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Un tourisme autrement

Qui n’aime pas prendre des vacances dans les pays le plus exotiques possible, garantissant un maximum de dépaysement ? Personne, ou presque. Des règles éthiques envers ses hôtes temporaires, l’observation de la protection de l’environnement que l’on visite sont des obligations trop vite oubliées.

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Quand vous lirez ces lignes, vous serez probablement presque tous de retour au travail, ragaillardis (ça, c’est à voir), après des vacances bien gagnées ou, avec un peu de chance, encore en attente de quitter le carcan dans lequel vous vous sentez parfois pour aller "prendre votre pied" sous des latitudes plus clémentes. Se ressourcer, comme on dit, c’est ça, mais c’est aussi bien autre chose, que certains mettent déjà en chantier de manière volontaire.

La journaliste de la RTBF Anne-Michèle CREMER recevait, le 3 août, Marie-Paule Eskenazy, la directrice de l’ASBL "Tourisme autrement".

Son choix musical : la bande originale du film 1492 (Christophe Colomb).

AMC : Cette ASBL Tourisme autrement, on va en parler tout de suite. Mais Christophe Colomb, c’est la découverte de l’autre, c’est la découverte d’un autre continent, c’est aussi le tourisme ?

  • C’était sans doute une première forme de tourisme, mais c’était surtout un tourisme qui était basé sur la curiosité. Evidemment, ça n’a pas fait que des heureux, ça a permis de découvrir l’Amérique et puis surtout ici, c’est un clin d’œil, c’est une très belle musique, je pense que le matin, c’est une musique entraînante, c’est un clin d’œil aussi à l’Amérique latine qui est une région que j’aime particulièrement bien.

AMC : Alors, l’ASBL Tourisme autrement, il faut peut-être dire que vous ne vendez pas de voyages, vous ne dites pas aux gens : "Tiens, allez là-bas, ça coûtera tant" ?

  • Absolument.

AMC : Ce que vous voulez, c’est lancer la réflexion sur un tourisme autrement. Pourtant, on a l’impression que ces dernières années, justement, les gens font du tourisme plus responsables qu’avant. Ce n’est pas le cas ?

  • Alors, c’est évident qu’il y a une prise de conscience de l’importance de réfléchir à tous ces modes de consommation, et aussi à la consommation touristique. Notre travail, dans notre ASBL, veut promouvoir par un travail d’éducation permanente l’éthique et la solidarité à travers le tourisme. On parle de plus en plus de l’altermondialisme, c’est aussi une des composantes qui nous tient à cœur, c’est de respecter les populations, de respecter les communautés dans lesquelles se développent des formes de tourisme et de poser plein de questions. Je pense que c’est ça le rôle d’une association comme la nôtre, c’est d’essayer de responsabiliser le touriste et toute la chaîne du tourisme, d’ouvrir le débat sur des questions importantes, la relation entre le tourisme et l’environnement, entre le tourisme et les droits de l’homme, tourisme et justice, la relation aussi entre le tourisme et l’exploitation animale, la protection de l’environnement, vous voyez que vraiment il y a une vaste étendue de questions et de problèmes à poser. Nous ne possédons pas de solutions. Ce que nous voulons, c’est vraiment positiver le débat, nous ne sommes pas là pour donner une leçon à ceux qui pratiquent une autre formule de tourisme. Nous voulons être à côté de ceux qui prônent des valeurs éthiques dans le tourisme et faire en sorte que ces valeurs soient connues. C’est pour ça que nous allons créer, notamment en octobre, le premier Salon du tourisme autrement pour à la fois présenter des projets qui ne sont pas connus et ouvrir le débat. Nous aurons plus d’une vingtaine de rencontres, de conférences, nous aurons un colloque sur la définition du tourisme autrement, sur les labellisations, faut-il ou non, comment, tout ça sont toutes des questions ouvertes, mais dans lesquelles on va apporter un maximum d’informations, parce qu’on pense qu’effectivement, le touriste est quelqu’un de responsable et qu’il doit être de plus en plus responsabilisé et nous voulons être à ses côtés.

AMC : Comme vous dites, le touriste veut être responsable aussi, il y a de plus en plus de gens qui veulent partir autrement, effectivement...

  • Effectivement, ça s’est développé, le tourisme responsable représente de 5 à 10% du tourisme actuel. Le tourisme est une industrie très importante. Elle se situe au troisième rang de l’industrie mondiale et c’est la première en termes de croissance. Cela représente 74 millions de jobs, c’est-à-dire près de 3% de l’emploi mondial. Le tourisme responsable est une petite partie de ces développements touristiques qui évolue. Ceux qui veulent pratiquer ce tourisme responsable, le veulent avec des notions d’éthique, de solidarité, d’éco-tourisme. Ceux qui veulent pratiquer le tourisme équitable ne savent pas toujours où s’adresser, cherchent des solutions, et parfois tombent mal dans leurs solutions parce qu’ils n’ont pas d’informations.

AMC : Alors justement, on va peut-être les aider un petit peu en détaillant certaines choses. Vous dites : "Le tourisme est une activité très importante à travers le monde", c’est vrai et il y a souvent cette réflexion sur le tourisme de dire : "Justement, le tourisme, il faut le développer dans des endroits où il n’y a pas beaucoup d’argent, le tourisme va leur donner de l’argent." C’est quelque chose que l’on entend souvent. Est-ce que ça, c’est du tourisme, c’est une réflexion justement éthique ?

