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Accueil du site > Actualités > Environnement > Une île danoise auto-suffisante en énergie

Une île danoise auto-suffisante en énergie

Pour se rapprocher du graal de l’indépendance énergétique, les technologies propres (dont les énergies renouvelables) peuvent aider. L’exemple de l’île de Samsoe (Danemark) est éloquent !

C’est entre la Baltique et la Mer du Nord que l’île de Samsoe, qui fait partie du Danemark, fait figure d’exemple pour la production d’énergie des espaces isolés (îles, montagnes, zones désertiques ou peu habitées). Les 4 100 habitants sont en fait un ‘test’ du gouvernement pour étudier la durabilité de l’énergie dans les îles. C’est donc toute la côte de la Mer du Nord à la Baltique (7 îles de plus de 40 000 habitants rien que pour cette seconde mer) qui est potentiellement concernée.

(L’indépendance énergétique, nouvel objectif des Etats... et les pays du Nord de l’Europe très bien placés (Sénat)

Cette vitrine, comme le souligne le journal Romandie, n’est évidemment pas déconnecté du sommet très attendu de Copenhague sur l’environnement (c’est l’un des sommets du genre les plus important depuis celui de Kyoto), qui aura lieu en décembre.

Les chiffres de l’île sont éloquents :
  • 140% d’émissions de Co2 en moins depuis 1997 (de 11 tonnes par habitant à 3,7 tonnes aujourd’hui)
  • Un retour sur investissement remarquable : un fermier qui a investi 2,5 millions d’euros dans une éolienne (une grande) revend pour 430 000 euros d’excédent d’électricité.
  • Les deux grandes technologies de l’éolien avec 11 éoliennes à terre (1MW chacune) et 10 en mer
  • Les 4 100 habitants ont investi en tout 57 millions d’euros, aidés évidemment par le gouvernement
Objectif Terre rappelle que Belle-île en mer compte 5 000 habitants pour 80km carrés de surface (un peu moins que Samsoe qui en compte 114), c’est donc un marché potentiel très large qui s’ouvre pour le secteur de l’éolien.

TechnoPropres
 

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13 réactions à cet article    


  • Fergus fergus 24 juillet 2009 18:01

    Le Danemark est, hélas !, l’un des pays les plus hideusement défigurés par l’éolien ! Que Belle-Ile s’engage dans cette voie, et elle perdra très vite une grande partie de ses touristes et de ses ressources.
    La solution éolienne doit être réservée aux seules zones désertiques !


    • Emmanuel38 25 juillet 2009 10:19


      « La solution éolienne doit être réservée aux seules zones désertiques ! »

      ....et si possible dépourvues de vent.

      Quant à l’électricité ainsi produite, on la fera ramener par les cigognes, quand elles reviendront au printemps.

      La web-milice Edéeffearévabrantesque ne s’est pas laissée surprendre, Fergus étant d’astreinte.


    • Fergus fergus 25 juillet 2009 10:54

      Détrompez-vous, Emmanuel, je n’appartiens à aucun collectif anti-écolo. Je suis même partisan du développement de solutions alternatives à l’énergie fossile ou nucléaire. Mais il se trouve que j’ai pu constater à quel point les éoliennes sont en effet d’hideux chancres dans des sites pourtant remarquables et désormais défigurés.

      Cela dit, je ne suis pas totalement opposé à l’éolienne, mais à condition que son emploi soit strictement limité à des zones pas ou très peu habitées et certainements pas dans des sites remarquables. Lorsque je parle de « déserts », je pense, concernant la France, à des endroits comme les plaines picarde ou beauceronne ou à des plateaux comme le coeur du Larzac.

      Iriez-vous installer des éoliennes au col du Lautaret au motif qu’il y a du vent ? Ce serait évidemment une absurdité sans nom.

      Autre chose : je suis également très partisan du développement de parcs d’hydroliennes sur des plateaux marins sufisamment éloignés des côtes pour ne pas défigurer de ssites remarquables là aussi.


    • jcm jcm 25 juillet 2009 12:01

      La Hague, un endroit que j’ai bien connu, était un site absolument remarquable et j’ai parcouru les grèves et rochers de Flamanville avec beaucoup de plaisir avant que n’y soient construites quelques centrales qui sont vraiment très loin d’en avoir amélioré l’esthétique (sans même évoquer ici quelques autre inconvénients auxquels on pourrait les associer !).

      J’ai eu l’occasion récemment de passer très près de la centrale de Civaux : une « cathédrale nucléaire » de toute beauté, assurément !!!

      Exactement ce qu’il fallait pour enrichir le paysage d’un point de vue esthétique !!!

      Tout comme nos magnifiques périphéries urbaines, avec leurs merveilleuses zones industrielles et commerciales !!!

      Puis je suis allé au pied (vraiment au pied, adossé au mât pour faire certaines photos) d’éoliennes, ce même jour où j’ai vu Civaux.

      En fin de compte je dois avoir des notions de l’esthétique fort perverties : je préfère largement me trouver près d’éoliennes et loin des temples de l’industrie et du commerce ou des centrales nucléaires....

      A propos avez-vous élevé la voix contre ces derniers ?

      Enfin il faut envisager l’hypothèse que les éoliennes pourraient recevoir, au lieu de leur peinture blanche actuelle, des revêtements qui les rendraient nettement moins visibles dans n’importe quel paysage.


    • sisyphe sisyphe 25 juillet 2009 13:59

      D’accord avec JCM.

      C’est marrant que les pro-nucléaires en soient, pour dénigrer les énergies alternatives, à invoquer « l’esthétisme » !!

      Pourtant, je ne me souviens pas avoir jamais entendu les défenseurs du nucléaire protester contre la défiguration des paysages par les innombrables pylônes, poteaux, transformateurs, fils électriques, etc, etc...

      Comme quoi, hein, le sens esthétique, c’est tout relatif, n’est-ce pas ?


    • Fergus fergus 25 juillet 2009 14:57

      A JCM et Sysiphe.

      Je ne suis pas pro-nucléaire et, encore une fois, je suis favorable aux énergies alternatives. Mais pas à n’importe quoi implanté n’importe où.

      Il se trouve que je connais très bien La Hague où, à l’image de Didier Decoin qui possède une maison au hameau de La Roche, je me rends de temps à autre pour le plaisir de retrouver la petite Irlande de Goury ou le village d’Omonville-la-petite.

      Et si l’usine de retraitement d’Areva (périmètre de 6 km !) est visible de nombreux endroits sur les hauteurs de la péninsule, force est de constater que la centrale de Flamanville (avant chantier EPR) est, quant à elle, très intégrée dans les falaises au point qu’elle n’appraît au randonneur qui, comme moi, parcourt les sentiers du littoral, que lorsqu’il vient buter dessus.

      Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’en va pas de même avec les éoliennes qui se voient à des dizaines de kilomètres à la ronde, surtou lorsqu’elles forment d’immondes parcs comme ceux qui se multiplient entre le Cantal et la Haute-Loire. Allez demander aux gestionnaires de gîtes ruraux du coin ce qu’ils en pensent !


    • Emmanuel38 25 juillet 2009 15:02


      A Fergus : dont acte.

      Mais, malheureusement, les sites désertiques européens sont rarement riches en vent, comme le montre la carte des vents d’Europe . Les régions productives sont relativement limitées.

      Pour ce qui est du Col du Lautaret, dont je suis à 80 km, d’une part il est traversé par une ligne haute tension (voir incident ici ).
      D’autre part, c’est bien un endroit de nature où quelques éoliennes ne me gêneraient pas outre mesure. Que l’on vienne de La Grave ou de Monestier-les-Bains, leur vue ne me heurterait pas. Et dès que l’on s’élèverait, leur perspective me défriserait beaucoup moins que celle des installations de téléphériques et télécabines des stations alentour.

      Par ailleurs, elles sont un design que je trouve esthétique, qui n’est pas sans rappeler la plastique éfilée de Brancusi.
      Comme quoi certains voient des chancres là ou d’autres ressentent une émotion artistique. J’ai mis longtemps à aimer Picasso...

       


    • Fergus fergus 25 juillet 2009 15:31

      Le Lautaret, c’était une boutade car l’endroit, pour être venteux, est mal adapté.

      En revanche, il y a des sites qui se prêtent à merveille à l’éolien et sont peu exploités, en partie, m’a-t-on expliqué, parce qu’il y a trop de vent (!), exemple les contreforts des Cévennes autour du Mont Aigoual. Encore que là aussi, cela me fendrait le coeur car ce sont des paysages que je connais bien et où j’ai pas mal randonné.


    • Emmanuel38 25 juillet 2009 10:01


      Ecoloteky et un chiffre bizarre :

      Si la production de Co2 des habitants de l’ile est passée de 11 tonnes à 3,7 tonnes, cela ne fait pas 140% d’économie, mais 66%.

       Si une voiture miraculeuse pouvait faire une économie de consommation de 140%, cela voudrait dire qu’au lieu de consommer 100 litres de carburant sur un trajet, son réservoir se serait rempli de 40 litres dans le même temps.

      A priori, une économie supérieure à 100% semblerait donc aberrante, mais dans le cas décrit cela ne le serait pas forcément. Cela voudrait dire que la production d’énergie renouvelable de l’ile serait supérieure à ses besoins, et que le solde serait vendu au continent, qui économiserait ainsi la production du tonnage de C02 correspondant aux 40% d’excédent de l’ile..
      Ok Teky ? Cordialement.
      Emmanueloko


      • Polemikvictor Polemikvictor 25 juillet 2009 11:02

        En france on tourne autour de 3 tonnes de CO2 generé par habitant soit mpoins que cette ile quine pratique qu’une économie de subsistance

        .http://www.manicore.com/documentation/serre/GES.html

        Votre article est bien la preuve que l’éolien ne marche pas !!!


        • Emmanuel38 25 juillet 2009 13:59


          MENSONGES !

          Dans la 9° figure de la référence MANICORE, l’émission de polluants carbonés n’est pas exprimée en tonnes de CO2, mais en tonnes d’EQUIVALENT-CARBONE (donc de carbone pur). C’est écrit en toutes lettres dans la légende sous la figure.

          Pour passer au poids de CO2 (après combustion du C), il faut multiplier les poids d’E-C relevés par

          44/12 = 3,67

          ( CO2= 44 , C=12 en unités chimiques de masses).

          Si on applique cette règle au chiffre de 3 tonnes « relevé » par POLEMIK, on trouve….

          …..11 tonnes de CO2……soit exactement la même valeur que celle qu’EKOLOTEKY cite pour les danois, mais avant qu’ils ne construisent des éoliennes !

          Tel est pris qui croyait prendre.

          La WEB-MILICE du lobby Edf & AREVA a encore frappé, à côté.


        • Emmanuel38 25 juillet 2009 14:12


          Du n’importe quoi !


          Dans la 9° figure de la référence MANICORE, l’émission de polluants carbonés n’est pas exprimée en tonnes de CO2, mais en tonnes d’EQUIVALENT-CARBONE (donc de carbone pur). C’est écrit en toutes lettres dans la légende sous la figure.

          Pour passer au poids de CO2 (après combustion du C), il faut multiplier les poids d’E-C relevés par

          44/12 = 3,67

          ( CO2= 44 , C=12 en unités chimiques de masses).

          Si on applique cette règle au chiffre de 3 tonnes « relevé » par POLEMIK, on trouve….

          …..11 tonnes de CO2……soit exactement la même valeur que celle qu’EKOLOTEKY cite pour les danois, mais avant qu’ils ne construisent des éoliennes !

          Tel est pris qui croyait prendre.

          La WEB-MILICE du lobby Edf & AREVA a encore frappé, à côté.

           


        • joletaxi 26 juillet 2009 13:42

          juste par curiosité:ces braves gens sont-ils déconnectés du réseau ?

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