier cabanel olivier cabanel 21 septembre 2010 09:07

        Eloi,
        vous tentez de nous faire croire que l’information du risque radioactif du à la catastrophe de tchernobyl était bien passée ?!
        de qui vous moquez vous ?
        dois-je vous rappeler que les salades alsaciennes se vendaient comme si de rien n’était, alors que de l’autre coté de la frontière elles étaient interdites à la consommation,
        dois je vous rappeler que sarkozy était à ce moment « responsable des risques chimiques et radiologique au ministère de l’intérieur » ?
        c’est donc lui qui était en charge du traitement des effets de tchernobyl sur la population.
        bizarrement, il a gommé ce « fait d’armes » de son cv.
        http://culturecritique.wordpress.com/2007/03/30/sarkozy-tchernobyl-et-la-desinformation/


      • Eloi Eloi 21 septembre 2010 19:13

        Cabanel,

        Je n’évoque pas le « risque radioactif », j’évoque le fait que quatre jours après l’accident, et tous les jours suivants, des communiqués du SCPRI (Pr Pellerin) informaient par le biais des journaux de l’élévation du niveau de radioactivité en France.

        Cela signifie deux choses :
        * les autorités compétentes (le SCPRI) n’ont jamais caché la contamination radioactive de la France
        * les journaux publiaient ces résultats au jour le jour, ce qui induit que la population était informée (a moins que vous considériez que Libération soit un mauvais journal, ca vous regarde)

        Conclusion : les autorités compétentes n’ont jamais déclaré que le nuage s’était arrêté à la frontière.

        Ce mythe n’est donc qu’un mythe alimenté par des mythomane depuis plus de 20 ans.


      • olivier cabanel olivier cabanel 21 septembre 2010 22:51

        eloi,
        j’ai bien peur que vous ne compreniez même pas ce que vous écrivez,
        vous affirmez que le scpri avait prévenu les français,
        mais alors pour quelle raison les salades étaient interdites à la vente d’un coté de la frontière, et permises de l’autre coté ?
        une manière de dégager sa responsabilité ?
        tout comme la formule en usage sur les paquets de cigarettes « fumer tue »
        mais alors, dans votre logique, sarkösi (puisqu’il était responsable de çà à ce moment) aurait du obliger les commerçants à mettre sur leur salades :
        « me manger tue »
        logique, non.


      • krolik krolik 20 septembre 2010 11:39

        Ca faisait un moment que l’on n’avait pas eu ce pensum déjà discuté moult fois.
        Alors faisons quelques corrections.
        Lénine s’appelait suivant la mode russe :
        Vladimir Ilitich Lénine. Ilitch étant le patronyme, c’est à dire « fils de Ilya » et non pas un truc comme Vladimirevtch (ce qu’aurait pu avoir son fils comme patronyme, s’il avait eu un fils.. qu’il n’a pas eu à connaissance).
        Vous citez en référence JP ;Petit, ça c’est une brave rigolade. De mon temps le cinq fautes entraînaient un « zéro » , et le « zéro » était une note éliminatoire, ce qui finalement était une bonne pratique. J’applique cette pratique à JP.Petit à propos duquel on peut citer pêle-mêle :
        - les tirs nucléaires dans les mines de Gardanne.
        - le naufrage du Koursk par un tir au contact d’une sous-marin américain.
        - les Ummtes, habitants de la planète Ummo, et avec ses bouquins il a fait son beurre.
        - la torpille Schkal qui serait propulsée par MHD alors que c’est de la supercavitation qui n’a rien à voir..
        - l’explosion d’AZF avec une arme magnéto-hydro-dynamique. MHD.
        Enfin JP Petit est maniaco dépressif de la MHD.
        Et ce qu’il raconte est à mettre à la poubelle directement.

