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Accueil du site > Actualités > Environnement > Un outil pour suivre la croissance du solaire et de l’éolien

Un outil pour suivre la croissance du solaire et de l’éolien

Jean-Louis Borloo a présenté, le 30 novembre, le premier tableau de bord chiffré permettant de suivre la production et le raccordement au réseau électrique, région par région, de l’énergie éolienne et photovoltaïque. Celui-ci sera désormais publié tous les trois mois (Enerzine). De quoi mettre à jour les cartographies précédentes de la progression de l’éolien installée en France, par exemple.

Mesurer la production d’énergie des parcs éoliens et photovoltaïques : c’est ce que permet le nouvel outil, baptisé IPES (Insertion de la production éolienne et photovoltaïque dans le système), du gestionnaire de transport d’électricité RTE (Réseau de transport d’électricité) basé à Toulouse. Ce dispositif est opérationnel depuis les 8 centres RTE de conduite et de gestion prévisionnelle (ou « dispatchings »), le Centre national d’exploitation du Système à Saint-Denis et les 7 centres régionaux de Lille, Nancy, Lyon, Marseille, Toulouse, Nantes et Saint-Quentin en Yvelines. Ce dispositif est un système centralisé installé sur des serveurs implantés dans des locaux sécurisés du site RTE de Toulouse.



"Nous sommes dans une dynamique de forte croissance des énergies renouvelables, et même dans une croissance exponentielle dans le solaire. Cela se traduit par des investissements industriels", a déclaré Jean-Louis Borloo.

Chiffres clés au 30 juin 2009

Éolien :

• Puissance raccordée : 4 003 MW (+13 % par rapport au 31 décembre 2008) pour 625 installations.
• 465 MW raccordés au cours du 1er semestre 2009 (+36 % par rapport au 1er semestre 2008)
• 3,3 TWh produits au cours du 1er semestre 2009 en métropole (+22 %% par rapport au 1er semestre 2008.


Photovoltaïque :

• puissance raccordée : 135 MW (+66 % par rapport au 31 décembre 2009) pour 24 583 installations
• 54 MW raccordés au cours du 1er semestre 2009 (+ 265 % par rapport au 1er semestre 2008)
(source : ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire)

TechnoPropres
 

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29 réactions à cet article    


  • Lemiamat 8 février 2010 10:04

    A quel prix ?? pourquoi EDF baisse t il ses tarifs de rachat alors que c’est bien, que c’est pour la planète toussa ??
    Une belle arnaque en perspective, on sort à peine d’une bulle qu’on retombe dans une autre, indécrottable ces humains et avec la mémoire courte !


    • plancherDesVaches 8 février 2010 15:00

      L’écologie n’est de toute façon qu’une question de fric pour rackéter encore plus le peuple, ce n’est pas nouveau.

      Simplement, on habille ça avec du commercial pour faire plus bieau.


    • g.jacquin g.jacquin 8 février 2010 16:21

      Voilà un article de plus qui ne nous informe de rien !

      Il ne suffit pas de traiter des ENR parce que c’est la mode... Encore faut-il savoir de quoi on parle !

      L’auteur veut-il répondre à ces quelques questions ?

      Question 1)
      Ce réseau qui fait papa maman, peut-il permettre de connaitre la pression du vent sur les pales et éviter des variations brutales de flux sur les réseaux (avec risque de délestage) en cas de trop de vent (> au seuil de sécurité des éoliennes) ?

      Question 2)
      Comment ce réseau va gérer la mise en production de champs éoliens raccordés en MT ?

      Question 3)
      Comment ce réseau va gérer les priorités de production ? Sur les coûts de revient ? Suivant le décret Cochet ?

      Question 4) 
      Quels sont les scénarios de sécurité envisagés en pointes et extrêmes pointes ? 

      Question 5)
      Ce Réseau coûte d’après RTE, un milliard d’... Il faudra combien de temps pour en déterminer le temps de retour sur investissement ? Si on rajoute les 2 milliards d’€ d’ERDF pour les connexions des ENR, peut-on dire que les gestionnaires de ce projet soient bons ?

      Question 6)
      1 MW électrique installé d’un EPR à un indice de charge de 92% (source Areva)
      1 MW électrique installé d’une éolienne à un indice de charge de 23% (source RTE)
      Soit un rapport de 4 !
      1 EPR est prévu pour fonctionner 60 ans
      1 éolienne est prévue pour fonctionner 20 ans
      soir un rapport de 3
      On peut donc dire que 1 MW d’EPR produit 12 fois plus que celui d’une éolienne !
      Ce qui revient à dire que pour remplacer un EPR de 1600 MW il faut installer :
      1600 *12 = 19200 MW d’éoliennes !
      Le MWE installé coûte un million d’€ soit, pour remplacer un EPR par des éoliennes, il faut :
      19200 x 1.7 = 32 640 millions d’€ ou 32,6 milliards d’€ soit près de 9 fois le cout d’un EPR !

      Peut-on dire que les gestionnaires qui valorisent  l’éolien soient bons ?

      Question 7)
      La France n’étant pas sous un régime d’alizé mais de vent variable, il faut en permanence corriger ou complémenter la production erratique de l’éolien ! Cette correction est réalisée en majorité par les centrales équipées de régulations tension et puissance/fréquence ! Plus on installera de puissance éolienne et plus les transits de flux sur les réseaux seront difficiles à gérer ! Le réseau numérique à Borloo, qui fait papa maman a t’il pris en compte le plantage d’un groupe de forte puissance (ou ilotage) et ses conséquences ?

      ETC... ETC...

      C’est devenu une habitude de vouloir enfumer le peuple Français !!!!


      • Terran 8 février 2010 16:38

        C’est devenu une habitude de vouloir enfumer le peuple Français !!!!

        OUI OUI OUI

        http://www.solidariteetprogres.org/article5349.html

        En quoi l’énergie nucléaire est-elle « plus intelligente » que le solaire et l’éolien ?
        Par Laurence Hecht, Rédacteur en chef de 21st Century Science Technology

        Chaque fois que vous entendez parler de solaire ou d’éoliennes comme étant la réponse aux besoins énergétiques de l’humanité, l’image qui devrait vous venir à l’esprit est celle d’un milliard d’enfants affamés ou mourants.
        Si vous ne voyez pas trop le rapport pour l’instant, c’est pardonnable. Cependant, à la fin de cet article, nous devrions vous avoir communiqué des concepts et des faits rudimentaires vous permettant de saisir pleinement cette dure vérité et d’agir en conséquence.

        Commençons par un constat : pour offrir à l’ensemble de la population mondiale un niveau de vie décent en ce XXIème siècle, les capacités énergétiques de la planète devraient fournir au moins 3 à 5 kilowatts par habitant. Or, aujourd’hui, seuls les Etats-Unis, le Japon et l’Europe de l’Ouest atteignent ce niveau. Eclaircissons ce point, avant d’examiner comment satisfaire cette demande.

