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Accueil du site > Actualités > Environnement > Témoignage : Les lacunes de la sécurité industrielle en France

Témoignage : Les lacunes de la sécurité industrielle en France

J’ai eu l’occasion de travailler, il y a quelques années, dans la sécurité industrielle sur un site chimique classé SEVESO II seuil haut. Après avoir longuement hésité en raison du caractère "brulant" de ce dossier, je décide finalement de partager cette expérience.

Contexte :

Tous les 5 ans depuis 2003, l’administration française chargée de superviser la sécurité industrielle (DREAL) demande une mise à jour du dossier évaluant les risques liés à l’exploitation des sites industriels (PPRT : Plan de prévention des risques technologiques). Sur le papier, ce dossier doit permettre d’identifier les risques pour mieux les maitriser. Implicitement, elle intervient en raison du vieillissement important du parc industriel français et au manque de budget alloué à la maintenance et à l’entretien de ces sites.

L’étude doit permettre d’estimer les périmètres de dangers (Voir : Carte des aléas confondus) autour des usines (nuages toxiques, explosions, surpressions etc…) en fonction de scénarios définis à l’avance. On dit "définis à l’avance" pour ne pas dire "négociés" entre l’administration et les industries. En effet, le but n’est pas de fermer les usines… Vous me suivez ?

Ces scénarios ne tiennent pour l’instant pas compte des autres usines à proximité (effet domino), ne relient pas les scénarios entre eux au sein d’une même usine (exemple : Un réservoir explose à coté d’un second, le second n’explose pas…) et sont définis à l’avance pour ne pas "trop" pénaliser l’exploitation. En bref, il s’agit surtout de "dire qu’on fait".

Exemple de carte des aléas pour un site chimique (ici isolé)

Mission  :

La tâche qui m’avait été confiée était de modéliser ces scénarios en utilisant un logiciel édité par la société américaine DNV et nommé PHAST. Ce logiciel permet de simuler sur ordinateur des scénarios de dispersion toxiques, explosifs, de feu, de surpression etc… Il prend en compte l’environnement direct (installation, bâtiments…), le climat (Température, vent), les produits chimiques engagés (Chlore, solvants, acides…), leurs quantités et leurs propriétés physiques (température, pression, toxicité, limites explosibilités…).

D’habitude, ces calculs (2500€/calcul) sont réalisés par des sociétés de conseil extérieures (sous traitance), et ce pour ne pas engager la responsabilité de l’industrie concernée.

Cette mission m’a été confiée (sous contrat de stage…) pour économiser le précieux budget de mon employeur (crise économique oblige).

Quatre ans plus tôt, une carte des aléas avait déjà été établie par cette compagnie et lui avait alors demandé des investissements conséquents (en raison de risques élevés et de distances d’effets sortants déjà à l’époque du périmètre de l’usine…).

Avançant dans mon étude, je remarquais rapidement que les scénarios "négociés" entre l’administration française et cet exploitant minimisaient largement les risques (au moins par un facteur 4). Sans compter la non prise en compte des effets dominos… En avisant mon responsable, je constatais que celui-ci était parfaitement au courant.

Voila le discours qu’on me servit : "Les résultats des simulations que tu va faire ne DOIVENT PAS sortir des périmètres déjà établis". En effet, traversant une période économique difficile, mon employeur ne pouvait se permettre de nouveaux investissements… Le jeu de "jonglage" avec le logiciel commençait, mettant par la même occasion mon éthique de jeune ingénieur au placard.

NOTE : J’ai profité de l’accès à ce logiciel pour "simuler" le scénario AZF (nitrate d’ammonium). Les résultats obtenus étaient plus faibles que la réalité. (En plus d’utiliser des modèles minorants les risques, le logiciel lui-même était minorant)

Voila les points "chauds" que j’ai retenu de cette expérience :

- Certaines usines ne sont pas soumises au PPRT car elles fermeraient directement, même en utilisant des modèles de calculs "négociés" (C’est le cas des raffineries de TOTAL, qui, au passage, ne payent pas non plus la taxe carbone…). Cela ne signifiant pas que ces usines ne font pas ces études pour leur usage interne…

- Un dossier PPRT rendu par une usine est par nature (et c’est voulu) fait pour être énorme (soi-disant très complet) et donc illisible. Les informations étant noyées dans une masse d’explications, tant concernant les risques chimiques et technologiques que les études environnementales.

- L’objectif est essentiellement de "dire qu’on fait" et de rassurer les populations locales, tout en continuant d’exploiter des usines vieillissantes.

- En ne prenant pas en compte les effets dominos (explosions entrainant d’autres explosions, nuages toxiques tuant les ouvriers et empêchant d’intervenir physiquement etc…), ces études sous estiment largement les risques.

- L’usine en question avait été rachetée par un énorme groupe chimique chinois, qui était (lorsque je travaillais sur place), en train de "copier" l’usine en Chine (toute neuve et 2 fois plus grosse). Effectivement, cette usine est condamnée à fermer.

CONCLUSION :

J’ai compris énormément de choses lors de cette mission. Cela m’a appris la méthodologie et le raisonnement à utiliser pour décrire un scénario. Méthodologie que j’ai appliqué sur ce blog.

Ayant également travaillé en Chine, j’en ai tiré des conclusions et fait des rapprochements. Effectivement, je ne suis pas quelqu’un qui se laisse influencer, je cherche à me poser les bonnes questions, car je sais pertinemment qu’on ne nous dira jamais la vérité (on ne peut pas se le permettre, et ce de moins en moins au vu du contexte économique), une attitude extremement dangereuse à moyen terme. (Exemples : parc nucléaire vieillissant, pic pétrolier, gaz de schiste et sables bitumineux etc…)

Témoignage anonyme.


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74 réactions à cet article    


  • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 22 mars 2014 09:46

    Merci de vous être lancé. On s’en doutait mais c’est mieux avec les preuves que vous apportez.


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 22 mars 2014 12:23

      bonjour PP,
      témoignage enrichissant qui dessine très bien le dessous des cartes. Le fait de savoir que la Chine prend deux fois plus de risques ( sauf que celui ci se mesure au carré² ) nous soulage, nous qui sommes loin, cela nous met à l’abri en cas de gros boum !
      Cela en dit long sur l’effort de délocalisation de nos industries polluantes et de nos chimies synthétiques au pays de la médecine par les plantes naturelles...


      • picpetrolier picpetrolier 22 mars 2014 12:44

        Bonjour,

        @JF Dedieu : Oui de grosses lacunes de sécurité. Ce qu’il faut bien retenir ici c’est la nature « vieillissante » des installations sur les sites chimiques, pétrochimiques et industriels EN FRANCE qui se dégradent en raison de budgets de plus en plus serrés (et ça ne s’améliorera pas dans l’avenir, bien au contraire). La probabilité que la fréquence des incidents, accidents et catastrophes augmente de plus en plus, et exponentielle avec l’age des installations (corrosion, oxydation, fuites...)...