        Cette semaine, dans les Grandes gueules de RMC, j’ai entendu Stéphane Lhomme, président du tout nouvel observatoire du nucléaire (pour avoir un président ce doit être une société anonyme)- organe d’une parfaite neutralité et pas orienté pour un sous ! - développer cette thèse, mais en l’enrichissant d’une singularité qui vaut son pesant d’or : selon lui, les ravisseurs des 6 français et la mouvance islamiste, à laquelle ils semblent appartenir, seraient manipulés par des Chinois qui cherchent à bouter les Français hors d’Afrique pour faire main basse sur les considérables ressources minières du Continent, notamment uranifères.
        À en juger par la considération que témoignaient les animateurs de l’émission à l’ancien de SDN, ce dernier a fini par acquérir la stature d’un géopoliticien, dont l’avis compte. Une démonstration supplémentaire que celui qui occupe avec constance le terrain médiatique finit toujours par avoir raison aux yeux des amuseurs et, finalement, aux yeux du plus grand nombre.
        Il faudrait lui demander son avis sur l’enlèvement de deux Chinois de la recherche pétrolière à la limite du Tchad et de l’Ouganda, il y a deux semaines. Une manoeuvre de Total certainement.

        Quant à la référence au bon et regretté Pr Nesterenko qui annonçait en Février 2008, 20 millions de morts sur la zone Rssie/ Belarus / Ukraine en 22 ans, plus personne n’était mort de mort naturelle pendant cette période !!

        Vous choisissez vraiment des références de qualité !!

        Quant à la dissémination de la radioactivité comparée entre Tchernobyl et Hiroshima, je vous mets ici un graphique représentant ces relachements comparativement, car il n’y a pas eu qu’Hiroshima..
        http://i37.servimg.com/u/f37/12/17/43/12/contam10.jpg

        Mais je pense que je vais faire une série de copier-coller d’anciens messages sur nos discussions.. Des fois que certains lecteurs aient manqué leur lecture.
        @+


        .


        • slipenfer 20 septembre 2010 13:19

          le mr krolik

          devrait bien regarder cette vidéo et aller se faire désenvouter

          sorcellerie capitaliste (Isabelle Stengers


        • olivier cabanel olivier cabanel 20 septembre 2010 13:23

          Krolik
          vous êtes toujours là où on vous attend.
          mais je remarque, et je ne dois pas être le seul, que vous vous attachez à tenter en vain de discréditer des informations en attaquant directement un témoin, un lanceur d’alerte.
          j’évoque bien évidemment jp Petit.
          c’est une attaque basse, et assez vaine.
          (je vous reconnais bien là)
          quel que soit le jugement que vous portez à jp Petit, vous ne lui enlèverez pas son bagage scientifique.
          mais là n’est pas la question.
          son métier de physicien n’est pas en cause dans l’article,
          il ne joue que le rôle d’un « journaliste »
          il propose des témoignages.
          alors je m’interroge.
          pourquoi s’en prendre à jp Petit plutot qu’aux témoignages qu’il propose ?
          un manque de courage ?
          un manichéisme ?
          une volonté de détourner l’attention ?
          çà ressemble beaucoup à de la malhonnêteté
          et j’espère me tromper.
          alors, vous pourrez faire tous les « copiés/collé » du monde,
          si vous ne répondez pas aux informations données dans l’article, je serais très vite tenté de vous envoyer jouer dans un bac a sable, avec un seau et une pelle.
          c’est à vous de voir.
           smiley


        • krolik krolik 20 septembre 2010 13:59

          @Slipenfer.
          Mais Tchernobyl n’est pas une affaire capitaliste, c’est dans la grande tradition communiste de sortir les tripes des centrales pour les mettre sur la pelouse..
          Vous avez du manquer celle-là :
          http://www.boston.com/bigpicture/2009/09/the_sayanoshushenskaya_dam_acc.htm l

