Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Environnement > Une Chaine humaine de 280 kms

Une Chaine humaine de 280 kms

11 mars 2011, Fukushima : explosion nucléaire.

 Le Japon est dévasté sur des dizaines de kilomètres par la radioactivité qui le rend dangereux pour toute forme de vie.Le gouvernement n'informe pas les populations des risques et des mesures de prévention à prendre.

Aujourd'hui le Japon est en phase très avancée de sortie du nucléaire. L'Autriche (1978), la Suède (1980), l'Italie (1987), la Belgique (1999), l'Allemagne (2000) et Suisse (2011) ont chacune entâmé leur sortie. Wikipédia.

La crise, la dette, les élections dominent l’actualité française.

Journal de FUKUSHIMA

De mars à août 2011, Sciences et Avenir a tenu un fil des évènements déclenché par l'explosion nucléaire. Quelques extraits rappellent la gravité des faits, l'incertitude des conséquences. Une lecture plus approfondie de l'article permettra de constater le désemparement des scientifiques et des techniciens incapables de prévoir l'évolution et de juguler les effets d'une explosion nucléaire.

12/03/2011

"A 9H00 Depuis ce matin des informations inquiétantes proviennent de la centrale nucléaire de Fukushima-1. Une explosion a eu lieu ce matin et un épais nuage de fumée se dégage de la centrale. On sait que dans la nuit, l’exploitant de la centrale avait du relâcher de la vapeur d’eau radioactive afin de diminuer la pression dans le réservoir qui contient le cœur nucléaire.

Un périmètre de 10 Km autour de la centrale a été évacué et les autorités lancent des messages d’alerte sur un périmètre beaucoup plus large.

A 10H00 Les murs et le toit du réacteur principal se sont effondrés. Une fusion du cœur nucléaire est à craindre.

A 11H00 La zone d'évacuation est étendue à 20 Km autour des centrales. (...)

A 14H00 La situation est toujours confuse (...)

16/03/2011

 10H00 : la situation est de plus en plus critique (...)

Zone interdite

Le 22.08.2011, Sciences et avenir précisait :

(...) Le 12 mars, le périmètre de 20 km autour de la centrale a ensuite été transformé fin avril en territoire interdit.

Le nucléaire, une énergie propre ?

 

Comment vivre après la catastrophe ?

Les conséquences de la catastrophe sont mal évaluées et approximativement maîtrisées.

Les agriculteurs ont dû partir. Ils ont perdu leurs moyens de subsistance. Les eaux du littoral sont très gravement contaminées par le rejet de dizaines de milliers de litres d'eau utilisées pour refroidir le réacteur pour éviter une explosion supplémentaire. La pêche est théoriquement interdite.

 Mais comment faire pour vivre quand on n'a perdu son emploi ?

On ne connait pas les conséquences sur la faune et de la flore aquatique. Où un poisson ayant mangé du plancton contaminé va-t-il se faire manger ? Et son prédateur, où va-t-il étendre sa migration ?

Les habitants de tokyo savent qu'ils consomment de la nourriture contaminée.

Mais comment faire quand il n'y a rien d'autre sur les étals ?

 

Témoignage

Janick Magne, française, vit depuis 33 ans au Japon. Elle a pu obtenir une autorisation exceptionnelle de visite de la zone interdite en compagnie d'anciens résidents évacués. Elle témoigne dans Médiapart.

 "Ces gens, pudiques sur leur malheur, mais qui ne sourient plus, qui avaient une si belle vie ici, entre forêt, montagnes et océan, aujourd'hui réfugiés dans des préfabriqués minuscules..." disent "Jamais je n'aurais imaginé devenir aussi pauvre. (...) On a encore 12 ans de crédit à payer pour la maison, devenue inhabitable.... "

En temps normal, après une catastrophe naturelle, les gens s'entraident, nettoient, reconstruisent ensemble, et la vie repart.... MAIS UNE CATASTROPHE NUCLEAIRE N'EST PAS UNE CATASTROPHE NORMALE.

Il ne reste que des ruines, des maisons vides et des villes-fantômes, et on ne peut rien faire, rien réparer : ni les routes, ni les toits, ni les murs, ni les cimetières, ni les étables....