        @ Lisa SION : Pas exactement : l’usine construite en Chine est neuve et donc bien plus SURE que celle en France (Plus de sécurité car elle à été construite en fonction, il ont retenus la leçon). Celle en France à 70-80 ans et vieillit mal, très mal (Il faudrait la détruire et tout reconstruire pour être efficace sur le plan de la sécurité)... Pour ce qui est de la délocalisation, comprenez plutôt que la Chine à de moins en moins besoin de nous, et nous de plus en plus d’elle (il en va de même avec la Russie)...


        • Laury 22 mars 2014 15:42

          Je suis désormais a la retraite ,mais je confirme la réduction année apprêt année
          de la maintenance des installations pour moi dans la chimie !!!! 


          • picpetrolier picpetrolier 22 mars 2014 22:22

            Bonsoir,

            Effectivement, il semble que la plupart des personnes travaillant dans le milieu industriel dans des usines vieillissantes se doutent ou connaissent ce sujet inquiétant.


          • christophe nicolas christophe nicolas 22 mars 2014 18:55

            Merci pour ces renseignements qui confirment ce que je craignais. Dans le cas du nucléaire la contamination crée forcément des problèmes de risques en chaîne, notamment dans la vallée du Rhône puisque tout est en enfilade dans le sens du vent. On imagine les répercussions d’un accident....

            Quand on regarde les prophéties, on comprend finalement qu’elles concernent en priorité le nucléaire civil. Ce n’est pas aisé à saisir car le ciel donne l’état d’esprit mais c’est la personne qui le reçoit qui interprète et comme seules les personnes innocentes qui ont une très grande foi reçoivent, elle traduisent en « foi ». Les souffrances d’une mère qui voit un enfant naitre sans jambes sont exprimées en Diable qui vous fait rôtir, c’est le même état d’esprit. La foi et la connaissance ont été déconnectées alors ces deux mondes se parlent mal. Très peu de scientifiques sont « connectés au ciel », c’est le cas de John Searl qui a eu l’intuition de sa machine pendant l’enfance.

            Voila la carte des prophéties la plus connue, l’invasion russe en rouge est le nuage de Tchernobyl et non pas Poutine qui a d’autres chats à fouetter.

            Les zones de guerre sont près des fleuves, et des grandes villes près de la mer en tenant compte des vents. La prophétie date de 1900 et le ciel ne connaît pas l’avenir mais il connaît son ennemi, le mauvais esprit. La Bretagne a été protégée par le sacrifice de quelques âmes saintes. Sœur Olive, Jahenny et d’autres. La Vendée également par ses martyres pour Dieu. Les centrales du Rhin n’y sont pas puisque ce sont les Allemands qui prennent tout dans la poire, on comprend leur revendication.

            Il n’y a pas que le nucléaire, il y a d’autres choses à cause de l’équilibre gravito-magnétique, du manque de foi, etc... mais le nucléaire parait tout de même le point important. Le fameux « centre » sera détruit, il n’est pas du tout certain que ce soit Paris, je verrais plutôt Cadarache mais ça peut aussi être un lieu où l’on perpétue des infamies en terme d’état d’esprit, des complots sordides et la destruction peut concerner l’état d’esprit. Enfin, les prophéties restent conditionnelles... Les gens d’ITER devrait se renseigner sur l’effet Hutchinson

            Voila, vous serez en sécurité à l’ouest, la Bretagne étant une sorte d’Arche de Noé, si rien ne change.


            • picpetrolier picpetrolier 22 mars 2014 22:31

              Bonsoir,

              Excusez moi de ne pas comprendre ce que votre dieu vient faire la dedans. Vos références et explications sont plus proches de la « voyance » et des « prophéties » que d’une démarche scientifique sérieuse et construite...

              Je comprend très bien vos inquiétudes mais pas du tout votre raisonnement.


            • goc goc 22 mars 2014 19:42

              @ l’auteur

              merci pour cet article

              c’est vrai qu’on s’en doutait un peu, mais c’est bien de le dire surtout avec des éléments concrets

              j’ai habité dans la région de l’étang de Berre (plus précisément vers Martigues). J’ai eu l’occasion de voir le PPRT de l’usine BP Lavera. Si les gens connaissaient ce dossier, ils n’oseraient pas acheter des villas à plus de 500k€. Et si vous dites que c’est minoré...

              Maintenant concernant le point le plus important, c’est bien le fait que les usines n’ont plus les moyens d’effectuer une maintenance préventive, et la cause réelle en est le capitalisme boursier, avec ses actionnaires de passage (parfois quelques microsecondes), et ses fond de placement à rentabilité immédiate donc sans aucune vue a moyen terme (et même parfois à court terme) sur la pérennité du site industriel

              Dans un monde ou l’actionnaire exige du rendement élevé et rapide, il apparait clairement que les deux postes qui sont « sacrifiés » sont la R&D et la maintenance préventive, car ils n’ont aucun résultat immédiat sur le bénéfice, autre que d’en pomper une partie, ce qui pour un actionnaire qui ne sait même pas ce que fabrique son entreprise, est une ineptie

              si à cela on ajoute le fait que les actionnaires (entre les fonds de pensions de retraités américains, et les traders de Londres) ne vivent pas a coté de ces usines, on se doute que ces problèmes d’environnement les touche peu, pour ne pas dire pas du tout


              • picpetrolier picpetrolier 22 mars 2014 22:39

                Bonsoir,

                Il est vrai que les actionnaires vont de moins en moins dans le sens du développement d’activité pour le long terme.

                Cependant, croire qu’ils font des choix de court terme seulement pour l’argent parce qu’il ne pensent pas à l’avenir serait trop les sous-estimer. Ce sont des gens intelligents pour la plupart qui prennent ce genre de décisions en connaissance de cause.

                On ne pari pas qu’un cheval malade va gagner la course.

                A vous d’en tirer les bonnes conclusions...


              • alinea Alinea 22 mars 2014 20:10

                Qu’est-ce que cela veut dire : que tout se petit monde est d’accord pour considérer que c’est la fin des fins et que ça ne vaut pas la peine de se bouger les fesses pour faire durer l’histoire ?
                Vous confirmez donc que notre monde qui est entré dans l’ère « de la précaution », ne voit la précaution que dans le mensonge. Cela me fait furieusement penser à ces parents qui cachent la mort d’une grand-mère en disant « elle est partie au ciel » !! pour « protéger » leurs enfants !
                Et l’on veut nous faire voter pour perpétuer ce délicieux système nommé « démocratie » !! le pouvoir par le peuple ! Quand même, essayez de nous expliquer comment il est possible que ce système fabrique autant de complices ? Dont vous fûtes si j’ai bien compris ! ma curiosité est sincère, n’y voyez aucune accusation ! mais je crois que personne n’a jamais parlé de ce phénomène, pourtant essentiel, de l’intérieur, ni comment on peut y remédier !