          Perso je préfère habiter à côté d’une centrale nucléaire plutôt qu’en aval d’un barrage, il n’y a pas de commune mesure. je vous mets ici une petite liste , les pays, les dates, les nombres de morts, et les lieux.
          Ce ne sont pas des morts virtuels, ce sont des morts identifiés..
          Argentine 1970 4-1 100 morts Mendoza
          Brésil 1960 28-3 1000 morts L’Oros
          Chine 1993 27-8 +240 morts province de Qinghai
          Colombie 1972 25-2 60 morts Foledon
          Corée du Sud 1962 28-10 163 morts Sunchon
          Espagne 1802 608 morts
          1959 9-1 144 morts Wega de Fera
          Etats-Unis 1874 16-5 144 morts Williamstown (Massachussetts)
          1889 31-5 2204 morts Johnstown (Pennsylvania)
          1928 13-3 700 morts Saint Francis (California)
          1972 26-2 +450 morts Logan (Virginia)
          1976 7-6 140 morts Teton (Idaho)
          France 1895 27-4 87 morts Bouzey (Vosges)
          1959 2-12 423 morts Malpasset (Var)
          Angleterre 1864 12-3 250 morts Sheffield
          Inde 1979 11-8 30000 morts Machhu
          Indonésie 1967 27-11 160 morts Kebumen
          Italie 1923 1-12 600 morts Gléno
          1963 9-10 2118 morts Vaiont
          1985 19-7 264 morts Tesero
          Ukraine 1961 13-3 145 morts Kiev
          Ah, la douce énergie renouvelable, bucolique, le pêcheur qui va tremper son fil...

          A propos de Tchernobyl, savez vous pourquoi ils ont envoyé une trentaine de pauvres types se faire griller sur le toit de la tranche N°3 à enlever des débris à la main ?
          Ce n’est pas une question de salubrité, Simplement une question de consigne pour faire repartir la tranche N°3 qui ne pouvait redémarrer avec une telle présence de matériaux radioactifssur son toit. Il y avait le dogme de « Priorité à la production » au mépris des individus. Et de fait les autres tranches ont redémarré deux jours après l’explosion.. Impossible d’imaginer cela en Occident.
          @+


        • slipenfer 20 septembre 2010 14:07

          @krolik
          je me doutait bien que tu ne comprendrai rien a cette vidéo
          si toutefois tu la visionné.

          complétement à coté de la plaque  smiley


        • krolik krolik 20 septembre 2010 14:08

          @L’auteur.
          Mais avouez que JP.Petit , malgré sa carrière scientifique est un drôle de raconteurs de coneries. Maintenant qu’iol est retraité, il ne risque plus de se faire virer du CNRS.
          Mais si seulement il avait lancé une seule alerte valable.. Mais là rien de rien.

          Alors voici pour ceux qui n’auraient pas lu l’histoire de Tchernobyl.
          je vais essayer de vous donner quelques arguments de plus concernant l’explosion de la centrale de Tchernobyl qui est un phénomène soviétique avant d’être un phénomène « atomique ».

          Les réacteurs RBMK sont des réacteurs qui sont faits pour fabriquer du plutonium militaire et de l’électricité accessoirement. Il en était de même pour les réacteurs française de la filière « graphite-gaz » ainsi que des réacteurs canadiens CANDU. Pour avoir du bon plutonium militaire il faut avoir des taux de combustion faibles de l’ordre de 7000MW.J/tonne. Nos REP actuels vont dans les 40 000MW.J/tonne et ne fabriquent pas du « bon Pu » militaire. D’autre part ces trois filières de réacteurs présentent l’avantage de pouvoir charger / décharger le combustible lorsque le réacteur est en fonctionnement. Un barreau de combustible atteint le taux de combustion optimal on peut le sortir sans perdre de temps à arrêter le réacteur.

          Pour les réacteurs PWR, un rechargement annuel avec une longue période d’arrêt.
          D’autre part ces réacteurs RBMK sont modérés au graphite (qq centaines de tonnes de graphite), comme l’étaient les UNGG français arrêtés maintenant.La différence entre le graphite et le charbon est minime...cela brûle très bien et dans l’explosion de Tchernobyl cela a eu une grande importance.