Plus de place pour les hommes, plus de place pour leur labeur, plus de place pour leurs animaux ni leurs champs.

C'EST COMME SI L'HOMME ETAIT DE TROP."

Le nucléaire montre les limites des sciences et de la technonogie :

Le Japon est un pays très développé, à la pointe de la technologie dans de nombreux domaines. Cette compétence technique des pays développés les incite à croire à leur maîtrise des phénomènes qu'ils créent. Le nucléaire montre les limites des capacités de l'Homme.

Cependant les enjeux financiers, de pouvoir, inhérents à cette énergie sont puissants. En France, l'argent de l'Etat est essentiellement utilisé, en quantité importante, pour les recherches sur l'atome : concevoir des complexes nucléaires toujours plus puissants, employant des matériaux plus dangereux tel le mox. La France ne produite plus l'uranium. Elle est dépendante de l'Afrique pour son approvisionnement. Ce minerai s'épuisera. L'utilisation du mox (7 % de plutonium et 93 % d'uranium appauvri) retarde l'échéance de l'épuisement des ressources. Sa dangerosité extrême n'arrête pas les autorités.

 Les subventions dans le domaine du renouvelable ont été réduites récemment, notamment pour le solaire. Les investissements dans la recherche et l'équipement dans ces secteurs sont faibles, contrairement à ceux d'un pays comme l'Allemagne.

 

Centrale hydro-électrique de Fessenheim

 

30% d'augementation sur les factures d'électricité des ménage

 Les pouvoirs publics lancent des messages récurrents assurant qu'il ne sera pas possible de vivre sans le nucléaire en France. Les énergies alternatives seraient peu productives, peu rentables. Ils discréditent les pays qui ont choisi cette voix faisant perdre un temps précieux à la recherche et à l'équipement français.

Le coût de l'électricité nucléaire est sous estimé. Le coût de l'uranium est passé de 10 dollars en 2003 à 80 dollars en 2007. Les centrales fonctionnant grâce à l'uranium et maintenant au plutonium ont été conçues pour vivre 30 ans. Seize de ces grosses bouilloires ont maintenant dépassé leur seuil de vie et devraient être définitivement arrêtées selon les préconisations de leurs concepteurs. cependant, les centrales explosives et radioactives sont prolongées à coût de milliards de travaux - 10 milliards de travaux sont exigés par l'Autorité de Sûreté Nucléaire à la suite de la récente visite générale des installations françaises. L'ASN n'a imposé l'arrêt d'aucune.

 2000 watts.org nous éclaire :"EDF est une entreprise très endettée, en raison de choix d'investissements à l'étranger.(...)La situation financière dépend aujourd'hui du débat sur le prix du kWh du nucléaire.
Après des années de bataille médiatique pour faire accroire le faible coût de revient du nucléaire, EDF est pris dans le piège de fixer son prix pour la revente. Afin de faire le plus de marge possible EDF va devoir avouer un prix le plus haut possible.

Le débat vise ainsi à intégrer le coût de remplacement des centrales nucléaires. Ainsi, EDF veut le faire tendre vers le prix de revient de l'EPR soit 50% plus cher. Le débat achoppe aussi sur l'intégration de l'enfouissement."

Marc Vignaut dans le Point Complète :

"La loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité prévoit (...) que le prix facturé par EDF et les tarifs réglementés payés par le consommateur convergeront au plus tard au 31 décembre 2015. (...)

Le prix de l'électricité devrait bondir en France d'au moins 25 à 30 %, selon la Commission de l'énergie. (...) Pour prendre en compte les investissements a priori nécessaires pour augmenter la sécurité des centrales nucléaires après l'accident qui a secoué l'une des centrales de Fukushima au Japon.

(...) La facture finale de la réévaluation de sûreté ne pourra être connue avant la conclusion de l'audit et des stress-tests européens sur les 58 réacteurs français" .

Pour une reconversion énergétique

Les associations qui militent pour la sortie du nucléaire appellent à la formation d'une chaîne humaine de 280 kms de long de Lyon à avignon, le 11 mars 2012, date anniversaire de l'explosion de Fukushima. Elles ont choisi cette région symbolique parce que la plus nucléarisée en France. Elles annoncent à l'heure actuelle le départ de 100 cars devant converger dans la vallée du Rhône.