                • picpetrolier picpetrolier 22 mars 2014 23:10

                  Bonsoir,

                  Effectivement vous pouvez considérer que la personne qui m’a confié ce témoignage fut un « complice » parmi tant d’autres de ces problématiques.
                  La langue de bois est un phénomène courant et général pour un certains nombre de professions où il y a des choses à cacher (et il y en a de plus en plus).

                  Certains appelleront ça « secret » ou « conscience » professionnelle, d’autres se tairont pour conserver leur emploi présent et futur, pour ma part je pense que c’est une forme de corruption. Bref, la plupart fait semblant de ne pas savoir pour éviter les ennuis et conserver leur emploi, au mépris du lendemain et de ses conséquences.

                  Croire que nous n’y pouvons rien engendre que nous ne faisons rien. Mais il y aura un prix a payer à un moment ou à un autre, d’une façon ou d’une autre.

                  Seul nous ne sommes rien, ne pouvons rien. c’est de la cohésion que nait l’Histoire. Partager les informations permet de faire naitre cette cohésion. 

                  « Savoir c’est pouvoir »


                • alinea Alinea 22 mars 2014 23:24

                  Finalement, la grande coupable serait la lâcheté ? Cela ne m’étonne pas, mais alors, on n’est pas sorti d’affaire !!
                  Merci de votre réponse


                • eau-du-robinet eau-du-robinet 22 mars 2014 20:13

                  Bonjour picpetrolier,

                  Merci pour votre témoignage sincère et responsable.

                  Cela confirme une fois de plus que les intérêts économiques comptent bien plus que des vies humaines (Kleenex jetables). Ses intérêts économiques sont amplifié par le projet de la mondialisation. Les mensonges servent à préserver les intérêts économiques d’un groupe élitiste minoritaire.

                  Les grands médias n’abbordent jamais ses sujets brulants. Ses grands médias, en ce qui me concerne, ont perdu toute leur crédibilité ... on le constate tout les jours avec une présentation partisane des information ... 80% en provenance de l’AFP sans y faire eux mêmes des réelles investigations sur le terrain. L’AFP est une agence partisane, qui censure sciemment ce qui ne convient pas à sa ligne, et qui met en avant ce qui va dans son sens, tant en politique intérieure qu’à l’international.

                  D’ailleurs les vrais sujets brulants comme le grand marché transatlantique ( TAFTA ) sont traité d’un point de vue partisan, celui des commissaires européens, qui n’ont même pas été élu démocratiquement, mais qui ont le plein pouvoir pour décider de la manière donc nous devons vivre ou plutôt survivre !

                  Vous avez cité le nucléaire, c’est peut-être le secteur d’activité ou les mensonges sont les plus grandes et appuyé par toutes les pouvoirs, politique , financier & économique puis médiatique !

                  http://www.election-europe.org <- informez vous avant d’aller voter le 25 Mai 2014


                  • picpetrolier picpetrolier 22 mars 2014 23:55

                    Bonsoir,

                    Je reconnais que les médias font « leur travail » c’est à dire rassurer et dire ce qu’on veux entendre, agrémenté des quelques informations « incontournables » qu’on ne veux pas entendre pour justifier ce « travail ». L’AFP en fait effectivement parti. Personne (ni les journaux, ni le gouvernement) ne peut et ne cherche à se tirer une balle dans le pied (ou croire se tirer une balle dans le pied) et c’est bien le problème.

                    Ce témoignage est celui d’une personne de mon entourage qui préférera rester anonyme et j’imagine que la société qu’il pointe du doigt le préférera également si elle se reconnait. Finalement peu importe, d’après son expérience et celle de plusieurs autres, il est vrai que c’est un cas général, un témoignage spontané sans solution à la clef car il n’y en a pas dans l’immédiat.

                    Il faut pourtant relativiser : Sans ces emplois et tous ceux qu’ils trainent implicitement dans leur sillage, comment se porterait notre économie ? Voila tout le dilemme du contexte économique.

                     Alors qu’il devient difficile et couteux de s’approvisionner en pétrole, moteur de notre économie (particulièrement vrai pour les pays qui n’en produisent pas), c’est maintenant qu’on en aurait le plus besoin (Il nous en faudrait de plus en plus de toute manière).

                    Le problème du nucléaire est aussi une conséquence de cette pénurie de pétrole : Ça nous amène à « tirer » sur des réacteurs et centrales qui vieillissent sans pouvoir réinvestir dedans (nécessite beaucoup de pétrole, ou le trouver ?) Faisant en conséquence exploser le prix de l’électricité (il faut bien remplacer une énergie par une autre)...

                    Si ça n’avait été qu’une question d’argent, on aurait surement pu continuer à faire de la dette pour le payer, mais là il s’agit bien d’une pénurie touchant essentiellement les pays importateurs « nets ». Le pétrole fait l’argent, pas l’inverse.

                    Beaucoup de problèmes dont la cause est maintenant connue et peu de solutions (la science ne nous à pas encore « sauvés » et le fera t-elle rapidement ? Très rapidement ? ...

                    Je vous invite à parcourir mon blog pour en savoir plus sur le sujet du pic pétrolier et de ses conséquences potentielles.

                    Merci


                  • joletaxi 22 mars 2014 20:45

                    car je sais pertinemment qu’on ne nous dira jamais la vérité ...... (Exemples : parc nucléaire vieillissant, pic pétrolier, gaz de schiste et sables bitumineux etc

                    Heureusement que vous êtes là
                    pic pétrolier ? on se demande ce que cela vient faire là dedans ?
                    gaz de schiste ?quelle expérience avez-vous dans un domaine qui est aux mains des américains ?
                    sables bitumeux ? en france ? vous êtes décidément un expert international.
                    le nucléaire ?Votre logiciel avait prévu un tsunami avec une vague de 17 mètres ?

                    Pour ce qui est du secteur pétrolier, pour ce que j’en sais, la sécurité étant primordiale ne fusse que pour des questions de rentabilité,il s’agit donc d’un domaine important.
                    Combien croyez-vous que coûte une plateforme de forage ?Et combien couterait un accident ? on en a une bonne idée avec la catastrophe du golfe du mexique.

                    Sur que le turbocapitalisme est la cause de tout, on a vu cela avec la débacle de l’URSS, faudra combien de siècles pour dépolluer leur amas de saloperies ?


                    • picpetrolier picpetrolier 23 mars 2014 00:24

                      Bonsoir,

                      Merci de lire les réponses faites aux autres commentaires autour du témoignage de cette personne sur la sécurité industrielle.

                      Je vous invite également à prendre du recul et à vous renseigner sur les sujets que vous reprenez. Sachez que je ne suis pas un écolo et n’ai rien contre l’énergie nucléaire ou l’exploitation intensive du pétrole en soi (bien que les méthodes utilisées et les conséquences qu’elles engendrent et engendrerons me concernent forcément, comme nous tous).

                      J’imagine que vous êtes de ceux qui regardent le journal du soir et s’en tiennent à ce qu’ils y entendent. Je suis conscient que tout le monde n’a ni le temps, ni l’esprit d’analyse suffisant pour faire la part des choses et le tri dans les informations.

                      Pour le prix réel de l’accident de la plateforme deepwater horizon, je croit savoir que BP n’a pas été plus affecté par l’amende que nos réserves de pêche par les sulfates ou les récoltes américaines par les pluies acides. Il est vrai que BP à du dépenser une petite fortune dans des études d’impact pour arriver à la conclusion que les effets sur l’environnement étaient négligeables... D’autres « incidents » de ce genre moins visibles (moins proche des cotes des pays occidentaux) sont arrivés avant et après ce scénario et passé sous silence (fuites importantes en mer du nord, plateformes offshores au large de l’Afrique et de l’Indonésie, sans compter ce que les industriels appellent « incidents »)

                      Pour info en passant : le pic de production d’un puits de shale gas (gaz de schiste) issu de la technique dite du « fracking » est de 2 ans (sa durée de vie moyenne est de 5 ans). En comparaison, un puits « conventionnel » à une durée de vie moyenne de 50 à 200 ans en fonction de la taille du gisement (pic de production à la moitié de sa durée de vie environ). Les sables bitumineux du canada quand à eux ont un EROI de 2:1 (On brule 1 baril de pétrole sur place pour en extraire 2)

                      Bref, si vous croyez encore que les enjeux énergétiques ne sont qu’une question d’argent, alors je ne peut rien faire pour vous.


                    • joletaxi 23 mars 2014 12:05

                      à

                      bien que les méthodes utilisées et les conséquences qu’elles engendrent et engendrerons me concernent forcément, comme nous tous).

                       et quelles conséquences ?

                      il y a 2 siècles que l’on pompe du pétrole, avec pour résultat une élévation du niveau de vie sans précédant dans l’histoire de l’humanité.Si ces conséquences là sont un problème pour vous, il y a dans les Vanuatou des ilôts où l’on achète le pétrole dans des bouteilles d’un litre, allez-y.

                      J’imagine que vous êtes de ceux qui regardent le journal du soir et s’en tiennent à ce qu’ils y entendent. Je suis conscient que tout le monde n’a ni le temps, ni l’esprit d’analyse suffisant pour faire la part des choses et le tri dans les informations.

                      Mais oui, mais,c’est une constante ici, tout contradicteur est un crétin, vous détenez la vérité,

                      Pour le prix réel de l’accident de la plateforme deepwater horizon, je croit savoir que BP n’a pas été plus affecté par l’amende que nos réserves de pêche par les sulfates

                      Tiens voilà autre chose, lesq réserves de pêche affectées par les sulfates ?

                      c’est nouveau, ça vient de sortir.S’il y a une menace sur nos réserves de p^che, c’est avant tout par la surpêche, point barre

                      ou les récoltes américaines par les pluies acides.

                      n’importe quoi, voilà qu’il nous ressort les pluies acides(un dirigeant de greenpisse a reconnu lui-même qu’ils avaient été abusés sur cette question)

                      vous êtes une flèche pas à dire

                      l est vrai que BP à du dépenser une petite fortune dans des études d’impact pour arriver à la conclusion que les effets sur l’environnement étaient négligeables... D’autres « incidents » de ce genre moins visibles (moins proche des cotes des pays occidentaux) sont arrivés avant et après ce scénario et passé sous silence (fuites importantes en mer du nord, plateformes offshores au large de l’Afrique et de l’Indonésie, sans compter ce que les industriels appellent « incidents »

                      Figurez-vous que le pétrole se dégrade naturellement.Depuis le temps que l’on a des accidents de ce genre, si l’on suivait vos raisonnements, on serait tous morts.

                      Pour Deepwater, le processus a été même plus rapide du fait des eaux plus chaudes.On se baigne sur les plages salopées par le Torrez canyon, et personne ne semble se plaindre.

                      Pour info en passant : le pic de production d’un puits de shale gas (gaz de schiste) issu de la technique dite du « fracking » est de 2 ans (sa durée de vie moyenne est de 5 ans). En comparaison, un puits « conventionnel » à une durée de vie moyenne de 50 à 200 ans en fonction de la taille du gisement (pic de production à la moitié de sa durée de vie environ).

                      Vous n’y connaissez décidément rien, et vous regurgitez les daubes habituelles de la mouvance.Cela est vrai pour le gaz, pas pour le pétrole.

                      Concernant les puits conventionnels, quand on cesse son exploitation(pour des questions de rentabilité,il y a encore dans le sol, de 50 à 70 % de pétrole extractible,

                      Les sables bitumineux du canada quand à eux ont un EROI de 2:1 (On brule 1 baril de pétrole sur place pour en extraire 2)

                      Et où est le problème ?sinon celui de la rentabilité ?le fait est que l’on a du pétrole disponible, 

                      Maintenant, le sujet est l’évaluation de la sécurité des sites industriels.

                      Contrairement à vous, je crois( et j’en ai l’expérience) que les installations sont étudiées dans un esprit de sécurité dès la conception. Les procédures sont établies au vu du retour d’expérience, et la sécurité est un soucis( avant tout de rentabilité de l’investissemnt, un accident coûte très cher)

                      Je n’en dirai pas autant des personnels chargés de respecter les procédures.Comme en aviation, où la sécurité est maximale, le facteur humain est prédominant dans la genèse des accidents)

                      Et même en cas d’accident suite à un élément extérieur, celui-ci est souvent mal maitrisé par les personnels, peu entrainés ,ou mal « drillés » sur les procédures.

                      C’est un vrai problème, et la catastrophe de Fuku l’a démontré, le personnel ne savait pas quelle mesure d’urgence appliquer.

                      Plutôt que de se focaliser sur une étiquette manquante sur une vanne, on ferait mieux de mettre sur pied des plans incluant les personnels de maîtrise,de secours, même des militaires, pour qu’en cas d’accident, (inévitable dans n’importe quelle activité humaine) les moyens et les hommes soient adaptés à la gravité de la situation, c’est loin d’être le cas, et c’est très inquiétant.


                    • picpetrolier picpetrolier 23 mars 2014 17:33

                      Bonjour,

                      Votre discours chargé de naïveté me laisse perplexe...

                      1. "il y a 2 siècles que l’on pompe du pétrole, avec pour résultat une élévation du niveau de vie sans précédant dans l’histoire de l’humanité.« 

                      On rappelle qu’on ne fait pas que le pomper ce pétrole mais qu’on le brule également. Pour simplifier voici l’équation bilan d’une réaction de combustion d’un composé carboné :

                      (attention, il faut réfléchir un peu..) :

                       CXH(2X+2) + X O2 (Oxygène de l’air) –> X CO2 + (X+1) H2O (+ Energie)


                       Finalement : L’oxygène de l’air (qui nous sert à respirer) est transformé en CO2 (gaz toxique et à effet de serre)…

                      (+ monoxyde de carbone (CO) + oxydes d’azote (NOx) et dioxyde de soufre (SO2) en quantités importantes ainsi qu’une multitudes de composés aux propriétés »sympas« présents dans le pétrole et qui ne »brulent« pas. il sont donc rejetés tels quels comme HS, H2S, Cl2 et j’en passe...)

                      -
                      Voir : Évolution de la teneur en CO2 atmosphérique depuis les années 1980 (site .gov) —> On ne parle ici que du CO2...
                      -

                      On rejette de plus en plus à l’atmosphère (réouvertures des mines et centrales à charbon, puits moins rentable à faibles EROI etc...). Les conséquences en questions, nous commençons déjà à les voir apparaitre (un jour ou l’autre votre télé l’admettra, ne vous inquiétez pas...). Dommage que les arbres (qui sont eux de moins en moins nombreux malheureusement) ne puissent pas régénérer notre atmosphère aussi rapidement qu’on la pollue... (Mon avenir serait moins sombre, mais tant pis je vais devoir faire avec...)

                      -

                      1.  »les réserves de pêche affectées par les sulfates ? c’est nouveau, ça vient de sortir.S’il y a une menace sur nos réserves de pêche, c’est avant tout par la surpêche, point barre« 

                      J’aime beaucoup le point barre. Il semble assez représentatif du personnage. Retour aux composés vus précédemment et présents dans le pétrole. C’est un fait : le pétrole n’est pas »pur« , et encore moins les extra-lourds des gisements offshore profond tels que ceux exploités par BP...

                      -

                      1.  »ou les récoltes américaines par les pluies acides.« 

                      idem que précédemment :

                       SO2 + H2O (catalyse par NOx, voir avant...) —> H2SO4

                      -

                      1.  »Figurez-vous que le pétrole se dégrade naturellement.Depuis le temps que l’on a des accidents de ce genre, si l’on suivait vos raisonnements, on serait tous morts.« 

                      Oulala !!! Connaissez vous LAVOISIER : »Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme«  ?

                      En science on appelle ça faire un bilan... En l’occurrence, le bilan ici c’est qu’on dilue ces composés dans notre atmosphère, sols et mers (qu’on sature en saloperies donc). Votre vision très »court termiste« vous empêche de comprendre le lien entre un peu hier, un peu plus aujourd’hui et encore plus demain...

                      -

                      1.  »Pour Deepwater, le processus a été même plus rapide du fait des eaux plus chaudes.On se baigne sur les plages salopées par le Torrez canyon, et personne ne semble se plaindre.« 

                      —> Ne vous inquiétez pas, beaucoup se plaignent, même si on fait en sorte que vous ne l’entendiez pas.

                      Et puis de quoi parlez-vous enfin ?? L’eau chaude dégrade le pétrole alors ? Je ne savait pas que l’eau était un composé si réactif, merci de votre contribution à la science...

                      -

                      1.  »Vous n’y connaissez décidément rien, et vous régurgitez les daubes habituelles de la mouvance.« 

                       »Les daubes habituelles« ... Et bien commencez à vous habituer à ces daubes, car vous allez en entendre parler de plus en plus...

                      -

                      1. A propos du pic de production pétrolière : »Cela est vrai pour le gaz, pas pour le pétrole. Concernant les puits conventionnels, quand on cesse son exploitation (pour des questions de rentabilité), il y a encore dans le sol, de 50 à 70 % de pétrole extractible,« 

                      Que voulez-vous dire quand vous parlez de »cesser« son exploitation ? On arrête définitivement l’exploitation d’un puits quand le EROI (taux de retour énergétique) est proche de 1 (1 baril consommé pour 1 baril produit...arf !), pas avant. La seule rentabilité recherchée ici est la rentabilité énergétique (Le pétrole fait l’argent, pas l’inverse) Très peu de puits ne sont plus en exploitation aujourd’hui.

                      Si vous voulez des réponses, je vous invite à voir le cour de JM JANCOVICI (polytechnicien et expert en énergie) à ses élevés des Mines Paris (en vidéo)

                      Et oui, nous autres des grandes écoles somment prévenus dès le berceaux, même si certains ont tendance à dormir pendant les cours...

                      -

                      1. A propos des sables bitumineux du canada qui ont un EROI de 2:1 (On brule 1 baril de pétrole sur place pour en extraire 2) : »Et où est le problème ? sinon celui de la rentabilité ? le fait est que l’on a du pétrole disponible.« 

                      Votre manque de recul me fait sourire. Le problème c’est qu’on rejette énormément de saloperies pour quelques barils de plus. Ces gisements sont connus depuis très longtemps des pétroliers (>50 ans). Si on ne les exploite qu’aujourd’hui, il est facile d’en déduire que ça deviens difficile de produire assez sur les puits »conventionnels« , bien plus »propres« , pour répondre à la demande mondiale...

                      -

                      1.  »Contrairement à vous, je crois (et j’en ai l’expérience) que les installations sont étudiées dans un esprit de sécurité dès la conception. Les procédures sont établies au vu du retour d’expérience, et la sécurité est un soucis( avant tout de rentabilité de l’investissement, un accident coûte très cher)« 

                      Comme j’aime le mot »croire« , il ressemble tellement à »apprendre« . Personnellement, mon crédo c’est »comprendre« . Du coup forcement je ne prend pas tout au pied de la lettre, heureusement. On appelle ça le sens de l’analyse.

                      Le discours sur la sécurité que vous tenez est relativement vrai pour les installations neuves mais pas pour les anciennes (>15 ans, avant les normes dans les années 2000) qui représentent les 3/4 du parc industriel français (quand même !). Quoi qu’il en soit le risque zéro n’existe pas.

                      -

                      1.  »Et même en cas d’accident suite à un élément extérieur, celui-ci est souvent mal maitrisé par les personnels, peu entrainés ,ou mal « drillés » sur les procédures. C’est un vrai problème, et la catastrophe de Fuku l’a démontré, le personnel ne savait pas quelle mesure d’urgence appliquer.« 

                      Plus que d’entrainés, il faudrait éventuellement »former" les gens à résister aux radiations ! La plupart des opérateurs de Fuku sont morts après leur intervention héroïque, et ce malgré les combinaisons appropriées (le pire c’est qu’ils le savaient...).

                      Je continue à renouveler mon offre de chercher à vous renseigner un peu plus par vous même, et à développer votre sens de l’analyse. J’espère malgré tout que vous vous coucherez moins bête ce soir.

                      Cordialement,


                    • joletaxi 23 mars 2014 17:53

                      mince, je me suis encore fait avoir, j’ai affaire avec une enclume, encore un peu elle me tombait sur le pied

                      La plupart des opérateurs de Fuku sont morts après leur intervention héroïque, et ce malgré les combinaisons appropriées (le pire c’est qu’ils le savaient...).

                      si on avait encore un doute sur le fait que vous êtes encore un de ces charlots de la clique à cabanel, ce dernier mensonge lève tout doute.
                      Quant au reste, vos démonstrations montrent que vous êtes inculte sur ces matières, comme d’ailleurs généralement toute la mouvance verte.