          Les RBMK n’ont pas d’enceinte de confinement à comparaison d’un REP français c’est la comparaison entre un autocar « sans carrosserie » et un autocar « avec » carrosserie« .
          Les RBMK utilisaient un combustible faiblement enrichi à 1,7% (alors que les REP utilisent du 4% d’enrichissement), ce qui dans la configuration du réacteur conduisait à un »coefficient de vide positif« . Ce qui traduit en Français se comprend par : si l’eau (fluide qui sert de transfert de chaleur) se transforme en vapeur par échauffement et bien la réacteur nucléaire s’accroît..plus ça chauffe et plus ça chauffe..Alors qu’un REP français au contraire si cela fait de la vapeur dans le réacteur la réaction décroît.. (coefficient de vide négatif).

          Pour comprendre encore mieux le fonctionnement d’un réacteur il faut savoir que l’on envoie un neutron sur un noyau fissile comme de l’uranium 235 (celui qui a été enrichi). A ce moment le noyau va se séparer grossièrement en deux pour former des produits de fission et émettre en moyenne 2,7 neutrons pour un neutron reçu. Les neutrons produits vont à leur tour communiquer la fission, c’est la réaction en chaîne. mais si le phénomène en restait là il n’y aurait que possibilités avec ces »neutrons instantanés« soit c’est l’explosion nucléaire telle une bombe si la divergence est grande soit c’est l’étouffement de la centrale et l’arrêt du réacteur s’il n’y pas eu assez de neutrons. Alors il se passe un phénomène très curieux et essentiel à la maîtrise de la fission nucléaire : les produits de fission vont émettre dans les quelques dizaines de secondes ce que l’on appelle des »neutrons retardés« . Et c’est grâce aux neutrons retardés que l’on va pouvoir piloter une centrale en restant dans un fonctionnement de sécurité.

          Dans le cas des RBMK de l’époque, avec faible enrichissement, il y avait une faible production de neutrons retardés à basse puissance. A basse puissance on disait que le réacteur était instable. Une instabilité à basse puissance, vous connaissez, vous essayez de démarrer une voiture à l’arrêt en ayant enclenché la 3èùe vitesse.. ou elle part en faisant un bond ou bien le moteur cale. ca c’est une instabilité.

          Ensuite de quoi pour contrôler le réacteur il y a des barres de contrôle, en gadolinium, en nitrure de bore , en europium suivant les cas. Tous des matériaux absorbeurs de neutrons pour rentre la réaction sous critique. Un RBMK, de mémoire devait fonctionner avec environ 240 barres de contrôle et il était interdit de descendre à moins de 32 barres dans le réacteur. Ces barres sur les RBMK sont motorisées avec un petit moteur et pour injecter une barre dans le réacteur ça prend environ 30 secondes. En France les REP, les barres chutent par gravité en qq secondes. les barres du RBMK avaient un embout en graphite, c’est à dire qu’au début de l’insertion de la barre, au lieu de ralentir la réaction nucléaire ça commençait par l’accélérer.. Vous conduisez votre voiture et en appuyant sur le frein ça commence par accélérer la voiture... Un »must« .

          Ca c’était pour les idées au niveau du matériel. Maintenant un jour, les gens de la centrale ont reçu un ordre d’essai en provenance du ministère de la défense de Moscou. L’essai demandé préconisait de vérifier si l’on pouvait faire repartir les pompes de circulation d’eau primaire et relancer le réacteur dans le cas ou :

          - disjonction du réseau
          - disjonction de circuit électrique de contrôlé commande. Et repartir en utilisant l’énergie cinétique contenue dans le turbo-alternateur, qui lui est une grosse pièce mécanique qui tourne à 3000 tours/minute pour du 50hertz. Simulation d’une situation accidentelle très curieuse.

          Dans la pratique une telle configuration ne peut se produire que dans le cas d’une »impulsion électromagnétique nucléaire« IEMN. C’est une situation de guerre (nous étions en pleine guerre froide). Une explosion nucléaire ç haute altitude va provoquer un plasma qui va s’expanser rapidement. Le plasma est conducteur de l’électricité, dans la haute atmosphère, comme au sol il y a le champ magnétique terrestre. Un conducteur électrique qui se déplace dans un champs magnétique crée un courant électrique. Dans le plasma il va se produire donc un courant. ce courant très rapide et très intense va produire des inductions électriques qui vont provoquer des sur-intensités sur les réseaux électriques et de télécommunication, mettant en carafe tous les réseaux en question.