Moyenne des avis sur cet article :  4.14/5   (14 votes)




Réagissez à l'article

18 réactions à cet article    


  • le libère-terre le libère-terre 2 mars 2012 13:39

    Grand Merci pour ce plaidoyer qui démontre (si encore il le fallait) qu’il y a encore du monde pour se mobiliser contre une catastrophe qui est loin d’être terminée et qui ne va pas tarder à faire des petits ailleurs.

    petit récapitulatif :

    1) ils ont voulu faire croire que ce n’était qu’une histoire de tsunami, or tepco à refusé de noyer ses réacteurs par l’eau de mer pour des question de sous et voilà où l’on en est !

    2) on sait que Tepco a failli abandonner son poste. si cela avait été le cas, l’accident aurait dépassé des centaines de fois voir plus de mille fois Tchernobyl à cause du combustible dans les gaines de zirconium (perméables au neutron) qui, dans les piscines, dans ce conditionnement réacteur, combustibe usagé entassé en vrac, peut provoquer une réaction jusqu’à des décennies plus tard raison pour laquelle il faut le refroidir activement, même s’il est déménageable quelques années plus tard (trop radioactif avant il doit rester immergé sous peine de fonte rapide)

    Il y a plus de 400 réacteurs dans le monde avec en moyenne pour 500 fois Tchernobyl stocké (le retraitement ne suit pas). soit 200 000 x Tchernobyl en potentiel. On construit toujours des réacteurs et le retraitement suivra de moins en moins

    c’est une question de gros sous la sécurité est bradée. Aréva ne peut suivre

    3) on sait que (rapport greenpeace) les réacteurs Français ne valent pas mieux que ceux de fukushima surtout ceux plus anciens de moins de 900MV (une coque, béton poreux, zirconium qui génère de l’hydrogène, mox dans presque toutes les centrales de France donc PU plus que Tchernobyl).

    il ne faut pas les prolonger (http://www.reporterre.net/spip.php?article2637) car ils sont trop fragile.

    La vérité c’est qu’on n’est pas capable de mette en face la sécurité qu’il faut en regard du risque pour une question d’économie de marché.

    l’exemple des failles américaines retient aussi notre attention, il y a comme en France des cas ou le circuit de secours a été trouvé inopérant.... sans compter le reste...


    • le libère-terre le libère-terre 2 mars 2012 14:07

      Je crois que le pire dans tout ça, c’est que si cela arrivait chez nous.... les autorités feraient exactement la même chose. On serait indemnisé en dessous de ce que tepco même a fait, alors que c’est que des cacahuètes... et on nous ferait revenir pour « aller se faire irradier ».

      Par exemple une chose se dégage du rapport de GreenPeace : c’est que EDF part du principe que l’accident est impossible et donc rien n’est envisagé pour les populations. Pour une fois que l’IRSN n’est pas d’accord, met toutes les réserves et est réellement plus transparente et a fait un travail presque honnête... Ce rapport mérite d’être lu et compris même s’il est ardu. au minimum les conclusions du début et voir un peu les chapitres.

      Je ne suis pas trop revenu sur vos chiffres, en gros il y a du bon. de toutes les façons ce n’est pas l’essentiel de ce qui compte : le nucléaire n’est pas rentable (cf lepage mais sans évoquer un quelconque lien électoral mais son travail).


      • L'Oeil qui court L’Oeil qui court 2 mars 2012 14:09

        Une idée des intérêts économiques en jeu :

        Les pronucléaires 

        François Roussely 

        PDG d’EDF de 1998 à 2004, il est aujourd’hui vice-président du Crédit suisse, chargé du secteur de l’énergie. En 2010, il a conduit une mission sur la réorganisation de la filière française du nucléaire civil, à la demande de Nicolas Sarkozy. Son rapport, classé "secret défense", préconise de faire d’EDF le chef de file du nucléaire français, au détriment d’Areva. 