  • Je pense qu’on doit faire très attention à cette notion. On parle de tourisme de développement parce que je pense que c’est ça que l’on doit prôner. On dit souvent : "Grâce au tourisme, les régions se développent." Alors, nous, on pose un certain nombre de questions. Lorsque, dans un pays pauvre, on veut développer une infrastructure touristique, qui paie le développement de l’infrastructure touristique ? Ce sont les autorités locales, ce sont donc les habitants. Premier problème, on ne leur a en général pas demandé s’ils étaient d’accord pour accueillir un gros développement touristique qui se fait au détriment de toute l’implantation locale en détruisant des valeurs aussi, des valeurs culturelles, en modifiant les rôles de travail, par exemple les agriculteurs, les pêcheurs sont employés dans l’Horeca, avec ou sans contrats, avec des contrats précaires et saisonniers. Donc, il y a toute cette problématique là qui n’est pas posée. On dit : "On va faire du développement." Alors, on installe des grosses installations qui peuvent accueillir une quantité importante de touristes, donc aux frais des populations locales, mais les bénéfices du passage des touristes sont rapatriés dans le pays émetteur. C’est ainsi que la Knesset estime que 85% des montants engrangés, dépensés par ce développement touristique, retournent au pays émetteur. On ne peut pas parler de développement grâce au tourisme. Il faut inverser cette composante. Il faut aussi savoir que l’Europe, nous, les occidentaux, avons le droit aux vacances, ce qui n’est pas le cas dans les pays dans lesquels nous allons souvent en visite, où ce droit aux vacances n’existe pas. Nous avons ce droit depuis 1936 et c’est très bien, c’est un droit pour lequel on s’est battu, nos grands-parents se sont battus et nous en profitons. Encore faut-il savoir comment l’appliquer. Mais plus de la moitié des touristes dans le monde viennent des pays occidentaux. 8% des tours opérateurs occidentaux se partagent 70% du chiffre d’affaire du tourisme. Quand on dit que le tourisme permet le développement, je crois que ce n’est vraiment pas du tout aussi clair.

AMC : Alors justement, pour tous ceux qui ont compris ça, il se développe aussi, et on l’entend de plus en plus, le tourisme social où les gens disent : "Puisque dans les grands ensembles touristiques, effectivement, je ne vais pas aider au développement ni rencontrer la population, est-ce que je ne pourrais pas aller chez l’habitant, comme ça au moins je ferais du tourisme social puisque j’aurais une rencontre avec les gens, je verrais comme les gens vivent et je pourrais, effectivement, apporter quelque chose à ces gens" ?

  • Ca part d’une très bonne intention, et du désir, effectivement, de rencontrer l’autre. Mais c’est un tourisme, vous l’appelez un tourisme social, les vraies formes de tourisme solidaire, c’est-à-dire un tourisme avec lequel on se montre solidaire de la population d’accueil, sont des formes de tourisme dans lesquelles on prend toute une série de précautions. Parce qu’il y a une tendance actuellement aussi à se dire : "On va aller chez l’habitant" avec le sous-entendu aussi parfois qui n’est pas aussi clair : "Ca nous coûtera moins cher." Supposons que ce sous-entendu-là n’existe pas, et que ce soit vraiment basé sur l’envie de la solidarité. Ce n’est pas aussi simple que ça. Vous arrivez avec votre culture, vous arrivez avec vos moyens financiers, vos appareils photos, et vous vous imposez. Vous oubliez que lorsque vous voyagez, l’étranger c’est vous, vous êtes un hôte qui vous invite, on ne vous a pas demandé de venir. Et donc, il faut, avant de partir, réfléchir à ce que l’on va faire. Inutile de s’amener avec des vêtements parce qu’on se dit : "On a des vêtements usagés, on va les apporter là-bas, ça leur fera plaisir." C’est manquer de respect à la personne chez laquelle on va. Et lorsqu’on s’invite comme ça chez l’habitant, je crois que le préalable, c’est effectivement de respecter ses traditions, ses coutumes, et de ne pas se laisser inviter. Pourquoi on devrait accepter d’être hébergé par des populations qui ont des moyens extrêmement limités sous prétexte de dire : "Qu’est-ce qu’ils sont accueillants, ils nous ont permis de dormir, c’était formidable." C’est manquer de respect. Il faut avoir une relation équitable. Et l’équité, c’est de savoir qu’effectivement tout a un prix, un prix juste, lorsqu’on va chez quelqu’un et qu’on consomme de manière équitable, de respecter les prix. On va s’adresser aux commerçants locaux et on va respecter ces commerçants locaux, on va leur donner un juste prix. Il y a toute une réflexion à avoir avant de pratiquer ce genre de tourisme.

AMC : De plus en plus aussi, c’est le tourisme humanitaire. Là, vous ne pouvez qu’être d’accord, non ?

  • Le tourisme humanitaire, non. L’aide humanitaire des populations en détresse, sûrement qu’on est d’accord. Je pense qu’il n’y a aucune personne sensée qui refuserait cette aide humanitaire. Mais le tourisme, pratiquer du tourisme humanitaire, c’est quelque chose qui me paraît tout à fait incongru. Je pense qu’on ne peut pas à la fois être vacancier, être en vacances et s’amuser, et d’autre part, profiter et se dire : "On profite d’un côté", et puis on se dit : "Non, on va quand même faire un petit quelque chose." Je crois que ça, c’est se donner vraiment bonne conscience. Il faut faire très attention à cette forme de tourisme, parce qu’elle contient en elle-même des germes négatifs.

AMC : La réflexion que nous avons est peut-être très bien, mais on voit d’un autre côté les vacances à bas prix qui se développent, on part quinze jours, on n’a pas beaucoup d’argent, une semaine au bord de la mer, dans une piscine, de plus en plus loin parce que ce n’est pas très cher, et d’un autre côté, il y a ce tourisme, comme vous dites, responsable, qui se développe. Alors, est-ce que ce n’est pas ce tourisme-là dont vous parlez, un tourisme réservé uniquement à l’élite qui a le temps de la réflexion, qui peut se permettre ça, et un tourisme qui coûte plus cher ?