        Le « kilowatt » est une mesure de puissance électrique, soit la quantité de travail pouvant être accomplie par unité de temps.

        L’une des premières façons de mesurer la puissance consistait à la comparer à celle d’un cheval. La puissance d’un cheval standard « ch » équivaut à environ 750 watts électriques (1ch =735,5W). Cela veut dire qu’il faut 750 watts d’électricité pour accomplir le même travail (faire tourner un moteur ou autre appareil) que fournirait un cheval de labeur. Ainsi, un kilowatt (1000 watts) électrique équivaut au travail d’environ 1,33 chevaux musclés. Toutefois, le cheval ne peut travailler toute la journée, mais pendant un tiers environ, une fois soustrait le temps de s’alimenter et se reposer. Il s’ensuit qu’un kilowatt de production d’électricité installée, disponible jour et nuit, accomplit le travail de 3 fois 1,33, soit 4 chevaux.

        Les Etats-Unis disposent actuellement d’environ 3 kilowatts de puissance par habitant, soit beaucoup moins que le niveau nécessaire pour assurer une vraie économie productive, mais néanmoins beaucoup plus que la plupart des autres pays. On peut donc dire que chaque Américain dispose en moyenne, à chaque heure du jour et de la nuit, de 12 chevaux sous forme d’électricité [1].

        Sans électricité, ce travail doit être accompli par des hommes et des femmes, actionnant les pompes, transportant l’eau sur leur tête, passant des journées entières à laver le linge, privés de services élémentaires comme l’eau courante et le tout-à-l’égout, la réfrigération et même les ampoules lumineuses. Tel est, sinon pire, le lot de la majorité de la population mondiale, dont environ 1,7 milliard vivent entièrement sans électricité et plusieurs milliards n’en disposent que quelques heures par jour dans des conditions précaires.

        La Chine, par exemple, qui produit une grande partie des produits manufacturés consommés aux Etats-Unis, ne disposait en 2005 que de 0,3 kilowatt de puissance installée par habitant, pour atteindre, selon les estimations, 0,5 kilowatt en 2008. Plus de la moitié de cette électricité sert à alimenter l’industrie, dont la production est surtout destinée à l’exportation. Ainsi, en Chine, la quantité d’énergie disponible est inférieure à 0,25 kilowatt par habitant, soit à peu près le tiers d’un « cheval ». On peut considérer que le Chinois dispose quotidiennement d’un cheval, contre douze pour l’Américain. La plupart des produits manufacturés distribués aux Etats-Unis sont fabriqués par des millions de Chinois sous-payés, dont les familles n’ont même pas accès à l’éclairage électrique.

        Au Mexique, autre source majeure de produits destinés aux Etats-Unis, l’électricité disponible par personne est du même ordre qu’en Chine. En Inde, en Egypte, dans la majorité des pays africains et dans de larges zones d’Amérique du Sud, c’est encore pire. Une telle injustice ne peut guère durer. Comment y remédier ?

        Ce n’est pas sérieux de penser à combler la pénurie énergétique dans le monde par des éoliennes ou des panneaux solaires. Les promoteurs de ces systèmes ne prennent jamais en compte les besoins réels mondiaux, si ce n’est pour proposer d’absurdes schémas de réfrigérateurs alimentés en énergie solaire pour les villages africains, qui ne fonctionnent, au mieux, que lorsque le soleil brille. Mais proposer d’utiliser le solaire et l’éolien dans les pays développés est aussi un leurre. Malgré les deniers publics dont ils bénéficient sous forme de crédit d’impôt ou de subventions, on n’a jamais démontré ni leur rentabilité énergétique ni leurs avantages économiques.

        Pour fournir à notre population mondiale de 6,7 milliards d’individus un niveau de 1,5 kilowatt de puissance électrique installée par habitant, il faudrait construire 6000 gigawatts de puissance supplémentaire. La seule manière d’y parvenir est de s’engager dès maintenant dans un programme à marche forcée de construction de centrales nucléaires, mettant à contribution les moyens existants, et de lancer, entre autres, la production en série des nouveaux réacteurs à haute température de quatrième génération, refroidis à l’hélium.

        La générosité du vent ou du soleil aurait-elle la moindre chance de combler le déficit mondial d’électricité ? La plus grande centrale solaire thermique existante, la Nevada Solar One, bien qu’enregistrant des pics de 63 mégawatts à midi, produit en moyenne moins de 15 mégawatts par jour [2].

        La plus grosse centrale solaire utilisant des panneaux photovoltaïques se trouve à Jumilla, dans le sud-est de l’Espagne. Sa capacité théorique est estimée à 23 mégawatts, chiffre qui, une fois divisé par quatre, nous donne une production moyenne réelle de moins de 6 mégawatts !

        En comparaison, une grande centrale nucléaire peut produire à elle seule au moins 1000 mégawatts (1 gigawatt) d’électricité, et ce, toute la journée, tous les jours, quelle que soit la météo, et sur une superficie plusieurs centaines de fois inférieure à celle exigée par les panneaux solaires ou les fermes éoliennes.

        Qu’est-ce que la densité énergétique ?

        Mais le vent et le soleil sont « gratuits », nous dit-on : l’énergie est là, comme un don de la nature, nous n’avons plus qu’à nous servir. Après examen, on s’aperçoit pourtant que cet argument est un pur sophisme. Charbon, pétrole et uranium sont « gratuits » au même titre. Une certaine quantité de travail doit être fournie pour les extraire et les transporter là où ils seront consommés, de la même manière qu’un certain travail doit être effectué pour exploiter le vent et le soleil, et même énormément de travail par rapport aux bénéfices qu’on en tire.

        Plutôt que de jouer sur les mots, examinons les deux concepts clés pour évaluer une source énergétique : la densité énergétique et la densité de flux énergétique.

        Par densité énergétique d’un combustible ou d’une source d’énergie, nous entendons la quantité de travail utile qui peut être obtenue d’une masse donnée de substance.

        Par densité de flux énergétique, entendons la capacité transformatrice qui attendue de cette source d’énergie ou de ce combustible.

        Examinons d’abord le premier terme et voyons ce que nous pouvons en apprendre.

        Au cours de son histoire, l’humanité a connu plusieurs augmentations progressives de la densité énergétique des combustibles employés. La transition de la combustion du bois à celle du charbon (dont la densité énergétique est quatre fois plus forte que celle du bois) se produisit en Europe au XVIIIème siècle. L’obtention de températures plus élevées et l’amélioration de la combustion du charbon permirent l’élaboration de l’acier à partir du minerai de fer et d’autres techniques. Principale source d’énergie pour l’industrie et les transports jusqu’aux années 1950, le charbon demeure à ce jour le principal combustible utilisé pour la production d’électricité dans le monde, hormis la France, la Suisse, le Japon et la Corée.

        Quant au pétrole, sa densité énergétique est d’environ 50% plus élevée que le charbon. Sa supériorité pour la navigation devint un facteur majeur de la géopolitique à la fin du XIXème siècle, lorsque la British Royal Navy convertit ses chaudières à charbon en chaudières à pétrole. Son poids moindre et sa facilité de maniement (sans tâcheron pour alimenter le feu) accrurent le rayon d’action et l’efficacité des navires de guerres. Les dérivés plus légers du pétrole – essence, benzène ou kérosène – figurent parmi les liquides les plus énergétiquement denses, ce qui les rendent indispensables comme carburants automobile… tant qu’il en restera.

        Pourtant, chacune de ces améliorations augmentant la densité énergétique des carburants fut éclipsée par la découverte de l’énergie atomique. Comme le montre le dessin ci-dessous, un grain d’uranium à peine visible, lorsqu’il est entièrement utilisé, fournit l’équivalent de 4760 litres de pétrole (pesant 4,5 tonnes), de 6,15 tonnes de charbon ou de 23,5 tonnes de bois sec. En comparant leur poids respectif, l’avantage de l’uranium sur les types de combustibles plus anciens saute aux yeux :

        Avantage par unité de poids d’uranium… [3]

        • sur le bois : 11,5 millions de fois,
        • sur le charbon : 3 millions de fois [4],
        • sur le pétrole : 2,2 millions de fois.
        Précisons que ces chiffres ont été calculés en supposant que la totalité de l’uranium contenu dans la pastille de combustible brûle complètement (c.-à-d. qu’elle soit totalement fissionnée). Or, le taux de combustion dans la plupart des réacteurs actuellement en service ne dépasse guère les 4%, bien que ce taux soit nettement plus élevé pour les derniers types de réacteurs. Il faut donc diviser ces chiffres par 25, ce qui laisse encore au nucléaire un avantage en densité énergétique de seulement 88000 à 460000 fois sur le bois, le charbon et le pétrole respectivement !


        • g.jacquin g.jacquin 8 février 2010 16:39

          A l’auteur

          Je n’avais pas vu votre fiche !

          Vous êtes quand même gonflé ! Non seulement vous êtes écologiste mais en plus économiste et vous vous prévalez du développement durable !!!

          C’est incroyable ! Vous avez des diplômes ??? Vous bossez ???

          En fin de compte, la seule question que j’aurai dû poser :  L’auteur est-il compétent pour parler de ce sujet ?


          • Terran 8 février 2010 16:41

            Il ne l’est pas, il se passe quelque chose au sein d’agoravox.
            Par deux fois j’ai mis en publication des articles traitant de la fusion thermonucléaire, ils sont pas publié.
            Le premier article que j’ai fait traitait des moulins à vent.

            Quelque chose ne va pas !!!


          • Terran 8 février 2010 16:39

            Toutefois, grâce au retraitement du combustible, la quasi-totalité de la matière fissile peut être exploitée. Les neutrons libérés par la réaction de fission permettent d’enrichir, par transmutation nucléaire, d’autres pastilles de combustible. Ainsi, le cycle complet employant le retraitement et la régénération du combustible est pratiquement sans limite. Le combustible nucléaire est le seul qui se remplace tout en se consommant !

            Densité de flux énergétique

            Pour passer du concept de densité énergétique à celui de densité de flux énergétique, il faut approfondir la conception de travail. Dans nos manuels scolaires de physique, l’énergie est assimilée au travail, ce qui est une perversion.

            Au XIXème siècle, l’une des grandes percées en physique fut de mettre en évidence une équivalence entre chaleur, électricité et mouvement mécanique, attribuant à toutes ces formes d’énergie (travail), entre autres, une mesure commune.

            Ainsi, la définition technique de la densité de flux énergétique serait simplement la quantité d’énergie passant par une surface donnée durant une unité de temps. Par exemple, la comparaison entre l’action de deux couteaux, l’un aiguisé et l’autre émoussé, illustre cette différence de densité de flux énergétique. Avec le couteau aiguisé, le travail exercé par la main est concentré sur une surface plus petite. La densité de flux énergétique est plus élevée et le couteau aiguisé coupe là où l’autre n’y parvient pas.

            Par cette méthode de calcul, on peut démontrer que la densité de flux énergétique produite par la fission d’un seul atome d’uranium est de 20 millions à 20 millions de milliards de fois supérieure à celle produite par la combustion d’une seule molécule de combustible à forte densité énergétique, comme le gaz naturel [5].

            Cependant, cet avantage quantitatif ne rend pas compte de la différence essentielle. Pour comprendre la densité de flux énergétique dans le contexte de l’économie physique, une conception supérieure du travail est nécessaire ; contrairement à la physique scolaire, il ne suffit pas de considérer le travail comme une simple dépense d’énergie mesurée en calories, joules, kilowattheures ou électrons-volts. En économie physique, il faut plutôt observer la puissance transformatrice du travail. La devise des ouvriers qualifiés, « ne pas travailler dur, mais adroitement », donne une première idée du concept. Autrement dit, en faisant appel à son intelligence, une même dépense en termes d’effort sera rendue plus efficace, que ce soit en utilisant un outil différent, en en improvisant un nouveau ou en organisant différemment le processus.

            Dans le cas du nucléaire, à l’opposé des processus chimiques ou mécaniques, une sorte d’ordre supérieur d’innovation est à l’œuvre. Il s’agit de l’application d’un nouveau principe physique universel, issu de la révolution en chimie physique qui débuta avec la séparation du premier gramme de radium par les Curie et se poursuivit par l’identification des processus de désintégration radioactive, la transmutation nucléaire, la relation entre l’énergie et la masse, le noyau, l’isotope, le neutron, l’accélérateur, puis la découverte de la fission, la réaction en chaîne, etc.

            Outre les questions de coût et d’efficacité, dire que le solaire et l’éolien peuvent servir à générer de l’électricité au même titre que le nucléaire, est fallacieux précisément dans la mesure où cet argument ne tient pas compte de la puissance transformatrice que permet l’application de ce nouveau principe physique universel. L’énergie nucléaire travaille beaucoup plus intelligemment que ne le peuvent l’éolien, le solaire ou les énergies fossiles. La raison n’en est pas simplement la supériorité de sa densité de flux énergétique, mesurée en termes caloriques, mais plutôt la transformation du processus économique global qu’elle permet d’effectuer.