        EDF 

        Chez le premier producteur mondial d’énergie nucléaire, on a l’uranium dans le sang. Peut-être plus encore chez les 158 000 salariés que dans la sphère dirigeante. Henri Proglio, PDG de l’entreprise, le sait bien : après Fukushima, il a appelé ses employés à la rescousse, en leur demandant de rassurer leurs familles, amis et voisins, sur le sérieux du nucléaire à la française. 

        Claude Birraux 

        Député depuis 1978, il préside l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, un organisme commun à l’Assemblée et au Sénat. Avec son alter ego du PS, Christian Bataille, l’élu UMP est de tous les rapports parlementaires sur le nucléaire. Tous favorables, bien sûr. 

        CGT 

        Premier syndicat dans le secteur de l’énergie, particulièrement bien implantée chez EDF, la CGT est l’un des plus ardents défenseurs de l’atome, présenté comme le symbole de notre indépendance énergétique. Le syndicat n’a pas hésité à qualifier d’irresponsable le volet nucléaire de l’accord électoral entre le PS et Europe Ecologie-les Verts. Et, en novembre 2011, la section CGT d’Areva a refusé de rencontrer Eva Joly lors d’un déplacement près du Creusot (Saône-et-Loire). 

        Bernard Bigot 

        C’est un homme clef pour l’avenir de la filière nucléaire. Vice-président du conseil de surveillance d’Areva, il est surtout administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEAA). Cet organisme a décroché 650 millions au titre du grand emprunt pour préparer la construction d’Astrid, le premier réacteur nucléaire français de quatrième génération, prévu vers 2020 à Cadarache (Bouches-du-Rhône)

        Corps des Mines 

        Ce corps d’Etat détient pratiquement tous les postes stratégiques des entreprises et organismes publics du secteur de l’énergie, ainsi que dans les ministères. Composé, pour l’essentiel, des meilleurs élèves de Polytechnique, il fonde sa légitimité dans le fait de contrôler des activités industrielles dangereuses. Le charbon, hier ; le nucléaire, aujourd’hui.
        L’Express

        "Depuis un demi-siècle, les intérêts économiques et stratégiques du nucléaire civil sont si vertigineux qu’ils se confondent avec l’intérêt supérieur de l’Etat. Cela peut se concevoir... A condition toutefois que la puissance publique inspire confiance et puisse rassurer l’opinion quand survient un pépin ou un accident dans une centrale. Or, depuis des lustres, le grand bond de l’énergie nucléaire repose sur des non-dits, des silences, des secrets. Il aura fallu Tchernobyl et la fable du nuage radioactif bloqué aux frontières du Rhin pour que l’imposture soit révélée."
        Le Nouvel Obs


        • le libère-terre le libère-terre 2 mars 2012 15:23

          Oui, la puissance du lobbying est colossale d’ailleurs Luc besson n’est allé à Fukushima que ... pour négocier et appuyer en coulisse la continuation des relations Franco-japonaise.

          Le japon a de toute façon toujours déclaré avoir besoin du nucléaire pour son indépendance énergétique (tiens ce discours m’en rappelle d’autres).

          Donc il reprend la mise en route de ses centrales. La population n’a plus confiance en son gouvernement ni à la tepco. de toute évidence, la dépendance atomique est pire que la cocaïne : on sait mais on prend quand même.

          ce qui se dit en coulisse c’est que le changement d’énergie est juste un question de politique, mais pas une impossibilité (pas du jour au lendemain, ça c’est une autre histoire...).


        • L'Oeil qui court L’Oeil qui court 2 mars 2012 16:08

          Les centrales françaises ont été conçues pour vivre 30 ans. 13 ont plus de 30 ans et ont obtenu l’autorisation d’être prolongées de 10 ans sous couvert de multiples travaux (10 milliards de travaux doivent être opérés sur l’ensemble du parc français). 13 de plus vont avoir 30 ans dans les 3 ans qui viennent.

          Quels choix dans 10 ans (si ça n’a pas explosé avant) ?

          Une reconversion dans le renouvelable est possible en France comme dans tous les pays qui tournent actuellement le dos au nucléaire et comme dans ceux qui ne s’en sont jamais approchés. Il faut une volonté politique et des investissements en recherche pour développer une excellence dans la conception et la réalisation du renouvelable comme les ingénieurs et techniciens français sont capables de faire. Il faut investir dans des études pour définir quelles énergies de remplacement et où. Et enfin il faut investir dans l’équipement.