  • Je ne crois pas que ce soit un tourisme qui coûte plus cher, je pense que c’est un tourisme qui respecte, effectivement, toute la chaîne du tourisme, et qui donc accorde à tous un juste prix, le prix de leur travail. C’est vrai que c’est un tourisme qui nécessite une réflexion et que lorsqu’on arrive à la fin d’une année de travail, on n’a pas toujours envie de réfléchir. Alors, c’est à chacun sa conception. Si vous voulez effectivement avoir un comportement de consommateur responsable pendant l’année, poursuivez cette responsabilité-là en réfléchissant aussi à la manière dont vous organisez vos vacances. Mais nous, ASBL, n’avons pas à juger de la manière dont chacun passe ses vacances. C’est vrai que pour une famille avec des enfants, c’est facile de partir, de se dire : "Tout est organisé." Mais même dans le cadre de ces voyages de tourisme de masse « all inclusive », qui ont des aspects positifs de pouvoir entraîner beaucoup de gens, de leur offrir du soleil et de la détente, le comportement du touriste est quelque chose d’important. Avoir le respect de la population là où on va, avoir le respect de l’environnement, avoir cette envie de se dire : "On n’est pas simplement là transposés, on est là pour rencontrer l’autre." Je pense que c’est une dimension que l’on a un peu perdu de vue et qui devrait retrouver sa place.

AMC : Sur laquelle vous voulez réfléchir. Vous réfléchissez en tant qu’ASBL, vous travaillez avec les gens individuellement, vous les conscientisez, est-ce qu’il y a une réflexion qui se fait au niveau de certains tours opérateurs, par exemple, est-ce qu’il y a moyen de parler avec un tour opérateur et de dire : "Mais voilà, moi, je veux des vacances équitables" ?

  • Tout à fait, c’est ce que vous devez faire, vous devez absolument interroger votre tour opérateur, lui poser des questions et lui demander quels sont ses partenaires sur place, pour vous assurer qu’effectivement vous ne tombez pas dans un piège de quelque chose qu’on vous annonce comme étant du tourisme responsable ou solidaire, alors que vous allez découvrir sur place qu’il n’en est rien. C’est à vous, touriste, de poser les questions à vos partenaires, à ceux qui vous vendent des voyages.

_______________________________________

Que retenir de cette interview ?

Ce que nous avons oublié dans notre volonté de nous échapper du train-train quotidien : être simplement nous mêmes.

Chez nous, quand on rencontre un voisin connu, on communique, on se parle, on se partage les derniers cancans dans notre langue, on donne dans ce besoin d’animal grégaire de l’homme.

Hors de cet environnement, le vacancier, qui veut sortir de l’ornière par toujours plus d’exotisme, n’a plus l’occasion d’assumer son rôle d’être social. Très souvent, on l’a tout simplement caserné dans le ghetto d’un club dans lequel on entre avec comme but ultime de s’amuser, de pratiquer un maximum de sports compris dans le prix du forfait. Que reste-t-il alors, pour jeter un coup d’oeil en dehors de l’enceinte privilégiée ? Pas de contacts vrais avec les autochtones. Quelques essais avec le sourire amusé pour parler la langue du pays avec le serveur qui a pris d’ailleurs l’habitude de vous adresser la parole dans votre propre langue.

Ce qui ne fait pas grand-chose, car le temps passe toujours trop vite dans ces moments furtifs du bonheur payés à l’avance.

Alors, se croire tout permis chez l’autre est vraiment la pire des bévues. La période coloniale est bien derrière nous. Il faudra s’y faire, pour les "nostalgiques". Soigner son image d’ambassadeur à l’étranger devient vite un enjeu important sous plusieurs angles.

Les Américains ont appris très vite que l’hostilité à leur égard n’était pas une idée vague et qu’il fallait, à chacun d’eux, en bon diplomate, enrayer le déclin de leur réputation. Les produits "made in USA" aussi ont pris du plomb dans l’aile. "Chaque citoyen a le droit et le devoir d’aider à construire les relations extérieures américaines", disait Sherry Lee Mueller, présidente du National Council for International Visitors. Ce ne sera pas chose aisée.

Essayons de changer de cap. Les pays visités ont quelque chose, que vous ignorez, à partager avec vous.

Apprendre à connaître l’autre, à saisir ses envies, ses problèmes quotidiens est le premier souci du vacancier "moderne" et conscient de la différence avec lui-même qui est souvent à son avantage. Se présenter soi-même d’abord. Corriger l’idée automatique que l’on vous donne de "capitaliste". Comprendre que la vie ailleurs n’est pas nécessairement aussi joyeuse ni plaisante. Que les salaires non convertis en monnaie locale sudiste ne sont pas aussi généreux qu’il y paraît. Car l’hospitalité proverbiale de ces pays n’est pas gratuite. Elle se permet d’espérer un retour en informations de "leur là-bas". Mais de quel sujet pourrait-on s’entretenir ? Nous sommes tellement différents.

De manière écologique, peut-être. En dehors des hôtels qui ont pris le rivage de beaucoup de lieux de vacances, un des exemples les plus flagrants du désastre provoqué par le tourisme est bien sûr ce qui se passe dans les eaux de la Mer Rouge au large de l’Egypte. Faire de la plongée sous-marine dans ces eaux cristallines est un véritable plaisir. Plaisir qui se résume aussi, dans la dure réalité, par la détérioration des fonds marins et des coraux. Depuis cette constatation, des mesures ont été prises, mais un peu tard.

Dans le même ordre d’idée, souvent, dans ces pays au climat généreux, la prise de conscience du risque de détériorer l’environnement n’a pas encore effleuré ni la population ni les autorités qui ont beaucoup d’autres chats à fouetter. Les beaux lagons bleus font souvent l’objet de photos cartes postales. Dans trop de cas, malheureusement, ils ont perdu ce caractère idyllique et ont été remplacés par d’immondes ensembles de détritus de toutes sortes flottant sur des eaux toujours turquoise. Je ne jetterai pas une pierre de plus dans cet ensemble. La raison "naturelle" en est bien explicable. Hier encore, les déchets ménagers étaient simplement biodégradables et disparaissaient naturellement. Aujourd’hui, le peu de modernisme qui arrive à passer apporte des plastiques et des détritus avec une longueur de vie bien plus importante. Je ne citerai pas les endroits où j’ai ressenti ce phénomène désolant, pour ne pas vexer. Je ne me permettrai pas non plus de juger ni encore moins de condamner. La misère fait pardonner beaucoup d’excès. J’aimerais simplement pointer le danger pour eux et avec eux.

Dans nos pays du Nord, la voiture a de plus en plus pris une place de deuxième plan au profit du bipède que nous sommes restés. Elle a simplement été canalisée, contrôlée, banalisée. Dans les pays plus "jeunes", encore minoritaires, la voiture est toujours restée reine de la route et surtout "patronne" de la ville. Le piéton n’a qu’à bien se tenir dans ce tumulte d’engins motorisés. Que nous reste-t-il à faire dans ce jeu de quilles ? Pourquoi ne pas en discuter avec eux franchement ? Quelle belle entrée en matière, non ?

Non, il ne faut pas construire de "châteaux en Espagne". Ils en ont déjà là-bas, eux. Et depuis longtemps. Privilégiée, l’Espagne est sortie de l’éloignement par la grande porte de l’Europe. Non, on ne peut pas se permettre de casser les coutumes de ceux qui nous reçoivent chez eux avec le maximum d’efforts personnels.

Donner son avis et son expérience personnelle sur les constatations que l’on a pu faire au sujet de notre manière de vivre, pas toujours au top de nos espérances, et informer au mieux des risques d’une pollution, non évalués, sont des obligations essentielles. Ne pas tenir compte de ces avertissements gratuits reviendrait tôt ou tard en boomerang chez nous.

Et pour finir, le principal.

Sans vouloir aucunement faire la moindre ingérence dans leurs affaires politiques, je leur soufflerai une idée de responsabilisation. Je leur dirai que leur avenir se trouve dans leurs mains. Que notre "démocratie à l’occidentale" n’est peut-être pas la panacée, mais qu’elle est un minimum pour les gens de bonne volonté. Que nous ici, nous faisons des erreurs, mais que nous voulons les assumer et les corriger, et que nous n’avons qu’à nous retourner contre nous-mêmes quand nous dévions des objectifs fixés pour le bien de l’homme.

Voilà, ce que je leur dirai. Mais de cela, ils sont conscients, quand on voit le pourcentage de participation aux élections de jeunes nations sorties d’un immobilisme trop parcellaire.

Oui, nous en avons beaucoup, des choses à partager, beaucoup d’idées à confronter avec les leurs, en toute simplicité.

Le monde est en perpétuel changement. Les vases communicants fonctionnent toujours. Les pays dits riches d’aujourd’hui ne seront pas aussi nécessairement ceux de demain. Alors autant en prendre son parti en reliant les peuples dans une meilleure compréhension mutuelle. Cela éviterait des malentendus menant à des confrontations d’un autre temps.

Voilà, ce dont j’aimerais parler avec nos compatriotes du monde.

Les vacances, existe-t-il un meilleur moment pour arriver à cette fin ?

L’enfoiré vacancier,

"Le farniente est une merveilleuse occupation. Dommage qu’il faille y renoncer pendant les vacances, l’essentiel étant alors de faire quelque chose." Pierre Daninos

"On mesure le bonheur d’un couple à leurs photos, et les photos se prennent pendant les vacances ; sans les photos de vacances, on ne pourrait jamais prouver qu’on a été heureux" David Foenkinos

"Mon éducation, je l’ai faite pendant les vacances" Osbert Sitwell

"Vacances : Période où l’on dépense des centaines de francs pour savoir à quoi ressemble la pluie dans les autres parties du globe." Robert Orben

En vacances, j’oublie tout... mais pas les images


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20 réactions à cet article    


  • Cassandre (---.---.155.97) 29 août 2006 15:59

    Changement climatique : connaît pas !

    Le touriste responsable, aujourd’hui, c’est celui qui ne prend pas l’avion et ne fait pas des milliers de km en 4x4.

    Tant pis pour les contacts humains directs ! Quel sens cela a-t-il, pour aller faire connaissance avec des gens, de leur préparer en remerciement de meilleurs cyclones ou typhons, de plus belles inondations ou des sécheresses d’anthologie ?

    Ne vous en faites pas, ces braves gens du Sud vous les rencontrerez bientôt en chair et en os. Ici, chez nous, où ils se réfugieront quand ça sera devenu inhabitable dans leur coin.

    Quant aux voyageurs impénitents, pour ne pas faire trop de dégâts, il reste la marche, le vélo, le bateau, le train... Avec le transsibérien, on peut même aller assez loin. Et internet, bien sûr.


    • L'enfoiré l.enfoire 29 août 2006 18:14

      @Cassandre, Vu le pseudo, je peux comprendre. Tu as raison dans le fond. Le pétrole va nous manquer Il faut épargner les ressources. Et puis tout le monde n’est pas nomade (même pour un temps). Question de goût. Habitant Bruxelles, je n’ai, en effet, aucun problème pour trouver l’exotisme au coin de la rue. Mais il manquera la couleur locale. Pardon pour cela : je suis un voyageur impénitent. Il en faut aussi.


    • (---.---.26.17) 29 août 2006 21:54

      oui il est important de voyager. cela ouvre indéniablement l’esprit sur les autres peuple. Mais ce n’est pas obligatoire, on peut voyager et rester dans ses pensées. La plupart du temps par exemple, les expatriés de longue date comme Patrick Adam ne parlent même pas la langue du pays après de longue années. J’aimerais bien savoir pourquoi.


