Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Environnement > Un nucléaire pourtant si sûr...

Un nucléaire pourtant si sûr...

Alors que l’autocrate président sortant s’évertue à nous vanter les mérites d’un nucléaire français sur, et à l’abri de tout accident, un militant de Greenpeace à survolé la centrale nucléaire de Bugey, dans l’Ain, avant de déposer des fumigènes sur le toit de l’un des réacteurs, afin de démontrer les failles sécuritaires du nucléaire français.

C’est au petit jour, le 2 mai 2012, à 7h40, à bord d’un paramoteur que ce militant a réussi ce coup magistral, atterrissant à l’intérieur du site, après avoir déposé des fumigènes sur le toit du réacteur.

Sur ce lien, une petite vidéo réalisée par un autre militant de Greenpeace en 2011 lequel à survolé l’usine de retraitement de La Hague, site sur lequel sont stockés 10 000 tonnes de combustible nucléaire irradié, et 64 tonnes de plutonium, et sur cet autre lien, l’action du 2 mai 2012.

Le même jour, Hervé Couasnon, surnommé le « poète escaladeur » avait pénétré clandestinement dans la centrale nucléaire de Civaux sans rencontrer la moindre résistance. lien

Il avait profité de la sortie d’un véhicule de livraison, trompant ainsi la vigilance des gardes, et pénétrant dans le site nucléaire à 12h33, avant d’être interpellé plus d’une heure après.

Il comptait ainsi interpeller les deux candidats à la présidentielle, espérant que ce sujet crucial s’invite enfin dans le débat. lien

Nos centrales seraient donc de véritables passoires. lien

Le plus amusant, c’est que Alain Litaudon, le directeur de la centrale de Bugey, a déclaré sans rougir que, comme l’interpellation avait eu lieu 8 minutes après la détection du militant, c’était la preuve que le dispositif mis en place était efficace, sauf que si celui-ci avait été animé de mauvaises intentions, il aurait pu commettre des dégâts irréparables à la centrale.

Cerise sur le gâteau, le même jour, Greenpeace a publié le rapport de John H. Large, expert britannique, portant sur l’évidente vulnérabilité des centrales nucléaires françaises aux chutes volontaires, ou pas, d’avions.

Le rapport complet est sur ce lien.

Mais il y a mieux avec les révélations d’un certain « mr Atome » agent d’EDF, lequel a fourni au réseau "sortir du nucléaire" des documents internes à l’entreprise démontrant que certains composants (robinets, clapets, et vannes) du circuit primaire (c’est celui qui est le plus problématique), sont particulièrement sujets à l’usure due à la dégradation thermique des métaux et pourraient se rompre brutalement.

Ces « robinets » sont des clapets anti retours de gros diamètre, permettant l'isolement du circuit primaire. lien

Dans ces documents EDF on découvre que cette rupture, si elle avait lieu sur certains robinets affectés par ce vieillissement, provoquerait une carence de liquide de refroidissement primaire, et de l’eau ajoutée pour compenser ce manque ne suffirait pas à refroidir le cœur du réacteur, lequel commencerait carrément à fondre.

On serait alors, dans le pire scénario, face à un accident majeur, puisque la rupture de la cuve surviendrait en moins de 90 minutes.

Pourtant, EDF, consciente du problème n’envisage pas pour l’instant le remplacement des 118 pièces concernées, se limitant à un simple campagne de mesures des robinets, laquelle finirait seulement en 2015.

Ce scénario inquiétant concerne 31 réacteurs de 900 Mw installés sur notre territoire.

C’est ce que l’on peut lire dans un communiqué de presse publié par le réseau « sortir du nucléaire  ». lien

La totalité des documents est sur ce lien.

Il y a en France 34 réacteurs, dont ceux de Bugey, particulièrement vulnérables aux agressions extérieures en raison d’un confinement primaire en béton simple, doublé seulement d’une paroi métallique intérieure, laissant penser que n’importe quel engin militaire perforant n’aurait aucune difficulté à provoquer un accident grave.

