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Accueil du site > Actualités > Environnement > un « Tchernobyl » est-il possible en France ?

un « Tchernobyl » est-il possible en France ?

A l’approche de la 23ème commémoration de la catastrophe de Tchernobyl, les progrès technologiques nucléaires nous mettent-ils définitivement à l’abri de l’accident majeur.

d’aprés Wikipédia, les etudes Probabilistes de sureté sont « une méthode d’évaluation des risques fondée sur une investigation systématique des scénarios accidentels »

A la lumière de plusieurs faits, concernant le nucléaire on peut affirmer que les estimations de probabilité d’accident sont sujettes à caution.

Si l’on prend, par exemple, l’expérience de « superphénix », à Malville, on s’aperçoit que la réalité a fait mentir d’une façon claire les probabilités définies.

En effet, les probabilités qu’une fuite de sodium ait lieu avaient été estimées « une fois tous les cent mille ans ».

Or au bout de quelques mois, la fuite a eu lieu.

Une autre probabilité avait été fixée sur le même site : « un poids d’un kilo tombant sur le dôme du réacteur » était aussi fixée aussi à une fois tous les cent mille ans.

Or, lors d’une mauvaise manipulation, une passerelle d’acier pesant plus d’une tonne est tombée sur le dôme du réacteur.

Pour en revenir à Tchernobyl, de sinistre mémoire, il faut se rappeler que l’erreur humaine a été, plus que la technologie, le facteur déterminant de l’accident.

Or qu’en est-il du facteur humain pour les centrales françaises ?

A la lumière de nombreux exercices d’alerte réalisés régulièrement et plus ou moins inopinément sur les sites nucléaires, on peut légitimement continuer d’avoir quelques doutes sur l’efficacité des mesures prises.

Prenons l’exercice de sécurité qui s’est déroulé à la centrale de Bugey, dans l’Ain, le 3 mars 2005.

A cette occasion, les équipes de secours n’ont pu accéder à l’eau pour éteindre un incendie fictif.

D’une manière quasi générale, les temps d’interventions sont toujours trop longs.
Le risque incendie reste donc préoccupant.

En effet, il faudrait que le temps d’intervention ne dépasse pas le quart d’heure, alors qu’il est en moyenne d’une heure.

Les matériaux utilisés sont-ils d’une qualité irréprochable ?

Si nous prenons encore une fois l’exemple de superphénix, la réponse est NON.

En effet, la fuite de sodium constatée dans l’espace intercuve du réacteur est venu d’une mauvaise qualité de l’acier utilisé.
L’intense chaleur a provoqué des micro-fissures qui se « refermaient ou s’ouvraient » suivant la température de la cuve.
Pourtant les ingénieurs en place restaient convaincus qu’il y avait seulement un « défaut d’alerte », du à un problème électrique.
En effet, lorsqu’ils arrêtaient le réacteur, la fuite s’arrêtait aussitôt, pour reprendre dès que le réacteur redémarrait.
Il leur fallut de longues semaines pour constater l’évidence de la fuite.

Qu’en est-il pour les réacteurs fonctionnant en France ?

Récemment, l’ASN a publié un communiqué reconnaissant qu’il y avait pour 54 des 58 réacteurs en activité, « une anomalie au niveau du taux de colmatage des générateurs de vapeur » pour faire simple, c’est comme pour l’artère d’un corps humain, quand elle se bouche, attention aux dégâts. Lien

A cela, il faut ajouter le risque sismique : 42 réacteurs de notre territoire ne sont pas adaptés au risque sismique

La « cerise sur le gâteau » concerne le risque d’inondation : 16 sites sur 19 sont concernés Lien

Et pour terminer, il faut évoquer la fragilité des centrales nucléaires dans le cas de la chute volontaire ou non d’un avion de ligne.

Stéphane L’homme, du réseau « sortir du nucléaire » a connu la garde à vue à plusieurs reprises pour avoir dévoilé un rapport classé secret, lequel affirme que les centrales EPR n’y résisteraient pas.

Le bilan global n’est donc pas très encourageant.Lien

Devant le risque évident, le gouvernement à mis en place une cellule (codirpa/parex) mais à la lecture des précautions prises, personne ne peut être totalement rassuré.

En tout cas, ce qui est évident c’est que le gouvernement se prépare à un accident nucléaire comme le prouve ce lien

Si la France veut éviter un accident majeur, la seule solution raisonnable est d’arrêter le plus vite possible l’utilisation de l’énergie nucléaire, au profit des énergies propres et renouvelables.

Car comme disait un vieil ami africain :
« Celui qui a été mordu par le serpent se méfie de la chenille ».

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107 réactions à cet article    


  • patroc 8 avril 2009 21:19

     Bouh, çà rame le nouvel agoravox !... Pas facile d’écrire un article sur les centrales nucléaires, c’est le black out total et aucun organisme indépendant ne veille à la sécurité des lieux.. Bref, les centrales, c’est propre et écologique !.. Tout va bien dans le meilleur des mondes.. Jusqu’au jour oû...


    • olivier cabanel olivier cabanel 8 avril 2009 21:51

      oui, Patroc,
      entre les opérations d’espionage du réseau sortir du nucléaire, et les déclarations lénifiantes de l’asn, on a du souci à se faire,
      la transparence ne fait pas partie de leur monde.


    • taupe13 8 avril 2009 21:41
      Les journalistes, par manque de culture technique ou scientifique ne sont pas très doués lorsqu’il s’agit de parler correctement du nucléaire, mais il ne faudrait pas non plus que les gens s’improvisent « informés » et tombent dans des pièges :

      - l’ASN ou plus précisement sont expert technique qui est l’IRSN n’admet généralement pas la fourniture d’études probabilistes de sûreté dans les démonstrations de sûreté. Autrement dit, lorsqu’un évènement même très improbable peut arriver, il est exigé une démonstration de la maîtrise de sa prévention et de ses conséquences. Ceci est une approche « dure » typiquement franco-française dans les dossiers et qui surprend d’ailleurs les étrangers qui viennent travailler dans ces domaines en France.