          En Europe Occidentale le point le plus efficace pour faire une IEMN, c’est à 100 km d’altitude au large de Brest, dans ce cas plus un brin d’électricité entre Oslo et Gibraltar...

          Donc l’essai demandé était un essai de défense passive en prévision d’une guerre directe.
          Mais un réacteur nucléaire ce n’est pas une mobylette on ne peut pas faire n’importe quoi. C’est un bon char à boeufs qui tire sur le réseau. Si le réseau, le timon du char, se met à lâcher, le turbo-alternateur va s’emballer puisqu’il n’aura plus rien pour le freiner. Il faut absolument éviter cela. Pour éviter cela, automatiquement au mieux d’envoyer la vapeur vive à la turbine on va contourner la turbine et envoyer cette vapeur au condenseur qui est sous la turbine.
          Le problème c’est que la vapeur vive va être aux environs de 70 bars et arriver sur un condenseur qui lui est bien refroidi vers 25°C et est en dépression par rapport à l’atmosphère. le condenseur n’aime pas du tout cela. Et si le condenseur n’arrive pas à refroidir cette vapeur, sa pression va monter et des ouïes de sécurité vont claquer. Il faudra deux jours pour que tout cela refroidisse suffisamment et pour que l’on puisse venir remplacer les ouïes de sécurité.

          Mais les opérateurs qui ne sont pas si nuls que cela, savent bien tout cela. Ils savent aussi que le turboalternateur ne va pas continuer à tourner tout seul sans entraînement pendant deux jours, ils savent qu’ils disposent de seulement quatre heures avant que le turboalternateur ne s’arrête.

          Ce »détail« sur le fonctionnement d’un réacteur, le gars du ministère de la défense de Msocou n’en savait rien du tout, il a demandé cela comme un militaire à la c..

          Au passage on peut se souvenir que lorsque le réseau français s’est cassé la figure le 17 décembre 1977, ce qui a entraîné des »contournements au condenseur« sur des centrales , et bien il a fallu deux jours pour que les d^tes centrales ne redémarrent, changement des ouïes de sécurité et vérifications autres...etc..

          Mais les opérateurs n’avaient pas le choix, il devaient faire la manip, sinon c’était le goulag ou assimilé. Il devaient montrer cette grande victoire de la technologie soviétique qui aurait aider le pays encas de guerre avec l’Ouest.

          Alors ils ont triché, ils ont voulu descendre la puissance, de telle façon à réduire au minimum la pression et la température de la vapeur devant arriver au condenseur. Tout cela pour avoir une chance de ne pas faire claquer les ouïes et essayer de passer. de toutes les façons à grande puissance ou a petite puissance l’énergie cinétique contenue dans le turbo-alternateur est toujours la même puisqu’elle se mesure en fonction de la vitesse de rotation qui elle est constante. Donc ce n’était que tricher à moitié de ce point de vue. mais c’était une tricherie complète qui rendait l’essai non significatif, car dans un cas de guerre réel la grande probabilité de l’IEMN aurait été de se produire en régime normal du réacteur donc à régime max.
          Pourquoi ont-ils attendu la nuit pour faire cette manip ? Tout simplement parce que l’URSS vendait du cournt électrique à l’Autriche. Autriche qui est antinucléaire depuis longtemps mais qui ne dédaigne pas acheter du courant nucléaire. D’ailleurs c’est ce qui a retardé ensuite la fermeture des autres réacteurs de Tchernobyl, car l’Autriche achetant toujours du courant électrique à cette centrale en »devises fortes« , l’Ukraine a voulu conserver cette rentrée de devises le plus longtemps possible..