Dans la catégorie « armes aériennes », évoquons les roquettes perforantes, qui peuvent pénétrer profondément dans les blindages les plus épais, provoquant des dommages considérables, et l’on ne peut que s’inquiéter de ce qui se serait passé, si au lieu d’une inoffensive fumigène, une personne mal intentionnée avait utilisé une arme pareille. lien

Certaines centrales ont passé les 30 ans d’âge, avec une moyenne d’âge de 27 ans pour ces 34 réacteurs, et l’ASN (autorité de sureté nucléaire) envisage sérieusement de prolonger de 10 ans, voire plus, leur fonctionnement. lien

Ces derniers temps, les accidents à répétition se sont succédés dans les centrales nucléaires françaises : de Penly, au Tricastin, en passant par Fessenheim, aucune centrale ne semble être capable d’échapper aux risques divers liés en grande partie au vieillissement.

La liste des accidents nucléaires les plus graves s'étant produits en France, hors des 1000 incidents ou anomalies qui se produisent chaque année en France est sur ce lien.

Plus grave, dans le site de La Hague, les matériaux radioactifs ne sont protégés par aucun renforcement spécifique. lien

On se souvient qu’en 1982, un militant suisse, Chaïm Nissim, ancien député écologiste genevois avait tiré au bazooka sur le bâtiment en chantier de la centrale nucléaire de Malville, appelée bien à tort « superphénix  », afin de prouver sa vulnérabilité à une attaque terroriste. lien

Personne non plus n’a oublié l’action spectaculaire due aussi à Greenpeace, leur permettant, début décembre 2011, de pénétrer clandestinement dans l’enceinte de 2 centrales nucléaires, celle de Nogent et celle de Cruas-Meysse, malgré les barbelés, et la « vigilance » des forces spéciales, démontrant ainsi la fragilité, et l’insécurité de ces installations. lien

Pourtant, les responsables politiques sont encore nombreux à faire confiance à cette énergie si dangereuse, comme l’ont prouvé les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima.

Faudra-t-il un accident majeur dans notre pays, pour qu’enfin, un président de la république responsable, se décide à tourner la page nucléaire française.

Car comme dit mon vieil ami africain : «  il vaut mieux arriver en retard qu’en corbillard  ».

L’image illustrant l’article provient de « enrgie-climat.greenpeace.fr »

Merci aux internautes de leur aide efficace.

Olivier Cabanel

Articles anciens

Fukushima, l’en pire Japonais

Tchernobyl, drôle d’anniversaire (12 mars 2011)

Fukushima, mon amour

Fukushima, Sarko pète les plombs

Fukushima, et maintenant ?

Fukushima, nuages noirs à l’horizon

Entre fusion et confusion

Fukushima, le monde du silence

Au pays du soleil, le Vent !

Fukushima, le syndrome Japonais

Fukushima, la fuite en avant

Fukushima, plus jamais ça

C’est foutu…shima

L’exode nucléaire

Ça fume à Fukushima

Nucléaire, la cible terroriste

Fukushima, le mensonge organisé

Faire reculer le crabe

Le Japon bientôt inhabitable ?

Le silence des salauds

On a retrouvé le corium de Fukushima

Ce cher nucléaire

La France a peur

Fukushima, tragédie en sous sol

Fukushima, tournée mondiale

Fukushima, un silence inquiétant

Fukushima, le début de la fin

Fukushima, les limites du cynisme

Nucléaire, explosion des prix


Moyenne des avis sur cet article :  3.65/5   (74 votes)




Réagissez à l'article

341 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 3 mai 2012 08:47

    La catastrophe nucléaire du Japon démontre une fois de plus la prétention technologique de l’industrie nucléaire qui ne parvient pas plus à maitriser les risques d’accidents et à en traiter les conséquences, qu’à trouver des solutions durables pour les déchets qu’elle produit. Nous sommes tous les otages de cette industrie dont la dangerosité est exacerbée par la course au profit qui régit le système capitaliste..........
    Sortir du nucleaire en dix ans c’est possible !
    http://2ccr.unblog.fr/2012/03/11/il-y-a-un-an-fukushima/


    • 4A+++ 3 mai 2012 10:16

      Bonjour,

      Je ne suis pas favorable à l’edition de ce type d’article, car c’est faire l’éloge et de la publicité à ce genre d’actions et actuellement nous n’avons pas besoin de ce type d’idée, il y a bien d’autres problèmes à traiter prioritairement.

      Tous le monde c’est que le nucléaire est dangereux pour la planète, toutefois il faut laisser le temps au temps surtout lorsque l’on sait qu’il faudrait 18 000 éoliennes pour fournir la capacité d’un seul réacteur. D’autre part tout arrêter et revenir en urgence au centrales au gaz n’est pas non plus souhaitable en raison des gaz à effet de serre.