    • l.enfoire (---.---.152.162) 30 août 2006 07:45

      @Norman, « Triste », oui, bien sûr. « Envahisseur », oui, aussi. « Squatteur », encore oui. La responsabilité est une affaire de tous, par contre. Notre monde n’est pas une série de continents qui vivent en autarcie sans vase communiquant et dont les dégâts survenu sur l’un ne se reflètent pas un jour ou l’autre sur l’autre rive. C’est un intérêt commun. (Manne financière d’un côté contre sécurité de l’autre). Non, je suis égoïste aussi. Je veux en retirer quelque chose de ces contacts à l’arraché. La pensée n’est pas unique. De femme de ménage, je n’en ai pas. Donc je ne peux lui parler. Je ne suis pas altruiste pour donner 100 dollars sans retour de « flamme (douce) ». Je ne trouve pas une bonne conscience en faisant cette « bonne » action et puis je pense à autre chose. Et je ne veux pas qu’elle soit gratuite tout simplement. Je veux du donnant donnant. Je regarde ce qui se passe, je compare et je discute. J’espère que ça clarifie. A+


    • Cassandre (---.---.113.228) 30 août 2006 13:36

      Cher enfoiré d’un pays si plat qu’il en sera noyé (surtout les Flandres, si ça peut vous consoler), votre réponse révèle une méconnaissance crasse du risque climatique.

      Ordonnance : qq heures sur le site www.manicore.com.

      Mise en garde : la potion peut susciter un sentiment de responsabilité, voire de culpabilité, lequel déclenche parfois de violentes réactions de rejet chez les patients de type individualiste.


    • (---.---.162.15) 29 août 2006 17:01
        Qui n’aime pas prendre des vacances dans les pays le plus exotiques possible, garantissant un maximum de dépaysement ?

      Moi.

      Am.


      • l.enfoire (---.---.196.213) 29 août 2006 18:06

        Sans blague. Vous trouvez un billet d’avion dans votre boîte aux lettres que vous avez gagné par un concours et vous le jetez illico dans la poubelle ? Vous êtes un peu casanier. Il faut ouvrir votre horizon. A+


      • (---.---.162.15) 29 août 2006 22:19

        Espèce de touriste !

        Am.


      • Pierre M. (---.---.69.26) 29 août 2006 18:22

        Bonjour,

        Drole d’article. Si j’adere au fond, j’ai un peu de mal avec la forme (des l’interview)

        L’analyse me laisse un arriere gout de « non content d’etre le riche colonialiste, je joue aussi le role du missionnaire venant vous precher la bonne parole » Le fond de l’article etant fortement base sur le contact humain, l’humilite, l’ouverture a l’autre... je ne pense pas que ce soit le message que l’auteur ait voulu faire passe mais c’est comme ca que je le ressent

        Je ne suis pas forcement fervent defenseur des voyages a l’autre bout du globe, le fait d’avoir a prendre l’avion etant tellement oppose au concept de developpement durable. Je pense pour ma part qu’on peut faire du tourisme equitable sans quitter la france, tant de choses restent a decouvrir (ou a sauver de l’oubli) dans nos campagnes.

        En tout cas, je suis bien d’accord avec vous sur la volonte de rencontre et d’echange qu’on peut attendre lors de vacances. Quel interet de partir a l’autre bous du globe pour faire des trucs qu’on aurait pu faire chez soit

        A ++

        PIERRE


        • L'enfoiré L’enfoiré 29 août 2006 18:44

          Bonjour Pierre,

          « Drole d’article. Si j’adere au fond, j’ai un peu de mal avec la forme (des l’interview) »

          >> Le côté « drole », je vous le laisse. Les interviews me parraissent une manière moderne d’ouvrir la discussion. Notre radio belge aime ce genre et tous les matins, on s’en farcit un sur des sujets les plus divers. Une heure après, les auditeurs ont la parole.

          « L’analyse me laisse un arriere gout de »non content d’etre le riche colonialiste, je joue aussi le role du missionnaire venant vous precher la bonne parole".

          >>> Je ne veux pas être missionnaire. je veux des échanges de bons procédés. Avoir le maximum d’ouverture à la concertation et à la réflexion. Qui a la vérité ? Personne et tout le monde. Mais, certainement, celui qui aura tiré les conclusions au travers d’une foule d’avis. Les gagnants sont des 2 côtés, du moins, je l’espère.

          « Le fond de l’article etant fortement base sur le contact humain, l’humilite, l’ouverture a l’autre... je ne pense pas que ce soit le message que l’auteur ait voulu faire passe mais c’est comme ca que je le ressent »

          >>> Je ne sais si c’est l’auteur de l’interview ou de l’article. Moi, je suis le 2ème bout. Je crois que j’ai répondu plus haut.

          « je ne suis pas forcement fervent defenseur des voyages a l’autre bout du globe, le fait d’avoir a prendre l’avion etant tellement oppose au concept de developpement durable. Je pense pour ma part qu’on peut faire du tourisme equitable sans quitter la france, tant de choses restent a decouvrir (ou a sauver de l’oubli) dans nos campagnes. »

          >>> D’accord. Je rappelle, je suis Belge. Beau pays, mais étroit. Je viens régulièrement vous retrouver en France.

          « En tout cas, je suis bien d’accord avec vous sur la volonte de rencontre et d’echange qu’on peut attendre lors de vacances. Quel interet de partir a l’autre bous du globe pour faire des trucs qu’on aurait pu faire chez soit »

          >>> Les citations de fin de l’article devraient vous plaire.


        • (---.---.102.41) 29 août 2006 23:23

          Salut l’Enfoiré,

          Déjà on voit bien que vous avez passé des bonnes vacances !

          L’amorce avec l’interview est bien mais ce que vous avez écrit, vous, fait chaud au cœur.

          Cela traduit ces « quelques grammes d’humanité » que beaucoup de gens essaient encore de préserver contre vent et marée.

          Sortir du carcan de « touriste jetable ». Partir pour bannir frontières et préjugés. Partir pour le plaisir et pour la soif de la curiosité. Partir pour joindre l’utile à l’agréable.

          Combien de ces touristes, « carte postal » - « pantoufle » - « 3B » ou « 3 S » - éternels insatisfaits et râleurs, font-ils ainsi ou même pensent à réserver, ne fut-ce qu’un cinquième de leur temps de vacances, pour la rencontre de l’« autre » ?

          Très peu, hélas !

          Pourquoi voulez-vous qu’il le fasse ? Puisqu’il part déjà vers ce « Coin paradisiaque » avec l’idée bien vissée aux tréfonds de son inconscient qui lui recommande de rester prudent face à tout danger et que cet « Autre » n’est rien d’autre que l’ « autre » qu’il subit sur Son chemin, entre Son boulot et Son dodo. smiley

          Merci pour les « épinglés de Rif », super !

          Bien à vous

          Frédéric K.H.


          • L'enfoiré L’enfoiré 30 août 2006 09:05

            Bonjour, J’ai en effet passé de bonnes vacances. Et je les ai trouvée tellement bien que j’y retourne en septembre (en France, dans ce coin « pourri de touristes » (un peu moins alors), mais qui reste beau, le Cap D’Agde). Que de sucre, vous allez pouvoir casser pendant mon absence... Je l’ai dit plus bas, à la suite d’un autre commentaire, je suis « égoïste », mais à ma manière. L’humanité, cela se partage. Ne suis je pas sur cette « antenne » pour le faire ? Oui, c’est vrai, cette parenthèse que sont les vacances n’oblige pas de s’émouvoir sur la condition de vivre de l’autre ni de chercher à prendre des contacts de l’info gratuite. On veut prendre son pied et le sien uniquement. RIF, j’adore. Je l’ai contacté pour avoir l’autorisation de les ajouter à mon site. C’est un regret pour moi de ne pas pouvoir dessiner. Croquer un instant de vie aussi bien, c’est aussi le pied. A+


          • normand chaput (---.---.221.254) 30 août 2006 04:47

            Triste à mourir cet article. Premièrement tout touriste quel Qu’il soit est nécessairement un envahisseur. Certains squattent plus que d’autres mais ils le sont tous. Deuxio, je n’ai pas,comme touriste à prendre la responsabilité des autres. Si de si grands clubs se sont développés dans des endroits paradisiaques mais souvent fragiles, il faut bien en quelque part que quelqu’un l’ait autorisé. Tercio, le touriste qui séjourne sans ces endroits doit être conscient qu’en sortant de sa prison dorée ne va rencontrer que des exploiteurs sur au moins 25 Km À La ronde. L’autochtone autour joue justement à cela pour attirer chez lui un peu de retombées de cette manne. Un seul truc. Soyez TRÈS généreux envers votre femme de ménage. Et, si le coeur vous en dit parlez-lui. Pas le serveur qui a eu son poste grâce à ses contacts. Pas la supposée mère-fille qui mendie avec son enfant (de préférence handicapé). Mais la femme de ménage, le jardinier, le laveur de vaisselle. Pas le supposé pêcheur qui lance son filet pour les touristes mais celui qui ramasse les canettes sur la plage. Si vous tenez réellement à vous impliquer dans le tourisme durable, allez à l’école publique du coin et faites un don de cent dollars de fa ;con anonyme, de préférence à l’éducatrice.


            • L'enfoiré l.enfoire 30 août 2006 07:51

              @Norman, « Triste », oui, bien sûr. « Envahisseur », oui, aussi. « Squatteur », encore oui. La responsabilité est une affaire de tous, par contre. Notre monde n’est pas une série de continents qui vivent en autarcie sans vase communiquant et dont les dégâts survenu sur l’un ne se reflètent pas un jour ou l’autre sur l’autre rive. C’est un intérêt commun. (Manne financière d’un côté contre sécurité de l’autre). Non, je suis égoïste aussi. Je veux en retirer quelque chose de ces contacts à l’arraché. La pensée n’est pas unique. De femme de ménage, je n’en ai pas. Donc je ne peux lui parler. Je ne suis pas altruiste pour donner 100 dollars sans retour de « flamme (douce) ». Je ne trouve pas une bonne conscience en faisant cette « bonne » action et puis je pense à autre chose. Et je ne veux pas qu’elle soit gratuite tout simplement. Je veux du donnant donnant. Je regarde ce qui se passe, je compare et je discute. J’espère que ça clarifie. A+


            • Miss canthus (---.---.195.71) 30 août 2006 11:59

              L’Enfoiré, j’ai bien aimé cet article !!! Cela dit, je ne part « pas souvent » en vacances...ou plutôt devrais-je dire, je ne suis pas souvent partie en vacances, loin, dans ces contrées, dites, paradisiaques.

              Mais, j’ai un mari photographe,qui a fait plusieurs fois le tour du monde, qui ne prend JAMAIS son appareil de photos quand il est en vacances, car les images qu’il souhaite garder à l’esprit, sont celles qu’il a dans la tête et dans le coeur ! J’ai appris avec lui, a regarder les gens et le monde d’une autre manière ! Soit, nous aimons aller à la rencontre des gens du pays et discuter de tout et de rien avec eux ( pour cela, encore faut-il pouvoir se faire mutuellement comprendre...) !

              Cela dit, même si nous ne souhaitons pas passer pour des touristes « photos, tongs et souvenirs »ridicules« achetés au bazar du coin », il n’en reste pas moins l’envie d’un « certain confort » lors de notre séjour ! Et de ce fait, nous choisissons nos hôtels en conséquences. Ok, nous apprécions un certain confort, ce qui ne veux pas dire que nous voulons « coloniser » les gens qui nous servent !

              Nous essayons d’être le plus possible polis, courtois, aimable avec les personnes qui travaillent dans l’hôtel et les remercions en conséquence, personnellement ! Nous payons peut être relativement cher pour notre confort, mais lors de nos sorties, nous ne participons pas aux excursions organisées ( trop beauf et trop chiantes !), nous préférons prendre un taxi local pour nous rendre là où l’on souhaite à l’heure que l’on désire et cela ne coûte pas plus cher, bien au contraire ! Le côté organisé, nous ennuie et nous prive de cette liberté, les vraies vacances !

              Par contre, pas besoin d’aller loin pour être dépaysé !

              En France par exemple, il est possible de se retrouver dans des endroits « très exotiques », terme souvent associé au soleil, à la mer et aux palmiers !

              Seules ombres au tableau de ces « destinations idylliques », le monde, le bruit, la recherche perpétuelle des commerçants de faire du FRIC à n’importe quelle sauce ! On y « bouffe » et mal en plus ! Sans compter le prix plus que surfait ! L’acceuil est souvent assez froid, voir distant...pour la chaleur, faudra la chercher sur la plage, entre deux serviettes de bains...

              Là est toute la différence avec les destinations paradisiaques dites lointaines et souvent où, le peuple vit dans des conditions de pauvreté déplorable ; On y est acceuillis comme des « rois » (ce qui est souvent dans la nature chaleureuse et respectueuse de ces « gens »), on y mange magnifiquement bien et leur sourire vous est offert !!!! Ils vous « donnes » l’envie de revenir...

              Ah, si les pays européens pouvaient en prendre de la graine... smiley


              • L'enfoiré L’enfoiré 30 août 2006 14:11

                Chère Miss Canthus,

                Décidément, il faudra qu’on se rencontre un jour. Je sens les mêmes idées chez vous. Je vais répondre à mon habitude à vos différents points :

                « ... je ne suis pas souvent partie en vacances, loin, dans ces contrées, dites, paradisiaques. »

                >>> Personnellement, je me suis payé la République Dominicaine, Cuba, Floride, Californie et beaucoup de pays méditerranéen. Voilà mon palmarès. Les voyages forment la jeunesse, dit-on. Je vous conseille vivement de passer à la vitesse supérieure. Les paradis carte-postale, oui, ils existent mais quand on gratte un peu, on est bien content d’avoir un ticket de retour.

                « Mais, j’ai un mari photographe, qui a fait plusieurs fois le tour du monde, qui ne prend JAMAIS son appareil de photos quand il est en vacances, car les images qu’il souhaite garder à l’esprit, sont celles qu’il a dans la tête et dans le cœur ! J’ai appris avec lui, à regarder les gens et le monde d’une autre manière ! Soit, nous aimons aller à la rencontre des gens du pays et discuter de tout et de rien avec eux (pour cela, encore faut-il pouvoir se faire mutuellement comprendre...) ! »

                >>> Un de mes hobbies est la photo. Ceci explique peut-être cela. J’aime les images du cœur et dans la tête, mais je trouve qu’à mon âge (dans 2 jours : 59), il vaut mieux les fixer plus définitivement.

                « .. nous apprécions un certain confort, ce qui ne veux pas dire que nous voulons »coloniser« les gens qui nous servent ! »

                >>> Exactement ma manière d’être et de penser.

                « ...nous ne participons pas aux excursions organisées (trop beauf et trop chiantes !), ... Le côté organisé, nous ennuie et nous prive de cette liberté, les vraies vacances ! »

                >>> J’avoue que je le fais souvent. Quoique je reste un « électron libre » et ça s’évade vite ces petites particules.

                « Par contre, pas besoin d’aller loin pour être dépaysé ! »

                >>> Tout à fait vrai.

                « En France par exemple, il est possible de se retrouver dans des endroits » très exotiques« , terme souvent associé au soleil, à la mer et aux palmiers ! »

                >>> La France, c’est sûr est un petit monde en semi-miniature. On peut valser de la pluie au soleil, de chênes aux palmiers en quelques heures de trajet. La Suisse n’est pas mal du tout, un plus récalcitrante par le temps qui fait.

                « Seules ombres au tableau de ces »destinations idylliques« , le monde, le bruit, la recherche perpétuelle des commerçants de faire du FRIC à n’importe quelle sauce ! On y »bouffe« et mal en plus ! Sans compter le prix plus que surfait ! L’accueil est souvent assez froid, voir distant...pour la chaleur, faudra la chercher sur la plage, entre deux serviettes de bains... »

                >>> Voilà où nous mène le tourisme de masse, insensible et qui ne voit pas les gens qu’ils visitent. Ils sont devenus des pompes à fric, sans plus. L’article a vraiment sont pesant d’or.

                « La différence avec les destinations paradisiaques dites lointaines et souvent où, le peuple vit dans des conditions de pauvreté déplorable ; On y est accueillis comme des » rois« (ce qui est souvent dans la nature chaleureuse et respectueuse de ces »gens« ), on y mange magnifiquement bien et leur sourire vous est offert !!!! Ils vous »donnes« l’envie de revenir... »

                >>>Vous l’avez dit. On sait encore ce qu’est l’hospitalité. Mais attention, il faudrait changer d’attitude et vite. A ++ smiley


              • Miss canthus (---.---.195.71) 30 août 2006 14:53

                MDR L’Enfoiré !!!

                Biensûre que j’ai voyagé un peu : ( NY, Floride,les Caraïbes, dont : Sainte-Lucie,ST-Thomas, Barbade, République Dominicaine, Tunisie,Espagne,Italie,Allemagne,France et biensûre, la Belgique... Pour lui, le reste du monde, n’a plus de secret ou presque !

                Héhé, l’Enfoiré, vous savez, qu’en Suisse, nous avons le Tessin qui est une région à microclimats où, poussent même des Palmiers naturellement ( Et oui, à force de les avoir aclimmatés, ils se ressèment naturellement !!!! Mais surtout, L’altitude de cette région est très basse et donc, d’une température, même ces jours de plus de 25°, pas mal !!!