          Et en fonction de ces résultats mettre en œuvre de façon réaliste la substitution.

          Quand la France donnera au renouvelable des budgets de recherche et d’investissement équivalents à ceux du nucléaire ....


        • le libère-terre le libère-terre 2 mars 2012 17:02

          "Les centrales françaises ont été conçues pour vivre 30 ans. 13 ont plus de 30 ans« 

          oui et la quasi totalité (une exception) est avec du mox, ce qui aggrave le cas (plus de température, plus de radiation et instabilité comme au japon, donc usure plus rapide que prévu).

          celle de 900Mw et moins sont les plus risquées : anciennes et moins sécurisées..

          les risques et l’âge :

          http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/nucleaire-chacun-sait-qu-il-y-a-des-risques-d-accidents_1084541.html?xtor=RSS-3011

           »Quels choix dans 10 ans (si ça n’a pas explosé avant) ?"

          Un des plus grands problèmes c’est le recul qu’on n’a pas avec l’exposition aux radiations du métal, mais on sait qu’il devient cassant. ce qui augmente le risque de fuites et de fissures pour les éléments du cœur qui ne se remplacent pas. donc plus le temps passe, et plus le moindre problème devient une catastrophe. On sait d’ailleurs que des fissures existent dans bien des centrales. réaction : on suit, on observe... entre chaque arrêt de tranche. forcément ça n’ira pas à 60 ans sans problèmes.

          « Une reconversion dans le renouvelable est possible »

          oui le grand problème c’est qu’on nie qu’il existe bel et bien des alternatives crédibles

          déjà on aurait l’hydrate de méthane comme solution d’attente (on injecte le co2 pour en faire un composé stable qui ne nuit pas en plus au réchauffement climatique).

          après il y a la fusion froide, l’ETM et le géothermique... nul besoin de parler que de l’éolien ou du photovoltaïque, qui ne sont au mieux que les compléments locaux, et qui servent de prétexte pour les antis qui disent que c’est pas crédible.

          il faut juste un peu de développement pour perfectionner mais ça marche déjà.

          mais en plus il existe du stockage pérenne pour le courant (batteries rédox, systèmes au méthane (comme les batteries hydrogène mais avec le co2 en prime qui peut être combiné avec le biogaz, et donc réversible). du stockage en sels fondus pour les fours solaires et la chaleur... la géothermie réversible (mettre et récupérer de la chaleur) et d’autres idées encore.

          Les matériaux nanotechnologiques aussi (comme pour le solaire avec + de rendement).

          bref plein d’idées et là dessus on n’a même pas évoqué tout le recyclage des déchets, des plastiques qu’on peut transformer en pétrole ou en carburant. de tout le recyclage énergétique en fait de l’actuel fossile. c’est pas l’idéal mais on éviterait d’en rajouter.

          il y les substituts du pétrole, plein d’idées aussi. en réalité la plupart des technologies existent ou peuvent être améliorées. en fait on sait faire mais les industriels ont besoin d’une motivation pour cela.

          contrairement au courant EELV et faudrait défiscaliser au lieu de fiscaliser et faire que l’environnement s’autofinance.

          Bref, le renouvelable/recyclable ça marche presque déjà. même financièrement. manque la volonté et une voix plus forte que le lobbying pour faire entendre.


        • joletaxi 2 mars 2012 16:25

          un message que vous avez zappé :

          Fuku, zéro morft, zéro la tête à Toto
          et 4 écoles du district de Fuku sont réouvertes.

          On ne va ,et heureusement pas tous mourir,du moins des méchantes radiations de Fuku.

          Une reconversion dans le renouvelable est possible en France comme dans tous les pays qui tournent actuellement le dos au nucléaire

          ben non, la preuve, les USA, qui ont eu à souffrir d’un lobby antinuc très puissant viennent d’autoriser la construction de 2 centrales, et il y a plus de 50 centrales dans les cartons dans le monde.
          Fermer les centrales nuc, c’est d’abord et avant tout dépendre du fossile, comme le font les allemands qui n’ont supprimé aucune centrale fossile(lignite et charbon) mais en plus en construisent de nouvelles, une douzaine.
          Tout votre habituel enfumage sur le sujet ne fait plus recette, les gens commencent à comprendre, comme pour le gaz de schiste


          • le libère-terre le libère-terre 2 mars 2012 17:14

            faut pas confondre la logique du capital et celle de l’énergie... vous avez suivi le court du pétrole ?

            eh bien le jour n’est pas si loin que bien des technologies (dont vous n’avez pas entendu parler puisque cela ne vous intéresse pas) seront bien rentable. d’ailleurs certains pays pauvres les utilisent déjà mais artisanalement (quand ils ne l’ont pas inventé) car ils n’ont pas accès au pétrole comme ils le voudraient. (en inde par exemple).

            « Une reconversion dans le renouvelable est possible »
            ben oui je sais c’est de la théorie, vue que dans la pratique ça coince politiquement. actuellement ce sont les pays pauvres qui sont en avance... dans la pratique.

            quand au gaz de schiste, les gens comprennent en effet...
            http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/gaz-de-schiste-l-exemple-americain-edition_70128/

            mais pas tous dans votre sens. loin de là.


          • L'Oeil qui court L’Oeil qui court 2 mars 2012 16:46

            Elle est à combien de kms de chez vous, l’inoffensive et irremplaçable centrale la plus proche ?


            • Gégé 2 mars 2012 18:12

              Il faudrait que les pronucléaires expliquent comment se fait-il que les Danois, les Autrichiens, les Italiens, les Islandais...qui n’ont pas de centrales nucléaires en activité ne soient pas à la bougie.
              S’il n’existe aucun intérêt entre les bénéficiaires des centrales : ceux qui touchent ou ont touché l’argent public pour les construire : Bouygues, Schneider, Vinci... et les élus qui prennent les décisions.
              Comment la fission nucléaire qui ne représente que 2,5% de l’énergie consommée dans le monde, et dont les réserves ne sont que le 6ème du gaz ou du pétrole conventionnel, que le 20ème du charbon peut devenir une énergie d’avenir et remplacer ces 3 sources d’énergies, certes polluantes mais qui représentent plus de 75 % de l’énergie consommée ?


              • le libère-terre le libère-terre 2 mars 2012 18:56

                euh pour faire l’avocat du diable, les islandais ont un trésor en sous-sol : les veinards... et quelques volcans qui toussent par contre...

                sinon le nucléaire ne représente pas en valeur un grande part de pac énergétique... et donc en réalité on peut toujours même en reconvertissant la filière (il faut penser aux emplois).

                et donc oui on peut toujours s’en passer. comme certains.

                les arguments des pro nucléaires valent pas grand-chose surtout en regard des problèmes et du coût que va couter bientôt l’énergie.


              • Gégé 2 mars 2012 21:09

                Il est vrai que l’Islande est un cas à part, mais le Danemark ne dispose pas du potentiel hydraulique et géothermique de l’Islande et exporte de l’électricité, il faut dire que malgré un climat plus froid qu’en France et un solde du commerce extérieur positif sur les 10 dernières années ils consomment 25% d’énergie en moins que les Français car ils sont plus efficaces sur les économies d’énergies .


              • joletaxi 2 mars 2012 21:58

                excusez ,je n’avais pas vu l’enseigne avant d’entrer

                le club des enclumes

                a force, c’est vrai que cela devient éreintant de vous voir sans arrêt anonner les mêmes antiennes qui ont déjà été refutées des dizaines de fois.

                Quand le kw sera à 50 centimes, vous descendrez dans la rue ,et à l’allure où l’on fait des conneries dans ce secteur, cela ne saurait tarder


                • le libère-terre le libère-terre 4 mars 2012 11:56

                  De toutes les façon le kw/h augmentera, nucléaire ou pas, c’est juste qu’une question crise économique

                  mais vous descendrez dans la rue parce que la sécu, la retraite, le prix du carburant la bouffe ... ne vous permettra plus d’acheter l’hi-tech informatique dont vous rêvez...

                  car à tout consommer et tout polluer tout augmentera sauf les salaire et la paupérisation qui est inévitable. L’écologie ça devrait être un effet une autre organisation de la société qui permette aussi de contrôler les prix au long terme.

                  pour l’instant, que je sache, vous n’envisagez que des choses qui n’auront qu’un coût environnemental croissant et qui presse sur tout le reste et qu’il faut déjà payer.

                  Encore la même histoire d’un autruche qui visite le fond du bac à sable. De toute façon il faudra tôt ou tard se poser le problème, l’erreur c’est que vous en verrez les conséquences de votre vivant, ne comptez pas sur la mort pour vous l’éviter, et sinon c’est parce que vous en subirez déjà les conséquences sur votre santé. donc...


                • le libère-terre le libère-terre 4 mars 2012 13:16

                  « sans arrêt anonner les mêmes antiennes qui ont déjà été refutées des dizaines de fois »

                  derniers détails : allez, et bien mettez vos soi-disant arguments, que je me fasse un plaisir de vous les renvoyer (cordialement) en contre... l’inverse étant vraie aussi.

                  ce que je veux dire, c’est qu’on ne voit que ce que l’on veut voir, quel que soit le point de vue ! et d’ailleurs quand bien même je pourrais vous mettre en regard tous les contres vous les invaliderez aussi... en en mettant d’autres. donc dialogue de sourd.

                  en revanche, je peux pas vous laisser entendre que l’opposée n’est pas démontrée. vous n’avez pas, et en aucun cas ces preuves-là. la balance est dans les deux cotés : telle est la vérité.

                  je le dis, je l’affirme et notez bien, j’insiste : en toute cordialité. ...


                • L'Oeil qui court L’Oeil qui court 4 mars 2012 15:06

                  Il ne s’agit pas ici de convaincre - ce qui repose sur la notion de croyances - mais d’informer. Monsieur, si vous connaissez bien les éléments que j’apporte, qui sont des faits et non une question de foi, et que vous pensez qu’ils sont faux ou insuffisants pourquoi venez-vous les relire et les relire encore ?

                  Une information complémentaire, un reportage du magazine Interception de France Inter sur les graves conséquences en Corse du passage du nuage de Tchernobyl, intitulé « Corse un nuage en travers de la gorge ». Il régnait durant dix jours un temps brumeux humide qui a plaqué la radioactivité sur l’Ile  :
                  http://www.franceinter.fr/emission-interception-corse-un-nuage-en-travers-de-la-gorge


                • le libère-terre le libère-terre 5 mars 2012 10:41

                  Oui les conséquences de Tchernobyl dont en corse (également dans le Vercors et ailleurs) dans le lait des chèvres, les mutations, les cancers de la thyroïde, et toutes les abominables mutations en Biélorussie...

                  On est en train de revivre le même cauchemar que tchernobyl à fukushima. tout ça semble loin alors que que la radioactivité mondiale (toute confondue) ne cesse d’augmenter. Il s’accumule par exemple plus de gaz radioactifs et de poussières qu’il ne s’en élimine de toutes les façons. les usines de retraitement du nucléaire y sont largement en cause.

                  On palabre pour les faibles doses en oubliant que ni le corps ni la nourriture ne sont adaptés à un accroissement même très faible. l’évolution des espèces n’a pas prévu cela pour l’homme. oh bien sûr il y a bien plus préoccupant parfois. mais tout s’ajoute un peu au final.

                  quand je vous les nombreux rapports de fuites radioactives dans le monde, plus ou moins graves, je doute sincèrement de la capacité humaine a affirmer que l’accident est impossible. En fait l’idée est de prévenir le méga-accident qui sinon sera inévitable.


                • le libère-terre le libère-terre 5 mars 2012 10:04

                  En un sens je comprends (sans accepter) le discours de @joletaxi dans sa logique : il est peut-être de ceux qui croient trop que le nucléaire est sans risque et que les accidents précédents ne sont que des épiphénomènes.

                  Et quand bien même des doutes planent, la logique est de dire : « mais que faire d’autre pour avoir de l’énergie ? de toute façon il aura un risque à tout, faut bien accépter le risque pour avoir le petit confort ».

                  Petit système de pensée copié-collé de nos politiques...

                  Le raisonnement occulte cependant le fait que le monde capitaliste est un monde sale, et que le risque en question est multiplié par mille et plus car la question du coût se traite au détriment de la sécurité. Ce qui est particulièrement inadmissible pour le nucléaire, ou la menace (plutonium par exemple) ne disparaît pas à l’échelle humaine.

                  Le raisonnement est de dire que de toute façon le renouvelable ne peut pas suivre, qu’il faut bien faire avec ce qu’on a... qu’on résoudra les problèmes, etc...

                  Bien entendu c’est du formatage politique surtout en France. Qu’on ne fait que découvrir peu à peu ce qui signifie les enjeux de sécurité énergétique. Que de plus en plus de pays s’orientent vers le renouvelable, et que les technologie existent, fonctionnent ou demandent encore un peu de recherche.

                  Même les compagnies pétrolières ou Aréva ou Véolia mènent des recherches environnementales. il avancent comme argument (ou préfèrent laisser supposer) que c’est pour faire un simple geste vert pitoyable. Vu le peu d’argent qu’ils y mettent, ça semble crédible. mais c’est peut-être voulu pour ne pas attirer l’attention en laissant penser qu’elles doutent de l’avenir.

                  Mais il y a aussi l’idée de ne pas perdre complètement pied sur le renouvelable car il deviendra incontournable un jour. Et puis on ne sait jamais si le vent politique venait à tourner...

                  Les énergies fossiles deviennent instables et plombent la croissance malgré un prix artificiellement bas. C’est une chose qui pourrait changer avec la crise, car les marchés y sont dessus. Ils sont sensibles à la récession économique. Tous le discours a toujours été de faire comme si ces énergies étaient infinies. Dans la pratique on voit bien qu’il y a d’autres facteurs comme l’Iran pas exemple. Ces énergies sont dans des pays instables.

                  Et puis ça on le sait, le pétrole n’est pas remplaçable dans ses applications par le gaz. Et tous les substituts de prolongement sont des énergies sales. Or les technologies viennent pour remplacer. il faut juste les aider. Et c’est bien parce qu’il faut un modèle cohérent de transition qu’il ne faut pas tarder. Ça prendra du temps.

                  La crise, la dette, la santé humaine menacée, sont des effets des problèmes géopolitiques de l’approvisionnement énergétique qui est à la base déficient. L’énergie est la base de toute technologie.

                  Tenez un simple calcul : si le pétrole venait à manquer totalement (carburant) et que les réacteurs de centrale doivent êtres arrêtés, le manque de refroidissent des circuits secondaires des piscines et des réacteurs engendreraient une fonte des combustibles, donc Fukushima à son terme. soit au bas mot des centaines de fois Tchernobyl (voire un millier) une semaine seulement plus tard, une fois le carburant épuisé et l’eau des piscines radiolysée (évaporée par chaleur). A multiplier hélas par le nombre de centrales dans le monde, plus les site de retraitement...

                  C’est cela le prix de la dépendance énergétique. si plus une goutte de carburant n’arrivait pendant trop longtemps, pour la plupart des sites Français cela deviendrait tout simplement une réalité. Même chose en cas de panne d’eau sèche sur des sites ou toute autre panne directe (rupture sur fissure au réacteur ou dans les circuits autour). Or on sait que le métal devient cassant avec la radioactivité et que tout n’est pas remplaçable/réparable.

                  Autant dire que le risque est majeure surtout avec le temps. couper volontairement complètement le robinet du pétrole serait un risque que personne ne prendrait sauf un terroriste fou. mais le reste n’est pas contrôlable pour autant. On ne fait que partir du principe que ça ne peut arriver et qu’on va maîtriser au pire. or rien que le dernier rapport de Greenpeace prouve qu’il n’en est rien. il suffit de le lire.

                  Après ça que dire de plus ? si personne ne veut même croire les rapports officiels... qui sont long et chiant rien que pour décourager les gens mais greenpeace a fait un travail plus accessible.

                  Que dire ? c’est que l’information manque, tout simplement, quand la désinformation règne.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès