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Accueil du site > Actualités > Environnement > Un « EPR » au parfum de Tchernobyl

Un « EPR » au parfum de Tchernobyl

A la lumière d’une communication interne, on apprend que ce nouveau type de centrale nucléaire représenterait un réel danger.

Le réacteur EPR utilise une technique connue, celle des PWR (réacteurs à eau sous pression).

Il est censé produire plus d’électricité avec moins de combustible nucléaire, tout en étant plus puissant (1650 mégawatts).

Il devrait produire 30% de déchets en moins.

Voilà pour les qualités annoncées.

Mais il semble qu’il y ait aussi des inconvénients.

En 2009, trois autorités de sureté nucléaire, française (ASN), anglaise (HSE/ND) et finlandaise (STUK) s’étaient inquiétées sur la sécurité des systèmes de contrôle de l’EPR. lien

Le problème dénoncé par ces autorités concernait « le cerveau du réacteur ».

Il faut savoir qu’il y a deux systèmes de contrôle (l’un gère le système, et l’autre assure sa sécurité) et ils doivent être indépendants l’un de l’autre.

Or, pour l’EPR ce n’est pas le cas.

Les autorités de sécurité trouvent qu’il y a une trop grande interconnexion, et donc un danger réel.

A ceci s’ajoute maintenant une information inquiétante :

Des documents confidentiels viennent d’être divulgués par une source anonyme, interne à EDF.

Ces documents, qui n’auraient jamais dû être connus du public, émanent de Flamanville, ou un EPR tente d’être construit.

Ils sont trois à l’avoir reçu : le réseau « sortir du nucléaire », « l’observatoire du nucléaire », et « le Crilan  » (comité de réflexion, d’information et de lutte anti-nucléaire). lien

L’étude reçue démontre « la possibilité d’un accident grave  » sur l’EPR.

Pour Philippe Brousse, directeur du réseau « sortir du nucléaire » : « certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l’explosion du réacteur à cause d’un accident d’éjection de grappe ».

Pour Didier Anger, président du CRILAN : « les grappes servent à contrôler la puissance du réacteur, à le piloter. Ce sont à la fois l’accélérateur et le frein, et l’accident d’éjection de grappes peut donc se comparer au blocage de l’accélérateur, à fond ».

La possibilité d’un « emballement » existe, et les conséquences de celui-ci seraient incontrôlables.

Ces grappes permettent de modérer, voire d’étouffer la réaction nucléaire.

EDF a réagi dans un communiqué, en affirmant : « la sureté nucléaire est la priorité d’EDF  ».

Elle précise que le dossier de mise en service de l’EPR de Flamanville 3 serait adressé pour instruction à l’ASN (autorité de sureté nucléaire).

Tout çà tombe assez mal, pour EDF, puisque vient de se tenir une conférence internationale sur la technologie nucléaire à Paris, animée par le directeur général de l’AIEA (agence internationale de l’énergie atomique), et que le 24 mars prochain doit s’ouvrir le débat public sur le projet du 2ème réacteur EPR, à Penly (Seine Maritime).

La construction du premier EPR, celui de Flamanville a commencé en 2007, et a accumulé les retards, et les dépassements de budget.

De plus les travaux ont été stoppés pendant plus d’un mois sur ordre de l’ASN suite à de nombreuses anomalies et malfaçons. lien

Un autre EPR connait les mêmes déboires, celui de la Finlande.

Son prix initial de 3,3 milliards connait déjà un dépassement de 2,2 milliards d’euros.

Sur son calendrier de réalisation, il affiche déjà trois ans de retard. lien

Il faut savoir aussi que le contrat passé entre AREVA et TVO (l’électricien finlandais) stipule que le réacteur a été vendu « clé en main » pour 3 milliards.

Tout dépassement de ce prix sera pris en compte par AREVA. lien

La France (et donc les contribuables) va donc payer les 3 milliards de dépassement prévisibles.

Cette question avait été évoquée le 22 juillet 2004 par la sénatrice Marie-Christine Blandin.

lien

Les belles promesses annoncées concernant la rentabilité espérée de l’EPR sont donc en train de fondre comme neige au soleil.

En effet, il est plus que probable que les dépassements financiers que connait l’EPR finlandais seront aussi au rendez vous pour l’EPR de Flamanville.

Pour faire bonne mesure, il a été prouvé en mai 2006 que l’EPR n’a pas été conçu pour résister à un crash d’avion. lien

Si de plus, la possibilité d’un accident de type Tchernobyl s’ajoute à ce gâchis financier, on est en droit de s’interroger sur la pertinence d’un nouvel EPR à Penly.

Pourtant tout çà n’a pas l’air d’inquiéter Nicolas Sarkozy, puisqu’il semble qu’une nouvelle centrale nucléaire soit en projet au Tricastin. lien

Comme disait mon vieil ami africain : « le chien qui a vu le lion, et celui qui ne l’a pas vu, n’ont pas la même manière de courir ».


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152 réactions à cet article    


  • jako jako 10 mars 2010 09:39

     smiley Olivier, décidement votre ami Africain est plein de ressources
    Areva, Epr effectivement une belle success story bien de chez nous smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 10:22

      Jako,
      et en plus notre nimprésident veut monter une organisation internationale pour promouvoir le nucléaire...
      pauvre France !
      à+


    • TSS 10 mars 2010 17:22

      @ O.Cabanel

      notre omnipresident (qui marche sur l’eau) n’est pas à une anerie pres  !!

      il vient de debloquer 150 millions d’€ en faveur de Limagrain pour l’etude et la promotion des

       OGM detricotant ce qu’il avait tricoté au Grenelle... !!


    • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 19:50

      TSS,
      çà ne me surprend pas,
      après avoir claironné sur tous les toits qu’il était le meilleur militant écolo de France, il nous propose du nucléaire, des ogm, des autoroutes...
      il n’en est pas à une contradiction près,
      je crois qu’il est une contradiction à lui tout seul,
       smiley


    • le naif le naif 10 mars 2010 10:19

      Merci Olivier pour cet article

      Alors que Tchernobyl aurait du sinon remettre en cause totalement l’option nucléaire ou tout le moins permettre de revoir en profondeur les processus de décisions et de contrôle démocratique. Les thèses du GIEC sont venues fort opportunément et de façon inespérée redonner à cette technologie un second souffle, sous prétexte que le nucléaire ne rejette pas de gaz à effets de serre..... bien joué.

      D’un coup le nucléaire, bête noire des écologistes des années 70 - 80 apparait drapé des vertus d’une technologie propre. Un grenelle de l’environnement, et hop, on redonne un coup de fouet aux programmes nucléaires.......


      • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 10:28

        le Naïf,
        effectivement,
        pourtant la légende du nucléaire « qui ne produit pas de co2 » à fait long feu,
        les experts ont prouvé le contraire.
        http://www.greenit.fr/article/energie/combien-de-co2-degage-un-1-kwh-electrique
        mais au dela de ces rejets, c’est l’accident nucléaire qu’il nous faut craindre,
        car dans ce cas, les retombées seront lourdes, et pour tout le monde !


      • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 11:03

        Netanya,
        tout cela est parfaitement exact,
        je racontais cela dans un article ancien :
        http://cozop.com/agoravox/la_grande_illusion_9
        merci de votre commentaire.


      • frugeky 10 mars 2010 10:48

        Les malfaçons lors de la construction de l’EPR de Flamandville sont le fait de la maison Bouygues pour la partie génie civil. Rappelons que Bouygues, pote à Sarko, est sur les rails pour reprendre Areva. Ca n’augure rien de bon pour la sûreté nucléaire.
        De plus on entend souvent que les municipalités autour de Flamandville sont pour l’activité nucléaire qui rapporte des emplois dans la région sans préciser que la majorité des élus du coin sont des anciens de La Hague.


        • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 11:00

          Frugeky,
          bien sur, pour le plus grand bonheur de Bouygues,
          les dépassements financiers (3 milliards) seront payés par nos impôts (ou du moins ce qu’il en reste), et Bouygues va continuer de pouvoir s’enrichir !


        • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 13:46

          bouygues, propriétaire des mines au Niger ?
          non, je ne crois pas,
          on peut pas tout lui mettre sur le dos !
          je crois bien que c’est AREVA...
          à+


        • Romain Desbois 10 mars 2010 10:52

          Quand allons comprendre que le nucléaire ne fait que chauffer de l’eau, que produire de la vapeur d’eau pour faire tourner des turbines et produire de l’électricité est tout sauf moderne.

          Denis Papin revient, ils sont toujours aussi fous !


          • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 11:04

            Romain Desbois,
            effectivement, vu comme çà, on ne peut que confirmer que le nucléaire est une énergie désuète, et dépassée,
            sauf qu’elle est bien plus dangereuse que la machine à Papin !!
             smiley


          • Romain Desbois 10 mars 2010 11:42

            Netenya

            Voir le commentaire d’Olivier plus haut

            Les nucléocrates n’ont fait qu’améliorer le principe de Denis Papin en y rajoutant un danger nettement plus considérable. Le fait de chauffer de l’eau avec un autre combustible ne fait pas du nucléaire une innovation spectaculaire. Sauf erreur une fois transformée en vapeur, quel que soit le type de chauffage ne change pas grand chose. Amoins qu’il y ait plusieurs type de vapeur , ce que je ne crois pas.

            L’on sait depuis la dynamo fabriquer de l’électricité autrement et l’on a trouvé d’autres façons (photovoltaïque).

            Je crois qu’il faut chercher la défense du nucléaire autre part :
            - voie militaire
            - médicale (quoique là il faudrait comparer les acquis par rapport aux maladies créées)

            La production d’énergie par la nucléaire est un cache sexe.


          • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 15:20

            cassino,
            non,
            l’eau sert bien sur de refroidisseur pour le réacteur, tout comme l’eau d’un radiateur de voiture sert à éviter que le moteur de la voiture n’explose...
            mais elle sert aussi à produire l’electricité...

            le problème soulevé par l’article n’est pas la :
            merci de bien le relire.

            il y a le danger soulevé par les autorités de surveillance,
            celui dénoncé par les documents internes, aussi,
            celui de la chute non prévue d’un avion (volontaire ou pas)
            et enfin la sous estimation du prix de la centrale : on est passé de 3 milliards à pas loin du double (et c’est nous (et vous) qui allez payer)
            pourquoi ne pas répondre à ces arguments plutot que de vous en éloigner ?


          • Akwa Akwa 10 mars 2010 17:40

            @ cassino

            Vous dites des bêtises. C’est l’inverse : c’est la fission de l’uranium qui sert à chauffer l’eau. Et l’eau ainsi vaporisée sert à faire tourner des turbines à vapeur, qui entrainent un alternateur.
            Ensuite, l’eau est refroidie, puis renvoyée dans le réacteur pour être chauffée à nouveau.

            Il est incroyable que vous puissiez nier cela.


          • Eloi Eloi 10 mars 2010 19:25

            L’eau ne sert qu’à refroidir le réacteur, pas à produire de l’électricité ! Si tel était le cas le rendement ne serait pas aussi bon (voir les centrales thermiques au gaz, ou à air comprimé).

            D’ailleurs à Tchernobyl le refroidissement se faisait au graffite et non à l’eau, comme dans les toutes premières centrales françaises. Donc comparer l’EPR à Tchernobyl du point de vue scientifique n’a aucun sens.

            Vous faites erreur.
            Les RBMK (Tchernobyl) sont refroidis à l’eau (l’eau d’ailleurs se met à bouillir, comme dans les réacteurs à eau bouillante actuels REB, en anglais BWR) mais sont modérés au graphite. Le carbone du graphite joue le même rôle que l’hydrogène dans l’eau : ils modèrent (thermalisent) les neutrons pour provoquer les fissions dans le dit « spectre thermique »
            Pour les premières centrales française (UNGG), c’est encore différent : ce sont des réacteurs graphite-gaz : le graphite est toujours là pour modérer les neutrons, mais le caloporteur n’est pas de l’eau mais du gaz (je ne sais plus si c’est hélium ou CO2).

            Ces réacteurs sont connus pour fabriquer du « bon » plutonium (comprendre militaires) mais l’exploitation est coûteuse. De plus, en cas d’incendie du graphite, les fumées peuvent propager des produits de fission radioactifs dans l’atmosphère : c’est l’erreur de conception fondamentale de Tchernobyl, et celle qui a produit les dégâts en termes de dissémination.

            Pas de graphite dans les centrales à eau pressurisé (REP ou en anglais PWR) comme l’EPR.

            Avec l’eau, aucun risque de fusion. Mais si les systèmes de sécurité, au lieu de se compléter, se neutralisent, ils deviennent inopérants. Mais l’accident ne ressemblera pas à celui de Tchernobyl, peut-être serait-ce pire avec l’utilisation du plutonium.

            Avec l’eau le principal problème c’est son ébullition à 100°C, et c’est pour cela qu’on pressurise le réacteur : il faut garder l’eau liquide. Mais comme nous l’avons dit, le rôle de l’eau est de modérer les neutrons, si l’eau disparaît, les neutrons deviennent trop énergétiques et les fissions d’uranium ne sont plus possible : le réacteur s’arrête : c’est ce qu’on appelle l’effet de vide.
            C’est une sécurité passive, indépendante de toute action humaine (et du contrôle commande, au passage).


          • joletaxi 10 mars 2010 10:52

            C’est le printemps(enfin cela devrait être le printemps si l’on avait pas ce foutu changement climatique)

            Avec les hirondelles, nous reviennent bien fringants les anti-nuc.Déjà 3 articles en 2 jours.
            Une seule bonne nouvelle qui me met du baume au coeur de petit belge.Le site de recherche de Mol accueille le nouveau réacteur de recherche qui permettra peut-être de déboucher sur une nouvelle filière nucléaire..
            Une mauvaise nouvelle par contre:le gouvernement wallon envisage d’assouplir les règles d’implantation d’éoliennes.
            Comme toujours la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

            • krolik krolik 10 mars 2010 12:21

              @joletaxi.
              J’ai bien vu l’article hier de Corinne Castagnier de la Criirad sur les stériles miniers, j’ai vu celui-ci, mais je n’ai pas vu le troisième auquel vous faites allusion ?
              Son intitulé doit être bien discret ... !!
              @+


            • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 11:07

              mlle Vilistia,
              ce n’est pas beau joueur d’opposer le nucléaire à la bougie !
              franchement, c’est un argument qui commence à etre éculé,
              les énergies nouvelles, c’est moderne, c’est propre, çà ne produit pas (ou peu) de déchets,
              et vous le savez bien.
              alors que le nucléaire, c’est un vieux truc poussif et dépassé,
              qui nous a laissé déjà 2 millions de tonnes de déchets,
              et qui en plus est dangereux.
              allons, revenez à la réalité,
              pensez a vos enfants..a venir ?
               smiley


            • joletaxi 10 mars 2010 11:18

              « les énergies nouvelles, c’est moderne, c’est propre, çà ne produit pas (ou peu) de déchets, »


              cela ne produit en fait rien du tout, sauf des rentes aux promoteurs de ce genre d’énergie,car s’il existe un lobby du nucléaire, les pro renouvelables sont tous des bisounours




            • frugeky 10 mars 2010 11:24

              @ joletaxi
              vous pouvez à peu près être sûr que les constructeurs de chaudières nucléaires ont aussi des parts chez les constructeurs d’éoliennes. Du moment que ça rapporte...


            • Romain Desbois 10 mars 2010 11:47

              D’après le réseau sortir du nucléaire la France a déjà dépensé dans le nucléaire (civil et militaire) l’équivalent sa dette actuelle.
              Pouvons espérer qu’elle fera de même pour des énergies moins dangereuses ?

              Bah non actuellement c’est le nucléaire qui gère les budgets des renouvelables.

              Merci qui ? Merci Borloo ! Non Fillon ! Non Tsar Kozy 1er ! Non les trois ! Non, nous tous !

              enfin presque smiley


            • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 11:57

              mlle vilistia,
              ce serait me prêter beaucoup d’importance, pour cadarache...
              mais je suis sur que les habitants du secteur (zone sismique importante et connue) doivent être un peu plus rassurés depuis...
              quant aux élections, ne soyez pas trop présomtueuse,
              je ne lis pas dans le marc de café, mais vous risquez de grosses surprises.
               smiley


            • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 13:20

              joletaxi
              des affirmations gratuites.
              vous devriez vous en tenir au contenu de l’article.
              il y a un réel problème avec les EPR.
              ce n’est pas moi qui le dit,
              ce sont les autorités de surveillances.
              pourquoi ne pas vouloir l’accepter ?
              je m’interroge ?


            • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 13:48

              Villistia, mademoiselle,
              si vous me connaissiez un peu mieux vous sauriez que je suis pour un rétablissement des égalités, et un réequilibrage des aides, afin que les plus pauvres d’entre nous puissent profiter du bienfait des énergies propres et renouvelables.


            • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 20:27

              vilistia,
              on peut contester l’énergie nucléaire, et contester aussi l’uranium appauvri utilisé comme arme,
              c’est d’ailleurs ce que font pas mal de monde, et pas seulement les militants écologistes,
              heureusement.


            • krolik krolik 10 mars 2010 11:43

              A) la sécurité d’une technologie à risque passe par trois étapes :
                 1) identifier les évènements dangereux
                 2) définir des parades à ces évènements
                 3) vérifier que les installations avec l’ensemble des parades prévues permet d’éviter les dégâts que l’on veut éviter

              B) les rapports de sécurité rendent bien compte de ces 3 étapes

              C) c’est une pratique constante des mouvements antinucléaries de baser leur argumentation sur les risques en puisant largement dans les chapitres 1) des rapports de sécurité en omettant soigneusement de mentionner les chapitres 2) et 3). Ils n’ont ainsi pas beaucoup d’efforts à faire pour imaginer des scénarios d’horreur : nous nous en chargeons pour eux.

              Relevons encore que :

              a) les antinucléaires n’ont jamais à ma connaissance identifié de scénarios d’accidents nouveaux auxquels les professionnels n’auraient pas pensés.
              b) c’est très efficace pour eux. N’oublions pas que leur stratégie c’est
               — faire peur au lieu d’informer
               — obtenir la disparition du nucléaire, pas sa sécurité (une installation nucléaire sûre doit être un cauchemar pour eux)
              c) le cas de l’éjection de grappe est un exemple de plus

              En l’occurence les documents sensés être tirés d’EDF sont d’une telle complexité que les journalistes ne peuvent les interpréter, et se contenteront de faire une reprise du communiqué de SDN « Survivre Dans le Noir ». Reprise d’ailleurs qui s’avère très timide par les grands médias.
              Il faut dire qu’à force de crier « Au Loup » pour rien , ça commence à lasser.
              Rien qu’à voir sur AV cet article a été placé en fin de page, dans les « articles mineurs », idem l’article de Corinne Castanier hier.
              A noter une chose amusante, la bisebille interne de Survivre Dans le Noir, le communiqué est signé de Philippe Brousse, directeur. Exit au moins jusqu’à la prochaine AG de Stéphane Lhomme...

              @+


              • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 13:27

                krolik
                je ne suis pas surpris de votre intervention,
                en tant que partisan indéfectible de cette énergie dangereuse qui vous a apporté salaire et avantages, j’imagine votre réaction.
                mais au lieu de vous aventurer sur des explications oiseuses, vous arriviez à tenter d’ouvrir le débat, en contestant (éventuellement) le contenu de l’article, je l’accepterais,
                mais voila, vous tentez chaque fois de vous écarter du contenu de l’article.
                merci d’en rester là.
                donnez moi des arguments.
                ne vous égarez pas sur vos réponses éculées genre « les bancs granitiques de bretagne plus dangereux que les rejets d’une centrale nucléaire » ou sur « l’eau radioactive du massif central plus dangereuses que les retombées de Tchernobyl »,
                répondez, si vous le pouvez, sur les affirmations de l’article,
                et sur rien d’autre.
                mais je ne serais pas surpris que vous ne m’opposiez qu’une réponse évasive, celle dont vous avez le secret (!) plutot que de rester dans le vif du sujet.
                 smiley


              • krolik krolik 10 mars 2010 13:57

                Au cas où vous ne le sauriez pas :
                - les problèmes du « bus » informatique des centrales.
                - le problème d’éjection des grappes.
                Ont déjà été vus et abordés, étudiés pour les 900MW et les 1300MW.
                A chaque fois toutes les hypothèses sont envisagées, et l’on reprend les mêmes problèmes que l’on décrotique.
                C’est la phase « 1 » de l’étude de sûreté.
                Il serait intéressant de voir les phase « 2 » et « 3 », les contre mesures prises pour arriver à l’acceptabilité.
                Et les phases « 2 » et « 3 » ne sont pas encore développées.
                « Survivre Dans le Noir » ne fait qu’une publication très partielle.
                Vous devriez consulter auprès de l’ASN les dossiers de sûreté des paliers 900 et 1300.
                Vous aurez des éléments de solutions.

                Mais il serait bon que les antinucs soient assez imaginatifs pour proposer des scénari catastrophes qui n’aient pas été envisagés par les professionnels de la question.
                On attend.

                @+


              • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 14:48

                krolik,
                si vous le permettez je m’en tiens aux certitudes.
                l"’epr est un gâchis financier,
                3 milliards supplémentaires à payer, de notre poche (de la votre aussi) pour une mauvaise estimation budgétaire, ce n’est pas rien.
                c’est le double de l’estimation initiale.
                ou elle est la rentabilité ?
                en ces temps de crise, trouvez vous çà sérieux ?

                la possibilité d’accident grave existe, et c’est une source interne qui nous l’apprend,
                que vous faut-il de plus ?
                attendre ?
                ce n’est pas sérieux non plus.

                la chute possible volontaire ou pas d’un avion sur la centrale n’est pas prévue, et dans ce cas la centrale ne pourrait y résister..
                vous prendriez ce risque ?

                voila les questions que vous devriez vous poser.
                si comme je l’espère, vous êtes un citoyen responsable.


              • krolik krolik 10 mars 2010 15:23

                @L’auteur,

                Voila que c’est vous qui repartez à côté du sujet : le prix, l’avion qui s’écrase...
                Mais vous ne nous proposez pas un scénrio original d’un accident non étudié...
                En ce qui concerne l’éjection des grappes, le problème a déjà été vu pour les 900 et les 1300W. Mais à chaque fois le problème est posé à nouveau en faisant abstraction de tout ce que l’on connait par ailleur et précédemment, c’est le principe de ce type d’étude. Il faut réinventer l’eau tiède à chaque fois, au niveau de la phase « 1 » de l’étude
                Sauf qu’il manque les phases « 2 »et « 3 » du document final qui sera produit en beaucoup plus complet vers la fin de l’année conformément au planning.
                Avec plein d’autres cas catastrophiques..

                En ce qui concerne la chute d’un avion, je vous conseille de visionner ce bout de vidéo.
                La manip a été faite par la Sandia avant le 911.
                Un F14 chargé à 30 tonnes avec de l’eau pour remplacer le jetfuel, car le jetfuel sur un bloc de béton ce n’est pas significatif, alors que sur un immeuble c’est différent.
                L’avion est propulsé par des fusée à 750km/h contre le mur.
                C’est très curieux on a l’impression que l’avion passe à travers le bloc, mais en fait il se « disperse » contre le mur.
                La seule pièce « efficace » contre le mur c’est le rotor du réacteur. La seule pièce massive.
                Pour qu’un choc soir pénêtrant en fait il faut qu’il soit « long » dans le temps. Et pour qu’il soit « long » il faut qu’il y ait une résonnance d’un bout à l’autre de la pièce.
                Les « flêches » des obus-fl^ches s’accordent en fait comme une corde de piano. Car cet accord va dépendre de la vitesse du son dans le métal du projectile.
                Si les flêches des obus sont faites pour cela, ce n’est pas le cas d’un rotor de réacteur.
                Conclusion : au niveau de l’axe du rotor il y a dans le mur un trou de 15 cm de profondeur, trou pitoyable.
                Cet essai est très contraignant car il est réalisé pile à la perpendiculaire de la surface.du mur.
                Si l’on envisageait le cas d’un gros porteur style A380, ce ne serait pas pire, car en dehors du fait de la difficulté d’ajuster « pile » à la normale de la paroi au moins un réacteur, ce qui est sûr c’est que les autres réacteurs seraient déviés obliquemennt ou passeraient carrément « à côté ».
                Donc vous hullulez à la non-tenue d’un réacteur à la chute d’avion, j’aimerais avoir vos sources, les modélisations, les résultats des essais que vous avez menés ou que vous avez suivi de près.
                Et pas la déclaration du British John Large, rémunéré par Greenpeace, « expert » dont on attend encore les références en matière d’expérience de :
                - modélisation de chocs.
                - menées d’essais
                - conception de matériels résistants aux chocs. Au besoin, ses brevets passés dans le domaine.

                Mais il me semblait avoir déjà écrit cela.
                Mais comme vous ne lisez pas mes messages et n’allez pas voir les pièces jointes, histoire de rester dans les certitudes de la secte antinuc...
                Mis ce n’est pas grave, perso, j’écris pour les « taiseux » ceux qui lisent et qui ne postent pas.. et qui sont tout de même la majorité.
                Je n’ai aucune intention de vous convaincre en quoi que ce soit, votre cas est désespéré.

                @+


              • Linz 10 mars 2010 18:08

                A l’ attention de M.K et des autres intervenants bien sûr et de l’auteur Olivier

                « Survivre Dans le Noir »
                 ! Ah la fine plaisanterie ! Version modernisée du fameux slogan :
                «  Nucléaire ou la bougie » un peu éculé mais encore présent quelques fois y compris dans Agoravox.
                Il n’est pas sans intérêt de rappeller les autres slogans qui accompagnaient celui là dans les années 70.
                Nucléaire ou dépendance au pétrole (arabe de préférence)
                Nucléaire ou pénurie et abaissement économique national
                Nucléaire ou fin de la souveraineté nationale
                Nucléaire ou chômage ; ce dernier slogan certainement le plus tristement ridicule !
                et plus récemment l’illustrissime :
                Nucléaire ou effet de serre, plus que jamais en service
                On priverait les intervenants de cet article si on ne mentionnait pas cette opinion visionnaire de M.Giraud , Administrateur Général du CEA et Ministre de l’industrie :
                "on assistera à de grandes difficultés économiques mondiales en l’an 2000 si les surgénérateurs ne sont pas introduits massivement à cette date !!  DELECTABLE, NE TROUVEZ VOUS PAS !!

                 

                 


              • olivier cabanel olivier cabanel 11 mars 2010 07:12

                merci Linz de cette mise au point,
                j’espère que tous les pro-nuk en prendront bonne note,
                et merci de votre commentaire,
                 smiley


              • Pyrathome pyralene 10 mars 2010 12:49

                C’est de la faute aux écolos si on enfouit les déchets nuk ?.....restons sérieux !!


              • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 13:29

                vilistia
                vous n’apportez rien de tangible en répondant de cette façon.
                après avoir manié la bougie, vous tentez de vous écarter du sujet principal,
                et ce n’est pas tres courageux.
                c’est décevant.


              • Eloi Eloi 10 mars 2010 13:35

                La décision d’enterrer les déchets a été prise en 1997 par Jospin et Voynet lorsqu’ils ont décidé de fermer superphénix, qui non seulement, pouvait surgénérer du combustible, mais aussi recycler les actinides mineurs (les déchets à vie longue).

                Ce sont donc les antinuc’, par leur opposition forcenée au recyclage, empêche le recyclage des déchets nucléaire. Il leur faut maintenant l’assumer et justifier leur décision.


              • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 13:50

                Eloi,
                je ne sais pas si Jospin avait décidé d’enterrer les déchets, et je vous suis reconnaissant si vous pouvez apporter la preuve de ce que vous affirmez.
                balancer des infos comme çà, sans la moindre preuve, c’est un peu léger, non ?


              • Eloi Eloi 10 mars 2010 14:11

                Jospin et Voynet l’ont décidé le jour où ils ont décidé de fermer la centrale qui permettait de recycler les actinides mineurs.

                Sans usine de recyclage, la seule solution qu’il reste c’est de les interrer. Décider de la fermeture de la centrale, c’est décider d’enterrer les déchets. Comme ce ne sont pas des imbéciles, ils étaient au courant.

                Vous par contre vous vous êtes fait avoir


              • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 14:49

                vilistia, chere demoiselle,
                vous aimez pratiquer l’humour, et j’aime bien,
                mais de me répondre en me proposant mes propres termes n’est guère constructif.
                j’attends de vous des arguments sérieux.
                même si l’humour est une qualité que j’apprécie.


              • olivier cabanel olivier cabanel 10 mars 2010 15:27

                demoiselle vilistia,
                et de quelle bougie voudriez vous que nous parlions ?

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