            Avec la fission de chaque noyau d’uranium, plusieurs entités minuscules, en partie corpusculaires et en partie ondulatoires, sont libérées à des vitesses approchant celle de la lumière. Ces particules-ondes, que nous appelons neutrons, peuvent pénétrer au sein du noyau d’un autre atome proche et le transformer en un nouvel élément, processus qu’on appelle transmutation. Mais ce n’est qu’un début, car ce nouvel élément peut, à son tour, muter spontanément en un autre, puis encore un autre, produisant une famille de sous-produits (isotopes) qui finissent sous une forme stable. En maîtrisant la chimie de ces transformations, nous avons la possibilité de fabriquer de nouveaux matériaux, certains connus et d’autres restant à découvrir, qui seront bénéfiques à la vie humaine future.

            Nous bénéficions aussi des rayonnements émis par ces isotopes, d’au moins trois types différents, chacun d’une dureté particulière. Leur utilité dans le diagnostic et le traitement d’une palette de maladies graves est avérée, et chaque jour ouvre de nouvelles perspectives.

            Le nucléaire pour le carburant et l’eau

            Dans de nombreuses régions du monde, y compris certaines densément peuplées comme la côte est de l’Inde, l’approvisionnement en eau potable se tarit. Les puits sont contaminés tandis que les eaux fossiles s’épuisent. Même aux Etats-Unis, notamment dans le sud de la Californie, on atteint des limites critiques.

            La solution est pourtant connue. L’efficacité de la production d’eau douce par le dessalement de l’eau de mer et des nappes saumâtres a été largement démontrée. Actuellement, 40 millions de mètres cubes d’eau sont produits chaque jour par dessalement, essentiellement au Moyen-Orient et en Méditerranée. Les principales méthodes sont l’osmose inverse (on utilise des pompes électriques pour faire passer l’eau salée ou saumâtre dans des membranes spécialement conçues) et la distillation flash. Toutefois, le dessalement est un processus qui nécessite beaucoup d’énergie.

            La faisabilité du nucléaire pour dessaler de grandes quantités d’eau fut démontrée pour la première fois il y a quarante ans, au Kazakhstan soviétique. Pendant vingt-sept ans, le réacteur à neutrons rapides d’Aktau a produit 80000 mètres cubes d’eau potable par jour et en même temps, jusqu’à 135 mégawatts d’électricité. Le Japon fait tourner dix usines de démonstration de dessalement, couplées à des réacteurs nucléaires, et l’Inde a mis en service en 2002 une usine de démonstration de dessalement à la Madras Atomic Power Station, dans le sud-est, qui produit journellement 6300 mètres cubes. A la différence des centrales nucléaires, éoliennes et panneaux solaires ne peuvent assumer la fourniture de grandes quantités d’eau douce.

            Le nucléaire permettra aussi de ne plus dépendre du pétrole importé. La clef se trouve dans les deux atomes d’hydrogène contenus dans chaque molécule d’eau (H2O). L’hydrogène est un carburant qui peut être utilisé tel quel ou combiné à des sources de carbone pour produire des carburants liquides tout à fait similaires à ceux que nous utilisons aujourd’hui. On peut l’obtenir à partir de l’eau, par électrolyse ou décomposition thermochimique. Les hautes températures fournies par la nouvelle génération de réacteurs refroidis à l’hélium permettent d’améliorer largement l’efficacité de ces deux processus. L’hydrogène ou les carburants à base d’hydrogène produits grâce au nucléaire, combinés à une électricité abondante pour des véhicules électriques, fourniront l’approvisionnement local en carburant automobile. Au lieu d’enrichir les cartels anglo-saoudiens en acheminant le pétrole par mer sur des milliers de kilomètres, le carburant serait produit sur place, en même temps que l’électricité, grâce aux centrales nucléaires disponibles.

            Voilà ce que nous réclamons en tant que nation et c’est aussi ce dont le monde a besoin. Ce sont les retombées pratiques des révolutions scientifiques du XXème siècle. L’avenir est plein de promesses : des percées, comme la fusion thermonucléaire, sont à portée de main, d’autres suivront.

            Le retour à des modes de production énergétiques d’avant le XVIIIème siècle provoquera un effondrement de la civilisation, un « nouvel âge de ténèbres » dont nous risquons de ne pas nous remettre avant longtemps.


            • Terran 8 février 2010 16:42

              Excusez moi les copiés-collé à répétition, mais les gens doivent lire et savoir le contenu. C’est important.


              • Terran 8 février 2010 16:46

                /////Nous sommes dans une dynamique de forte croissance des énergies renouvelables, et même dans une croissance exponentielle dans le solaire. Cela se traduit par des investissements industriels", a déclaré Jean-Louis Borloo./////

                Borloo picole trop, c’est impossible un expo avec le solaire, on ne peut pas tirer plus du soleil que ce qu’il envoi, c’est stupide !!!
                Le solaire n’est pas dense !!!!

                C’est du foutage de gueule !!!

                Agoravox dois réagir, il y a de la propagations de mensonges scientifiques et c’est grave.


                • g.jacquin g.jacquin 8 février 2010 18:02

                  @ Touran

                  Le problème de la densité énergétique ne règle pas le problème financier et loin s’en faut !

                  Plus la densité énergétique est faible, plus les revenus de l’énergie produite sont élevés. Pour trois raisons :
                  1) Il faut proportionnellement plus d’énergie et de matière  pour construire un système de faible densité énergétique.
                  2) S’ils sont plus faciles à créer, car l’investissement de départ est plus faible, obtenir de forte puissance coûte proportionnellement plus cher par la multiplicité des systèmes.
                  3) Les compétences, les mises en œuvres, la maintenance  etc... Sont plus simples ! Mais encore une fois plus nombreuses !

                  Donc c’est une affaire entendue... vous avez évidemment raison mais... Cela ne règle pas le problème de la cupidité. Et c’est bien de cela dont on parle et rien d’autre !

                  Il est évident que Borloo se fout de l’éolien comme de sa première biture !

                  Mais le sujet est économique et politique...Mais,  pas technique. Borloo a forcément des conseillers qui  sont polytechniciens ou Supelec... Donc, il connaît très bien le problème.

                  Il a également des pressions certainement très fortes pour que l’on remodèle le réseau électrique français (actuellement bouclé et redondant en 400 et en 225 KV) en réseau réparti et décentralisé. C’est un budget de l’ordre de 150 Milliards d’euros... Une paille ! Et pour apporter quoi ??? De la fiabilité : Certainement pas, de la disponibilité ? Encore moins, ... du fric à certains patrons de grosses sociétés ?  Là oui, ... c’est certain !

                  Mais l’essentiel reste, à mon avis, le fait que ministre, c’est comme une girouette, ça va dans le sens du vent !!!!! Ce que certain appelle « la politique ».


                  Bien... mais qui paye ? Nous tous !

                  Que faudrait-il faire ?


                  1) Comme vous l’avez bien expliqué, continuer à utiliser un réseau bouclé et redondant qui assure le maximum de sécurité... avec des centrales de forte capacité et de grande fiabilité et disponibilité.

                  2) Accélérer les travaux des réacteurs de génération IV qui nous mettrons à l’abri de problèmes énergétiques pour plusieurs décennies et couperont court à ceux qui ne voient pas comment gérer les déchets.

                  3) Bien sur continuer à travailler sur la fusion (Z machine, Iter ou autres)

                  4) Arrêter de jouer à touche pipi avec des sources d’énergie qui n’ont pas d’avenir dans le contexte Français. Surtout si comme l’éolien, ils ont cette faculté de mettre l’ensemble du réseau dans le noir.


                  Nota : Pour le PV, je suis plus nuancé pour les installations chez les particuliers. En effet, lorsqu’il y a du soleil, on peut dire qu’il fait chaud... et quand il fait chaud, on met la clim ! C’est un confort qui est une nécessité pour les personnes âgées et n’est donc, pas contestable.
                  Avoir une source d’énergie totalement délocalisée et qui ne remet en aucun cas, le réseau en danger et de plus, synchrone avec la demande... je suis pour !

                  Par contre, je m’interroge sur le bien-fondé d’en installer des hectares sur des terres cultivables ! La cupidité l’a encore emportée sur le bon sens financier.


                  • Terran 8 février 2010 18:10

                    Je ne peux que être d’accord avec vous.
                    Mais avant que votre réflexion traverse les esprits, il faut commencer par le commencement.

                    A savoir que la civilisation humaine tiens sur le fil de l’énergie.
                    Ce n’est pas compris par tout le monde.


                  • ObjectifObjectif 8 février 2010 22:04

                    Cet article est tout à fait factuel et objectif.

                    Par contre je suis surpris de ce numéro de duettiste qui nous est servi par Terran et g.jacquin, qui affirment et enfument sans preuve.

                    En particulier, l’article cité par Terran est truffé d’erreurs, qui vont toutes dans le sens du nucléaire : à qui profite le crime.

                    Par exemple, affirmer qu’il fait 23t de bois sec pour donner autant d’énergie que 4,5t de pétrole, c’est n’importe quoi...

                    Faire un aussi grand article en réussissant le tour de force de ne pas parler de solaire thermique, c’est tout de même un exploit dans l’enfumage... Car les centrales nucléaires sont de vulgaires chaudières à eau, en plus dangereux. Pour tous les exemples d’usines à dessalement d’eau de mer, le soleil thermique conviendrait très bien, car les pays qui manquent d’eau douce manquent rarement de soleil. Mais il y a moins de pouvoir et d’argent à gagner...

                    Le solaire thermique à un rendement sans équivalent, de l’ordre de 60%, ne crée aucune pollution et est disponible pour tous sans abonnement : mais c’est peut-être cela son inconvénient ?

                    Quand à l’argument qui consiste à dire que le solaire prendrait trop de place, c’est du grand n’importe quoi : les surfaces bâties, routes et parking suffisent largement à produire toute l’énergie thermique et électrique nécessaire, sans abimer un brin d’herbe.


                    • Terran 8 février 2010 22:52

                      Votre argumentaire n’est pas objectif, et sans sources.

                      C’est du vent, rien est aussi dense que le nucléaire.
                      Vous ne comprenez pas cette notion de densité des flux énergétiques.
                      Donc vous ne comprenez pas les bases de la science physique.

                      Pour un lycéen qui passe un bas S ou STI cette notion est très facile à comprendre.
                      Vous n’avez donc pas le moyens de vous y opposer.
                      Seulement du blabla d’escrolo.
                      Vous êtes dangereux et irresponsable avec vos propos.


                    • joletaxi 8 février 2010 23:27

                      L’argumentaire de Jacquain tient en une série de questions auxquelles vous seriez bien incapables de répondre.

                      j’en rajouterai une, à laquelle personne ne me répond jamais :
                      les Allemands ont eu une politique très volontariste pour l’éolien et le solaire,ils produisent 19 % en éolien.Ils emploient environs 8. ooo personnes dans des usines de composants éoliens.pourquoi diable construisent-ils, dans l’urgence 15 méga centrales au charbon ?En toute logique,ils auraient du continuer leur programme « vert », hors ils le mettent en sourdine,obligeant par exemple certains champs éolien à réguler, ce qui enlève toute rentabilité au projet.
                      Avez-vous une réponse à cette énigme ?

                    • ObjectifObjectif 9 février 2010 09:03

                      A Terran,

                      « Votre argumentaire n’est pas objectif, et sans sources. »

                      En l’occurrence, vous citez un article qui affirme sans source que l’énergie calorifique de 4,5t de pétrole est équivalente à celle d 23t de bois sec. 

                      Etes-vous d’accord pour soutenir cette affirmation ? Sur quelles sources ?

                      « C’est du vent, rien est aussi dense que le nucléaire. »

                      Bien sûr, mais alors quelle est la densité énergétique du photon, la base du solaire thermique ?


                    • ObjectifObjectif 9 février 2010 09:14

                      A Joletaxi,

                      « L’argumentaire de Jacquain tient en une série de questions auxquelles vous seriez bien incapables de répondre. »

                      En Français, un argumentaire n’est pas une série de question... J’attend de voir un vrai argumentaire.

                      Mais des questions, je peux aussi en poser :
                      - Pourquoi EDF subventionne-t-il des chauffages électriques pour des logements et bureaux alors qu’il annonce par ailleurs une sous-capacité de production électrique ?


                    • g.jacquin g.jacquin 9 février 2010 10:56

                      à Objectif x2

                      Sauf que vous etes hors sujet !

                      Mes question ont toutes un lien avec l’article. Puisque l’auteur nous parle du fameux réseau numérique qui doit permettre de comptabiliser, faire le bilan puissance, autoriser ou non le couplage de l’éolien et autres ENR etc...
                      Voilà les sujets dont j’aurai aimé que l’auteur me parle !

                      Quand à notre « numéro de duetiste... » J’adore les gens comme vous qui essaye de se la jouer à l’ironie... C’est pas facile hein !.!.!... On peut vite passer pour ce qu’on n’est pas !
                      Mais bon, c’est comme ça !

                      Pour eviter d’allumer betement les contributeurs sur ce sujet, je vous suggere d’aller sur ce site :
                      http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2009-2010/20100114.asp
                      Et d’aller sur le paragraphe 2 :
                      Débat sur la sécurité des réseaux d’approvisionnement en électricité


                      • ObjectifObjectif 9 février 2010 11:42

                        A g.jacquin :

                        "Sauf que vous etes hors sujet !
                        Mes question ont toutes un lien avec l’article. Puisque l’auteur nous parle du fameux réseau numérique qui doit permettre de comptabiliser, faire le bilan puissance, autoriser ou non le couplage de l’éolien et autres ENR etc...
                        Voilà les sujets dont j’aurai aimé que l’auteur me parle !
                        « 

                        Et bien écrivez donc l’article qui réponde à vos questions en posant vos questions directement à RTE... En l’occurrence ce n’était pas le sujet de l’auteur, c’est plutôt vous qui êtes hors sujet.

                        Pour ma part, j’essayais de rectifier des erreurs flagrantes relevées dans un article issu d’un site web politique. Si ce parti politique traite des autres sujets comme de l’énergie, on peut craindre le pire.

                         »Pour eviter d’allumer betement les contributeurs sur ce sujet, je vous suggere d’aller sur ce site :
                        http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2009-2010/20100114.asp
                        Et d’aller sur le paragraphe 2 :
                        Débat sur la sécurité des réseaux d’approvisionnement en électricité
                        "

                        Effectivement, ce document que je connais déjà traite d’un problème essentiel, mais sans aborder le fond.
                        Le vrai problème vient de la production centralisée, et se répercute à plusieurs niveaux, que je ne vais pas aborder en détails, vous allez me reprocher d’être hors-sujet...

                        En résumé, le nucléaire est la principale cause de ce problème, car il suffit de 58 missiles anti-chars ou anti-bunker pour détruire 80% de la capacité de production électrique française et polluer la France entière pour des milliers d’années.

                        La seule solution systémique est la production décentralisée. Le solaire thermique et les granulés bois (qui sont du solaire stocké) pourraient éliminer à court-terme le chauffage électrique et permettre la production électrique en co-génération. Le solaire photovoltaique sur les surfaces bâties serait un complément , avec une capacité de production prévisible pour la gestion d’un réseau.

                        N’oubliez pas qu’il suffit d’une production en crête de 3KW électrique par logement en France pour couvrir la puissance globale du pays.


                      • joletaxi 9 février 2010 14:03

                        Pourquoi ne pas faire part de vos « trouvailles » à nos amis allemands,car vous n’avez toujours pas répondu à ma question sur ce sujet ?

                        C’est une vraie préoccupation ,car ces centrales è flamme seront je crois alimentées en lignite,ce qui en dehors du CO2,est une vraie « merde ».
                        Je m’étonne que ces gens qui sont en pointe dans les techniques du renouvelable aient encore recours aux énergies fossiles.Mais peut-être que l’Allemagne envisage encore un avenir industriel,ceci expliquant cela ?

                      • ObjectifObjectif 9 février 2010 14:28

                        @joletaxi :

                        « Pourquoi ne pas faire part de vos »trouvailles" à nos amis allemands,car vous n’avez toujours pas répondu à ma question sur ce sujet ?"

                        Je ne sais pas de quelles centrales vous parlez : vous devriez demander aux allemands qui ont pris cette décision ? Peut-être les allemands ont-ils un lobby minier plus fort que le lobby nucléaire, et pas de lobby industriel pour le solaire ?

                        Par contre, vous aviez fait des affirmations sur le même sujet dans un autre article, sur lesquelles je vous demandais des éclaircissements, et vous n’avez jamais répondu :

                        -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

                        @ joletaxi :

                        « Encore et toujours ce même discours,bien rodé, qui manifestement fait abstraction de tous les aléas de ce genre de filière, »

                        Mais de quels aléas parlez-vous ? Avec des capteurs solaires thermiques, vous pouvez stocker autant d’eau chaude que vous voulez, avec des coûts très faibles et un rendement de 60%.

                        Où sont les aléas ou les dangers ?

                        Cela permettra de baisser les puissances de chauffage électrique et de laisser l’électricité pour les usages où elle est efficace et irremplaçable, les moteurs, l’information et l’industrie.

                        ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

                      • joletaxi 9 février 2010 14:40

                        Concernant le chauffage électrique.

                        -dans le Sud de la France, je ne saurais donner une limite géographique précise,il reste toutes considérations techniques sur la question des pointes,plus rentable de se chauffer en électrique.IInvestissements dérisoires,facilité de mise en oeuvre,et prix intéressant(quand on s’approvisionne en électricité nucléaire bien entendu)
                        pour les autres régions,si vous ne chauffez pas en électrique, vous chauffez au fuel, ou au gaz,ce qui écologiquement(si on croit à la fable CO2) est désastreux.Le chauffage au bois est possible de façon marginale,et on n’a pas encore étudié l’impact du rejet de particules fines de ce mode de chauffage.Il reste de plus un gisement pas du tout exploité, c’est le stockage de chaleur à partir de courant de nuit.
                        concernant les aléas de l’éolien, un bon exemple est l’exemple danois,qui au final a fait exploser les prix de l’électricité,sans avoir eu le moindre impact sur le bilan CO2.

                      • g.jacquin g.jacquin 9 février 2010 15:28

                        à objectif ²

                        1) Il se trouve que je suis un adepte des écrits de RTE … et si je pose ses questions, ce n’est évidemment pas pour moi !!!

                        2) Vous dites : “ En l’occurrence, ce n’était pas le sujet de l’auteur, c’est plutôt vous qui êtes hors sujet“...
                        Ah bon ?  En êtes-vous sûr ? RTE vient de dépenser 1 milliard d’€ pour mettre au point ce réseau !!! (enfin qu’ils disent) . Je vous ai donné le lien ou les députés et le ministre Borloo en parle…Vous avez écrit que vous connaissiez ce document ???? Faudrait savoir !

                        3) Vous continuez :“ Le vrai problème vient de la production centralisée,… “.
                        Super !!!, vous trouver que notre réseau électrique dont tout le monde entier connait sa fiabilité, dont tous les étrangers nous disent que nous avons le tarif au KWh parmi les plus bas du monde… Vous trouvez que c’est mal ????? Vous trouver qu’il faudrait le “décentraliser“ ??? Et quelles raisons vous donnez à cela :
                        “ car il suffit de 58 missiles anti-char ou anti-bunker pour détruire 80% de la capacité de production électrique française et polluer la France entière pour des milliers d’années.“ ….
                        C’est bien connu qu’en France, des terroristes se ballade en engins portes missiles…. Il y en a à tous les coins de rue ! et quoi d’autres ?

                        4) Vous écrivez …
                        Non, je m’arrête là, car je n’ai pas de temps à vous consacrer !  

                        Relisez les nombreux fils qui traitent de ces sujets, relisez les textes complets du lien que je vous ai donné… Pour ma part, j’en reste là.


                      • ObjectifObjectif 9 février 2010 16:39

                        @g.jacquin :

                        « 1) Il se trouve que je suis un adepte des écrits de RTE … et si je pose ses questions, ce n’est évidemment pas pour moi !!! »

                        Alors soyez efficace : donnez-nous les réponses et les liens dans un bel article, cela sera plus constructif...

                        "2) Vous dites : “ En l’occurrence, ce n’était pas le sujet de l’auteur, c’est plutôt vous qui êtes hors sujet“...
                        Ah bon ?  En êtes-vous sûr ? RTE vient de dépenser 1 milliard d’€ pour mettre au point ce réseau !!! (enfin qu’ils disent) . Je vous ai donné le lien ou les députés et le ministre Borloo en parle…Vous avez écrit que vous connaissiez ce document ???? Faudrait savoir !
                        « 

                        C’est vous qui abordez ce problème, pas l’auteur. Ce système était nécessaire pour l’ouverture à la concurrence, c’est un peu lourd de faire porter le chapeau aux sources renouvelables seulement. Et 1milliards pour un suivi informatique, cela parait un peu cher, je serais curieux de voir les appels d’offres...

                         »3) Vous continuez :“ Le vrai problème vient de la production centralisée,… “.
                        Super !!!, vous trouver que notre réseau électrique dont tout le monde entier connait sa fiabilité,
                        « 

                        Bien sûr, c’est pourquoi les députés s’interrogent sur sa sécurité...

                         »dont tous les étrangers nous disent que nous avons le tarif au KWh parmi les plus bas du monde… Vous trouvez que c’est mal ????? « 

                        Quel est le lien avec la sécurité du réseau ? Encore une technique de propagande, prétendre que j’ai dit quelque chose pour noyer le poisson...

                        Quand au prix du KWh, il est maintenu artificiellement bas en France, en faisant payer les moyens de production par des subventions publiques. Par ailleurs, je n’ai aucun moyen de vérifier que les frais de démantèlement des centrales et de stockage des déchets sont pris en compte à une valeur réaliste...

                        Maintenir le prix du KWh permet de supprimer toute concurrence dans l’oeuf, ce qui a déjà fait rater à la France le tournant industriel du photovoltaique, dont l’Allemagne est leader.

                         »Vous trouver qu’il faudrait le “décentraliser“ ??? Et quelles raisons vous donnez à cela :
                        “ car il suffit de 58 missiles anti-char ou anti-bunker pour détruire 80% de la capacité de production électrique française et polluer la France entière pour des milliers d’années.“ ….
                        C’est bien connu qu’en France, des terroristes se ballade en engins portes missiles…. Il y en a à tous les coins de rue ! et quoi d’autres ?
                        « 

                        C’est juste un exemple de problème que les députés n’évoquent pas. Effectivement, des armements antichar circulent assez librement en France, et il arrive que certains soient utilisés contre des transports de fond par exemple. Un simple projectile en uranium appauvri, c’est petit et simple... étonnant retournement de situation ?

                        Tenez, on en distribue même : http://www.opex360.com/2008/10/23/afghanistan-des-missiles-milan-aux-mains-des-insurges/

                        Par ailleurs, vous pouvez continuer à croire au terrorisme isolé, mais n’ignorez pas le terrorisme d’état.

                         »4) Vous écrivez … Non, je m’arrête là, car je n’ai pas de temps à vous consacrer !  "

                        Et oui, dès que les arguments sont valides, les mots vous manquent : un peu facile, non ?


                      • ObjectifObjectif 9 février 2010 17:04

                        A Joletaxi :

                        "Concernant le chauffage électrique.

                        -dans le Sud de la France, je ne saurais donner une limite géographique précise,il reste toutes considérations techniques sur la question des pointes,plus rentable de se chauffer en électrique.IInvestissements dérisoires,facilité de mise en oeuvre,et prix intéressant(quand on s’approvisionne en électricité nucléaire bien entendu)« 

                        Il y a la vision locale et la vision globale.

                        En vision locale, le solaire thermique est largement plus intéressant en prix que le chauffage électrique, surtout dans le sud de la France.

                        Bien sûr, si EDF ne payait pas les installateurs de chauffage électrique, l’information passerait mieux : http://www.quechoisir.org/breves/EDF-sur-la-sellette/B2A5FADBC6B4FC84C125755F0059B41D.htm On peut appeler cela des pots de vins...

                        Un poêle à granulés pour les jours froids et un peu du plaisir de vision de la flamme est un complément idéal. C’est ce qui a fait le succès du poêle à granulés en Italie.

                        En vision globale, augmenter les besoins en électricité va donner des arguments pour faire des investissements dans des centrales, alors que la production décentralisée est beaucoup plus efficace, surtout en thermique.

                        Par ailleurs, le prix de l’électricité est artificiellement bas en France, puisque les investissements dans le nucléaire sont pris sur des subventions publiques et rien ne permet de vérifier que tous les coûts ont bien été pris en compte à des valeurs réalistes.

                         »pour les autres régions,si vous ne chauffez pas en électrique, vous chauffez au fuel, ou au gaz,ce qui écologiquement(si on croit à la fable CO2) est désastreux.Le chauffage au bois est possible de façon marginale,et on n’a pas encore étudié l’impact du rejet de particules fines de ce mode de chauffage.Il reste de plus un gisement pas du tout exploité, c’est le stockage de chaleur à partir de courant de nuit.« 

                        Pour toutes les régions, le solaire thermique est rentable, ne serait-ce que pour l’eau chaude sanitaires et des machines à laver. Sa facilité de stockage fait qu’il est simple d’obtenir 2 ou 3 jours d’autonomie en chauffage.

                        Quand au chauffage au bois, il permet avec les granulés d’avoir une chauffage automatisé au meilleur rendement, moins cher que l’électricité et le gaz. Avec les granulés, les poussières sont moins importantes que pour le mazout, surtout avec un matériel à condensation.

                        Il permet même une cogénération très efficace dès que le besoin de chaleur atteint quelques MW, pour une piscine ou de petits ensembles immobiliers.

                         »concernant les aléas de l’éolien, un bon exemple est l’exemple danois,qui au final a fait exploser les prix de l’électricité,sans avoir eu le moindre impact sur le bilan CO2."

                        Une analyse globale montre que le solaire thermique et le bois devraient passer avant l’éolien, mais il y a des zones de vent quasi-régulier où ce serait dommage de ne pas l’utiliser.


                      • g.jacquin g.jacquin 10 février 2010 12:10

                        A objectif²

                        1) Concernant mon efficacité à poser des questions et d’y répondre….

                        Non, c’était à l’auteur de le faire… Je ne suis pas correcteur ! quant au lien, vous ne savez pas lire : RTE. Attention, c’est un peu technique !

                        2) Concernant votre incompréhension sur le fait de l’interconnections des ENR avec les postes de conduites !

                        Décidément, soit vous n’avez rien compris à l’article de l’auteur ! Soit vous ne l’avez pas lu, soit vous le faites exprès (ou pas ???).
                        Je résume : L’auteur nous parle d’un outil qui permet de faire un bilan puissance sur les ENR et autres… Or, voyez-vous, hier, lorsqu’une éolienne se mettait à produire, les opérateurs RTE comme les centrales (Celles qui sont équipées de régulations) considéraient ce couplage ou découplage, comme un aléa de consommation. Grace à cet outil (alléluias) nous pouvons aujourd’hui associer cet aléa à un démarrage ou arrêt d’éoliennes !!!! Elle n’est pas belle la vie. En fait, ce programme fait un peu plus mais, ce n’est pas le sujet !

                        Pour pouvoir connaître l’état des éoliennes et autres ENR, il a donc fallu construire un réseau qui n’existait pas pour interconnecter tous les postes de livraisons qui reçoivent les éoliennes !!! (Ou en réalité, il existait partiellement et servait à l’interconnections des grosses centrales) Du coup grâce à l’éolien, à M. Borloo et nos sous, toutes les centrales sont maintenant interconnectées…

                        MAIS… Il n’en demeure pas moins que sur le plan fonctionnel, une éolienne qui se couple ou se découple, reste un aléa que doivent corriger les grosses centrales !!! Et je ne vous parle pas des variations de puissances que génère l’éolien et qu’il faut bien corriger.
                        J’espère avoir été clair et ne plus avoir besoin d’y revenir !

                        3) Concernant votre mise en cause du réseau électrique centralisé !

                        a) Les députés s’interrogent sur la fiabilité de notre réseau

                        Il s’agit principalement d’enterrer les réseaux… rien d’autre !

                        b) Concernant le lien entre sécurité, tarif, reseau centralisé…
                        Encore une fois vous ne comprenez pas ce qui est écrit… C’est parce que le réseau est centralisé avec des centrales de fortes capacités que le prix du KWh est faible !

                        4) Concernant vos remarques sur le pris bas du KWH responsable de tous les maux de la France (sur le plan énergétique)

                        Là je ne peux m’empêcher de vous traiter de rigollot (et je suis gentil). Comment pouvez-vous dire de telles âneries alors que des milliers de ménages ne se chauffent pas à cause du prix de l’énergie…(pas seulement mais quand même !), Il faut au contraire baisser les tarifs du KWh pour soulager bien sur, ceux qui ne peuvent pas payer, mais aussi, pour nos entreprises !

                        5) Concernant les exactions de plusieurs Rambo contre nos centrales !

                        De deux choses l’une…soit vous parlez à tord et à travers (ce que je crois) soit je vous conseille de dire ces choses-la à ceux dont c’est le métier !
                        Mais de toute façon, je ne vous contredirais pas !!! smiley Vous n’avez manifestement jamais mis les pieds dans une centrale et mon conseil, ne perdez pas votre temps à y aller !

                        6) Et oui, dès que les arguments sont valides, les mots vous manquent : un peu facile, non ?

                        Là vous avez parfaitement raison. Vos argument « valides » me laisse sans voix (ou voie, comme vous voulez) !


                      • ObjectifObjectif 15 février 2010 11:58

                        @g.jacquin :

                        "Non, c’était à l’auteur de le faire… Je ne suis pas correcteur !« 

                        Critiqueur ?

                         » quant au lien, vous ne savez pas lire : RTE. Attention, c’est un peu technique !"

                        RTE, c’est un acronyme, pas un lien web. Quand vous voulez citer une source, vous affichez le lien vers la page web contenant l’information que vous citez.

                        Encore faut-il vouloir citer ses sources...

                        Pour le reste, on va aller plus vite pour s’épargner vos jugements et invectives diverses.

                        Donnez moi le lien vers l’appel d’offre sur le système informatique de suivi du réseau, on verra bien ce que contient cet appel d’offre, à quel prix il a été passé et à qui.


                      • ObjectifObjectif 15 février 2010 12:20

                        @g.jacquin :

                        "b) Concernant le lien entre sécurité, tarif, reseau centralisé…
                        Encore une fois vous ne comprenez pas ce qui est écrit… C’est parce que le réseau est centralisé avec des centrales de fortes capacités que le prix du KWh est faible !
                        « 

                        Alors indiquez-moi le lien vers le document qui décrit le calcul des coûts du KWh en France. On verra si les subventions publiques au nucléaire en font partie...

                         »Là je ne peux m’empêcher de vous traiter de rigollot (et je suis gentil). Comment pouvez-vous dire de telles âneries alors que des milliers de ménages ne se chauffent pas à cause du prix de l’énergie…(pas seulement mais quand même !), Il faut au contraire baisser les tarifs du KWh pour soulager bien sur, ceux qui ne peuvent pas payer, mais aussi, pour nos entreprises !« 

                        Il existe un tarif spécial d’accès à l’énergie électrique pour les plus pauvres. Mais il est sûr que l’argent que EDF consacre aux pots de vins aux installateurs électriques serait mieux utilisé à baisser encore ce tarif.

                        Pas de remarque de votre part sur le mécanisme Vivrelec des pots de vins ?

                         »5) Concernant les exactions de plusieurs Rambo contre nos centrales !
                        De deux choses l’une…soit vous parlez à tord et à travers (ce que je crois) soit je vous conseille de dire ces choses-la à ceux dont c’est le métier !
                        « 

                        En l’occurrence, c’est aux responsables industriels de publier les documents justificatifs, avec par exemple quelques AMDEC. Mais comme vous semblez connaître ces documents qui montrent la prise en compte du scénario que j’évoquais, vous allez pouvoir nous indiquer leurs références ou un lien...

                        Au passage, c’est vous qui citez un »Rambo«  : qu’apporte cette référence, vous vous croyez dans un film ? Revenez sur terre, quel état n’a pas les moyens de réaliser une telle action ?

                         »Là vous avez parfaitement raison. Vos argument « valides » me laisse sans voix (ou voie, comme vous voulez) !"

                        Je peux vous aider : écrivez les bonnes réponses qui montrent mes erreurs.... ou bien vos mains sont-elles aussi paralysées que votre voix ?


                      • bonnes idees 9 février 2010 20:18

                        Au secours ! Il y a que du jaune içi. Je suis tombé par hasard à la rédaction.
                         Ah, ils avaient raison les spoteurs qui disaient qu’on se ferait bouffer par les jaunes.
                        J’vais turbiner ailleurs. J’vais prendre un taxi pour repartir.


                        • JL JL 16 février 2010 13:03

                          Bonjour Réveil, Vous dites : « il faut songer à interdire les »grille- pains« énergivores »

                          Et je pense aux radiateurs électriques posés sur les trottoirs, devant les cafés, là où ils ont installé des espaces fumeurs !

                          En tant que marin également, je confirme que l’on arrive à devenir autonome en énergie sur les voiliers en combinant le solaire, l’éolien, l’hydraulien ou les alternateurs. Et même, on arrive à se passer quasiment de l’électricité, hormis pour les instruments de navigation et les feux de route.

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