      Donc il faut entreprendre plusieurs axes, développer la mixité de plusieurs sources possibles et arrêter progressivement les réacteurs les plus vieux qui donnera du travail pour le retraitement pour les salariés en place.

      - Développer l’hydraulien récupérer la force des courants marins.
      - Développer les champs eoliens en mer
      - Développer des habitats autonomes en énergie, panneaux solaires, puits canadiens, géothermie, matériaux plus isolants.
      - Développer des véhicules ayant une base électrique avec un petit générateur d’électricité entrainé par un petit moteur à explosion, permettant de dégager une autonomie plus importante et d’éviter les contraintes de la recharge.
      - Développer la recherche dans des plus petites centrales de dernière génération moins gourmande en uranium (voir avec un autre type de matériaux moins dangereux)
      et plus sure dans des zones sécurisées au plus proches des centres gourmands en énergie car les pertes électriques sur un réseau sont très importantes. 

      Voila des thèmes de création industrielle qui nous manque pour développer l’emploi de Demain.
       


    • olivier cabanel olivier cabanel 3 mai 2012 11:51

      Robert

      sortir en dix ans !
      mais bien sur, et même avant !
      regardez le Japon, en une année, ils ont réussi, sans trop se priver à s’en sortir, et dans les années a venir, grace aux éoliennes off shores (qui ont résisté au tsunami) et à celles qu’ils sont en train d’installer, grace aux capteurs solaires, dont ils sont l’un des plus importants fabricants, et surtout grace au gisement géothermique important, ils auront vite fait de tenir juste avec les énergies renouvelables !
      merci de votre commentaire

    • Traroth Traroth 3 mai 2012 13:39

      Pour se donner les moyens de régler définitivement la question énergétique en se débarrassant à la fois des énergies fossiles et de l’énergie nucléaire, il faut commencer par investir dans la recherche sur les énergies renouvelables. Ces énergies que nous utilisons actuellement ne sont pas devenues aussi productives sans d’immenses investissement. Qu’attendons-nous pour faire la même chose pour les énergies renouvelables ?


    • lebreton 3 mai 2012 14:18

      @robert Gil


      Dire que le risque zero c’est possible est a mon sens une escroquerie intellectuelle dont se servent un certain nombre de gens pour promouvoir des idées qui leurs fait gagner du fric ,je n’ai pas dit de l’argent ,je dit du fric sale comme les petits malfrats dont se plaignent les bourges ,cons et friqués qui vivent aussi mal qu’ils font chier les autres avec des peetits bobos qu’ils s’inventent .
      Sortir du nucléaire oui ,mais comment ? avec qui ? vaste débat ! et on remplace comment par quoi ,oui il y a des pistes ! dans 40 ans on sera encore a se poser la question ! moi pas j’ai 65 balais mes petits enfants ,oui se poserons la question ,je les éduquent pour qu’ils puissent poser les questions quand le moment sera venu pour eux de prendre les bonnes décisions en la matiere ,a moins que nous ne soyons tous rayés de ce monde d’ici là 

    • Traroth Traroth 3 mai 2012 14:32

      @lebreton : je ne comprends rien à votre commentaire...


    • JMBerniolles 3 mai 2012 23:01

      Ce commentaire commence par une absurdité : L’Industrie et la sûreté française ne sont en rien responsables de ce qui se passe au Japon et les réacteurs nucléaires accidentés sont des BWR alors que la France a choisi à juste titre la filière PWR un peu plus sûre.


      Nous ne sommes pas otage du nucléaire, on ne peut tout simplement pas s’en passer. Les japonais non plus d’ailleurs qui vont remettre en route 2 réacteurs nucléaires avant l’été.

      Quant à Greenpeace ses actions commando montre bien sa nature non démocratique, celles d’une minorité, au financement très douteux d’ailleurs, qui cherche à imposer son point de vue.*

      Il est certain qu’un article de ce type ouvre les vannes d’affirmations sans vrai fondement technique et de manipulations qui ont été démontées déjà plusieurs fois, comme celle de la sortie du nucléaire possible à terme dans notre pays.

      La défense de l’environnement, le combat contre le capitalisme ne se résument pas à la sortie du nucléaire .. En fait, au niveau de l’énergie, on va plutôt être « sortis » du pétrole et du gaz naturel par l’épuisement des ressources.

      Il faudrait aussi avoir un peu de respect pour le peuple japonais qui est confronté à des cataclysmes naturels, séismes, tsunamis, typhons.. autrement plus intenses que ce à quoi on peut s’attendre dans notre pays tempéré.

      JMB

    • ThierryCH 4 mai 2012 10:48

      @ Olivier,

      Non le Japon ne s’en est pas sorti en ayant recours au renouvelable, mais a compensé la baisse de production nucléaire grâce :
      - à des réductions de consommation importantes,
      - la limitation des pics de production,
      - une sollicitation accrue des centrales à hydrocarbures,
      - une hausse des importation de gaz naturel qui a entraîné pour la première fois depuis longtemps un deficit commercial,
      Pour l’avenir, le Japon prévoit à long terme (horizon 2030-2050) le développement des renouvelables et à court terme le recours accru aux hydrocarbures.

      http://www.connaissancedesenergies.org/les-tribulations-du-nucleaire-au-japon-120416

      http://largeur.com/?p=3575


    • ThierryCH 4 mai 2012 10:50

      Correctif : la limitation des pics de consommation ...


    • olivier cabanel olivier cabanel 4 mai 2012 11:10

      thierry

      vous pouvez bien dire ce que vous voulez, mais hier, les japonais ont fêté avec des larmes dans les yeux la mise à l’arret du dernier réacteur.
      et si l’on songe à l’énorme gisement géothermique qui est le leur, avec les éoliennes off shore, les capteurs photovoltaique, et le méthane produit, je n’ai aucuns doutes sur le fait qu’ils seront bientot capables de se passer aussi du gaz et du pétrole.
      devenez moderne, quittez les énergies sales
       smiley

    • ThierryCH 4 mai 2012 11:21

      Olivier,

      Je n’ai pas dit qu’il était impossible de se passer du nucléaire ou des hydrocarbures, j’ai simplement rappelé le fait qu’il était faux de dire comme vous l’indiquez dans votre commentaire que le Japon avait compensé le quasi arrêt du nucléaire en ayant recours au renouvelable.

      Non, le Japon a avant tout augmenté sa consommation d’hydrocarbures.

      Par ailleurs, le Japon ne prévoit pas 100% de renouvelable avant 2050.

      La transition énergétique du Japon sera donc progressive, et dans l’attente d’une production d’électricité à 100% renouvelable, le Japon aura recours au gaz naturel.

      Enfin, de façon général, à l’échelle mondiale, il n’existe aucun scenario de transition énergétique qui prévoit le zéro hydrocarbures. Quel que soit le scenario envisagé, il reste toujours une part d’hydrocarbures.


    • olivier cabanel olivier cabanel 4 mai 2012 11:27

      thierry

      ils pourraient être bien plus optimistes,
      une centrale à méthane se construit en quelques mois
      j’ai prouvé dans un article ancien qu’en france, tout le méthane produit par l’activité humaine et animale pourrait suffire pour faire tourner tout le parc camions et automobiles français
      quand a une centrale photo voltaique, elle s’installe en quelques jours,
      pour la géothermie, c’est aussi un chantier relativement court
      idem pour les éoliennes,
      et puis, l’isolation des immeubles, privés, public, toutes habitations, permet comme vous devez le savoir de réduire de 70% la consommation énergétique, 
      et ca crée des emplois
      vous voyez, quand il y a une volonté politique, rien n’est impossible.
       smiley

    • ThierryCH 4 mai 2012 11:59

      Olivier, ce n’est pas moi qui fais la politique énergétique du Japon.

      Si le Japon, ou du moins certains organismes au Japon, puisque dans le lien que j’ai indiqué il s’agit semble-t-il du secteur japonais du renouvelable, estiment que la transition vers 100% de renouvelable est possible sous 40 ans, c’est qu’ils doivent avoir étudié la question. Et personnellement je fais confiance aux Japonais pour avoir étudié les différents scenarii possibles avec une grande minutie et sans laisser aucun paramètre au hasard.


    • ThierryCH 4 mai 2012 12:08

      Olivier,

      Sur la méthanisation, je vous avais de mon côté indiqué un lien vers le site de l’ADEME, qui indique que le potentiel de méthanisation permettrait de couvrir 10% des usages actuels de gaz naturel.

      Ce n’est pas rien mais on est loin des proportions que vous indiquez (quelles sources ?).