          Mais revenons au 26 Avril 1986. L’heure de pointe en Autriche est passée, la centrale de Tchernobyl ne sera pas appelée ce soir là en renfort du réseau électrique autrichien. Ils vont être libre de leur action et vont pouvoir faire leur manip.
          La baisse de la puissance se fait difficilement, la situation est complètement instable. Des transitoires de niveau et de débit déclenchent des alarmes, le réacteur se rebelle contre la préparation de la manip.
          Par six fois les opérateurs vont passer derrières les baies de contrôle pour court-circuiter les sécurités.
          Mais il faut en finir, la puissance est trop basse, il s’étouffe, il faut remonter un peu la puissance. Ils ont un »empoisonnement xénon« il faudrait attendre un peu pour que le l’empoisonnement disparaisse, mais on est pressé car cela va être les congés des fêtes du 1er mai, et certains gars de l’équipe doivent partir en vacances dans quelques heures. Donc on va remonter des barres pour accélérer le redémarrage du réacteur. Et on remonte des barres, finalement il n’en reste plus que sept dans le réacteur. D’un seul coup le chef se rend compte qu’il est interdit de laisser moins de 32 barres dans le réacteur. Il appuis sur le bouton »chute de toutes barres, arrêt d’urgence« . les petits moteurs se mettent en route. le coup d’accélérateur à la ré-entrée des barres, l’explosion s’est produite 22 secondes après l’ordre d’insertion de toutes les barres. Des secondes chères !! pour le moins.
          Toute cette histoire m’a été racontée par mon ami l’Académicien Baryakhtar qui était président de l’Académie des sciences d’Ukraine et en charge des problèmes de remédiation des conséquences de l’explosion.
          A la suite de l’explosion, comme conséquence légale il y a eu un procès et le directeur de la centrale a été condamné à 10 ans de taule.
          Mais en fait le directeur était en place en vertu d’un »dirigisme démocratique« propre au système communiste. Il était à la fois nommé par le »Parti« et élu par les »prolétaires« c’est à dire tous les employés de la centrale. Il était le patron de la centrale mais il était également le patron du kolkhoze vivrier,de la porcherie modèle, de la maison de la culture, du jardin d’enfants..etc... L’activité de la centrale n’était pas le premier de ses soucis. Ca donc c’est aussi typiquement soviétique dans la structure de responsabilité.
          Par contre le gars qui a demandé / signé l’ordre d’essai, celui qui à la base n’y connaissait rien à rien.. Et bien de celui-là on n’a jamais parlé. protégé par le »secret-défense« aucune commission d’enquête soviétique ou internationale n’a jamais demandé à la voir.

          Les écolos n’ont jamais pensé à lui demander de rendre des comptes et à l’interviewer au moins. Mais les écolos anti-nucs ânonnent des dogmes sans chercher à comprendre. Et il est de leur intérêt de répéter que Tchernobyl est une affaire nucléaire avant d’être soviétique...
          Ce que je viens de passer presque une heure à vous écrire vous pourrez en faire des copier-coller si un jour vous voulez des explications au fait que : »Tchernobyl est une affaire militaire soviétique« . Si vous avez des question n’hésitez pas.
          .
          Maintenant certains vont trouver que mes explications sont »sans fondement« ... Ils peuvent toujours le dire..