                De quelle attitude parlez-vous ??? smiley

                C’est vrai que quelque part, nous nous ressemblons ! Sauf que pour ma part, j’aurai 41 ans, dans 26 jours !!! Ah le beau mois de septembre ! A+++


                • L'enfoiré L’enfoiré 30 août 2006 15:38

                  Chère Miss Canthus,

                  L’air de ne pas y toucher, vous n’êtes pas « triste » dans les voyages. Et vous en avez encore beaucoup d’années en réserve. Donc, bravo. Je ne sais si c’est de moi que vous vouliez parler avec le « pour lui, le reste du monde, n’a plus de secret... ». Si c’était le cas, je vous répondrais que je voudrais m’attendre à beaucoup de nouvelles découvertes. J’aime les secrets que l’on se glisse à l’oreille dans ces moments-là. La Suisse en effet a de ces surprises agréables et enchanteresses. Et j’aime. Mon signe la « Vierge ». Cela m’amuse souvent de dire que je vais le rester toute ma vie... (Mais pas vierge en tout, n’ayez crainte) Quand je parle d’« attitude », je parle en général. Vous ne semblez pas du tout dans le groupe « vulgus turisticus », donc vous n’êtes absolument pas dans le lot de gens qui investissent pour leur voyage en épargnant pendant l’année mais qui ne s’investissent jamais dans le « travail » un peu plus soigné de l’approche de l’« Autre ». A+ Exp.2


                • Miss canthus (---.---.195.71) 31 août 2006 07:20

                  «  Mon signe la »Vierge« . Cela m’amuse souvent de dire que je vais le rester toute ma vie... (Mais pas vierge en tout, n’ayez crainte) »

                  Quand je vous lis, Enfoiré, je rigole, car pour ma part, je suis du premier jour de la balance (24.09) et je dis toujours : « A un jour près, J’ai »faillie« rester vièrge toute ma vie » !!!

                  «  Je ne sais si c’est de moi que vous vouliez parler avec le »pour lui, le reste du monde, n’a plus de secret..."

                  Enfoiré, c’est de mon mari dont je parlais smiley

                  Lue comme ça, la phrase du dessus semble être une véritable insulte !!! MDR ! Mais L’Enfoiré, quelle idée d’avoir un tel pseudo !!!

                  En tous les cas, vous avez raison,je ne suis pas du style à devoir vider le bas de laine d’une longue année d’épargne pour partir en vacance ! Mais je tiens aussi à préciser que si tel est le cas aujourd’hui, L’Enfoiré, c’est que la vie m’a privilégiée depuis que j’ai rencontré avec mon mari !

                  Vous savez, je pense qu’il est « plus facile » de sortir du lot de « L’homo turistus vulgaris » avec quelques moyens... Je veux dire par là, que la liberté de pouvoir disposer d’un très large budget à n’importe quel moment de l’année permet une « approche » des vacances autrement !

                  Une personne qui doit compter chaques sous et l’épargner péniblement se « soucie » certainement moins du côté « équitable » de la population du lieu où elle se rend en vacances !Dans sa tête, le refrain : « Mince, j’ai ramé toute l’année pour voir le soleil et me payer ces 15 jours de détente à Palavas-les-flôts, c’est pas pour me soucier si le »péquin« du coin mange à sa faim ; L’a qu’à aller travailler » !

                  Vu comme cela l’Enfoiré, c’est, je l’admet, un peu réducteur et stéréotypé, mais tout de même, les vacances, pour le commun des mortels, c’est sacré ! Les homos turistus vulgaris ne sont pas des homos humilis en vacances ; Après le montant du voyage parfois payé à crédit, ils ont 1300 Euros d’argent de poche pour 2 semaines et pas question d’improviser ! Ils ont besoin de garantie, de sécurité, pas question de prendre le risque de devoir faire face à un imprévu, le voyage est « organisé », point barre ! tantpis si « les moules-frites » prévue pour le midi durant l’excursion de la visite du MannekenPis sont plus chères et moins bonnes au troquet du coin de la rue Machin, que Chez Vincent ( Bien meilleures, alors hein !) ! Ben voilà L’enfoiré, sur ces belles paroles...


                  • L'enfoiré L’enfoiré 31 août 2006 10:01

                    Miss Canthus,

                    « MDR ! Mais L’Enfoiré, quelle idée d’avoir un tel pseudo !!! »

                    >>> J’ai déjà répondu ailleurs à cette question, mais je remets le couvert. J’ai toujours aimé être un peu en marge des idées reçues. J’ai des idées bien arrêtées. Je les défends bec et ongles mais je n’ai aucun problème à les changer après une démonstration « incontestable ». Quand j’ai créé mon adresse email, l.enfoire était toujours disponible sur gmail. J’ai sauté déçu. D’autres part, depuis Coluche, que j’aimais beaucoup, ce mot a perdu cet aspect très péjoratif. Tous les chanteurs sautent dans le groupe des Enfoirés pour récolter de l’argent pour l’œuvre des Enfoirés.

                    « pas du style à devoir vider le bas de laine d’une longue année d’épargne pour partir en vacance ! ... la vie m’a privilégiée depuis que j’ai rencontré avec mon mari !...  »plus facile« de sortir du lot de » L’homo turistus vulgaris« avec quelques moyens... »

                    >>> En effet, tout à fait d’accord. Je dois remercier « quelqu’un » pour m’avoir permis de faire ce que j’ai voulu de ma vie (à part une marche raté...) professionnellement et ailleurs. J’aimais développer. Je l’ai fait. Ca ne payait pas trop mal. Tant mieux. Arriver à un stade de maturité et voyant que tout s’effrite de partout, je me suis mis à réagir et à défendre sans prétention aucune pour d’autres, ce dont j’ai joui et qui semble leur échapper alors qu’ils ne s’en rendent pas toujours compte par eux même. Ma vision est peut-être faussée et emprunte de nostalgie. Mais je m’en fous. Je me porte garant que cela a existé.

                    Voilà, vous en savez un peu plus. A+

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