      - les réacteurs électro-nucléaires n’ont jamais été conçus de façon à résister à une chute d’avion de ligne. Personne n’a jamais affirmé le contraire. En revanche, la chute d’un avion de tourisme est bien prise en compte. J’ignore si une étude des conséquences de la chute d’un avion de ligne existe ou s’il est même possible d’en faire une. Je pense qu’il doit exister une procédure militaire, notamment depuis le 11 sept 2001, pour détruire l’avion dans un tel cas (par missile ou interception). Ces réacteurs ne sont pas davantage conçus pour résister à une arme de guerre.

      - le risque de séisme et d’inondation est bien pris en compte ! Mais il se trouve que les gens qui évaluent le niveau de risque sismique en général (ils ne sont en rien liés à l’industrie électronucléaire) ont plutôt eu tendance à relever le niveau ces derrières années ce qui pose aussi des problèmes dans le BTP. D’autre part, l’ASN elle même a durci ses exigeances ces dernières années. Certaines anciennes installations nucléaires ont du etre remises à niveau en fonction de leur degré de risque car il est évident qu’une installation à l’arrêt ou en démantèlement (et il en existe) n’ont pas besoin de la même remise à niveau qu’une installation en fonctionnement.

      - le scénario d’accident grave est bien sur étudié. Comme on l’a vu, même ce qui
      est « démontré » hyper improbable doit être envisagé. Cela peut apparaitre comme ajouter
      à l’inquiètude mais ne pas étudier la question serait encore plus inquiétant.

      - pour parler enfin de la dernière affaire « d’espionnage » de la part d’EDF il faut savoir que celà n’étonne que les journalistes ! Tous les acteurs du nucléaire, à commercer par l’Etat via ses services de RG, est à l’écoute de toute information de nature à porter préjudice à la sécurité des installations nucléaires. En particulier, toute personne qui participe à des manifestations proches d’une installation est susceptible d’être filmée, photographiée ou faire l’objet d’une recherche par les services de police ou des propriétaires de l’installation. Donc ne parlons même pas des membres d’associations anti-nucléaires ! Ceci dit, EDF doit utiliser des moyens légaux, et non des vols, ils seront sanctionnés si c’est avéré. Quand aux services de l’Etat, s’ils sont couverts du secret, tous les moyens semblent possibles mais personne n’en sait rien par définition.

      - en conclusion, développons toujours plus les énergies renouvelables mais soyons aussi au top niveau mondial en matière de sûreté nucléaire, du temps que ces nouvelles énergies montent en puissance, il y en a encore pour des dizaines d’années d’efforts.

      • olivier cabanel olivier cabanel 8 avril 2009 21:54

        Taupe13,
        bon résumé de la situation,
        il serait temps dans ce pays que l’on considère que les critiques ne sont pas faites pour alarmer, ou meme seulement inquiéter,
        mais qu’il y a un vrai problème de transparence, et d’indépendance pour controler le danger que représente aujourd’hui le petit monde nucléaire.
        merci de votre commentaire.


      • plancherDesVaches 9 avril 2009 15:07

        Taupe13.
        Nous ne devons pas avoir les mêmes sources d’informations.
        Nous calculions l’épaisseur du béton ainsi que sa résilience pour teni à l’impact d’un avion de chasse à pleine vitesse ou un avion de ligne à sa vitesse de croisière.
        L’avion de chasse étant plus dangeureux par une zone d’impact pour réduite.
        Les calculs de béton ont d’ailleurs rendus fous les sous-traitants de BTP obligés de garantir une uniformité de résistance qu’il est difficile de certifier.
        Mais j’ai quitté l’industrie nucléaire en 94. Et mes anciens collègues savent que je ne vais pas essayer de les espionner.

        Pour les risques de séismes, il serait tout simple de donner le nombre de centrales qui, par manque de TOUTE alimentation électrique et donc, de contrôle, possède des barres de graphite qui tombe par gravité naturelle.
        En principe, même lors d’un séisme, la gravité existe encore. Sinon, les immeubles ne se casseraient pas la figure.

        Pour tchernodébile, cher auteur, vous êtes COMPLETEMENT en dehors de la plaque.
        En effet, un HUMAIN a crû en une indication fausse. Soit une panne d’instrument qui est impossible en France.
        Si cette erreur monumentale de communication qui s’appelle EDF vous permettait de visiter REELLEMENT une centrale, vous pourriez en mesurer VRAIMENT la sécurité.
        Ainsi : chaque capteur, circuit électronique et indicateur est au minimum DOUBLE. Chacun est TESTE régulièrement par des CIRCUITS qui EUX-MEMES sont TESTES par une supervision générale qui, en cas de défaillance de TROP d’éléments, ou d’une part des circuits de surveillance, ou de SA PROPRE défaillance, entraine AUTOMATIQUEMENT la chute des barres de graphite qui bloquent toute activité du coeur.
        Et encore.. si je vous racontais toutes les contraintes que j’ai vaincu lors des constructions, vous me qualifieriez de fou d’être resté là-dedans.

        Et, Albanel....
        J’en ai marre que vous vous focalisiez sur l’EXPLOITATION alors que VOUS savez comme moi que ce sont les periphériques qui sont dangeureux car non contrôlés par un organisme INDEPENDANT.
        Ce que veulent faire sauter les financiers, me direz-vous....

        PLUS le stockage des déchets et le démantellement. Sur lesquels il FAUT se concentrer pour éviter de laisser un héritage HORRIBLE à nos enfants.


      • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 2009 16:04

        plancher des vaches,

        vous affirmez qu’une panne technique, électrique est impossible pour les centrales françaises ?!
        extrait :
        il s’agit d’un document envoyé le 3 avril 87 lors de « l’incident significatif N° 40 » (celui que je décris dans mon article).
        apparition d’une alarme relative a une detection de fuite dans l’espace intercuve du barillet de stockage, cette alarme n’est pas confirmée en local, des investigations sont initiees sur les chaines d’acquisition.
        (en gros, la fuite de sodium est détectée, mais les ingénieurs n’y croient pas, pensant qu’il s’agit d’un problème d’alarme)
        9 mars
        apparition d’une alarme battante correspondant a un défaut d’isolement sur la detection en fond de fuite du barille, les investigations sont poursuivies sur le traitement des mesures.
        (en gros, la fuite continue, et les ingénieurs croyant a une panne d’alarme continuent leur recherche)
        31 mars
        a la suite de ces investigations (fil a fil, vérification de schemas et de reperage, comparaison avec les defauts anterieur sur des materiels analogues) un prelevement d’azote froid dans l’espace intercuve n’a pas alors montré de trace significative de sodium)
        en clair : les ingénieurs continuent de penser qu’il s’agit d’une panne électrique puisqu’ils ne trouvent pas de fuite de sodium
        (ce qui infirme totalement ce que vous prétendez)
        le 2 avril, soit près d’un mois apres le début de la fuite :
        depuis des bilans effectues sur les niveaux de sodium du barille et du reservoir de stockage du circuit de sodium du barillet et des manoeuvres d’exploitation effectuées montrent qu’environ 20 metres cubes de sodium pourraient se trouver dans l’espace intercuve.
        en clair : depuis un mois le sodium fuyait, et les ingénieurs ont cru pendant tout ce temps qu’il ne s’agissait que d’un défaut d’alarme.

        voila la réalité toute crue, cher plancher des vaches,
        elle ne nous permet pas d’etre rassuré quand à la fiabilité humaine de ceux qui ont en charge le fonctionnement des centrales nucléaires.


      • plancherDesVaches 9 avril 2009 16:55

        Bien vu, Cabanel. (pas cher, mais presque)
        Souci, vous confirmez ainsi mon discours de sécurité des centrales françaises malgré un bataillon d’ingénieurs plus idiots les uns que les autres.
        Etant ingénieur pour ma part, je vous avoue que cela 1) ne redore pas mon blason, mais je n’en ai pas vraiment besoin.
        2) me montre que nos calculs de risques ne sont JAMAIS fiables à 100% mais que les installations sont prévues pour tenir en mode dégradé à la fois de façon physique MAIS AUSSI de manière humaine.

        Que voulez-vous que j’essaie de vous convaincre de plus alors que je sais pouvoir compter sur la sureté des centrales, mais suis COMPLETEMENT persuadé que les extérieurs de retraitements de déchets et le démantellement des centrales sont des sujets BEAUCOUP plus inquiétants (car largement occultés) dont nous devrions nous soucier dés maintenant.

        Relisez juste le document pdf sur l’analyse de tchernodébile : TOUTE centrale hors Russie a ses barres de graphite qui tombent en 2 secondes...Tuant instantanément l’activité du coeur....


      • Pierrot Pierrot 9 avril 2009 18:00

        à plancher des vaches,

        Juste une petite coquille :
        il ne s’agit pas de « barres » en graphite mais en CADMIUM allié (élément neutrophage).

        En « occident » elles tombent par gravité en moins de 2 secondes (réel moins de 1,4 seconce) sur les RBMK elles étaient poussées par un verrin en une trentaine de seconde voir plus ...

        C’est un des aspects qui a été ensuite corrigé sur les RBMK actuellement en fonctionnement.


      • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 2009 18:18

        PlancherdesVaches,
        merci de reconnaître qu’en France l’erreur humaine est possible,
        je viens de recevoir un communiqué de presse sur l’état de délabrement de plusieurs de nos centrales,
        Fessenheim et le Tricastin présentent des défauts de revêtement au niveau des cuves de réacteurs, et l’asn s’interroge sur le feu vert qu’on lui demande pour prolonger ces centrales de 30 à 60 ans !
        on les comprend, et on peut s’inquiéter.
        outre le fait que ce prolongement coutera 400 millions d’euros par réacteur, il est évident que la fiabilité de nos réacteurs va en prendre un coup de plus.
        il est temps d’arrêter de jouer avec nos vies.
        il est temps de faire prendre le relais énergétique et de se lancer dans un vrai programme alternatif, avec les énergies propres et renouvelables, et un vrai programme d’économie d’énergie.


      • taupe13 9 avril 2009 19:20

        C’est tout de même curieux que Phénix qui est l’ancêtre pilote de Superphenix fonctionne et a fonctionné ! C’est pas logique, en général, c’est plutôt le pilote qui merde et on améliore les choses ensuite...


        Sauf que l’on oublie un « petit » détail : c’est que SuperPhenix c’est un projet européen EDF + Enel + SDK (RWE, SEP, Electrabel)... j’ai rien contre la coopération mais en matière industrielle parfois ça marche, parfois l’effet est totalement inverse et ça peut donner une belle pagaille, il est possible que celà soit la cause des déboires techniques.

      • taupe13 8 avril 2009 22:24

        Pour réagir sur la transparence, il y a deux sortes d’installations nucléaires :

        - les installations qui relèvent du secret de la défense nationale (INBS) (comme certaines installations de la Direction des Applications Militaires du CEA, de la Marine et de l’Armée de l’Air) pour lesquelles par définition ont ne peut rien savoir de bien précis même si tout le monde connaît leur existance et leur objet.
        - les installations civiles, comme les réacteurs nucléaires, Iter, les sites d’Areva, qui sont donc contrôlées par une administration civile, l’ASN.
        Il y a eu beaucoup de progrès dans la transparence mais il y a quelques problèmes :
        - ne pas révéler de secret industriel ou de savoir faire
        - ne pas donner des étails suseptibles d’être utilisés par des personnes mal intentionnés pouvant alors affaiblir la sécurité nucléaire
        On peut constater que pour l’EPR, le rapport préliminaire de sûreté (version public, donc sans certains détails) a été mis en lecture sur le site de l’EDF.
        Ceci est un progrès important pour comprendre comment est gérée la sûreté, mais je ne pense pas que le rapport complet soit rendu public à cause des problèmes ci dessus.

        • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 2009 07:02

          Taupe13,
          outre ce que vous énoncez, le manque de transparence est aussi du à la crainte d’affoler les populations,
          on a trop tendance en france a infantiliser le citoyen,
          on argumente qu’il cederait à la panique s’il connaissait le risque réel auquel il est confronter.


        • finael finael 9 avril 2009 01:13

          En tout cas le « danger du nucléaire » a l’avantage de faire couler beaucoup d’encre et de donner de l’importance à certains.

          - le titre "un Tchernobyl est-il possible en France ?
          NON, sans équivoque pour deux raisons : d’une part les centrales françaises ne sont pas conçues de la même manière, d’autre part il s’agit, comme l’accident de Three Mile Island, d’un accident qui s’est déjà produit et contre lequel on a pris les précautions nécessaires.

          Ce qui ne veut aucunement dire qu’un accident n’est pas possible, il est même, plus on allonge la période, probable. C’est pourquoi on essaie de s’y préparer, on essaie car par définition, l’accident c’est l’imprévu, donc on ne sait pas ce qui peut s’y passer.

          - Le choix de s’appuyer sur Superphénix montre à la fois la mauvaise foi et l’ignorance de l’auteur : Superphénix était un prototype, et un prototype est fait pour explorer les problèmes et leur solution. Le plus absurde dans ce cas c’est qu’une fois qu’on a fini par résoudre lesdits problèmes, la décision a été prise de l’arrêter pour des raisons politiques et non techniques - de l’art de gaspiller des milliards !

          De toutes les manières, aucun argument ne vous convaincra jamais car vos convictions relèvent du domaine de la foi, comme une religion.

          Ah j’oubliais, les centrales nucléaires ne sont pas prévues pour résister à la chute d’un astéroïde du type de celui qui a tué les dinosaures

          Mais vous devriez venir dans la région : ici les gens ne veulent plus des éoliennes et même s’y attaquent !


          • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 2009 07:39

            Finael,
            permettez moi de relever plusieurs erreurs dans votre commentaire,
            vous argumentez que le risque est moindre en France, puisque la technologie des centrales actuelles n’a rien a voir avec celle de tcherrnobyl,
            comme je l’ai écrit dans l’article, la technologie n’est pas à l’origine de l’accident, car vous devriez savoir que c’est une erreur humaine qui en a été le principal facteur,
            si la meme erreur etait commise dans une centrale francaise, le résultat serait le meme,
            deuxième point que vous évoquez : superphénix était un prototype,
            la aussi , je dois m’inscrire en faux :
            le prototype s’appele Phénix, et était à Marcoule.
            il était de moindre taille, mais c’était lui, le prototype.
            superphénix était la premiere centrale d’une série d’autres du même type, et suite aux difficultés techniques évoquées dans l’article, fort heureusement, il n’y pas eu de deuxieme superphénix.
            c’est seulement lorsque les pannes se sont répétées qu’en bon communicateur l’exploitant à commencé à dire qu’il s’agissait d’un prototype.
            mes arguments ne releve pas du domaine de la foi, j’habite a quelques kilometres de la centrale en question, et croyez moi, depuis le début, j’ai accumulé preuves et dossiers incontestables, désolé.

            quand a votre développement sur les chutes d’astéroïde, il n’est pas de très bonne foi, car il n’est pas question de çà dans mon article,
            il s’agit seulement de la chute volontaire ou pas, d’un avion de ligne.
            votre réponse tend à éluder ce problème en agitant un écran de fumée pas très honnete...


          • finael finael 9 avril 2009 16:54

            Désolé cher monsieur, mais soit vous êtes mal informé, soit vous ne voyez que c que vous voulez voir.

            L’accident de Tchernobyl était dû à une erreur humaine (en fait une série d’imprudences et d’erreurs, comme souvent), c’est exact. Seulement, la même série d’erreurs ne peut être reproduite sur les centrales françaises du fait même de leur conception ... votre interprétation de ce que j’ai dit montre votre détermination à convaincre sans arguments probants.
             Qui plus est, l’ensemble des systèmes d’alerte a été revu après Tchernobyl afin que les techniciens ne soient pas submergés de lumières clignotantes et de sirènes.

             Ce que vous dites de Superphénix est faux : Il était 12 fois plus puissant que Phénix et servait bel et bien de prototype à l’échelle. De plus, une fois les problèmes résolus, il a très correctement fonctionné jusqu’à ce qu’une décision politique ne fut prise de l’arrêter.

             Vous habitez à côté, très bien, mais en quoi cela vous donne-t-il quelque connaissance sur sa conception et son fonctionnement ?

             En ce qui me concerne, il se trouve que j’ai visité un assez grand nombre de sites de centrales et d’installations, bien que je sois en aucun cas lié à l’industrie en question. Simplement avant que des gens comme vous ne s’amusent à tenter de les saboter, on pouvait les visiter très facilement et discuter avec le personnel qui y travaille, et l’un de mes meilleurs amis travaille dans la maintenance de ces centrales depuis 20 ans maintenant.

             Et ce que je critiquais surtout c’est votre choix de ne prendre que cet exemple pour appuyer ce que vous appelez une « démonstration ». Le parc nucléaire français est équipé de réacteurs de type PWR !

            L’ensemble de la production d’énergie nucléaire, depuis son origine a provoqué moins de victimes que toute autre forme de production de masse. Les centrales solaires ont dû être arrêtées, les barrages ont des centaines de morts à leur actif, et que dire des centrales au fuel ou au charbon (ces dernières émmettant plus de radioactivité dans la nature que les centrales nucléaires) !

             Dans un autre article, sur le « localisme », je prends nettement position pour qu’une partie de la production d’énergie soit assurée localement, même si cela ne suffira pas, cela réduira les besoins, surtout si l’on s’attaque aux gaspillages insensés qui caractérisent nos sociétés.

             Enfin, je ne suis pas de ceux qui prétendent qu’un accident soit « impossible », comme je l’ai dit.

             Mais dans ce domaine comme dans les autres je suis un athée et je ne défends, au contraire de vous, aucune église. Simplement je n’aime pas que l’on raconte n’importe quoi.


          • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 2009 18:27

            Finael,
            je ne suis d’aucune église,
            j’essaye seulement d’attirer l’attention sur le mensonge et la dissimulation que pratiquent les jusqu’au boutistes nucléaires.
            je viens de recevoir un communiqué,
            plusieurs sites nucléaires sont montrés du doigt par l’ASN, dont le Tricastin, et Fessenheim,
            il y a un problème avec les cuves des réacteurs qui présentent des défauts de revêtement.
            il est question de prolonger de 30 ans supplémentaires la vie des centrales françaises (qui étaient prévues pour être démantelées au bout de 30 ans !)
            cout de l’opération, 400 millions d’euros par réacteur,
            avec on s’en doute une sécurité qui ne va pas etre renforcée,
            l’ASN s’interroge.
            alors voyez vous, entre l’erreur humaine toujours possible, et nos réacteurs vieillissants, ne croyez vous pas qu’il faudrait arrêter avec ce nucléaire sans avenir, et dangereux ?
            et se tourner vers un programme ambitieux de développement des énergies propres et renouvelables, accompagné d’une meilleure gestion de l’énergie ?


          • krolik krolik 9 avril 2009 01:27

            Lorsque vous dîtes qu’une centrale ne résisterait pas à une chute d’avion. Je ne vois pas d’où vous tenez cette information ?
            Il y a eu un document dit « confidentiel-défense » quoiqu’il ne porte pas de tampon, ni de numéro d’enregistrement spécial dans ce cas, ni de signature d’ailleurs. Donc un « brouillon » supposé devenir un document « confidentiel-défense » qui a été extirpé des panières de courrier d’EDF.Heureusement que pour donner de la crédibilité au document la DST s’est mise en piste, autrement il serait resté au stade de brouillon-projet.
            Mais dans ce document, le lisant et le relisant puisque publié sur le web, je ne suis pas arrivé à trouver la fameuse phrase qui aurait signifié clairement qu’une centrale ne résistait pas à la chute d’un avion.
            Il y a eu le commentaire de « l’expert » britannique John Large. Expert dont on aurait bien aimé avoir connaissance du CV pour mériter le titre d’expert. A-t-il fait des travaux sur des blindages, a-t-il conçu des emballages de transport par exemple, a-t-il déposé des brevets sur des blindages ? a-t-il fait des manips civiles ou militaires ?
            Enfin on aurait aimé quelques informations sur le bonhomme qui rende sa position plus crédible.

            Je vous mets ici un petit film à charger en .mp4 (visible par VLC).http://dl.free.fr/tgv97RWca

            Mais je voudrais dire deux mots des chocs..
            Un choc pour qu’il soit pénétrant, il faut qu’il soit « long » dans le temps.
            Par exemple les obus-flèches sont calculés pour que l’onde sonore qui prend naissance au premier instant du choc revienne en écho le long de la fléchette. Une fléchette cela s’accorde comme un piano en fonction de la vitesse du son dans le métal. S’il n’y a pas d’onde stationnaire de créée, cela sera le rebond et une très mauvaise pénétration.

            Le film que je vous ai mis à charger, représente un avion militaire F14, dont les réservoirs ont été remplis d’eau pour atteindre une masse totale de 27 tonnes. Le F-14 est propulsé par une fusée à 750km/h sur un bloc de béton.
            On a l’impression que l’avion rentre dans le béton comme dans du beurre, en fait il s’écrase et ne pénètre absolument pas le béton. Seul un trou de 15 cm de profondeur sur le bloc de béton exactement au point d’impact de l’axe du rotor du réacteur.
            Car en fait ce qui est dangereux / pénétrant dans le choc d’un avion c’est la seule pièce axiale massive : l’axe du rotor du réacteur. Sauf que l’axe du rotor d’un réacteur n’a pas été calculé comme une fléchette d’un obus.
            C’est pour cela par exemple que dans le 9/11 des gens se sont posés la question pour l’avion sur le Pentagone : mais où sont passées les ailes ? Le trou fait dans le bâtiment ne permet pas de passer un avion.. C’est simple, toute la tôlerie extérieure d’un avion compte pour pas grand-chose, elle est instantanément pulvérisée.
            Maintenant il y a la question du fuel, de l’eau, pas de fuel.. Mais le fuel était fondamental dans le 9/11 sur des bâtiments en mur rideaux mal protégés à l’incendie en sus.Mais sur du béton épais, sans pénétration à l’intérieur du bâtiment.. le fuel rien.. incendie à l’extérieur c’est tout.
            Alors, avec un A380 qu’est-ce que cela pourrait bien donner ?
            Le seul problème c’est que l’envergue d’un tel avion est telle qu’il serait déjà bien difficile de coller deux réacteurs de l’avion sur la bâtiment réacteur.
            Un avion militaire peut se piloter avec plus de précision, surtout à basse altitude, plus vite, qu’un avion civil gros porteur. le danger réel vient d’un avion militaire, si danger réel il y a.
            Moi, je veux bien que l’on dise qu’une centrale ne résisterait pas à la chute d’un avion. J’aurais aimé que John Large, en fonction du petit film, en fonction de son expérience,de ses propres essais, argumente finement un rapport de la capacité de pénétration d’un rotor dans une double paroi de béton précontraint.
            Donc c’est léger comme simple affirmation.

            Et pour la comparaison avec Tchernobyl, dans les centrales françaises, il manquent au moins uelques centaines de tonnes de graphite, histoire d’alimenter un bon feu, avec un grand nuage de fumée...
            L’accident possible français" s’est déjà produit à TMI. TMI a été nettoyé, et maintenant il se visite comme un musée.

            La fusion partielle d’un coeur s’est déjà produit en France sur ST Laurent A2, du combustible a fondu.. Et après ? Rien, cela a été réparé, nettoyé et la centrale a fonctionné quelques années de plus.

            Mais ça faisait longtemps que l’auteur ne nous avait pas servi une bouse anti-nuc basique.
            Je constate avec plaisir qu’il est toujours en forme.

            @+


            • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 2009 07:49

              Krolik,
              merci de votre commentaire,
              à part l’insulte bousique de la fin de votre commentaire, insulte qui ne vous grandit pas, vous évoquez plusieurs questions,
              émettez des doutes sur John Large dont vous mettez le titre d’expert entre guillemets,
              je vais de ce pas enqueter et tacher de vous donner plus d’informations sur le cv de cet expert.
              a votre habitude vous tentez de rassurer le lecteur, en bon lobbyste pro-nucléaire, que vous êtes.
              c’est de bonne guerre, mais pas très convaincant.
              je note quand même que vous n’écartez pas la possibilité de la chute d’un avion de ligne sur une centrale nucléaire, mais votre explication laborieuse sur l’absence de réel danger ne rassure pas.


            • krolik krolik 9 avril 2009 09:45

              Mon explication est peut-être « laborieuse », mais elle a le mérite d’exister, supportée en plus par un film montrant un essai réel de chute d’avion.
              John Large ne fait aucune tentative d’explication de quoi que ce soit.
              Une pochade quoi.. !!

              @+


            • sisyphe sisyphe 9 avril 2009 14:24

              Houla !

              On met en cause (légitimement) le nucléaire, et voilà le krolik qui rapplique dare-dare, pour jouer les nucléo-oui-oui ; mais non, aucun danger, braves gens ; le nucléaire est sûr, propre, renouvelable, sans AUCUN problème, puisqu’on vous le dit ; dormez en paix, même s’il y a un nuage nucléaire, c’est connu, il fera un détour pour éviter la France... ...

              Comme disait Mouna Aguigui, récemment évoqué : « Mieux vaut être actif aujourd’hui, que radioactif demain ! »


            • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 2009 16:08

              krolik,
              renseignement pris, John Large est membre de « the british institution of mechanical ingéneers », c’est a dire membre de la société britanique de génie nucléaire.
              c’est assez désolant de votre part de tenter de discréditer un expert, des l’instant ou il a le malheur de critiquer le nucléaire.
              soyez un peu sérieux, krolik.


            • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 2009 16:28

              eh oui sisyphe,
              krolik est toujours engagé dans sa lutte pro-nucléaire,
              ses arguments sont toujours aussi vaseux,
              et quand il se trouve a court d’argument, il s’attaque aux personnes,
              quand un expert ne lui plait pas, il déclare qu’il n’est pas reconnu par les siens,
              c’est ce qu’on appelle du lobbyng malhonnete,
              ainsi va le monde.


            • finael finael 9 avril 2009 17:15

              A propos de l’accident à St Laurent 2, l’histoire est plutôt amusante :

              Georges Pompidou, alors président de la république, est venu visiter la centrale et, bien entendu, on lui a montré, avec un barreau d’essai (un tube plein) comment fonctionnait la machine de chargement du combustible ... Il faut dire que c’est à peu près la seule chose impressionnante que l’on puisse voir.

              Après la visite le barreau d’essai a été rangé par erreur dans les barreaux neufs par un technicien qui n’était pas au courant de la démonstration. Ce barreau a donc été employé pour recharger du combustible.

              L’opérateur a reçu le message « trop léger » quand il a voulu l’introduire dans son logement. Il l’a donc retiré, mais comme le message « trop léger » s’est éteint dès qu’il l’a fait, il l’a remis sans plus se préoccuper de l’alerte.

              Dès que le CO2 est arrivé dessus, le message « trop lourd » est apparu (je rappelle que le barreau était plein et ne possédait donc pas les ailettes d’échange de chaleur habituelles, il bloquait le passage du CO2). Intrigué, il a commencé à le retirer quand le message « trop léger » est réapparu, il l’a remis et c’est de nouveau passé à « trop lourd ». Le technicien en a conclu que la machine ne fonctionnait pas et a mis le barreau en place. Celui-ci a bloqué la circulation de CO2 et la partie du réacteur qui était dessous a surchauffé jusqu’à une fonte (très partielle en fait) d’une partie du coeur se produise.

               Cela n’a eu comme conséquence que l’arrêt de la centrale, mais il a fallu 2 ans pour nettoyer toutes les parties contaminées afin de pouvoir contrôler exactement la radioactivité dans tout les secteurs et ne pas risquer de voir quelque fuite passer inaperçue


            • krolik krolik 9 avril 2009 17:51

              Et moi, j’ai été membre pendant dix ans de l’ASME, (American Society of Mechanical Engineers). J’ai arrêté de payer ma cotisation lorsque j’ai quitté le métier du nucléaire il y a plus de 20 ans.
              Quelle est l’association la plus crédible ?
              Est-ce qu’être membre d’une association rend le type plus crédible.
              Il faut voir de plus près ce qu’il a fait de réel, de concret.
              Le nucléaire british ce n’est pas la « fleur des pois », il suffit de visiter les piscines de stockage de combustible usé à Sellafield, en plein air, les algues qui se développent dans les piscines, les mouettes qui viennent se poser à la surface.
              Les Américains sont plus sérieux que les british dans le domaine.
              Etre « expert » dans le nucléaire et « british » c’est antinomyque.
              @+


            • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 2009 18:33

              Finael,
              merci de ce complement d’information sur cette fusion qui n’en était pas une,
              ce qui relativise beaucoup ce qu’affirme péremptoirement Krolik, lequel fait preuve en la matière d’un optimisme parfois beat.


            • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 2009 19:00

              krolik,
              ce n’est pas très correct de faire ce mauvais procès à nos voisins anglais, en mettant des doutes sur la valeur de leurs diplomes,
              d’abord vous contestez John Large, sous prétexte que son expertise n’encense pas le nucléaire,
              vous me demandez d’ou il vient ?
              je vous apprend qu’il est membre d’une société britanique de génie nucléaire,
              et maintenant vous prétendez en gros que les ingénieurs britaniques sont tous des nuls...
              comme vous y allez !
              pas sur que votre commentaire soit très apprécié de l’autre coté de la manche.


            • antyreac 9 avril 2009 19:15

              Krolik a des arguments que tu n’as pas.
              Tes commentaires relèvent de l’idéologie pas d’une argumentation sérieuse.

              Ca te gène pas d’utiliser de l’énergie nucléaire par écrire de telles inepsies... ?


            • krolik krolik 9 avril 2009 19:21

              Mais vous ne répondez pas à la question :
              Qu’est-ce qui montre de façon objective que le gars John Large soit effectivement un « expert ».
              Quelles sont les installations qu’il a conçues en matière de protection au choc, de blindage ?
              Quelles modèles mathématiques a-t-il développé ? Quels essais a-t-il fait ?
              Je suis sûr que le petit film que j’ai mis en partage a du en défriser quelques uns.
              Vous ne parlez pas de ce film ! Mais il est connu que vous n’allez jamais voir les pièces jointes envoyées par les intervenants, à moins que ces pièces proviennent d’un anti-nuc caractérisé. Ca rentre dans le cadre de votre sectarisme.
              @+


            • krolik krolik 9 avril 2009 19:28

              J’en conclue surtout qu’une fusion même partielle conduit à un arrêt de tranche de deux ans. Ce qui n’est pas rien.
              A l’époque personne n’en a parlé, pas de répercussion sur l’extérieur.
              Il peut donc se produire même des fusions partielles de coeur et les anti-nucs comme l’auteur passeront cela sous silence c’est évident.
              La visite aussi d’un politique est à prendre en compte. A TMI ils ont eu droit à Jimmy Carter, visite idéale au bon moment pour que les opérateurs aient les idées claires..

              @+


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 9 avril 2009 02:44

              Salut Olivier,

              Si l’on veut bien admettre les courants de suicides en entreprises suite au harcèlement moral précontraint comme le béton des centrales et l’accoupler avec la crise qui démarre sur l’ensemble des médias officiels, mais qui accélère sur les alternatifs, et qui atteint en premier les grands groupes et leurs sous-traitants, il n’ y a pas de raisons que la chaine du nucléaire soit épargnée.

              Et si un commercial quelconque, un pigiste déprimé, ou un plombier cocu ne peut faire péter qu’un ballon d’eau chaude, il n’en est pas de même des personnels d’une centrale, car, rappelons le, TMI et TCH ont été dûs à un facteur humain...

              Comme l’a très bien fait remarquer une émission récente, complément d’enquête je crois, le facteur humain est celui qui est le moins considéré dans l’échelle des valeurs en entreprise de taille. Car le cumul de toutes les pertes sur négociations, les imprévus sur les délais, les tricheries des concurrents, se rattrapent souvent sur le poids du harcèlement sur l’employé...

              Mais pour comprendre cela, il est absolument nécessaire d’avoir conservé ne serait-ce qu’une once de conscience et d’humanité en soi !

              Exactement ce qu’entretient Olivier depuis que je le lis sur Agoravox, oui, ce site qui décrit avec attention la situation de la pyramide vue d’en bas, pendant que les médias officiels doublés du secret industriel ( celui que l’on donne aux chinois ) ne montrent que le sommet de celle-ci, que la goutte qui tombe du vase plein, que l’étincelle qui...

              Cordialement, L.S.


              • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 2009 07:55

                Merci Lisa Sion de votre commentaire qui insiste à juste titre sur le facteur humain, qui, comme vous le dites bien a été déterminant pour TMI ou TCHernob,
                c’est important d’insister sur çà, surtout à la lumière des exercices de sécurité, qui comme je l’écris dans l’article ne sont pas rassurant, en terme de temps d’intervention.
                encore merci,
                cordialement.


              • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 9 avril 2009 05:27

                à l’auteur

                "Pour en revenir à Tchernobyl, de sinistre mémoire, il faut se rappeler que l’erreur humaine a été, plus que la technologie, le facteur déterminant de l’accident."

                Lorsque vous dites ce qui précède, je suppose que vous faites référence à ceci :

                Wikipédia :
                QUOTE
                Cause directe de l’accident

                Une expérience était en cours sur le réacteur n° 4, pour tester l’alimentation électrique de secours qui permet au réacteur de fonctionner en toute sécurité pendant une panne de courant. La puissance thermique du réacteur avait été réduite de 3 200 MW à 1 000 MW dans le cadre de ce test dans la nuit du 25 au 26 avril.

                L’accident s’est alors produit suite à une série d’erreurs commises par les techniciens de la centrale. Les opérateurs ont notamment violé des procédures garantissant la sécurité du réacteur et donc de la centrale.

                UNQUOTE

                Conclusion :

                On peut mettre en place toutes les sécurités possibles. Mais, si des apprentis sorciers « s’amusent » à neutraliser les systèmes de sécurité, une catastrophe est irrémédiable.

                Mais on ne saurait appeler « accident » une telle catastrophe ! ! !


                • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 2009 08:02

                  jean Pierre Labres

                  merci de votre complement d’information qui devrait convaincre ceux qui doutent encore de l’origine de la catastrophe de Tchernobyl,

                  comme vous le dites fort bien, la technologie n’a rien a voir en l’occurence, et comme je l’ai écrit, à la lumière des pietres performances des services de sécurité lors des inspections de l’autorité de surveillance, on ne peut qu’être inquiet pour notre propre sécurité.

                  il ne s’agit pas d’alarmer le lecteur, seulement de l’informer.


                • Pierrot Pierrot 9 avril 2009 12:46

                  A Jean Pierre Llabrès,
                  Bonjour,

                  En fait l’accident de Tchernobyl est dû à l’accululation d’erreurs humaines (6 graves) liées à la technologie des réacteurs RBMK.

                  En effet ce type de réacteur n’est pas prévu pour fonctionner à très faible puissance (environ 1 % de la puissance nominale).
                  Car il « s’empoisonne » avec un produit de fission neutrophage (un radionucléide du Xénon) présent dans les gaines de combustibles.

                  Lorsque les opérateurs (sans aucun conseil d’un organisme de sûreté) ont voulu redémarrer le réacteur cela n’était pas possible.
                  D’où une succession d’erreurs (retirer les barres de contrôle, arrêter la circulation des réseaux d’eaux de refroidissement et les autres réseaux ...)

                  Après plusieurs heures le réacteur a pu redémarrer mais sans aucun « frein » (qui avaient été retirés) la puissance thermique du réacteur s’élevait d’un facteur proche de 10 à chaque seconde.

                  D’où une première explossion due à la vapeur surchaudée (vers 1500°C) qui a été suivie (après 4 secondes) d’une seconde explosion d’hydrogène provenant de la réaction (bien connue) de la vapeur d’eau sur le zirconium des gaines :
                  Zr + H2O > ZrO + H2

                  Puis incendie car au-dessus de 900°C le graphite est très inflammable et difficile à éteindre.

                  (dans les réacteurs « occidentaux » la substance « neutrophage » pour conduire le réacteur est l’eau naturelle - non inflammable - et non le graphite - inflammable

                  Comment conclure ?

                  A mon avis conjonction d’une machine mal conçue avec des procédures inexistantes et d’erreurs humaines.
                  Mais les erreurs humaines sont dus à cette technologie et cette organisation de sûreté déficiante.

                  Désolé car cette réponse est un peu technique et indigeste mais j’ai essayé de faire simple et juste !

                  Bonne journée.


                • Bernard 05 9 avril 2009 13:09

                  Pour ceux qui souhaitent une analyse détaillée de ce qui s’est passé à Tchernobyl :

                  http://www.industrie.gouv.fr/debat_energie/site/pdf/frot-causestchern.pdf


                • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 9 avril 2009 13:39

                  à Pierrot

                  « Comment conclure ?
                  A mon avis conjonction d’une machine mal conçue avec des procédures inexistantes et d’erreurs humaines.
                  Mais les erreurs humaines sont dus à cette technologie et cette organisation de sûreté déficiante ».

                  Certes, la machine pouvait être mal conçue. Mais elle était conçue pour fonctionner avec des sécurités.

                  Or, vous dites : « Après plusieurs heures le réacteur a pu redémarrer mais sans aucun « frein » (qui avaient été retirés) la puissance thermique du réacteur s’élevait d’un facteur proche de 10 à chaque seconde ».

                  Donc, le drame, voire le crime, vient de ce que les « freins » avaient été délibérément retirés.

                  Dans le cas contraire, Tchernobyl aurait continué sa vie paisible de centrale nucléaire sécurisée.


                • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 2009 16:14

                  pierrot,
                  je vous encourage a lire mon commentaire destiné à plancher des vaches (voir plus haut)
                  j’y fait la description en détail de la panne de fuite de sodium de malville,
                  vous découvrirez donc que l’erreur humaine n’est pas l’apanage des ingénieurs étrangers, et qu’en france, quelle que soit la technologie (je crois savoir que superphénix ne faisait que l’admiration des technocrates nucléaires francais) l’erreur humaine est possible.
                  dans mon commentaire je livre mot à mot les réactions des exploitants de la centrale a destination de l’autorité de tutelle.
                  c’est assez édifiant.


                • 9999 9 avril 2009 05:35

                  Cabanel au cabanon !


                  • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 2009 08:07

                    9999,

                    votre commentaire dénote un manque cruel d’imagination, un humour discutable, et en tout cas la volonté de ne pas faire vivre le débat,
                    dommage pour vous.


                  • Jonathan Malentin 9 avril 2009 09:03

                    Pour se faire une idée de la crédibilité scientifique de l’auteur :
                    cliquez ici

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