          En ce qui concerne les »naissances monstrueuses".[

          A l’époque de l’URSS, il ne naissait aucun enfant avec malformation génétique, impossible de trouver la moindre trisomie 21 sur toute l’URSS.
          Pour la simple et bonne raison que du fait du dogme de la priorité à la production il fallait que chacun puisse travailler.
          Les naissances se passaient dans des maternités fermées, la parturiente était rasée,aseptisée, et aucune visite autorisée, pas même le mari ; fenêtres hermétiquement closes.
          Le mari pour voir le bébé devait téléphoner à son épouse, elle lui donnait par téléphone le numéro de la chambre affiché à la fenêtre, et lorsque le mari venait il envoyait des gravillons contre la fenêtre pour attirer l’attention de sa femme. A ce moment l’épouse nouvelle mère pouvait lui faire voir le bébé par la fenêtre (sans l’ouvrir bien sûr).
          Alors comment surveiller ce qui se passait à l’intérieur des maternités !!!!
          Mais à partir de la chute de l’URSS en 1991 les méthodes ont changé, les toubibs se sont mis à ranimer tous les nouveaux-nés.
          Et là ils ont commencé à en avoir beaucoup, et plus que chez nous !
          Pourquoi plus que chez ? Tout simplement parce qu’à l’Ouest au troisième mois il est pratiqué une première échographie, si cette échographie conduit à une doute grave, il est pratiqué une amniocentèse sur le génome du fœtus. Et là les parents sont mise en face de leurs responsabilités.
          Personnellement j’ai eu à connaître deux cas proches qui se sont terminées par des IVG.
          Mais en ex-URSS ils n’ont pas le matériel de suivi, échographie, amniocentèse, donc ils on plus de cas « monstrueux » que chez nous.
          Nous sommes mal équipés pour recevoir ces enfants, mais eux ne l’étaient pas du tout du fait de non antécédents historiques expliqués plus haut.
          Alors ils ont tout mis sur le dos de Tchernobyl.
          Et l’on a vu des collections de photos sortir.
          Les occidentaux se sont laissés attendrir dans un premier temps et puis des recherches ont été entreprises et l’on est arrivé aux conclusions que je viens de vous donner.
          Même la Criirad a retiré de son site toute référence à ces monstruosités.
          Alors qu’en plus il y ait des malformations dues à des intoxications aux métaux lourds c’est très possible…
          Dans le même style on peut se pencher sur le cas de la Roumanie. Là, la politique de Ceausescu était de vouloir multiplier la population roumaine par quatre en 20 ans, il avait fait passer une loi en 1977 qui se devait d’obliger les ménages à avoir cinq enfants !! Les accoucheurs avaient des primes pour toutes les naissances « vivantes ».
          Et à la chute du « Danube de la pensée » il a été trouvé 100 000 enfants atteints de malformations croupissants dans des orphelinats-mouroirs. L’horreur la plus complète.
          Et il n’a jamais été dit que le « nuage » ait atteint la Roumanie. Le « nuage » est passé au Nord et à l’Ouest mais pas au Sud sur la Roumanie. qu’en Roumanie aussi la pollution par métaux lourds soit importante c’est évident également.


        • boris boris 20 septembre 2010 14:17

          Revoilà l’inspecteur Krolic, dés que l’on parle de nucléaire il sort de sa léthargie le bougre.


        • boris boris 20 septembre 2010 14:26

          Envois le Olivier, sans êtats d’âmes. Aucun.


        • jeje46 20 septembre 2010 14:58

          @krolik,

          Vous êtes pitoyable (ce n’est pas une insulte) et manipulateur. Comparer le nombre de victimes entre nucléaire et hydroélectrique est indigne et malhonnête !
          De plus, vous savez très bien que Tchernobyl fait encore des victimes aujourd’hui !

          Vous êtes d’une candeur effrayante vis à vis de l’occident !
          BP ne vous sert pas de leçon ? Vous savez, cette entreprise qui voulant faire des économies d’une vanne de sécurité a pollué la Louisiane (ah oui, c’est vrai, dans le nucléaire ce n’est pas possible d’après vous)...

          Et votre confiance aveugle dans notre filière nucléaire me fait penser à ces pauvres habitants de la ville à coté de Tchernobyl qui, le lendemain de l’explosion, ne s’inquiétaient pas de voir des militaires avec des masques à gaz ! C’est dans le film, mais vous ne l’avez peut-être pas regardé...

          Cordialement.


        • birdy 20 septembre 2010 15:16

          C’est marrant qu’à chaque fois qu’un intervenant dit des choses instructives, il se fait rembarrer.


          On peut être d’accord ou pas avec Krolik, peu importe, en le lisant on apprend des choses.

          Mais il semble que beaucoup soient réfractaires à tout enseignement, ce qui a eu le déplorable effet de raréfier sur ce site les intervenants cultivés. 


           

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