                      A ce stade -ci, une controverse utile est impossible, comme d’hab, on est sur vomigorax.


                    • joletaxi 24 mars 2014 00:21

                      faut-il être imbécile pour croire colporter de telles crapuleries ?


                    • Liberal987 22 mars 2014 21:16

                      Et le secret professionnel ? 


                      • eau-du-robinet eau-du-robinet 22 mars 2014 23:28

                        Bonjour Liberal987,

                        ’’ Et le secret professionnel ? ’’

                        Celui de couvrir ’’ des fraudes, des gens irresponsables ’’ ne respectent pas les normes en vigueur et mettent en danger la vie des populations ?

                        Pour une fois que quelqu’un essaye de faire son travail consciencieusement et se comporte comme un professionnel face à ses amateurs fraudeurs..... 

                        Le secret professionnel à ses limites et il ne doit pas couvrir des agissements ’’ criminels ’’ !

                        Les dirigeants de cette société ’’ non nommé ’’ agissent comme des criminels et méritent d’être traduite en justice !

                        En plus ses dirigeants sont des lâches, car ils s’adressent à des sociétés tiers pour établir des rapports falsifiés. Quand sa pète ils pourront toujours se décharger sur la société tiers, voire sur la personne qui à établie le rapport.

                        Pas seulement que cette société française ne souhaite pas moderniser son site en France, elle à préféré de délocaliser son site, facilité grâce à l’article 63 TUE qui autorisé les délocalisation, elle construit nouvelle filiale en CHINE, celle-ci au normes de sécurité en vigueur .... et tempi si sa pète en France !!!


                      • picpetrolier picpetrolier 23 mars 2014 00:26

                        Et l’éthique ?


                      • picpetrolier picpetrolier 23 mars 2014 00:37

                        Vous remarquerez qu’aucun nom n’a été cité. Concrètement, ce qui est important ici n’est pas tant de trouver un ou des coupables mais de mettre en lumière un problème de fond bien plus grave et généralisé. J’imagine que ceux qui se reconnaitrons éviterons de le faire savoir...

                        Que veux dire ce que vous appelez « secret professionnel » ? Justifie t-il de tout permettre ? Et l’éthique ? Avez-vous une morale ?
                        Votre pseudo semble afficher le contraire...


                      • Electric Electric 23 mars 2014 12:11

                        Pour avoir bossé dans le couloir de la chimie rhodanienne, je suis en mesure d’affirmer que la zone Lyon/Valence est passée plusieurs fois à deux doigts d’un évènement de type Bhopal, ou d’un accident de type du camping de Los Alfaques en Espagne (200 morts brûlés vifs après l’explosion d’un petit camion citerne de 20m3 de propylène) multiplié par 100 et qu’il n’est pas exclu que cela arrive un jour.

                        Exemples :

                        accident de manutention sur un train de 1000 tonnes de propylène liquide, le dernier wagon s’est retrouvé suspendu dans le vide. A un poil près, c’était Hiroshima.

                        Rupture d’une caténaire sur un wagon d’acétone (heureusement vide, chance !!)avec arcs électriques provoquant l’éjection du bouchon de la citerne à 200m et la fonte du pantographe de la loco.

                        Exercice incendie sur une citerne d’acroléine, qui n’a vu sortir des tuyaux que du gravier.

                        Il y a un bon Dieu pour les industriel de la chimie, c’est sûr.

                        Si le gens savaient vraiment à côté de quoi ils vivent, ..................


                        • picpetrolier picpetrolier 23 mars 2014 17:34

                          Merci pour votre contribution qui confirme un peu plus l’état du problème.


                        • bretagne 23 mars 2014 14:03

                          @ l’auteur :

                          bonjour , pourquoi dites vous que les raffineries total n’ont pas de pprt ? celle de la méde , par exemple , en a un ( trés polémique d’ailleurs ).

                          cordialement


                          • picpetrolier picpetrolier 23 mars 2014 17:45

                            Bonjour,

                            Je ne suis pas spécialiste moi même du sujet mais j’imagine que le PPRT de médé est polémique car surement très incomplet. Les raffineries sont ce qui se fait de plus risqué, (pétrole, gaz, produits chimiques stockés et utilisés en très grandes quantités) donc ne sont généralement pas soumises au PPRT (ou alors à des versions très « négociées » pour ne pas fermer leurs portes) Il faut bien se rendre compte que toutes les autres industries (chimie, pharma, méca, aviation etc...) dépendent de celle-ci...

                            Cdt,


                          • Jr.Bupp Jr.Bupp 23 mars 2014 15:55

                            Etonnant !!!!
                            Comment un stagiaire n’ayant, par conséquent, aucune expérience, peut écrire de telles absurdités ! Quel est votre niveau de formation ? quel est votre expérience en matière de maintenance industrielle ? En matière de process...
                            Vous décrivez mal des faits très graves qui ne semblent pas être le reflet de la vérité.
                            Exemple, puisque vous parlez de Total, savez-vous le nombre d’heures d’étude, d’heures d’essais et du temps qu’il faut pour mettre en service un process ?
                            Que ce soit l’IFP pour la France , l’UOP pour les Etats-Unis .... Mais je pourrai aussi parler de tous les engineerings spécialisés comme Technip, Sofresid ou d’autres. Et du temps qu’il faut pour concevoir un process rentable et fiable (sécurisé).

                            Avez-vous la moindre idée de l’impact d’un arrêt non prévu sur une production ? Pensez-vous que la déontologie d’un industriel soit de mettre en danger une population alors que l’impact financier en serait rédhibitoire ???

                            Bref... Soit vous avez des preuves tangibles et vous devez déposer une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui (pourquoi pas… il y a des bandits partout)

                             
                            soit... Vous êtes un charlot !

                            En conséquence, pour démontrer que vous n’êtes pas un charlot, décrivez-nous les preuves que vous détenez et qui tiennent techniquement la route. Prenez contact avec Mediapart et déposez une plainte.

                            Et après on en reparle !!!


                            • picpetrolier picpetrolier 23 mars 2014 18:16

                              Bonjour,

                              Je suis fatigué du manque de lucidité de certains. Je prendrais néanmoins la peine de vous répondre. (Le témoignage en question ici n’est pas le mien).

                              Premièrement, pensez-vous réellement qu’on donne ce genre d’études très sensibles à faire à des gens qui n’ont pas un parcours de type « Grandes écoles » ?

                              Effectivement, les faits décrits ici sont très graves. Cependant, libre à vous de les interpréter comme bon vous semble.

                              Il est vrai que les normes de sécurité ont beaucoup évolués et son plutôt bien appliquées sur les nouvelles installations depuis 2000. Il n’en reste pas moins que celles construites avant cette date (75% du parc français), n’ont pas eu cette chance. Elles subissent le manque de budget des industriels pour la maintenance préventive et corrective ainsi que le manque de formations des « anciens » chargés de s’en occuper. Par conséquent, elles vieillissent mal, très mal.

                              Vous remarquerez que la personne reste anonyme, volontairement vague et ne cite aucun noms pouvant permettre un quelconque rapprochement. Cette personne n’est pas totalement folle et ne cherche pas a engager une lutte sans pitié contre des industries qui ont des centaines d’avocats et d’ingénieurs qui iront, quoi qu’il arrive, dans leurs sens.

                              Pour ce qui est du prix à payer, il reste difficile, même pour les meilleurs, de prévoir un accident. Ne pas exploiter coute cher, on prend donc le risque car sinon on ne fait plus rien et on ferme. Jusqu’au jour ou...

                              Il est ici important de ne pas tout mélanger. Le remplacement des vieilles installations coute cher, mais moins cher que de faire faire des études sécurité qui ne font qu’émettre un dossier justifiant que les risques sont « acceptables » (Qu’est ce que cela veut dire, acceptables ?). Si il ne le sont pas (même après avoir négocier les modèles de calcul), alors il faut investir dans du préventif autour de ces installations. Ça ne diminue pas la probabilité que l’événement arrive, ça diminue juste ses conséquences potentielles.

                               Ne valait t-il pas mieux remplacer les installations dès le départs alors ? Non car non seulement c’est un investissement plus que conséquent, mais on ne produit plus rien le temps des travaux qui peuvent durer plusieurs années... Les clients qui ont déjà tous payés leurs commandes pour les X prochaines années ne le verraient pas de cet oeil.

                              Peu importe, cette usine, comme on l’a vu au travers de ce témoignage (et comme tant d’autres dans ce cas), est condamnée à fermer...

                              Merci.

                               


                            • Jr.Bupp Jr.Bupp 24 mars 2014 09:45

                              Peut-être êtes-vous fatigué. ? Dans ce cas allez dormir, cela vous fera du bien.

                              Pour ce que je connais de la très grosse industrie (nuc, chimie et pétrochimie), depuis les années 80 ou j’interviens sur de nombreux process, je puis affirmer que toujours, j’ai rencontré des décideurs dont le principal let motive était la sécurité des biens mais surtout celle des personnes travaillant sur les installations. Et quand je dis décideurs, c’est du niveau directeurs de production ou de maintenance !
                              Après on peut toujours délirer ! Ca coute rien...
                              La réalité, c’est que des grands accidents industriels, en France, il y en a très peu. Heureusement que l’on ne vous a pas attendu pour régler les problèmes de sécurité !

                              Certes, on peut toujours l’améliorer et sur ce site, on a des spécialistes qui n’arrêtent pas de nous le rappeler. Mais la courbe est déjà très haute et très plate !!! ce qui veut dire que pour la majorité des process, les investissements, pour gagner des « pouillemes » en sécurité, sont énormes.

                              Cependant, il faut rappeler que dans tous les domaines de l’industrie lourde, il y a soit des lois, soit des décrets, soit des procédures et que les contrôles par des organismes spécialisés, Apave, CEP.... sont d’autant plus sévères que le process est complexe.

                              Une chose est sûre, c’est que le point de flash de l’essence est très bas !!! pour autant, doit-on interdire les voitures  ? avez-vous une substitution intelligente qui ne ruine pas le commercial qui fait ces 60 0 00 km/an ? Et je pourrai prendre une multitude d’exemple sur d’autres process !


                            • TSS 24 mars 2014 10:20

                              Pensez-vous que la déontologie d’un industriel soit de mettre en danger une population alors que l’impact financier en serait rédhibitoire ???

                              Bhopal est l’exemple type de la mansuétude et de l’interêt que portent les industriels envers les populations,c’est à peu près égal à 0... !!


                            • picpetrolier picpetrolier 24 mars 2014 11:30

                              "La réalité, c’est que des grands accidents industriels, en France, il y en a très peu. Heureusement que l’on ne vous a pas attendu pour régler les problèmes de sécurité !« 

                              Si par »peu" vous entendez pas plus qu’ailleurs alors Ok :

                              1987 — Explosion d’un dépôt d’engrais à Nantes. Un nuage toxique se répand sur l’agglomération nantaise.

                              6 juillet 1988 — Une fuite de gaz suivie d’une explosion sur la plate-forme pétrolière Piper-Alpha, en mer du Nord, fait 167 morts ; il y a 62 survivants. Cet accident a fortement marqué l’industrie pétrolière offshore.

                              28 juin 1994 — Dans la nuit du 28 au 29 juin 1994, un train de marchandises d’une longueur de 690 mètres, composé de 50 wagons, en provenance de Bâle déraille sur la voie 3 et trois citernes se sont couchées sur les voies. L’une contenait du chlorure de thionyle et les deux autres de l’épichlorhydrine. Les pompiers de Lausanne doivent intervenir pour éviter une très grave pollution et tout risque d’explosion. (cf Gare de Lausanne)

                              21 septembre 2001L’explosion de l’usine chimique AZF à Toulouse (France) fait 30 morts et plus de 2 500 blessés tout en causant des destructions importantes dans tout le sud-ouest de la ville.

                              29 janvier 2009 — Un camion explose dans la raffinerie des Flandres près de Dunkerque (France), un mort et cinq blessés

                              15 juillet 2009 — Une explosion sur la plate-forme pétrochimique de Carling, en Moselle (France), fait deux morts et six blessés.

                              23 novembre 2009 — Une série de deux explosions dans une usine pétrochimique classée Seveso à Andrézieux-Bouthéon dans la Loire (France), fait quatre blessés dont deux graves.

                              7 avril 2010 - Un four21 de l’usine gennevilloise du Carbone Lorraine explose au petit matin. L’accident fait un mort et douze blessés parmi lesquels quatre policiers et quatre sapeurs-pompiers de Paris.

                              http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_catastrophes_industrielles

                              ...

                              "Cependant, il faut rappeler que dans tous les domaines de l’industrie lourde, il y a soit des lois, soit des décrets, soit des procédures et que les contrôles par des organismes spécialisés, Apave, CEP.... sont d’autant plus sévères que le process est complexe.« 

                              -

                              J’aurais plutôt dit »sont d’autant plus sévères que les produits engagés sont dangereux et présents en grosses quantités« .

                              Effectivement, on a tiré quelques leçons des catastrophes industrielles précédentes. On fait donc réaliser les contrôles de base (corrosion/oxydation, fuites, vérifications des principaux dispositifs de sécurité, contrôle des appareils de mesure et de régulations des principaux équipements du process).
                              Cela fait parti des moyens utilisés pour diminuer la »probabilité de risque.« . C’est plutôt valable à l’instant t du contrôle, mais le remplacement des équipements reste rare sur les anciennes installations et on préférera souvent »rafistoler« quand c’est possible (raccords, soudures, peinture...). On change quand on a pas le choix (le matériel ne marche plus ou l’organisme de contrôle nous y oblige).

                              De plus les organismes de contrôle (qui ont énormément d’installations à contrôler) ne vont pas encore étudier les process dans le détail, (Ca leur prendrait trop de temps et d’argent) se contentant de respecter des procédures de base.

                              Sur chacune de ces installations, si vous demandez aux opérateurs qui travaillent sur ces process si ils identifient des problèmes dans l’exploitation au quotidien (en aparté de l’organisme de contrôle à qui personne ne parle), vous serez surement surpris de voir surgir une liste longue comme le bras de problèmes de maintenance récurrents, d’ »incidents« et de craintes concernant certains appareils dont les scénarios de danger associés (les vrais) dépassent la fiction...

                              Les organismes de contrôle ne cherchent pas à fermer les usines, juste à s’assurer que les minimas de sécurité relatifs aux »normes en vigueur« dont vous faites référence (souvent souples au vu de certains appareils) soit respectées.

                              L’objectif est essentiellement de »dire qu’on fait« pour rassurer les populations avoisinantes qui connaissent très bien les risques (les gens parlent entre eux...). Les contrôles permettent aux exploitants de diminuer de plusieurs cran leur probabilité de risque dans les dossiers sécurité qu’il rendront à l’administration. Tout le monde y trouve finalement son compte pour ainsi dire.

                              -

                               »Une chose est sûre, c’est que le point de flash de l’essence est très bas !!!« 
                              -
                              D’où le fait que les raffineries ne sont pas ou très partiellement soumises au dossier PPRT...

                              -
                               »Pour autant, doit-on interdire les voitures ? avez-vous une substitution intelligente qui ne ruine pas le commercial qui fait ces 60 0 00 km/an ? Et je pourrai prendre une multitude d’exemple sur d’autres process !"

                              -

                              Il semble que la réalité nous interdira d’elle même les voitures à moyen terme (pic pétrolier, pollution...). 


                            • picpetrolier picpetrolier 24 mars 2014 13:26

                              "Pour ce que je connais de la très grosse industrie (nuc, chimie et pétrochimie), depuis les années 80 ou j’interviens sur de nombreux process, je puis affirmer que toujours, j’ai rencontré des décideurs dont le principal let motive était la sécurité des biens mais surtout celle des personnes travaillant sur les installations."

                              Leurs première priorité est de continuer à exploiter, la sécurité passe après.


                            • Jr.Bupp Jr.Bupp 24 mars 2014 14:37

                              Manifestement, vous êtes à côté du sujet !

                               
                              Il suffit de connaître les conditions d’assurances de ces entreprises pour comprendre que la sécurité est d’elle même impliquée dans le process.

                              Comment voulez-vous qu’un process soit assuré (ce qui est toujours le cas) si celui-ci présente des risques non maîtrisés ?

                              La notion de sécurité, lors de la construction de tous types d’unité de production, est prépondérante. Cela ce passe au niveau des études, de la construction, des essais, de la mise en service et du suivi des productions.

                               Bien sur, il y a des accidents... Mais peu ! Mais d’accord avec vous. c’est toujours trop ! Le problème est : Combien je dois payer pour 0% de risque !

                               Ce qui implique un choix de faire ou ne pas faire.

                              Il y a 3200 morts sur les routes en 2013, environ 250 000 depuis 1972, je continue ou non à prendre ma voiture ?

                              Le tabac tue 7 500 000 personnes par an dans le monde, je continue à fumer ou non ?

                              L’alcool tue 45 000 personnes par an en France, je continue à boire ou non ?
                              etc...

                              Perso, je prends ma voiture pour me déplacer. Devant une bonne table, je me fais une bonne bouteille... par contre, j’ai arrêté de fumer !

                              Pour autant, doit-on mettre les ministres de l’intérieur qui se sont succédé en prison sous prétexte qu’ils n’ont pas imposé le régulateur mécanique à partir des années 80, pour limiter la vitesse des voitures au maximum autorisé soit 130 km/h ? Doit-on mettre ces ministres en prison parce qu’ils ne veulent pas associer le régulateur au GPS ?

                              Pour autant, doit-on mettre les ministres de la santé qui se sont succédé en prison sous prétexte qu’ils n’ont pas imposé l’interdiction de la vente du tabac ?

                              Idem pour l’alcool etc... etc....

                              Nota : ce n’est pas parce que le point de flash de l’essence est bas que Total refuse les PPRT !  smiley (en êtes-vous sur car, je ne vois pas pourquoi ?) Mais Est ce bien nécessaire dès lors que ces usines sont classées Seveso, que le plan ORSEC en est presque toujours associé.


                            • pioupiou2a pioupiou2a 24 mars 2014 18:12

                              Pour avoir travaillé des années dans le milieu pharma et dans le milieu banquaire, ou les process de securité et de controles sont omniprésents, je ne peux qu’aller dans le sens de l’auteur.

                              Sans parler de « minorations volontaires », ce que j’ai pu constater est que bien souvent ces process sont la « pour dire qu’on a bien fait le travail et que le risque est maitrisé », mais au final les gens qui doivent les gerer n’ont parfois même pas les conaissances pour jauger de la pertinence des éléments remontés durant ces process, le resultat final etant de ralentir fortement la réactivité d’une entreprise sans aucunement éliminer les risques potentiels d’erreurs ou d’accidents.

                              Partant de ce constat réel, vous pensez vraiment que des assureurs en sont capables alors que même des professionnels de la branche en question ne le sont pas ?

                              C’est bien beau de dire qu’on fait tout pour la sécurité et la tracabilité, mais si on ne s’assure pas derriere que tous les éléments de la chaine ont les bonnes compétences, le bon degré de motivation, et le temps de mener de façon serieuse leurs taches, on ne fait que du vent...


                            • Doudidouda 8 avril 2014 21:34

                              L’acceptabilité ou non d’un risque est défini par la réglementation, pas par l’industriel. voir la matrice d’acceptabilité de la circulaire du 10/05/10.


                            • picpetrolier picpetrolier 24 mars 2014 17:00

                              Bonjour,

                              Je ne vois pas ce que les assurances viennent faire la dedans. Ce sont loin d’être des experts en process industriels comme vous devez vous en douter... Ils se fient comme tout le monde à ce qu’on leur dit, aux statistiques des années précédentes et aux dossiers publics type analyses de risques ou PPRT (Quand ils arrivent à les lire...)

                              Pour ce qui est du non-PPRT de TOTAL, j’ai déjà répondu à des questions dans les commentaires précédents. Prenez la peine de les lire.

                              Le Plan ORSEC est un plan d’intervention et n’a rien a voir avec un PPRT qui est un plan de prévention. ORSEC n’est pas la pour empêcher les accidents mais pour être en mesure de les contenir (?) une fois qu’ils sont DÉJÀ arrivés...

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