      Sinon, la méthanisation, ou la biomasse de façon générale, me paraît en effet parfaitement adaptée au milieu agricole et rural, et je suis heureux que des expoitation soient en mesure d’utiliser ces techniques pour gagner une relative autonomie énergétique, et je l’espère renforcer leur compétitivité.

      Mais le méthane et la biomasse posent aussi des contraintes, notamment car il faut collecter la matière première. je ne suis donc pas convaincu que cela soit la meilleure solution en milieu urbain, en tout cas dans l’optique d’une production décentralisée.


    • lebreton 4 mai 2012 16:28

      Non non non vous mentez ,reprenez des cours mais svp ne dites pas ça ,de plus c’est malhonnête que de prétendre ça ,les centrales ne sont pas protégées ,mal entre-nuent pas faute d’argent mais parce que cédées a des gens qui se foutent de tout sauf du fric qu’ils en tirent point ,le reste tout le monde s’en bat les couilles ,comme au japon ou en russie c’est la mafia qui gere tout ,et vous osez dire ,qu’on peut sortir en dix ans de cette merde ,allons ,vous faite partie de la bande ,ou vous foutez de n’ot gueule ,ça paie au moins ?


    • Laulau Laulau 4 mai 2012 16:59

      Le centrales nucléaires japonaises dervont re-fonctionner d’ici quelques mois et ce malgré la baisse de consommation liée à la crise. Sans parler des millions de tonnes de charbon brulées du fait de l’arrête des centrales.


    • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 3 mai 2012 08:50

      Les vraies questions a propos du nucléaire ne sont NI économique, NI scientifique !!!
      Le nucléaire est absurde, car ses délirants défendeurs supposent que :

      1- notre civilisation bénéficiera de 10 000 ans de progrés et prosperité économique - nécessaires car il faut former les ingenieurs, etre capable de produire les pieces de rechange, pouvoir mettre le budget dans le cas ou il faut démonter cette centrale...etc

      2- nous ne connaitrons aucune guerre sur notre territoire pour les prochain 10 000 ans. Quid de la situation ou les installations se font bombarder, saboter, et le personnel/ingénieurs ne peut plus y travailler, ou mort ??

      3- Les hommes seront fiables, honnetes, 100% dediés a l’intéret collectif, incapables d’erreurs. (Non seulement ceux a l’interieur de la centrale, mais ceux aussi a l’exterieur)

      4- La nature puissent enfin denir completement previsibles, et incapable de catastrophe depassant l’imagination humaine.

      Voila donc les conditions ideales de la technologie nucleaire, pour quelle puisse etre sans danger...
      Bonne chance !!


      • Sébastien A. 3 mai 2012 09:28

        Bonjour,

        Entièrement d’accord avec l’article et votre commentaire : je m’étais fait le même genre de réflexions.

        Les grecs craignaient par-dessus tout « l’hubris » : la présomption, la démesure. Je crois que l’énergie nucléaire est celle de la démesure.

        J’entends déjà les tenants du nucléaire nous expliquer que tout cela n’est pas rationnel, que toutes les mesures sont prises etc. Je pense que ce sont des fous irresponsables qui n’ont aucun sens des réalités. Bien sûr : n’attendez aucune réponse de leur part aux questions de bon sens que vous posez.


      • olivier cabanel olivier cabanel 3 mai 2012 11:54

        vladivostok

        voila qui me parait parfaitement résumé !
        merci.
         smiley

      • olivier cabanel olivier cabanel 3 mai 2012 11:56

        Sebastien

        d’autant que vu le gigantisme des installations, il faut transporter l’énergie sur des kilomètres, défigurant le paysage au passage,dégageant de la pollution par la meme occasion, et provocant un gros gaspillage d’énergie.
        merci de votre commentaire.
         smiley

      • Scual 3 mai 2012 13:40

        Le nucléaire est effectivement absurde comme source d’énergie... mais pas absurde tout court.

        Le nucléaire a une utilité militaire réelle. En fait c’est même le seul et unique moyen d’être indépendant.

        Donc faire proliférer des centrales etc c’est débile mais il ne faut pas faire se laisser aveugler. Il faut garder une ou deux centrales.

        Déjà parce qu’un faible nombre sera beaucoup plus facile à bien surveiller. Surtout parce que l’on doit rester indépendant. Il nous faut garder les moyens de produire des missiles nucléaires. Ceci est bien triste mais c’est comme ça que marche le monde. Bien sur il faut changer quasiment du tout au tout la manière opaque dont tout cela fonctionne, ça on est tous d’accord. Perso je confierait aux militants anti-nucléaire la tache de surveiller les sites, y aura pas une mouche qui entre parce que personne mieux qu’eux n ’a conscience de ce qu’implique un tel devoir.

        Mais surtout, et là il n’y a pas d’alternative, il faut continuer la recherche nucléaire parce que..... c’est le seul et unique moyen de trouver un jour une solution au problème des déchets. On marche sur la tête ! Mais là aussi on a mis la charrue avant les bœufs et maintenant nous devons le faire. Il n’y a pas d’issue, il faut investir dans la recherche sur le nucléaire.

        Bref évidement que c’est l’énergie la plus crade de l’univers, mais on a un problème a régler et on y arrivera pas en le niant et surtout il n’y aurait rien de plus irresponsable que de perdre notre indépendance en abandonnant le nucléaire militaire... c’est même la meilleure façon de ne plus avoir les moyens de lutter contre le nucléaire. Sans ça il suffit de vouloir changer les choses pour que les puissances nucléaires nous disent de s’occuper de nos affaires et de nous faire rentrer à la niche d’un claquement de doigt...

        Je crois que nous avons tous une certaine idéologie en commun quand on est pour la sortie du nucléaire, généralement on veut du propre et une certaine harmonie avec la nature, donc le pacifisme n’est jamais bien loin. Cela dit nous ne devons pas être aveuglé pas des utopies et nier la réalité au risque de nous priver des moyens d’obtenir ce que l’on veut.

        On n’obtient pas la paix et l’indépendance tout seuls, il faut le faire par rapport aux autres et à moins de développer une nouvelle arme de destruction massive pour remplacer la dissuasion nucléaire, on n’a pas le choix. De même on ne résoudra pas un problème de lacune technologique dans le nucléaire en abandonnant totalement le nucléaire. Maintenant que les déchets sont là il faut se donner vraiment les moyens de les éliminer... et donc investir dans la recherche nucléaire.

        Lutter conte cette énergie c’est bien, mais il ne faut pas s’attaquer à la technologie en elle-même. Les technologies ne sont dangereuses que selon la manière dont on les utilise. Les responsables, c’est les hommes, pas le nucléaire. Comportons nous en humains responsables pour résoudre les problèmes que nous avons créé, et donc réfléchissons, soyons pragmatiques et terre à terre. C’est justement parce qu’on ne l’a pas fait qu’on se retrouve aujourd’hui avec ça sur les bras.


      • ThierryCH 4 mai 2012 10:53

        Olivier,

        Le transport ne provoque pas un « gros » gaspillage d’énergie, comme cela vous a été démontré à plusieurs reprises par plusieurs internautes, en commentaires de vos articles dans lesquels vous avez évoqué ce point.
        Les pertes dues au transport HT sont marginales.


      • olivier cabanel olivier cabanel 4 mai 2012 10:59

        thierry

        va falloir réviser vos connaissances
        si je veux bien en croire wikipédia, la production énergétique française est de 271,5 mtep en 2008
        la consommation totale étant de 144,7
        alors sans rentrer dans le détail, vous ne pouvez que constater qu’il y a un gros manque de 126,8 mtep...
        se sont-ils évaporés ?
         smiley
        maintenant, vous avez encore la possibilité d’écrire à wikipédia pour leur dire qu’ils se sont trompés.
         smiley

      • ThierryCH 4 mai 2012 11:15

        Olivier,

        Wikipedia ne parle pas ici des pertes liées au transport, comme cela vous a été expliqué dans vos précédents articles où vous évoquez ce point.
        Vous aviez d’ailleurs donné ce lien dans les articles en question, et ce lien a été largement commenté.

        Pour résumer : la différence entre l’énergie primaire et l’énergie consommée s’explique pour l’essentiel par les rendements des centrales, et marginalement par les pertes dues au transport.

        Je pensais qu’internet était pour vous le moyen de partager l’information et de mieux comprendre les sujets, en confrontant son point de vue avec celui des autres, mais je constate que sur ce point là en particulier vous n’avez pas cherché à comprendre les informations techniques, objectives et documentées, apportées par d’autres.

        Personnellement, je le regrette.


      • Bulgroz 4 mai 2012 11:23

        Il est inutile d’insister, ThierryCH, Cabanel n’a jamais rien compris au bilan énergétique.

        Cela fait plusieurs fois que divers internautes tentent de lui expliquer. En vain.

        La persistence de contrevérités de la la part de quelqu’un qui intervient régulèrement sur Agoravox est symptomatique de l’inculture des écologistes dans le domaine de l’énergie.

        Cela pose quand même un problème de société.


      • ThierryCH 4 mai 2012 11:30

        Et si pour vous Wikipedia est une référence, lisez donc totalement l’article que vous donnez en lien :

        Sous le titre « Energie primaire consommée par la filière énergétique », on peut lire :

        « Ajustements : par convention, on ajuste l’énergie primaire nécessaire à la production d’énergie finale. On définit, selon le type d’énergie primaire (électricité thermo-nucléaire ou géothermique,...), la quantité d’énergie nécessaire à la production de l’énergie secondaire (électricité). Ainsi, on considère qu’il faut environ 3 TEP d’énergie nucléaire pour produire 1 TEP d’énergie électrique. C’est comme si l’on considérait que le rendement d’une centrale nucléaire était de 33 %. Pour comparaison, le rendement d’une centrale thermique à pétrole est d’environ 35 %. Comme la France produit énormément de KWh d’origine nucléaire, les pertes théoriques ou ajustements sont eux aussi énormes. »

        Juste en dessous, vous avez un lien (« perte des lignes électriques ») qui renvoie à un autre article de Wikipedia explicitant les pertes dues au réseau. Cet article indique une perte de 2,5% de la consommation globale.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_%C3%A0_haute_tension#Pertes_de_puissance


      • olivier cabanel olivier cabanel 4 mai 2012 11:30

        thierry

        qu’elles qu’en soient les raisons, transport, fabrication, ou autre, la réalité est là :
        sur 275 mtep produits, seulement 150 sont consommés (j’ai arrondi)
        donc, si on changeait de système, consommant sur place l’énergie produite, on pourrait théoriquement économiser 125 mtep chaque année.
        élémentaire.
         smiley

      • ThierryCH 4 mai 2012 11:36

        Bulgroz,

        Olivier Cabanel a le droit d’avoir ses propres opinions et de les défendre.

        Personnellement, je n’irai jamais l’insulter pour ce qu’il pense et ce qu’il exprime, et j’attends en retour de sa part le même respect à mon endroit.

        Ma ligne de conduite se borne donc à apporter des informations que j’espère rationnelles, scientifiquement étayées, objectives et suffisamment documentées, lorsque je lis dans les articles ou les commentaires d’Olivier Cabanel des propos que j’estime faux ou inexacts, du point de vue logique, technique ou scientifique.

        Et je le fais avec tenacité et constance, car même si Olivier lui même n’en tient pas toujours compte, au moins certains autres lecteurs peuvent en profiter.

        Je n’ai malheureusement pas le temps de tout analyser et tout commenter dans les articles d’Olivier Cabanel, d’autant que certains sujets mériteraient des investigations approfondies.


      • ThierryCH 4 mai 2012 11:43

        Non Olivier,

        Je vous l’ai déjà expliqué en long en large et en travers à l’occasion de certains de vos précédents articles sur le sujet, la différence entre énergie primaire et énergie consommée dépend du moyen de production et non de la localisation de la production par rapport au lieu de consommation. La proximité permet d’économiser quelques %, ce qui n’est pas rien, mais est faible si on le compare au rendement énergétique des sources primaires d’énergie.

        Vous pouvez dire que le solaire, l’éolien ou l’hydraulique ont un meilleure rendement (énergie primaire / énergie consommée) que le nucléaire ou le thermique, et vous auriez raison. Mais dire que le transport explique toutes les pertes est faux.

        D’autre part, dans un système interconnecté, qui est indispensable si l’on suppose que les moyens de production sont décentralisés et renouvelable, le transport est indispensable. Il s’agirait en outre d’un transport MT ou BT, or les pertes en ligne sont d’autant plus importantes que la tension est basse.

        Je vous renvoie à tous mes commentaires sur vos articles précédents évoquant le sujet.


      • ThierryCH 4 mai 2012 11:50

        D’autre part, Olivier, quand vous dites 275 MTep « produites », vous ne parlez pas du bon concept.

        275 MTep, c’est l’énergie primaire, c’est à dire le potentiel énergétique d’une matière première, quelle qu’elle soit (pétrole, gaz, uranium, eau, vent, soleil ...), avant sa transformation en énergie consommable (dans une voiture, une ampoule ou un grille pain ...) dans une usine pétrochimique par exemple, ou son utilisation dans une centrale de production électrique, quel que soit le moyen de production (chaudière, panneau solaire, éolienne, barrage ...).


      • ThierryCH 4 mai 2012 12:18

        D’autre part, Bulgroz, vous êtes consolé, alors inutile de vous acharner sur Olivier Cabanel ...
        En effet, Eva Joly, que la faction la moins rationaliste de l’écologie politique a réussi à faire adopter comme candidate d’EELV , a réalisé un score médiocre. Nicolas Hulot aurait probablement fait mieux, mais bon, il n’est pas un « pur » et il fréquente des ingénieurs ...


      • olivier cabanel olivier cabanel 4 mai 2012 12:35

        mon petit zorglub

        vous êtes attendrissant en spécialiste es nucléaire et énergie,
        mais que vous le vouliez ou non, il y a une énorme quantité d’énergie perdue entre la production et la consommation,
        je me demande d’ailleurs pourquoi cette réalité vous dérange tellement ?
         smiley

      • ThierryCH 4 mai 2012 13:34

        Olivier,

        Qu’apppelez vous « énergie produite » ?

        SI c’est l’énergie qui sort des centrales, alors la perte par rapport à l’énergie consommée est de quelques points, due au transport, ce qui n’est pas « énorme ».

        Si c’est l’énergie primaire qui rentre dans les centrales sous forme de matière première, alors vous avez raison, mais la perte est due pour la part la plus importante, au rendement des moyens de production, soit 35% environ pour le nucléaire, comme pour le thermique classique, hors cogé, cycle combiné ou charbon à haute performance.


      • SergeL SergeL 4 mai 2012 13:59

         

        ThierryCH (xxx.xxx.xxx.22) 4 mai 13:34

        Rappel

        Quand les arguments utilisent des chiffres, autant utiliser les bons :

        rendement d’ un réacteur nucléaire conventionnel = 33%

        rendement d’ une centrale thermique à énergie fossile ( fioul) = 38,7%

        ( pour 1 Mwh d’ électricité en sortie, il faut 1/0,387 = 2,58 Mwh de chaleur pour produire la vapeur qui entraine l’ alternateur pour le fioul, contre 1/0,33 = 3,03 Mwh pour le nucléaire.)


        En France, la source primaire du Nucléaire en 2010 est l’ Uranium pour 1239 Twh,

        les pertes à ce niveau sont de 830 Twh, soit 33%.


        Cette différence fausse les chiffres du « Tep »qui donne des résultats erronées .

        La tonne équivalent pétrole est un chiffre conventionnel et non une unité scientifique.(une astuce politique qui ignore le 2,58 et le 3,03)


      • ThierryCH 4 mai 2012 15:10

        SergeL,

        Merci de vos précisions. Pour simplifier mon propos j’avais retenu un chiffre approximatif de 35% ce qui en ordre de grandeur correspond à la réalité.


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 3 mai 2012 09:09

        Comment auraient réagi ceux qui dénoncent la perméabilité des sites nucléaires si des tireurs d’élite avaient définitivement neutralisé les deux intrus ?...


        • SergeL SergeL 3 mai 2012 09:24

          Comment, on repère un intrus : il a un faux badge ?
          Avec ce type de procédure, bonjour, l’ ambiance sur un site nucléaire.

          Remarque idiote !


        • roro46 3 mai 2012 09:34

          Personne n’a tiré car il n’y avait, de fait, personne pour tirer.
          Ce fait étant là, comment, alors, auraient réagit les voisins si ç’avait été une bombe, et non un fumigène, qui avait été déposé sur le toit ?


        • olivier cabanel olivier cabanel 3 mai 2012 11:57

          Jean pierre

          vous avez des solutions pour le moins radicale.
          dites, le type qui brule un feu rouge, vous l’envoyez aux travaux en perpétuité ?
           smiley

        • jymb 3 mai 2012 13:19

          On n’ en est pas loin dans l’ambiance délirante actuelle anti-mobilité.
          Soutirer par amendes, à coup d’infractions soigneusement fabriquées, le budget alimentaire d’une famille et condamner un quidam au chômage faute de permis, assorti du lynchage grammatical choisi  : on s’approche de la relégation 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès